jeu, 2 septembre 2010 » France, Révolution

La projectualité révolutionnaire ne peut pas vivre sans l’aire de l’autonomie…

jeu, 2 septembre 2010 » France, Social-démocratie

Que signifie la proposition de Royal sur l’encadrement des « jeunes délinquants » dans le contexte actuel ?

Avant-Hier, Ségolène Royal a adressé une lettre au ministère de la Défense pour lui proposer de mettre en application son idée d’encadrement militaire des « jeunes délinquants » en guise d’ »alternative à la prison ». La ville-test serait celle de La Rochelle (dont le maire Maxime Bono est co-signataire de la lettre) où le régiment, en instance de fermeture, serait maintenu à cette fin d’encadrement.

Cette idée n’est pas nouvelle et le PCMLM l’évoquait déjà au moment de la campagne pour les présidentielles de 2007 en la qualifiant de « bavardage populiste pour marcher sur les plates-bandes de Sarkozy et de Le Pen ».

Toujours au moment de la campagne 2007, nous expliquions dans un autre document « Le projet « social et national » de Royal est [...] un projet de réorganisation de l’Etat, conformément aux exigences de la lutte des classes. Il s’agit d’une entreprise contre-révolutionnaire, visant à placer la petite-bourgeoisie au plus près de la bourgeoisie industrielle, afin de maintenir le statu quo ».

La sortie de Ségolène Royal sur l’encadrement militaire confirme que nous avions vu juste.

Ce qui a changé depuis 2007, c’est le contexte historique. L’explosion de la crise exacerbe la concurrence entre la bourgeoisie industrielle et la bourgeoisie impérialiste.

Ainsi, la bourgeoisie industrielle essaie d’exister face à la bourgeoisie impérialiste sur une base ultra nationaliste mais se fait inexorablement grignoter par cette dernière qui profite pleinement de la crise et véhicule le fascisme.

Ségolène Royal essaie toujours de rapprocher la petite-bourgeoisie, qui subit la crise de plein fouet, de la bourgeoisie industrielle mais elle est obligée désormais d’aller affronter ouvertement la bourgeoisie impérialiste sur son terrain.

C’est ainsi que Royal cite, comme exemple d’activité encadrée par les régiments militaires, la participation à des « chantiers dans les pays pauvres pour construire des écoles ».

Dans un contexte de concurrence intense à l’intérieur de la bourgeoisie, Royal reprend donc opportunément la vision typique de la bourgeoisie impérialiste, l’idée d’une France dont est niée la nature impérialiste et criminelle au bénéfice d’une image civilisatrice conforme à l’idéologie bourgeoise républicaine (le symbole de l’école).

Le fait que Ségolène Royal réserve la primeur de son annonce à la station de radio France Inter est d’ailleurs tout un symbole.

En effet, France Inter est la radio par excellence de la petite-bourgeoisie « de gauche » qui offre une pub gigantesque au national-populisme de Royal pour ménager une place à la social-démocratie face à la bourgeoisie impérialiste de Villepin et Marine Le Pen, indéniablement poussée de l’avant par l’ambiance actuelle.

Au final, la stratégie offensive de la social-démocratie n’est évidemment pas une opposition à la bourgeoisie impérialiste mais au contraire une force d’appoint qui accélère encore plus la progression de cette dernière et du fascisme en son sein.

En cette rentrée 2010, alors que s’annonce un grand mouvement social, la proposition de Ségolène Royal est conforme à la logique social-démocrate du « capitalisme à visage humain », avec une dimension populiste appuyée.

Selon la vision défendue par Royal, la fermeté de l’encadrement militaire garantit un traitement « humain » facilitant la « réinsertion » éducative dans une ambiance saine, le tout conçu comme une alternative à l’enfer carcéral.

La social-démocratie conserve de cette manière un aspect « progressiste », totalement fallacieux car contre-révolutionnaire et légitimiste envers les institutions, mais lourd de sens à l’heure où se profile le mouvement social.

Le national-populisme de Ségolène Royal est le signe flagrant de la lente et longue agonie de la social-démocratie qui croit se maintenir en vie en « piquant » ses idées à la bourgeoisie impérialiste mais ce faisant lui ouvre encore plus grand le chemin vers le pouvoir.

Il n’existe aucune perspective pour les masses dans la social-démocratie, frère jumeau du fascisme, qui entraîne avec elle ses reproductions quasi identiques en version « radicale » (NPA, P"C"F, Verts, syndicats,etc.).

Le capitalisme ne peut revêtir aucun visage humain, qui plus est à l’époque de l’écocide de la planète et de la décadence la plus barbare menant aux génocides.

La perspective est celle de la révolution socialiste que fait vivre la classe ouvrière dans la construction du Parti, le parti qui voit juste dans notre époque : le PCMLM.

mer, 1 septembre 2010 » Antifascisme, France, Féminisme

Les actes de barbarie et les humiliations prennent leur source dans le capitalisme et se multiplient à l’époque de la crise générale

L’actualité offre de multiples occasions de s’apercevoir très concrètement de la logique mécanique de la bourgeoisie soulignée par Contre-Informations.

La bourgeoisie a un esprit segmentant qui constate simplement la répétition d’évènements sordides. Dans l’idéologie dominante du capitalisme, chaque cas de barbarie qui sort dans l’actualité existe en lui-même et leur répétition crée une dynamique réactionnaire favorable au « retour à l’ordre ».

Ce retour à l’ordre s’interprète dans un une logique sociale-démocrate (le mythe du « capitalisme à visage humain », de la « paix sociale » évitant les actes de barbarie) ou dans la logique terroriste et punitive du fascisme appuyant une dictature ouverte de la bourgeoisie via la police et l’armée. Et il est facile de voir que ces deux tendances se renforcent l’une l’autre et que les « débats » proposés par la « démocratie » bourgeoise se résument à un aller-retour entre ces deux pôles qui sont les deux aspects de la même dynamique réactionnaire.

Face à cet opportunisme des frères jumeaux social-démocrate et fasciste qui vise au final à pérenniser l’ordre horrible du capitalisme, la science MLM affirme que le capitalisme lui-même engendre inévitablement la barbarie dont témoignent les faits d’actualité.

Par exemple, deux jeunes femmes (16 et 27 ans) ont été placées en détention provisoire et trois autres  adolescentes (14, 15 et 17 ans) mises sous contrôle judiciaire car elles sont soupçonnées d’avoir brutalisé une femme de 29 ans à son domicile à Saint-Quentin (Aisne).

Cette dernière a subi des tortures et d’ignobles sévices sexuels avec une volonté manifeste d’humiliation. Elle a ainsi été forcée d’ingurgiter un tampon usagé et ses agresseuses lui ont mis un balai WC dans la bouche. La victime a également été violée avec des objets.

Cette femme aurait subi ce déchaînement de barbarie pour être devenue la nouvelle petite amie de l’ancien compagnon  de la tortionnaire la plus âgée.

Il est évident que ces humiliations ne sont pas déconnectées de l’enfer capitaliste. Les humiliations revêtent un caractère sexuel très prononcé qui porte la marque flagrante du patriarcat.

Ainsi, le viol avec objet renvoie à la négation de la sexualité des gays considérée comme « repoussante » par le patriarcat et constitue un signe de domination volontairement avilissant dans un rapport fasciste de « fort » à « faible » (voir cet article de Révolution).

Les humiliations recourant aux déjections (urine, excrément) ou, de manière encore plus flagrante, au sang menstruel, sont des composantes de l’idéologie patriarcale qui exacerbe la compétition individualiste avec la volonté de soumettre une personne dominée, rabaissée à un « rang » inférieur.

Ce genre d’humiliations fait donc partie prenante de l’idéologie dominante du capitalisme et sont même intégrées dans les institutions de l’Etat bourgeois comme rituel initiatique légitimant son acceptation dans un clan d’ « élite », selon une conception tribale qui peut ensuite se traduire par les copinages mafieux et les « services » rendus entre bourgeois.

C’est ainsi que les grandes écoles où se forment les « élites » bourgeoises possèdent très fréquemment des journées de bizutage, parfois rebaptisées WEI (week-end d’intégration), où l’obsession sexuelle joue un rôle fondamental. Il s’agit bien à chaque fois de ramener le « nouveau » à son statut « inférieur » et établir ainsi une hiérarchie verticale basée sur l’obéissance, comme dans le modèle fasciste.

On peut aussi penser à la mise à nu et au toucher rectal pratiqués abusivement en garde-à-vue pour traumatiser et tenter de briser la résistance à l’ordre inique du capitalisme.

Les actes de barbarie et les humiliations représentent donc une partie intrinsèque du capitalisme lui-même qui se multiplient avec la progression du fascisme concomitante de la crise générale.

Ainsi, le procès de Jean-Pierre Planqueel (32 ans), Franck Julien (39 ans), Arnaud Frapech (30 ans), Barbara Jean-Louis (28 ans) et Aurélie Piteux (24 ans) s’est ouvert lundi pour le meurtre barbare de William Modolo en 2006 à Saint-Cannat, à une vingtaine de kilomètres d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

William Modolo, un jeune homme de 21 ans, avait été tabassé pendant plusieurs jours, violé, brûlé à plusieurs endroits, subi l’arrachage de 15 dents avant d’être tué par lapidation (le gang des tortionnaires ayant voté pour son exécution).

William était un peu gros et considéré comme « trop gentil », c’est-à-dire « faible » selon la mentalité patriarcale où le fait d’écraser les autres et de se montrer cassant est valorisé car il faut survivre dans une optique social-darwiniste.

Cette barbarie naît au cœur du capitalisme et se révèle encore plus avec la montée du fascisme. Le capitalisme est tellement immonde dans son indifférence à l’humain qu’un membre de l’élite bourgeoise comme Eric Woerth se permet même de manipuler de justes émotions à son avantage en se déclarant lundi victime d’une « sorte de lapidation médiatique ».

Woerth sait pertinemment que le mot de « lapidation » est dans l’actualité en raison de l’ouverture du procès de William Modolo et du cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani. Son utilisation opportuniste de ce terme révèle toute l’indécence et l’indignité de la bourgeoisie complice de la barbarie capitaliste.

Les actes de barbarie et les humiliations sont les expressions du capitalisme qui ne cesseront qu’avec la victoire de la révolution socialiste.

De la révolution socialiste émergera une société sans compétition et cruautés, où l’amour est un sentiment vrai qui n’est pas l’objet de concurrence, une société  d’humains libres de toute exploitation, « une communauté humaine universelle, formant une société d’artistes et de savants, qui vivent en harmonie avec la biosphère, célébrant la vie et se considérant comme les enfants du soleil ».

mar, 31 août 2010 » Communisme, France, Révolution

Notre méthode : antagonisme prolétarien et projectualité révolutionnaire!

mar, 31 août 2010 » Communisme, France, Révolution

Dans quelle mesure le tissu prolétarien va-t-il se redynamiser?

Cette rentrée politique est marquée par le mouvement social contre la réforme des retraites. Disons bien : mouvement social, mais ayons en tête : luttes de classe.

Car ce qui se passe est simple : les forces issues du « capitalisme à visage humain » mobilisent pour défendre leur vision du monde et donc la retraite à soixante ans. Cette retraite est la symbole de toute leur démarche : on travaille dans le capitalisme, puis on obtient un droit spécifique pour cela.

Sans cette retraite, le modèle du « capitalisme à visage humain » n’est plus viable. C’est donc un moment clef pour la social-démocratie, qui sera bien entendu suivi dans son mouvement par tous les économistes à courte vue (syndicalistes, NPA, « marxistes-léninistes », etc.).

Et la social-démocratie va être agressivement populiste. Elle n’a pas le choix : il en va de son identité jusqu’à présent, ainsi que de la pression des masses. On peut se douter qu’elle sait cependant qu’elle va perdre, comme le montrent les revendications sécuritaires à l’université d’été socialiste. La social-démocratie va donc muter en profondeur.

Et il n’est pas difficile de voir dans quelle direction, comme le montre cette affiche populiste, sur le mode « patriote anti-finance » :

De manière opposée à ce populisme, que dit la science MLM sur la situation actuelle ? Elle peut déjà constater que la pauvreté gagne du terrain, que la colère gronde. Les masses ne sont pas organisées, mais elles prendront toutefois les mobilisations de cette rentrée comme un outil pour commencer à contester.

Encore faut-il pour cela que la social-démocratie ne puisse pas encadrer les initiatives de masses, que les discussions ne s’en tiennent pas à l’économisme. En clair, c’est l’autonomie populaire qui doit primer, pour qu’il y ait des avancées en profondeur, pour que le tissu prolétarien profite de dynamiques nouvelles.

La question principale de cette rentrée est donc la suivante : les masses parviendront-elles à se soulever ne serait-ce que partiellement, ou les institutions para-étatiques comme les syndicats parviendront-elles à continuer d’intégrer les initiatives populaires ?

Cette question a de plus comme arrière-plan l’énorme progression organisationnelle de l’extrême-droite, ainsi que le développement de la figure de Marine Le Pen comme « recours. »

Ainsi, soit les masses génèrent une rébellion qui donne un élan véritable au camp révolutionnaire. Soit c’est un échec pour cette fois et le camp révolutionnaire ne pourra grandir véritablement en forces dans l’étape se posant devant nous.

Il y a donc lieu que Contre-Informations, et Révolution, posent des jalons, des pistes quant aux mobilisations et luttes qui s’affirment à court terme. Il faut affirmer les méthodes de lutte, les pratiques d’assemblée, de sabotage des institutions, de la généralisation des revendications.

Et cela va de pair avec le fait qu’on sait déjà que les communistes doivent affirmer les enjeux et la dimension de la révolution socialiste, ce qui va de pair avec la construction du Parti. Les communistes raisonnent en termes de camp prolétarien et de logique partidaire. Toute autre démarche, aussi progressiste qu’elle puisse être, n’est pas communiste.

Le PCMLM permet de poser la ligne comme quoi:  le « capitalisme à visage humain » n’a aucun sens alors que le capitalisme vit sa crise générale, et fait basculer la planète dans une crise écologique. Toute personne qui voit cela comprend qu’il faut passer dans le camp de la révolution et élève par là son niveau de conscience.

La période qui s’ouvre est donc importante : elle marque le passage d’une étape à une autre. Notre méthode : antagonisme prolétarien et projectualité révolutionnaire!

Antagonisme prolétarien car il faut soutenir l’autonomie populaire face aux institutions. Projectualité révolutionnaire car la science MLM établit les principes de la révolution socialiste. La dialectique de ces deux pôles permet la construction du Parti!

lun, 30 août 2010 » International

Salut à l’UOC (MLM) et à Revolución Obrera!


lun, 30 août 2010 » Communisme, International

Salut à Revolución Obrera!

Le journal colombien Revolución Obrera a publié son 300 ème numéro ! C’est une preuve de qualité de sa productrice : l’Union Ouvrière Communiste (Marxiste Léniniste Maoïste) !

Car la continuité est une qualité essentielle du travail révolutionnaire, une qualité et une preuve. Si sur Contre-Informations il est publié chaque jour, toute l’année, sans « pause » y compris tout le mois d’août, c’est une question d’identité.

L’identité communiste : travail d’équipe, travail de fond… le travail révolutionnaire ne connaît pas de pause. Une pause, quand elle existe, peut (et doit) s’avérer finalement productive à condition uniquement qu’elle s’insère dans un travail collectif.

C’est le sens de l’esprit partidaire, par opposition à l’esprit de décomposition individualiste!

L’organisation ne doit jamais cesser de tourner ; l’organe de presse ne doit jamais cesser d’affirmer la science MLM, selon le principe : le drapeau, une fois levé, ne doit pas retomber !

Revolución Obrera a ainsi démontré sa capacité à la continuité, critère de grande valeur pour juger l’activité théorique et pratique des communistes. Et cette activité a une grande valeur à nos yeux : l’UOC (MLM) a été très ferme dans la critique du révisionnisme du type népalais.

La trahison du PC du Népal (maoïste) et de son dirigeant Prachanda a été parfaitement comprise par nos camarades de Colombie. Nous conseillons d’aller dans nos archives (à la section Colombie) consulter leurs positions.

De la même manière, nous conseillons aux personnes lisant l’espagnol d’aller sur le site de Revolución Obrera pour consulter leurs documents. Bien entendu, les expériences et les sensibilités différente, et des analyses divergentes en certains points, font que nous ne sommes pas en accord à 100% avec Revolución Obrera.

