10 mar, 2010
Le drapeau de la libération, le drapeau rouge!

10 mar, 2010
Mardi soir, on pouvait voir Dieudonné se pavaner dans une émission sur France 3, présentée par Frédéric Taddeï et tournant autour… de la liberté d’expression. Ce même Dieudonné qui il y a peu était en Iran et faisait l’apologie… de la liberté d’expression dans ce pays (voir ici à partir de la 41ème minute de cette émission suisse).
En Iran, Dieudonné peut faire l’apologie de la théocratie et de la religion, et à la télé française prétendre qu’il critique la religion: personne n’ira le remettre en cause, car les médias travaillent dans l’esprit de la social-démocratie et de sa volonté de pacification.
Cette émission, programmée le 8 mars, avait d’ailleurs une seule femme comme invitée, qui a bien entendu servi de pur faire-valoir. De manière très « docte » et très bourgeoise, la représentante des Chiennes de garde a expliqué que la seule chose qu’il était possible de faire, c’était… de se moquer des machos!
Une preuve parmi d’autres que le fascisme ne cesse de gagner du terrain, avec la complicité de la social-démocratie; et c’est quelque chose à mettre en parallèle avec les nombreuses agressions fascistes à Lyon (voir un exemple ici) et ailleurs.
L’ambiance est au social-darwinisme, à l’anti-communisme le plus sommaire. Et contre cela, nous avons besoin de l’économie politique! Car l’offensive est générale. Par exemple, la Chaîne Parlementaire diffuse en ce moment un numéro de l’émission « Tombé du ciel » consacré aux femmes dans la religion.
Les thèses qui y sont mises en avant sont typiques.
Ainsi à la fin de cette émission (à partir de la 24ème minute), un intellectuel bourgeois, Frédéric Lenoir, est interrogé au sujet de la représentation exclusive de Dieu en homme, alors qu’il était « d’abord envisagé au féminin dans l’histoire de l’humanité » pour reprendre les termes du commentaire en voix off.
Frédéric Lenoir explique que, s’il existe, Dieu est à la fois masculin et féminin, à l’image du cerveau humain polarisé entre deux hémisphères : le cerveau droit « féminin » plus intuitif, relié au coeur et aux émotions ; le cerveau gauche « masculin » relié au pouvoir, à l’analyse, à l’organisation (NB : c’est en fait l’inverse selon la pseudo science bourgeoise, le cerveau gauche est « féminin », le droit « masculin », ce qui ne change rien ici mais montre le caractère farfelu de cette « théorie »).
Les propos de Frédéric Lenoir sont tout à fait conformes au matérialisme bourgeois qui suit une logique purement mécaniste, comme l’a justement expliqué le PCMLM. La bourgeoisie est incapable de comprendre que l’être humain est d’abord un produit de la nature, puis également de son travail.
En s’appuyant sur sa pseudo science marquée par l’idéologie dominante du patriarcat, la bourgeoisie cherche à faire croire que les « rôles traditionnels » masculins et féminins sont définitivement figés pour des raisons « cérébrales ».
Nous trouvons ici la répartition des tâches classiques dans le patriarcat qui donne à l’homme le pouvoir de réflexion et d’action, tandis que la femme reste dans une posture intuitive dominée par les émotions. Les choses sont censées toujours avoir été ainsi et ne pourraient donc pas changer (l’impossibilité de changer les choses étant au coeur de cette idéologie).
Un plus loin dans l’interview, Frédéric Lenoir explique que l’abandon des déesses au profit des dieux masculins s’explique par la prédominance du cerveau « masculin » sur le cerveau « féminin » lors de la phase de sédentarisation de l’humanité et la rupture de l’harmonie avec la nature.
C’est une manière de nier le matriarcat et le patriarcat, et de nier que le patriarcat est lié à l’existence des classes sociales, et doit disparaître définitivement avec l’abolition de ces classes!
Preuve en est que ce schéma est mécanique et ne correspond pas à l’évolution historique, qui procède en spirale!
En effet, comme l’explique notamment Alexandra Kollontai, lorsque l’agriculture s’est développée, le matriarcat n’était pas nécessairement aboli et souvent les femmes possédaient, dans les tribus sédentaires agricoles, un statut privilégié de producteur principal.
Cela à l’inverse d’avec les tribus nomades de pasteurs qui, en pratiquant la domestication des animaux, le pillage des biens, l’enlèvement d’esclaves et le rapt de femmes des autres tribus, développaient le patriarcat et le statut inférieur des femmes, en raison d’une division du travail leur étant défavorable (la capture d’animaux sauvages, par exemple, reposant exclusivement sur les hommes).
Le passage du matriarcat au patriarcat n’est pas quelque chose de mécanique – automatique, coupé des conditions concrètes, des modes de production!
Mais la bourgeoisie ignore totalement les conditions matérielles des différents modes de production et privilégie une approche bornée, idéaliste et anti-scientifique selon laquelle les évolutions dans l’histoire de l’humanité s’expliqueraient suivant un rapport entre « cerveau gauche » et « cerveau droit » !
La bourgeoisie balaye ainsi la science matérialiste pour légitimer la logique patriarcale de division du travail à l’avantage des hommes, à qui reviennent les capacités de pouvoir et d’organisation.
Il faut d’ailleurs remarquer que la théorie du cerveau sexué a été maintes et maintes fois réfutée, mais peu importe pour la bourgeoise qui cherche seulement à inventer des cautions « scientifiques » au patriarcat.
Si de telles conceptions, radicalement opposées à la science matérialiste, s’affichent aussi ostensiblement, c’est précisément que la bourgeoisie pressent la menace révolutionnaire et cherche à tout prix à défendre l’idéologie patriarcale sur laquelle s’appuie son pouvoir d’oppression.
En France, le PCMLM est le Parti de la science marxiste – léniniste – maoïste qui détruira impitoyablement le patriarcat et les tentatives pseudo-scientifiques pour le légitimer!
Que vive l’étude des analyses antifascistes du PCMLM!
9 mar, 2010

« Je voudrais d’ailleurs dire un mot de toutes ces questions d’environnement. Parce que là aussi, cela commence à bien faire. Je crois à une agriculture durable, j’y crois. Je ne renoncerai pas à l’ambition de mettre la France au premier plan des pays qui construiront une économie durable et une agriculture durable.
Mais, il faut que nous changions notre méthode de mise en œuvre des mesures environnementales en agriculture. [...] Sur les normes environnementales je souhaite qu’on montre l’exemple, mais qu’on avance en regardant ce que font les autres, parce que sinon il n’y aura plus d’éleveurs de porcs bientôt chez nous. [...] Au fond, le maître mot c’est le pragmatisme. »
Ces propos tenus par Sarkozy au salon de l’agriculture samedi, dont un extrait est reproduit ci-dessus, exprime d’une manière brutale pourquoi l’avenir de la planète est tout simplement inenvisageable tant que le mode de production capitaliste perdurera.
Bien évidemment, la bourgeoisie est incapable de remettre en cause le mode de production capitaliste qui, par essence, repose sur une exploitation des humains et de la nature entraînant une mécanique de surproduction, synonyme d’accumulation de profits, totalement déconnectée des besoins du peuple et destructrice pour l’environnement.
Aujourd’hui, le capitalisme subit une crise générale qui touche tous les secteurs de la production, y compris l’agriculture.
Sarkozy dit lui-même que les agriculteurs sont des « entrepreneurs » et justement ces entrepreneurs sont complètement intégrés au mode de production capitaliste.
Mais les agriculteurs (non intégrés dans les monopoles) pâtissent de la faiblesse de leur position dans la chaîne de production capitaliste. En fait, les agriculteurs se situent au début de la chaîne de production et, par conséquent, subissent la pression de tous les intermédiaires jusqu’à la distribution aux consommateurs.
Poussés par la mécanique de surproduction capitaliste et les perspectives de profit accru, les agriculteurs (non monopolistes) cherchent à augmenter leur production, ce qui les conduit à recourir à des méthodes hyper polluantes et n’ayant aucune considération pour la vie animale, ni pour la nature en général.
Que l’on pense aux élevages intensifs, au gaspillage d’eau ou bien encore à l’utilisation massive de pesticides: la production capitaliste dans l’agriculture est une catastrophe pour notre planète. Ses choix sont mauvais pour la santé, destructeurs pour la planète, fondés sur l’exploitation et le culte de la destruction.
Les agriculteurs sont ainsi pris au piège inextricable du mode de production capitaliste dont le fonctionnement même est fait de contradictions insolubles.
Ainsi, les intermédiaires de la chaîne de production capitaliste cherchent bien évidemment eux aussi à accroître leurs profits et profitent de leur position avantageuse par rapport aux agriculteurs pour faire baisser les prix d’achat à la source.
Par conséquent, les agriculteurs (non monopolistes) sont pris en étau par la logique capitaliste qu’ils contribuent eux-même à alimenter.
D’une part, placés en amont de la chaîne de production, ils se sont très souvent endettés dans leur quête d’accroissement de la production conforme à la logique intrinsèque du capitalisme.
D’autre part, c’est justement parce qu’ils sont placés en amont de la chaîne de production capitaliste qu’ils se retrouvent écrasés par la mécanique d’accumulation de profits en aval entraînant des prix toujours plus bas à l’achat et une déperdition économique allant de mal en pis.
Voilà pourquoi les agriculteurs sont soutenus par des subventions qui, immanquablement, doivent être révisées à la hausse.
L’objectif annoncé par Sarkozy consiste à lever les quelques « obstacles » du légalisme bourgeois pour laisser la main libre aux agriculteurs, notamment pour l’utilisation des pesticides, suivant une logique écocide qui est celle du capitalisme.
C’est cette logique irresponsable du capitalisme que Sarkozy défend lorsqu’il déplore l’éventualité de la disparition des élevages de porcs, alors même que les élevages de porcs saccagent la région de la Bretagne en empoisonnant irrémédiablement les sources d’eau (en raison des déjections entre autres), sans même parler des souffrances inacceptables affligées aux animaux et aux nuisances subies par le voisinage (odeurs intolérables, transports, épandage des déjections etc.).
D’ailleurs, Sarkozy pratique ouvertement le chauvinisme pour ouvrir les vannes de l’ecocide capitaliste. En gros, la France serait en avance sur les autres pays sur mesures de protection environnementale et cette position soi-disant d’avant-garde s’avèrerait préjudiciable à sa compétitivité.
Voilà les contradictions inter-impérialistes qui s’expriment au grand jour et qui légitiment le ravage de la planète au détriment de tous ses habitants pour la seule loi du profit capitaliste !
Le PCMLM a expliqué que Sarkozy représentait la bourgeoisie industrielle qui, en période de crise générale du capitalisme, se verrait fatalement rattrapée par la bourgeoisie impérialiste plus agressive porteuse de l’idéologie fasciste.
Voilà précisément à quoi nous assistons dans ce discours de Sarkozy qui se coule parfaitement dans une approche populiste, chauvine et écocide typique du fascisme.
En outre, le PCMLM avait déjà expliqué pourquoi les « mesures » censées protéger l’environnement, comme la taxe carbone, relevait de la pure fumisterie.
Aujourd’hui, le capitalisme s’écroule tellement sous ses contradictions que Sarkozy en finit même par reculer sur la poudre aux yeux lancée par la bourgeoisie en matière d’écologie.
Les concepts pompeux d’économie ou d’agriculture durable ne sont que de pitoyables agitations de la bourgeoisie qui essaie lamentablement de préserver son pouvoir criminel pour les humains et la planète, « pragmatique » seulement dans le sens où il gonfle les profits dont s’empiffre la classe exploiteuse bourgeoise.
Les agriculteurs se retrouvent embarqués dans une voie sans issue qui contribuera encore plus à détruire l’environnement.
La planète n’a aucun avenir dans le capitalisme qui poursuit sa marche infernale et voudrait forcer le peuple à vivre dans un monde cauchemardesque où la mort est promise à tous les êtres vivants.
La vie ne continuera sur la planète qu’avec le communisme !
Le communisme repose sur la planification de l’économie pour répondre aux besoins du peuple. Or, le peuple rejette de toutes ses forces l’anéantissement de la nature par le capitalisme. Le peuple rejette ce qui dégrade les valeurs de la civilisation, ce qui fait retomber dans la barbarie.
Il faut réorganiser toute la production, et l’agriculture occupe bien sûr une place centrale, pour mettre un terme à la contradiction entre les villes et les campagnes.
Dans le communisme, le peuple pourra s’émanciper dans un environnement libéré des mains destructrices des capitalistes où la production agricole planifiée s’accordera avec l’intérêt premier des masses de vivre en paix avec la nature.
Le PCMLM est le seul parti ouvert à l’écologie radicale qui représente une aspiration populaire incontournable ! Le PCMLM est le Parti de la révolution socialiste et de la planification économique qui seule peut garantir un avenir à notre planète !

8 mar, 2010

Le 8 mars, c’est la journée internationale de la femme, qui est célébrée à l’initiative de la grande communiste Clara Zetkine, une éminente figure du Mouvement Communiste International.
C’est dans le mouvement ouvrier qu’est né le 8 mars, c’est au mouvement ouvrier qu’il appartient, car le féminisme est une composante inaliénable et essentielle du communisme.
Le communisme signifie l’abolition de toute domination et de toute exploitation, et donc également de tout esprit de soumission, de toute volonté d’oppression. La révolution culturelle est absolument nécessaire pour que soient renversées les vieilles formes de pensée, les traditions, les anciennes mentalités, les moeurs typiques du féodalisme et du capitalisme.
La révolution culturelle féministe est ainsi absolument nécessaire, afin de balayer le colossal tas d’ordures patriarcal qui se maintient et bloque les perspectives de libération.
Une révolution culturelle qui va de pair avec la revendication des droits des gays et des lesbiennes, victimes de l’idéologie patriarcale, et avec le rejet des idéologies nihilistes petites-bourgeoises comme le queer, qui s’imaginent « ultra » révolutionnaire en niant l’existence des hommes et des femmes et servent ainsi de « cinquième colonne » aux idéologies anti-féministe.
Le queer est systématiquement soutenu par l’intelligentsia, les bobos « alternatifs » et décadents, comme par exemple les séminaires queer de « f**k my brain » qu’on retrouve dans des lieux parisiens comme… le Palais de Tokyo et l’Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales!
La contestation petite-bourgeoise est incapable de concevoir la révolution socialiste; elle ne peut qu’accepter les valeurs dominantes (comme la pornographie) afin de les « dévier. »
Mais cela est vain, velléitaire, voire ouvertement contre-révolutionnaire et anti-féministe; pour que la cause des femmes triomphe, il faut que le communisme triomphe. La nécessité de la révolution culturelle est la démonstration de la nécessité de la révolution socialiste.
Une révolution culturelle qui évidemment se reconnaît dans les luttes des femmes du monde entier, notamment dans les pays semi-féodaux où les préjugés et les brutalités extrêmes sont une torture quotidienne pour les femmes.
Aucune raison ne doit pousser à « accepter » de mettre entre parenthèses le féminisme et la lutte contre le patriarcat, quelles que soient les formes qu’il prend.
Le 8 mars ne doit pas être un symbole abstrait, mais celui d’un combat quotidien, présent dans toute démarche révolutionnaire.
En avant pour une lutte révolutionnaire comprenant la nature de la triple oppression!
La cause des femmes est la cause du communisme!

