jeu, 15 septembre 2011 » Communisme, Révolution
« L’univers aussi se transforme; il n’est pas éternel. Le capitalisme mène au socialisme, le socialisme mène au communisme.
lun, 12 septembre 2011 » Communisme, France, Révolution
A l’avant-garde !

« En ce qui nous concerne, qu’il s’agisse d’un individu, d’un parti, d’une armée ou d’une école, j’estime que l’absence d’attaques de l’ennemi contre nous est une mauvaise chose, car elle signifie nécessairement que nous faisons cause commune avec l’ennemi.
Si nous sommes attaqués par l’ennemi, c’est une bonne chose, car cela prouve que nous avons tracé une ligne de démarcation bien nette entre l’ennemi et nous.
Et: si celui-ci nous attaque avec violence, nous peignant sous les couleurs les plus sombres et dénigrant tout ce que nous faisons, c’est encore mieux, car cela prouve non seulement que nous avons établi une ligne de démarcation nette entre l’ennemi et nous, mais encore que nous avons remporté des succès remarquables dans notre travail. »
Mao Zedong
dim, 11 septembre 2011 » Guerre impérialiste
Toujours garder la ligne : notre ennemi principal est notre propre impérialisme!

dim, 11 septembre 2011 » Guerre impérialiste
Du 11 septembre à la Libye: la notion impérialiste du « droit d’ingérence »
« La proportion gigantesque du capital financier concentré dans quelques mains et créant un réseau extraordinairement vaste et serré de rapports et de relations, par l’entremise duquel il soumet à son pouvoir la masse non seulement des moyens et petits, mais même des très petits capitalistes et patrons, ceci d’une part, et la lutte aiguë contre les autres groupements nationaux de financiers pour le partage du monde et la domination sur les autres pays, d’autre part, - tout cela fait que les classes possédantes passent en bloc dans le camp de l’impérialisme.
Engouement « général » pour les perspectives de l’impérialisme, défense acharnée de celui-ci, tendance à le farder de toutes les manières, – n’est-ce pas un signe des temps.
L’idéologie impérialiste pénètre également dans la classe ouvrière, qui n’est pas séparée des autres classes par une muraille de Chine. Si les chefs de l’actuel parti dit « social-démocrate » d’Allemagne sont traités à juste titre de « social-impérialistes », c’est-à-dire de socialistes en paroles et d’impérialistes en fait, il convient de dire que, déjà en 1902, Hobson signalait l’existence en Angleterre des « impérialistes fabiens », appartenant à l’opportuniste « Société des fabiens ».
Les savants et les publicistes bourgeois défendent généralement l’impérialisme sous une forme quelque peu voilée; ils en dissimulent l’entière domination et les racines profondes; ils s’efforcent de faire passer au premier plan des particularités, des détails secondaires, s’attachant à détourner l’attention de l’essentiel par de futiles projets de « réformes » tels que la surveillance policière des trusts et des banques, etc.
Plus rares sont les impérialistes avérés, cyniques, qui ont le courage d’avouer combien il est absurde de vouloir réformer les traits essentiels de l’impérialisme. » (Lénine, L’impérialisme, stade suprême du capitalisme)
Lorsqu’il y a eu la guerre du Golfe, l’argument avancé par les impérialistes afin de gagner l’opinion publique était simple : Saddam Hussein était un « tyran. »
L’intervention actuelle en Libye est menée au nom du même combat contre la « tyrannie », celle de Kadhafi.
Et à chaque fois, une large part de l’extrême-gauche a soutenu, au nom du « peuple. » Dans le cas de la Libye, c’est même une « révolution » qui a été organisée par les impérialistes, tout comme au Kosovo c’est la « démocratie » qui aurait été « instaurée. »
Là-bas, c’est sous le même mot d’ordre de « justice » que la population albanaise a été directement encadrée par l’OTAN, par l’intermédiaire de l’UCK, l’organisation armée albanaise locale.
Et pareillement, une telle intervention impérialiste a été saluée par l’extrême-gauche français, notamment les « marxistes-léninistes » pro-albanais !
Des exemples de ce type, il y en a de très nombreux depuis l’effondrement de l’URSS social-impérialiste. Depuis la Yougoslavie jusqu’à l’Afghanistan, c’est au nom de la « démocratie » que les guerres impérialistes sont présentées comme « inévitables. »
Le « droit des peuples » considéré abstraitement sert à justifier les guerres impérialistes.
Ceux qui ont soutenu la « révolution libyenne » sont la droite ligne de Bernard Kouchner, Jean-François Revel, Rony Brauman et leur « droit d’ingérence », qui justifie la guerre impérialiste.
C’est une idéologie tout à fait française, bien hypocrite ; la colonisation de l’Algérie et le maintien de la colonisation française elle-même étaient expliquées de la même manière, notamment par le Parti Communiste devenu révisionniste.
L’impérialisme US, suite aux attentats du 11 septembre (motivés par un romantisme que nous avons expliqué ici), a repris à son compte ce « devoir d’ingérence. »
C’est une notion impérialiste. Dans tous les cas, le mot d’ordre est : défaitisme révolutionnaire !
Seuls des idéalistes et des sociaux-chauvins peuvent penser que l’impérialisme français peut jouer un rôle positif en Afghanistan, en Libye, en ex-Yougoslavie, en Palestine, etc !
Avoir participé à la campagne hystérique anti-Kadhafi, c’est se retrouver à dire avec Jack Lang : « Aujourd’hui, chacun peut se féliciter que la France se soit grandie en s’engageant avec détermination et succès pour gagner la bataille de la liberté en Libye. »
Avoir participé à la campagne hystérique anti-Kadhafi, c’est se retrouver à considérer comme principalement positif les… 11.107 sorties des bombardiers de l’OTAN en Libye !
Avoir participé à la campagne hystérique anti-Kadhafi, c’est soutenir le plan de l’impérialisme français qui, après avoir tenté de créer une « Union méditerranéenne » avec différents régimes dont celui de Kadhafi, s’approprie directement la direction de la Libye !
sam, 10 septembre 2011 » France, Révolution
Notre nouveau média sera en toile d’araignée
Contre-Informations transformé ce sera notamment.
- un découpage du site en grands axes, qui sont autant de grands thèmes ;
- le tout organisé autour d’autant d’équipes rédactionnelles ;
- avec un intégration des participation extérieures très facile et totalement modulables (nouveaux thèmes, pages spéciales etc. et ce sans limites aucune) ;
- et un accès principal de type journal, comme portail, porte ouverte aux productions.
Ou pour formuler différemment : la page centrale donne accès à des « sous-sites » généraux, qui eux-mêmes peuvent développer leurs propres pages au fur et à mesure de leur développement, sans bornes aucune.
C’est en quelque sorte une toile d’araignée. Le développement de la matière grise sera strictement parallèle à celui de la pratique révolutionnaire : voilà un média adéquat aux nécessités historiques qui se profilent.

ven, 9 septembre 2011 » Culture
L’Utopie de Thomas More
« La nature te recommande être bon pour ton prochain ; elle ne t’ordonne pas d’être cruel et impitoyable envers toi-même.
La nature elle-même, disent-ils, nous prescrit une vie heureuse, c’est-à-dire le plaisir, comme la fin de toutes nos actions. Ils définissent même la vertu comme une vie orientée d’après ce principe.
La nature invite donc tous les mortels à se donner une aide réciproque en vue d’une vie plus riante… »
Oeuvre maîtresse de l’humanisme, l’Utopie de Thomas More fait partie du patrimoine communiste, et est une lecture obligée pour qui veut une société humaine, pacifiée.
Tout comme la « Nouvelle Atlantide », « l’Utopie » de More est une fiction religieuse en apparence, et en réalité humaniste. Publiée en 1516, elle ne pouvait historiquement s’appuyer sur la classe ouvrière, non encore existante.
Mais déjà l’humanité développait sa civilisation, le mode de production changeait avec la naissance et le développement du capitalisme.
L’oeuvre assume clairement cette dimension civilisationnelle ; parlant du fondateur d’Utopie, qui a comme nom Utopus, il est expliqué :
« C’est Utopus qui amena une foule ignorante et rustique à un sommet de culture et de civilisation qu’aucun autre peuple ne semble avoir atteint actuellement. »
Culture et civilisation, voilà tout à fait notre programme. Mais en quoi consiste Utopie ? Voilà de quoi il s’agit :
« L’île a cinquante-quatre villes grandes et belles, identiques par la langue, les mœurs, les institutions et les lois. Elles sont toutes bâties sur le même plan et ont le même aspect, dans la mesure où le site le permet. La distance de l’une à l’autre est au minimum de vingt-quatre milles ; elle n’est jamais si grande qu’elle ne puisse être franchie en une journée de marche. »
Nous avons ici la première « utopie » : un pays imaginaire, permettant de présenter un monde idéal. Il y a il est vrai un précèdent : l’Atlantide telle que décrite par Platon. Mais il s’agissait alors d’une fable pour souligner certains aspects. Dans l’Utopie, More élabore un véritable système social, complet et cohérent.
Prenons l’exemple de l’agriculture : non seulement celle-ci est satisfaisante, équilibrée par rapport à la ville, mais les citadin eux-mêmes doivent aller aux champs.
C’est exemplaire de la résolution de la contradiction entre les villes et les campagnes. Voici ce qu’on peut y lire :
« Les champs sont si bien répartis entre les cités que chacune a au moins douze milles de terrain à cultiver tout autour d’elle et parfois davantage, si la distance est plus grande entre elle et la voisine. »
« Ils ont à la campagne, au milieu des champs, des demeures bien situées en des lieux choisis, équipées de tous les instruments aratoires. Les citadins y viennent habiter à tour de rôle. »
Il y a même mieux : la ville elle-même est ouverte sur la nature, ce qui est une grande anticipation du socialisme. On a systématiquement des jardins allant avec les maisons :
« Derrière les maisons, sur toute la longueur de la rue, se trouve un vaste jardin, borné de tous côtés par les façades postérieures. Chaque maison a deux portes, celle de devant donnant sur la rue, celle de derrière sur le jardin.
Elles s’ouvrent d’une poussée de la main, et se referment de même, laissant entrer le premier venu. Il n’est rien là qui constitue un domaine privé. Ces maisons en effet changent d’habitants, par tirage au sort, tous les dix ans. »
On a ici un principe socialiste : le refus du fétichisme. Il faut être capable de vivre dans la ville comme à la campagne, on ne doit pas s’accrocher de manière idéaliste à son appartement. Il n’y a pas de vol, pas besoin de fermer les portes.
On croirait lire la description d’une commune populaire chinoise.
D’ailleurs, on retrouve la généralisation de ce principe de développement harmonieux :
« En dehors de l’agriculture, que tous connaissent ainsi que je l’ai dit, chacun apprend le métier qui lui plaît et qui sera le sien (…). Chacun apprend un des autres métiers, aussi bien les femmes que les hommes. »
Voilà qui est tout à fait socialiste, et encore une fois, l’esprit de la commune populaire chinoise était le même.
Et enfin, il y a systématiquement un jardin. C’est une référence évidente à Epicure, dont il est bien connu qu’il enseignait dans un jardin, la nature étant la référence pour la pensée de toute personne matérialiste.
Les personnes habitant Utopie sont-elle épicuriennes ? Oui, elles le sont. Voici ce qu’on sait d’elles, entre autres :
« Les Utopiens ignorent complètement les dés et tous les jeux de ce genre, absurdes et dangereux. Mais ils pratiquent deux divertissements qui ne sont pas sans ressemblance avec les échecs. »
« Il faut être paresseux et nonchalant, disent-ils, pour ne pas prendre soin de la beauté donnée par la nature ; mais recourir aux fards est le fait d’une vanité coupable. »
Voilà qui est tout à fait socialiste ! L’Utopie est éminemment formidable !
Le rapport à la vie des animaux est épicurien également, mais est bloqué pour des raisons historiques. Il y a ainsi des esclaves à Utopus, et cela empêche les personnes vivant à Utopie de ne plus participer à la mort d’êtres vivants.
Voici l’extrait à ce sujet, dont la dimension contradictoire est patente :
« Aux marchés dont je viens de parler s’ajoutent des centres d’approvisionnement où l’on apporte des légumes, des fruits, du pain et aussi des poissons, et toutes les parties comestibles des volailles et des quadrupèdes.
Ces marchés se trouvent en dehors de l’agglomération, dans des endroits appropriés où la sanie et les ordures peuvent être lavées dans une eau courante. C’est de là qu’on emporte les bêtes tuées et nettoyée par les mains des esclaves, car ils ne souffrent pas que leurs citoyens s’habituent à dépecer des animaux, craignant qu’ils n’y perdent peu à peu les qualités du cœur qui sont le propre de l’humanité. »
Ainsi, sans les esclaves, le pacifisme utopien serait complet (on sait d’ailleurs que « Ils détestent la guerre au suprême degré… »), on aurait le principe de la communauté universelle.
Il ne s’agit nullement d’une pensée de More à l’écart du développement de sa pensée, mais bien e tout l’arrière-plan humaniste de sa réflexion.
Le passage suivant est exemplaire :
« D’autre mettent sous clef des richesses inutiles dont l’entassement ne leur est de nul usage, mais dont la contemplation les enchante : en ont-ils un plaisir véritable ou sont-ils les jouets d’une illusion ?
D’autres encore, par une aberration toute opposée, ont caché leur or qui jamais ne leur servira, que plus jamais ils ne reverront et qu’ils perdent par terreur de le perdre (…).
Ils jugent tout aussi imaginaires le plaisir des joueurs, dont ils ne connaissent l’absurdité que par ouï-dire, celui aussi des chasseurs et des oiseleurs.
Qu’y a-t-il de plaisant, disent-ils, à jeter les dés sur un damier et à le faire si souvent que la seule répétition suffirait à rendre le divertissement fastidieux ?
Et quelles délices peuvent apporter l’aboiement, le hurlement des chiens ? Pourquoi le spectacle d’un chien poursuivant un lièvre donnerait-il plus de plaisir que celui d’un chien poursuivant un chien ? Les deux se valent. Il y a la course, si c’est la course qui vous charme.
Mais si c’est l’attente de la mise à mort et du carnage qui se fera sous vos yeux, vous devriez plutôt être pris de pitié pour le petit lièvre déchiré par le chien, le plus faible par le plus fort, le fuyard, le timide par le fougueux, l’inoffensif par le cruel.
Considérant la chasse comme un exercice indigne de gens libres, les Utopiens le réservent à leurs bouchers dont le métier, nous l’avons dit, est pratiqué par des esclaves.
Ils considèrent même la chasse comme l’échelon le plus bas de la boucherie, les autres branches étant plus utiles et plus honorables, puisqu’elles rendent service et qu’elles ne détruisent d’êtres vivants que pour une raison de nécessité ; le chasseur au contraire se complaît gratuitement à la mort et au dépècement d’une pauvre petite bête.
Trouver du plaisir à voir mourir, ne fût-ce qu’un animal, suppose, pensent-ils, une disposition naturelle à la cruauté, ou bien y conduit, par l’exercice constant d’une volupté si sauvage. »
On a ici exactement la pensée épicurienne. Les commentateurs bourgeois de More n’ont jamais su interpréter correctement More : celui-ci n’était-il pas un catholique ?
Mais rien qu’à lire le formidable passage suivant, on a un formidable aperçu de l’épicurisme, qui fait qu’il n’y a aucun doute : Thomas More était l’un des nôtres ! Il est l’un des nôtres !
« Seulement le bonheur pour eux ne résident pas dans n’importe quel plaisir, mais dans le plaisir droit et honnête vers lequel notre nature est entraînée, comme vers son bien suprême, par cette même vertu où la secte opposée place le bonheur à l’exclusion de tout autre domaine.
Car ils définissent la vertu comme une vie conforme à la nature, Dieu nous y ayant destinés. Celui-là vit conformément à la nature qui obéit à la raison lorsqu’elle lui conseille de désirer certaines choses et d’en éviter d’autres.
La nature d’abord remplit les mortels d’un grand amour, d’une ardente vénération pour la majesté divine à laquelle nous devons, et notre être lui-même, et la possibilité d’atteindre au bonheur.
Elle nous incite ensuite à mener une vie aussi exempte de tourments, aussi pleine de joies que possible, et à aider tous les autres, en vertu de la solidarité qui nous lie, à en obtenir autant.
En effet, le plus sombre, le plus austère zélateur de la vertu, le plus farouche ennemi du plaisir, tout en te recommandant les travaux, les veilles et les macérations, ne manque jamais de t’ordonner en même temps d’alléger de tout ton pouvoir les privations et les ennuis des autres et il estime louable, au nom de l’humanité, l’aide et la consolation apportées par l’homme à l’homme.
Si l’humanité, cette vertu qui est plus que toute autre naturelle à l’homme, consiste essentiellement à adoucir les maux des autres, à alléger leurs peines et, par là, à donner à leur vie plus de joie, c’est-à-dire plus de plaisir, comment la nature n’inciterait-elle pas aussi un chacun à se rendre le même service à lui-même ?
De deux choses l’une en effet. Ou bien une vie agréable, c’est-à-dire riche en plaisirs, est mauvaise et, dans ce cas, bien loin d’aider personne à y accéder, il faut au contraire la retirer à tous comme chose nuisible et pernicieuse.
Ou bien, s’il t’est non seulement permis, mais ordonné, de la procurer aux autres à titre de bien, pourquoi d’abord ne pas te l’accorder à toi-même, envers qui tu as le droit d’être aussi bienveillant qu’envers autrui ?
La nature te recommande être bon pour ton prochain ; elle ne t’ordonne pas d’être cruel et impitoyable envers toi-même.
La nature elle-même, disent-ils, nous prescrit une vie heureuse, c’est-à-dire le plaisir, comme la fin de toutes nos actions. Ils définissent même la vertu comme une vie orientée d’après ce principe.
La nature invite donc tous les mortels à se donner une aide réciproque en vue d’une vie plus riante : sage conseil, personne n’étant si au-dessus du sort commun que la nature doive s’occuper de lui seul, elle qui veut le même bien à tous les êtres qu’elle a réunis en un groupe unique par leur participation à une forme commune.
Cette même nature t’enjoint par conséquent de renoncer à t’assurer des profits qui se solderaient par des pertes pour autrui. »
Mais cela signifie, forcément, une organisation sociale sans hiérarchie économique :
« En Utopie, au contraire où tout appartient à tous, personne ne peut manquer de rien, une fois que les greniers publics sont remplis. Car la fortune de l’État n’est jamais injustement distribuée en ce pays. L’on n’y voit ni pauvre ni mendiant et quoique personne n’ait rien à soi, cependant tout le monde est riche. Est-il en effet de plus belle richesse que de vivre joyeux et tranquille sans inquiétude ni souci ? Est-il un sort plus heureux que celui de ne pas trembler pour son existence ? »
« Partout où la propriété est un droit individuel, où toutes choses se mesurent par l’argent, là on ne pourra jamais organiser la justice et la prospérité sociale, à moins que vous n’estimiez parfaitement heureux l’État où la fortune publique se trouve la proie d’une poignée d’individus insatiables de puissance, tandis que la masse est dévorée par la misère.