Mais ces différences sont productives, et s’insèrent dans la bataille pour que le marxisme léninisme maoïsme s’affirme comme science dirigeant la révolution mondiale.

Revolución Obrera ne perd jamais de vue la question de la révolution mondiale, et les camarades de Colombie ont à ce titre compris l’importance du développement de certains pays, passés de semi-féodal à semi-capitaliste bureaucratique.

C’est ce que nous expliquons dans le document : Les pays capitalistes – impérialistes et l’agriculture dans les pays semi-coloniaux d’Amérique latine.

Il y a ainsi deux types de pays dans le monde : les pays capitalistes (passés au stade impérialiste) et les pays semi-coloniaux. Et il y a deux types de pays semi-coloniaux : les pays semi-féodaux et les pays semi-capitaliste bureaucratique.

Dans le cas des pays semi-féodaux, la révolution agraire est déterminante (voir notre document La révolution démocratique dans les pays semi-coloniaux semi-féodaux). Dans le cas des pays semi-capitaliste bureaucratique, les paysans sont devenus en bonne partie des ouvriers agricoles : les exigences de la révolution démocratique s’effacent devant celles de la révolution socialiste.

Cela a une importance capitale car de nombreux pays connaissent ce processus. Et en France aussi cela a un impact.

Si les masses immigrées en France proviennent de pays semi-féodaux et ont été influencées massivement et profondément par les valeurs allant avec, leurs pays d’origine connaissent des changements profonds, qui renforcent la classe ouvrière et donc le mouvement ouvrier.

La mise en avant de l’Islam par les pays impérialistes est justement une tentative de renforcer les anciennes valeurs féodales, afin de contrecarrer la seconde vague de la révolution mondiale.

Il n’est pas difficile de voir que là où l’Islam est fort et implanté, disposant d’une base matérielle solide grâce à l’appui de l’impérialisme, le mouvement ouvrier est faible et ce malgré des tensions révolutionnaires très nettes (Bangladesh, Pakistan, Irak, Iran, Palestine, Algérie…).

Il est évident qu’il n’est pas possible de comprendre l’histoire de l’Algérie, depuis l’échec de l’obtention d’une indépendance réelle jusqu’aux massacres islamistes, sans comprendre la dimension semi-féodale / semi-capitaliste bureaucratique, en plus de la dimension semi-coloniale.

La révolution algérienne s’est transformée en son contraire car le FLN a formé l’armature d’une bourgeoisie bureaucratique. Les islamistes sont nés comme force « purificatrice » de l’indépendance non terminée suffisamment, sauf que leur socle était féodal…

Tout comme en Iran, les masses algériennes ont été désarmées par le conflit entre deux aspects de leur pays: l’aspect semi-féodal, et l’aspect semi-capitaliste bureaucratique, le tout masqué sous l’aspect semi-colonial.

Pareillement, on ne peut pas comprendre la nature de l’alimentation dans les pays impérialistes sans voir qu’elle a été décidée par les impérialistes, qui produisent précisément dans les pays semi-coloniaux « modernisés. »

L’UOC (MLM) a en fait vu depuis un pays semi-colonial, la Colombie, ce que nous avons noté depuis un pays impérialiste, la France.

Voilà pourquoi l’UOC (MLM) met l’accent sur les revendications ouvrières, notamment dans l’agriculture, et pourquoi nous soulignons en France l’importance de la contradiction entre villes et campagnes ainsi que celle de la question animale.

Il n’est pas un hasard que l’UOC (MLM) et le PCMLM se soient historiquement reconnus d’une certaine manière (voir le document commun du 1er mai 2009 : Le capitalisme impérialiste est en crise – Vive le socialisme et le Communisme!).

Et l’avenir montrera que ce chemin de la science MLM est parfaitement juste, qu’il permet de comprendre l’évolution du monde… et de le faire changer de base!

lun, 30 août 2010 » International

Revolución Obrera: Número 300!

dim, 29 août 2010 » International

Solidarité avec les révolutionnaires en Iran!

dim, 29 août 2010 » Antifascisme, International

Sakineh Mohammadi-Ashtiani : l’impérialisme français complice de la barbarie en Iran

A l’époque de la crise générale, la putréfaction capitaliste dégage un épouvantable cynisme. Le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani et la mobilisation internationale en sa faveur (des manifestations se sont déroulées hier dans  plusieurs villes de France) en fournit un bon exemple.

Cette femme est emprisonnée depuis 2006 et vit sous la menace de son exécution pour adultère et complicité de meurtre de son mari. Elle a été condamnée à la lapidation, mais la justice du régime fasciste de l’Iran a annoncé que ce mode d’exécution ne serait pas appliqué (la condamnation à mort demeure pour autant). Il semble également que ses aveux pour complicité de meurtre ait été extorqué sous la contrainte ou fait l’objet d’un montage.

Sakineh a déjà reçu 99 coups de fouet.

A l’époque de la crise générale du capitalisme, seule la science MLM permet d’analyser clairement la situation (voir notre document Le 1er février 1979, Khomeiny et la révolution iranienne).

D’une part, le fait de fouetter et de condamner une femme à la lapidation est un acte ignoble de barbarie qui ne peut déclencher que l’indignation. D’autre part, l’Iran constitue un des prés carrés de l’impérialisme français qui, en formant une bourgeoisie bureaucratique islamiste à son service, favorise les manifestations de barbarie patriarcale, comme la lapidation ou la pendaison pour les homosexuels.

Or, il est évident que la médiatisation bourgeoise du calvaire de Sakineh ne mentionne jamais cette main mise de l’impérialisme français. Il est tout aussi évident que les fascistes, en tant que serviteurs populistes des intérêts de l’impérialisme français, se précipitent avec opportunisme sur cette affaire pour défendre l’Iran, fantasmé en tant que pôle de résistance aux Etats-Unis – et au sionisme – (un exemple ici dans la tendance national-révolutionnaire, relayée sans surprise par un site « de gauche »: Bellaciao, dont le caractère réactionnaire se révèle chaque jour davantage).

Les fascistes en profitent aussi pour se présenter comme des rebelles s’opposant aux élites « bien-pensantes ».

Ainsi, au contraire de la bourgeoisie impérialiste, évidemment restée très discrète, la bourgeoisie industrielle (avec la bourgeoisie intellectuelle s’imaginant « progressiste ») s’est empressée de faire valoir un message creux empli de morale religieuse pour empêcher toute compréhension matérialiste.

C’est précisément le sens de la lettre de Carla Bruni diffusée sur le site de Bernard-Henri Lévy. On voit d’emblée que Carla Bruni s’intéresse avant tout à faire étalage de style avec une indignité abjecte, comme en témoigne le début de sa lettre : « Condamnée à être enterrée vivante, puis à être lapidée ! Votre beau visage, réduit en bouillie ! Vos yeux pleins de douleur et de dignité, votre front, votre cerveau, votre âme… transformés en cible pour des lanceurs de pierres, explosés, pulvérisés, en miettes ! ».

En ligne directe avec cette entame manipulant grossièrement les émotions dans la veine de l’idéalisme historique, Carla Bruni s’en remet finalement à Dieu en ajoutant une touche de chauvinisme : « Je prie pour que la justice de votre pays sache faire preuve de clémence à votre égard, ainsi que pour les autres victimes  qui risqueraient de subir le même supplice. En France, les enfants apprennent à l’école que la clémence est la principale vertu des gouvernants ».

Voilà le cynisme ambiant en période de crise générale du capitalisme qui voudrait étouffer la compréhension dialectique et matérialiste du monde. Cette compréhension est portée par la science MLM  affirmant clairement que la barbarie patriarcale en Iran est l’œuvre complice de l’impérialisme, et notamment de l’impérialisme français !

sam, 28 août 2010 » Révolution

Confrontation, esprit de décision

sam, 28 août 2010 » Communisme, International

Les 33 mineurs de San José au Chili : « Ici, nous planifions, nous tenons des assemblées tous les jours »

Au Chili, 33 mineurs sont bloqués à 700 mètres de profondeur depuis le 5 août, lorsqu’un éboulement s’est produit dans la mine d’or et ce cuivre de San José. Alors que peu d’espoir subsistait quant à leur survie, les sauveteurs ont établi un contact le 22 août, après 17 jours sans aucune nouvelle.

Depuis, les mineurs sont ravitaillé par des sondes qui leur acheminent vivres, médicaments et messages de soutien de leur famille. Mais les opérations de secours prendront encore 3 ou 4 mois.

Hier, une caméra a permis de capter les premières images de la vie de ces 33 mineurs qui n’ont survécu qu’avec un sens aigu de l’organisation et de la planification.

Un mineur, en montrant une sorte de table où ils jouent aux dominos, explique : « Ici, nous avons des réunions tous les jours. Nous planifions. nous  tenons des assemblées tous les jours pour que toutes les décisions prises soient basées sur les idées de nous tous ».

Pendant les 17 jours qui ont précédé les premiers ravitaillements, les mineurs se rationnaient à raison de deux cuillerées de thon et un demi verre de lait toutes les 48 heures.

La concertation, la planification, la démocratie à la base sont les forces essentielles de la classe ouvrière qui, dans des conditions aussi extrêmes ont permis aux 33 mineurs de rester en vie. Cette organisation démocratique et disciplinée montre toute la détermination et la puissance inébranlable de la classe ouvrière destinée à prendre la tête de la révolution socialiste.

A 700 mètres de profondeur, les mineurs parviennent à planifier leur survie grâce au partage, au souci de justice, d’égalité et à l’entraide, dans un état de  pénurie qui recrée les conditions du communisme primitif.

Il faut voir que, dans de telles conditions, l’absence de planification mène à une mort certaine et à la barbarie. Un des exemples les plus connus est certainement le nauffrage de la frégate « La Méduse » en 1816 et de son radeau « de survie » abandonné à la dérive par le commandement du navire (15 survivants sur 152 passagers du radeau).

La barbarie n’est d’ailleurs jamais loin dans le capitalisme et l’impérialisme comme le montre l’exemple de la mine de San José. En effet, la mine avait rouverte en 2008, un an après sa fermeture provoquée par un accident mortel en 2007. Le Chili, principal exportateur de cuivre au monde, doit répondre à la demande impérialiste de cuivre en hausse constante, au détriment de la vie des mineurs sans cesse menacée par des accidents à répétition (34 morts en moyenne chaque année depuis 2000).

Les exploiteurs aux ordres des impérialistes rognent sur les conditions de sécurité élémentaires des mineurs en se permettant même, après la survenue d’accidents dus à leur négligence criminelle, d’émettre des considérations sur la difficulté de verser les salaires aux 33 mineurs piégés à 700 mètres de profondeur.

Le cas de la mine de San José prouve que la vie triomphe avec la clairvoyance et la planification de la classe ouvrière alors que la barbarie l’emporte avec la course macabre aux profits capitalistes.

La classe ouvrière doit arracher tout le pouvoir des mains tâchées de sang de la bourgeoisie !

sam, 28 août 2010 » Révolution

Détermination, planification

ven, 27 août 2010 » Communisme, Révolution

Le socialisme (3) : le communisme

Le degré le plus élevé, le plus progressiste, du développement social est la société communiste. La société communiste passe par deux phases de développement : une phase inférieure, appelée socialisme, et une phase supérieure, appelée communisme.

Au premier stade de son évolution, la société communiste ne peut pas encore être affranchie des pratiques et des survivances du capitalisme, dont elle est issue. Seul le développement ultérieur du socialisme sur sa base propre, qu’il a lui-même créée, conduit à la seconde phase, la phase supérieure de la société communiste.

Karl Marx explique :

« Dans une phase supérieure de la société communiste, quand auront disparu l’asservissante subordination des individus à la division du travail et, avec elle, l’opposition entre le travail intellectuel et le travail manuel ; quand le travail ne sera pas seulement un moyen de vivre, mais deviendra lui-même le premier besoin vital ; quand, avec le développement multiple des individus, les forces productives se seront accrues elles aussi, et que toutes les sources de la richesse collective jailliront avec abondance ; alors seulement [...] la société pourra écrire sur ses drapeaux : "De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins." »

En effet, il est vrai que pour le socialisme comme pour le communisme, le but de la production est de satisfaire au maximum les besoins matériels et culturels sans cesse croissants de l’ensemble de la société, et le moyen d’y parvenir est d’accroître et de perfectionner sans cesse la production sur la base d’une technique supérieure.

Avec le socialisme, les forces productives ont déjà atteint un niveau élevé : la production socialiste se développe régulièrement à des rythmes rapides ; la productivité du travail social croît également.

Mais les forces productives de la société et la productivité du travail des producteurs sont encore insuffisantes pour créer l’abondance des biens matériels.

Le communisme suppose un niveau de développement des forces productives de la société et de la productivité du travail social capable d’assurer cette abondance. En régime communiste, la propriété communiste unique des moyens de production règne sans partage.

Le travail possède alors une nature communiste, comme l’explique Lénine :

« Le travail communiste, au sens le plus étroit, le plus strict du mot, c’est le travail fourni gratuitement au profit de la société ; un travail qui n’est accompli ni comme une prestation déterminée, ni pour avoir droit à certains produits, ni selon des normes légales fixées d’avance ; c’est un travail volontaire fourni en dehors de toute norme, sans attendre une rémunération, sans convenir d’une récompense, un travail conditionné par l’habitude de travailler pour la collectivité et par le sentiment (devenu habitude) de la nécessité de travailler au profit de la communauté – un travail répondant au besoin d’un organisme sain. »

Dans la société communiste, chaque individu travaillera selon ses capacités et recevra des biens de consommation selon ses besoins, qui seront ceux d’une personne évoluée et cultivée.

En régime socialiste, la production et la circulation marchandes continuent d’exister ; en régime communiste par contre, où régnera la propriété communiste unique, une forme unique de production communiste, il n’y aura plus ni production marchande, ni circulation marchande ; la monnaie ne sera donc plus nécessaire.

En régime socialiste, l’opposition a disparu entre la ville et la campagne, entre le travail intellectuel et le travail manuel ; mais il subsiste entre eux des différences essentielles.

Avec le communisme, il n’y aura plus de différence essentielle entre la ville et la campagne, entre le travail intellectuel et le travail manuel ; il ne subsistera entre eux que des différences non essentielles, secondaires.

Cela suppose un grand développement de la civilisation : le communisme est la communauté universelle.

jeu, 26 août 2010 » Antifascisme, Communisme, France

Une mère étrangle sa fille handicapée à Saint-Malo : ce n’est pas le handicap qui est insupportable mais le capitalisme lui-même !

Dimanche à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), une femme a étranglé sa fille de huit ans, handicapée moteur et cérébral, après l’avoir drogué avec des neuroleptiques. Elle a ensuite tenté de se suicider et se trouve toujours hospitalisée sans que ses jours soient en danger.

L’autopsie a confirmé mardi les causes de la mort de l’enfant. Cette femme vivait seule avec sa fille depuis l’abandon du père.

Le capitalisme n’est capable que de poser les questions que sa vision étriquée du monde lui laisse percevoir. Voilà pourquoi, la presse bourgeoise ne traite cette tragédie que sous l’angle de la considération binaire : « Le lourd handicap de sa fille était-il supportable pour cette mère ou non ? ».

C’est bien la notion d’insupportable qu’il faut qu’explorer, l’insupportable n’étant pas liée à l’état de la petite fille mais aux conditions d’existence générales induites par le mode de production capitaliste.

En effet, la société capitaliste est dominée par la compétition individualiste qui pervertit les relations entre les humains et avec la nature, et crée de l’isolement. C’est précisément dans cet état de profond isolement que vivait cette femme avec sa fille.

Cet isolement est également à comprendre en termes dialectiques puisque la relation repliée entre deux personnes implique nécessairement un caractère exclusif et même possessif qui, en dernier ressort, peut se manifester par une volonté farouche de ne pas rompre cette relation exclusive.

Ainsi, cette mère a commis son geste sur son enfant la veille de son entrée dans un institut médico-éducatif. La tentative de suicide est également à l’image de l’exclusivité de la relation sur le mode « tout doit disparaître avec moi ».