8 mar, 2010
La forêt de Lappersfort en Belgique a été détruite; on peut lire un compte-rendu sur le site La Terre d’abord! Cette information est à la fois triste, mais très riche d’enseignements.
Déjà parce que la forêt initiale avait été détruite pour que soit construite… une usine d’armement. Après le démantèlement de celle-ci, la vie a repris ses droits, de par son caractère invincible. Et alors qu’il y a déjà de nombreux bureaux vides et de terrains vagues disponibles, l’entreprise française GDF-Suez procède à la destruction de la forêt!
Ensuite parce qu’il a existé un grand mouvement d’opposition à la destruction de la forêt, et que malheureusement l’écho de cette lutte pourtant ô combien symbolique a été bien trop faible. Le mouvement a commencé en 2002; il y a eu de nombreuses vagues d’occupation, avec notamment des habitations dans les arbres, des ateliers d’escalade, des manifestations de masse et à vélo, des campements, des concerts etc.
Tout cela ne peut que souligner l’importance qu’il y a, en tant que révolutionnaires en France, à se confronter à l’idéologie dominante et sa vision mécanique – automatique.
D’ailleurs, le réseau Sortir du Nucléaire a rendu public des documents confidentiels concernant les risques du réacteur EPR. C’est dire si est grande la menace qui plane sur les masses populaires, sur la planète et la vie en général, alors que ces 8 et 9 mars, il y a à Paris une conférence internationale pour inviter 65 pays à se doter de la technologie nucléaire!
Seront présents 700 ministres, hauts fonctionnaires et industriels au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)!
Et le le député socialiste Christian Bataille exige même que soient vendus à d’autres pays des centrales nucléaires de la seconde génération, moins « sûres » donc mais business is business… Rappelons que d’ici 2030, 450 nouveaux réacteurs devraient être construits dans le monde…
Avec le PCMLM, lance-toi dans le combat pour la révolution socialiste, pour renverser les valeurs d’exploitation, d’oppression et de destruction!
7 mar, 2010

La vie dans la société capitaliste apparaît comme répétitive, bornée, coupée de la nature, bref: machinale.
La société capitaliste se présente comme une sorte de gigantesque machinerie, où rien ne pourrait échapper à ses rouages; l’absence de toute fantaisie et de tout acte « gratuit » semble être une règle absolue.
Cela n’est pas faux en apparence, et pourtant cela ne correspond pas à ce qu’est le capitalisme. On doit même souligner le caractère romantique de la critique du capitalisme comme « machinerie », une critique d’ailleurs (et justement) très largement reprise par le fascisme.
Car le capitalisme ce n’est pas le règne de la machine; c’est au contraire le règne de la domination sur la machine, par leur utilisation systématique, d’où le fait qu’en apparence le capitalisme se présente sous la forme de ma chines.
Mais le capitalisme n’est pas « dépassé » par les machines. Si les machines sont toujours plus utilisées, c’est en raison de l’accumulation élargie du capital, qui pour sa production a besoin de meilleures techniques, de meilleurs rendements, de meilleures machines.
C’est le sens historique de la révolution industrielle et pour la réalisation de celle-ci, la technique et les animaux ont joué un rôle très important, évidemment, dans le développement initial des forces productives. Ne pas voir cela conduit à ne pas saisir l’importance du patriarcat, idéologie qui a permis justement la domestication des animaux et leur utilisation dans le cadre des forces productives.
Cette question est d’une très grande importance; elle se situe exactement à la croisée des chemins entre la contradiction entre villes et campagnes et la contradiction entre travail manuel et travail intellectuel. Seul le marxisme – léninisme – maoïsme permet de saisir ce qui est le noeud gordien de la révolution socialiste en France au 21ème siècle!
Comment se sont développées les forces productives avec le capitalisme?
Karl Marx souligne l’importance de cinq éléments: tout d’abord la poudre, la boussole et l’imprimerie, mais également la montre et le moulin.
Ces deux derniers éléments ont une importance énorme car ils vont déterminer le rapport à la technique. Le capitalisme s’est développé en s’appuyant sur le fondement de la régularité.
De fait, vu d’aujourd’hui, on voit très bien que le matérialisme bourgeois (qui se pose à l’initial contre la dignité du réel et la réalité sensorielle) est l’exact reflet de cette compréhension technique, « automatique », de la production.
C’est cela qui explique très précisément la théorie de « l’animal machine » de Malebranche, celle du « grand horloger » de Voltaire, celle du « grand architecte » de la franc-maçonnerie, celle de tous les grands mathématiciens de l’époque.
Pour la bourgeoisie, le monde a été donné « aux hommes » et tourne de lui-même: Dieu a été l’horloger, il a lancé l’horloge et les êtres humains profitent de cette mécanique bien huilée pour pouvoir réaliser le développement capitaliste.
La bourgeoisie réalise l’activité humaine, mais cette activité est répétitive, non liée au sens ni à l’esprit. C’est le développement le plus absolu de la contradiction entre les villes et les campagnes (entre l’être humain et la nature), ainsi qu’entre le travail manuel et le travail intellectuel.
Comprendre cette question est essentielle, car la révolution socialiste ne pourra pas triompher sans une compréhension approfondie de la dialectique, et donc le dépassement de la pensée mécanique – automatique typiquement nationale-bourgeoise française.
Avant la révolution industrielle, le produit du moulin n’était pas réellement travaillé par la suite par l’activité humaine, pas plus que le produit de l’utilisation des animaux.
La révolution industrielle consiste justement en la généralisation du travail organisé, comme conséquence de la « moving force. » Cette dernière permet l’existence d’un produit brut, que reprennent les ouvriers pour l’utiliser et aboutir à une forme nouvelle: la marchandise.
C’est là le coeur de l’opposition bourgeoise entre « nature » et « culture »; c’est là un fondement essentiel à la fois de la contradiction entre villes et campagnes, et celle entre travail manuel et travail intellectuel.
Pourquoi cela?
Parce que la bourgeoisie considère que la « moving force » doit être organisée: la pensée mécanique – automatique présuppose la division entre travail manuel et travail intellectuel.
Dans la conception bourgeoise qu’est la pensée mécanique – automatique, il y a:
- d’un côté, une base consistant en une force permettant le mouvement, qui est de type mécanique;
- de l’autre, l’activité humaine qui récupère ce que à quoi la force en mouvement a donné naissance, pour le travailler.
L’activité humaine est elle-même divisée en deux: d’un côté, la force répétitive qui est la reproduction humaine de la forme naturelle de la « moving force »: la classe ouvrière.
Et de l’autre la pensée de l’élite qui gère le tout et considère le travail physique comme relevant de la nature, de la bestialité.
Voilà pourquoi le nucléaire est si puissant en France. Le nucléaire ne peut se gérer que « par en haut » et de plus est le symbole de la « domination » (abstraite) de la nature. En pratique, il est à la fois totalement anti-démocratique et ultra-dangereux car niant les lois de la nature, et tout à fait correspondant à l’idéologie dominante de la bourgeoisie.
Le nucléaire relève parfaitement de la vision mécanique – automatique de la bourgeoisie française, dans le principe de gérer la « moving force », qui a donné naissance à l’idéologie national-bourgeoisie française.
L’esprit vivisecteur français naît de cette vision du monde élitiste et mécanique, qui a fait de la France le pays des « Ecoles », écoles nées bien souvent avant la révolution française elle-même!
Il y a ainsi l’Ecole centrale des Arts et Manufactures, l’École royale des ponts et chaussées (1747) devenue l’école nationale des ponts et chaussées, l’École des mines de Paris (1783) devenue l’école nationale supérieure des mines de Paris, l’École des ingénieurs-constructeurs des vaisseaux royaux (1741) devenue l’École nationale supérieure de techniques avancées, l’École nationale supérieure d’arts et métiers (1780), ou encore l’Ecole centrale des travaux publics (1794 pour le coup) devenue l’Ecole polytechnique.
Voilà pourquoi en France, les mathématiques sont au lycée le critère discriminant: pour réussir il faut avoir un esprit de type mécanique – automatique, qui permet l’accès aux grandes écoles, tremplin nécessaire pour être un cadre de l’appareil de la bourgeoisie.
Voilà pourquoi en France, les animaux sont considérés comme des machines. Avec la domestication des animaux liée à la période du patriarcat et de l’apparition des classes sociales, les animaux sont devenus « utile » en tant que force motrice (tout comme l’eau ou le vent pour le moulin) et ils n’ont jamais dépassé le statut de « moving force. »
Comme on le voit, dans la société capitaliste en général et dans la société française en particulier, l’esprit automatique anti-dialectique se conjugue avec une vision de l’animal comme machine. C’est la vision du monde la bourgeoisie.
Pour qu’il y ait une révolution socialiste en France, pour avancer vers le communisme, il faut généraliser la critique matérialiste, dialectique des conceptions bourgeoises; le PCMLM ne peut se construire qu’en rupture avec les mentalités dominantes qui sont façonnées par les valeurs d’exploitation et d’oppression, par la conception mécanique – automatique bourgeoise qui nie la dignité du réel.

