16 mar, 2010
0% pragmatisme 100% scientifique

16 mar, 2010
Jean Ferrat est donc salué partout. Nous avions parlé du commentaire élogieux de Sarkozy; redisons quelques mots sur ce qui se passe depuis.
RTL, l’un des principaux médias impérialistes, a ouvert un livre d’or sur son site et sponsorise sur Google un lien en première position si l’on tape Ferrat, ou Jean Ferrat. Le Figaro, autre grand média (et lui ouvertement « de droite »), le fait aussi!
Marine Le Pen est allé voter dimanche… en chantant devant les photographes… une chanson de Ferrat! Le même dimanche 14, dans l’après-midi, Drucker montrait Ferrat dans une de ses émissions en 2003, et aussi dans Stars 90, diffusé en 1991….
Et ce soir, Drucker remettra donc cela, avec une émission spéciale « Hommage à Jean Ferrat » et la rediffusion de… « Ferrat 80 » qui date du 22 novembre 1980 et qui était présenté par… Michel Drucker!
Ferrat, un habitué des émissions de grande écoute comme on le voit, et que les « rebelles » nous présente comme ayant été boycotté par les médias…
Pour quelqu’un de boycotté, il est en tout cas très connu! 3 400 000 téléspectateurs ont regardé l’émission de dimanche, et Ferrat rapporte beaucoup: en 2009, il était dans le top 10 des chanteurs au plus gros revenu…
Un triple CD s’est par exemple vendu à plus de 150.000 exemplaires, sur le label… Sony Music! Un choix de label relevant sans doute du caractère « rebelle » de Ferrat… Qui, s’il l’avait voulu, aurait très bien pu créer un label alternatif: rien qu’avec ses disques, c’était viable: en 1971, « Ferrat chante Aragon » est un disque vendu en quelques mois à près d’un million d’exemplaires!
Voilà qui révèle bien la nature de Ferrat, une figure totalement intégré à l’idéologie dominante. Si Jean Ferrat est célébré aujourd’hui, c’est comme nous le disions car il a toujours fait partie des circuits officiels, malgré un « discours révolté » qui fait partie de toutes manières de la panoplie obligée de tout artiste français qui se respecte.
Mais comme première illustration de ce propos, et pour en finir avec les ridicules salutations faites à Ferrat à l’extrême-gauche, voici les paroles de la chanson de Ferrat intitulé « Le bilan » (avec en gras quelques passages soulignés). Une chanson sortie en 1980, alors que la guerre froide était à un niveau très élevé, avec un risque grand d’affrontement entre le social-impérialisme russe et les pays impérialistes.
« Ah ils nous en ont fait avaler des couleuvres
De Prague à Budapest de Sofia à Moscou
Les staliniens zélés qui mettaient tout en oeuvre
Pour vous faire signer les aveux les plus fous
Vous aviez combattu partout la bête immonde
Des brigades d’Espagne à celles des maquis
Votre jeunesse était l’histoire de ce monde
Vous aviez nom Kostov ou London ou Slansky
Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui
Ah ils nous en ont fait applaudir des injures
Des complots déjoués des dénonciations
Des traîtres démasqués des procès sans bavures
Des bagnes mérités des justes pendaisons
Ah comme on y a cru aux déviationnistes
Aux savants décadents aux écrivains espions
Aux sionistes bourgeois aux renégats titistes
Aux calomniateurs de la révolution
Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui
Ah ils nous en ont fait approuver des massacres
Que certains continuent d’appeler des erreurs
Une erreur c’est facile comme un et deux font quatre
Pour barrer d’un seul trait des années de terreur
Ce socialisme était une caricature
Si les temps on changé des ombres sont restées
J’en garde au fond du coeur la sombre meurtrissure
Dans ma bouche à jamais le soif de vérité
Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui
Mais quand j’entends parler de « bilan » positif
Je ne peux m’empêcher de penser à quel prix
Et ces millions de morts qui forment le passif
C’est à eux qu’il faudrait demander leur avis
N’exigez pas de moi une âme de comptable
Pour chanter au présent ce siècle tragédie
Les acquis proposés comme dessous de table
Les cadavres passés en pertes et profits
Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui
C’est un autre avenir qu’il faut qu’on réinvente
Sans idole ou modèle pas à pas humblement
Sans vérité tracée sans lendemains qui chantent
Un bonheur inventé définitivement
Un avenir naissant d’un peu moins de souffrance
Avec nos yeux ouverts et grands sur le réel
Un avenir conduit par notre vigilance
Envers tous les pouvoirs de la terre et du ciel
Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui »
Un anti-communisme virulent, brutal, total. En 1980! Voilà le modèle d’artiste révolté que mettent en avant les « rebelles »!