Il faut bien voir que l’oppression du capitalisme n’est pas du tout abstraite et se reflète pleinement dans ce drame. Par exemple, le poids du patriarcat est évident quand on sait que le père de l’enfant s’était enfui. En outre, cette femme avait choisi subitement de quitter la région parisienne pour s’installer en Bretagne, « plus au calme », ce qui illustre bien la contradiction entre les villes et les campagnes et sa perception au sein du peuple.

Etant donné que les médias bourgeois ont canalisé toute la réflexion sur le problème de la capacité à supporter le handicap pour la mère, on ne sait absolument rien justement sur cette petite fille. Sa vie, aujourd’hui achevée, ne semble avoir aucune importance, voire même totalement mésestimée lorsque les médias bourgeois insiste sur le « désespoir » de la mère.

Pourtant, cette enfant était un être sensible qui ressentait les choses, mais la réalité sensorielle est précisément niée par la bourgeoisie qui dédaigne une vie sans importance à ses yeux car « contre-productive ».

Il est ainsi rapporté que cette petit fille « pleurait tout le temps » dans l’unique but pour la presse bourgeoise de souligner le désemparement de sa mère. Mais le fait de pleurer en permanence n’est pas inné dans le handicap et traduit un état de souffrance et de tristesse.

La petite fille de huit ans exprimait une émotion qui n’a été considérée qu’ « insupportable », comme si son handicap impliquait nécessairement des pleurs auxquels « on ne pouvait rien faire ».

La science bourgeoise ne se conçoit que comme une technique qui se perfectionne en elle-même sans aucune considération idéologique. D’un point de vue scientifique bourgeois, l’être humain est ainsi un sujet (un patient) dont on estime techniquement la possibilité de progresser… ou non. L’absence de réponse technique à un problème est considérée comme rédhibitoire.

La science MLM apporte au contraire une compréhension globale du monde où les handicapéEs ont une place à part entière. Dans le communisme, les individus ne sont plus isolés les uns des autres et les handicapéEs ne sont pas coupés de la société et de la nature, rejetés dans l’ombre.

Le capitalisme mène un processus d’élimination des personnes différentes selon le principe du darwinisme social. La tragédie de Saint-Malo montre à quel point le capitalisme aliène les personnes dans son tourbillon de mort.

Le communisme révèle les individus, toutes les individualités, car l’humain est le capital le plus précieux. Les handicapéEs vivent pleinement dans la lumière d’une société qui les reconnaît à leur juste valeur.

L’épanouissement ne peut venir dans le capitalisme qui confine des vies dans un silence indifférent pour ne plus les voir… ou les voir seulement quand elles s’achèvent dans la douleur pour finalement les ignorer définitivement ! Dans le communisme, c’est la vie qui l’emporte !

mer, 25 août 2010 » Révolution, Social-démocratie

Deux exemples de différence et d’identité!

Imaginons que l’on nous dise : oui, mais la théorie mise à part, quelle est votre différence avec les autres groupes d’extrême-gauche ?

Et bien voilà ce que nous pourrions répondre, par deux exemples qui s’appuient sur ce qu’est le NPA, parce que finalement tous les groupes d’extrême-gauche ressemblent au NPA, à part nous.

Le premier point, c’est que nous reconnaissons la dignité du réel. Les autres ont un esprit cartésien c’est-à-dire mécaniste. Ils raisonnent en structures, pour eux les choses s’imbriquent.

Nous, nous comprenons la dialectique, nous voyons les choses concrètement, nous accordons toute sa dignité du réel.

Qu’est-ce à dire ? Eh bien par exemple que la photographie suivante est scandaleuse, lamentable.

Comme on le voit ici, le réel ne se voit reconnaître aucune dignité. Un être vivant, comme ce chien, est réduit au statut d’homme – sandwich, et en tant que communiste on peut bien comprendre quelle horreur représente le principe de l’homme – sandwich, tartiné de publicités.

Le chien, au lieu de se voir reconnaître sa dignité, au lieu que son amitié soit recueilli et respecté, se voit littéralement maltraité, son statut d’être vivant se voit dégradé.

Nous, nous ne sommes pas comme cela !

Et regardons maintenant un second exemple, très parlant lui aussi. Car comme nous reconnaissons sa dignité au réel, nous ne sommes pas populistes.

Inversement, le NPA et tout les gens qui ont cette culture, cette démarche rétrograde, sont outrageusement populiste.

Notre démarche à nous scientifique, les autres sont populistes, leur anticapitalisme est romantique. Voici donc ce qu’on peut voir sur le site du NPA, montrant les mots clefs les plus importants.

Élections régionales… et Palestine. Ou encore Besancenot et (élections) Européennes! Les élections pour le côté opportuniste et purement électoral, et si le mot « élections » ressort c’est bien car il n’y a pas de contenu.

Quant à Palestine, c’est parce que la lutte juste du peuple arabe palestinien est pris en otage par ces populistes pour mettre en avant un anticapitalisme romantique, largement poreux à l’antisémitisme bien entendu.

On pourrait également parler de leur focalisation sur Sarkozy, ou bien encore de leur écologie de façade…

Mais tout cela ne nous intéresse pas. Nous, nous ne sommes pas comme cela. Notre démarche n’est pas populiste : notre démarche est scientifique!

mar, 24 août 2010 » Ecologie, International

Répression contre l’ALF aux USA

Contre-Informations a toujours publié les communiqués de l’ALF (Front de Libération des Animaux), ce depuis le début de son existence. Nous avons toujours considéré ce mouvement comme une expression moderne de résistance (12345).

Ses multiples actions hebdomadaires de par le monde en sont une preuve assez nettes; seuls des esprits bornés, rétrogrades et chauvins peuvent ne pas voir la dimension subversive qui existe ici.

Aux USA en particulier, ce mouvement est considéré comme terroriste et comme la menace intérieure numéro un; voici à ce sujet une interview du site Voice of the Voiceless faite par la Terre d’abord !

mar, 24 août 2010 » Culture, France

La fausse radicalité vide de sens des propos du prêtre de Lille contre Sarkozy comme expression de la culture baroque à la française

Le PCMLM a déjà souligné le caractère baroque de notre époque qui traduit le délitement complet de la société bourgeoise en période de crise générale du capitalisme.

Par « délitement complet », il faut comprendre que la crise est visible à tous les niveaux, que plus rien n’a de signification, que la « radicalité » apparaît sous un aspect volontairement bizarre et déconcertant, dans un mouvement de panique individuel, irraisonné.

C’est dans le cadre du baroque qu’il faut comprendre les déclarations du prêtre de Lille sur la politique de répression à l’encontre des Roms, Arthur Hervet : « Je vous demande pardon, mais je prie pour que Nicolas Sarkozy ait une crise cardiaque », avant de se rétracter dans un second temps.

L’outrance de ces propos reflète leur vacuité, et cette radicalité superficielle est surtout l’occasion de se faire plaisir, de manière individualiste, comme il est de mise en France.

En effet, l’attitude de ce prêtre est à l’image de la petite-bourgeoisie « de gauche » se reconnaissant dans toute la culture pamphlétaire de la France (par exemple, le Canard enchaîné, Charlie Hebdo, les Inrockuptibles) qui aime se moquer méchamment, se gargarise d’impertinence et de radicalité tout en respectant les institutions.

De même que les bourgeois aiment étaler leur science, il s’agit là d’un exercice de style individuel sans autre but que de flatter son ego et qui échappe volontairement à toute aspect constructif, matérialiste. En somme, le baroque s’inscrit totalement dans la rébellion légale propre à la France.

Ce style pamphlétaire, qui s’appuie en particulier sur la recherche « raffinée » dans le vocabulaire ordurier, est très appréciée en France par la bourgeoisie et la petite-bourgeoisie car il conjugue goût de l’élitisme et nihilisme obscène (deux traits essentiels du fascisme).

Siné, Nabe, Céline ou de nombreux blogs fascistes sont des adeptes de ce style.

En France, en cette période d’aggravation de la crise générale et la progression en conséquence du fascisme, il est très courant de s’attaquer avec véhémence à Sarkozy pour sa proximité avec l’impérialisme américain et l’État israélien.

Il est même fréquent que Sakozy soit appelé « Sarközy de Nagy-Bocsa » pour bien montrer (avec une connotation antisémite prononcée)  son caractère « étranger » au fantasme de la « vraie » France de la grandeur et de l’indépendance face aux Etats-Unis.

Contrairement au style français du pamphlet qui s’imagine radical, Contre-Informations est le média de la science MLM. En cela, Contre-Informations est constructif et amène la compréhension des évènements. Contre-Informations ne s’intéresse pas aux « grandes figures » de l’histoire, car c’est le peuple seul qui fait l’histoire, mais aux idées qu’elles portent et à ce qu’elles représentent.

Contre-Informations a donc expliqué que Sarkozy était le représentant de la bourgeoisie industrielle qui, à l’époque de la crise générale, se fait inévitablement doubler par la bourgeoisie impérialiste alliée des fascistes.

D’ailleurs, la réaction de Villepin, figure de la bourgeoisie impérialiste, n’a pas tardé, dans un style lyrique (pendant dialectique du style pamphlétaire) et un nationalisme bien entendu affirmé, comparant la politique répressive contre les Roms à « une tache de honte sur notre drapeau ».

Il est également logique que la bourgeoisie impérialiste représente l’église catholique car elles représentent les deux piliers du socialisme féodal, aspect culturel très fort en France.

Voilà pourquoi l’église catholique et la bourgeoisie impérialiste se donnent une image sociale, paternaliste et même progressiste tout en se réclamant de la filiation d’une république bourgeoise qu’elles estiment bafouée (Arthur Hervet, toujours dans un style grandiloquent bien français, a annoncé qu’il allait rendre sa médaille de l’ordre national du mérite).

Contre-Informations incarne la rupture avec l’idéologie républicaine bourgeoise et le style français, autant d’aspects culturels dominants de la contre-révolution. Contre-Informations est le média MLM de l’époque révolutionnaire qui est la nôtre, pour le monde nouveau, pour le communisme !

lun, 23 août 2010 » Révolution

On a raison de se révolter!

lun, 23 août 2010 » Communisme, Révolution

Le socialisme (2) : le mode de production socialiste

Dans le mode de production capitaliste, la force de travail est une marchandise ; tous les bénéfices sociaux et culturels de la production vont aux détenteurs des moyens de production, à la bourgeoisie en tant que classe sociale. Dans le mode de production capitaliste, le travail a un caractère privé et il n’est pas organisé à l’échelle du pays.

Le socialisme renverse l’ordre capitaliste, il met fin à la domination du capital, il met fin à l’exploitation, par l’introduction des rapports de production de type socialiste qui abolissent la propriété privée des moyens de production.

Dans le socialisme, le travail a un caractère directement social ; la société planifie le processus de production, la répartition du travail entre les différentes branches de l’économie.

« Après des siècles de travail pour autrui, de labeur servile pour les exploiteurs, on a pour la première fois la possibilité de travailler pour soi, et de travailler en bénéficiant de toutes les conquêtes de la technique et de la culture modernes. » (Lénine)

Le socialisme est donc une période de transition, où l’État socialiste assure la destruction de la base ancienne, capitaliste et la victoire des formes socialistes d’économie sur les formes capitalistes.

L’État socialiste procède à la socialisation de l’ensemble de l’économie ; pour ce faire, il y a :

a) Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate de l’ensemble de la production industrielle privée et capitaliste d’État ;

b) Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate de l’ensemble des infrastructures de transports, de communications et de santé ;

c) Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate de l’ensemble des grandes propriétés agricoles, avec aides aux socialisations des petites propriétés et interdiction de la vente des terres ;

d) Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate de l’ensemble de la production de services, privée comme capitaliste d’État, ainsi que de tout le secteur financier, privé comme capitaliste d’État ;

e) Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate de l’ensemble du patrimoine immobilier de la bourgeoisie, et constitution d’une commission de relogement des masses populaires.

Ces confiscations se font à un rythme plus ou moins élevé, car la construction du socialisme est une période de transition, et il peut subsister dans certains secteurs, notamment l’agriculture, des formes d’économie héritées du passé et fondées sur la propriété privée des moyens de production.

Il existe alors dans le socialisme quatre formes principales d’économie : la petite production marchande, le capitalisme privé, le capitalisme d’État, et l’économie socialiste.

Cette dernière forme est supérieure aux autres ; le secteur socialiste de l’économie se caractérise par le fait que la force de travail a cessé d’être une marchandise, que le travail a perdu son caractère de travail salarié et est devenu un travail pour soi, pour la société.

L’État socialiste a donc comme objectif d’intégrer tous les secteurs productifs dans l’économie socialiste.

Ainsi, durant la période de transition, la classe ouvrière doit se tremper pour devenir une force capable d’administrer le pays, de bâtir la société socialiste et de rééduquer les masses petites-bourgeoises dans l’esprit du socialisme.

Cela nécessite des révolutions culturelles, qui renversent les traditions et les vieilles habitudes, afin de faire triompher le mode de vie conforme au socialisme. Les révolutions culturelles permettent les sauts qualitatifs dans la généralisation de l’économie socialiste à l’ensemble de la société.

La classe ouvrière doit donc saisir le marxisme-léninisme-maoïsme en tant que science, afin d’avoir une vision du monde à la hauteur des tâches de l’époque, comprendre tant les détails du processus de socialisation de l’économie que la nécessité des révolutions culturelles.

Mao Zedong a enseigné à ce sujet :

« La lutte des classes, la lutte pour la production et l’expérimentation scientifique sont les trois grands mouvements révolutionnaires de l’édification d’un pays socialiste puissant.

Ces mouvements constituent une sûre garantie permettant aux communistes de se garder de toute bureaucratie, de se prémunir contre le révisionnisme et le dogmatisme et de demeurer toujours invincibles, une pure garantie permettant au prolétariat de s’unir avec les larges masses travailleuses et de pratiquer une dictature démocratique. »

Ce n’est qu’armée de la science marxiste-léniniste-maoïste que la classe ouvrière peut également procéder à une planification correcte de l’économie socialiste. La planification se généralise graduellement à l’ensemble de l’économie socialiste, commençant par les entreprises, puis se généralisant au niveau des branches de production, et enfin à l’échelle du pays tout entier.

Cette planification a un caractère essentiel, car elle est ce qui permet la victoire du secteur socialiste de l’économie dans la période de transition.

La bourgeoisie renversée tente en effet de faire échouer le secteur socialiste de l’économie ; même après la perte de sa domination, la bourgeoisie conserve dans une mesure plus ou moins grande des ressources financières et matérielles, des attaches avec une fraction importante des vieux spécialistes, et elle profite de plus de l’appui des capitalistes des autres pays.

De plus, il y a la naissance spontanée et inéluctable d’éléments capitalistes à partir de la petite économie marchande et par impossibilité de remplacer d’emblée dans tous les domaines l’économie capitaliste par une économie socialiste.

Mao Zedong a ainsi expliqué :

« C’est à travers les difficultés et les vicissitudes que grandit le nouveau. Ce serait une pure illusion de croire que sur la voie du socialisme on peut éviter les difficultés et les détours, qu’on peut se passer de faire le maximum d’efforts, qu’il suffit de se laisser pousser par le vent et que le succès vient facilement. »

La révolutionnarisation culturelle et la connaissance de la science marxiste-léniniste-maoïste permettent donc une planification faisant triompher le secteur socialiste de l’économie sur les autres secteurs.

La contradiction entre le travail manuel et le travail intellectuel se réduit alors chaque jour davantage ; la contradiction entre les villes et les campagnes se résout de manière écologique, dans le sens d’une juste reconnaissance de la biosphère.

Le socialisme est alors construit, et son approfondissement au niveau national ainsi que son élargissement au niveau international permettent le passage graduel à la société communiste.

« Le régime des coopérateurs civilisés, quand les moyens de production appartiennent à la société et que le prolétariat a triomphé de la bourgeoisie comme classe, c’est le régime socialiste. » (Lénine)

dim, 22 août 2010 » Ecologie

Fruits et légumes de saison! Le meilleur pour le peuple!

Dans les années 1930-1950, lorsque le Parti Communiste était en France un véritable Parti Communiste, il n’y avait pas un aspect de la vie quotidienne des masses populaires où il n’y avait pas une théorie et une pratique.

Si ce n’est bien entendu l’écologie, à l’opposé du Parti Communiste d’Allemagne qui allait plus loin en ce sens. Pas suffisamment malheureusement : le fascisme a réussi à triompher justement notamment en raison de son apparence « communautaire », « socialisant », « proche de la nature », etc.