7 mar, 2010
En cette année 2010, la bourgeoisie célèbre le cinquantenaire de la mort d’une de ses références culturelles majeures : Albert Camus.
Ainsi, la pièce « Les Justes » est en ce moment jouée au théâtre national de Bretagne, à Rennes, avec notamment Emmanuelle Béart dans le rôle de Dora.
La pièce est donc très médiatisée, d’autant que « Les Justes » représentent un condensé de la pensée bourgeoise très précieux en période de crise générale du capitalisme pour balayer le spectre de la violence révolutionnaire.
Le PCMLM avait justement analysé ce monument d’anti-communisme cherchant à s’affranchir de la lutte de classes et du science matérialiste pour prôner l’idéalisme et le moralisme.
De la même manière, l’actrice Emmanuelle Béart incarne elle aussi une figure institutionnalisée du militantisme idéaliste, occupant le terrain du « social » dépourvu de perspectives révolutionnaires, à l’instar de ce que fut l’abbé Pierre.
Les médias bourgeois rappellent d’ailleurs qu’Emmanuelle Béart et le metteur en scène de la pièce Stanislas Nordey avaient été délogés par les CRS de l’église Saint-Bernard en 1996 alors occupée par des sans-papiers menacés d’expulsion.
La bourgeoisie est aujourd’hui obligée de jouer sur la sympathie populaire pour cet évènement et, en même temps, de mettre en avant la pièce de Camus comme exemples d’engagements idéalistes guidés par le sentimentalisme, car elle sait que demain la violence révolutionnaire se déchaînera contre elle !
6 mar, 2010
Nicolas Sarkozy s’est une nouvelle fois illustré comme le défenseur de l’industrie, jeudi chez Eurocopter à Marignane (Bouches-du-Rhône), en déclarant notamment : « la France doit garder ses usines, son outil de production ». De plus, Sarkozy a annoncé un objectif d’augmentation de 25 % de la production industrielle.
Ces derniers jours, les médias bourgeois ont également beaucoup parlé de la visite triomphale de Dominique de Villepin au salon de l’agriculture.
On voit ici très clairement les contradictions entre bourgeoisie industrielle et bourgeoisie impérialiste, que le PCMLM a analysé à de nombreuses reprises (ici un rappel des principaux textes).
D’un côté, Villepin flatte le chauvinisme français en se montrant, à l’instar de Chirac, en « homme du terroir », avec une dimension proprement aristocratique de paternalisme envers le peuple. Villepin, comme le PCMLM l’a souligné, est en effet partisan du « cavalier seul » de l’impérialisme français.
Au moment où tous les « observateurs » considéraient Villepin comme un cadavre politique, nous avons été les seuls à expliquer qu’au contraire, il était une carte essentielle de la bourgeoisie impérialiste.
Cette compréhension a été permise parce que, de la même manière, nous avons en premier vu venir le fascisme.
Et de l’autre côté, Sarkozy agit en représentant des intérêts de la bourgeoisie traditionnelle, la bourgeoisie industrielle, à laquelle il se doit d’apporter des garanties.
Cette contradiction fondamentale qui s’accentue au sein de la bourgeoisie, incarnée par l’opposition Villepin – Sarkozy, va continuer à dominer les institutions bourgeoises dans les années à venir, notamment au moment des élections présidentielles de 2012.
Les communistes combattent la bourgeoisie en bloc, mais la discipline révolutionnaire exige de comprendre les contradictions internes de la classe dominante bourgeoise. Et le PCMLM est le seul Parti en France à avoir analysé correctement les contradictions entre bourgeoisie traditionnelle et bourgeoisie impérialiste.
La formation d’une idéologie révolutionnaire victorieuse passe impérativement par l’étude des documents du PCMLM !
5 mar, 2010
Quelle est la thèse du PCMLM, son identité politique?
Pour nous, la question écologique est en définitive la question de la contradiction entre villes et campagnes.
La question de la crise générale du capitalisme et du fascisme est en définitive la question de la contradiction entre le travail manuel et le travail intellectuel.
Nous avons mené un grand travail de fond quant au fascisme et l’antifascisme. Ainsi, à côté du PDF imprimable sur Vernadsky et la biosphère, en voici un second sur la crise et le fascisme. Les textes rassemblés dans la brochure Crise et fascisme permettent une première entrée dans l’une des deux grandes questions de notre époque.
Il va de soi que cela ne signifie pas que cette compilation suffise en soi, mais il y a déjà d’indiquées les principes orientations qu’il faut, selon nous, prendre et assumer.
En avant avec le PCMLM pour comprendre les enjeux de notre époque, notre époque elle-même, pour comprendre les lois de la révolution et mener la révolution socialiste, pour le communisme!
5 mar, 2010
Suite au tabassage d’un « supporter » de la tribune Boulogne du PSG (lequel se trouve toujours dans le coma) en marge du match contre l’OM dimanche dernier, la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie a déclaré : « Il y a une violence qui est entretenue par un tout petit nombre de véritables voyous, de gens qui sont un peu débiles mentaux ».
Alliot-Marie exprime ici une vision typique de l’idéologie dominante bourgeoise. D’une part, « débile mental » est un terme péjoratif pour désigner les handicapés mentaux, un terme de moquerie qui appartient au registre des cours de récréation imprégnées de la culture de domination capitaliste.
L’emploi de cette expression péjorative est conforme à la place réservée aux handicapés mentaux dans le capitalisme, relégués dans l’ombre pour mieux les faire oublier et même, parce que nous vivons à une époque de crise générale favorable au fascisme, les faire disparaître.
« Débile mental » est un terme brandi comme une insulte, dont le pouvoir stigmatisant lui est justement conféré par l’idéologie dominante de la bourgeoisie qui ne veut surtout pas comprendre le handicap, les personnes différentes, qui veut juste écraser les individus.
D’autre part, le handicap mental n’a rien à voir avec le passage à tabac d’un supporter qui n’est pas simplement un « supporter », mais une personne s’insérant dans tout un secteur idéologique du fascisme.
C’est justement une stratégie de la bourgeoisie de feindre d’ignorer la progression du fascisme, de relativiser et dépolitiser les évènements (Alliot-Marie parle d’ « un tout petit-nombre de voyous »), tout en jouant la carte du conservatisme musclé (Alliot-Marie évoque une « tolérance zéro » pour les supporters violents).
Ramener les supporters fascistes à des débiles mentaux revient à passer sous silence la dimension politique pour se contenter d’une posture de façade, insultante pour les personnes handicapées mentales.
D’ailleurs, le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a renchéri dans la même veine en déclarant : « ce sont des énergumènes, des cinglés, des fous ».
Pourtant, les faits sont clairs : des fascistes de la tribune Boulogne ont chargé leurs adversaires de la tribune Auteuil dans le but de « défoncer » des noirs et des arabes, tout cela avec la complicité passive des 1500 CRS déployés à l’occasion…
Ce qui n’empêche pas le Parisien d’écrire, en se protégeant étrangement derrière un commentaire « sociologique » censé refléter une opinion générale, que « les membres de Boulogne » sont « terriblement choqués » que les « jeunes issus des cités » de la tribune Auteuil ne respectent pas « les codes en vigueur dans l’univers des supporters » !
Voilà une défense claire des supporters fascistes de Boulogne, dont le caractère politique est bien entendu passé sous silence, qui « ne sont pas des saints » mais ont des principes !
Au contraire de la bourgeoisie qui promeut l’irrationnel et se raccroche donc au fascisme, le PCMLM est le Parti de la science marxiste-léniniste-maoïste.
Le PCMLM a toujours affirmé que le fascisme n’était pas une « folie » inconséquente, mais bien un phénomène de fond lié à la crise générale du capitalisme qui transpire par tous les pores de la société, y compris le football, lieu privilégié du vieux monde de la culture tribale, beauf et patriarcale.
Le fascisme dans le football et dans la tribune Boulogne du PSG ne tombe évidemment pas du ciel et s’est déjà manifesté clairement ces dernières années. Contre-Informations avait ainsi souligné l’ambiance de pogrome à la fin du match PSG – Hapoel Tel Haviv en novembre 2006, puis le caractère éminemment fasciste de la banderole déployé lors de la finale de la coupe de la ligue en mars 2008 : « Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les cht’is ».
Et nous avions souligné le caractère populiste des matchs PSG-OM tout comme ceux de l’équipe de France (ici et là).
Le football n’existe pas au-dessus de la réalité sociale; il en est une composante, et de par sa nature il correspond à une démarche populiste et patriarcale, ancrée dans la loi de la concurrence, de la bataille tribale.
Avec le PCMLM, adopte le mot d’ordre: Socialisme ou retombée dans la barbarie !
4 mar, 2010
Le tremblement de terre au Chili, mais également la dernière tempête en France, soulignent l’importance qu’il y a à disposer d’une analyse matérialiste, s’appuyant sur la science.
Non pas la science dominante actuellement, qui n’est bien souvent que le reflet des intérêts matériels de la bourgeoisie, depuis la vivisection jusqu’au scientisme le plus éhonté, en passant par le nucléaire et les théories du « tout génétique. »
Mais la science de la classe ouvrière, qui considère que la loi universelle est celle de la matière éternelle en mouvement dialectique.
Le PCMLM assume le marxisme – léninisme – maoïsme, et le coeur de la théorie MLM est la dialectique de la nature. Aucune autre organisation en France n’assume ces enseignements de Marx, Engels, Lénine, Staline et Mao Zedong. L’arbre préfère le calme, mais le vent continue de souffler: tout est en mouvement, toujours.
« L’unité des contraires est conditionnée, passagère, relative, alors que la lutte des contraires qui s’excluent mutuellement est absolue » (Mao Zedong).
C’est parce que nous assumons la dialectique que avons mis en avant Vernadsky, fondateur du concept de Biosphère qui est essentiel aujourd’hui pour comprendre les questions écologiques de notre époque, qui sont d’une importance extrême.
Questions qui ne pourront être répondues que par la résolution de la contradiction entre les villes et les campagnes, un objectif révolutionnaire seulement souligné par le PCMLM, un objectif qui doit être au coeur de la stratégie révolutionnaire, de l’identité révolutionnaire.
Les articles sur la pensée de Vernadsky sont désormais compilés dans un pdf accessible ici, ou bien depuis la colonne gauche du site. Ce n’est qu’un début dans la mise à disposition d’une série de documents que nous considérons comme les plus essentiels pour comprendre le monde… et le changer.
En avant dans construction du Parti de la science, le Parti de la dialectique, le PCMLM!
4 mar, 2010
Le site d’informations révolutionnaires Futur Rouge propose une traduction du document de l’URC (MLM). La voici donc:
Face aux conséquences désastreuses du tremblement de terre et du Tsunami sur notre peuple
Communistes, révolutionnaires prenons l’initiative !
2 mars 2010
Le Chili a été frappé par un grand tremblement de terre et du tsunami. Tous les centres urbains dans le centre-sud du pays connaissent de graves dégâts, pratiquement tous les villages ruraux situés entre Santiago et Los Angeles sont en grande partie détruits. Des centaines, peut-être des millier de frères sont morts sous les décombres ou les grandes vagues.
Notre pays est situé dans une zone sismique, entouré par l’océan Pacifique et une longue chaîne de volcans actifs. De temps à autre il y a de grands séismes et des éruptions, à chaque hiver il y a des pluies abondantes qui inondent certaines régions du pays. Nous savons que ces événements ne peuvent pas être contrôlés, mais les énormes souffrances qui touchent notre peuple ils ne peuvent pas être attribués uniquement aux forces de la nature.
Ce ne sont pas toutes les maisons qui sont tombées démolies par les séismes mais principalement les logements populaires construits avec des matériaux de mauvaise qualité; ce ne sont pas toutes les populations qui sont inondées par les pluies, mais principalement les populations populaires qui manquent de systèmes adéquats d’écoulement.
Si des constructions en brique séchée existent encore ce n’est pas pour un amour spécial des vieilles maisons, mais parce que les masses ne peuvent pas se payer des constructions de bonne qualité; si les familles n’ont pas d’épargne et de ressources pour faire face à la destruction ce n’est pas manque de prévoyance, mais parce qu’elles doivent vivre au jour le jour avec le stricte minimum.
Aujourd’hui, notre peuple souffre, et l’angoisse est beaucoup plus aigue parmi les pauvres qui ont tout perdu, qui n’ont pas de toit, pas de propriété ou d’épargne, les prolétaires et semi-prolétaires dans les villes et à la campagne qui souffrent depuis longtemps de l’endettement, du chômage et de la récession causée par la récession impérialiste, et qui aujourd’hui se trouvent sans toit, et qui doivent survivre et faire face aux licenciements massifs qui se produisent dans les entreprises endommagées, les artisans, les petits producteurs et commerçants qui avec grande peine tenaient des ateliers, des magasins contre la pression des monopoles, qui sont aujourd’hui détruits, sans épargne, et sont forcés d’emprunter à des usuriers pour reconstituer leur petit capital, les agriculteurs pauvres qui se sont endettés auprès des banques pour produire sur leur peu de terre et qui connaissent à présent les pires difficultés pour vendre à des prix acceptables les récoltes endommagées, les pêcheurs qui venaient de subir les restrictions de leurs quotas de pêche et qui ont aussi maintenant perdu leurs maisons et leurs bateaux.
Les communistes et les révolutionnaires partagent cette souffrance, nous devons à notre peuple et nous avons des tâches importantes à faire au sein des masses, en particulier parmi ces masses pauvres, qui n’ont rien à perdre que leurs chaînes, et qui ont besoin plus que jamais de la révolution.
Le séisme a été causé par la nature, mais la catastrophe est due aux misérables conditions de vie de l’immense majorité de notre peuple, ce n’est pas la nature mais l’oppression de l’impérialisme, la semi-féodalité et le capitalisme bureaucratique qui ont convertis la tragédie naturelle dans le désastre que nous voyons aujourd’hui.
Communistes, révolutionnaires : plus de la moitié du pays doit être reconstruite. Nous savons que nous ne pouvons pas attendre quoi que ce soit du vieil Etat, qui n’apporte aucun bienfait à notre peuple. Nous savons que protéger les intérêts du peuple n’est pas l’objectif du gouvernement – ni de ceux qui sortent ou qui vont entrer au Congrès, ni des intendances et des municipalités, ni non plus des juges, de la police et de l’armée..
Ils ne servent uniquement que les mesquins intérêts de classe de l’impérialisme, de la grande bourgeoisie et des propriétaires, rassemblant leurs forces civiles et militaires pour défendre la grande propriété, tandis que le peuple, comme toujours, doit se débrouiller comme il peut. Nous pouvons et nous devons prendre l’initiative d’organiser les masses.
En tant que partie du peuple, nous avons la tâche inéluctable de provoquer l’organisation pour résoudre les problèmes immédiats de nourriture, de logement et de la reconstruction et défendre les intérêts de la grande majorité de la nation contre l’assaut que prépare déjà les exploiteurs nationaux et étrangers.
Même si nous sommes très peu, même si nous nous trouvons seuls, nous devons développer notre travail sans délai entre parmi les masses pauvres. Dans chaque lieu dans lequel nous nous trouvons, nous devons encourager des brigades d’entraide populaire orientées au début dans la résolution des problèmes immédiats, mais en prenant en perspective la mobilisation politique des masses, la seule façon de garantir la solution de nos problèmes.
Dans les localités il faut organiser les habitants pour le déblaiement des débris et la réparation des maisons ; les syndicats doivent aussi se préoccuper des conditions de vie de leurs membres, des étudiants de l’enseignement supérieur doivent organiser les équipes techniques pour évaluer les logements, les installations l’électricité et l’eau et pour appuyer également le nettoyage et les réparations ; les professeurs d’enseignement secondaire peuvent collaborer en organisant les étudiants du secondaire pour qu’ils fassent parti des brigades de travail ; les professeurs de l’enseignement primaire peuvent appuyer en réalisant des activités avec les petits enfants pendant les tâches; le personnel médical peut organiser des campagnes de soins dans les régions éloignées et la sensibilisation aux maladies qui résulteront des mauvaises conditions d’hygiène dans lesquelles sera contraint de vivre notre peuple.
Non seulement les maisons doivent être réparées, parmi les paysans pauvres des zones rurales on doit aussi organiser la réparation des canaux d’irrigation, des puits et des canaux et la collaboration mutuelle dans les travaux de récolte et la mise en œuvre de jardins collectifs pour couvrir les besoins alimentaires dans les mois à venir; parmi les pêcheurs artisanaux il faut également organiser la réparation des bateaux, des filets et des quais.
Nous devons ajouter tous ceux qui sont prêts à développer ce travail en vertu du principe de de ne compter que sur nos propres forces et sans demander, mais en exigeant des ressources du vieil Etat, non sans exiger qu’il restitue ce qu’il nous prend.
En même temps ces brigades doivent préparer les luttes nécessaires contre les assauts de la grande bourgeoisie, des propriétaires et des impérialistes qui vont profiter de la grande précarité du peuple pour faire revivre leurs tentatives réactionnaires.
Ils vont tenter de mettre la reconstruction sur le dos des masses. Il faudra résister aux charges du grand capital qui spéculera sur les prix des aliments et de l’énergie ; il faudra résister aux prêts des banques en faveur de la reconstruction, il faudra résister à la flexibilité du travail et à la précarité qu’ils essaieront d’imposer dans le travail ; il faudra aussi résister aux banques dans leurs tentatives d’accaparement des terres des agriculteurs pauvres qui ne pourront pas payer leurs hypothèques.
Et il faudra exiger la distribution d’hébergements et de logements d’urgence, la réparation urgente des hôpitaux, des centres de santé, des cliniques, la disponibilité de vêtements, de nourriture et de carburant à faible coût.
Nous devons construire des brigades d’aide mutuelle, sous la direction de notre ligne de masse, en servant de tout notre cœur le peuple, en pratiquant le centralisme démocratique et en résolvant les problèmes vis-à-vis des masses en provoquant la critique et l’autocritique. Nos tâches de propagande et d’agitation politique doivent être développées simultanément.
Nous devons maintenir une dénonciation permanente des exploiteurs qui cherchent à profiter de la situation de notre peuple, du vieil Etat qui défend ses intérêts, comme des révisionnistes et de toutes sortes d’opportunistes qui tenteront de sortir leurs habituelles prébendes électoralistes. Nous devons montrer aux masses que l’organisation sous une ligne démocratique et révolutionnaire est l’unique chemin bénéfique pour notre peuple.
Le pays a besoin de se reconstruire et ce ne seront si le vieil Etat, ni le grand patronat qui le feront, à sera le travail de tous le peuple : permettrons-nous que notre travail serve de nouveau à la grande bourgeoisie et aux propriétaires terriens ? Ou lutterons-nous pour que cette reconstruction soitt une impulsion vers le chemin de la révolution chilienne ? Communistes, révolutionnaires : récupérer du désastre actuel prendra beaucoup de temps cela sera difficile pour notre peuple.
Nous avons d’énormes tâches devant nous. Ne reculons pas pour impulser la reconstruction grâce à l’unité du peuple dans de nouvelles formes d’organisation des masses, d’organisations larges et souple qui permettent d’unir tous les éléments démocratiques et révolutionnaires qui reconnaîtront peu à peu la nécessité de promouvoir la révolution et en conséquence seront disposer à aider fortement aux tâches politiques de reconstruction du Parti et de la préparation de la guerre populaire.
Communistes, révolutionnaires : prenons l’initiative.. !
Travaillons côte à côte avec les masses !
Impulsons l’unité du peuple du Chili!
Organisons des brigades populaires d’aide mutuelle !
Unión de Revolucionarios Comunistas (MLM) de Chile
3 mar, 2010
Nous ne publions plus depuis longtemps de communiqués en langue étrangère, mais voici une exception. Il s’agit du communiqué des marxistes – léninistes – maoïstes du Chili à la suite du tremblement de terre qui a frappé leur pays. Cette publication est une contribution à sa diffusion.
Les conséquences du tremblement de terre posent un défi au peuple du Chili, un défi que seule l’avancée de la révolution pourra réellement résoudre. Si le tremblement de terre a une cause naturelle, la catastrophe en elle est même a comme cause les conditions misérables de vie de l’immense majorité du peuple chilien.
Ce n’est pas la nature qui est responsable, mais l’oppression par l’impérialisme, le caractère semi-féodal du pays ainsi que le capitalisme bureaucratique. Ce sont eux qui font du tremblement de terre une véritable catastrophe. Dans un esprit internationaliste, contribuez à la diffusion de ce document de l’Union des Révolutionnaires Communistes (Marxistes – Léninistes – Maoïstes) du Chili!
Frente a las desastrosas consecuencias del terremoto entre nuestro pueblo
Comunistas, revolucionarios: tomar la iniciativa
2 de marzo de 2010
Chile ha sido golpeado por un gran terremoto y tsunami. Todos los centros urbanos del centro-sur del país tienen severos daños; prácticamente todos los poblados rurales entre Santiago y Los Ángeles están en gran medida destruidos. Cientos, tal vez un millar de hermanos ha muerto por los derrumbes o las grandes olas.
Nuestro país está emplazado en una zona sísmica, cercado por el océano pacífico y una larga cadena de volcanes activos. Cada tanto tiempo ocurren grandes sismos y erupciones, en cada invierno grandes lluvias inundan alguna zona del país. Sabemos que estos eventos no pueden ser controlados, pero los enormes sufrimientos que acarrean a nuestro pueblo no se pueden atribuir únicamente a las fuerzas de la naturaleza.
No todas las viviendas caen demolidas en los sismos sino principalmente las viviendas populares construidas con materiales de mala calidad; no todas las poblaciones se inundan con las lluvias, sino principalmente las poblaciones populares que carecen de adecuados sistemas de desagüe.
Si las construcciones de adobe aún existen no es por un especial amor a las casas viejas, sino porque las masas no pueden costear construcciones de buena calidad; si las familias no cuentan con ahorros y recursos para sobrellevar la destrucción no es por su falta de previsión, sino porque deben vivir el día a día con lo justo.
Hoy nuestro pueblo sufre, y la angustia es mucho más aguda entre los más pobres, los que lo perdieron todo, quienes no tienen techo ni propiedades ni ahorros, los proletarios y semiproletarios que en las ciudades y el campo venían desde hace tiempo sufriendo el endeudamiento, la cesantía y la carestía causada por la recesión imperialista, y que ahora sin techo deben sobrevivir con lo puesto y enfrentar los despidos masivos que se producirán en las empresas dañadas; los artesanos, pequeños productores y comerciantes que a duras penas sostenían talleres o almacenes bajo la presión de los monopolios y que ahora destruidos, sin ahorros, están forzados a tomar créditos usureros para reponer sus pocos capitales; los campesinos pobres que se endeudaron con los bancos para producir en sus pocas tierras y que ahora están en peores condiciones de conseguir precios aceptables para sus cosechas dañadas; los pescadores artesanales que venían sufriendo las restricciones en sus cuotas de pesca y que ahora además perdieron sus casas y embarcaciones.
Los comunistas y revolucionarios compartimos este sufrimiento, nos debemos a nuestro pueblo y tenemos enormes tareas que desenvolver entre las masas, particularmente entre estas masas más pobres, las que no tienen ya nada que perder más que sus cadenas, las que necesitan más que nunca la revolución.
El terremoto es causado por la naturaleza, pero la catástrofe es causada por las miserables condiciones en que vive de la inmensa mayoría de nuestro pueblo; no es la naturaleza sino la opresión del imperialismo, la semifeudalidad y el capitalismo burocrático lo que convierte la tragedia natural en la catástrofe que hoy presenciamos.
Comunistas, revolucionarios: más de medio país debe ser reconstruido. Sabemos que no podemos esperar nada de este viejo Estado, ningún beneficio para nuestro pueblo. Sabemos que proteger los intereses del pueblo no es el objetivo del gobierno -ni del que sale ni del que entra- ni del congreso, ni de las intendencias ni de los municipios, tampoco de los jueces, la policía ni el ejército.
Ellos se deben únicamente a los mezquinos intereses de clase del imperialismo, los grandes burgueses y terratenientes, concentran sus fuerzas civiles y militares en defender la gran propiedad mientras el pueblo, como siempre, debe arreglárselas como pueda. Nosotros podemos y debemos tomar la iniciativa en organizar a las masas.
Como parte del pueblo, tenemos la ineludible tarea de promover la organización para resolver nuestros problemas inmediatos de alimentación, vivienda y reconstrucción y para defender los intereses de la inmensa mayoría de los chilenos contra las arremetidas que ya preparan los explotadores nacionales y extranjeros.
Aún cuando seamos muy pocos, aún cuando nos encontremos solos, debemos desenvolver sin demora nuestra actividad entre las masas más pobres. En cada lugar en que nos encontremos debemos impulsar brigadas populares de ayuda mutua orientadas en un principio a resolver los problemas inmediatos, pero teniendo en perspectiva la movilización política de las masas, única forma de asegurar la solución de nuestros problemas.
En las poblaciones hay que organizar a los vecinos para la remoción de escombros y la reparación de las viviendas; los sindicatos deben también preocuparse por las condiciones de vida de sus asociados; estudiantes de educación superior deben organizar equipos técnicos que evalúen las viviendas, las instalaciones de electricidad y agua y apoyar también las tareas de limpieza y reparación; los profesores de enseñanza media pueden colaborar organizando a los estudiantes secundarios para que sean parte de las brigadas de trabajo; los profesores de enseñanza básica pueden apoyar realizando actividades con los niños pequeños durante las faenas; los trabajadores de la salud pueden organizar campañas de atención médica a las zonas más alejadas y educar en el manejo de enfermedades que se derivarán de las precarias condiciones sanitarias en que será forzado a vivir nuestro pueblo.
No sólo las viviendas deben ser reparadas, entre los campesinos pobres debe también organizarse la reparación de acequias, pozos y canales y la colaboración mutua en las tareas de cosecha y en la realización de huertas colectivas para cubrir las necesidades de alimentación en los meses siguientes; entre los pescadores artesanales se debe además organizar la reparación de embarcaciones, redes y muelles.
Debemos sumar a todos quienes estén dispuestos a desenvolver estas tareas bajo el principio de utilizar principalmente nuestras propias fuerzas y no pidiendo, sino exigiendo recursos del viejo Estado, que no es sino exigir que se restituya lo que éste toma de nosotros.
Al mismo tiempo estas brigadas deben preparar las necesarias luchas contra las arremetidas de la gran burguesía, los terratenientes y los imperialistas que aprovecharán la mayor precariedad del pueblo para reimpulsar sus tentativas reaccionarias.
La reconstrucción intentará ser cargada a las espaldas de las masas. Habrá que resistir a las embestidas del gran capital que especulará con los precios de alimentos y energía; habrá que resistir a la usura de los bancos en los créditos para la reconstrucción; habrá que resistir a la flexibilidad laboral y la precariedad que se intentará imponer en los empleos; habrá que resistir a los bancos también en sus intentos por arrebatar las tierras de los campesinos pobres que se vean impedidos de pagar sus hipotecas.
Y habrá que exigir la pronta habilitación de albergues y viviendas de emergencia; la urgente reparación de los hospitales, postas y consultorios; la disponibilidad de ropa, alimentos y combustibles a bajo costo.
Debemos construir las brigadas de ayuda mutua bajo la orientación de nuestra línea de masas, sirviendo de todo corazón al pueblo, practicando el centralismo democrático y resolviendo los problemas de cara a las masas promoviendo la crítica y la autocrítica. Nuestras tareas de propaganda y agitación política deben desarrollarse simultáneamente.
Debemos sostener una permanente denuncia a los explotadores que intenten aprovechar la situación de nuestro pueblo, a su viejo Estado que defiende sus intereses, como también a los revisionistas y toda clase de oportunistas que intentarán sacar sus habituales prebendas electoreras. Debemos demostrar a las masas que la organización bajo una línea democrática y revolucionaria es el único camino beneficioso para nuestro pueblo.
El país necesita reconstruirse y no será el viejo Estado ni los grandes patrones quienes lo hagan, será el trabajo de todo nuestro pueblo ¿permitiremos que nuestro trabajo sirva nuevamente a la gran burguesía y los terratenientes? ¿O bregaremos porque esta reconstrucción sea un impulso en el camino de la revolución chilena? Comunistas, revolucionarios: recuperarnos de la actual devastación tomará mucho tiempo y será muy duro para nuestro pueblo.
Tenemos inmensas tareas por delante. No cejemos en impulsar la reconstrucción mediante la unidad del pueblo en nuevas formas de organización de las masas, organizaciones amplias y flexibles que permitan aunar a todos los elementos democráticos y revolucionarios que paulatinamente irán reconociendo la necesidad de impulsar la revolución y en consecuencia se dispondrán a colaborar decididamente en las tareas políticas de reconstitución del Partido y de preparación de la guerra popular.
Comunistas, revolucionarios: tomar la iniciativa.
¡Trabajar codo a codo entre las masas!
¡Promover la unidad del pueblo de Chile!
¡Organizar brigadas populares de ayuda mutua!
Unión de Revolucionarios Comunistas (MLM) de Chile
3 mar, 2010
Après le tremblement de terre de samedi au Chili, les médias bourgeois rapportent des actions de « pillages » commises par les masses acculées dans une situation précaire.
L’emploi manipulatoire du mot « pillage » révèle bien la vision des choses mesquine de la bourgeoisie.
Car le peuple ne pille pas, il se réapproprie ce qui lui appartient ! Le peuple produit tous les objets, toutes les marchandises qui s’étalent dans les magasins et les supermarchés.
Le pillage, la bourgeoisie connaît bien, c’est le pillage des richesses produites par le peuple, leur accaparement par une élite sans scrupule, le pillage aussi dans le monde entier réalisé par les puissances impérialistes…
Au Chili, l’armée intervient pour faire cesser ces actions qui ne sont que le reflet de la justice populaire qui ne tolère pas que l’on crève de faim, que l’on reste dans la vétusté, après le tremblement de terre, alors que les marchandises sont à portée de main !
Mais la logique bourgeoise est celle de la confiscation des biens au profit d’une poignée de privilégiés qui prospèrent sur la misère du peuple.
C’est cette même logique qui s’exprime partout et qui est reprise dans les médias bourgeois au sujet du Chili. Et ce même malgré le tremblement de terre!
Le peuple ne demandera pas la permission pour reprendre ce qui lui revient ! Le peuple saura s’organiser, l’ordre inique de la bourgeoisie ne survivra pas à la révolution socialiste ! Que vive la ligne de l’URC (MLM) !
2 mar, 2010
La violente tempête qui a traversé une partie de l’Europe occidentale (Portugal, Espagne, France, Belgique, Allemagne) dimanche a provoqué de nombreux dégâts matériels et causé la mort de 62 personnes, dont 51 en France, selon un bilan provisoire.
Le littoral atlantique a été particulièrement touché, surtout les départements de la Vendée et de la Charente-Maritime. La tempête a été aggravée par un phénomène de marée à fort coefficient : la mer a submergé les digues, les fracassant à de nombreux endroits, ce qui s’est traduit par de graves inondations dans plusieurs communes proches des côtes.
C’est précisément sur l’aspect inondations que la tempête de cette année se distingue de celle de décembre 1999.
Au-delà de la fragilité des digues qui ont cédé, alors même que les habitants ont réclamé, sans jamais l’obtenir, leur renforcement (par exemple à la Faute-sur-Mer en Vendée), la question des permis de construire dans des zones inondables explique en grande partie les morts et les dégâts constatés.
La prospection immobilière est en effet une activité largement mafieuse qui permet d’engranger de gros profits en arrosant au passage les représentants locaux de l’État bourgeois, maires, préfets (chargés de la délivrance des permis de construire) ou responsables de la DDE.
Le bétonnage du Pays basque, de la Corse et de la Côte d’Azur sont quelques exemples frappants de ces « arrangements » lucratifs et des rapports mafieux entretenus au sein de la bourgeoisie. Dans l’Ouest, l’Ile-de-Ré, envahie par les résidences secondaires, est aussi un des lieux de prédilection de la bourgeoisie en goguette.
Les communes de l’Ouest étant aussi « attractives », pour des retraités ou des familles idéalisant un certain « cadre de vie », des maisons sont bâties à la va-vite sur des terrains exposés aux inondations.
Sur le littoral, certaines maisons ont même été construites en-dessous du niveau de la mer, à quelques mètres des digues !
De source officielle, on constate que 100 000 logements ont été construits en zones inondables entre 1999 et 2006 ! A titre d’exemple, la commune d’Aytré (Charente-Maritime), régulièrement montrée dans les reportages télé et située en périphérie de La Rochelle, est partiellement construite en zones marécageuses où les risques d’inondations sont parfaitement connus…
En outre, malgré les annonce de Météo France, la tempête n’a fait l’objet d’aucun plan d’évacuation, spécialement à destination des personnes âgées, parmi les principales victimes, qui n’ont pu échapper à la montée rapide des eaux.
Tout cela prouve bien que la bourgeoisie répète les mêmes erreurs, agit de manière irresponsable et criminelle, pour servir ses propres intérêts. La bourgeoisie ne veut qu’engranger les profits sans le moindre bon sens, car le Capital n’a pas de cerveau.
L’attitude de la bourgeoisie illustre aussi la volonté de dompter la nature, sans la comprendre ni la respecter, ce qui met en péril toutes les formes de vie.
Seule la planification économique permettra de concilier les activités humaines avec la nature, au service des aspirations populaires.
La recherche du « cadre de vie » reste une illusion, une fuite en avant individualiste, tant que le capitalisme creusera le fossé entre les villes et les campagnes.
Les phénomènes naturels comme cette tempête se répèteront car la Terre est une planète vivante, portant une évolution de la matière vivante sur des millions d’années.
Seule la révolution socialiste des masses en armes empêchera la bourgeoisie de continuer sa quête incessante de profits au détriment des humains et de la nature !
1 mar, 2010