Aussi quand je compare les institutions utopiennes à celles des autres pays, je ne puis assez admirer la sagesse et l’humanité d’une part et déplorer de l’autre, la déraison et la barbarie. »
Et l’État alors ? Eh bien au sens strict il est plus cette simple administration qui existe lorsque le socialisme dans le monde aura bien avancé.
Voici ce qu’en dit More :
« Le sénat a pour règle de ne jamais agiter séance tenante une question qui lui est proposée, mais de la remettre au lendemain.
On veut éviter de la sorte de bavardes improvisations que leurs auteurs chercheraient ensuite à défendre à tout prix afin de faire prévaloir leur opinion plutôt que pour servir l’État, préférant faire litière de l’intérêt général que de leur prestige personnel et, par une fausse honte fort intempestive, ne voulant pas reconnaître qu’ils ont tout d’abord trop peu réfléchi, alors qu’ils auraient dû commencer par parler moins vite, et plus sagement. »
Formidable utopie ! Formidable préfiguration du socialisme, des nécessités communistes !
Au-delà des inévitables tendances patriarcales et idéalistes, l’Utopie de Thomas More fait partie du meilleur patrimoine communiste!
jeu, 8 septembre 2011 » Révolution
Espagne : Sept prisonniers antifascistes gravement malades

En Espagne, sept prisonniers et prisonnières antifascistes sont gravement malades, une campagne est animée pour leur libération. Ces antifascistes sont membres du Parti Communiste d’Espagne (reconstitué) ou des GRAPO.
Il s’agit de :
Enrique KUADRA ETXEANDIA, militante des GRAPO. Depuis 23 ans en prison, en 4 fois, autant en Espagne qu’en France. Cancer de la prostate. Sa prochaine opération nécessitera une récupération très délicate, impossible en prison. Détenu à 2.000 km de sa famille.
Manuel PÉREZ MARTÍNEZ, secrétaire sénéral du PCE(r), âgé de 67 ans. Depuis 18 ans en prison, en 3 fois. Grave maladie occulaire, hernie du hiatus et faiblesse générale. Détenu à l’isolement à 840 km de sa famille.
María José BAÑOS ANDUJAR, militante des GRAPO. Depuis 18 ans en prison, en 2 fois. Elle a besoin de l’implantation d’un rein et elle est malade du H.I.V. Depuis 2010, elle est dans l’attente d’une implantation d’une déviation coronaire. Détenue à 2.000 km de son entourage.
Manuel ARANGO RIEGO, militant du PCE(r), âgé de 65 ans. Depuis 10 ans en prison, en 2 fois. Il souffre d’une grave sciatique chronique. Graves problèmes de mobilité. Hypermédicalisé. Détenu à 670 km de sa famille.
Carmen MUÑOZ MARTÍNEZ, militante du PCE(r). Depuis 28 ans en prison, en 2 fois. Elle souffre d’un cancer du sein dont elle a du être opérée puis se soumettre à de dures séances de chimiothérapie et d’autres séances de réhabilitation. Etat de santé général très mauvais. Hypermédicalisée. Détenu à 800 km de sa famille.
Laureano ORTEGA ORTEGA, militante des GRAPO. Âgée de 49 ans. Depuis 22 ans en prison, en 3 fois. En septembre 2010, elle a souffert d’une attaque au coeur qui lui a valu une entrée en hospitalisation dans un état très grave et désormais très médicalisée et épuisée. Détenue à l’isolement, à 2200 km de sa famille.
Isabel APARICIO SÁNCHEZ, militante du PCE(r). Âgée de 57 ans. Depuis 8 ans en prison, en 2 fois. Elle a de l’arthrose et de l’ostéoporose générale, une flébite, une sinusite chronique grave, des cataractes et les vertèbres lombaires qui nécessitent plusieurs opérations obligatoires pour ne pas finir définitivement en chaise roulante. Détenu à 240 km de sa famille.
Documents à ce sujet:
Histoire du PCE(r) et des GRAPO
Encore une fois à propos du PCE(r)
PCE(r): Interview avec le secrétaire général (1977)
PCE(r): Au seuil des années 1930
PCE(r): Assurer la direction prolétarienne dans la lutte contre le fascisme et l’impérialisme (1984)
PCE(r): Parti et Guérilla (1986)
PCE(r): La critique contemplative (1986)
PCE(r): Deux lignes (1987)
jeu, 8 septembre 2011 » Ecologie, France
Non lieu de la justice bourgeoise sur l’impact de Tchernobyl : seul l’Etat socialiste pourra rendre justice au peuple
La justice bourgeoise a donc rendu un non lieu général sur les conséquences sanitaires du nuage de Tchernobyl au-dessus de la France en avril-mai 1986.
Devant un tel mensonge, un tel déni de la réalité, un tel mépris des observations populaires dans les jours qui ont suivi la catastrophe et des personnes victimes de cancers papillaires de la thyroïde (en particulier en Alsace, dans le sud-est de la France et en Corse), l’indignation suffit-elle ?
Non bien sûr, car tout cela était tout simplement inévitable. Dans le capitalisme, c’est la bourgeoisie qui a le pouvoir et c’est donc la justice bourgeoise qui s’applique, en prenant bien soin de préserver les intérêts de la classe dominante.
D’ailleurs, le professeur Pierre Pellerin, ancien directeur du Service central de protection contre les rayons ionisants, était le seul mis en examen alors qu’il faut bien comprendre que la machine d’Etat bourgeois est impliquée dans son ensemble.
De même, il ne sert à rien de se monter la tête sur les complots, des lobbys défendant l’intérêt de secteurs économiques, et notamment de l’industrie nucléaire, chevillé au corps de l’impérialisme français. Tout cela correspond au fonctionnement normal de l’impérialisme français qui ne peut se passer du nucléaire. Sarkozy a ainsi affirmé en mai dernier que les investissements massifs dans la filière nucléaire se poursuivront.
Avec la catastrophe nucléaire de Fukushima, consécutif au tremblement de terre du 11 mars au large du Japon, l’année 2011 a montré que la bourgeoisie écocidaire est résolue à détruire la planète, transformée en dépotoir pour déchets nucléaires.
Il n’y a que l’Etat socialiste, dirigé par la classe ouvrière, qui puisse rendre justice au peuple ! Seule la justice de l’Etat socialiste pourra révéler les responsabilités de tout l’appareil d’Etat bourgeois qui a délibérément menti au moment de la catastrophe Tchernobyl !
Le PCMLM a démontré que l’industrie nucléaire appartient à un niveau de civilisation historiquement dépassé. L’application du programme socialiste permettra d’élever le niveau de civilisation à un rang supérieur, en puisant l’énergie auprès de notre étoile, le Soleil, au sein de notre galaxie, la Voie Lactée.
Et c’est bien pour marquer ce besoin d’élévation civilisationnelle que le site Contre-Informations se transforme dans une semaine.
mer, 7 septembre 2011 » Révolution
Notre projet existe sur le long terme…
La transformation de Contre-Informations, dans moins de dix jours, va être le fruit d’un long travail patient, sous les coups de tout ce que l’extrême-gauche française compte de « syndicalistes révolutionnaires » cachés derrière le masque de l’anarchisme, du trotskysme, de l’anarcho-syndicalisme, du marxisme-léninisme, voire du maoïsme!
La négation de l’économie politique, associée à l’apologie du « sens pratique », voilà ce qu’est le « syndicalisme révolutionnaire », tendance bien française de l’opportunisme (voir notre article: Blanqui, Guesde, Sorel: la tradition « révolutionnaire » française du coup de force et du rejet de la théorie).
Nous avons rompu avec cela, et notre nouveau média va être la concrétisation de cette rupture, de ce travail léniniste pour le noyau révolutionnaire.
Voici, pour illustrer ce travail de fond dont nous avons toujours eu conscience, ce que nous disions il y a trois ans, en juillet 2008:
16) Cela ne bloque-t-il pas votre développement ? A partir du moment où vous privilégiez des secteurs d’intervention qui ne sont pas forcément visibles, il est aisé de vous reprocher de ne pas exister, ou bien de tirer des plans sur une hypothétique comète révolutionnaire.
Il est évident qu’une telle démarche ne nous facilite pas la tâche… à court terme. Mais le court terme n’est rien comparé au long terme.
Il serait facile d’avoir une attitude plus ouverte, de faire preuve de démagogie, de patriarcat et d’être un de ces petits groupes hyperactivistes faisant du bruit ici et là. Mais sert-on vraiment le peuple en faisant cela?
Non seulement dans ce cas de figure on ne le sert pas puisqu’on ne fait rien à part servir son propre développement, mais en plus on épuise les forces acquises dans des initiatives stériles: le « turn-over » des petits groupes est énorme. Personne ne reste dans de telles structures, que souvent on qualifie de « sectes. »
17) Que répondriez-vous justement à quelqu’un qui vous qualifierait de « secte »?
Qu’est-ce qui définit une secte? Tout d’abord un aspect qualitatif: la secte se répète, n’évolue pas, elle dit inlassablement la même chose, de manière obsessionnelle. Elle vit dans un monde aux bornes bien délimitées et refuse tout ce qui est nouveau (qui pourrait l’amener à se remettre en cause).
Est-ce notre cas? Certainement pas. Il suffit de constater que nous avons 145 communiqués, qui marquent une évolution nette, un questionnement sur la société. Et il n’y a aucun thème social qui échappe à notre réflexion.
Que ce soit le racisme, la question des animaux, celle de la Planète en train d’être anéantie, le nucléaire, les syndicats… Nous sommes tout sauf bornés.
Le second aspect qui caractérise une secte est l’aspect quantitatif. Une secte marche en circuit fermé; elle regroupe des gens vivant en vase clos, en circuit fermé.
Or, justement, nous ne fonctionnons pas du tout comme cela. Nous exigeons de chaque personne qui lutte dans nos rangs d’être autonome, d’être capable de se lancer soi-même, d’assumer de participer à de nouvelles luttes, de nouveaux mouvements.
Mais nous n’avons pas pour autant le même mode de fonctionnement que ces grosses organisations qui sont censés ne pas être une secte, mais qui sont en fait des associations, où chacun fait au fond ce qu’il veut quand il veut.
Si vous prenez des groupes ayant plusieurs centaines de personnes et des moyens matériels importants voire très importants, comme Lutte Ouvrière, la LCR, etc., leurs activités sont-elles en adéquation avec leurs capacités d’action?
Aux élections présidentielles de 1995, Arlette Laguiller a recueilli 1 615 552 voix, à celles de 2007, Besancenot en a recueilli 1 498 581. Est-ce que cela a été l’expression ou la source d’une effervescence révolutionnaire? Absolument pas.
Ce que nous disons, c’est qu’il faut bien commencer quelque part, et nous avons choisi de commencer par le plus important, l’essentiel : former un noyau dur.
Nous ne cherchons pas une place au soleil ou bien à prendre une place dans un milieu. Notre projet existe sur le long terme, et nous sommes tout à fait confiants, nous avons l’Histoire pour nous. La voie est sinueuse, l’avenir est lumineux. Le capitalisme n’est déjà plus qu’un zombie paranoïaque ; il est certes dangereux mais en réalité il est déjà mort. Osons par conséquent « mettre le désordre dans et sous le ciel »!
mar, 6 septembre 2011 » International
La capitulation au Népal
Cela fait longtemps que nous n’avons pas parlé du Népal, et pour cause, dès 2005-2006 nous avions expliqué ouvertement que là-bas le parti maoïste était totalement gangrené par le révisionnisme. Cela a été compris évidemment par toutes les organisations maoïstes sérieuses sur le plan scientifique, et la critique n’a été rendue ouverte qu’après des remarques, des débats.
Les maoïstes du Népal ont néanmoins persisté dans leur ligne erronée, ils sont devenus révisionnistes, torpillant le mouvement maoïste international, et bien entendu la révolution népalaise.
Ces derniers jours, le responsable « maoïste » Baburam Bhattarai a été élu premier ministre du Népal, et les clefs des containers contenant les armes de la guérilla sont remises à un « Comité Spécial pour l’Intégration. »
C’est le point culminant d’un tendance évidente, celle de la capitulation.
Un évolution pourtant niée ces dernières années par des gens en France claironnant que la révolution au Népal avance, qu’il y a une ligne rouge, etc. Tout cela évidemment afin de s’approprier le « prestige » de la situation au Népal, du maoïsme. Il n’y a rien du tout et c’est la catastrophe, en raison du refus des grands définitions, de l’analyse scientifique.
Ce qui n’empêche pas les mêmes gens de se « rabattre » sur l’Inde (avec de manière ironique la mise en avant de la brochure « Lal Salaam – les naxalites en Inde » totalement éloignée pourtant de leur conception cosmopolite, opportuniste et populiste).
Tout cela ne compte pas par rapport à la force de l’idéologie. C’est l’idéologie qui doit être au poste de commandement.
Voici un rappel de nos documents sur le Népal, expliquant très clairement le processus révisionniste, et dont les dernières années ont montré la parfaite validité.
Au sujet du révisionnisme népalais et du mouvement communiste international (juillet 2007)
Comment évaluer Prachanda dans le cadre de l’affrontement entre révolution et contre-révolution? (août 2006)
Népal : Prachanda, adepte du révisionnisme moderne (février 2006)
La révolution népalaise à un tournant : oser le nouveau ou « réformer » le pays?(octobre 2005)
Népal : mener la révolution jusqu’au bout, ou bien tomber sous les balles enrobées de sucre? (septembre 2005)
lun, 5 septembre 2011 » Culture
La « Nouvelle Atlantide » de Francis Bacon
La Nouvelle Atlantide n’a pas été terminée, et arrive après l’Utopie (1624 contre 1516 pour leurs dates de publication), néanmoins sa portée est tout aussi immense que celle-ci.
Francis Bacon est le principal initiateur de la pensée expérimentale ; il est très exactement celui qui va dynamiter le monument conservateur qu’est la science telle que définie par Aristote (voir notre article « L’importance historique (pour l’idéalisme) d’Aristote, disciple de Platon« ).
Il est une expression de l’humanisme dans une forme pratique (voire pragmatique comme nous verrons) dont la connaissance est absolument incontournable pour comprendre l’histoire du monde.
Et son utopie – la Nouvelle Atlantide – est une œuvre simple à lire et porteuse d’une grande culture.
La pensée de Francis Bacon a deux points centraux : tout d’abord, l’interprétation de la nature. La Nouvelle Atlantide a été écrit parallèlement à L’Histoire naturelle, Bacon privilégiant d’ailleurs le travail sur cette œuvre.
Ensuite, on a la production d’oeuvres pour le bien du genre humain. Les deux points centraux sont intimement liés, l’humanité étant elle-même directement scientifique dans sa démarche.
La nouvelle de Bacon raconte comment un navire, affrontant les éléments, au point que déjà à bord le pire est craint :
« en sorte que, nous trouvant au beau milieu de la plus grande désolation marine qui soit au monde, sans vivres, nous nous considérions comme des hommes perdus, et nous nous préparions à la mort. »
Heureusement, une île inconnue se profile à l’horizon. Il y a ici une clef de la pensée humaniste de Francis Bacon. Chez Bacon, la vie tend à l’emporter. La tendance principale est la coopération, la bonté, et même la synthèse.
Mais tout comme le système planétaire naturel chez Spinoza, cette tendance principale prend, en raison de l’époque, un masque religieux, celui de la miséricorde.
Si l’île se profile à l’horizon, c’est suite à une prière :
« Cependant nous élevâmes nos voix et nos cœurs vers Dieu Très-Haut, qui fait voir ses merveilles dan l’abîme, en implorant de sa miséricorde qu’il veuille bien à présent faire surgir pour nous une terre afin que nous ne périssions pas, de même qu’au commencement il découvrit la face de l’abîme et fit apparaître la terre séparée des eaux. »
Initialement, les habitants de l’Atlantide sont prêts à aider les passagers du navire, mais pas à les accueillir à terre. Le nombre de malades à bord les fait accepter, justement par compassion, par miséricorde.
Mais cette compassion a un prix : il faut un minimum en échange, il n’y a pas de place pour les assassins, même « légitimes. » C’est la même logique que chez Thomas More : dans l’Utopie les habitants libres n’ont pas le droit de tuer des animaux.
Le dignitaire de la Nouvelle Atlantide explique donc aux passagers :
« Si vous êtes prêts, tous, à jurer par tous les mérites de notre Sauveur que vous n’êtes pas des pirates et que vous n’avez pas répandu de sang, légitimement ou non, depuis quarante jours, vous pourriez obtenir la permission de débarquer. »
Naturellement, la « Maison des étrangers » est très belle, les passagers se voient largement aidés, les malades soignés, les habitants de la Nouvelle Atlantide étant d’une miséricorde absolue, accueillant, etc.
Les passagers se voient ainsi présentés la Nouvelle Atlantide, après que le narrateur, l’un d’entre eux, leur propose de réfléchir à la situation : « Mes chers amis, tâchons de nous connaître nous-mêmes. »
On passe du point de vue philosophique individuel (le « connais toi toi-même » de Socrate) à un point de vue collectif, collectif comme l’est la société de la Nouvelle Atlantide.
C’est d’ailleurs l’État tout entier qui accueille les passagers et pourvoie à tout pour eux, sans rien réclamer en contrepartie. Le seul remerciement possible est culturel, moral ; en guise de remerciement, le responsable de la Maison des étrangers répond très clairement :
« Il déclara ainsi qu’il était prêtre et requérait une récompense de prêtre, c’est-à-dire notre amour fraternel et le bien de nos âmes comme de notre corps. Puis il nous quitta, non sans quelques larmes de tendresse dans les yeux. »
Cet élan de compassion, une valeur absolument communiste, est ainsi la ligne de conduite de la Nouvelle Atlantide.
La Nouvelle Atlantide est née d’ailleurs de manière universaliste, par l’apparition près de l’île d’une arche magique dans l’océan, contenant la bible et la lettre d’un « apôtre de Jésus-Christ » : tant les autochtones, les Hébreux, les Persans et les Indiens purent les lire dans leur langue natale.
La « société de Salomon » se forma alors pour diriger le nouveau pays, appelé Bensalem, pays fermé sur lui-même mais totalement investi dans la science, par une société planifiée.
Cette société est ancrée dans son époque dans sa perspective utopiste : le cadre est patriarcal, l’idéologie religieuse.
Mais le Christ n’est pas le « sauveur », il est le médiateur, c’est-à-dire l’intermédiaire entre les humains et la nature considérée comme ayant des lois et comme étant compréhensible par la science.
Et le patriarcat de la société est l’expression des lois naturelles, interprétées en raison de l’époque comme étant patriarcales. Encore est-il que ce patriarcat représente la défense du couple face aux activités masculines décadentes : la débauche, la prostitution, les courtisanes, le mariage pour l’argent, la reconnaissance sociale, etc.
Il permet également de mettre en avant un modèle non religieux : le patriarcat est là car le modèle est l’antiquité. Bensalem est directement dans le prolongement des sociétés antiques, elle n’a pas connu la décadence, le moyen-âge.
Si cela semble peu compréhensible vu de France, il faut bien voir l’importance historique de l’idéologie qui naît ici : c’est ni plus ni moins que l’idéologie de la franc-maçonnerie puis en pratique des États-Unis d’Amérique à leur fondation !