Ce qui nous fait dire, en l’an 2010, qu’il faut de nouveau assumer la ligne communiste : pas de libéralisme dans la vie privée ! Il faut suivre un mode de vie guidé par les principes communistes, et affronter les mœurs capitalistes !

Et selon notre juste compréhension de la contradiction entre les villes et les campagnes (voir nos textes ici ou compilés en PDF là), il y a nécessité d’affronter la question de l’attitude à avoir dans la vie quotidienne par rapport à ce qui fait la vie et sa simplicité.

C’est le sens du programme communiste que d’exprimer la beauté de la vie, par opposition à l’ennui et aux futilités mises en avant par le capitalisme, ou encore par opposition au romantisme nihiliste du fascisme.

Voilà pourquoi les fruits et légumes de saison sont montrés dans une liste sur Contre-Informations. Les communistes prônent une attitude ferme et organisée par rapport à soi-même, par rapport à la nature, par rapport au monde qui nous entoure.

Dans les jeux, il y a lieu par exemple de refuser l’esprit de concurrence, pour affirmer l’entraide. De la même manière, l’esprit individualiste doit céder la place au jeu collectif.

Connaître les fruits et légumes de saison, pareillement, c’est s’ouvrir à la nature et redécouvrir les saisons, par opposition à la vie aliénée, répétitive et mécanique dans les villes. C’est affirmer l’importance des choix, par opposition à l’attitude passive qui obéit à l’ordre commercial des marchandises.

De la même manière que le rapport à l’alcool est construit par la souffrance dans la vie quotidienne dans le capitalisme, le rapport aux fruits et légumes ne peut se construire que par la compréhension de la place de l’être humain dans la biosphère.

L’affirmation d’une vie pacifique, d’une vie au sein d’une communauté organisée, d’une vie quotidienne ouverte à la construction et non la destruction… Voilà le programme communiste !

sam, 21 août 2010 » Antifascisme, Ecologie, France, Social-démocratie

Le P"C"F, à la remorque de l’impérialisme français, défend les OGM et le nucléaire

Dans un article publié mercredi, le P"C"F « s’indigne des actes de vandalisme perpétrés à l’encontre des vignobles OGM de Colmar ». Il s’agit de l’arrachage de 70 pieds de vigne OGM dans le champ appartenant à l’INRA (Institut National de Recherche Agronomique) de Colmar (Haut-Rhin).

Dans ce texte, le P"C"F se met ouvertement à la remorque de l’impérialisme français. La phrase suivante en dit long sur l’obscurantisme politique du P"C"F : « Refuser de consommer des OGM, est le droit de chacune et chacun ; mais porter atteinte au potentiel scientifique national est un acte totalement répréhensible ; le PCF renouvelle sa confiance dans le sang-froid et les  capacités intellectuelles des équipes de l’INRA , dans leur indépendance par rapport aux pressions des multinationales de l’agroalimentaire ».

Le P"C"F, conformément à sa nature social-démocrate forcément relativiste, s’en remet donc, avec un libéralisme assumé, à la « liberté individuelle », un des arguments massue du légalisme bourgeois pour s’opposer au combat idéologique et à la révolution.

En toute logique, le P"C"F trace clairement une ligne social-chauvine dégoulinant de nationalisme en s’insurgeant contre une atteinte au « potentiel scientifique national », en faisant semblant d’ignorer que ce « potentiel » sert les intérêts de l’impérialisme français !

Il faut voir là une réelle cohérence de la soumission complète du P"C"F envers l’impérialisme français qui ressort également dans le soutien au nucléaire, un secteur clé de l’impérialisme français.

Ainsi, la lettre n°2 de la commission écologie et développement durable du P"C"F de mai 2006 établit en toutes lettres que « le nucléaire s’avère incontournable pour lutter contre le réchauffement climatique ».

Cette défense du nucléaire est même justifiée par l’argument de la disponibilité suffisante des ressources en uranium dans le monde « pour alimenter l’industrie nucléaire mondiale pendant le siècle à venir, peut-être même au-delà si l’on considère la possibilité d’extraire de l’uranium de l’eau de mer ».

Voilà le point de vue lamentable d’une organisation social-démocrate qui va jusqu’à « oublier » les crimes de l’impérialisme français dans les pays semi-coloniaux semi-féodaux, notamment au Niger et au Gabon, où l’extraction d’uranium (par Areva) irradie les populations et infecte durablement l’environnement !

Mais le P"C"F habille sa position capitularde devant l’impérialisme français d’un anticapitalisme romantique, archi populiste et dépourvu de toute analyse matérialiste, en pointant « les requins de la finance et de l’agroalimentaire mondiaux » (on note aussi la déconsidération pour les animaux).

Pourtant, une des caractéristiques des OGM est d’être brevetés par des monopoles de la semence et ainsi de rendre encore un peu plus dépendants les pays semi-coloniaux semi-féodaux aux mains des puissances impérialistes.

En fait, le P"C"F protège à fond l’impérialisme français (avec une firme comme Vilmorin-Limagrain) contre la concurrence étrangère en prétendant au passage qu’une institution de l’État bourgeois comme l’INRA est indépendante des monopoles impérialistes.

Le P"C"F essaie d’autant plus de faire croire à sa modernité, à sa capacité de répondre « aux défis de civilisation contemporains » qu’il vit aux crochets du vieux monde.

Le P"C"F est incapable d’incarner le nouveau, il défend les vieilles recettes de l’impérialisme français, les OGM et le nucléaire, comme des solutions d’avenir indépassables.

Les frères jumeaux de la social-démocratie et du fascisme tentent de coincer le peuple entre (fausse) « modernité » et préservation réactionnaire du terroir, mais ces deux tendances sont à comprendre comme les deux facettes dialectiques du capitalisme, de l’impérialisme.

D’un côté, le mode de production capitaliste se rend indispensable au « progrès » qui correspond en réalité à l’accumulation de profits pour la bourgeoisie. De l’autre côté, le capitalisme joue la carte de la protection du terroir et des traditions culinaires. On voit d’ailleurs comment l’action de Colmar peut être reprise pour défendre le « bon vin français ».

Bien entendu, cette préservation du terroir et des traditions constitue aussi l’occasion pour les capitalistes de renforcer encore plus le poids des industries agroalimentaires et des fermes-usines ultra polluantes, massacrant des animaux dans des conditions infâmes et préjudiciables pour la santé du peuple.

Le PCMLM est le parti qui assume la dignité du réel. Voilà pourquoi le PCMLM est capable de concevoir la planification économique, dans le respect de la nature et l’intérêt du peuple, qui remisera aux oubliettes les fausses solutions capitalistes ne servant qu’à accroître l’exploitation des peuples.

Le PCMLM est le parti du monde nouveau, appuyé sur la base de la science MLM et conscient de l’équilibre naturel de la biosphère, conditions indispensables à la libération de la Terre !

ven, 20 août 2010 » Communisme, Révolution

Le socialisme (1) : la révolution socialiste

Le triomphe du nouveau sur l’ancien est une loi, et par conséquent le renversement du mode de production capitaliste est inéluctable.

Mao Zedong a rappelé quels étaient les principes du socialisme scientifique concernant ce renversement :

« Les changements qui interviennent dans la société proviennent surtout du développement des contradictions à l’intérieur de la société, c’est-à-dire des contradictions entre les forces productives et les rapports de production, entre les classes, entre le nouveau et l’ancien.

Le développement de ces contradictions fait avancer la société, amène le remplacement de la vielle société par la nouvelle. »

La manière dont ce renversement aura lieu est par conséquent également à comprendre de manière scientifique. Il faut déterminer précisément ce qui est le nouveau, et ce qui est l’ancien ; le nouveau grandit inexorablement, l’ancien s’affaiblit inexorablement.

Dans le mode de production capitaliste, c’est la classe ouvrière qui représente le nouveau, alors que la bourgeoisie représente l’ancien.

La bourgeoisie domine au sein du mode de production capitaliste, elle fait travailler toute la société pour ses propres intérêts.

Ainsi, les larges masses populaires pourraient vivre matériellement de manière incroyablement meilleure, mais leur niveau de vie s’appauvrit, alors que les forces productives ne cessent pourtant de progresser quantitativement et qualitativement.

Cette contradiction est au cœur du processus révolutionnaire ; les luttes de classes se développent ainsi inéluctablement, poussées par l’étroitesse des forces productives, qui sont emprisonnées dans le caractère capitaliste des rapports de production.

La révolution socialiste se définit donc par cette réalité sociale. C’est cette contradiction entre une richesse gigantesque qui s’accumule et une majorité toujours plus appauvrie, ainsi que les choix destructeurs de la bourgeoisie concernant les productions effectuées (société de consommation, destruction de la planète, etc.), qui est source d’une tension énorme, dont la résolution est la révolution socialiste.

Voilà pourquoi Mao Zedong a rappelé :

« Dans la société de classes, les révolutions et les guerres révolutionnaires sont inévitables ; sans elles, il est impossible d’obtenir un développement par bonds de la société, de renverser la classe réactionnaire dominante et de permettre au peuple de prendre le pouvoir. »

Il faut pourtant bien distinguer le caractère particulier de la révolution socialiste. En effet, lors du passage du régime esclavagiste à la féodalité, puis de la féodalité au capitalisme, une forme de propriété privée succédait à une autre.

Le pouvoir de certains exploiteurs était remplacé par celui d’autres exploiteurs. Pourquoi cela ? Parce que les formations sociales fondées sur l’exploitation ont toutes une base semblable : la propriété privée des moyens de production.

Or, la révolution socialiste vise l’abolition de la propriété privée des moyens de production. Pour cette raison d’ailleurs, la société socialiste ne peut pas commencer à naître dans la société capitaliste.

Cela alors que pour les anciens renversements de modes de production, on trouvait déjà des traces du nouveau mode de production dans le mode de production précédent.

Ainsi, lors du passage du féodalisme au capitalisme, les nouveaux rapports de production bourgeois se sont peu à peu développés, des formes plus ou moins achevées du type capitaliste ont grandi au sein de l’ancien régime.

Tel ne peut pas être le cas du socialisme. Le régime socialiste, fondé sur la propriété sociale des moyens de production, ne peut pas naître et grandir au sein de la société bourgeoise, fondée sur la propriété privée.

Les formes socialistes d’économie ne peuvent ni apparaître ni se développer d’elles-mêmes, spontanément : la bourgeoisie empêche ces formes d’exister, le mode de production capitaliste empêche le socialisme de se développer.

Voilà pourquoi pour qu’elles se développent, la classe ouvrière doit exercer sa dictature sur la bourgeoisie : c’est le seul moyen pour que le nouveau se développe véritablement, pleinement.

La révolution socialiste consiste donc en le renversement de l’ancien et le triomphe du nouveau, par la dictature du nouveau sur l’ancien.

Évidemment, cette dictature est totalement différente dans la forme et dans le fond de celle qu’exerce la bourgeoisie sur les masses populaires dans le cadre de la « démocratie bourgeoise ». L’État bourgeois est en effet un appareil bureaucratique, dont la fonction est de réprimer les larges masses et de maintenir la domination de la bourgeoisie.

L’État socialiste, à l’opposé, consiste en les larges masses populaires à la fois organisées et armées. Le pouvoir revient aux comités populaires qui, organisés de manière centralisée, réorganisent l’ensemble du pays.

Cette dictature est ainsi une démocratie véritable pour les masses populaires, dont elle défend les intérêts ; inversement, elle réprime l’ancienne minorité exploiteuse, afin de l’empêcher de s’opposer au socialisme, ainsi que de l’empêcher de faire retourner le pays au capitalisme.

Il y ainsi d’un côté la classe ouvrière qui a les larges masses populaires comme alliées, et de l’autre la bourgeoisie qui auparavant dominait la société. Voilà pourquoi Mao Zedong a souligné la distinction qui existe dans le socialisme :

« Nous sommes en présence de deux types de contradictions sociales : les contradictions entre nous et nos ennemis et les contradictions au sein du peuple. Ce sont deux types de contradictions de caractère tout à fait différent. »

La révolution socialiste consiste donc en l’instauration de la dictature du prolétariat ; la révolution socialiste renverse le rapport de forces entre les masses populaires et la bourgeoisie, et le socialisme a justement comme tâche d’abolir la bourgeoisie en tant que classe et d’anéantir définitivement le vieil État.

Lénine a ainsi expliqué :

« La dictature du prolétariat est une lutte opiniâtre, sanglante et non sanglante, violente et pacifique, militaire et économique, pédagogique et administrative, contre les forces et les traditions de la vieille société. »

À quoi ressemblera donc la révolution socialiste ? L’histoire de la révolution socialiste d’Octobre 1917 le montre très clairement. Les larges masses populaires, organisées par la classe ouvrière, mènent une insurrection afin de renverser la bourgeoisie et d’instaurer un nouveau pouvoir.

Cette insurrection est bien entendu le point culminant de tout un processus révolutionnaire, dans lequel l’avant-garde a mené l’agitation, la propagande et l’organisation.

Les comités populaires, ossature du nouveau pouvoir, ne naissent pas spontanément ; la classe ouvrière doit les organiser, de la manière la plus ferme.

Ces comités populaires ou leurs embryons sont bien entendu la cible de la bourgeoisie, voilà pourquoi le processus amenant à la révolution socialiste est une guerre populaire prolongée.

Voilà pourquoi Mao Zedong a rappelé que :

« Chaque communiste doit assimiler cette vérité : le pouvoir est au bout du fusil. »

Lénine avait également dit à ce sujet :

« Ceux-là seuls ont assimilé l’essence de la doctrine de Marx sur l’État, qui ont compris que la dictature d’une classe est nécessaire non seulement pour toute société de classes en général, non seulement pour le prolétariat qui aura renversé la bourgeoisie, mais encore pour toute la période historique qui sépare le capitalisme de la « société sans classes », du communisme.

Les formes d’États bourgeois sont extrêmement variées, mais leur essence est une : en dernière analyse, tous ces États sont, d’une manière ou d’une autre, mais nécessairement, une dictature de la bourgeoisie.

Le passage du capitalisme au communisme ne peut évidemment manquer de fournir une grande abondance et une large diversité de formes politiques, mais leur essence sera nécessairement une : la dictature du prolétariat. »

La révolution socialiste est ainsi :

– l’aboutissement d’un processus prolongé où le nouveau prend conscience de sa force et se lance au fur et à mesure contre l’ancien ;

– la réalisation de la dictature du nouveau sur l’ancien, sous la forme de la dictature du prolétariat ;

– un processus organisé de manière consciente par l’avant-garde qui saisit parfaitement, par la science MLM, la lutte du nouveau contre l’ancien.

jeu, 19 août 2010 » France

Sanctions de la FFF : populisme et patriarcat pour préserver l’ordre capitaliste

Avant-hier, la commission de discipline de la Fédération Française de Football a rendu son verdict concernant les cinq joueurs accusés d’être à l’origine de la grève de l’entraînement survenue lors de la coupe du monde en Afrique du Sud : 18 matchs de suspension pour Anelka, 5 pour Patrick Evra, 3 pour Ribéry et un seul pour Toulalan. Eric Abidal n’a écopé d’aucun match de suspension.

Contre-Informations a montré dans de précédents articles comment le football drainait les valeurs de l’idéologie dominante, parmi lesquelles le patriarcat et le populisme. Il est donc logique de retrouver patriarcat et populisme dans la décision de la FFF et plus généralement dans toute l’ambiance actuelle autour de cette institution bourgeoise qu’est l’équipe de France.

Populisme d’abord, parce qu’Anelka est évidemment, de très loin, le plus lourdement sanctionné. Anelka est bien entendu celui qui a l’image publique la plus détestable, en raison de son personnage construit autour de l’arrogance décomplexée, de la provocation et de la « réussite » flambeuse.

Pourtant, comme nous l’expliquions dans un article du mois de juin, Anelka est finalement un bon élève de la bourgeoisie, obsédé par la compétition d’égo et le consumérisme, et parfaitement intégré dans l’univers mafieux et affairiste du football.

D’ailleurs, Anelka aurait très bien pu être pu se constituer une autre image avec l’aide des médias bourgeois, celle du joueur doué « trop longtemps incompris » qui se change en sauveur doté d’une « nouvelle sagesse »(avec pour aider à cela la médiatisation de sa foi religieuse).