1 mar, 2010
Un communiqué tournant notamment sur les Indymédias.
Le 15 février dernier à 6h du matin, 7 personnes ont été placées en garde à vue et leurs domiciles perquisitionnés dans le cadre d’une enquête sur l’agitation autour du procès de la révolte du centre de rétention de Vincennes et contre la machine à expulser. Quelques précisions sur ces arrestations et leurs suites immédiates…
Perquisitions et réveil à 6h du matin
Aucune porte n’a été défoncée et la plupart du temps il a été possible de gagner quelques minutes avant l’entrée des flics (et avant qu’ils ne menacent d’utiliser leurs béliers).
Au total, 50 keufs de la Section Antiterroriste (SAT) de la Brigade Criminelle (accompagnés de la DCRI, de la Brigade Financière, de spécialistes en informatique…) ont été mobilisés pour cette vague d’arrestations. Principalement, ils cherchaient des vêtements particuliers (écharpes, bonnets, blousons, sweat-shirt, chaussures), mais aussi des tracts, brochures et affiches sur tous les sujets, et notamment ceux contre la machine à expulser.
Ils ont saisis évidemment des ordinateurs, des téléphones portables, des agendas et autres calepins, ainsi que des aérosols de peinture, des banderoles (« Novembre 2005- décembre 2008, l’incendie se propage » et « Ni OTAN ni Talibans, désertons les guerres des puissants »). La flicaille a pris plein de photos de documents divers et variés et des titres de livres…).
Enfin, des mégots et des brosses à dent ont été emportés en vue de prélèvements ADN ; à certains leurs sous-vêtements ont été « demandés », mais en vain ; et par excès de zèle un coton-tige « ADN » a été passé sur des draps de lit.
Suite à cela, les personnes ont été emmenées pour être interrogées. Des auditions ont également eu lieu pour d’autres personnes présentes lors des perquisitions. Rappelons au passage qu’il est possible de ne pas s’y rendre.
Interrogatoires.
Le fait de n’avoir « rien à déclarer », de refuser de répondre aux keufs et de ne signer aucun de leurs papiers lors de la garde à vue n’est pas tant une position de principe qu’une évidence pratique.
La réalité de la GAV, c’est le temps des flics, où tout est fait pour obtenir des aveux, et où toute parole peut être retenue à charge. [On peut lire à ce sujet le texte Techniques d’interrogatoires dans le dossier Mauvaises Intentions]. Et malgré les coups de pression, nous savons que les keufs n’ont pas le pouvoir direct de prolonger la garde à vue, ni d’infliger une quelconque condamnation. En l’occurrence, les personnes gardées à vue n’ont rien déclaré ni signé.
DAB, balades et occupations
Au début des gardes à vue, les chefs d’inculpation retenus sont « dégradations ou destructions volontaires graves en réunion », « dégradations ou destructions en réunion par incendie ou substance explosive » et « association de malfaiteurs. »
En fait, les personnes arrêtées sont soupçonnées de participer à l’agitation autour du procès des inculpés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes, et plus largement aux luttes contre la machine à expulser [Voir la brochure A chacun le sien] ; lutte qui s’est manifestée notamment par des occupations d’agences Air France et Carlson WagnonLits, des balades sauvages [Cf. la brochure Balades] des collages et des tagages, des sabotages de distributeurs de billets de banques notoirement connues pour balancer les sans-papiers aux flics, à l’aide de colle, d’acide, d’incendie et de coups de marteaux, des banderoles accrochées notamment sur la petite ceinture parisienne [Pour un aperçu des actions de solidarité: Cette Semaine] Ca c’est de l’enquête !
Alors que la procédure était, selon les différentes dépêches de presse, classée en instruction antiterroriste, au cours des gardes à vue le parquet a décidé de requalifier l’instruction de criminelle en correctionnelle, puis de retirer la mention « antiterrorisme ».
Ce qui est visé c’est la lutte contre la machine à expulser (et contre le monde qui va avec), ainsi que les pratiques d’auto-organisation et d’actions directes et anonymes.
L’utilisation de la vidéosurveillance par les flics.
Lors des auditions des vidéos ont été présentées aux mis en examen. Notons que la plupart du temps les images des caméras (« boules » placées au dessus des distributeurs) sont plutôt de bonne qualité : haute définition, couleur, possibilité de zoomer…
Une soixantaine de bandes vidéo sont déjà versées au dossier. Elles ne concernent bien sûr par que les distributeurs de billet endommagés, mais aussi les collages et les tags réalisés lors des manifs (sur des Hôtels Ibis, des agences postales, des BNP, LCL, Société Générales, Air France…). Qu’est-ce que ce sera quand les 1300 caméras qu’on promet pour les rues parisiennes seront installées ?!
Sur les prélèvements ADN
Tous les inculpés ont refusé le prélèvement ADN (ainsi que les empreintes digitales et les photos), mais la flicaille s’est évertuée à récupérer tout ce qui avait pu être touché par chacun-e : gobelets et couverts en plastique, pailles, mégots…et, la grande classe, un porc a même pensé à mettre sous scellés une serviette hygiénique pour analyse…
Il est possible de ne pas porter à la bouche (et donc de ne pas laisser trop de salive) les différents ustensiles ou de les frotter au sol pour tenter de mêler les multiples traces ADN qui traînent toujours dans les cellules de garde à vue. Pour plus de précisions sur le refus de prélèvement et l’utilisation judiciaire de l’ADN, on peut consulter le site http:/adn.internetdown.org.
Passage devant le juge et contrôle judiciaire.
Après 48h de garde à vue et 10h au dépôt, le juge est vu individuellement en présence d’un avocat. Trois alternatives sont laissées : se taire, faire une déclaration initiale, ou répondre aux questions du juge.
Le contrôle judiciaire consiste pour les 4 personnes finalement mises en examen en une interdiction de se voir et d’entrer en contact, une obligation de répondre aux convocations de l’APPé (Association d’Aide Pénale), et l’interdiction de quitter le territoire national sans en demander la permission à la juge auparavant. [voir la brochure La prison à la maison]
Au final, 4 personnes sont donc mises en examen pour « dégradations ou destructions en réunion », 2 parmi elles sont également inculpés de « dégradations ou destructions par incendie ou par substance explosive. » Une cinquième personne est toujours recherchée pour les mêmes faits.
Casser la lutte.
La principale fonction de ces arrestations et du contrôle judiciaire qui s’en suit est de séparer et d’isoler toujours plus ceux qui luttent. Il s’agit aussi de tenter d’éradiquer certaines formes de lutte aussi banales que les collages, les tags et les manifestations sauvages.
Condamner certains modes d’action sous prétexte qu’ils sont directement visés par la répression ne fait que renforcer les séparations que l’Etat tente d’imposer. [Voir le texte Un pavé dans les rouages] Cette série d’arrestations, de perquisitions et de mises en examen, mis à part le travail de renseignement effectué, n’est qu’un énième coup de pression contre toute velléité d’agir et de détruire ce qui nous détruit. Tout continue !
Luttes et révoltes en Europe.
Le contexte n’est pas spécialement cantonné à la France, étant donné qu’en Europe, les révoltes sont nombreuses, dans les centres de rétention comme autour. Pour en savoir un peu plus sur les diverses luttes actuellement en cours, on peut consulter les brochures suivantes :
- Brûlons les frontières
- Histoire de révoltes dans les centres de rétention en Europe
En Italie, le même type de répression a visé, quelques jours après les arrestations à Paris, des personnes soupçonnées de participer à des luttes contre les CIE, à Turin, Lecce, Rovereto…Plusieurs d’entre elles ont été mises en détention et assignées à résidence, d’autres placées sous « surveillance spéciale. »
Mais la solidarité non plus ne connaît pas de frontières, aussi c’est avec joie que nous avons appris les récentes attaques contre des DAB en Belgique et en Espagne.
ON VA PAS PLEURER SUR DES DAB BOUZILLES
LA LUTTE CONTINUE, COMME DAB
SOLIDARITE ACTIVE
LIBERTE POUR TOUS AVEC OU SANS PAPIERS.
28 fév, 2010
Le salon de l’agriculture s’est ouvert samedi à Paris dans une ambiance morose largement relayée par les médias bourgeois.
Le salon de l’agriculture est aussi l’occasion de donner dans la nostalgie d’une France « pastorale » et attachée à son terroir « ancestral ». Une telle conception relève évidemment du pur chauvinisme et de l’idéalisme feignant d’ignorer que l’agriculture est partie intégrante du mode de production capitaliste.
Lors de la crise du lait au mois de septembre, nous avions expliqué qu’il s’agissait d’une crise typique du capitalisme marquée par la fuite dans la surproduction et l’impossibilité au final d’écoulement de la marchandise.
Les agriculteurs ne sont pas des victimes du « libéralisme », comme le fait croire la bourgeoisie, mais bien des capitalistes qui subissent les contradictions internes au capitalisme et qui se sont endettés pour automatiser leur production dans l’optique de produire toujours.
De plus, cette quête de profit qui s’enraye aujourd’hui se fait selon les principes dominants de ravage de la nature et d’exploitation animale la plus barbare.
Le succès même du salon de l’agriculture témoigne du rapport perverti à la nature entretenu dans le mode de production capitaliste obligé d’exhiber une image d’Epinal des campagnes, terre préservée des petits producteurs et artisans « du cru », qui se décline aussi très souvent dans la publicité.
Cette image d’Epinal est bien entendu également reprise par tous les courants petit-bourgeois, qui fantasment sur la petite production (qui ne serait pas vraiment « capitaliste » selon eux!), le terroir, les bons produits d’autrefois, etc.
Mais l’aspiration des masses à entretenir un rapport à la nature apaisé est irréalisable tant que le capitalisme et ses valeurs de domination existeront.
Le respect de la planète et de toute la vie qu’elle abrite ne peut se réaliser que par la planification qui adaptera la production aux besoins du peuple et à ses exigences morales!
28 fév, 2010
Le 14 février nous avons publié un texte intitulé Assume et diffuse le mot d’ordre du PCMLM: « socialisme ou retombée dans la barbarie! » où nous expliquions le sens de ce slogan, et sa valeur par rapport à notre économie politique.
Pas une pas deux, le 23 février le Bloc ML de Belgique mettait en ligne, sur son site blocml.be, son point de vue sur Carrefour et ses plans de licenciement, avec à la fin… le slogan « Socialisme ou barbarie! » Un slogan qui bien entendu n’a jamais été utilisé par lui auparavant…