Inacceptable pour nous maoïstes, qui voulons la révolution et dont l’identité s’est également forgé contre le révisionnisme du P « C » F, d’Aragon, et donc de Jean Ferrat!
Car Jean Ferrat bien entendu haïssait les maoïstes, comme en témoigne cette chanson anti-hippie, homophobe et anti-mao:
« On s’était connu à Pigalle chez la femme d’un député
Chez la femme d’un député qui avait le goût du scandale
Etant de la majorité, étant de la majorité
Avec sa barbe et son teint pâle, ses cheveux pendant sur le cou
Ses cheveux pendant sur le cou, son vieux blue-jean et ses sandales
Il paraissait vraiment dans l’coup, il paraissait vraiment dans l’coup
Hou hou, méfions-nous, les flics sont partout !
Hou hou, méfions-nous, les flics sont partout !
Il m’entraîna tout feu tout flamme à une grande manifestation
A une grande manifestation de celles qui rassemblent à Paname
La fine fleur de la nation, la fine fleur de la nation
Allons faire la révolution, s’écrie mon étrange quidam
S’écrie mon étrange quidam, foutons les banquiers au violon
Foutons le feu à Notre-Dame, foutons le feu à Notre-Dame
Hou hou, méfions-nous, les flics sont partout !
Hou hou, méfions-nous, les flics sont partout !
On va faire chanter le plastic aux oreilles du grand patron
Aux oreilles du grand patron, rugit mon barbu frénétique
En fouillant dans son pantalon, en fouillant dans son pantalon
Devant le peuple médusé, il n’en sortit qu’un étendard
Il n’en sortit qu’un étendard, on rigolait à l’Elysée
C’était râpé pour le grand Soir, c’était râpé pour le grand Soir
Hou hou, méfions-nous, les flics sont partout !
Hou hou, méfions-nous, les flics sont partout !
Voyant sa tactique faillir, v’là qu’il m’invite à boire un coup
V’là qu’il m’invite à boire un coup dans sa chambre pour mieux saisir
La pensée de Mao Tsé-Toung, la pensée de Mao Tsé-Toung
Dieu seul sait quel fut mon supplice, quand je lui grimpai sur le dos
Quand je lui grimpai sur le dos, mais pour une fois que la police
On peut la baiser comme il faut, on peut la baiser comme il faut
Hou hou, méfions-nous, les flics sont partout !
Hou hou, méfions-nous, les flics sont partout !
L’assaut fut sans doute si rude qu’il partit les jambes à son cou
Qu’il partit les jambes à son cou en qualifiant mon attitude
De trop avant-garde à son goût, de trop avant-garde à son goût
Depuis qu’on sait son aventure jusqu’au revers de la médaille
Jusqu’au revers de la médaille, il paraît qu’à la préfecture
Y’a des volontaires en pagaille, y’a des volontaires en pagaille
Hou hou, méfions-nous, les flics sont partout !
Hou hou, méfions-nous, les flics sont partout ! »
Anti-communisme, homophobie, refus d’assumer sérieusement l’antisémitisme, soutien à la social-démocratie depuis le P « C » F des années 1970 jusqu’à Bové il y a quelques années…
Jean Ferrat, c’est la figure du révisionnisme des années 1960 passé dans le camp de la social-démocratie et de l’acceptation de « l’humanisme » possible dans le capitalisme!
16 mar, 2010
Un des enseignements des élections régionales est le haut niveau du fascisationen France, ce qui correspond à l’analyse du PCMLM concernant la progression du fascisme corrélative à la crise générale du capitalisme.
Un phénomène tellement évident que les commentateurs bourgeois ne le relèvent que pour le minimiser. On entend ainsi que le score du FN est tout de même inférieur à celui des élections régionales de 2004 ou que seuls les noms connus de Le Pen et de sa fille mobilisent en Provence-Alpes-Côtes-d’Azur et dans le Nord-Pas-de-Calais.
Mais tout ceci ne tient absolument pas debout car le FN s’affiche à plus de 5 % partout et plus de 10 % dans tout l’Est de la France.