L’histoire était déjà presque constituée après le premier match de barrage pour la coupe du monde 2010 contre l’Irlande remporté 1-0 à l’extérieur.

Un journaliste de France 24 déclarait ainsi :  « Grâce à Anelka, tellement raillé ces dernières années en équipe de France, la France n’a jamais été aussi proche de disputer la prochaine coupe du monde en Afrique du Sud ».

De même, un site spécialisé dans le football commentait à l’époque que Analka avait « croqué l’Irlande » (on note l’accroche patriarcale typique valorisant la domination),  « était allé au charbon » pour finalement « libérer les siens », le présentant même dans un autre article comme le « buteur providentiel ».

Tout cela montre à quel point la bourgeoisie fabrique de toute pièce de fausses réalités et des polémiques pour alimenter un discours populiste qu’elle adapte en fonction des circonstances.

La sanction alourdi contre Evra est à comprendre également dans cette veine de populisme car la FFF cherche opportunément à se montrer plus inflexible envers un joueur à l’image individualiste qui ne « respecte pas le maillot ».

Au contraire, Toulalan a été relativement épargné en raison de son image plus lisse, plus intello… sans oublier que Toulalan est blanc, une dimension qui a évidemment été prise en considération par la FFF dans l’ambiance actuelle de décomposition capitaliste favorable à l’affirmation de la triple oppression.

Pourtant, sur un plan purement logique, Toulalan aurait pu être considéré comme un élément clef de la grève de l’entraînement en demandant à son avocat  d’écrire la lettre d’explication lue par Domenech.

Les sanctions de la FFF tombent aussi dans le contexte d’une ambiance ultra chauvine après les résultats aux championnats d’Europe d’athlétisme et de natation, censés montrer « un visage sain du sport français après le fiasco de l’Afrique du Sud », tout ceci afin de préserver le mécanisme de propagande essentiel du sport capitaliste.

Plus spécifiquement, sur le plan du football, la nomination de Laurent Blanc et la non sélection de tous les joueurs présents lors de la coupe du monde illustre bien la force de l’idéologie patriarcale reposant, entre autres, sur la figure paternaliste du « meneur d’hommes sachant se faire respecter », comme à l’armée.

Dans la crise capitaliste, l’institution bourgeoise de l’équipe de France de football sert d’exemple de rétablissement de l’ordre par la fermeté, un ordre correspondant aux intérêts de la classe dirigeante et garantissant bien entendu le maintien des vieux concepts de l’idéologie dominante.

L’étalement du populisme et du patriarcat est un vernis qui masque la réalité du sport capitaliste constituée de triche, d’arrangements mafieux, d’écrasement des plus faibles, d’autoritarisme viril, à l’image du capitalisme lui-même.

C’est cet amas putride que la révolution socialiste mettra à bas pour que le sport devienne un jeu pour le plaisir de tous, bien loin de la compétition à visée éliminatoire (social-darwinisme) du capitalisme.

jeu, 19 août 2010 » Antifascisme, Communisme, Féminisme

Pas d’esprit communiste sans féminisme!

mer, 18 août 2010 » Ecologie, International

La catastrophe au Pakistan: une conséquence de la contradiction entre les villes et les campagnes

Le PCMLM souligne l’importance de deux faits :

- Le caractère semi-colonial des pays non capitalistes (mais capitalistes bureaucratiques)

– Le renforcement allant avec de la contradiction entre les villes et les campagnes

La généralisation du mode de vie adapté aux exigences capitalistes (viande, absence de transports en commun, grandes villes…) est ainsi génératrice de catastrophes, comme celle touchant 20 millions de personnes au Pakistan.

Peut-être faut-il rappeler le caractère abstrait du Pakistan, issu d’une conception née d’étudiants indiens en Angleterre, et dont le fondateur, Muhammad Ali Jinnah, considéré comme l’homme le mieux habillé du monde (pour son style anglais), ne parlait même pas l’ourdou, langue officielle (et minoritaire) du nouvel Etat.

A sa naissance, l’économie pakistanaise est sous la totale dépendance de l’Angleterre, avant de passer sous la coupe des USA, alors que l’Inde subissait et l’influence américaine et (surtout) l’influence du social-impérialisme soviétique.

On peut se douter de la nature de l’économie pakistanaise, dirigée par les immigrés indiens, et celle de l’État, totalement corrompu et sous la mainmise de l’armée.

Et donc on peut se douter de la nature du développement du pays. La contradiction entre les villes et les campagnes a causé des dégâts profonds, dont l’une des conséquence consiste en les inondations.

Celles-ci étaient bien évidemment prévues; mais sans planification, cela ne peut pas être pris au sérieux de manière réelle, l’exploitation ayant la priorité.

Il faut savoir que l’Indus et ses canaux sont le plus grand système d’irrigation du monde. L’Indus part de l’Himalaya puis est subdivisé en canaux, autant que l’industrie agricole l’exige.

Quelle a été la conséquence? En fait, les inondations estivales annuelles pouvaient auparavant être absorbées mais désormais, dès qu’elles sont fortes, elles deviennent totalement problématiques.

La raison en est la trop faible largeur du fleuve, et le fait que toutes les terres environnantes sont occupées par des champs. Voilà pourquoi les inondations ont pu s’étaler sur d’aussi vastes zones, le fleuve élargissant son lit sur une largeur comprise entre 15 et 20 kilomètres.

A cela, il faut ajouter la déforestation, et bien entendu le réchauffement climatique, autre conséquence de la contradiction entre les villes et les campagnes. Dès le 12 juillet, date du début des pluies, il avait été remarqué que les précipitations étaient anormalement fortes.

En fait, ce qu’il faut voir ici c’est une tendance profonde, à la source ces problèmes du Pakistan. Le Pakistan n’existe que comme projet « musulman » inféodé à l’impérialisme: si l’armée s’effondre, le Pakistan implose (rappelons ici notre article sur le Baloutchistan, présentant la situation).

Cette dépendance  à l’impérialisme est tellement flagrante que les digues de l’Indus ont été construites sur un modèle occidental qui ne correspond pas du tout à la réalité de la nature de l’Indus.  Ainsi, les digues ont été conçues pour des cours d’eau charriant très peu de sédiments alors que l’Indus en regorge  du fait de l’érosion de l’Himalaya, où il prend sa source.

Par conséquent,  ces digues contribuent au contraire à l’envasement de l’Indus ce qui aggrave encore plus les inondations si jamais elles rompent.

La dynamique interne au Pakistan, en tant que pays semi-colonial, repose donc dans l’intégration aux projets impérialistes, notamment concernant l’agriculture. La pression du capital est tellement grande que tout le pays sombre dans cette tendance.

L’Etat central se renforce, devenant de plus en plus tyrannique, aidé en cela par l’influence grandissante des capitalistes
bureaucratiques et des grands propriétaires terriens assoiffés de puissance.

C’est cela qui donne naissance, non pas à un « impérialisme », mais à un expansionnisme: cela est commun au Pakistan, à l’Inde, à la Turquie, à l’Etat israélien, au Brésil…

Et cet expansionnisme va jusqu’à l’acquisition de la bombe atomique. Le Pakistan, pays qui possède la bombe atomique, est incapable d’aider sa population, car la tendance qui lui a donné naissance est celle de l’impérialisme et de sa décadence.

Pour comprendre cela, il faut profiter de la science MLM, de sa juste compréhension de la contradiction entre les villes et les campagnes… et de l’avant-garde qui fait vivre cette science : le PCMLM !


mer, 18 août 2010 » Antifascisme, Communisme

Comme les Roms, abolissons les frontières !

mar, 17 août 2010 » Crise capitaliste

Le capitalisme (3) : l’impérialisme et la tendance à la guerre

La crise générale du capitalisme est inéluctable ; elle s’exprime par une série de crises, d’oscillations, de difficultés, et par une tendance toujours plus forte à la guerre.

D’un côté, la crise générale du capitalisme est la période rendant actuelle la question de la révolution socialiste. Avec la crise générale du capitalisme, les forces du mode de production capitaliste s’estompent, alors que la classe ouvrière et les masses populaires doivent faire face de manière toujours plus décidée aux conditions de vie terribles imposées par le capitalisme.

Staline a expliqué :

« La base de la crise réside dans la contradiction entre le caractère social de la production et la forme capitaliste d’appropriation des résultats de la production.

L’expression de cette contradiction fondamentale du capitalisme, c’est la contradiction existant entre l’accroissement colossal des possibilités productives du capitalisme visant à l’obtention d’un maximum de profit capitaliste, et la réduction relative de la demande solvable des millions de travailleurs, dont les capitalistes s’efforcent toujours de maintenir le niveau de vie dans les limites d’un minimum extrême. »

Ce qui est caractéristique du capitalisme, c’est la rupture entre les deux conditions les plus importantes de la production : entre les moyens de production concentrés entre les mains des capitalistes, et les producteurs directs qui sont privés de tout, sauf de leur force de travail.

Cette rupture s’affirme nettement dans les crises de surproduction, où l’on est en plein cercle vicieux : d’une part, excédent des moyens de production et des produits, d’autre part, excédent de la force de travail, des masses de chômeurs privés de moyens de subsistance.

De l’autre côté, le capitalisme pénètre dans la crise par la forme impérialiste. Cette question est extrêmement importante.

Le capitalisme a une tendance inévitable au monopolisme ; l’action de la loi de la concentration et de la centralisation du capital a amené infailliblement la victoire des grandes et des très grandes entreprises, à côté desquelles les entreprises petites et moyennes jouent un rôle de plus en plus subalterne.

L’impérialisme est le stade suprême du capitalisme, celui du capitalisme monopoliste. Arrivé à ce stade, le capitalisme ne se caractérise pas tant par la libre concurrence que par la domination des monopoles.

Le capitalisme conserve sa base économique, mais l’impérialisme se développe sur cette base ; comme l’a formulé Lénine :

« Les monopoles n’éliminent pas la libre concurrence, dont ils sont issus ; ils existent au-dessus et à côté d’elle, engendrant ainsi des contradictions particulièrement aiguës et violentes, des frictions, des conflits. »

Les monopoles, toujours plus puissants, ne prennent pas seulement une place toujours plus grande dans l’économie. Ils mettent de côté les autres capitalistes dans l’État bourgeois, par l’intermédiaire des mobilisations de masse fascistes.

Il faut ici comprendre le rôle du capital financier. Les banques se sont au fur et à mesure concentrées, jusqu’à former de très grands établissements. À partir de là, elles ne sont plus de simples intermédiaires, mais de véritables monopoles du capital sous la forme de l’argent.

Presque tout le capital-argent de la classe capitaliste et les épargnes des autres couches de la population sont à la disposition de petits groupes de brasseurs d’affaires des banques.

Les banques jouent un rôle toujours plus grand, et le capital industriel a besoin d’elles. On assiste alors à la fusion du capital bancaire et du capital industriel. À l’époque impérialiste, dans chaque pays capitaliste, des groupes peu nombreux de grands banquiers et d’industriels monopolistes détiennent toutes les branches vitales de l’économie, disposant à leur gré de l’immense masse des richesses sociales.

Il y a ainsi un mouvement conduisant le passage du pouvoir de la bourgeoisie à l’oligarchie : c’est cela qui caractérise la fascisation et, finalement, le fascisme.

Lénine définit ainsi les principales caractéristiques du stade impérialiste :

« Concentration de la production avec, comme conséquence, les monopoles, fusion ou interpénétration des banques et de l’industrie, voilà l’histoire de la formation du capital financier et le contenu de cette notion. »

« 1° Concentration de la production et du capital parvenue à un degré de développement si élevé, qu’elle a créé les monopoles dont le rôle est décisif dans la vie économique ;

2° Fusion du capital bancaire et du capital industriel et création, sur la base de ce « capital financier », d’une oligarchie financière ;

3° L’exportation des capitaux, devenue particulièrement importante, prend l’avantage sur l’exportation des marchandises ;

4° Formation d’unions internationales capitalistes monopoleuses se partageant le monde ;

5° Achèvement du partage territorial du globe par les plus grandes puissances capitalistes. »

La prise du pouvoir tendancielle par l’oligarchie, par le capital financier, aux dépens de la bourgeoisie et du capital industriel, n’amène pas uniquement le renforcement du terrorisme anti-populaire à l’intérieur de chaque pays capitaliste.

En effet, l’apparition de ce capital financier fait que ne sont plus seulement exportées des marchandises, mais également, et de manière de plus en plus hégémonique, des capitaux.

Il y a un renforcement de la pénétration du capital dans les pays semi-coloniaux d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. Cette pénétration s’oriente différemment selon les pays : ainsi au début du 21ème siècle, la science MLM permet de constater le développement de l’agriculture dans certains pays d’Amérique latine, et de l’industrie dans un pays comme la Chine.

Des pays auparavant semi-féodaux se voient modernisés par en haut, de manière terroriste, par l’impérialisme. Les grands propriétaires terriens se convertissent en capitalistes locaux tyranniques, comme l’ont fait les « junkers » en Allemagne. Les marchands locaux se transforment en industriels terroristes afin de produire pour des entreprises impérialistes.

Ce développement se fait aux dépens de la nature et des conditions de vie des masses populaires ; il ne change pas le statut semi-colonial de ces pays, statut qui ne peut que se renforcer alors que les pays impérialistes se concurrencent de manière de plus en plus dure.

La tendance à la guerre, en tant qu’expression de la concurrence entre monopolistes, est inévitable dans le capitalisme, comme l’a rappelé Staline :

« Les traits principaux et les exigences de la loi économique fondamentale du capitalisme actuel pourraient être formulés à peu près ainsi : assurer le profit capitaliste maximum par l’exploitation, la ruine et l’appauvrissement de la majorité de la population d’un pays donné ; par l’asservissement et le pillage systématique des peuples des autres pays, notamment ceux des pays arriérés ; enfin, en déclenchant des guerres et en militarisant l’économie nationale en vue d’assurer les profits les plus élevés. »

lun, 16 août 2010 » Révolution

Que vive l’esprit du Front Populaire!

lun, 16 août 2010 » Antifascisme, France

Offensive fasciste : la pétition de Paul-Eric Blanrue pour l’abrogation de la loi Gayssot et la libération d’un nazi

Paul-Eric Blanrue a lancé vendredi une pétition, largement diffusée sur le net, pour l’abrogation de la loi Gayssot et la libération du négationniste Vincent Reynouard. Cette pétition intervient une semaine exactement après la publication d’un billet de Blanrue en faveur de ce même Vincent Reynouard.

Nous reviendrons sur le texte de la pétition dans un deuxième temps, car il est d’abord nécessaire de rappeler  certaines caractéristiques du fascisme à l’époque de la crise générale du capitalisme, en commençant par le cas révélateur de Paul-Eric Blanrue.

Blanrue est un fasciste dans la veine social-chauvine « de gauche », un peu à l’image du maire de Vénissieux André Gérin, membre du P « C » F (Blanrue serait lui-même membre du P « C » F ce qui n’est pas étonnant). Dans une attitude typiquement fasciste, Blanrue se targue d’être un rebelle détenteur d’une vérité qui « dérange » le pouvoir mais adopte une position totalement soumise envers l’idéologie bourgeoise républicaine et l’impérialisme français.

Dans sa pétition, Blanrue construit ainsi tout son argumentaire autour de l’idée fantasmée de liberté d’expression, sorte d’héritage sacrée de la Révolution et de la République.

De même, Blanrue est connu pour son livre « Sarkozy, Israël et les juifs » dont la soi-disante interdiction de publication à la sortie lui a permis opportunément de se faire une gigantesque publicité en se présentant de manière populiste comme une victime du « système ». Il va de soi, bien sûr, que le livre a été publié depuis et se trouve très facilement dans toutes les librairies.

Il faut bien saisir que, loin d’être muselés, les fascistes profitent au contraire à fond de la crise générale du capitalisme et du soutien de la bourgeoisie impérialiste.

Paul-Eric Blanrue, comme tous les fascistes, se présente en « électron libre », en « esprit indépendant », mais n’est en vérité rien d’autre qu’un lèche-botte servile de l’impérialisme français. Il est donc fort logique que Blanrue exprime son admiration pour de Gaulle, la grande figure de la bourgeoisie impérialiste française.

Sans surprise, Blanrue est adepte de l’argumentaire anti-américain typiquement français défendant une France forte, souveraine et indépendante, comme au temps de de Gaulle selon une vision fétichiste de l’histoire.