Nous avons de notre côté expliqué longuement le sens de ce slogan, qui correspond à notre vision du monde. La crise générale du capitalisme charrie la pourriture, le darwinisme social. L’homophobie, l’antisémitisme, la haine anti-Roms, le racisme, le patriarcat et ses brutalités, l’individualisme, le culte de la soumission et de la destruction des animaux et de la nature… le fond de la société capitaliste remonte à la surface.
Le Bloc ML n’a jamais parlé de cela et serait totalement incapable d’expliquer le sens de ce slogan qu’il utilise. Voilà un simple défi – expliquer un slogan – qu’il ne pourra jamais relever, à moins de montrer son propre fond culturellement arriéré et réactionnaire.
De fait, la vérité est que, n’ayant pas d’identité ni de culture en raison de son idéologie révisionniste – le « marxisme-léninisme » -, le Bloc ML est obligé de pratiquer le pillage.
Car il y avait déjà la ridicule affaire d’un de nos documents (sur l’Iran) entièrement repris, avec juste deux-trois modifications (voir l’article A défaut de science MLM, le Bloc-ML pratique le copié collé).
Ensuite, il y a le coup d’une image repris de Contre-Informations, non pas simplement avec Lénine dessus, mais également avec une citation de lui popularisé par Mao. « PCMLM » a été enlevé et remplacé par… « Bloc ML » (voir Le Bloc-ML vénère Contre-Informations).
Nous avions déjà dit ce qu’il fallait faire: Oubliez le Bloc ML ! parce que leur explication comme quoi cela aurait été une « maladresse » ne tenait pas une seconde.
Le fait que dans cette explication le Bloc ML parlait de nous comme « des camarades maoïstes français » est de la fumisterie alors que des gens de leur petit équivalent français considère que nous sommes… un appendice du ministère de l’intérieur.
Tout ce petit jeu est lamentablement machiavélique; hypocrisie, mensonges, calomnies et jalousie, voilà comment on peut résumer cette attitude pathétique.
Voilà bien la position des « marxistes-léninistes » et autres parasites qui n’ont comme seule activité de lire religieusement Contre-Informations afin de « piller » ce qui semble pouvoir l’être, pour ensuite critiquer, diffamer, calomnier.
Ces gens haïssent que nous parlions de Triple Oppression, des animaux, de la nature; ils haïssent que nous soyons résolument modernes et fassions des analyses nouvelles, alors qu’eux ne savent que répéter des textes du passé, et encore de manière bancale. De fait, ils sont méprisables; ils appartiennent au passé.
Ces gens nous haïssent car ils sont prisonniers du passé. Mais le PCMLM se construit et affirme son identité; les pillards et factionnalistes ne sauront rien empêcher.
27 fév, 2010
Le Conseil d’État a autorisé Dieudonné à se produire en spectacle à Orvault (Loire-Atlantique) le 11 mars en considérant que la tentative par la municipalité d’annuler le spectacle n’était « étayée par aucun élément » et constituait « une atteinte grave à la liberté d’expression ».
Bien entendu, ce débat bidon au sein du légalisme bourgeois ne reflète que les contradictions internes au sein de la classe dirigeante où, de plus en plus, la fraction impérialiste la plus agressive parvient à imposer sa vision fasciste, dont Dieudonné est l’un des éléments les plus représentatifs.
D’ailleurs, le débat juridique au sein de l’appareil d’État bourgeois fait apparaître Dieudonné en « rebelle », une posture très utile aux fascistes pour masquer leur soumission totale à l’impérialisme.
Car Dieudonné est bel et bien un serviteur zélé de l’impérialisme français qui soutient à fond ses orientations stratégiques, renforce le chauvinisme et le populisme par ses appels contre l’ « axe américain-sioniste » et participe pleinement à la tactique de division du peuple qu’affectionne la bourgeoisie pour préserver sa position dominante.
Le PCMLM a clairement démontré que Dieudonné est un fasciste car :
- Dieudonné protège l’impérialisme français dont il défend les options stratégiques
- Dieudonné protège la bourgeoisie en attisant la haine au sein du peuple
- Dieudonné est un antisémite qui reprend les pires préjugés sur les juifs et ne comprend absolument rien à la résistance palestinienne et à la révolution nationale arabe.
Dieudonné est un contre-révolutionnaire qui se construit une image de rebelle mais est en vérité le lèche-botte de l’impérialisme français.
De fait, Dieudonné a les mains totalement libres, il organise des tournées, possède un théâtre à Paris, et a une place de choix dans la propagande bourgeoise. D’ailleurs, la sortie de son livre, avec Bruno Gaccio (un des auteurs historiques des « Guignols de l’Info »), intitulé « Peut-on tout dire ? », est annoncée en fanfare, la présence de ce co-auteur montrant au passage la collision avec tout un pan de la petite-bourgeoisie de « gauche » qui sombre dans le populisme réactionnaire au service du fascisme.
A titre indicatif, le premier ministre François Fillon était en Syrie il y a quelques jours – la première visite d’un premier ministre français depuis 1977. Et hier la Syrie accueillait, quelques jours après donc, le président iranien Ahmadinejad et le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah.
Quant à Dieudonné, il était il y a quelques semaines en Iran, où il a ouvertement soutenu le régime, et inversement.
Cela ne relève pas du hasard et c’est quelque chose parfaitement conforme à ce que nous expliquions dans l’article Dieudonné et le Liban: une option stratégique de la bourgeoisie impérialiste.
Cette orientation au Proche et Moyen-Orient est l’un des signes que les contradictions deviennent de plus en plus énormes au sein de la bourgeoisie, comme dans l’appareil d’État; la présence impérialiste au Proche et Moyen Orient est un levier essentiel de la bourgeoisie impérialiste pour renforcer ses positions.
La quasi totalité des « commentateurs » d’extrême-gauche explique depuis plusieurs mois que Dieudonné, « c’est fini. » C’est le contraire qu’il faut considérer: ce n’est le début de la fin, mais la fin du début.
De plus en plus en France, l’idéologie petite-bourgeoise d’une ligne « entre capitalisme et socialisme », d’une « troisième voie », se développe. C’est tout à fait le sens de ce qu’a révélé la présence sur la liste du NPA d’une « féministe voilée » ou encore de la fascination pour Chavez, le Hezbollah, le Hamas, etc.
C’est la course à l’idéologie « révolutionnaire » qui ne soit surtout pas communiste. C’est une tendance qui veut la « révolution » mais surtout pas la science communiste; c’est le fascisme.
Le fascisme s’installe, prend ses positions. Face à cela, que vive l’étude des positions et analyses scientifiques du PCMLM, seule organisation révolutionnaire à se confronter à la réalité française!
26 fév, 2010
« La guerre, ce monstre qui fait s’entretuer les hommes, finira par être éliminée par le développement de la société humaine, et le sera même dans un avenir qui n’est pas lointain.
Mais pour supprimer la guerre, il n’y a qu’un seul moyen: opposer la guerre à la guerre, opposer la guerre révolutionnaire à la guerre contre-révolutionnaire, opposer la guerre nationale révolutionnaire à la guerre nationale contre-révolutionnaire, opposer la guerre révolutionnaire de classe à la guerre contre-révolutionnaire de classe. . .
Lorsque la société humaine en arrivera à la suppression des classes, à la suppression de l’État, il n’y aura plus de guerres — ni contre-tévolutionnaires, ni révolutionnaires, ni injustes, ni justes.
Ce sera l’ère de la paix perpétuelle pour l’humanité. En étudiant les lois de la guerre révolutionnaire, nous partons de l’aspiration à supprimer toutes les guerres; c’est en cela que réside la différence entre nous autres communistes et les représentants de toutes les classes exploiteuses. »
Mao Zedong, Problèmes stratégiques de la guerre révolutionnaire en Chine
26 fév, 2010
Voici un communiqué d’action (source: Indymédia).
Les gesticulations de la flicaille n’arrêteront rien. Ici comme ailleurs, dedans comme dehors, solidarité avec tous ceux qui se battent pour la liberté.
Tiens donc, ça continue. La nuit de lundi 22 au mardi 23 février à paris, toutes les vitres d’une boutique SNCF (rue Littré, 6e), d’une agence Carlson Wagonlit (rue Leriche, 15e), d’un local de la Croix-Rouge et d’un véhicule de ces derniers (rue Desgoffe, 6e), ont volé en éclats.
Parce la SNCF expulse les sans-papiers vers les centres de rétention (par exemple après l’incendie de Vincennes ou la destruction de la « jungle » de Calais) et participe activement aux rafles, parce que Carlson Wagonlit réserve les billets d’avion des sans-papiers et des flics de l’escorte lors des expulsions, parce que la Croix-Rouge cogère la zone d’attente de l’aéroport de Roissy et des centres de rétention en Italie et en Espagne… ils mériteront toujours de se prendre des coups.
Les gesticulations de la flicaille n’arrêteront rien. Ici comme ailleurs, dedans comme dehors, solidarité avec tous ceux qui se battent pour la liberté.
25 fév, 2010
Contre-Informations considère que le combat contre le patriarcat est une composante essentielle de la lutte révolutionnaire. La bataille pour le communisme signifie qu’il faut réussir à briser l’idéologie de la triple oppression, pour faire triompher un niveau plus élevé de culture, fondée sur le communisme.
Puisque selon nous cette époque est celle de la crise générale du capitalisme, il est inévitable que les tendances génocidaires s’approfondissent; voilà pourquoi nous avons notamment parlé des personnes roms, juives, gays, lesbiennes, « handicapées » avec à chaque fois le mot d’ordre: « Il n’y aura pas de nouvel holocauste! »
Après le racisme de plus en plus ouvert contre les personnes roms et juives, il faut bien voir que la « question » des gays et des lesbiennes ressurgit de plus en plus. Et tout comme pour les autres minorités menacées, l’extrême-gauche ne réagit pas et ne se forge pas une culture qui doit allier analyse scientifique et mise en avant de l’autodéfense.
Voici un exemple récent et très parlant de cette problématique: mercredi 3 février, un peu avant 23h, Thierry et Corentin se sont fait violemment agresser dans le quartier parisien du Marais, qui est également un quartier gay et lesbien.
Voici le témoignage de Thierry:
« On est sortis d’un bar dans le Marais avec un ami (Corentin, ndlr). On est arrivés rue du Temple, à un angle de rue. Chacun devait partir dans une direction différente. Nous étions face à face, en train de parler un peu, et de nous dire au revoir. On ne se tenait pas la main, on ne s’embrassait pas, on était habillés de façon tout à fait classique, en jean et sweat-shirt.
Trois mecs sont arrivés, à pied, et nous ont dépassés, j’ai regardé une demi-seconde, machinalement, comme on regarde quelqu’un qui passe à côté de soi. Ils ont continué leur chemin, sur quelques mètres, jusqu’à ce que l’un des trois se ravise et revienne, et s’adressant à moi il a dit: “tu crois que je suis gay?”, puis il a traversé la rue vers moi et m’a reposé la question “tu crois que je suis gay?”, j’ai répondu “j’en sais rien”, et il m’a mis un coup de boule. J’étais sonné, assis par terre, je ne comprenais pas ce qu’il venait de se passer.
Je ne voulais pas me battre, alors j’ai essayé de calmer le jeu en disant “on part c’est bon…”, ils me répondaient “c’est ça casse toi” en m’insultant et en me mettant des coups des pieds, j’étais toujours assis par terre. Je me suis relevé, avec mon ami, on a commencé à partir, tout d’abord en marchant, on a pris une petite rue perpendiculaire à la rue du Temple.
On a remarqué qu’ils nous suivaient et qu’ils se rapprochaient de plus en plus. On a commencé à courir. Ils nous ont poursuivis. Ils ont réussi à rattraper mon pote qu’ils ont commencé à tabasser. Un des trois me bloquait pour que je n’aille pas aider mon pote. Et ils nous insultaient.
Après l’avoir passé à tabac, ils sont partis. Mon ami avait pris des coups au visage et il saignait du nez. On est entrés dans le premier café qu’on a trouvé, et le mec du café nous a dit que ce genre d’agression arrivait régulièrement et que ça s’était d’ailleurs produit la semaine d’avant, qu’il y avait une recrudescence des violences homophobes dans le quartier.
Dans le café, on a contacté la police. Quand ils sont arrivés, on a fait des rondes avec eux dans tout le quartier pour essayer de retrouver les agresseurs. Bizarrement, ensuite, la police devait nous déposer chez nous, au lieu de ça ils nous ont laissés exactement à l’endroit de notre agression. Sur le coup, on était tellement sonnés qu’on n’a pas réagi, mais avec du recul, je trouve ça super imprudent.
On a porté plainte lundi dernier contre X. On nous a fait voir des photos qui correspondaient aux profils qu’on avait décrits. Sur les trois agresseurs, on pense en avoir reconnu un, le plus violent des trois. Les policiers insistaient pour savoir si on était sûrs à 100%.
On a répondu qu’on ne pouvait pas être sûrs à 100%. La photo datait de quelques mois, la coupe de cheveux avait certainement un peu changé, l’expression du visage n’était plus la même, sur la photo, il avait un regard un peu effrayé alors qu’en face de nous il était violent et avait un regard plus dur… Les policiers nous ont dit qu’il fallait absolument être sûr à 100%, ils nous ont pas mal dissuadés. J’ai failli revenir le lendemain, dire que j’étais sûr. Mais dans le doute, je ne l’ai pas fait.
Nous n’avons pas encore contacté SOS homophobie, mais on a l’intention de le faire. Il est important pour nous que cette agression soit enregistrée. »
En un mois, il y aurait eu au moins trois agressions homophobes rien que dans le quartier du Marais.
Le dimanche 14 février plusieurs associations et organisations gays et lesbiens avaient appelé à un « kiss-in » devant la cathédrale Notre Dame de Paris. Sous la pression des organisations fascistes le « kiss-in » avait était déplacé sur la place Saint-Michel.
Plusieurs dizaines de gays et lesbiennes avaient tout de même tenu à s’embrasser ensuite devant la cathédrale. Près de 100 fascistes (entre autre du Renouveau Français et d’organisations catholiques intégristes) qui s’y étaient rassembler pour protester les ont chargés.
La semaine dernière, des menaces de mort ont été adresse aux jeunes du Refuge, une structure proposant un hébergement temporaire à Montpellier et un accompagnement social à de jeunes homos rejetés par leur familles.
Une lettre annonçait que ces jeunes seraient « criblés de plomb et mis en pièces détachées. »
Au delà des agressions physiques, les injures à caractère homophobes tel que « pédé », « enculé », « tapette », s’entendent quotidiennement. Très souvent la personne insultant se défend d’être homophobe, mais il est évident que ce n’est qu’hypocrisie.
Ces insultes sont bien le reflet de la domination idéologique écrasante du patriarcat. Elles marquent clairement un préjugé envers tout ceux qui ne serait pas des « vrais » hommes. La personne insultant à beau se dire ne pas être homophobe, elle véhicule cette idéologie.
Or, avec la crise générale du capitalisme le fascisme se développe à grande vitesse. Les fascistes se lâchent de plus en plus. Les agressions patriarcales, sexistes, homophobes sont donc en constante augmentation.
Le fascisme c’est justement également le culte de l’homme fort, du virilisme, de la famille dans sa version bourgeoise. L’homophobie à donc toujours fais partie intégrante de l’idéologie fasciste, considérant l’homosexualité étant une « déviance », une « perversion ».
Face à ces agressions un certain nombre d’associations gays et lesbiens réclament « une vigilance accru de la police », au Marais entre autre, « une persévérance dans les enquêtes » et « une sévérité dans les sanctions judiciaires ».
Mais s’il est compréhensible de porter plainte après une agression homophobe, il ne faut pas attendre grand chose de l’État, de sa police et de sa justice qui sont au service de la bourgeoisie et non du peuple.
Face aux agressions fascistes, c’est aux gays et lesbiens eux-mêmes de s’organiser, de dépasser l’individualisme, d’organiser leur autodéfense et de prendre part au front antifasciste pour l’affirmation de leurs droits démocratiques qui ne sauraient voir réellement le jour sans révolution socialiste !
25 fév, 2010