Fondation est d’ailleurs un terme très important dans cette perspective utopiste. Ce n’est nullement pour rien que le cycle romanesque d’Isaac Asimov aura comme titre « Fondation », ou bien que la littérature américaine contient des modèles de société comme « fondation » (« Walden » de Thoreau, « Walden 2 » de Thoreau).
Voici comme est présenté cette « fondation » dans la Nouvelle Atlantide :
« Notre Fondation [qui a comme nom la « Maison de Salomon »] a pour fin de connaître les causes, et le mouvement secret des choses ; et de reculer les bornes d l’Empire humain en vue de réaliser toutes les choses possibles. »
Ce réalisme et ce matérialisme, cette reconnaissance de la réalité et sa conséquence culturelle pour la société humaine, voilà qui fait de la Nouvelle Atlantide est une œuvre pavant la voie au matérialisme dialectique.
La société de Bensalem utilise les matériaux des mines, afin de produire des métaux et de guérir des maladies, il y a des tours météorologiques, il y a des recherches agronomiques, etc. etc. : l’imagination annonce ici une civilisation scientifique.
« Nous avons aussi des maisons pour l’optique, où nous procédons à la présentation de toutes les lumières, de tous les rayons ainsi que de toutes les couleurs. [...]
Nous avons même le moyen de voir des objets situés au loin, dans le ciel par exemple, ou dans des en-droits éloignés, et de faire paraître les objets proches lointains, et les objets lointains proches : ainsi nous falsifions les distances. Nous avons aussi des instruments susceptibles de seconder la vue, bien supérieurs aux lunettes et aux verres d’usage courant. Nous avons aussi des verres qui nous permettent de voir des objets petits, minuscules même, de façon distincte et parfaite, comme par exemple la forme et la couleur de petits insectes ou de vers, ou encore les grains et les défauts des pierres précieuses, invisibles autrement. »
Une civilisation scientifique avec néanmoins, en raison de la dimension patriarcale, une grande composante techniciste : la nature est considérée comme devant être simplement dominée ; on a même la mise en avant de la vivisection.
Cette dimension qui gâche tout, il n’est pas difficile de la retrouver exactement tel quel dans l’Union soviétique de l’époque socialiste, celle de Lénine et Staline. C’est-à-dire cette dimension qui a grandement contribué à ce que les « techniciens » prennent le pouvoir en 1953, transformant l’État socialiste en État fasciste.
Néanmoins, il s’agit là d’erreurs de jeunesse du socialisme, d’erreur portés par l’élan de la jeunesse. Un penseur socialiste comme William Morris inversera cette tendance techniciste, les arts l’emportant sur les sciences dans « Les Nouvelles de nulle part. »
Et il y a déjà les bases de la planification. Bacon précise ainsi l’organisation scientifique de la société de la « Nouvelle Atlantide » :
« Voyons maintenant quels sont les divers emplois et charges des membres de notre Société. Nous avons douze collègues qui voyagent à l’étranger et qui nous rapportent des livres, des échantillons et des exemples d’expériences de toutes les régions du monde, ceci en se faisant passer pour des gens d’autres nationalités, puisque nous cachons la nôtre. Nous les appelons les Marchands de Lumière.
Nous en avons trois qui rassemblent les expériences qu’on peut trouver dans tous les livres. Nous les appelons les Pilleurs.
Nous en avons trois qui rassemblent toutes les expériences touchant aux arts mécaniques, aux sciences libérales et aux procédés qui ne sont pas constitués en arts. Nous les appelons les Artisans.
Nous en avons trois qui essaient de nouvelles expériences, selon ce qu’ils jugent bon eux-mêmes. Nous les appelons les Mineurs.
Nous en avons trois qui arrangent dans des rubriques et des tables les expériences des quatre premiers groupes, afin de mieux nous éclairer sur la façon de tirer de tout cela des remarques et des axiomes. Nous les appelons les Compilateurs.
Nous en avons trois qui s’appliquent à examiner les expériences des autres, et cherchent la façon d’en retirer les choses utiles et applicables à la conduite de la vie; d’en tirer des connaissances susceptibles de servir dans des travaux et diverses opérations, mais aussi dans la mise en évidence des causes; d’en tirer encore des procédés de prédiction naturelle et des moyens clairs et faciles pour découvrir quelles sont les propriétés et les parties cachées des corps. Nous les appelons les Donateurs ou Bienfaiteurs.
Puis, après que notre Société en son entier s’est consultée dans diverses réunions consacrées à l’examen des travaux précédents et des collections d’expériences qu’ils ont permis de rassembler, trois membres de cette Société sont chargés de proposer de nouvelles expériences, qui, étant éclairantes à un niveau plus élevé, permettent d’entrer plus avant dans les secrets de la Nature. Nous les appelons les Flambeaux.
Nous en avons trois autres qui exécutent les expériences commandées par les précédents, puis qui en font un compte rendu. Nous les appelons les Greffeurs.
Enfin, nous en avons trois qui portent plus haut les découvertes que les expériences précédents ont permis de faire en les transformant en remarques, axiomes et aphorismes d’un niveau plus élevé. Ceux-là, nous les appelons les Interprètes de la Nature. »
La dignité du réel est généralisé en conception du monde permettant la science, tel est le fond, malgré les imperfections.
Malgré ses faiblesses (qui sont historiques), la Nouvelle Atlantide fait partie de la littérature, de la pensée que les communistes se doivent de connaître !
dim, 4 septembre 2011 » Révolution
Contre-Informations va se transformer… une nouvelle pulsation!
D’ici moins de deux semaines, Contre-Informations va se transformer. Bien entendu, l’esprit et la démarche auront la même base ; néanmoins, notre média va se transformer afin de permettre une bien meilleure expression de la culture positive, progressiste, que nous véhiculons.
Ce que cela signifie, c’est que la longue maturation est terminée et que désormais, nous savons à quoi nous en tenir ; notre culture, pour résumer, part de Héraclite et Épicure, arrive à Mao Zedong, en passant par Spinoza.
Nous allons pouvoir dérouler nos propositions, nous concentrer et nous focaliser principalement sur des perspectives constructives.
Pour cette raison, Contre-Informations va tourner un peu au ralenti d’ici le 15 septembre, un comble pour un média assumant depuis plusieurs années une publication quotidienne.
Cela est pourtant nécessaire, car Contre-Informations est actuellement une forme en train d’être dépassée, c’est le nouveau qui doit recueillir principalement notre énergie, et nous espérons ne pas décevoir dans la genèse d’un nouvel organisme authentiquement au service de la révolution socialiste en France.
Dans cet esprit d’avant-garde, le nouveau attire toute notre attention et exige notre énergie. Le lancement doit montrer la force, la vigueur, l’ampleur de notre projet…. Sa dimension !
C’est avec plein de ferveur révolutionnaire, dans un esprit d’initiative et avec un optimisme inébranlable, conforme à notre classe, au marxisme-léninisme-maoïsme, que nous disons : en avant dans la fondation d’un nouveau média, résolument moderne, en phase avec les exigences de notre époque !
C’est un nouveau rythme qui va naître, une nouvelle pulsation!
sam, 3 septembre 2011 » Féminisme, France, International
Abandon des poursuites dans l’affaire Strauss-Kahn : la dépravation de la classe dominante bourgeoise est une réalité de notre époque
Une semaine après l’abandon des poursuites au pénal, le retour en France de Dominique Strauss-Kahn est annoncé pour ce dimanche dans divers médias bourgeois. C’est ici l’occasion de revenir précisément sur l’affaire du Sofitel de New-York et des accusations de viol et d’agression sexuelle à l’encontre de la femme de chambre, Nafissatou Diallo.
L’abandon des poursuites contre Strauss-Kahn se fonde sur le manque de crédibilité de la plaignante qui, d’après le rapport de 25 pages du bureau du procureur de Manhattan, a donné trois versions contradictoires du déroulement exact des faits survenus dans la suite 2806 le 14 mai.
Néanmoins, il est prouvé qu’un rapport sexuel a bien eu lieu entre Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo. Une tâche de sperme contenant l’ADN de Strauss-Kahn a été trouvée sur le sol de la suite 2806. De même, la blouse de Nafissatou Diallo comportait des traces de sperme avec l’ADN de Strauss-Kahn. Enfin, l’ADN de Strauss-Kahn a été retrouvé sur les collants de la femme de chambre ainsi que sa culotte, ce qui prouve le contact physique avec les sous-vêtements de Nafissatou Diallo.
Malgré tout, selon ce rapport, l’enquête n’a permis de révéler aucun élément susceptible de démontrer que le rapport sexuel s’est déroulé sous la contrainte.
Tous ces aspects du dossier illustrent très bien la logique de la justice bourgeoise. En l’absence de témoin(s) extérieur(s), le viol ou l’agression sexuelle repose uniquement sur la crédibilité de la parole de la plaignante.
Si le rapport sexuel est prouvé, il reste encore à établir que ce dernier était exercé sous la contrainte. Or, l’accusé pourra toujours prétendre que le rapport sexuel était consenti. A moins de marques de violence évidentes, il paraît donc difficile de prouver le viol ou l’agression sexuelle, « au-delà de tout doute raisonnable ».
On comprend alors que la plupart des femmes violées ou agressées renoncent à porter plainte contre leur agresseur. De plus, pour que leur témoignage soit considéré comme crédible, il faut que leur plainte soit déposée dans un laps de temps très court après le viol pour permettre le relevé de traces scientifiques et d’éventuelles marques de violence, sans aucune considération pour le traumatisme subi par les victimes qui les empêchent bien souvent de témoigner de leur agression dans de très brefs délais, voire à garder le silence pendant de longues années.
Du point de vue de la justice bourgeoise, le récit de la plaignante est constamment placé sous le sceau de la suspicion et un rapport non consenti doit nécessairement être violent physiquement, sans grand égard pour les violences morales (menaces, manipulations, abus de position de pouvoir) qui interviennent souvent dans les viols et toutes les agressions physiques.
En outre, la justice bourgeoise met l’accent sur le fait qu’en l’absence de témoin(s), l’accusation de viol repose sur la parole de la plaignante contre celle de son présumé agresseur.
Mais, comme on le voit très clairement dans le cas de l’affaire Strauss-Kahn, la justice bourgeoise n’a pas cherché à entendre la version de l’accusé. Ainsi, malgré les preuves d’un rapport sexuel « précipité » (entre 12h06 – heure d’entrée de Nafissatou Diallo dans la suite – et 12h13 – heure d’un coup de fil de DSK à sa fille), Strauss-Kahn n’a jamais livré sa versions des faits pendant l’enquête, ce qui l’a mis bien entendu à l’abri de versions contradictoires.
De plus, les mensonges sur le passé de Nafissatou Diallo ont miné sa crédibilité alors que les comportements de pornocrate de Dominique Strauss-Kahn, ignorés au sein du peuple mais bien connus au sein de la classe dominante bourgeoise, n’ont absolument pas joué contre lui.
Il s’agit là du fond de cette affaire. Car, au-delà de la vérité sur le déroulement exact des faits le 14 mai dans la suite 2806 du Sofitel de New-York, dont la justice bourgeoise se désintéresse totalement, Dominique Strauss-Kahn est bel et bien un bourgeois lubrique aux agissements conformes à l’ambiance de décadence de la classe dominante bourgeoise sous fond de crise générale du capitalisme.
Or, Strauss-Kahn, avec son mode de vie dépravé bien connu de la bourgeoisie, était pressenti pour être le candidat du PS à l’élection présidentielle avec de grandes chances de l’emporter.
Dans l’affaire de New-York, c’est toute la notion de la « baise » compulsive qui ressort, c’est une vision du monde conforme à la décadence bourgeoise, alliant acte de domination et lubricité.
On touche ici à la réalité de la démocratie bourgeoise qui veut que le peuple soit laissé dans l’ignorance complète des pratiques du pouvoir par une élite bourgeoise débauchée. C’est cette ambiance de décadence que la révolution socialiste combattra avec acharnement. La justice ne peut se fonder sur la logique bornée de la bourgeoisie mais dans la morale populaire, la morale communiste. Il va de soi que la société socialiste ne tolèrera pas des décadents comme Strauss-Kahn impunis et réprimera durement les actes barbares issus du vieux monde capitaliste.
ven, 2 septembre 2011 » Guerre impérialiste
Hier, l’impérialisme français a organisé l’oppression du peuple arabe libyen
La honte devient donc de plus en plus grande. Car hier, c’est carrément un pays que se sont ouvertement appropriés les impérialistes, impérialistes français en tête.
Symbole de cela, le choix de la date. C’est le 1er septembre 1969 que Kadhafi a mené un putsch au nom du nationalisme arabe. C’est le 1er septembre 2011 que Sarkozy a invité ses alliés impérialistes à se partager le gâteau libyen, à l’Élysée (une soixantaine de délégations dont 13 chefs d’État sont de la partie).
La Libye se voit asservie pire que l’Irak, car là il y a directement une bourgeoisie bureaucratique au service de l’impérialisme, et même directement organisée par l’impérialisme, notamment français. Hier, parlant de la Libye, Sarkozy a parlé de « ce pays ami, à ce pays frère maintenant » ! Et il compte bien aller à Tripoli.
C’est une tragédie pour le peuple libyen, une tragédie que l’extrême-gauche française considère comme une « libération » qui devrait aller « jusqu’au bout », ce qui est chaque jour plus ridicule.
L’extrême-gauche française a été le simple valet de l’impérialisme ; sa rhétorique anti-Kadhafi totalement déplacée dans le contexte de l’agression impérialiste a servi de 5ème colonne à la propagande « démocratique » de l’impérialisme.
Et cela a tellement marché que désormais c’est la Syrie qui est dans la ligne de mire !
Une Syrie qui a inévitablement été au débat chez les impérialistes hier : s’ils savent s’approprier la Libye, alors autant continuer dans la foulée.
L’ONU révèle bien sa fonction, puisqu’elle a donné son autorisation pour débloquer 1,6 milliard de dollars immobilisés en Grande-Bretagne et 1,5 milliard aux États-Unis, la France entendait débloquer 1,5 milliard d’euros d’avoir libyens dans ses banques avant la fin de la semaine et elle l’a fait symboliquement hier.
Tout cela, afin d’acheter des produits proposés par l’impérialisme… Avec une épée de Damoclès : la France compte en tout dans ses banques 7,6 milliards d’euros appartenant à la Libye.
Cela signifie que si le nouveau régime ne respecte pas toutes les conditions à la lettre…
Ce que le quotidien bourgeois Le Figaro explique même ouvertement !
Voici ce qu’on peut lire, une véritable expression de cynisme bourgeois :
« La libération de tous ces avoirs passera nécessairement par une nouvelle résolution, assure-t-on à l’Élysée. Les sanctions financières prévues par les résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU doivent en effet être «annulées» par une décision inverse. Le Comité des sanctions, qui s’est prononcé ces derniers jours, ne peut agir qu’à la marge, pour raisons humanitaires.
À quand une résolution ? À Paris, on ne souhaite manifestement pas trop se hâter. Car le levier financier, essentiel, s’inscrit aussi dans le cadre plus large de la gestion politique et militaire de la transition. C’est la toile de fond de la réunion de Paris. »
Et pour enfoncer le clou, la guerre organisée sous la supervision de l’OTAN a fait de terribles dégâts, désorganisant l’État libyen au point que seul le CNT peut contrôler le pays.
C’est là un aspect que les populistes ne voulant « ni Kadhafi ni le CNT » n’ont pas du tout vu, bien entendu : cette guerre n’est pas une guerre de libération, mais une guerre dont les définitions mêmes sont celles conformes à l’impérialisme.
Le défaitisme révolutionnaire exigeait et exige qu’échoue la manœuvre impérialiste. Toute tergiversation et justification populiste n’est que le masque du social-impérialisme : social en paroles, impérialiste dans les faits !

jeu, 1 septembre 2011 » Communisme, Révolution
Au passage je voudrais relever ceci: c’est de l’idéologie mais de l’idéologie scientifique
Dans les années 1980-1990, le Parti Communiste du Pérou a joué le rôle moteur dans le développement du maoïsme dans le monde. Si la guerre populaire au Pérou a subi des revers, assumer l’expérience péruvienne est d’une importance transcendante; c’est cela qui distingue également le PCMLM des révisionnistes, qui nient la nécessité d’arborer la révolution socialiste, la guerre populaire, dans toutes les phases révolutionnaires (et soutiennent par conséquent les capitulationnistes au Népal).
Le maoïsme, ce n’est pas une « méthode » révolutionnaire, mais la science!
« EL DIARIO: Bon, passons à une autre question. Qu’est-ce-que l’idéologie du prolétariat et quel rôle joue-t-elle dans le processus sociaux du monde actuel? Quelle signification ont les classiques, Marx, Lénine et Mao pour le Parti Communiste du Pérou?
PRESIDENT GONZALO : Aujourd’hui, demain et dans ces tumultueuses décennies que nous vivons, nous voyons la grandiose importance et transcendance de l’idéologie du prolétariat.
Premièrement – bien que nous entrions en terrain connu – c’est la théorie et la pratique de ladernière classe de l’histoire, l’idéologie du prolétariat est le produit de la lutte du prolétariat international;
cela implique aussi l’étude et la compréhension de tout le processus historique de la lutte des classes avant le prolétariat, de la lutte de la paysannerie, celle-ci particulièrement pour les grandes épopées qu’elle a vécues, la compréhension et l’étude du niveau le plus haut donné par la science.
En résumé, l’idéologie du prolétariat, la grande création de Marx, est la plus haute conception qu’ait vu et que verra la terre; c’est la conception, c’est l’idéologie scientifique qui, pour la première fois, a doté les hommes, la classe principalement et les peuples, d’un instrument théorique et pratique pour transformer le monde.
Et nous avons vu que tout ce qu’il avait prévu, s’est accompli.
Le marxisme s’est développé pour devenir marxisme-léninisme et aujourd’hui marxisme-léninisme-maoïsme, et nous voyons comment cette idéologie est la seule capable de transformer le monde, de faire la révolution et de nous conduire au bout infaillible: le communisme.
Son importance est extraordinaire.
Au passage je voudrais relever ceci: c’est de l’idéologie mais de l’idéologie scientifique.
Pourtant nous devrions très bien comprendre que nous ne pouvons faire aucune concession aux positions bourgeoises que veulent réduire l’idéologie du prolétariat à une simple méthode, car de cette manière on la prostitue, on la nie.
Pour nous, l’idéologie du prolétariat, et excuse-moi d’insister, mais le Président Mao a dit « Il ne faut pas seulement le dire une fois mais cent fois, il ne faut pas seulement le dire à quelques uns mais à beaucoup », ayant recours à cela je dit, l’idéologie prolétariat, le marxisme-léninisme-maoisme , principalement le maoïsme aujourd’hui, c’est l’unique idéologie toute puissante parce qu’elle est vraie et que les faits historiques le démontrent.
En dehors de ce qui vient d’être dit, elle est le produit du travail extraordinaire des figures historiques extraordinaires telles que Marx, Engels, Lénine, Staline et le Président Mao Tsé-toung, pour relever les remarquables sommets ;
mais parmi eux, nous en ferons ressortir trois : Marx, Lénine et le Président Mao Tsé-toung comme étant les trois drapeaux qui se concrétisent une fois de plus, dans le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme.