Ce néo-gaullisme est une option stratégique de la bourgeoisie impérialiste qui, à l’époque de la crise générale du capitalisme, prend inévitablement le pas sur sa concurrente, la bourgeoisie industrielle, comme nous l’avons expliqué à de nombreuses reprises (par exemple : 123).

Blanrue est à ce point affilié à l’impérialisme français qu’il soutient, au même titre qu’un Dieudonné, le régime fasciste d’Ahmadinejad en Iran, pays semi-colonial semi-féodal soumis aux intérêts de l’impérialisme français.

Les fascistes, dépourvus de toute science dialectique et englués dans le nationalisme, s’enfoncent inévitablement dans une vision binaire des plus primaires. Ainsi, les fascistes conçoivent la France comme un pôle idéal de résistance face aux Etats-Unis.

Cette vision du monde binaire se reflète par exemple dans les propos de Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch se rendant  à Tokyo au sanctuaire Yasukuni dédié en partie à la mémoire de fascistes japonais responsables d’atrocités lors de la conquête impérialiste d’une partie de l’Asie (on peut citer par exemple le massacre de Nankin).

Citant au passage le collaborateur Robert Brasillach (« le sang qui a coulé est toujours un sang pur »), Le Pen et Gollnisch ont évoqué les bombes atomiques de Hiroshima et Nagasaki, ce dernier déclarant : « Il y a les bons et les mauvais criminels de guerre. Les bons criminels de guerre, ceux-là qui sont pardonnés, sont les vainqueurs. C’est ceux qui ont bombardé et fait éclater sous des chaleurs de trois mille degrés les femmes, les vieillards, les enfants, de Hiroshima, de Nagasaki, de Dresde ou d’ailleurs. Ca, ce sont les bons. Et puis il y a les mauvais, c’est dans le camp des vaincus ».

On voit très bien que le fascisme, dans sa vision nationaliste binaire, oppose Japon et Etats-Unis, renvoyant dos à dos les atrocités commises pendant la guerre.

Contrairement à cette articulation binaire de la pensée, la science dialectique du marxisme-léninisme-maoïsme comprend que les atrocités de l’impérialisme japonais et de l’impérialisme US sont deux versants de la même réalité ignoble de l’impérialisme et le produit des contradictions entre puissances impérialistes. Tout comme l’attitude de de Gaulle correspond à une opposition stratégique de la bourgeoisie impérialiste française à l’impérialisme allemand nuisible à ses intérêts, et non à la lutte à mort idéologique contre le fascisme et le nazisme menée par les partisans communistes et l’Armée rouge.

Comme nous avons analysé la logique binaire (totalement ignorante de la dialectique) des fascistes et leur dévouement envers l’impérialisme français, nous pouvons maintenant revenir à la pétition de Blanrue pour l’abrogation de la loi Gayssot et la libération du négationniste Vincent Reynouard.

Le texte de Blanrue se veut une défense de la liberté d’expression, mise en danger selon lui par la condamnation à un an de prison ferme du nazi Reynouard niant dans une brochure la réalité du génocide perpétré par les nazis contre les juifs et les Roms.

Pour Blanrue, nier la réalité d’un crime et insulter la mémoire de populations exterminées (juifs, roms, homosexuels, handicapés mentaux…) relève donc d’une « liberté » de s’exprimer. On voit bien là que Blanrue est un bourgeois au service de l’exploitation capitaliste qui, à l’époque de la crise générale, se mue en fascisme.

En effet, la société capitaliste est une guerre de tous contre tous où s’exercent la domination et l’oppression entre les êtres humains, et l’exploitation de la classe dirigeante bourgeoisie sur le prolétariat.

La brochure de Vincent Reynouard n’est ainsi en rien l’expression d’une liberté mais un acte d’oppression, une déclaration de guerre à la dignité humaine, à la vie elle-même.

Le capitalisme souille l’idée même de « liberté ». A cette période de putréfaction totale du capitalisme dans laquelle ils prospèrent, les fascistes comme Blanrue sèment la confusion en faisant passer un acte d’oppression pour une liberté.

Le capitalisme pervertit et saccage tout à l’époque de sa décadence complète : il est donc logique que la liberté perde son sens de libération et devienne synonyme d’oppression, de terreur, de haine, d’humiliation, de domination.

La « liberté » qu’affichent fallacieusement les capitalistes et les fascistes comme Blanrue n’est rien moins que la possibilité revendiquée pour les exploiteurs capitalistes d’opprimer le peuple, d’en terroriser une partie en s’ouvrant le chemin du génocide !

Les fascistes sont du côté des exploiteurs capitalistes pour continuer plus que jamais à diviser le peuple, à l’asservir !

Il est nécessaire de comprendre que l’abrogation de la loi Gayssot, qui interdit la négation de crimes contre l’humanité, est l’obsession des fascistes qui pensent qu’il est temps désormais de débrider leur barbarie génocidaire.

La loi Gayssot a été adoptée sous la pression des masses, mais elle ne constitue qu’un faible verrou, faible car intégré dans le dispositif du légalisme bourgeois. De plus, dans le contexte des contradictions grandissantes au sein de la bourgeoisie, la loi Gayssot subit les assauts de la bourgeoisie impérialiste, porteuse du fascisme, qui supplante progressivement la bourgeoisie industrielle.

Le peuple ne s’en remet pas au légalisme d’un capitalisme de plus en plus croupi car seule la révolution socialiste est capable d’incarner ses aspirations à une vie libérée.

La liberté du peuple est celle de se débarrasser des exploiteurs capitalistes et de leurs engeances fascistes.

La liberté ne peut se concevoir sous le joug barbare du capitalisme et de son avatar fasciste, voilà pourquoi la révolution socialiste l’anéantira impitoyablement !

dim, 15 août 2010 » Contre-révolution, France, International

Le rôle de la drogue dans le capitalisme. Exemples avec la controverse autour des « salles de shoot » et l’arrivée des drogues numériques

Vendredi, le premier ministre François Fillon s’est prononcé contre l’ouverture de salles d’injection de drogues sous surveillance médicale, aussi appelées « salles de shoot ».

Il s’agit d’encadrer médicalement la consommation de drogues de personnes accros en fournissant des seringues et prodiguant des soins. Ces salles visent également à limiter les risques de contamination (VIH, hépatite C) et la prise de drogue dans l’espace public.

Le gouvernement est traversé de contradictions sur cette question puisque  Roselyne Bachelot avait exprimé un avis favorable à l’expérimentation de salles de shoot, à l’instar d’autres pays comme l’Allemagne ou encore l’Espagne.

Concrètement, les salles de shoot apportent certainement une hygiène bienvenue pour des drogués en situation extrêmement précaire. Pourtant, elles représentent aussi un lieu de confinement et de contrôle pratique pour une partie de la bourgeoisie qui cherche à se construire une image « progressiste » mais souhaite avant tout que la détresse d’une frange de la population, augmentant avec la crise générale du capitalisme, ne s’affiche plus dans la rue.

La bourgeoisie opposée aux salles de shoot suit, quant à elle, une ligne plus conservatrice par populisme et opportunisme électoraliste dans une période favorable à la progression du fascisme.

Les atermoiements de l’Etat bourgeois reflète en somme l’attitude de la classe dirigeante face à la drogue dans le cadre du capitalisme. En vérité, la bourgeoisie se demande juste comment « gérer » la situation.

En effet, la « lutte » officiellement proclamée contre la drogue n’existe pas en réalité car le trafic de drogue est une source très profitable de profits pour les capitalistes. Le trafic de drogue est donc pleinement intégré au fonctionnement du capitalisme.

L’Etat bourgeois essaie simplement de gérer l’acheminement de drogue et d’étouffer certains réseaux mafieux qui deviendraient trop encombrants. Les « coups de filet » où des centaines de kilos de drogues sont saisis remplissent précisément ce rôle et leur médiatisation sert à crédibiliser une « lutte contre la drogue » largement superficielle.

Il faut rappeler ici que la mafia (illégal) et l’Etat bourgeois (légal) forment deux versants dialectiques de la réalité capitaliste qui n’existent pas l’un sans l’autre tout en se livrant à une concurrence l’un contre l’autre.

On voit d’ailleurs que les soi-disant opérations anti-mafieuses de l’Etat bourgeois, comme l’opération « mains propres » en Italie aux débuts des années 90, servent à régénérer la mafia et lui donner une nouvelle impulsion (la Camorra est aujourd’hui florissante, notamment dans le business bien connu du « traitement » des déchets toxiques).

En outre, la bourgeoisie ne restreint en rien le trafic de drogue car l’usage de stupéfiants représente un moyen efficace de contrôle social qui annihile toute velléité révolutionnaire. La drogue mobilise le cerveau de la personne accro qui  se replie sur une relation avec sa propre dépendance et se coupe progressivement de l’extérieur, retournant ainsi sa révolte contre lui-même.

Le trafic permet aussi d’insuffler localement l’idéologie dominante par le biais des dealers qui adoptent nécessairement une mentalité capitaliste de petit commerçant.

La drogue est par conséquent non seulement un commerce lucratif mais aussi un procédé de contre-révolution préventive pour les capitalistes.

Le rôle central de la drogue dans le mode de production capitaliste apparaît clairement avec les nouvelles drogues numériques téléchargeables sur Internet. Il s’agit de sons censés faire planer, provoquer des hallucinations ou toute sorte de sensations par la diffusion de fréquences différentes dans les deux oreilles. Ces  sonorités sont à écouter seul, dans le noir, en position allongé.

A lire les médias bourgeois, on s’aperçoit que tout ce qui les intéresse est de savoir si ces drogues « marchent vraiment » ou tiennent de l’ « arnaque ». Il est donc facile de constater que la bourgeoisie fétichise la drogue comme moyen d’évasion qui se doit de fonctionner.  De cette façon, les articles de médias bourgeois réaffirment le côté transgressif attribuée à la drogue pour disqualifier la drogue numérique dont on comprend qu’elle n’est même pas  une « vraie » drogues qui fait de l’effet.

Pourtant, que les drogues numériques « fonctionnent » ou non, ce n’est évidemment pas la question. L’important ici est de constater que le capitalisme a produit une nouveau modèle d’isolement susceptible de séduire en raison justement de son aspect « sans risque » au premier abord.

D’ailleurs, que la drogue numérique « fonctionne » ou non, elle est vendue de la même manière que les drogues « normales » avec pour promesse l’évasion, le trip, le bien-être. Les fichiers à télécharger sont même appelés des « doses »  !

La drogue numérique est un symbole fort de la décadence capitaliste où triomphent l’ennui, le désespoir et l’isolement comme seul échappatoire relaxant au stress ambiant.

Mais il n’y a pas d’échappatoire à l’enfer capitaliste, il n’y a que l’affrontement révolutionnaire pour renverser son ordre insupportable. Les révolutionnaires refusent les paradis artificiels !  La révolution socialiste se mène avec les idées claires et le regard porté vers la félicité dans le communisme !

sam, 14 août 2010 » Antifascisme, Ecologie, France, International

Les évènements climatiques de l’été 2010, la biosphère, le réchauffement climatique et les raisons de sa négation par les fascistes

En tant qu’avant-garde, le PCMLM a affirmé la nécessité de comprendre la biosphère. La Terre est une planète vivante comme le prouvent les phénomènes qui l’animent (tremblements de terre, tempêtes, éruptions volcaniques, etc.). La Terre réagit également aux ravages provoqués par le mode de production capitaliste, par l’impérialisme.

L’été 2010 est ainsi marqué par un enchaînement de différents évènements : inondations au Pakistan (la moitié du pays inondé, 14 millions de sinistrés, bilan provisoire de 1600 morts), glissements de terrain en Chine et en Inde, incendies en Russie. Ces évènements doivent être compris comme un ensemble d’interactions au sein de la biosphère consécutif aux brutales perturbations engendrées par le capitalisme et l’impérialisme, dont le réchauffement climatique.

Le réchauffement climatique est une réalité indéniable causée par le rejet massif dans l’atmosphère de gaz à effet de serre, conséquence du mode de production capitaliste et de l’exploitation impérialiste dans les pays de la zone des tempêtes.

En raison de la chaleur accrue à la surface du globe, l’eau des océans s’évapore davantage. Ainsi, l’évaporation plus élevée au-dessus de l’Océan Indien charge davantage l’air d’humidité qui libère ensuite de très importantes quantités de pluie pendant le phénomène de la mousson.

Cette année, la mousson s’est signalée par des pluies beaucoup plus impressionnantes qu’à l’accoutumée et une arrivée très précoce, dès la fin du mois de mai. L’ampleur de la mousson cette année a rejeté l’air chaud à haute altitude vers la Russie où il stagne actuellement créant les conditions d’une vague de chaleur sans précédent dans une zone à haute pression défavorable à la formation de nuages et donc de pluie (il a plu la nuit, ce qui a rafraîchi l’atmosphère après des semaines sans aucune goutte).

Cette canicule jamais vue en 130 ans de relevés de températures favorise bien entendu la propagation des incendies en Russie qui, pour la plupart, sont d’origine humaine (allumés pour rendre service à la promotion immobilière mafieuse, elle-même aidée par la corruption ; voir cet article du site La Terre d’abord). Dans le même ordre d’idées nous avions traité, dans un précédent article à propos des glissements de terrain en Chine, des conséquences dramatiques de la politique corrompue du pouvoir social-fasciste.

Au total, 668 000 hectares de forêt sont estimés avoir déjà brûlé pour un bilan humain de 54 morts (des milliers de décès sont également liés à la canicule), chiffres probablement sous-estimés car les impressions de la population ne concordent pas avec ces annonces officielles.

Il faut ajouter que les incendies menacent des sites nucléaires, dont Sarov et Tchernobyl. La propagation du feu aux zones contaminées par l’accident de 1986 soulève des particules radioactives néfastes pour la santé qui pourraient également se retrouver dans les eaux de pluie.

En Russie, les autorités tiennent un double langage, décrétant l’état d’urgence autour du centre de retraitement des déchets nucléaires Maïak tout en assurant que les particules polluées se trouvent en profondeur dans le sol, hors de portée des incendies en surface. Ce même type de discours est tenu en France par l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) par souci de préserver les intérêts capitalistes et le secteur stratégique du nucléaire pour l’impérialisme français, au détriment de la santé du peuple.

Pourtant,les masses n’ont pas oublié les mensonges de l’État bourgeois lors de la catastrophe de Tchernobyl en 1986, les habitants de l’Est et du Nord de la France constatant d’étranges dépôts roses autour de chez eux alors que les autorités annonçaient que le nuage radioactif s’était arrêté à la frontière !

Le réchauffement climatique qui comme nous l’avons vu, joue un rôle prépondérant dans les évènements de cet été 2010, est un phénomène que les fascistes réfutent avec acharnement car il revêt une dimension globale échappant à leur conception nationaliste bornée et leur idéalisme, par opposition au matérialisme scientifique du marxisme-léninisme-maoïsme.

De plus, la négation du réchauffement climatique permet aux fascistes de se complaire, par démagogie et populisme, dans un rejet du discours soi-disant dominant, incarné notamment par le GIEC, et qualifié de « politiquement correct ».

Les fascistes s’affichent ainsi facilement comme des rebelles alors que leur position conforte les intérêts capitalistes en légitimant le saccage de la planète.

Il faut d’ailleurs ajouter que le GIEC n’est qu’une institution bourgeoise qui poursuit le double objectif d’apparaître comme une caution démocratique du capitalisme et d’éviter une compréhension matérialiste des problèmes qu’il se contente de relever.

En clair, le GIEC impute le réchauffement climatique aux « activités humaines » (29 occurrences dans le dernier rapport de 2007) sans les connecter avec le mode de production capitaliste qui les conditionne. Le GIEC ne parle donc jamais du capitalisme et son existence sert finalement à protéger la bourgeoisie écocidaire qui peut l’utiliser comme un gage de sa « bonne foi » tout en poursuivant sa destruction de la planète.

Les fascistes tournent en dérision le réchauffement climatique et, plus généralement, l’écologie en assimilant l’idée de responsabilité des humains à une culpabilisation de l’ « homme blanc » procédant d’un complot transnational à forte dimension « bobo » (voir par exemple le discours de Jean-Marie Le Pen en conclusion du colloque du FN sur le réchauffement climatique le 30 janvier 2010, défendant au passage le nucléaire, preuve de son alignement sur les intérêts de l’impérialisme français).