Dans la propagande bourgeoise, le capitalisme est habituellement considéré comme un mode de production où peut réellement s’affirmer l’individu, ce qui explique les formules omniprésentes comme « liberté individuelle », « droits individuels », « parcours individuel » etc.
Pourtant, à l’évidence, la société capitaliste, telle que vécue au quotidien par les masses, est loin de témoigner de l’émancipation de l’individu.
Le niveau de dépression, tout comme le nombre de suicides, est colossal, l’exclusion est partout, l’isolement touche une grande partie de la population, la consommation de psychotropes et somnifères atteint des sommets, et les comportements à risque, tels la consommation de stupéfiants ou la recherche rapide de l’enivrement dans les soirées (« binge drinking ») sont des phénomènes courants.
D’ailleurs, la consommation d’alcool ou de drogues, y compris le tabac, sont à comprendre de manière dialectique, à la fois comme une volonté de se donner une personnalité et, en même temps paradoxalement, d’éviter de se démarquer, ce qui revient au final à perdre son identité.
C’est ainsi que la première cigarette est invariablement dégoutante, mais que l’on se garde bien de le dire et qu’on continue par souci de se doter superficiellement d’une personnalité, puis par addiction.
Le capitalisme s’appuie en vérité sur l’individu pour mieux le dissoudre dans l’idéologie dominante.
C’est pourquoi cette idéologie dominante stigmatise tous ceux et celles qui sont « différents ». Dès l’enfance, la pression est très forte, notamment en raison de la place centrale du patriarcat dans l’idéologie dominante.
Un garçon qui n’aime pas les jeux de garçon, qui ne « chahute » pas, une fille trop « rebelle », qui « répond », les roux et les rousses, sont tous discriminés pour ce qu’ils sont.
Le capitalisme fonctionne sur la compétition individualiste et le darwinisme social pour mieux écraser les individus, et non les révéler comme il le prétend.
Dans les vestiaires de sport ou dans les bureaux, les comparaisons sont incessantes. Elles visent autant le corps que la position sociale : la taille des seins, du sexe, les muscles, le salaire, la voiture, le fait de correspondre aux standards patriarcaux de la beauté, la « réussite » professionnelle, sont autant de motifs de comparaison incessants, de compétition, qui génèrent une sensation générale de frustration ou de domination, les deux aspects dialectiques du même processus capitaliste d’écrasement de l’individu.
Le capitalisme procède par discrimination, stigmatisation, élimination, ce qui conduit à la logique fasciste d’extermination.
Voilà pourquoi les capitalistes cherchent à nier la lutte de classes qui imprime le sens de l’histoire, pour ne retenir que le concept de « majorité » devenue abusivement synonyme de démocratie.
Dans le capitalisme, la majorité est conçue comme l’entité légitime de référence dont le but consiste à assimiler ou au contraire rejeter. En France, l’idéologie républicaine joue clairement ce rôle.
Ceci explique pourquoi, dans le capitalisme, les minorités sont exclues et ont vocation à « ne pas trop se faire remarquer » : les handicapés moteurs, les handicapés cérébraux, les homosexuelLEs, les transexuelLEs, les différentes minorités nationales sont tous et toutes les cibles de l’idéologie dominante qui cache leur existence ou intime l’ordre de « rester à sa place ».
La notion de majorité s’inscrit dans en fait dans une logique génocidaire, laquelle apparaît de plus en plus clairement à mesure que le fascisme prospère sur la crise générale du capitalisme.
Pour les fascistes, la majorité « normale » doit en effet se défendre et se protéger contre la minorité considérée comme « anormale », par exemple la France blanche et catholique contre toutes les minorités nationales, les handicapés, les homosexuelLEs, les transexuelLEs, perçues comme des éléments étrangers à la « majorité » et de plus en plus envahissants.
Le capitalisme, et sa progéniture fasciste, jettent l’ombre sur des existences entières, maintiennent des conditions de vie indécentes, bref éliminent sans faire de bruit des individus qui n’ont pas le droit d’être ce qu’ils sont.
De fait, les génocides sont toujours commis envers les minorités qui, selon l’idéologie dominante du capitalisme et du fascisme, doivent disparaître.
Le capitalisme et le fascisme, prétendent magnifier l’individu mais le ratatinent en fait sur des principes idéalisés comme le sol, le sang, d’où il ne peut s’échapper car il ne les a pas choisi.
En vérité, le capitalisme et le fascisme partent de l’individu pour mieux l’étouffer. Au contraire, le communisme arrive à l’individu pour mieux le révéler.
Dans le communisme, toutes les minorités ont des droits démocratiques et il n’est pas question de les assommer avec la notion de majorité. Voilà pourquoi le PCMLM a clairement revendiqué les droits démocratiques de minorité nationale arabe et des homosexuelLEs.
Tandis que le capitalisme exacerbe la compétition individualiste qui résulte en la destruction de l’individu, le communisme est tendu vers l’émancipation de l’individu qui se réalise pleinement dans le collectif, pour lequel est appliqué le principe de « servir le peuple ».
Affirmer son identité individuelle revient à affronter l’idéologie dominante du capitalisme qui cherche à écraser les tenants de la rupture avec l’ordre existant d’exploitation et d’oppression, comme le sont les activistes vegans ou les féministes.
Cette rupture avec l’idéologie dominante est incarné par le PCMLM, ouvert à la libération animale et l’écologie radicale, féministe, inflexible sur les principes révolutionnaires. Tout cela, c’est l’identité communiste ! Tout cela, c’est le monde nouveau ! Tout cela, c’est le triomphe de la vie sur l’empire de mort du capitalisme !
Le capitalisme et son avatar fasciste représentent la crispation de la bourgeoisie pour préserver son monde ancien monolithique, où les individus partent à la dérive, se shootent pour survivre, dont la compétition individualiste et le darwinisme social dissolvent totalement leur identité, à tel point qu’ils vivent des crises « existentielles » où ils ne savent plus qui ils sont, ce qu’ils veulent.
Le communisme révèle les individus dans la grande entreprise révolutionnaire de renversement de l’oppression. Seule la communauté universelle, aux mille et une facettes, permet aux individus de se révéler.
Les masses expriment le besoin du communisme parce qu’elles refusent les frontières bornées que lui imposent la bourgeoisie. Les masses voient loin et veulent conquérir une identité libératrice, plutôt que de plier sous les coups de l’idéologie dominante du capitalisme. Les masses ne veulent pas se recroqueviller car elles ont un monde à gagner !
Et pour cela, il faut une base idéologique solide qui a prouvé qu’elle incarnait le monde nouveau en rupture total avec l’ancien, le camp de la révolution capable de renverser la vieille classe réactionnaire bourgeoise, capable de mener la bataille culturelle au quotidien.
En France, cette base idéologique solide, c’est le PCMLM, le seul parti de l’avant-garde du prolétariat éclairant le futur de la révolution socialiste !