Quel est notre problème aujourd’hui ?
Quel est-il précisément ?
C’est de l’arborer, de le défendre, de l’appliquer et de lutter vaillamment pour mettre tout en œuvre afin qu’il soit le commandement et le guide de la révolution mondiale. Sans l’idéologie du prolétariat, il n’y a pas de révolution, sans l’idéologie du prolétariat il n’y a pas de perspective pour la classe et le peuple. Sans l’idéologie du prolétariat, il n’y pas de communisme. »
mer, 31 août 2011 » Communisme, Culture
Nous sommes les disciples de Spinoza
Il est un penseur qui a émerveillé l’humanité. Ses œuvres ont immédiatement frappé les esprits, de par leur immensité. Un « bon mot » qui court à son sujet depuis le début est le suivant : « Tout le monde a lu Spinoza, sauf Spinoza. »
Spinoza est considéré comme un penseur « au-delà » ; si Socrate est respecté, Platon considéré, Spinoza lui est admiré.
Le caractère proprement illisible de ses œuvres n’y a rien changé, et au contraire même leur aspect rigoureux a été compris comme quelque chose d’immense.
Pourquoi cela ? Parce que Spinoza, on le comprend vite, tente de transcrire le réel, de le décoder. Il établit par écrit les lois fondamentales de l’univers, leur logique.
Si l’impérialisme transporte avec lui l’antisémitisme, c’est aussi parce que la tradition juive mystique, la kabbale, prétend expliquer logiquement le monde. Le « judéo-bolchevisme » n’existe comme concept fasciste que justement par peur de la logique.
On doit d’ailleurs étudier la question de l’Islam, car si la démarche de l’impérialisme par rapport à l’Islam possède un aspect très brutal, c’est parce que certains courants de l’Islam sont en tout point similaires à la kabbale juive : ils prétendent expliquer le monde logiquement.
Si l’Islam fondamentaliste d’Al Qaida va en ce sens, l’Islam chiite va bien plus loin, avec une théorie « logique » d’explication du monde extrêmement compliqué, avec une littérature gigantesque.
Ce n’est pas un hasard : tant l’Islam chiite, l’Islam iranien s’inspirant du zoroastrisme devrait-on dire, que la kabbale juive ont comme fondement les visions « logiques » du monde de Platon et Aristote remixés après leur mort par ce qu’on appelait les « néo-platonistes » (notamment Plotin et Proclus).
Spinoza rompt avec la mystique néo-platoniste, il rompt avec leurs conceptions magiques d’un dieu caché mais qui va revenir à la fin des temps.
Mais il en conserve la logique, l’exigence de la fondation d’un système.
Le mot « système » fait tout de suite penser à Marx, évidemment. En fait, l’exigence d’une explication au moyen d’un système complet a été repris par Hegel à la suite de Spinoza, puis Marx a remis Hegel sur ses pieds.
Nous ne reviendrons pas sur cette question (voir l’article : Spinoza était matérialiste, mais n’avait pas compris, pour des raisons historiques, la dialectique, car celle-ci sera amenée par la classe ouvrière).
Mais cette exigence d’un système, nous la faisons nôtre, elle est nôtre. Nous sommes les disciples de Spinoza. Et depuis la naissance du socialisme scientifique, l’accusation bourgeoise est la même : « mysticisme ! »
C’est de mysticisme qu’on a accusé Friedrich Engels, c’est de mysticisme qu’on a accusé Lénine, c’est de mysticisme qu’on a accusé Staline, c’est de mysticisme qu’a été accusé Mao Zedong.
C’est de mysticisme qu’en ce moment Einstein est accusé, dans l’énorme campagne menée contre lui par les partisans de la mécanique quantique (ce qui donne Einstein avait un peu raison, mais il est plein de choses qu’il ne savait pas, ou bien Einstein était un rêveur etc.).
Juif ou chinois, ou bien allemand ou russe : la pensée bourgeoise a toujours tenté de casser le socialisme scientifique, cette idéologie toute puissante, notre idéologie toute puissante, en la diffamant, en tentant de la relativiser.
Rien ne terrorise plus la pensée bourgeoise que l’affirmation de la dialectique de la nature, que la loi de la contradiction comme loi fondamentale du mouvement de la matière éternelle.
Pour la pensée bourgeoise, c’est proprement terrifiant. La pensée bourgeoise comprend également qu’il y a la relativisation de l’individu au profit du collectif.
Prenons un exemple en citant Spinoza :
« I. J’entends par corps, un mode qui exprime d’une certaine façon déterminée l’essence de Dieu, en tant qu’on la considère comme chose étendue (voyez le Coroll. de la Propos. 25 part. 1).
II. Ce qui appartient à l’essence d’une chose, c’est ce dont l’existence emporte celle de la chose, et la non-existence sa non-existence ; en d’autres termes, ce qui est tel que la chose ne peut exister sans lui, ni lui sans la chose. »
Pris tel quel, cela semble illisible. Mais voici comment il faut comprendre cela, dans une transcription marxiste-léniniste-maoïste :
« I. J’entends par corps, un mode qui exprime d’une certaine façon déterminée l’essence de Dieu, en tant qu’on la considère comme chose étendue (voyez le Coroll. de la Propos. 25 part. 1).
=>« I. J’entends par corps, une certaine manière d’exister (papillon, arbre, diamant, etc.) déterminée par des atomes en mouvement s’étant regroupés pour former de la matière. »
« II. Ce qui appartient à l’essence d’une chose, c’est ce dont l’existence emporte celle de la chose, et la non-existence sa non-existence ; en d’autres termes, ce qui est tel que la chose ne peut exister sans lui, ni lui sans la chose. »
=>« II. Ce qui appartient à l’essence d’une chose, c’est sa vie en tant que réalité matérielle, avant que les atomes ne se dispersent avec la mort (=non-existence). »
C’est tout à fait matérialiste, et le matérialisme dialectique existe de manière embryonnaire chez Spinoza. Il y a la matière, qui peut prendre la forme d’un être humain, mais pas forcément.
Ou comme le dit Spinoza :
« L’essence de l’homme n’enveloppe pas l’existence nécessaire, en d’autres termes, dans l’ordre de la nature, il peut arriver que tel ou tel homme existe, comme il peut arriver qu’il n’existe pas. »
Formidable ! Nous avons ici la matière éternelle qui prend diverses formes ! Spinoza est dans la droite ligne de la conception atomique de Démocrite et Épicure, et annonce le marxisme-léninisme-maoïsme !
Et avec un tel titan dans nos rangs, que nous importent les accusations de mysticisme ! Que nous importe les mensonges et affabulations de la pensée bourgeoise à notre encontre, alors que nous avons… Spinoza !
mar, 30 août 2011 » Ecologie, International
Bientôt 7 milliards de personnes sur la planète
La contradiction entre les villes et les campagnes est d’une importance capitale à nos yeux. La nature se fait grignoter toujours davantage par les villes.
Or, les villes sont une forme bourgeoise. Comme l’a formulé Engels :
« Certes, la civilisation nous a laissé, avec les grandes villes, un héritage qu’il faudra beaucoup de temps et de peine pour éliminer.
Mais il faudra les éliminer et elles le seront, même si c’est un processus de longue durée… » (Engels)
Cette thèse, seul le PCMLM l’assume, car seul le PCMLM assume le socialisme scientifique. Et la valeur de cette thèse ressort d’autant plus alors que l’humanité va compter bientôt 7 milliards de personnes.
La date du premier octobre a été « calculée », ou plus exactement choisie pour considérer que ce cap va être passé. Un cap qui signifie toujours plus de mégalopoles – ces mégalopoles qu’il va falloir ensuite, dans le socialisme, détruire !
Des mégalopoles qui vont elles-mêmes vers la destruction d’ailleurs ; des villes comme le Caire, Bombay ou Mexico city deviennent pratiquement invivables. Dans la ville de Delhi vivent 18 millions de personnes, mais seulement 30% de la population vit dans des bâtiments construits officiellement.
Le reste, ce sont des constructions au tout avenant, des formes modernes de bidonvilles.
Et une démonstration de la contradiction entre les villes et les campagnes est que la croissance de la ville de Delhi a « avalé » 165 villages et 52 villes de tailles moyennes !
La croissance continue bien entendu avec le capitalisme bureaucratique indien : d’ici dix ans, la ville aura cinq millions de personnes en plus…
Le Nigeria, pareillement, gagne 3,2 millions de personnes par an, alors que le pays a 162 millions d’habitantEs. C’est un chiffre énorme, qui déséquilibre le « développement » du pays, et qui exprime bien la « croissance » telle qu’elle peut exister dans le capitalisme (bureaucratique en l’occurrence).
De la même manière, l’Éthiopie où vivent 80 millions de personnes aura d’ici 40 ans… 174 millions de personnes. Comment un pays semi-colonial peut-il supporter un tel poids, une telle exigence d’infrastructures ? C’est impossible. Les grandes villes expriment une croissance terriblement mauvaise, et elles vont s’effondrer sous le poids de leurs contradictions.
Nul « malthusianisme » ici, mais un simple constat matérialiste dialectique sur les méfaits de l’impérialisme sur la nature et l’humanité.
Car l’impérialisme laisse les pays opprimés dans leur développement inégal et au service de l’impérialisme, et se moque bien que ces pays soient bétonnés et que les masses vivent dans des conditions inhumaines.
La croissance de la population est un signe non pas de bien-être économique et social, mais une expression de l’arriération historique du mode de production.
Bien entendu, cela ne dérangerait pas les capitalistes, réformistes et révisionnistes de vivre dans un monde de béton. Mais nous communistes voulons un monde naturel.
Même si le capitalisme pouvait avoir raison, ce qu’il n’a pas, le monde qu’il propose est un monde où les mégalopoles ont avalé la nature.
Nous ne voulons pas de ce monde là, et le fait que nous l’assumons montre que nous avons compris les enjeux historiques, à l’opposé des réformistes et des pseudos révolutionnaires pour qui le socialisme est au mieux un « meilleur » système de répartition.
La planète subit des dommages terribles, et le socialisme doit intervenir ; la révolution mondiale établira un équilibre harmonieux avec la nature, la civilisation humaine reculera pour que la nature reprenne ses droits, les grandes villes disparaîtront !
lun, 29 août 2011 » Guerre impérialiste
Le complot impérialiste en Libye a un masque « démocratique »
En l’absence d’économie politique, le populisme se rattache à tout et n’importe quoi ; incapable de saisir la nature dialectique d’un processus, le populisme « espère » que toute action pourrait se transformer en « débordement » et là, comme par magie, il se passerait quelque chose.
La « révolution » libyenne est exemplaire de ce populisme, qui a tellement bien fonctionné qu’aujourd’hui les médias bourgeois ne s’en cachent même plus : c’est par centaines que des experts militaires français, britanniques (des SAS) et américains (de la CIA) agissent en Libye depuis le départ de la « révolution » libyenne.
S’ils peuvent se permettre cela, c’est parce que l’extrême-gauche a été neutralisée par les histoires de « massacres » de masse et une institution comme la « Cour pénale internationale » : à chaque fois tel ou tel dictateur serait un « petit Hitler » et par conséquent il serait justifié d’accepter passivement l’intervention impérialiste.
Depuis la première guerre du golfe contre l’Irak de Saddam Hussein, c’est la même rengaine impérialiste, qui vise justement à cacher le fait que le fascisme est le produit de l’impérialisme, et que les pires criminels sont les impérialistes.
L’opinion publique internationale a été « travaillée » dès le départ avec les médias affirmant que Kdhafi allait massacrer sa population, assassiner par milliers à Benghazi, bombarder Tripoli elle-même…
Mai si la Libye était un régime fasciste, c’était parce qu’il était dominé par une couche bureaucratique servant l’impérialisme mondial. Cette couche bureaucratique avait profité de la guerre froide pour se renforcer et gagner un semblant d’indépendance, puis ensuite Kadhafi a fait son « mea culpa » et rejeté le « terrorisme », mais sur le plan économique cela ne suffisait pas : il fallait que la couche bureaucratique cède bien plus.
Elle a refusé, alors l’occasion a fait le larron et le complot impérialiste s’est mis en branle pour faire chuter le régime de Kadhafi.
D’ailleurs, il est évident que le nouveau régime va vite être ultra-réactionnaire, la religion étant déjà considéré comme le principal socle juridique. Au folklore national-dictatorial de Kadhafi de la Libye semi-féodale semi-coloniale avec une forte bourgeoisie bureaucratique va succéder la modernité d’un État construit en tant que tel par l’impérialisme, avec une bourgeoisie bureaucratique affaiblie.
La base sociale ne change pas, mais les institutions passent directement sous la coupe de l’impérialisme. Voilà pourquoi non seulement on tombe de Charybe en Scylla, mais l’État libyen va devenir lui-même davantage réactionnaire, car « modernisé » et directement appuyé par l’impérialisme.
Voilà pourquoi il n’y a pas eu de « révolution » libyenne mais un changement de régime (comme en Egypte et en Tunisie) accompagné d’un changement de la bourgeoisie bureaucratique.
Mais si cela est une « révolution », alors le putsch de l’armée turque au service des USA pour renverser la bourgeoisie bureaucratique au service de l’Angleterre en était une aussi…
Et donc ceux qui s’imaginaient que la chute de Kadhafi serait, « d’une manière ou d’une autre », quelque chose de positif, en sont pour leurs frais : objectivement, la possibilité d’une révolution démocratique est encore plus difficile aujourd’hui, de par l’influence impérialiste, la présence de cadres des services secrets pour encadrer, les milices armées totalement patriarcales et encadrées par une bourgeoisie bureaucratique en formation, qui donne l’illusion de fonder quelque chose de « nouveau »…
Mao Zedong est très clair à ce sujet, quand il parle de guerre juste et de guerre injuste :
« L’histoire montre que les guerres se divisent en deux catégories: les guerres justes et les guerres injustes.
Toute guerre progressiste est juste et toute guerre qui fait obstacle au progrès est injuste.
Nous autres communistes, nous luttons contre toutes les guerres injustes qui entravent le progrès, mais nous ne sommes pas contre les guerres progressistes, les guerres justes.
Nous communistes, non seulement nous ne luttons pas contre les guerres justes, mais encore nous y prenons part activement.
La Première guerre mondiale est un exemple de guerre injuste; les deux parties y combattaient pour des intérêts impérialistes, et c’est pourquoi les communistes du monde entier s’y sont résolument opposés.
Voici comment il faut lutter contre une telle guerre: avant qu’elle n’éclate, il faut faire tous les efforts possibles pour l’empêcher, mais une fois qu’elle a éclaté, il faut, dès qu’on le peut, lutter contre la guerre par la guerre, opposer à une guerre injuste une guerre juste. « (De la guerre prolongée»)
En Libye, les deux partis en conflit servent les intérêts de la bourgeoisie bureaucratique, voilà pourquoi il était anti-populaire de parler de « révolution » libyenne alors qu’il s’agissait dès le départ d’une manœuvre impérialiste ! Vive l’économie politique marxiste-léniniste-maoïste qui permet de comprendre les manoeuvres impérialistes!
dim, 28 août 2011 » Guerre impérialiste
La « révolution » libyenne et ses responsables militaires islamistes
Voici donc qui est le « héros » de la bataille de Tripoli : Abdelhakim Belhaj. Cet homme qui a dirigé les forces « rebelles » lors de la prise de la ville, et est désormais le gouverneur militaire de la ville, s’appelle en réalité Abou Abdallah al-Sadek.
Abou Abdallah al-Sadek a été un djihadiste qui a combattu en Afghanistan contre l’invasion du social-impérialisme russe ; par la suite il a fondé le Groupe islamique combattant dont il était le chef.
Ce Groupe islamique combattant a par la suite été reconnu par Al-Quaeda.
C’est à ce titre que la CIA a traqué Abou Abdallah al-Sadek, pour finalement l’arrêter en Malaisie en 2003.
En 2004, il est remis à la Libye, puis est libéré en 2009 après avoir écrit avec d’autres responsables de son groupe un document considérant que le djihad contre Kadhafi n’était pas légal car le pays n’était pas occupé par des mécréants (ce qui du point de vue djihadiste est faux : Kadhafi reconnaît le Coran mais a la particularité unique de rejeter les hadiths, les « dires du prophète, ce qui court-circuite toute la juridiction religieuse).
Evidemment, Abou Abdallah al-Sadek a été un des premiers à participer à la « révolution » libyenne… Tout comme d’autres anciens membres de l’ex Groupe islamique combattant, qui ont de hauts postes militaires : Ismaël as-Salabi à Benghazi et Abdelhakim al-Assadi à Derna.
Cet exemple, ces exemples montrent clairement la nature de la pseudo révolution libyenne, qui a été dès le départ un complot impérialiste afin de renverser le régime de Kadhafi.
Rappelons également que la « révolution » libyenne a eu comme premier acte de véritables pogroms à Benghazi, les travailleurs immigrés d’Afrique noire étant les premières cibles des « révolutionnaires. »
Voilà la « révolution » libyenne : non pas des soviets, non pas un Parti Communiste à l’assaut de la réaction, mais un soulèvement impulsé par l’impérialisme par l’intermédiaire d’hommes de main islamistes et de bourgeois bureaucratiques.
Ce sont ces gens qui vont poser les assises du nouveau régime, qui sera tout aussi répressif que la « Jamahiriya » de Kadhafi (la Jamahiria, la république ou bien « Etat des masses », était en théorie une « démocratie directe » dont les principes ont été posé par Kadhafi dans son « Livre vert »).
Et la seule différence de fond avec Kadhafi est que le régime entier sera comprimé par l’impérialisme depuis le début, alors que Kadhafi symbolisait un nationalisme arabe bureaucratique mais issu du rêve bourgeois arabe.
La « révolution » libyenne est la preuve que l’impérialisme veut avoir les coudées franches, une pénétration du capital sans freins aucun. Et donc même des alliés comme Saddam Hussein en Irak ou Milosevic en Yougoslavie se font balayés s’ils s’avèrent récalcitrant pour une raison historique ou une autre.
C’est une preuve de la pression énorme que subit le capital, qui par conséquent doit encore plus pressuriser les pays opprimés. C’est cela qui fait que la réaction se fait toujours plus forte en Amérique latine, notamment en Colombie, ou encore en Inde. Le capitalisme par en haut s’impose, de manière bureaucratique, en alliance avec les féodaux des campagnes.
Le capitalisme tente d’avancer à marches forcées, il fait tout pour que son cycle se relance.
La pseudo « révolution » libyenne est juste un aléas de ce processus, et n’a rien à voir avec l’actualité véritable : la révolution socialiste, la révolution mondiale, le communisme !
sam, 27 août 2011 » Antifascisme
Etre de vrais tireurs d’élite …
Il n’est point de caractéristique générale du fascisme, si juste qu’elle soit par elle-même, qui nous dispensera de la nécessité d’étudier concrètement et de prendre en considération les particularités du développement du fascisme et des formes diverses de la dictature fasciste dans les différents pays et aux différentes étapes.
Dans chaque pays, il est nécessaire de scruter, d’étudier et de découvrir ce que le fascisme a de proprement national, de spécifiquement national, et d’établir, en conséquence, les méthodes et formes efficaces de lutte contre le fascisme.