C’est là que la science dialectique permet de comprendre la source profonde de la négation du réchauffement climatique par les fascistes. Les fascistes ont bien sûr une démarche totalement opposée à la science. Les fascistes, engoncées dans leur idéalisme, ne considèrent les choses que par le prisme du moralisme, en imaginant en plus toute sorte de manipulations et vérités cachées.

En l’absence de science, leur pensée binaire de bourgeois ne conçoit que « culpabilité » ou « absence de culpabilité » de l’humain, puisque dans leur vision idéaliste (que l’on retrouve dans la religion où l’humain est une création divine), l’humain est extérieur à la nature, il lui fait face et doit la dominer par ses actes, expression de sa « liberté ».

La science MLM possède quant à elle la clairvoyance de la dialectique. L’être humain est, en premier lieu, un animal créé par la nature et, dans un deuxième temps, une création de son propre travail. En se redressant sur ses deux jambes, l’être humain a libéré ses deux mains et a travaillé, c’est-à-dire qu’il a modifié son environnement, la nature, en se perfectionnant toujours davantage.

Le travail a transformé l’être humain et instauré chez lui un rapport à la nature, contrairement aux autres animaux qui vivent dans la nature puisqu’ils ne travaillent pas. L’humain est lié à la nature par une relation dialectique : il en est issu et la transforme par son travail, travail qui contribue à le façonner en tant qu’humain.

L’humain est donc le seul animal à avoir conscience de la loi universelle de la dialectique. [Voir l'article du PCMLM intitulé "Le communisme, le communisme primitif et les animaux".]

Les fascistes ne comprennent pas cette vérité scientifique. Par opportunisme et rejet de la science, les fascistes adoptent la position qui leur convient selon les circonstances.

Pour eux, soit l’humain est confronté à la nature avec pour « mission » de continuer son « œuvre » (divine) au mépris de la biosphère (notion inconnue) et des êtres vivants de la planète ; soit l’homme (dans ce cas compris comme « de sexe masculin ») est un animal comme les autres qui, à l’instar de certaines espèces, doit se comporter en mâle dominant pour séduire et « conquérir ».

Le premier argument correspond à la défense de l’exploitation capitaliste destructrice de la nature, le deuxième à la défense du patriarcat et du social-darwinisme opprimant les femmes et éliminant les individus jugés « contre-productifs ». Ces deux arguments sont bien entendus imbriqués l’un dans l’autre car le capitalisme repose forcément sur le patriarcat (avec pour conséquence le social-darwinisme) et l’écocide.

Il faut ici rappeler que l’ « anti-capitalisme » romantique des fascistes n’est qu’une façade populiste et anti-scientifique destinée à les présenter comme des rebelles « anti-système » alors qu’ils ne sont que les produits de la putréfaction capitaliste en période de crise générale.

Les communistes détiennent la science MLM libérant la compréhension du monde. Ainsi, il n’existe pas de moralisme idéaliste et religieux sur la « culpabilité » de l’humain par rapport à l’exploitation de la planète et ses conséquences, comme le réchauffement climatique. Non, il existe une morale communiste, sur la base de la reconnaissance de la dignité du réel et de la science matérialiste. Ainsi, le saccage de la nature se comprend dans le cadre d’un mode de production, le mode de production capitaliste, lui-même issu du féodalisme, ce dernier découlant de l’esclavagisme, tous marqués par l’idéologie dominante du patriarcat après la sortie du communisme primitif.

La révolution socialiste a donc pour objet de dépasser le mode de production capitaliste pour que l’humain vive dans un rapport harmonieux à la nature car l’humain est une partie de la biosphère.

C’est pourquoi l’humain, en tant qu’animal conscient de la loi universelle de la dialectique, a la responsabilité de planifier l’économie en accord avec les intérêts du peuple qui sont inextricablement liés à l’épanouissement de la nature, de la vie.

La petite-bourgeoisie « bobo » ne veut pas de révolution, elle ne veut pas du communisme, elle veut juste s’inventer de toute pièce une identité faussement écolo qui lui permet égoïstement de préserver son existence dans le capitalisme.

La révolution socialiste ne peut se réaliser sans saisir la notion essentielle de biosphère et les évènements sur la planète en cet été 2010, qui, témoignant de la véracité incontestable du réchauffement climatique, doivent amener à une élévation du niveau de conscience.

Le PCMLM est le parti d’avant-garde pour la libération de la Terre et de tous les êtres vivants !

ven, 13 août 2010 » Communisme

Le salut communiste!

ven, 13 août 2010 » Crise capitaliste

Le capitalisme (2) : l’exploitation, la plus-value et la chute tendancielle du taux de profit

La généralisation de la production marchande et le développement des forces productives ont permis l’avènement de la société capitaliste. Dans la société capitaliste, c’est la propriété qui décide de la hiérarchie sociale.

Karl Marx et Friedrich Engels expliquent ainsi :

« Le mode de production capitaliste… consiste en ceci que les conditions matérielles de production sont attribuées aux non-travailleurs sous forme de propriété capitaliste et de propriété foncière, tandis que la masse ne possède que les conditions personnelles de production : la force de travail. »

Dans la société capitaliste, les moyens de production ne sont pas une propriété sociale ; l’immense majorité, c’est-à-dire les masses populaires, est obligée de vendre sa force de travail aux propriétaires des moyens de production.

Cette force de travail est la source du profit pour les capitalistes, par le non-paiement d’une partie des heures travaillées. Il y a ainsi une exploitation des masses populaires, et principalement de la classe ouvrière.

La plus-value dégagée de cette exploitation est par la suite placée comme capital, relançant un cycle d’exploitation. Karl Marx a pu ainsi dire que le capital était du « travail mort », qui « semblable au vampire, ne s’anime qu’en suçant le travail vivant, et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage ».

Fabriquer de la plus-value est la loi absolue du mode de production capitaliste, et Lénine a pu ainsi expliquer que la théorie de la plus-value était la pierre angulaire de la théorie économique de Marx.

Les conséquences de la compréhension de la plus-value sont en effet immenses.

L’accumulation capitaliste est un véritable stimulant des forces productives, les capitalistes intensifiant l’exploitation du travail salarié et procédant à l’élargissement de la production. Cela permet de comprendre le rôle historique du capitalisme.

Mais qui dit stimulant dit hausse de la productivité, et cela est lourd de conséquences. Cette hausse de la productivité puise sa source dans différents phénomènes : le progrès technique, une meilleure organisation du travail, un accès plus aisé aux matières premières, une baisse des salaires, etc.

Cette hausse de productivité permet de produire mieux et plus ; elle permet donc d’encore plus exploiter les travailleurs dans la mesure où leur salaire ne suit pas la hausse de productivité.

Si le capitaliste produit plus, le travailleur ne gagne pas davantage pour autant ; sa part de travail qui n’est pas rémunérée mais arrive directement dans la poche du capitaliste est donc d’autant plus grande.

Si l’on en restait là, la question de la productivité ne changerait au fond pas grand-chose à la réalité du capitalisme. Mais toute chose ayant deux aspects, la hausse de la productivité a une conséquence essentielle.

En effet, la hausse de la productivité permet de produire tellement davantage que de plus en plus, on peut se passer des travailleurs pour produire autant qu’on le faisait avec eux auparavant.

Cette tendance était déjà présente tendanciellement par la nature de la plus-value ; comme l’a formulé Karl Marx :

« Le développement de la force productive du travail, dans la production capitaliste, a pour but de diminuer la partie de la journée où l’ouvrier doit travailler pour lui-même, afin de prolonger ainsi l’autre partie de la journée où il peut travailler gratis pour le capitaliste. »

Le capitaliste entend réduire à la portion congrue la part des prolétaires dans la production. Et ainsi, avec la hausse de la productivité, les machines remplacent les travailleurs, les jetant à la rue, tandis que ceux qui restent sont davantage exploités, puisqu’ils produisent encore plus, mais pour le même salaire.

La hausse de la productivité aboutit donc d’un côté à agrandir la plus-value du capitaliste, puisque les travailleurs travaillent plus sans être augmentés, mais de l’autre côté elle réduit la plus-value, parce qu’elle supprime une partie des travailleurs en les licenciant.

Évidemment, les capitalistes ne considèrent officiellement pas qu’ils exploitent les travailleurs, voilà pourquoi ils ne comprennent pas pourquoi la plus-value augmente ou régresse avec la hausse de productivité.

Ils ne comprennent pas ce que Marx a expliqué :

« L’accroissement du capital est par conséquent l’accroissement du prolétariat, c’est-à-dire de la classe ouvrière. »

« La reproduction du capital renferme celle de son grand instrument de mise en valeur, la force de travail. Accumulation du capital est donc en même temps accroissement du prolétariat. »

C’est-à-dire que les capitalistes, en licenciant, se privent de la source de leur richesse, consistant en la plus-value, en le travail non rémunéré des prolétaires.

D’un côté ils veulent exploiter davantage les travailleurs, mais de l’autre côté la hausse de productivité amène l’élimination de ceux-ci.

Le chômage est une conséquence de cette contradiction. Les capitalistes cherchent à baisser les salaires, et pour cela ils doivent disposer d’une « armée de réserve » : la concurrence entre travailleurs permet l’abaissement maximum des salaires.

Et paradoxalement, plus les travailleurs travaillent, plus ils contribuent à la machinerie qui amène l’augmentation de la productivité, et donc leur propre liquidation au profit des machines.

« Cette marche singulière de l’industrie, que nous ne rencontrons à aucune époque antérieure de l’humanité, était également impossible dans la période d’enfance de la production capitaliste. Alors, le progrès technique était lent et se généralisant plus lentement encore, les changements dans la composition du capital social se firent à peine sentir. [...]

C’est seulement sous le régime de la grande industrie que la production d’un superflu de population devient un ressort régulier de la production des richesses. »

(Le Capital, Livre I, XXV)

On pourrait penser également que les capitalistes pourraient cesser ou freiner la hausse de la productivité, ce qui arrive parfois avec les ententes au plus haut niveau entre producteurs, mais cela est rare et ne consiste qu’en l’exception qui confirme la règle, car le capitalisme signifie la concurrence.

Les capitalistes doivent toujours être à la pointe de la productivité pour pouvoir trouver des débouchés pour leurs propres produits, sans quoi ils sont tout simplement éliminés du marché.

De fait, le taux de profit, qui est calculé en étudiant la proportion de plus-value arrachée aux travailleurs, ne peut que baisser : Karl Marx appelle cela la baisse tendancielle du taux de profit. Cette baisse est « tendancielle » car il s’agit d’une tendance générale, historique, avançant plus ou moins rapidement en fonction des situations.

Et elle précipite le capitalisme dans sa crise générale.

jeu, 12 août 2010 » Culture, International

Festival intersquat à Berlin, 10-19 septembre 2010

Les squatts sont nés de manière massive dans les années 1970, mis en avant comme lieux de vie et de révolte, comme lieux alternatifs. C’est une forme de lutte très intéressante, surtout quand le rapport de force permet d’établir une véritable base populaire (comme à Berlin et Hambourg en Allemagne ou bien les réseaux de centres sociaux en Italie, dans les années 1980).

Si l’hégémonie de l’intersquat est clairement anarchiste, il ne faut pas perdre de vue ce genre de démarche, car le modèle anarchiste cultivant l’isolement et poreux aux drogues n’est qu’une facette des squats, parmi de très nombreuses autres…. Le centre social lié au quartier restant une référence politique!

De manière plus anecdotique, on peut voir la vidéo Playmobil goes intersquat!

« Salut tout le monde!

Avant la lecture de notre concept nous voulons vous rappeler qu’il n’est pas facile d’organiser le cadre d’un festival mais que c’est une tache que nous remplissons très volontairement. Nous voulons néanmoins vous signaler qu’il nous est impossible de remplir des programmes ou des contenues pour cette semaine.

Nos capacités ne suffisent que pour vous donner un cadre, d’autan plus qu’un de nos principes est de vous laisser votre créativité et votre propre manière d’agir et de vous laisser décider par vous même quels sont les contenues que vos voulez avoir au festival.

C’est pour ca qu’il est extrêmement important que vous apportiez des programmes, des idées, des plans d’actions et autres. Sans votre coopération le festival manque de contenu. Transmettez nous vos idées jusqu’au 13. Aout à l’adresse intersquat-berlin@riseup.net pour que nous puissions coordonner le festival. Il est important que cette deadline soit respectée afin que nous puissions réaliser l’accomplissement du festival du 10 au 19 septembre. S’il n’y a pas assez d’initiative de votre côté il est possible que la durée du festival se raccourcisse de 9 à 7 jours ou moins. On a hâte de travailler avec vous et on vous souhaite du plaisir durant la lecture de notre concept!

INTERSQUAT FESTIVAL du 10 au 19 Septembre 2010 à Berlin

Créons ensemble du 10 au 19 Septembre 2010 un espace libre et autodéterminé à Berlin, ou nous trouvons la place pour mener des débats avec des attentes et des concepts différents, initions des rencontres, développons des perspectives…! Inspiré de différent festivals INTERSQUAT à travers le monde nous voulons nous donner la possibilité de développer nos utopies à Berlin cette année. Les possibilités de mener une vie autogéré sont continuellement restreinte. Beaucoup d’espace libre sont en danger direct d’expulsion. La conséquence est le développement de l’impossibilité de vivre des vies autogérés, de pouvoir interagir et de s’organiser. Il devient très difficile de connaître ce mode de vie.

D’après nous il est absolument nécessaire de faire en conséquences de ces faits une vaste critique du capitalisme, du pouvoir et des structures qui en suivent. Nous souhaitons une discussion alternative ainsi qu’une altercation sur les contre pratique de discrimination d’être vivants.

Pour nous les espaces libres sont des endroits dans lesquelles tout le monde peut se trouver sans être victime de discrimination quel quel soit. Il est important de créer une alternative au monde de consommation. Il est important de créer et de maintenir des espaces dans lequel aucune discrimination n’est accepté mais dans lesquelles ces phénomènes sont discutés. Nous voulons que tout le monde puisse vivre sa propre identité et son propre concept pour sa vie.

Si nous n’arrivons pas à résister contre le système capitaliste nous finirons tôt ou tard tous par être vaincu par l’effet de la gentrification. La réévaluation des villes a pour effet que beaucoup de nouveaux immeubles sont construit et que d’autres sont rénovés. La conséquence de ces processus est que les loyers montent et que les locataires originaires doivent quitter leurs quartiers et leurs logements. Souvent ces personnes sont obligés de s’installer dans les banlieues. Les mouvements qui résistent à ce genre de processus sont souvent criminalisés. Par des moyens répressifs leurs potentiel d’actions est minimisé. Pour mieux pouvoirs réagir face à ces faits nous allons créer des espaces dans lesquelles nous apprendrons les moyens d’actions des uns et des autres et des moyens de solidarisme.

Pendant le festival il y aura de nombreuses formes d’interactions aussi différentes quelles soit (Workshop, discussions, actions autogéré etc…). En plus il y aura des puces gratuites pour casser les logiques capitalistes de valeurs et contrevaleurs.

Quelques questions à discuter pourraient être:
Comment fonctionne la gentrification dans des villes différentes?
Comment vont les squats globalement?
Comment pouvons nous mieux nous connecter entre nous?
Comment pouvons nous recevoir plus de solidarité pour nos actions?

Mais nous voulons aussi parler d’anti – sexisme, d’anti – dominance et d’anti – capitalisme…

Toutes les formes de discriminations telles que par exemple le racisme, le sexisme ou le fascisme ne sont évidemment ni tolérées ni acceptées sur le festival.

Sans votre coopération le festival manque de contenu.
Transmettez nous vos idées jusqu’au 13. Aout à l’adresse intersquat-berlin@riseup.net pour que nous puissions coordonner le festival.

Amenés vos tentes, vos idées et votre passion militante!

Liberté de penser! Liberté de vivre! Liberté de rêver pour tout(e)s! »

jeu, 12 août 2010 » France

La mort d’Ahmed, noyé dans la Seine alors qu’il ne savait pas nager pour échapper à la police, n’a rien d’ « irrationnel » !