24 fév, 2010

Qu’est-ce qu’une grève?
Une grève est le fruit d’une colère trop longtemps rentrée, de discussions animées, parfois ardentes. C’est une bouffée de chaleur qui est en fait rafraîchissante, c’est un drapeau qui claque au vent.
Le mouvement de grève lancé à Total a immédiatement été compris dans tout le pays comme un appel, comme un point de départ.
C’était un espoir, une lutte forte capable de frapper fort, et de tellement montrer son caractère juste que l’unité aurait été vaste!
Hélas! Nous avons rappelé à quel point l’idéologie légaliste – réformiste des syndicats était nocive. Ce que vient de faire la CGT est une triste piqûre de rappel.
Car il n’y a pas eu d’effervescence, Pas d’opinions nouvelles, pas de discours, de conférences, d’agitation, de passions. Mais un appel à Sarkozy, qui a débouché sur une rencontre entre la direction de Total et les syndicats, et la fin de la grève.
La fin de la grève chez Total, sauf à Dunkerque, parce que ce site est encore en danger, étant donné qu’il est évident que Total joue en fait la montre pour fermer simplement un peu plus tard, lorsque le mouvement sera épuisé.
Le tour de passe-passe des syndicats et de la bourgeoisie a marché de manière efficace: le principal pour eux était d’empêcher l’incendie, la grève devant s’étendre chez Ineos à Lavéra, ainsi que chez ExxonMobil à Fos-sur-Mer et Port-Jérôme.
C’est d’ailleurs tellement un tour de passe-passe que Total a pu tranquillement expliquer que ce seront des travailleurs d’autres pays qui paieront la casse, la réduction des capacités de raffinage se faisant ailleurs: «Nous avons des capacités en Afrique, nous avons des capacités partout en Europe. »
La position des syndicats est une trahison envers ces travailleurs, envers ceux de Dunkerque, mais également envers toute la classe ouvrière elle-même.
L’objectif des syndicats a été le paiement des jours de grève – ce qui est un minimum! – et que le gouvernement organise « une table ronde sur l’avenir du raffinage en France » pour qu’il n’y ait pas de fermeture de site pendant 5 ans.
Cette volonté syndicale de participer au mécano industriel, TOUS les syndicats l’ont; ils ne discutent que de projets industriels, d’investissements.
Jamais ils ne partent du point de la lutte des classes, et encore moins de l’inévitable question révolutionnaire.
Le mouvement de grève chez Total aurait pu – et peut encore! – devenir un acte de rébellion de la classe ouvrière, un bouleversement des mentalités et du train-train mécanique de la « vie » dans l’organisation du travail de type capitaliste.
La position des syndicats est elle une position de trahison, contribuant à la démotivation, témoignant un manque d’ambition contestataire, un esprit ouvertement enclin au pessimisme, une tradition opposée à la solidarité et à la confiance dans les forces des masses populaires.
Il aurait été bien entendu vain d’espérer que des syndicats puissent assumer une telle tâche, car l’orientation révolutionnaire ne peut être proposée aux masses populaires que par un Parti Communiste tourné vers la guerre populaire, comme la classe ouvrière est tournée vers le futur.
Les syndicats, eux, se font toujours « avoir » par une bourgeoisie maniant les « discussions » avec adresse et désinvolture, toujours avec l’appui de l’État soi-disant « au-dessus » des classes.
Ils n’organisent pas une culture de la résolution énergique. Leur position est somme toute logique.
Toutefois, on ne peut que ressentir de la rage devant cette occasion manquée. L’étouffement syndical de cette étincelle ne peut que raffermir la volonté de construire le PCMLM et la guerre populaire!

24 fév, 2010
La campagne des élections régionales en Ile-de-France, est agitée en ce moment par l’accusation portée vendredi par Francis Delattre, maire UMP de Francoville, contre Ali Soumaré, tête de liste PS dans le Val-d’Oise, sur son passé de « délinquant multirécidiviste chevronné » selon les termes employés dans le communiqué.
Du point de vue révolutionnaire, Ali Soumaré, en tant que candidat PS, est un social-démocrate, un allié du pouvoir bourgeois, totalement inserré dans la stratégie contre-révolutionnaire et légaliste. Bref, Ali Soumaré est un social-traître.
Mais ce n’est évidemment pas le point de vue d’une frange de la bourgeoisie, la bourgeoisie impérialiste, qui s’affirme de plus en plus agressivement à l’époque de la crise générale du capitalisme favorisant l’ascension du fascisme.
Pour la bourgeoisie impérialiste, Ali Soumaré représente clairement un intrus à « leur monde » où le crime s’exprime dans l’affairisme financier international et pas au niveau du droit commun, trop « ordinaire ».
Il n’est donc pas surprenant qu’Axel Poniatowski, decendant d’une lignée aristocratique, ancien cadre dirigeant du groupe Thomson, un des fers de lance de l’impérialisme français (ventes d’armes notamment), a immédiatement affiché son soutien à François Delattre et relayé à son tour les accusations sur le prétendu passé d’Ali Soumaré.
Dans le contexte de crise général du capitalisme, la bourgeoise impérialiste veut s’emparer des institutions et prendre de vitesse la bourgeoisie traditionnelle favorable au Capital industriel, une concurrence à l’intérieur de la bourgeoisie que le PCMLM a largement expliqué.
Voilà pourquoi la bourgeoisie impérialiste révèle de plus en plus ouvertement son chauvinisme, son nationalisme, sa vision du monde ethno-différentialiste, autant d’attributs de l’impérialisme qu’exacerbe la montée du fascisme.
Francis Delattre s’était du reste déjà illustré en déclarant : « C’est assez surprenant la liste socialiste du département. Elle est conduite par Monsieur Soumaré. Dans un premier temps, j’ai cru que c’était un joueur de l’équipe réserve du PSG. Mais non, il est troisième premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel, ça change tout ».
Comme nous l’avions déjà dit, la crispation générale de la bourgeoisie à l’épique de la crise aggravée du capitalisme se traduit par le renforcement de la bourgeoisie impérialiste au sein de la classe exploiteuse.
La polémique orchestrée de manière quasi obsessionnelle autour d’Ali Soumaré montre bien que bourgeoisie est sur les nerfs et qu’en son sein, la bourgeoisie impérialiste, dans son agressivité à caractère populiste et raciste, sert clairement la soupe aux fascistes.
La campagne de dénigrement contre Ali Soumaré témoigne également de la collusion entre la bourgeoisie impérialiste et l’appareil judiciaire de l’Etat bourgeois, puisque Francis Delattre a pu se procurer des document confidentiels ; une complicité dont on s’était déjà rendu compte lors de la relaxe de Villepin au procès Clearstream.
L’agressivité de la bourgeoisie impérialiste et sa volonté « d’en découdre » se mesure aussi par sa précipitation, car deux des délits prétendument commis par Ali Soumaré concernaient en vérité… un homonyme!
Mensonges et magouilles, cette affaire lamentable illustre à quel point la bourgeoisie impérialiste veut se retrouver « entre elle », avoir les mains libres en expurgeant des éléments qui n’appartiennent pas à « son monde », impossible à intégrer complètement au projet impérialiste.
Ali Soumaré est lui-même un serviteur de l’Etat bourgeois mais se retrouvant aujourd’hui rattrapé par la concurrence à l’intérieur de la classe dirigeante qui voit croître les appétits de la bourgeoisie impérialiste.
Si Ali Soumaré avait trempé dans des affaires de trafic d’armes, grand classique de l’impérialisme français, plutôt que soi-disant dans des délits de droit commun, la bourgeoisie impérialiste l’aurait reconnu comme un des siens.
En tout cas, cette polémique confirme une nouvelle fois la justesse de l’analyse du PCMLM sur la concurrence entre bourgeoisie traditionnel et financière, tournant progressivement à l’avantage de cette dernière soutenu par le Capital financier.
Etudier les documents du PCMLM est une nécessité révolutionnaire de notre époque !
23 fév, 2010
Chaque jour qui passe, il faut penser à comment il est possible de renforcer la solidarité avec les prisonnierEs politiques marxistes – léninistes – maoïstes de la Voie Démocratique Basiste au Maroc!
Ces révolutionnaires sont à l’avant-garde de la lutte révolutionnaire arabe contre l’impérialisme, contre le sionisme, contre le régime semi-féodal et semi-colonial.
Pendant que le NPA en France (et ses nombreux alliés populistes de type « indigéniste ») joue sur la carte des préjugés (notamment religieux) et de la démagogie, au Maroc il y a une lutte exemplaire pour la révolution démocratique, une lutte d’avant-garde dont il faut apprendre les leçons!
Saluons l’héroïsme révolutionnaires des MLM du Maroc!
Vive le marxisme – léninisme – maoïsme, vive la guerre populaire!