Lénine nous mettait en garde avec insistance contre « la standardisation, l’ajustement mécanique, l’identification des règles tactiques, des règles de lutte ».
Cette indication est particulièrement vraie quand il s’agit de la lutte contre un ennemi qui exploite avec autant de raffinement, autant de jésuitisme les sentiments et les préjugés nationaux des masses ainsi que leurs inclinations anticapitalistes dans l’intérêt du grand Capital.
Un tel ennemi, il faut le connaître exactement et sous toutes ses faces.
Nous devons, sans le moindre retard, réagir contre ses manoeuvres variées, déceler ses subterfuges, être prêts à riposter sur n’importe quel terrain et à n’importe quel moment.
Il ne faut avoir aucun scrupule à apprendre même de l’ennemi, si cela nous aide à lui tordre le cou plus vite et plus sûrement.
Ce serait une erreur grossière que d’établir un schéma général du développement du fascisme applicable à tous les pays et à tous les peuples.
Un tel schéma ne nous serait d’aucun secours, il nous empêcherait au contraire de mener la lutte véritable.
C’est ainsi qu’on en arrive au surplus, à rejeter sans distinction dans le camp du fascisme des couches de la population qui, à condition qu’on les aborde de façon judicieuse, peuvent être, à un certain stade de développement, engagées dans la lutte contre le fascisme, ou tout au moins neutralisées.
Prenons, par exemple, le développement du fascisme en France et en Allemagne.
Certains communistes estiment qu’en France le fascisme ne peut en général se développer aussi facilement qu’en Allemagne.
Qu’y a-t-il dans cette affirmation d’exact et qu’y a-t-il d’erroné ?
Il est exact que les traditions démocratiques n’étaient pas, en Allemagne, aussi profondément enracinées qu’elles le sont en France, dans ce pays qui, aux XVIIIe et XIXe siècles, est passé par plusieurs révolutions.
Il est exact que la France est un pays qui a gagné la guerre et imposé le système de Versailles à d’autres pays; qu’en France il n’existe pas dans les masses ce sentiment national blessé qui a joué un rôle si important en Allemagne.
Il est exact que les masses fondamentales de la paysannerie en France sont animées d’un état d’esprit républicain, antifasciste, surtout dans le Midi, à la différence de l’Allemagne où, dès avant l’arrivée du fascisme au pouvoir, une partie considérable de la paysannerie se trouvait sous l’influence des partis réactionnaires.
Mais, en dépit des différences qui existent dans le développement du mouvement fasciste en France et en Allemagne, en dépit des facteurs qui mettent des entraves à l’offensive du fascisme en France, ce serait faire preuve de myopie que de ne pas voir la croissance ininterrompue, dans ce pays, du danger fasciste et de sous-estimer la possibilité d’un coup d’Etat fasciste.
Il existe en France de nombreux facteurs qui, d’autre part, favorisent le développement du fascisme.
N’oubliez pas que la crise économique commencée en France plus tard que dans les autres pays capitalistes, continue à s’approfondir et à s’aggraver, et cela facilite singulièrement le déchaînement de la démagogie fasciste.
Le fascisme français possède dans l’armée, parmi les officiers, de solides positions telles que les nationaux-socialistes n’en possédaient pas dans la Reichswehr avant leur arrivée au pouvoir.
En outre, il n’y a peut-être pas de pays où la corruption du régime parlementaire ait pris des proportions aussi monstrueuses, et où elle ait provoqué une indignation des masses aussi grande qu’en France.
C’est là-dessus, comme on sait, que les fascistes français spéculent démagogiquement dans leur lutte contre la démocratie bourgeoise.
N’oubliez pas non plus que la crainte aiguë de la bourgeoisie française de perdre son hégémonie politique et militaire en Europe favorise également le développement du fascisme.
Il s’ensuit que les succès du mouvement antifasciste en France, dont Thorez et Cachin nous ont parlé ici et dont nous nous réjouissons de tout notre coeur, ne sauraient encore être envisagés, loin de là, comme une preuve que les masses travailleuses ont réussi à barrer définitivement la route au fascisme.
Il faut, une fois de plus, souligner avec insistance toute l’importance des tâches de la classe ouvrière française dans la lutte contre le fascisme, tâches que j’ai déjà indiquées dans mon rapport.
Il est dangereux également de se faire des illusions sur la faiblesse du fascisme dans d’autres pays où il ne dispose pas d’une large base de masse.
Nous en avons des exemples tels ceux de la Bulgarie, de la Yougoslavie, de la Finlande, où le fascisme, tout en manquant de base large, n’en est pas moins arrivé au pouvoir en s’appuyant sur les forces armées de l’Etat, et où il a cherché ensuite à élargir sa base en se servant de l’appareil d’Etat.
Dutt avait raison d’affirmer qu’il existait dans nos rangs une tendance à considérer le fascisme « en général », sans tenir compte des particularités concrètes des mouvements fascistes dans les différents pays et en taxant à tort de fascisme toutes les mesures réactionnaires de la bourgeoisie, ou même en qualifiant tout le camp non communiste de camp fasciste.
Loin de renforcer la lutte contre le fascisme, tout cela l’a, au contraire, affaiblie.
Or, il subsiste encore maintenant des vestiges de l’attitude schématique à l’égard du fascisme.
N’est-ce pas une manifestation de cette attitude schématique que l’affirmation de certains communistes assurant que l’ « ère nouvelle » de Roosevelt représente une forme encore plus nette, plus aiguë de l’évolution de la bourgeoisie vers le fascisme que, par exemple, le « gouvernement national » d’Angleterre ?
Il faut être aveuglé par une dose considérable de schématisme pour ne pas voir que ce sont justement les cercles les plus réactionnaires du Capital financier américain en train d’attaquer Roosevelt, qui représentent, avant tout, la force qui stimule et organise le mouvement fasciste aux Etats-Unis.
Ne pas voir le fascisme réel prendre naissance aux Etats-Unis sous les phrases hypocrites de ces cercles en faveur de la « défense des droits démocratiques des citoyens américains », c’est désorienter la classe ouvrière dans la lutte contre son pire ennemi.
Dans les pays coloniaux et semi-coloniaux se développent également, comme on l’a signalé dans la discussion, certains groupes fascistes, mais, évidemment, il ne peut y être question du même genre de fascisme que nous connaissons en Allemagne, en Italie et dans les autres pays capitalistes. Là, il faut étudier et peser les conditions économiques, politiques et historiques tout à fait particulières, qui font et feront prendre au fascisme des formes spéciales.
Certains communistes qui ne savent pas envisager concrètement les phénomènes de la réalité vivante et qui souffrent de paresse d’esprit, remplacent l’étude minutieuse et approfondie de la situation concrète et du rapport des forces de classe par des formules générales qui ne disent rien.
Ils rappellent non point les tireurs d’élite qui frappent en plein but, mais ces « habiles » tireurs qui frappent systématiquement et infailliblement à côté du but et dont les coups portent tantôt plus haut, tantôt plus bas que le but, tantôt plus loin tantôt plus près de la cible.
Eh bien ! nous, nous voulons, en tant que militants communistes du mouvement ouvrier, en tant qu’avant-garde révolutionnaire de la classe ouvrière, être de vrais tireurs d’élite qui sans manquer un seul coup frappent en plein but.
Dimtrov, Pour l’unité de la classe ouvrière contre le fascisme
ven, 26 août 2011 » Antifascisme
Fascisme et concurrence au sein de la bourgeoisie : schéma général de l’exemple autrichien
S’il est un pays où les contradictions au sein de la bourgeoisie sautent aux yeux historiquement, c’est bien l’Autriche. L’affrontement durant les années 1930 de « l’austro-fascisme » et du national-socialisme témoignent de cette contradiction, de manière édifiante.
Naissance de la république
Avec l’effondrement de l’Autriche-Hongrie à la fin de la première guerre mondiale, l’Autriche s’est retrouvé privée de ses nombreuses colonies. Son identité fut profondément troublée par cette réalité : Vienne perdit une partie de ses habitants puisqu’elle n’était plus la capitale d’un empire, et l’ouverture vers le Danube qui constituait le fondement de l’identité de la dynastie des Habsbourg était totalement remise en cause.
La bourgeoisie était alors partisane du retournement vers l’Allemagne, alors que la classe ouvrière levait elle le drapeau de l’indépendance nationale et du socialisme. Un premier compromis fut effectué avec la fondation de la république allemande autrichienne, en 1918.
Un équilibre se fit entre les forces conservatrices, dominant les campagnes, et la social-démocratie autrichienne, extrêmement puissante et réalisant pratiquement 60% des voix aux élections à Vienne.
« Vienne la rouge » fut le principal laboratoire social-démocrate dans le monde, avec la généralisation de HLM, une politique extrêmement sociale, etc. Le symbole de la social-démocratie autrichienne consistait alors en « trois flèches » (marquant l’opposition aux communistes, au nazis et aux conservateurs cléricaux).
Mais tant la social-démocratie que les conservateurs disposaient de milices armées et la tension était palpable. Lorsqu’un procès se termina en 1927 par l’acquittement de deux anciens combattants ayant tué deux personnes lors d’un affrontement avec des sociaux-démocrate, une révolte s’en suivit, brutalement réprimée par la police (89 morts, des centaines de blessés).
Le Parti Communiste était alors extrêmement faible, principalement en raison de l’opposition totale que lui présentait la social-démocratie. Celle-ci prétendait vouloir instaurer la dictature du prolétariat et avait un programme de lutte de classes affirmée, mais lorsqu’en 1934 le parlement s’auto-dissous pour céder la place à l’austro-fascisme, la direction social-démocrate refuse de révéler les lieux des caches d’armes.
La rébellion armée communiste et socialiste est donc resté très faible, et a donc été noyée dans le sang, le régime austro-fasciste s’installant donc en février 1934.
L’austro-fascisme face au national-socialisme
Si l’on s’arrêtait là, on pourrait penser qu’il s’agit de l’instauration classique d’un régime clérical, conservateur, autoritaire, face au mouvement de masse. Or, c’est justement là que les contradictions au sein de la bourgeoisie montrent leur importance.
Quelques mois seulement après l’instauration du nouveau régime, les nationaux-socialistes d’Autriche tentent un putsch en juillet. Les nationaux-socialistes autrichiens étaient interdits depuis 1933, suite notamment à un attentat à la grenade contre une unité paramilitaire chrétienne-allemande (c’est-à-dire cléricale conservatrice, austro-fasciste).
Ils menèrent alors jusqu’en juillet pratiquement 150 attentats à l’explosif, avec en arrière-plan le soutien de l’Allemagne nazie.
Le putsch échoua devant la résistance populaire et l’appareil d’Etat, néanmoins le chancelier Dollfuss fut mortellement blessé, et remplacé par Schuschnigg. Dollfuss fut alors mis en avant comme icône de la nation autrichienne, comme « sauveur », le tout avec sous l’étroite supervision de l’Église.
Et cela, avec la bienveillance de l’Italie fasciste, qui appuyait l’austro-fascisme face à l’Allemagne nazie, empêchant même cette dernière d’intervenir directement en envoyant des troupes à la frontière tyrolienne (le Tyrol du sud, autrichien, étant occupé par l’Italie depuis 1918).
Car l’austro-fascisme et le national-socialisme représentait deux fractions au sein de la bourgeoisie autrichienne, aux intérêts devenus antagoniques. L’Autriche présente ainsi la particularité d’avoir connu non pas un seul fascisme, mais deux !
Nature de classe des fascismes en Autriche
L’austro-fascisme a été mis en place par le parti social-chrétien et les milices « patriotiques », unifiés en un « front patriotique. » Le Parti social-chrétien est né à l’époque de la monarchie en tant que représentant de la petite-bourgeoisie urbaine et des propriétaires terriens.
Son idéologie est dès le départ clérical – conservatrice et violemment antisémite. Soutenue par la monarchie pour contre le développement du mouvement ouvrier, elle réussit à prendre les commandes du pays au lendemain de la première guerre mondiale, tout d’abord en alliance avec la social-démocratie, puis avec les pangermanistes.
Les pangermanistes représentent la fraction de la bourgeoisie, libérale initialement, qui n’est pas liée à l’ouverture vers le sud-est de l’Europe. Opprimée par la monarchie des Habsbourg (qui depuis 1866 a définitivement tourné le dos à l’Allemagne) qui domine l’Autriche-Hongrie, cette bourgeoisie libérale a tenté de trouver des forces dans l’unité avec la bourgeoisie allemande, dont elle est extrêmement proche culturellement.
Par la suite, le mouvement pangermaniste s’est transformé en nationalisme réactionnaire, se faisant manipuler par l’impérialisme allemand visant l’annexion de l’Autriche.
C’est le communiste Alfred Klahr qui a analysé dans les années 1920-1930 cette contradiction, et compris que la nation autrichienne était alors en formation, sa naissance étant manipulée par les forces conservatrices-cléricales (ce qui aboutirait inévitablement à la défaite devant l’impérialisme allemand).
Une question encore actuelle
Aujourd’hui encore en Autriche, ces deux fascismes existent et représentent des courants extrêmement forts, en raison de l’absence de révolution démocratique à la fois reconnaissant la nation autrichienne et la dépassant dans le socialisme.
Tout comme au début de la république d’après 1918, le régime est fondé sur l’alliance de la social-démocratie et des chrétiens conservateurs (le symbole national est un aigle avec sur la tête un tour représentant la bourgeoisie, et dans ses pattes un marteau et une faucille, l’aigle se libérant de ses chaînes).
Dolfuss, l’auteur du putsch austro-fasciste de 1934 et assassiné par les nazis, a son portrait de marbre dans l’une des principales églises de Vienne et son portrait dans le club parlementaire des chrétiens conservateurs. La ville de Vienne s’occupe de sa tombe « d’honneur. »
A côté cette alliance (être fonctionnaire signifiait jusqu’aux années 1990 faire partie de l’un ou de l’autre parti), le « troisième camp » représenté par les pangermanistes s’est largement développé, notamment avec Jörg Haider.
Le parti pangermaniste, qui juridiquement ne peut pas l’être ouvertement, prône ainsi une union monétaire avec l’Allemagne, la Hollande et la Suède.
Cela témoigne des contradictions au sein de la bourgeoisie, qui dispose d’une fraction moderniste (la social-démocratie), d’une fraction conservatrice-cléricale et d’une fraction pangermaniste (ce à quoi il faut ajouter une petite fraction ultra-impérialiste purement autrichienne et monarchiste « paneuropéenne »).

jeu, 25 août 2011 » Révolution
PCMLM – Document n°7 Les masses font l’histoire, le Parti les dirige
PCMLM – Document n°7
Août 2011
Les masses font l’histoire, le Parti les dirige
1.Les enseignements des événements politiques dans les pays arabes
« Pour faire la révolution, il faut qu’il y ait un parti révolutionnaire.
Sans un parti révolutionnaire, sans un parti fondé sur la théorie révolutionnaire marxiste-léniniste et le style révolutionnaire marxiste-léniniste, il est impossible de conduire la classe ouvrière et les grandes masses populaires à la victoire dans leur lutte contre l’impérialisme et ses valets. » (Mao Zedong)
« Cinquièmement, il assure une forme d’organisation de l’avant-garde, c’est-à-dire la plus consciente, la plus énergique, la plus avancée des classes opprimées, paysans et ouvriers ; c’est donc un appareil au moyen duquel l’avant-garde des classes opprimées peut élever, éduquer, instruire et entraîner derrière soi toute la masse énorme de ces classes, qui a été jusqu’à présent en dehors de la vie politique, de l’histoire. » (Lénine)
« Le parti est nécessaire au prolétariat tout d’abord comme état-major pour la prise du pouvoir. Il est évident que, sans un parti capable de rassembler autour de lui les organisations de masse du prolétariat et de centraliser au cours de la lutte la direction de tout le mouvement, les ouvriers n’auraient pu réaliser en Russie leur dictature révolutionnaire. Mais le parti n’est pas nécessaire seulement pour l’instauration de la dictature ; il l’est encore davantage pour maintenir la dictature, la consolider et l’élargir afin d’assurer la victoire complète du socialisme. » (Staline)
Notre époque est celle de la révolution mondiale, et dans chaque pays le socialisme doit vaincre en étant porté par la classe ouvrière organisée en son Parti, le Parti Communiste, armé du matérialisme dialectique, hissant bien haut le drapeau du marxisme-léninisme-maoïsme.
Seule la classe ouvrière, classe la plus révolutionnaire de l’histoire, est capable d’arracher le monde à la domination de l’oppression et de l’exploitation capitalistes. Seule la classe ouvrière, classe transformant la matière et se transformant elle-même et en ayant conscience par la science matérialiste dialectique, est capable de porter le projet révolutionnaire conforme à notre époque.
Les mouvements de masse qui ont eu lieu dans les pays arabes confirment cette thèse ; ces mouvements n’ont pas été généré ni dirigé par la classe ouvrière, par son Parti Communiste ; ils n’ont pas porté en eux le socialisme, la lutte de classes allant jusqu’à la destruction du vieil État et la fondation du nouvel État, socialiste, fondé sur des rapports sociaux socialistes.
Il n’y a par conséquent pas eu de révolution socialiste, ni même de révolution démocratique telle qu’elle est nécessaire dans ces pays, et pour cause puisque le matérialisme dialectique enseigne que la révolution démocratique nécessite d’être dirigée par le Parti Communiste, se prolongeant de manière ininterrompue dans la révolution socialiste.
Les mouvements de masse dans les pays arabes ont été portés par la petite-bourgeoisie et la bourgeoisie nationale, mais avec l’impossibilité d’aller jusqu’au bout : la destruction du vieil État fasciste, qui s’est par conséquent simplement réorganisé.
Sur le plan de l’histoire, il n’y a pas eu de changement majeur, car la base économique n’a pas été modifié et le vieil État n’a pas été détruit.
En Libye, un phénomène différent a eu lieu ; le mouvement de critique du régime s’est directement transformé en soumission à différentes bourgeoisies impérialistes, transformant des composantes de la bourgeoisie nationale et de la petite-bourgeoisie en nouvelle bourgeoisie bureaucratique au service de l’impérialisme.
Appliquant les principes du défaitisme révolutionnaire, conformément aux principes léninistes, le PCMLM a levé le mot d’ordre : « pour la défaite de l’impérialisme français en Libye ! », mot d’ordre parfaitement juste et en contradiction avec la campagne anti-Kadhafi lancée sur une base bourgeoise par l’impérialisme et dont le mouvement de masse en Libye a fait sien les mots d’ordres.
La situation en Libye est la vérification pratique de la théorie marxiste-léniniste-maoïste qui affirme : « les masses font l’histoire, le Parti les dirige », car sans la direction du Parti, les masses ne font pas l’histoire ; en Libye, ce n’est pas l’histoire qui a été faite, mais simplement un changement de bourgeoisie bureaucratique.
Sans Parti Communiste dirigeant les luttes de classes, il n’y a pas de réalisation historique, voilà pourquoi est à l’ordre du jour dans chaque pays la reconstitution d’un Parti Communiste sur la base du marxisme-léninisme-maoïsme, avec également la constitution d’un noyau dur international unissant les communistes, embryon d’une nouvelle Internationale Communiste.