La semaine dernière, dans la nuit de samedi à dimanche, Ahmed a trouvé la mort à Mantes-la-Jolie (Yvelines).  Agé de 15 ans et ne possédant donc pas le permis de conduire, Ahmed conduisait la voiture de ses parents, en vacances au Maroc. Deux amis étaient embarqués avec lui.

La voiture roulait « phares éteints et à vive allure » selon la police qui, l’ayant repérée, décida de la prendre en fuite en allumant le gyrophare. Ahmed, voulant leur échapper, s’est engagé vers les quais de Seine puis a perdu le contrôle du véhicule qui s’est encastré dans un poteau.

Deux des trois passagers se sont jetés dans le fleuve pour se cacher et ainsi éviter une interpellation. L’ami d’Ahmed est rapidement repéré par la police. Quant à Ahmed, entraîné par le courant, l’autopsie a révélé lundi la mort par noyade, mais deux versions officielles sur les circonstances de son décès divergent sensiblement.

D’une part, Christian Loiseau, directeur départemental de la sécurité publique dans les Yvelines, rapporte que « les agents sur place avaient tenté de raisonner le jeune homme pour qu’il sorte de l’eau et les rejoigne ».

D’autre part, Odile Faivre, procureur de la République adjoint de Versailles, explique que « Le policier qui suivait [Ahmed] dans cette course a tout tenté pour l’empêcher de plonger dans l’eau en essayant de le raisonner, de lui dire que tout cela n’était pas très grave, qu’il s’agissait juste d’un refus d’obtempérer ».

Dans la première version, les policiers essaient de convaincre Ahmed alors qu’il se trouve déjà dans l’eau. Dans la deuxième version, un seul policier parti à la poursuite d’Ahmed, essaie de convaincre Ahmed avant qu’il ne se jette à l’eau.

Les médias bourgeois n’ont pas relevé cette divergence dans les propos officiels.

En revanche, Odile Faivre et Christian Loiseau se rejoignent dans leur appréciation du geste perçu comme « inconsidéré » d’Ahmed. Ainsi, la première déclare : « il a plongé alors qu’il ne savait pas nager ». Le second commente : « On craint toujours des réactions irrationnelles. Elles seraient forcément irrationnelles puisque dans cette affaire rien ne peut être reproché à la police ».

Cette évaluation des évènements est très caractéristique du raisonnement mécanique de la bourgeoisie enfermée dans une logique pure et dure, totalement bornée (pourquoi un adolescent ne sachant pas nager se jette-t-il à l’eau ?).

En vérité, l’attitude d’Ahmed renvoie à une méfiance populaire envers les propos de la police cherchant à relativiser la gravité d’une infraction. Les policiers utilisent très fréquemment ce stratagème qui consiste à « rassurer » une personne à leur merci pour mieux lui tendre un piège par la suite et charger son dossier.

De nombreuses erreurs judiciaires proviennent de l’extorsion d’aveux d’un accusé en échange d’une promesse de clémence à son encontre (on peut penser par exemple à l’affaire Patrick Dils).

Plus couramment, les policiers affectionnent de prendre un ton rassurant (du style « on va voir ça, t’inquiète pas ») comme une première étape avant de mettre la pression dans l’espace confiné d’une garde-à-vue.

La réaction d’Ahmed, qui avait en outre effectué quelques jours au centre pénitentiaire pour jeunes de Porcheville (Yvelines), est donc compréhensible à la lumière de cette expérience populaire des manipulations des forces répressives de la bourgeoisie, d’autant plus le capitalisme exerce une double oppression, en tant que prolétaire et minorité nationale.

De plus, dans l’ambiance morose et ennuyeuse du capitalisme, il est très courant que des jeunes prolétaires cherchent des moyens de s’amuser, de « tuer le temps ». Beaucoup s’essaient à la conduite sans permis de la  voiture des parents, objet représentant la possibilité d’échapper à un environnement péri-urbain ou banlieusard souvent sinistre, coupé de la « vraie ville » (qui concentrent toutes les activités) d’où les prolétaires sont exclus (voir le PDF sur la contradiction entre les villes et les campagnes).

Face à la logique butée et criminelle de la bourgeoisie, cette juste compréhension du monde ne peut venir que de la science MLM qui repose sur la pratique sociale, l’enquête, l’expérience sensible et scientifique.

La seule méthode qui permette de connaître une situation, c’est d’enquêter sur la société, sur la réalité vivante des classes sociales. (Mao Zedong)

mer, 11 août 2010 » Ecologie, International

La responsabilité de la politique social-fasciste sous domination impérialiste dans les glissements de terrain en Chine

Les glissements de terrain, dans la province du Gansu, préfecture de Gannan (dite « autonome tibétaine »), district de Zhouqu, ont provoqué la mort de plus de 700 personnes, selon un dernier bilan en date du 10 août. Plus d’un millier de personnes sont toujours portées disparues.

[NB : beaucoup de médias bourgeois ont parlé à tort de la province du Gansu comme étant "à population à majorité tibétaine". En revanche, la préfecture de Gannan compte une forte population de la minorité tibétaine, avec des centres monastiques importants, comme Xiahe.]

Cet évènement dramatique, qui n’a rien de la catastrophe naturelle tombée du ciel sous la forme de pluies torrentielles, est imputable au développement erratique de la Chine social-fasciste.

La Chine social-fasciste, dépendante des investissements en provenance des pays impérialistes, a abandonné toute planification économique depuis la fin des années 1970 et la prise de pouvoir de la clique fasciste de Deng Xiaoping.

Concrètement, le gouvernement social-fasciste multiplie les projets de construction, destructeurs de l’environnement et préjudiciables à l’équilibre de terrains déjà peu propices à l’habitat (en contrebas de falaises).

Ainsi, 53 projets de construction de centrales hydroélectriques ont été lancés entre 2003 et 2007, dont 41 étaient déjà réalisés ou entamés. En outre, la déforestation à flanc de colline et les activités minières aggravent l’érosion des sols et facilitent les coulées de boue, à tel point que des rapports avaient alerté du danger.

Il faut ici rappeler la responsabilité de la Chine social-fasciste car l’essor de la Chine socialiste de l’époque de Mao Zedong, en particulier le Grand Bond en Avant, est souvent qualifié de « désastre écologique » par la bourgeoisie, notamment au sujet de la déforestation, sans jamais avancer de donnés précises à ce sujet.

Pourtant, il apparaît que la déforestation avait commencé en Chine bien avant la victoire de la révolution en raison de la domination impérialiste et de la guerre civile entre autres. La planification économique à l’époque de Mao Zedong visait à garantir un développement équilibré entre les territoires sans exercer de pillage excessif des ressources localement, à l’opposé de l’épouvantable « croissance » de la Chine social-fasciste qui creuse de profondes inégalités au sein du peuple et entre les régions. D’ailleurs, dans le cas précis du district de Zhouqu, la déforestation ne remonte qu’aux années 80.

Mao Zedong indiquait en 1955 :

La planification d’ensemble doit comprendre : 1) un plan pour les coopératives ; 2) un plan pour la production agricole ; 3) un plan pour toute l’économie. Le plan pour l’ensemble de l’économie rurale doit englober entre autres les occupations subsidiaires, l’artisanat, les activités diversifiées, les exploitations polyvalentes, le défrichage et le déplacement de la population à faible distance, les coopératives d’approvisionnement et de vente, les coopératives de crédit, les banques, les stations de vulgarisation des techniques, ainsi que le reboisement des collines dénudées et des villages.

Je pense que c’est surtout les montagnes arides de la Chine du Nord qu’il faut reboiser ; c’est parfaitement réalisable. Camarades du Nord, aurez-vous assez de courage pour cela ? Dans le Sud, bien des endroits ont besoin aussi d’être reboisés. Ce serait beau de voir dans un certain nombre d’années, au Nord comme au Sud, un peu partout, des régions reverdies. L’agriculture, l’industrie et tous les autres secteurs en profiteront.

Il convient donc de rappeler que la formation des communes populaires dans la Chine socialiste de l’époque de Mao Zedong promouvait, en étant très en avance sur son temps, le filtrage des déchets et des rejets polluants, le recyclage ainsi que le recours à une agroécologie révolutionnaire sur la base d’une collaboration entre pratique populaire et expertise scientifique en accord avec le principe « être à la fois rouge et expert » (biogaz et riz hybride, par exemple).

Par opposition au développement planifié et équilibré de la Chine socialiste de l’époque de Mao Zedong, il faut comprendre les glissements de terrain meurtriers en Chine comme une résultante de la politique écocidaire irresponsable de la Chine social-fasciste, dominée par les intérêts impérialistes.

mar, 10 août 2010 » Crise capitaliste

Le capitalisme (1) : la production marchande

À la base du capitalisme, il y a la production marchande. Les biens sont des marchandises, qui sont vendues et achetées. La fabrication des biens est spécialisée, la propriété privée caractérise les moyens de production ainsi que les biens du travail.

La production marchande commence avec le travail de l’artisan et du paysan, avant de se généraliser à l’ensemble de la société. Les biens sont produits non pas pour une satisfaction des besoins, non pas pour une valeur d’usage, mais pour être vendus sur un marché.

Ce processus se généralisant, on passe de la petite production marchande à la domination des rapports marchands dans la société.

Lénine explique ainsi :

« L’échange des marchandises constitue dans la société bourgeoise (marchande) le rapport le plus simple, le plus habituel, le plus fondamental, le plus fréquent, le plus courant, qui se rencontre des milliards de fois. »

« La petite production engendre le capitalisme et la bourgeoisie constamment, chaque jour, chaque heure, d’une manière spontanée et dans de vastes proportions. »

La question est de savoir ce qui détermine la valeur réelle d’une marchandise. Karl Marx a le premier, dans le Capital, compris et expliqué sa nature et donc sa valeur.

Karl Marx explique que tout travail est une dépense physique. C’est cette dépense qui fait la valeur d’une marchandise ; par exemple, un bien fabriqué en trois heures vaut trois biens fabriqués en une heure.

Seulement, dans le capitalisme, la production repose sur la propriété privée. Les biens ne sont pas produits pour avoir une utilité pour la société, mais pour être vendus. Il y a un écart entre la valeur d’usage et la valeur d’échange.

Cet écart crée un voile : la société perd de vue ce qu’est la marchandise et d’où vient sa valeur. On imagine que la valeur revient au propriétaire, au patron, alors qu’en réalité la valeur repose sur le temps de travail humain.

Dans la société naturelle, il n’y avait pas de production réellement organisée et tous les biens avaient une valeur d’usage très claire. De la même manière, dans la société féodale lorsque le seigneur s’appropriait des biens des serfs, c’était pour les utiliser.

L’existence des échanges au sein d’un marché vient par contre masquer la nature de la marchandise. La valeur des biens semble être décidée par le marché, et non pas par leur réalité en tant que valeurs d’usage.

Cela s’exprime par le fétichisme de la monnaie et le fétichisme de la marchandise.

La marchandise apparaît en effet comme ce qui caractérise la réalité, tant des objets que de la force de travail. Tout apparaît alors comme relevant de l’échange marchand (jusqu’aux sentiments, aux corps, etc.)

De la même manière, l’argent n’est qu’un simple équivalent, qui a été créé afin de faciliter les échanges à grande échelle, alors qu’auparavant la méthode consistait en le troc.

Mais étant présent dans tout le circuit où passe la marchandise, l’argent devient l’objet d’un fétichisme : on s’imagine que l’argent a une valeur en soi (et non pour ce qu’il représente).

Le travail est masqué par l’argent, car l’argent est la mesure de la valeur de toutes les marchandises, il est le moyen de paiement, c’est lui qu’on gère et qu’on accumule pour se procurer les marchandises, etc. Seule la socialisation de la production permet de ne pas avoir l’argent masquant le travail, et d’avoir un aperçu d’ensemble, réel, de la production.

L’avant-garde a ainsi, dans la théorie MLM, un grand rôle dans le combat contre le fétichisme de la marchandise et le fétichisme de la monnaie, qui emprisonnent les consciences dans le mode de production capitaliste.

Cela est d’autant plus vrai que dans le mode de production capitaliste, la production se fait sans plan d’ensemble ; le capitalisme se caractérise par la loi économique de la concurrence et de l’anarchie de la production.

Chaque producteur produit sans se soucier des autres productions, s’efforce d’évincer l’autre, de maintenir et d’élargir ses positions sur le marché. Chaque producteur s’oriente vers là où les prix sont les plus intéressants pour lui, sans se soucier de l’intérêt social ni des besoins réels.

Il s’ensuit un approfondissement de la concurrence ; de cette concurrence, seule une poignée de capitalistes arrive à tirer son épingle du jeu. Cette tendance renforce les difficultés des conditions de vie pour les larges masses, et une tendance défensive à considérer la monnaie comme l’aspect central de la question de la production marchande, alors qu’il s’agit en réalité de l’exploitation.

mar, 10 août 2010 » Révolution

Se lancer dans la bataille!

lun, 9 août 2010 » France, Féminisme

Rapports sexuels filmés dans une caserne de pompier à Abbeville : la brutalité patriarcale dans les institutions de l’Etat bourgeois

Trois pompiers d’Abbeville (Somme) ont été mis en examen pour avoir filmé sur leurs téléphones portables des relations sexuelles avec une jeune fille de 17 ans. Elle était la petite amie de l’un d’entre eux, qui l’a incité à avoir des rapports sexuels avec d’autres collègues pompiers (au total, une dizaine de personnes est concernée). Les pompiers de la caserne d’Abbeville faisaient circuler ces vidéos sur leurs portables.

Au sein de cette même caserne, deux femmes ont porté plainte contre deux autres pompiers pour harcèlement sexuel.

Contre-Informations rappelle fréquemment que le patriarcat est un élément constitutif essentiel de l’oppression capitaliste. Il est donc normal que l’idéologie patriarcale se retrouve dans toute sa brutalité dans les institutions de l’Etat bourgeois, comme les pompiers (voir notre article Au sujet des pompiers et des agressions les visant parfois) ou la police.

De nombreuses affaires et témoignages montrent que les commissariats de police et les casernes de pompiers sont des lieux privilégiés où s’exerce la domination patriarcale sous différentes formes : harcèlement sexuel envers des collègues féminines, rejet des collègues homosexuels, pratique du bizutage, viols en garde à vue ou lors de formations, etc.

Les casernes de pompiers sont également très connues comme des lieux où seraient « disponibles » sexuellement des hommes musclés, virils, disponibles, etc. Il y a ici une véritable idéologie, construite et très forte, exerçant une véritable fascination dans les secteurs populaires les plus écrasés par le patriarcat.

Les pompiers et les policiers, deux corps très majoritairement masculins, adoptent une attitude volontairement froide, distante et supérieure, avec une démonstration excessive d’assurance qui est censé impressionner. Dans les interventions, ils ont toujours l’air de tout savoir et de ne jamais se tromper.

Voilà la panoplie idéologique complète de l’homme viril en uniforme qui sait ce qu’il fait. L’uniforme fait d’ailleurs intégralement partie de la domination patriarcale considérée de ce point de vue comme rassurante et protectrice.

Il faut bien saisir ici les deux aspects de la contradiction, puisque le capitalisme crée les conditions de la criminalité, du darwinisme social et du danger, suscitant du même coup un attrait superficiel pour les symboles de la protection issus eux-mêmes de l’idéologie patriarcale du capitalisme.

L’ambiance de danger anxiogène du capitalisme et la dimension protectrice de la police ou des pompiers sont ainsi à comprendre dialectiquement comme deux aspects d’une même réalité.

On comprend alors comment le piège patriarcal a fonctionné dans le cas de la jeune fille d’Abbeville et se permet même de relativiser la situation en arguant que cette dernière était « consentante ». On retrouve l’argumentaire capitaliste de la liberté individuelle alors que le capitalisme façonne les conditions de l’oppression, en particulier l’oppression des femmes, objets à la disposition des hommes pour leur amusement (l’information étant majoritairement commentée sur le ton de la cocasserie sans gravité).

Les institutions bourgeoises sont emplies de l’idéologie dominante et des affaires comme celle de la caserne d’Abbeville témoignent régulièrement de la brutalité patriarcale qui sévit en leur sein.

Contre-Informations fournit une base scientifique de la compréhension du patriarcat qui comprime la vie, notamment  celle des femmes, des gays et lesbiennes. Il n’y aura pas de révolution socialiste sans l’écrasement complet de l’idéologie patriarcale qui enferme les individus dans des rapports de domination destructeurs.













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