23 fév, 2010
A Meyzieux (Rhône), les ouvriers et ouvrières de Renolift (construction d’ascenseurs) séquestrent depuis hier après-midi trois dirigeants. A Neuvic-sur-l’Isle (Dordogne), des ouvriers et ouvrières de Marbot-Bata (chaussures militaires) menacent de faire sauter leur usine.
A l’origine de la fermeture de cette usine, l’armée française a décidé de ne pas renouveler son contrat avec Marbot-Bata.
Cet exemple illustre bien les contradictions inhérentes au capitalisme, où la classe ouvrière vend sa force de travail aux exploiteurs pour servir leurs intérêts, jusqu’au coeur de l’impérialisme français.
C’est le même problème qui se pose avec Total, où la seule solution apparente est la participation syndicale à la gestion capitaliste.
C’est là que les communistes affirment la nécessité de la violence révolutionnaire de la guerre populaire, de la révolution socialiste.
Les limites du mouvement ouvrier actuel montre bien pourquoi la classe ouvrière doit prendre le pouvoir et contrôler la production, pour servir les intérêts du peuple.
C’est toute la société qu’il faut prendre, et il faut construire le Parti qui le revendique et organise sa conquête: le PCMLM!
A Meyzieux ou à Neuvic-sur-l’Isle, c’est bien la dignité de la classe ouvrière qui s’exprime face à des directions bourgeoises qui affichent leur mépris, essaient de gagner du temps et concoctent des « plans sociaux » au rabais.
Mais aussi au fur et à mesure face aux syndicats qui n’ont comme programme que la cogestion ou des luttes qui échoueront car incapables de passer au niveau politique.
Pour le PCMLM, la conquête de la dignité est un élément essentiel de notre époque révolutionnaire, et est un pas en avant dans la réalisation de la vengeance prolétarienne contre la bourgeoisie!
22 fév, 2010
Nous avions sur Contre-Informations parlé du baroque et de son importance idéologique. La liste des expositions à la mode confirme amplement cette tendance à l’expression décadente d’une « civilisation » bourgeoise en perdition.
Au Vatican, on a une exposition monstre avec les oeuvres principales du Caravage (1571-1610), dans des salles extrêmement sombres, histoire de renforcer la dimension baroque.
La bourgeoisie se délectera en plus du « personnage » qu’a été ce peintre « décadent » avant l’heure, impliqué dans des affaires des mœurs et des bagarres, et qui pourtant a été une grande figure du baroque, cette idéologie catholique anti-Lumières.
A Paris, au musée Maillol, on a « C‘est la vie! Vanités de Caravage à Damien Hirst. » Là aussi le baroque est revendiqué, et la filiation contemporaine eassumée: on trouve non seulement des oeuvres du passé, mais également des oeuvres du présent!
Et c’est d’ailleurs dans la très baroque Nice (de par son histoire italienne, rappelons-le) que l’on a une exposition du belge Wim Delvoye. Cet artiste empreint de christianisme fait très logiquement du baroque, mais de façon moderne: il expose des peaux de cochon tatoués, mais à la base il paie des gens en Chine pour le faire (voir ici une longue présentation sur La Terre d’abord!)…
A cela s’ajoute la réception du chef d’orchestre américain William Christie à l’Académie des beaux-arts, à la fin janvier, diffusé en direct sur le site de France 3.
Cet intellectuel américain naturalisé français, passé par Harvard et Yale qui sont des hauts lieux de la « pensée » bourgeoise aux USA, cultive le passé… français, jouant sur des instruments anciens des musiques des XVIIe et XVIIIe siècles.
Ses références sont Lully et Rameau et il est devenu « français » en tant que figure réactionnaire, affirmant des choses comme: « Contrairement à ce que prétendent certains mandarins musicaux dans notre pays, cette musique n’a pas de rides, elle représente une forme vitale de la création de la musique d’aujourd’hui. »
On remarquera que d’ailleurs au Louvre, à l’auditorium on trouve durant tout ce mois de février un « Le printemps du baroque. »
La bourgeoisie s’éduque: en apprenant le baroque, elle apprend à diffuser le pessimisme. Raison de plus de s’intéresser aux textes que nous avons mis en avant:
Pour faire face à la pression, il faut comprendre le caractère baroque de notre époque
21 fév, 2010
Avec la crise générale du capitalisme la lutte de classe s’aiguise inévitablement. Chaque jour la bourgeoisie déclare une guerre toujours plus ouverte à la classe ouvrière.
Notre époque est celle où les illusions sur un pseudo « capitalisme à visage humain » finissent d’être réduites en miettes, où la barbarie capitaliste ne prend même plus la peine de porter un masque.
Lundi dernier, les 212 ouvrières et ouvriers de Philips Dreux ont trouvé les portes de l’usine fermées. La direction leur laissait pour seule alternative au chômage un reclassement en Hongrie pour 450 euros par mois et « à condition de pratiquer la langue hongroise ».
Cependant, à cette guerre ouverte contre la classe ouvrière, celle-ci répond par une résistance toujours plus acharnée. Les grèves, les occupations d’usines, les séquestrations de patrons se multiplient.
Et la lutte populaire a un premier succès: la production reprendra à partir de ce lundi à Philips Dreux. Il faudra pourtant un combat au long souffle, et sur une base politique.
C’est d’autant plus flagrant chez Total. Mardi, à la raffinerie Total de Dunkerque, les salariés en grève depuis le 12 janvier ont forcé l’entrée du site pour l’occuper et demander des réponses claires quant à la menace de fermeture de la raffinerie.
Mercredi, en solidarité avec 620 salariés de Dunkerque, une grève illimité a été votée sur l’ensemble des sites Total en France!
C’est une initiative de classe qui révèle que l’esprit unitaire grandit,il faut la victoire, et nécessairement se profilera demain la nécessité de la grève politique de masses – ce qui conditionne l’orientation que doivent avoir les révolutionnaires.
Mercredi toujours, à l’imprimerie Hélio-Corbeil, dans l’Essonne, les deux dirigeants et un consultant extérieur ont été retenus pendant plusieurs heures par les salariés pour protester contre un plan de licenciement.
La classe ouvrière montre ainsi une nouvelle fois que sans elle rien n’est possible, rien ne fonctionne. Face aux mépris de la bourgeoisie, le prolétariat affirme chaque jour un peu plus son pouvoir et met en avant la solidarité de classe.
Dans cette guerre de classe, les syndicats tentent de jouer leur rôle d’encadrement et de contrôle de la juste colère du peuple. Face à cela, la grève politique est une nécessité, balayant le réformisme, l’économisme et le corporatisme des syndicats.
Le PCMLM affirme le besoin de grève politique qui, contrairement aux manœuvres syndicales, met en avant la lutte de classe, l’impossibilité de « soigner » le mode de production capitaliste qui tombe en ruine. La grève politique est une expression du besoin de communisme !
Pour cela, la classe ouvrière doit s’unir et s’organiser de manière autonome vis-à- vis des institutions bourgeoises et de ses représentants !
Comme à Philips Dreux, l’unité doit se construire à la base, par les assemblées générales pour gagner le soutien des larges masses.
Les revendications corporatistes, proposées par les syndicats, reproduisent le modèle de division du travail capitaliste. La grève politique, quant à elle, est une tribune ouverte qui pose les bases de la conquête du pouvoir !
La classe ouvrière ne veut pas se contenter de négocier les termes de son exploitation mais veut prendre le pouvoir par la révolution! La classe ouvrière produit tout et doit donc tout contrôler, planifier l’économie pour servir les intérêts du peuple !
Une autre nécessité pour dépasser le réformisme syndical et attaquer au cœur le capitalisme est la construction du Parti Communiste, l’organisation indispensable pour passer de la résistance à l’offensive révolutionnaire.
En France, les aspirations révolutionnaires de la classe ouvrière s’incarnent dans le PCMLM, fidèle aux principes communistes et portant les idées d’avant-garde révolutionnaire, indispensables au combat culturel contre l’idéologie dominante du capitalisme.
Avec le PCMLM se profile la victoire contre la bourgeoisie !
20 fév, 2010

Les libérations nationales arabes marocaine, algérienne et tunisienne n’ont pas réussi à empêcher l’impérialisme français de maintenir ses positions, et une émigration s’en est suivie.
Cette émigration a été organisée par l’État français lui-même, afin que production capitaliste ne manque pas de main d’oeuvre.
C’est ainsi qu’est née la minorité nationale arabe.
Une minorité nationale arabe dont l’identité est en train de naître sous nos yeux, et parmi les grands témoignages de cela dans le camp de la contre-révolution, on a principalement:
-la tentative d’une frange de l’extrême-droite française de jouer la carte « ethno-différentialiste » afin que se développe une ligne ultra-réactionnaire au sein de la minorité nationale arabe (tout comme il y a déjà les sionistes actifs dans la minorité nationale juive), afin d’empêcher son émergence.
-la tentative des couches petites-bourgeoises et bourgeoises de la minorité nationale arabe de lever le drapeau de l’Islam afin de neutraliser les questions révolutionnaires posées par l’existence de la minorité nationale arabe.
Dans les deux cas, la lutte du peuple arabe palestinien est manipulée pour prôner un « anti-impérialisme », ou bien l’antisémitisme, l’Islam, etc. alors que la question palestinienne est une question nationale arabe, rappelant que la révolution démocratique arabe est le seul véritable objectif révolutionnaire de notre époque pour les masses arabes.
A notre époque, il y a en effet deux types de révolution à l’ordre du jour: la révolution socialiste, celle de la classe ouvrière, et la révolution démocratique, guidée par la classe ouvrière mais ayant un caractère anti-féodal et anti-impérialiste.
La révolution démocratique arabe vise ainsi les féodaux arabes, les bourgeoisies bureaucratiques vendues aux puissances impérialistes (principalement français et américain), l’État sioniste et son idéologie.
Le sionisme est d’ailleurs le symbole de l’humiliation arabe par l’impérialisme, mais cela ne doit pas masquer le fait que le sionisme va de pair avec la réaction arabe et la main-mise impérialiste, avec notamment un double-jeu particulièrement trouble de l’impérialisme français en raison de sa concurrence avec l’impérialisme US.
L’Islam n’est donc pas le drapeau de la révolution démocratique arabe, car l’Islam nie le caractère national de la révolution démocratique arabe.
L’Islam dans les pays arabes est l’expression des couches féodales, de couches petites-bourgeoises et bourgeoises voulant arracher le pouvoir en s’appuyant sur les masses par l’intermédiaire de la religion, tout en maintenant nécessairement une capitulation plus ou moins grande face à l’impérialisme.
L’Islam en France est quant à lui une idéologie servant d’appui à la bourgeoisie et la petite-bourgeoisie de la minorité nationale arabe, afin de nier les contradictions sociales et de nier le caractère révolutionnaire de la lutte pour la reconnaissance de la minorité nationale arabe.
Le NPA, en présentant une candidate voilée présentée comme « révolutionnaire » et « féministe », sert les intérêts de cette bourgeoisie, tout comme son ancêtre la LCR l’a servie en appuyant l’exclusion des lycéennes voilées.
Là où le camp de la révolution socialiste en France doit lever le drapeau des droits démocratiques pour la minorité nationale arabe (le droit d’apprendre l’arabe, les droits culturels…), l’impérialisme diffuse le poison religieux, le capitalisme se lance dans le segment économique des produits halal, etc.
Voilà pourquoi le PCMLM souligne la nécessité de comprendre le caractère national et non pas religieux de la question nationale arabe en France, et rejette les positions se mettant à la traîne des bourgeoisie et petite-bourgeoisie de la minorité nationale arabe, notamment aux dépens des droits démocratiques des femmes.
Les femmes des couches populaires de la minorité nationale arabe sont victimes de la triple oppression: en tant qu’arabe, en tant que femme, en tant que femme du peuple.
Poser la question de l’Islam c’est nier le caractère scientifique de l’analyse de la triple oppression, c’est nier le fait qu’à notre époque il n’y a que deux questions: celle de classe, qui est la question principale, et celle nationale.
C’est le sens du slogan « Prolétaires de tous les pays, nations et peuples opprimés, unissez-vous! » que le PCMLM fait sien.
Le PCMLM est la première organisation révolutionnaire à revendiquer des droits pour la minorité nationale arabe, et n’abandonnera pas ce drapeau, composante de la révolution socialiste en France.
Le PCMLM salue et appuie également la révolution démocratique arabe, dont l’importance historique est très grande et dont les caractéristiques essentiels ont déjà été soulignés par l’Internationale Communiste de Lénine et Staline:
« La position générale de l’Internationale Communiste au sujet du caractère et des forces motrices de la révolution en Palestine et dans la nation arabe prise comme un tout, a bien passé l’épreuve du mouvement révolutionnaire et a été confirmée par l’expérience de masses.
Le contenu socio-économique principal de la révolution est le renversement de l’impérialisme, l’unification nationale des tous les pays arabes, la révolution agraire et la résolution de la question nationale.
(…)
La désunion nationale des Arabes, le caractère fragmenté de la nation arabe, rompue en un grand nombre de petits pays, la division de la nation arabe entre quelques puissances importantes, l’absence complète de droits politiques pour la population indigène, la colonisation sioniste par la force et l’usage de toujours plus de pression de la part des impérialismes français et britanniques sur les pays arabes, représentent un groupe de causes ayant motivé le mouvement insurrectionnel. »
(Résolution du Secrétariat politique du Comité Exécutif de l’Internationale Communiste sur le mouvement insurrectionnel dans la nation arabe, 1929)
Pour la reconnaissance des droits de la minorité nationale arabe, en avant pour la révolution socialiste avec le PCMLM!
Victoire à la révolution démocratique arabe, depuis le Maroc jusqu’à la Palestine!