La situation en Libye n’est pas le fruit d’un mouvement de masse authentiquement révolutionnaire car dirigé par la classe ouvrière, mais le résultat d’une mobilisation organisée au service de puissances impérialistes, bref, d’une manoeuvre impérialiste.
Cela se vérifie au niveau de superstructure : l’appareil d’État nouvellement formé par les impérialistes, de l’idéologie et de la culture : nationale-féodale, comme de l’éducation : présence en force de la religion.
La nouvelle société libyenne mise en place par les puissances impérialistes dont la France ne sera pas différente en substance de l’ancienne dictature de Kadhafi.
2.La question essentielle : celle du pouvoir politique, du rôle dirigeant du Parti
« Le parti doit être l’avant-garde de la classe ouvrière. Il doit en grouper les meilleurs éléments, incarner leur expérience, leur esprit révolutionnaire, leur dévouement illimité à la cause du prolétariat. Mais pour remplir son rôle, il doit être armé de la théorie révolutionnaire, connaître les lois du mouvements, les lois de la révolution. Sinon, il n’est pas en état d’entraîner le prolétariat à sa suite et de diriger sa lutte. Il ne peut être un parti véritable s’il se borne à enregistrer ce que sent et pense la masse ouvrière et à suivre le mouvement spontané, routinier et indifférent à la politique ; s’il ne sait pas s’élever au-dessus des intérêts passagers du prolétariat et inculquer à la masse la conscience de classe. Il doit marcher en tête de la classe ouvrière, voir plus loin que cette dernière, entraîner à sa suite le prolétariat et non se traîner à sa remorque comme les partis de la IIe internationale , qui font ainsi du prolétariat l’instrument de la bourgeoisie. Seul, un parti conscient de son rôle d’avant-garde et capable d’élever la masse prolétarienne à la conscience de classe est en état de détourner la classe ouvrière de la voie du trade-unionisme et de la transformer en une force politique indépendante. Le parti est le chef politique de la classe ouvrière. » (Staline)
Le marxisme-léninisme-maoïsme enseigne que la seule perspective révolutionnaire est la fondation du Parti Communiste, qui alors mène la guerre populaire conformément à la réalité de son pays, afin de faire triompher la révolution (démocratique ou socialiste).
Cette loi universelle est valable dans tous les pays ; la tâche des communistes est de fonder l’État socialiste dans leur propre pays, afin d’en faire un bastion de la révolution mondiale.
Le trotskysme nie cette possibilité, affirmant l’impossibilité du socialisme dans un seul pays, tout comme il nie la possibilité de fonder le Parti Communiste sans le succès de la révolution à l’échelle planétaire.
Le trotskysme, sous quelque forme que ce soit, exprime par là son identité contre-révolutionnaire.
Le marxisme-léninisme-maoïsme affirme le caractère universel de la thèse de la construction du Parti Communiste et de son rôle dirigeant la révolution socialiste et la construction du socialisme.
Il n’est aucune situation où cette loi scientifique se verrait remise en cause par une révolte de masse », un « soulèvement », un « pouvoir populaire », « mouvement populaire », etc.
L’objectif communiste est la destruction du vieil État, de l’État bourgeois ; toute remise en cause de cet objectif stratégique sert la bourgeoisie, comme l’ont montré l’interprétation opportuniste du Front Populaire par le Parti Communiste (SFIC) en 1936 ou bien la signature des « accords de paix » au Népal par le Parti Communiste du Népal (maoïste).
Sans même attendre la période où se pose ouvertement la question du pouvoir, c’est une ligne opportuniste de droite que de prôner la négation du besoin d’un Parti Communiste avec un fondement théorique de niveau élevé et une centralisation politique.
Lénine a déjà critiqué cette critique apparemment de « gauche » et radicale, mouvementiste, et en fait de type centriste et capitulationniste.
Dans « La maladie infantile du communisme (le gauchisme) », Lénine nous enseigne que :
« Nier la nécessité du parti et de la discipline du parti, voilà où en est arrivée l’opposition. Or, cela équivaut à désarmer le prolétariat au profit de la bourgeoisie. Cela équivaut, précisément, à faire siens ces défauts de la petite bourgeoisie que sont la dispersion, l’instabilité, l’inaptitude à la fermeté, à l’union, à l’action conjuguée, défauts qui causeront inévitablement la perte de tout mouvement révolutionnaire du prolétariat, pour peu qu’on les encourage. »
Désarmer idéologiquement, tactiquement et en pratique les communistes : voilà la démarche de la ligne opportuniste de droite qui masque son activité derrière des grandes phrases sur l’importance de tel ou tel mouvement, de telle ou telle initiative populaire, etc.
Contre cette ligne opportuniste de droite, le Parti Communiste Marxiste-Léniniste-Maoïste réaffirme la nécessité de la construction du Parti, la nécessité d’élever sans relâche le niveau idéologique des communistes et des masses.
Le spontanéisme promet de grandes choses, mais il n’est que le masque de la bourgeoisie afin de liquider le Parti, sans qui les masses n’ont rien.
Libye : le complot impérialiste a triomphé, mais les masses arabes sauront générer un Parti Communiste développant la guerre populaire jusqu’à la libération nationale !
En avant dans la construction du Parti Communiste Marxiste-Léniniste-Maoïste, comme état-major et bastion inexpugnable de la révolution socialiste en France !
En avant dans la pour la culture et la civilisation face à la décadence du capitalisme agonisant !
Que partout les masses populaires adoptent le mot d’ordre du Parti : « Socialisme ou retombée dans la barbarie » !
jeu, 25 août 2011 » Féminisme
Pascal Bruckner, théoricien de la « baise » hypocrite à la française
L’affaire Strauss-Kahn est d’une grande importance pour nous, et nous reviendrons dessus dès que « DSK » aura donné « son » point de vue, alors que le procès aux USA n’aura pas lieu.
En attendant cela, voici un article exemplaire: « L’affaire DSK aura révélé une bien triste image de l’Amérique », publié par le quotidien bourgeois le Monde et écrit par le « philosophe » Pascal Bruckner. Il est intéressant de voir comment celui-ci y nie l’extrême importance de la violence contre les femmes (rien qu’hier éclatait le scandale du harcèlement sexuel à la RATP, dans la lignée des barbares « promotions canapés » à la française).
Il est intéressant de voir également comment la France est un pays marqué par le catholicisme, idéologie médiévale, et nie certains droits de l’individu (qualifiés de « puritanisme » anglo-saxon). Nous avons déjà parlé de l’importance de cette question culturelle, là aussi nous y reviendrons.
Enfin, il faut savoir que Pascal Bruckner, qui fait de la promotion de « l’émancipation sexuelle », a soutenu la guerre en Irak, signant un appel avec d’autrs intellectuels…
L’affaire DSK aura révélé une bien triste image de l’Amérique
Il y a quelques années, nous étions en vacances familiales sur une plage de Floride. Ma fille, alors âgée de deux ans, décida après une baignade d’ôter son maillot qui la gênait. Très vite une certaine agitation gagna les autres estivants qui nous regardaient avec embarras. Quelques minutes plus tard, un solide sheriff, bardé d’un arsenal capable de détruire une ville entière, vint nous apostropher : nous devions rhabiller la petite sous peine d’amende. Celle-ci, croyant à un jeu, commença à courir.Nous lui courrions derrière et le sheriff courrait derrière nous. Nous finîmes par la rattraper dans un grand éclat de rire mais le colosse en uniforme ne plaisantait pas : au pays de l’Oncle Sam, la nudité sur les plages est interdite, même pour les nourrissons.
L’Amérique du Nord, à l’évidence, a un problème avec le sexe qui vient de son héritage protestant mais elle veut en plus donner des leçons au monde entier. La qualifier de puritaine ne suffit pas car c’est un puritanisme retors, d’après la révolution des mœurs, qui parle le langage de la liberté amoureuse et coexiste avec une industrie pornographique florissante.
C’est très exactement un puritanisme lubrique : à quoi ont servi les affaires Clinton ou DSK ? A condamner l’érotisme pour mieux en parler, à se pourlécher des semaines, des mois durant de détails croquignolets, à évoquer la fellation, la semence, les organes génitaux avec une gourmandise faussement indignée. La jubilation obscène avec laquelle Kenneth Thompson a évoqué le vagin « agressé » de sa cliente Nafissatou Diallo est révélatrice à cet égard.
Dira-t’on que dans le cas de Bill Clinton, c’est le mensonge qu’on a sanctionné plus que la passade avec la stagiaire de la Maison Blanche ? C’est évidemment faux puisque Georges Bush a menti sur les armes de destruction massive en Irak, supercherie infiniment plus grave, et n’a pas été inquiété pour cela. Eut-il couché avec son assistante, on l’eut immédiatement condamné aux galères, à la roue, au fouet. Mais les crimes de sang sont moins graves, apparemment, que les outrages conjugaux.
Il semble que l’establishment médiatique d’outre-Atlantique, si prompt à condamner la France à travers l’un de ses représentants, ait déjà oublié les tortures d’Abou Grahib : des grappes d’hommes nus entassés les uns sur les autres ou forcés de se masturber, sous les ordres, notamment, de la sergente Lynndie England qui en tenait certains en laisse (les femmes, en position de pouvoir ne sont pas meilleures que les hommes, on le sait depuis le nazisme).
La torture existe partout, même dans les nations démocratiques, mais seul un pays malade de sa sexualité peut imaginer de tels sévices. On s’étonnera par ailleurs que Dick Cheney et Donald Rumsfeld, soupçonnés de corruption et d’incitation aux interrogatoires violents, n’aient pas été poursuivis, après 2008, par la justice de leur pays toujours encline à sanctionner la moindre peccadille amoureuse.
Punir la France pour l’Irak, pour Roman Polanski, pour les lois sur le voile et le niqab, mettre au pas cette nation récalcitrante qui s’entête dans ses mœurs dissolues, tel est le sens ultime de l’affaire DSK au moment où l’Amérique mord la poussière et cherche des boucs émissaires commodes à son déclin. Un exemple entre mille ?
Dans le très sérieux magazine Newsweek du 29 juillet dernier, la correspondante Joan Buck explique à ses lecteurs la sexualité archaïque des Français : chez les barbares gaulois, les femmes journalistes couchent avec tous les hommes politiques, par plaisir et aussi pour garantir leurs sources, le droit de cuissage est une institution, des stations services aux bureaux, les secrétaires doivent faire des gâteries à leurs employeurs pour garder leur boulot, toutes les personnes de sexe féminin sont qualifiées de « salopes » et le pays oscille en permanence entre le marquis de Sade et Simone de Beauvoir. On se pince, on se frotte les yeux, non on n’est pas en train de lire un numéro de la Pravda datant de la guerre froide.
Il est navrant que dans l’Hexagone, tant de médias, tant de grands esprits, tétanisés par l’événement, nous aient exhorté au repentir national sans effectuer eux-mêmes la moindre enquête sérieuse. Nous avions couvé un monstre en notre sein, nous devions expier notre machisme congénital.
Il s’est passé en effet aux Etats-Unis un phénomène singulier qui n’a pas touché l’Europe : l’alliance du féminisme et de la droite républicaine, ultra conservatrice. Ces deux forces se sont unies, au nom d’intérêts différents, pour refermer le couvercle ouvert par les années 60-70. Voilà pourquoi tant d’intellectuelles féministes, telle une Joan Scott spécialisée dans le frenchbashing, sont devenues de purs et simples propagandistes du département d’Etat, chargées de promouvoir urbi et orbi l’American way of life.
Cela explique l’ambiance de maccarthysme moral qui touche là-bas les choses de l’amour et dont les Américains les plus lucides s’alarment depuis longtemps. Dès le début des années 90, pour tout professeur étranger venant enseigner à l’université, de strictes consignes furent édictées : ne jamais recevoir une étudiante dans une pièce fermée à moins d’enregistrer la conversation, ne pas prendre l’ascenseur seul avec l’une d’elles et bien entendu ne pas entretenir une relation avec une femme de la faculté, même majeure et consentante, sous peine de renvoi immédiat. Les relations de travail dans les bureaux sont elles-mêmes assujetties à un certain nombre de règles : éviter les tenues trop seyantes, les conversations équivoques, les propos déplacés, s’engager à ne pas nouer de relations intimes entre collègues à moins de les conclure par un mariage.
On se souvient peut-être de cette université de l’Ohio qui avait tenté au début des années 90, appuyée par la principale organisation féministe de l’époque, de promulguer une charte réglementant l’acte intime entre étudiants : ceux-ci devaient en prévoir par écrit toutes les étapes jusqu’au moindre détail, toucher ou non les seins, enlever le corsage et faire enregistrer ce programme devant un responsable. La proposition, heureusement, ne fut pas retenue. Cette codification folle est le lot d’une société paniquée, dépourvue de toute culture amoureuse et qui veut imposer une police du désir à tous.
De quoi s’agit-il en l’occurrence ? De redoubler la condamnation des plaisirs par la criminalisation de l’acte hétérosexuel : tout homme est un violeur en puissance, toute femme une victime potentielle. Le compliment est la première étape du harcèlement, la drague un viol anticipé, la galanterie un euphémisme pour dissimuler la volonté de prédation. La chair est corruptrice, le désir dangereux. Même si DSK était acquitté, il resterait coupable : sa faute se déduit de son statut. Mâle blanc, riche et européen, c’est-à dire décadent, il ne peut être autre chose qu’un agresseur compulsif. Il n’y a pas que les hommes politiques aux Etats-Unis à être poursuivis par l’indiscrétion médiatique (les deux dernières victimes de cette chasse sont l’élu démocrate Anthony Weiner coupable d’avoir envoyé des photos de ses appâts virils via Twitter à des dames rencontrées en ligne et Arnold Schwarzenneger, père d’un enfant illégitime obtenu avec sa bonne).
N’importe quel Américain peut tomber à un moment ou à un autre sous les fourches caudines de cette inquisition démocratique. A la réprobation compréhensive de l’adultère en France répond sa condamnation outre-Atlantique : c’est plus qu’un faux pas, une faute qui mérite sanction judiciaire et rééducation psychiatrique. Certains groupes de soutien aux femmes ou aux hommes trompés comparent le traumatisme ressenti lors d’une incartade à celui des attentats du 11-Septembre. La trahison conjugale est du même ordre qu’une trahison nationale,c’est une violation du pacte qui lie ensemble tous les citoyens. Il existe sur la côte Est une émission quotidienne du matin qui relate des cas d’infidélité conjugale, mêlant anathème public pour les coureurs et humiliation pour les maris trompés à qui l’on brandit, par exemple, des tests ADN prouvant que leur enfant n’est pas d’eux.
Entendons-nous : de part et d’autre de l’Atlantique le viol est un crime, le harcèlement un délit et c’est un progrès objectif. De part et d’autre, les tensions entre hommes et femmes, consécutives à l’émancipation, demeurent et s’exacerbent parfois. Mais tandis qu’aux Etats-Unis, cette coexistence semble toujours au bord de la guerre, sous l’œil vigilant des avocats prêts à faire les poches des époux désunis, l’Europe latine semble mieux protégée de ce fléau par une culture ancienne de la conversation et une tolérance aux faiblesses humaines.
Le pari de la France, c’est de composer avec les ambivalences du cœur, de civiliser le désir à partir de ses impuretés tout en respectant l’intimité des personnes. Aux Etats-Unis, la sexualité est le biais par lequel chaque citoyen devient potentiellement la propriété des autres. La vie privée disparaît, l’impératif de transparence conduit au triomphe de l’hypocrisie et à la surveillance de tous par chacun.
L’effet désastreux du cas Strauss-Kahn, s’il est confirmé que la plaignante n’a pas dit la vérité, c’est qu’il va disqualifier les vraies victimes qu’on soupçonnera de mensonges et de vénalité. Ni les médias ni la justice ne sortiront grandis de cette histoire même si le procureur Cyrus Vance a eu l’honnêteté, dès juillet, de reconnaître la minceur du dossier. N’espérons pas qu’en cas de non-lieu, les grands organes de presse de la côte Est, qui ont lynché l’ancien directeur du FMI avant même qu’il ne soit jugé, présenteront leurs excuses. Touristes français qui partez outre-atlantique, soyez prudents ; si jamais vous prenait l’envie de batifoler avec un ou une autochtone, munissez-vous d’une décharge officielle : que votre partenaire, mâle ou femelle, reconnaisse par écrit qu’il vous autorise à jouir de son corps. Nous avons beaucoup de choses à apprendre de nos amis américains mais certainement pas l’art d’aimer. »
mer, 24 août 2011 » Guerre impérialiste
« A bas Kadhafi ! À bas le CNT ! » : un slogan idéaliste qui se fonde sur l’opportunisme
La honte continue : l’extrême-gauche ayant participé à la mobilisation anti-Kadhafi (comme si cela avait un sens en France!), elle est obligé de continuer sur sa lancée et d’inventer un mouvement populaire qui serait en contradiction avec le « Conseil national de transition » (CNT).
Mis tout depuis le départ a été organisé par l’intermédiaire de ce « CNT » organisé de bout en bout par les impérialistes.
Aujourd’hui est attendu à Partis le chef du conseil exécutif du CNT, Mahmoud Jibril, « invité » par Sarkozy.
Et le quotidien conservateur Le Figaro explique ouvertement :
« Paris a été la première capitale à reconnaître le CNT comme autorité légitime de Libye. La création d’un fonds par le groupe de contact lui a donné les moyens de financer son fonctionnement et ses opérations. »
C’est on ne peut plus clair. D’ailleurs, rien qu’en juin il y a eu le déblocage de 290 millions d’euros pour le « CNT », sous forme de prêts..
Voilà pourquoi le slogan « à bas Kadhafi ! À bas le CNT ! » lancé désormais à l’extrême-gauche pour tenter de sauver la face est ridicule. Qui a dit « à bas Kadhafi » a participé tout simplement au projet français de guerre impérialiste, voilà tout.
La contradiction principale était avec le pseudo « CNT », invention impérialiste (et principalement de l’impérialisme français). La contradiction avec Kadhafi était secondaire.
Encore fallait-il pour comprendre cela disposer d’une économie politique sérieuse, comprenant que la révolution n’est pas un processus « spontané », que le « pouvoir populaire » cela n’existe pas en soi, car sans Parti Communiste armé du matérialisme dialectique, sans Parti dirigeant, il n’y a rien !
Comme quoi, inversement, tous ceux qui ont mené campagne contre Kadhafi sont clairement influencés par le trotskysme, le principe de la « révolution permanente. »
Car le NPA dit la même chose que les anti-Kadhafi qui « découvrent » que le « CNT » est « mauvais » et les trotskystes pavent même la voie à la prochaine campagne impérialiste en appelant… au renversement du régime syrien.
Voici le communiqué du NPA :
Communiqué du NPA. Kadhafi tombé, aux populations de décider !
Les 15 et 16 février dernier, après la chute de Ben Ali et de Moubarak, c’était au tour de la Libye de voir se développer un mouvement populaire contre une dictature vieille de 42 ans.
C’est l’arrestation d’un militant des droits de l’homme, à Benghazi, qui déclencha des émeutes pour exiger sa libération, avec comme réponse de Kadhafi une violente répression.
Ce fut l’effet inverse qui se produisit : la résistance, la libération de Benghazi du joug des représentants de Kadhafi et l’extension de la révolte aux villes et régions avoisinantes.
Les processus révolutionnaires en cours en Tunisie et en Egypte étaient passés par là et avaient donné le courage de résister à la répression.
Durant ces 6 derniers mois, la révolte s’est développée et en même temps, sous couvert d’une résolution de l’ONU, un mois plus tard, les pays membres de l’OTAN ont voulu s’accaparer le processus en cours par une intervention militaire aérienne. Le NPA a condamné cette intervention. Leurs objectifs étaient clairs : faire oublier leur soutien jusqu’au bout, passé et présent, aux dictatures en place, mettre la main sur un pays riche en ressources pétrolières et gazières.
La chute du dictateur Kadhafi est une bonne nouvelle pour les peuples. Le NPA est entièrement solidaire du processus révolutionnaire qui continue dans la région arabe. Pour achever ce processus les peuples auront besoin de vaincre les deux visages de la contre révolution : celui des dictatures, à commencer par celle de Bachar al Assad en Syrie, et celui de la confiscation de leur destin par les puissances impérialistes.
C’est une nouvelle vie qui s’ouvre pour le peuple libyen. La liberté, les droits démocratiques, l’utilisation des richesses dues aux ressources naturelles pour la satisfaction des besoins fondamentaux du peuple sont maintenant à l’ordre du jour.
Le 21 août 2011.
Affirmer « c’est une nouvelle vie qui s’ouvre pour le peuple libyen » est totalement mensonger, et ce mensonge se fonde sur les fantasmes d’une révolte « populaire » qui pourrait aboutir à un processus « démocratique. »
C’est là une conception totalement anti-marxiste, totalement opposé aux enseignements léninistes sur la nécessité du Parti.
Et on peut déjà deviner ce que dira le NPA par la suite : voici par exemple ce que dit en ce moment le NPA sur la Tunisie.
Le NPA est bien obligé de reconnaître que rien n’a changé (dans l’article « La révolution tunisienne au creux de la vague » ):
Six mois après le déclenchement de la révolution populaire en Tunisie et le départ de Ben Ali,
le chemin à parcourir pour un véritable État démocratique est encore long. Le pouvoir en place, constitué de nombreux anciens collaborateurs de l’ancien dictateur, berce le peuple d’illusions tout en réprimant grèves et manifestations. Le processus révolutionnaire peut et doit se reconstruire.
C’est absurde, car il n’y a pas de révolution sans Parti ; « sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire. »
L’exemple tunisien et libyen doit rester dans les mémoires comme une démonstration du rôle anti-marxiste des populistes fantasmant sur un processus révolutionnaire se déroulant « au-delà » de la révolution guidée par le Parti Communiste.
L’extrême-gauche, petite-bourgeoise et anti-Parti, a été à l’avant-garde du social-chauvinisme et de la justification de l’intervention impérialiste.
mar, 23 août 2011 » Antifascisme
Fascisme et concurrence au sein de la bourgeoisie : schéma général de l’exemple finlandais
Les révolution russe et chinoise ont été les plus grandes révolutions socialistes jusqu’à présent. Et souvent on pense à l’Allemagne (avec Rosa Luxembourg) ou à l’Espagne (avec la république antifasciste) quand on recherche une révolution de cette dimension, touchant tout le pays, tous les aspects sociaux, culturels, idéologiques.
La révolution finlandaise de 1918 a pourtant été une révolution de grande importance historique, d’une ampleur gigantesque. Si elle a échoué, de nombreuses leçons sont à en tirer, et notamment par rapport aux contradictions au sein de la bourgeoisie.
La révolution nationale « par en haut »
La Finlande, pays nordique mais non scandinave, a historiquement été une colonie de la Suède à partir de 1249; le finnois était la langue de la paysannerie et du clergé l’encadrant idéologiquement, alors que l’aristocratie était d’origine suédoise.
Lorsque la Russie obtient à partir de 1809 le contrôle de la Finlande, l’aristocratie suédoise change d’orientation et afin d’avoir une base populaire pour l’appuyer, lance le mouvement fennomane, prônant l’adoption de la langue finnoise.
En fait, voyant l’indépendance de la Finlande comme inéluctable, la bourgeoisie suédoise (de Finlande) a pris la direction du mouvement national-bourgeois.
Ainsi, le projet de Finlande indépendante était, tout comme les revendications culturelles, porté par la bourgeoisie suédoise (de Finlande) et ses intellectuels.
Le développement du capitalisme en Finlande amena alors l’émergence d’une bourgeoisie libérale, représentée par les « moineaux » dirigés par Kaarlo Juho Ståhlberg et tournée vers le Royaume-Uni et la France.
La bourgeoisie conservatrice, quant à elle, étaient tournées vers l’Allemagne, étaient alors représentées par les « hirondelles » dont le dirigeant était Pehr Evind Svinhufvud af Qvalstad.
Ståhlberg et Svinhufvud sont deux noms suédophones : au sein de la bourgeoisie suédoise de Finlande (historiquement portée par la Suède colonisatrice), il y avait ici d’un côté une fraction partisane du statu quo, de l’autre une fraction partisane « que tout change, afin que rien ne change. »
L’effondrement de la Russie
Avec la révolution russe de 1917, la Finlande passe sous le contrôle de l’Allemagne impériale, avec par conséquent le renforcement politique des « hirondelles. » Le parlement élit un roi, qui n’est autre que… le beau-frère de l’empereur allemand!
Mais l’effondrement de la monarchie allemande empêcha la réalisation de ce projet et il n’y eut d’autres choix que celui de la république bourgeoise.
La bourgeoisie libérale l’emporta ainsi sur le plan des institutions, mais il restait un problème essentiel: la force du Parti Social-Démocrate.
Sur le plan électoral, ce dernier avait la moitié des votes du pays; il était alors, dans le monde, le parti révolutionnaire le plus ancré dans la classe ouvrière; ses capacités d’organisation étaient énormes et l’agitation bolchevik en Russie prônait l’exemple révolutionnaire.
La tension énorme qui s’ensuivit produisit une situation de guerre civile, avec deux pouvoirs parallèles – rouge et blanc – se développant parallèlement à l’effondrement du régime russe. Finalement, le pays fut coupé en deux, avec globalement un Sud rouge affrontant un Nord blanc.
La question nationale et son importance
Il faut bien voir que le Parti Social-Démocrate n’a pas choisi le camp de la guerre civile, au grand dam de Lénine (qui fut réfugié un temps dans ce pays) et de Staline (qui fut présent dans ce pays pour pousser la ligne révolutionnaire).
La direction social-démocrate chercha toujours un compromis avec la bourgeoisie libérale, et à cela s’ajouta un autre problème: les sociaux-démocrates avaient perdu leur hégémonie dans la question nationale.
La bourgeoisie n’était intéressée que par une autonomie de plus en plus grande vis-à-vis de la Russie, en raison de ses liens avec le marché économique de ce pays. Le mouvement fennomane devait renforcer cette autonomie.
Les sociaux-démocrates avaient eux levé le drapeau de l’indépendance, mais la révolution d’Octobre 1917 bouleversait cette ligne d’affrontement frontal avec la Russie.
L’initiative revint donc aux armées blanches, qui se transformèrent les premières en « armée blanche finlandaise. » Celle-ci était bien organisées, profitant notamment des 1.500 « jäger », finlandais s’étant enrôlés dans les rangs allemands durant la première guerre mondiale impérialiste et formant une troupe d’élite; l’Allemagne impériale envoya même directement des troupes (qui prirent notamment Helsinki).
A cela s’ajoute un appui suédois: la direction militaire des troupes blanches profita de 84 officiers suédois volontaires, ainsi que d’officiers finlandais de l’armée russe, notamment le Baron Carl Gustaf Emil Mannerheim, qui parlait très mal le finnois et devint pourtant le chef des armées blanches et la principale figure « nationale » finlandaise.
Et surtout, les armées blanches purent se présenter comme un mouvement de libération nationale, ce qui lui garantissait une base populaire très importante, notamment dans les campagnes.
La guerre civile
Les garde-rouges avaient donc un temps de retard, tant politiquement que militairement. Les ouvriers ne disposaient pas d’expérience militaire et encore moins de direction éprouvée sur ce plan, la guerre civile n’ayant pas été le choix historique du Parti Social-Démocrate.
Les bolcheviks n’avaient également pas les moyens d’aider réellement militairement les sociaux-démocrates de Finlande, à part en fournissant des armes. Et les bastions ouvriers se situant au Sud du pays, sur la côte, l’intervention allemande représentait un danger énorme.
La guerre civile qui dura du 27 janvier 1918 au 15 mai de la même année résulta ainsi par la défaite des rouges, notamment après la bataille dans la ville ouvrière de Tampere, en avril 1918.
La terreur blanche, systématique pendant la guerre civile, fut d’une échelle supérieure à celle pratique en Hongrie à la même époque. Les exécutions sommaires se pratiquèrent par centaines.
Si officiellement il y eut un peu moins de 30.000 rouges tués durant la guerre civile (ainsi que 80.000 prisonniers), il faut plutôt tabler sur un chiffre de 100.000, sur une population de moins de trois millions de personnes.
Les contradictions au sein de la bourgeoisie se maintiennent
Après la victoire sur les rouges, on aurait pu s’attendre à ce que soit la bourgeoisie conservatrice, représentée par Mannerheim, qui prenne les rênes du pays. Mais cela n’était pas possible, car seuls les « moineaux » étaient capables de porter le projet juridique d’une nation indépendante.
C’est donc la fraction libérale de la bourgeoisie qui organisa la Finlande, et Ståhlberg devient le premier président.
Mais afin de maintenir cette position, la bourgeoisie libérale avait besoin d’un contre-poids face à la bourgeoisie conservatrice. Elle le trouva dans la social-démocratie, l’intégrant dans les institutions, par l’intermédiaire des syndicats, et isolant les communistes.
La bourgeoisie libérale organisa également une réforme agraire et une démocratie parlementaire sur le modèle franco-anglais. La définition reste « suédoise », puisque le suédois, parlé quelques pour cent de la population, est une langue obligatoire au même titre que le finnois.
Cependant, cette démarche libérale ne pouvait pas satisfaire la bourgeoisie conservatrice. Si le développement du capitalisme mettait celle-ci de côté, l’Allemagne étant également affaiblie, la crise économique et le retour de l’impérialisme allemand la relancèrent sur la scène politique.
Le bastion ultra-réactionnaire de la région de l’Ostrobotnie du Sud, paysan et religieux, ayant largement donné sa part au mouvement des « jäger » combattant en Allemagne durant la guerre 1914-1918, donna alors naissance au mouvement fasciste.
A l’occasion d’un meeting de la Jeunesse Communiste dans la ville de Lapua en 1929, un mouvement anti-communiste se lança : le mouvement de Lapua, Lapuan liike (dont le symbole était un homme avec une massue se tenant sur un ours).
Les imprimeries communistes furent détruites dans les villes d’Oulu et de Vaasa, et 12 000 hommes marchèrent sur Helsinki, dans une mobilisation générale anti-communiste.
La presse communiste fut alors interdite; 400 meetings de gauche furent interrompus dans la violence par les fascistes. Des centaines d’activistes communistes furent kidnappés et battus, voire tués, ou encore abandonnés à la frontière avec l’URSS.
Coup d’État
S’il n’y avait pas de contradictions au sein de la bourgeoisie, le mouvement aurait pu s’arrêter là, par la répression anti-communiste. Ce ne fut pas le cas, bien sûr.
Le représentant de la bourgeoisie libérale, Kaarlo Juho Ståhlberg, qui avait donc été lui-même le premier président, fut ainsi même enlevé avec sa femme et déposé non loin de l’URSS.
Puis le mouvement força le ”collège des électeurs” à choisir comme président Pehr Evind Svinhufvud, le représentant de la bourgeoisie conservatrice.
Et le 27 février 1932, 400 gardes blancs interrompirent avec des armes un meeting social-démocrate à Mäntsälä. Le mouvement de Lapua rejoint alors le mouvement, et le Général Wallenius, ancien chef d’État-major, tente alors un putsch.
Exactement comme lors de la naissance de la 5ème république en France, Svinhufvud apparaît alors comme « sauveur », absous les putschistes saut les dirigeants, et peut conduire la Finlande à l’alliance avec l’Allemagne nazie durant la seconde guerre mondiale, avec également le retour au premier plan de Mannerheim.
lun, 22 août 2011 » Guerre impérialiste
Le triomphe impérialiste français en Libye est une honte
Le régime libyen s’effondre donc pour de bon : c’en est fini de Kadhafi, qui a dirigé le pays pendant 41 années.
Tripoli « libérée » : c’est une opération rondement menée pour les impérialistes, qui ont organisé les « rebelles » et les ont soutenu militairement depuis le départ pour que le régime change.
C’est une très grande victoire pour Sarkozy et l’impérialisme français.
Et cela avec l’appui de l’extrême-gauche française, qui s’est largement mobilisé pour soutenir la « révolution libyenne. »
Quelle révolution ? Il s’agit clairement d’une manœuvre impérialiste depuis le départ !
Cette « révolution » a eu dès son origine comme centre le « Conseil National de Transition », organisme fantoche monté par les impérialistes, avec d’ailleurs des hauts cadres du régime de Kadhafi !
Toute l’extrême-gauche a pourtant parlé de la « révolution libyenne » qui serait populaire et qu’il faudrait soutenir. Elle a appelé à renverser Kadhafi, jouant un rôle dans l’opinion publique qui a été favorable à l’intervention impérialiste.
L’extrême-gauche a manifesté son soutien à la « révolution » et dès le départ, et depuis le NPA jusqu’à Europe Ecologie, ont exigé que le « Conseil National de Transition » soit soutenu (voir ici: Le Conseil National de Transition, cheval de Troie des impérialistes, appuyé par l’extrême-gauche française).
Ce « Conseil National de Transition », montage impérialiste, a ensuite ouvertement profité de l’appui de l’impérialisme français (Le CNT libyen à l’Elysée), ce qui n’a pas dérangé l’extrême-gauche: même lorsque l’intervention impérialiste a été critiqué, il y a eu la conception fantasmatique comme quoi il y avait une « révolution » en Libye (par exemple Voie Prolétarienne ici).
Nous avons déjà souligné le caractère totalement anti-marxiste d’une telle conception (voir Comprendre ce qui se passe en Libye nécessite de comprendre ce qu’est un État, ainsi que le document n°3 du PCMLM). Les appels à renverser Kadhafi témoignent de l’opportunisme des populistes qui ont espéré « surfé » sur la révolte dans les pays arabes, qui ont espéré prendre le « train en marche. »
Le train qu’ils ont pris, c’est celui de l’impérialisme.

dim, 21 août 2011 » Révolution
Le refus de la ligne rouge, de la ligne de la démarcation
Le refus de la ligne rouge, de la ligne de la démarcation, est une caractéristique de la petite-bourgeoisie. Lénine enseignait que sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire : la petite-bourgeoise nie cela, tout comme elle nie la révolution comme processus dirigé et organisé.
C’est déjà, pour des éléments petite-bourgeois, une question de confort. Tenir un blog, faire de la propagande à la mode populiste, participer à un syndicat… tout cela n’engage pas l’individu sur tous les plans.
C’est un programme individuel « à la carte », la « révolution » en version consommation. Si l’on regarde par exemple le journal « Partisan », il est bien spécifié que les articles ne reflètent que le point de vue de l’auteur.
Or, « Partisan » est réalisé par « Voie prolétarienne » qui se veut léniniste : pourtant, le léninisme enseigne le principe de l’organe de presse centralisé…
Mais, finalement, on retrouve la même chose partout, et cette démarche opportuniste a été au cœur du renforcement durant les années 1990 du syndicalisme révolutionnaire et de l’anarcho-syndicalisme, puis de structures comme le NPA.
Seul le PCMLM a réussi à s’extirper de ce bourbier individualiste et de cette logique anti-scientifique, anti-intellectuel. Et cela par principe léniniste.
Voici par exemple ce que dit Lénine, dans un article sur Karl Marx en 1914 :
« Ayant discerné, dès 1844-1845, l’une des principales lacunes de l’ancien matérialisme, qui n’avait pas su comprendre les conditions, ni apprécier la portée de l’activité pratique révolutionnaire, Marx accorda durant toute sa vie, parallèlement à ses travaux théoriques, une attention soutenue aux questions de tactique de la lutte de classe du prolétariat.
Toutes les oeuvres de Marx fournissent à cet égard une riche documentation, en particulier sa correspondance avec Engels, publiée en 1913, en quatre volumes. Cette documentation est encore loin d’être entièrement recueillie, classée, étudiée et analysée. C’est pourquoi nous devrons nous borner, ici, aux observations les plus générales et les plus brèves, en soulignant que, sans cet aspect, Marx considérait avec raison le matérialisme comme incomplet, unilatéral et sclérosé. »
« Riche documentation », « Cette documentation est encore loin d’être entièrement recueillie, classée, étudiée et analysée » : Lénine accorde une attention très claire à ce qui relève d’une attitude « intellectuelle. »
Et si l’on porte son attention sur la France : où voit-on une littérature de Parti ? On a « Lutte Ouvrière », qui publie « Lutte de classes », un organe théorique et d’actualité. Mais cet organe ne se reflète pas sur sa pratique, similaire et bornée depuis 50 ans.
La littérature de « Lutte Ouvrière » n’est pas partisane et « Lutte Ouvrière » a toujours refusé d’aller fonder le Parti, attendant la révolution et surtout étant favorable à une « démocratie prolétarienne » multi-partis.
Cette conception « multi-partis » est typiquement petite-bourgeoise. Ce n’est pas pour rien qu’au Népal les révisionnistes ex-maoïstes sont allés en ce sens. Et ce n’est pas pour rien que la petite-bourgeoise radicale en France, qui est prête à assumer un populisme parfois très radical, préfère l’anarchisme au léninisme, n’abordant jamais la question du Parti.
Refuser de poser la question du Parti n’est pas léniniste, refuser de poser la question du Parti n’est pas révolutionnaire.
sam, 20 août 2011 » Communisme
Arborer le maoïsme !
« Le marxisme comprend trois parties: la philosophie marxiste, l’économie politique marxiste et le socialisme scientifique.
Le développement de ces trois éléments, quand il engendre un grand bond qualitatif du marxisme dans son ensemble – en tant qu’unité à un niveau supérieur -, implique une nouvelle étape.
Par conséquent, il est essentiel de démontrer comment le Président Mao à provoqué, en théorie et en pratique, ce grand bond qualitatif.
Pour la clarté de l’exposé nous allons examiner les points suivants.
Dans la philosophie marxiste il développa l’essentiel de la dialectique: la loi de la contradiction, établissant qu’elle est l’unique loi fondamentale.
aoEn plus de sa profonde compréhension dialectique de la théorie de la connaissance, dont le centre est conformé par les deux bonds qui constituent sa loi (de la pratique à la connaissance et de la connaissance à la pratique, le principal étant celui de la connaissance à la pratique), il faut relever qu’il appliqua magistralement la loi de la contradiction à la politique.
Il fit plus encore, il mis la philosophie à la portée des masses, accomplissant ainsi la tâche que Marx nous avait léguée.
En économie politique marxiste. Le Président Mao appliqua la dialectique pour analyser la relation base-superstructure et, poursuivant la lutte du marxisme-léninisme contre la thèse révisionniste des « forces productives », il en conclut que la superstructure, la conscience, peuvent modifier la base et, avec le pouvoir politique, développer les forces productives.
Et, en développant l’idée léniniste de la politique comme expression concentrée de l’économie, il établit que la politique représente le commandement (applicable à tous les niveaux) et que le travail politique est la ligne vitale du travail économique; ce qui mène à une véritable direction de l’économie politique et non pas à une simple politique économique.
Un point qui est laissé de côté, bien qu’il soit très important spécialement pour ceux qui font la révolution démocratique, c’est la thèse maoïste de capitalisme bureaucratique, c’est-à-dire du capitalisme qui se développe dans les nations opprimées par l’impérialisme et qui présentent différents degrés d’une féodalité sous-jacente, ou même d’autres formes antérieures.
C’est un point de vital importance principalement pour l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine, car de la compréhension de cet aspect découle une bonne direction révolutionnaire surtout si, pour réaliser la révolution socialiste comme deuxième étape, la base dépend économiquement de la confiscation du capitalisme bureaucratique.
Mais le principal est le fait que le Président Mao Tsé-toung ait développé l’économie politique du socialisme.
Sa critique de la construction du socialisme en URSS est extrêmement importante, de même que ses thèses sur la façon de développer le socialisme en Chine qui sont: prendre l’agriculture comme base avec l’industrie aux commandes.
L’industrialisation se dirige par la relation entre l’industrie lourde, l’industrie légère et l’agriculture, prenant comme centre de la construction économique l’industrie lourde en prêtant, simultanément, le maximum d’attention à l’industrie légère et à l’agriculture.
Il faut souligner le Grand Bond en Avant et les conditions nécessaires à son exécution: un, une ligne politique qui trace une orientation correcte et juste; deux, des formes organiques petites, moyennes et grandes allant respectivement, de grandes à de petites quantités; trois, un grand élan, un gigantesque effort des masses pour le mettre en marche et le mener au succès.
Bond en avant dont les résultats s’apprécient davantage par le processus qui a été mis en marche et sa perspective historique que par ses succès immédiats.
Et son lien avec la coopérativisation agricole et la commune populaire.
Finalement, nous devons tenir toujours compte des enseignements du Président Mao sur l’objectivité et la subjectivité dans la compréhension et l’usage des lois du développement du socialisme; les quelques décennies d’existence du socialisme n’ont pas permis d’assister à son total développement et, d’avoir, par conséquent, une meilleure connaissance de ses lois et de sa spécificité, principalement de la relation entre révolution et processus économique concrétisée dans: « s’efforcer à faire la révolution et promouvoir la production ».
Et pourtant, malgré sa trancendante importance, on traite fort peu ce développement de l’économie politique marxiste.
Dans le socialisme scientifique, le Président Mao a développe la théorie des classes en les analysant sur le plan économique, politique et idéologique. la violence révolutionnaire comme loi universelle, sans aucune exception; la révolution comme substitution violente d’une classe par une autre.
Il établit sa grande thèse: « Le Pouvoir né du fusil » et il résolu la question de la conquête du Pouvoir dans les nations opprimées par le chemin d’encerclement des villes par les campagnes, en établissant ses lois générales.
Il définit brillamment, en la développant, la théorie de la lutte de classes dans le socialisme au sein duquel se poursuit la lutte antagonique entre prolétariat et bourgeoisie, entre chemin socialiste et chemin capitaliste et entre socialisme et capitalisme.
Il établit également que, concrètement, la question de qui vaincra n’était pas définie, problème qui demanderait du temps, le déroulement d’un processus de restauration et de contre-restauration pour que le prolétariat se consolide finitivement au Pouvoir au moyen de la dictature du prolétariat.
Finalement, il formula la grandiose solution de transcendance historique, de la Grande Révolution Culturelle prolétarienne, comme continuation de la révolution socialiste sous la dictature du prolétariat.
Ces questions fondamentales, énoncées presque simplement, mais qui sont connues et indéniables, démontrent comment le Président Mao a développé les parties intégrantes du marxisme et l’évidente élévation du marxisme-léninisme à une nouvelle, troisième et supérieure étape: le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme. » (Gonzalo, Sur le marxisme-léninisme-maoïsme)
ven, 19 août 2011 » Communisme, International, Révolution
Le double caractère des émeutes de Londres et la nécessité du Parti
Les événements en Grande-Bretagne témoignent d’un fait qu’il faut comprendre, et qui est au coeur du marxisme. Une révolte populaire ne peut qu’être défaite si elle n’est pas guidée par l’idéologie communiste.
Les luttes de classe, si elles ne sont pas dirigées, n’arrivent pas jusqu’au point où la révolution est inévitable, ou bien même à ce que le processus révolutionnaire avance.
On l’a bien vu à Londres, où des brutalités visant des éléments du peuple ont eu lieu, où des agressions gratuites ont pu se développer. C’est une preuve que l’appel à la révolte ne suffit pas en lui-même, et qu’il n’est pas possible de considérer unilatéralement les émeutes de Londres comme quelque chose de positif (ou bien de négatif).
Ont clairement tort historiquement les spontanéistes, qu’ils soient anarchistes, ou bien même résumant Mao à un simple « on a raison de se révolter! »
Tout comme ont tort ceux qui pensent que ces révoltes ne seraient qu’une pure expression de destruction.
Car la révolution ne vient pas « spontanément », la révolution est un processus qui ne peut qu’être dirigé par le Parti de la classe ouvrière, guidé par le matérialisme dialectique.
Toute autre position est à l’opposé du léninisme. Toute autre position, c’est céder au spontanéisme.
La lutte spontanée du prolétariat ne deviendra une véritable “lutte de classe” du prolétariat que lorsqu’elle sera dirigée par une forte organisation de révolutionnaires. (Lénine, Que faire ?)
Pareillement, considérer que les luttes de classes iraient « en ligne droite » est anti-dialectique. L’histoire avance en spirale. L’émeute de Londres a une valeur historique dans cette spirale pour l’histoire de l’Angleterre.
Nier cela, comme le fait la social-démocratie, est contre-révolutionnaire.
Et l’exemple londonien montre de manière exemplaire la vanité des spontanéistes. De la révolte on est passée à du pillage fondée sur l’esprit de gang, l’esprit de voyou. Le peuple s’est dissocié finalement de la révolte, et la petite-bourgeoisie a pu s’organiser et revendiquer haut et fort la répression.
Cela n’a pas pu se passer ainsi en France, malgré un mouvement bien plus grand lorsque « les banlieues françaises se sont embrasées. » Car la violence était bien plus ciblée, même s’il est vrai également que les zones étaient moins urbanisées, avec de vrais quartiers de ville.
Cependant, cela ne change pas le fond de la question. Les personnes gangrenées par l’idéologie capitaliste ne disparaissent pas par enchantement lors du processus révolutionnaire. Bien au contraire, même. Les contradictions de classe s’accentuent.
En France, les mafias pratiquant le trafic de drogues ont tout fait pour casser la « révolte des banlieues » (comme d’ailleurs les religieux, et évidemment en Angleterre on a eu la même chose).
Voilà pourquoi ceux qui s’identifient à la « révolution palestinienne » ou fantasment sur l’Irlande du nord n’ont strictement rien de marxiste. Il n’existe pas de « cause » qui serait en soi progressiste, à part le socialisme.
La seule Cause qui ait un sens progressiste est la révolution socialiste, sur la base du matérialisme dialectique. Seule la classe ouvrière, organisée sur une base scientifique, peut changer les choses dans un sens positif.
Notre obligation première et impérieuse est de contribuer à former des révolutionnaires ouvriers qui, sous le rapport de leur activité dans le parti, soient au même niveau que les révolutionnaires intellectuels.
(Lénine, Que faire ?)
Ceux qui soutiennent Cuba, par exemple, peuvent-ils affirmer que leur soutien se fonde sur une base scientifique ? Non, ils affirment que Cuba jouerait un rôle anti-impérialiste, qu’il y aurait des progrès sociaux, une mouvement populaire, etc.
Et c’est la même chose pour le Venezuela, ou bien pour la Corée du Nord, etc. Il est toujours trouvé des excuses – pragmatiques ou bien romantiques, voire les deux – pour justifier ces « soutiens. »
Voilà pourquoi, d’ailleurs, ces soutiens se trouvent toujours être « nationaux » ou bien, inversement, totalement cosmopolites.
Chez les « marxistes-léninistes », la révolte est une expression « nationale » et chez les anarchistes, elle est au-delà de toute réalité sociale locale. On a les deux versions d’un insupportable spontanéisme, d’un populisme dans tout ce qu’il y a de plus insupportable.
Les effets sont en effet terribles : d’un côté déjà, on a une propagande anti-marxiste, opposé au principe du Parti, opposé au principe de la diffusion de l’idéologie communiste.
De l’autre côté, cette propagande anti-marxiste contribue à l’idéalisme « nationaliste » (qui lui se débarrasse complètement du marxisme), tout en faisant passer les marxistes en plus pour des rêveurs cosmopolites.
C’est ce qu’on peut appeler la catastrophe sur toute la ligne. Voilà comment les spontanéistes jouent un rôle anti-marxiste.
Tout culte de la spontanéité du mouvement ouvrier, toute diminution du rôle de « l’élément conscient » […] signifie par-là même – qu’on le veuille ou non, cela n’y fait absolument rien -un renforcement de l’idéologie bourgeoise sur les ouvriers.
Tous ceux qui parlent de « surestimation de l’idéologie », d’exagération du rôle de l’élément conscient, etc., se figurent que le mouvement purement ouvrier est par lui-même capable d’élaborer et qu’il élaborera pour soi une idéologie indépendante, à la condition seulement que les ouvriers « arrachent leur sort des mains de leurs dirigeants« . Mais c’est une erreur profonde.
(Lénine, Que faire ?)
Et voilà comment une organisation comme Lutte Ouvrière, qui est clairement social-démocrate « dur », peut avoir de l’aura, en soulignant justement la dimension outrancière des spontanéistes.
Lutte Ouvrière peut prétendre être sur le véritable terrain du marxisme, justement en ne cédant pas au spontanéisme. Alors que sa position est social-démocrate. Et elle peut le faire en constatent les échecs du spontanéisme et en disant: voilà, nous avions raison, nous n’avons pas cédé aux illusions, nous n’avons pas abandonné les principes, etc.
C’est cette réalité qui rend encore plus nécessaire la bataille idéologique, que justement refusent les spontanéistes. L’anti-intellectualisme de ces derniers est très révélateur : ils ne veulent pas la science, seulement la « révolte. »
Comment triompher sinon face à des opportunistes comme Lutte Ouvrière, dont la seule fonction typiquement trotskyste) est de nier la réalité?
Lutte Ouvrière ne sait que dire la même chose: les choses qui se passent révèlent le besoin de changement sociale, etc. Mais jamais la réalité n’est prise pour elle-même. Et la prendre pour elle-même c’est comprendre comment la matière est dans un processus d’insurrection, faisant de la guerre populaire l’actualité émergente, à condition que le Parti de la science ait été fondé au préalable, pour synthétiser l’histoire idéologiquement, politiquement et culturellement!
A une époque de guerre civile, l’idéal du parti du prolétariat est un parti combattant. C’est absolument incontestable. (Lénine, La guerre des partisans)
jeu, 18 août 2011 » Antifascisme, France
Sur la démission de Laurent Ozon du bureau politique du FN
Laurent Ozon a démissioné du bureau politique du Front National. Contre-Informations avait parlé de Laurent Ozon car ce dernier s’occupait des questions écologique et occupait donc une place stratégique au sein du FN.
Il faut tout de suite souligner que le FN ne s’intéresse à l’écologie que dans la mesure où elle s’inscrit dans une vision nationaliste de la France louant son folklore, ses traditions et ses campagnes. Il ne s’agit donc pas véritablement d’écologie, qui nécessite une compréhension matérialiste, globale et une approche scientifique inaccessibles aux fascistes, mais d’un anticapitalisme romantique cherchant à renouer avec l’idée d’une France d’antan préservée où dominent l’artisanat et la petite production privée.
D’ailleurs, pour Ozon et le FN, la vie n’est pas un processus dialectique au sein de la biosphère, mais une lutte patriarcale et hiérarchique pour la survie. « L’écologie » pervertie au sein du FN consiste ainsi en l’apologie d’une bulle hermétique, conçue comme une grande famille nationale, protégée des menaces extérieures : mondialisation, immigration, « prédation du grand-patronat » (selon les propres termes d’Ozon) et « société de l’argent » (comme il l’écrit sur son blog, une critique de l’argent dans la veine de l’anti-capitalisme romantique, alors qu’un communiste parlerait scientifiquement de « marchandises »).
Bien entendu, cette conception d’une France folklorique « préservée » accueille à bras ouvert les abattoirs et les élevages industriels qui contribuent précisément à détruire les paysages de notre pays.
L’anticapitalisme romantique (culte du local, haine du collectif, posture de rebelle face au grand patronat cosmopolite) fait logiquement bon ménage avec le social-darwinisme.
En fait, la nature est comprise par les fascistes comme un espace eugéniste de confrontation où triomphent les plus forts, d’où un soutien affichée du FN à la chasse comme « art de vivre ». Le nihilisme des fascistes leur fait donc percevoir la nature comme un cadre concurrentiel avec la mort comme arbitre et où la brutalité s’exprime librement.
On comprend que l’écologie, pour les fascistes, s’oppose totalement à la réalité scientifique de la biosphère. Comme la biosphère n’existe pas pour un fasciste à Ozon, l’écologie et la nature ont essentiellement servi de prétexte pour justifier la brutalité d’une vision social-darwiniste du monde. Et cette vision social-darwiniste ne peut déborder et s’étaler complaisamment si l’opportunité se présente.
C’est précisément ce qui arrivé avec le massacre d’Oslo. Sur twitter, Ozon n’a pas hésité à expliquer les attentats par la « multiplication par 6 » de l’immigration entre 1970 et 2009 en Norvège, « la multiplication par 58 d’immigrés d’origine afro-orientales » pendant la même période ou encore par l’assertion délirante que « 100 % des viols sont le fait de personnes d’origine étrangère ».
Dans un style complotiste et antisémite en ligne avec l’anticapitalisme romantique, Ozon ironisait même sur l’assistance d’Israël à la Norvège comme s’il s’agissait d’une connivence entendue. Comme toujours, les fascistes ne s’embarrassent pas de cohérence car d’autres thèses complotistes (assorti d’analyses géostratégiques typiquement bourgeoises) ont soulevé l’hypothèse d’une tuerie orchestrée par Israël en sous-main par représailles de la position pro-palestinienne de la Norvège.
La logique de ces propos à portée génocidaire est parfaitement claire : on aurait le « droit » de se défendre contre la « disparition programmée de notre culture occidentale, menacée par des étrangers qui sont violeurs par essence ».
Il faut remarquer que le viol n’est pas traité comme une brutalité issu de l’idéologie patriarcale mais comme synonyme d’ « acculturation » avec le message sous-jacent : « ils viennent chez nous violer nos femmes… ».
Le message génocidaire (à peine) sous-jacent est réitéré sur son blog dans le billet expliquant son départ : « Chaque jour des dizaines de milliers de non-européens continuent d’arriver en Europe, plusieurs milliers certains jours par la seule ile de Lampedusa, et cette véritable colonisation de peuplement va provoquer et provoque déjà des tensions insurmontables. Nous sentons tous, nous voyons bien, que cela va mal se finir ».
Il va de soi que les propos d’Ozon sont en corrélation avec la ligne du Front National. Alors pourquoi a-t-il été contraint de démissionner ?
La réponse est justement de nature politique et non idéologique. Sur le plan politique, la démission de Laurent Ozon était indispensable. En effet, le FN est en ordre de marche selon un calendrier politique conduisant aux élections présidentielles de 2012.
D’un point de vue strictement électoraliste, il est impensable de conserver un membre du bureau politique capable de sorties dont la logique est aussi ouvertement génocidaires et brutales. En 2011 en France, les masses ne peuvent le tolérer et un tel message s’avèrerait contre-productif.
En revanche, la base militante du FN, numériquement faible mais très politisée, est sensible au discours de Laurent Ozon et il importe pour la direction de les ménager. La stratégie adoptée s’inscrit dans la lignée de l’exclusion des « crânes rasés » lors du défilé du premier mai. Dans le cas présent, il faut prendre en compte les deux aspects.
D’un côté, Laurent Ozon est viré du bureau politique car le Front National se construit en mouvement légal. De l’autre côté, tout est mis en œuvre pour laisser entendre qu’Ozon reste proche et que son éloignement est purement contextuel. La démission obéit donc à une logique politique correspondant à un calendrier électoral à court-terme, mais le fond idéologique demeure bien entendu intact.
Voilà pourquoi Laurent Ozon commente sa démission sur son blog en des termes si mesurés et la présente comme une démarche personnelle soucieuse de « liberté de parole et d’action », « peu compatible avec les contraintes du cirque politico-médiatique ». Cette posture épouse la posture typique des fascistes se percevant comme des « électrons libres », « détachés » de l’agitation partisane et se sentant à l’étroit dans le « système ».
D’ailleurs, l’objet de sa démarche est clairement annoncé : « la création d’un vaste réseau tel que je l’imagine nécessaire : échanges, entraide, formation et soutien. Ce réseau transpolitique est un réseau de résistance. Il n’a pas besoin de nom ni de députés, pas besoin de doctrine autre que celle de la survie et de la solidarité concrète. Les hiérarchies qui naîtront en son sein seront celles des compétences et des responsabilités. Ne le rejoignez pas, créez-le. Inventez-le, et commencez ce travail autours de vous, dès maintenant ».
Laurent Ozon appelle à la constitution de structures satellitaires au FN dans une optique de mobilisation générale, avec une consonance clairement militaire.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Ozon remercie « tout spécialement Bruno Gollnisch », le stratège du FN ouvertement partisan d’une ligne impérialiste martiale et de « la création d’un corps de réserviste capable notamment de tripler en 48 heures les effectifs de gendarmerie » pour mater l’agitation intérieure.
La démission d’Ozon est donc la marque du recentrage du FN sur une base électoraliste à court-terme mais d’un appel à une mobilisation para-militaire sur le plus long terme.
Le fascisme est le corollaire de la putréfaction capitaliste, de la bourgeoisie et de la petite-bourgeoisie qui veulent jouer à fond la carte du repli nationaliste en affichant une tendance génocidaire.
Face à cela la haine de classe s’exprimera avec toute sa hargne pour faire triompher la seule option de civilisation possible pour notre planète, celle de la communauté universelle vivant en harmonie avec la nature dont elle est une composante. Cette bataille ne peut se gagner qu’avec le Parti de la science, le PCMLM, porteur d’une compréhension matérialiste du monde annonçant une nouvelle civilisation.
















