De plus, les « petites » listes fascistes comme celles du Parti de la France et de la Ligue du Sud parviennent à faire autour de 3 % et souvent plus.
Que des listes intitulées « Non aux minarets en Lorraine » ou « Non aux minarets en Franche-Comté » (soutenues par le Parti de la France) réalisent des scores de respectivement 3 et 2,4 % témoignent du caractère totalement baroque de ces élections dont le PCMLM a déjà parlé.
En fait, les fascistes n’ont plus qu’à surfer avec populisme sur les thèmes réactionnaires apportés par la putréfaction capitaliste.
Les scores cumulés très élevés du FN et des autres listes crée une impression de foisonnement de l’extrême-droite, encore une fois très en phase avec la crise générale du capitalisme.
Le fascisme prospère ainsi logiquement sur le terrain « social » dans des départements ouvriers où il contourne la lutte de classe pour se vautrer dans le nationalisme, et le terrain identitaire où s’expriment son idéalisme historique et la défense de l’ancien sur le nouveau.
La première tendance s’illustre notamment dans les départements urbains du Pas-de-Calais (FN: 19,81%) ou de la Loire (FN: 16,95%) ; la deuxième tendance s’illustre par exemple dans des départements dominés par des villes moyennes comme la Manche (PDF: 4,75 %), le Vaucluse (Ligue du Sud: 8,37 %) ou encore dans le Loiret, avec une forte tradition royaliste et catholique, où le PDF réalise des scores de plus de 5 % dans beaucoup de petites communes.
L’aspect baroque et ultra-populiste de ces élections se révèle aussi dans le succès en Languedoc-Roussillon de Georges Frêche qui joue à fond sur son image de « grande gueule truculente du Sud », c’est-à-dire charriant toute l’idéologie dominante chargée de sexisme, de racisme et d’antisémitisme, sous couvert de « parler vrai ».
Tout cela montre bien que pour affronter le fascisme, et non l’éviter, il faut construire le bastion de la science MLM et de la révolution culturelle capable de rompre radicalement avec le monde pourrissant du capitalisme, et c’est précisément ce bastion qu’incarne le PCMLM !
15 mar, 2010
Ces élections régionales de 2010, quel autre mot que « baroque » peut mieux les désigner?
L’Etat bourgeois « républicain » se prétend légitime, alors qu’il y a 53% d’abstention dans un climat de crise sociale. C’est une incohérence majeure, une sorte de gigantesque décalage entre la réalité et les prétentions.
Tout aussi grand est l’écart entre volonté et réalité pour Lutte Ouvrière et le NPA. Voilà des structures qui existent depuis grosso modo 50 ans, qui disposent d’un vivier de militants et de sympathisants de plusieurs milliers de personnes, d’un trésor de guerre de plusieurs millions d’euros.
Tout cela pour quoi? Pour un score classique minime que fait n’importe quelle liste d’extrême-gauche ces trente dernières années: 1,5 ou 2,5%. Que les projets soient électoraux ou syndicaux, on voit où mène la stratégie de « marche au sein des institutions », même pour les « contester » depuis l’intérieur!
Et à côté de ces illusions se fracassant la réalité, il y a comme nous l’avons dit, la double implantation de la social-démocratie et des fascistes.
Une implantation également chaotique et baroque, dans cette période de transition. Ainsi, les « écologistes » s’installent, à grands coups d’opportunisme et d’attitudes bobos, n’ayant en fin de compte plus rien à voir avec des revendications écologistes. C’est tout juste s’il s’agit encore de « gérer » la crise climatique à venir!
Et du côté de l’extrême-droite, le chaos règne, avec toutefois des éléments qui surnagent et se préparent pour le futur: Marine Le Pen fait 39% à Hénin-Beaumont, avec un score général de 19,4% dans le Nord Pas de Calais, tandis que la ligue du Sud fait 36,6% à Orange, et 19,2% à Bollène.
Tout cela reflète parfaitement la sorte d’énorme bouillie qui prédomine dans la société française, où on dirait qu’un siphon géant aspire tout ce qu’il peut avant… de recracher les égouts.
15 mar, 2010
Pour reparler de Jean Ferrat, voici une critique faite par Hapoel de la position que ce chanteur prend dans la chanson « Nuit et brouillard. » S’il y est en effet parlé de déportation, la manière d’aborder le problème est d’une simplification outrancière…
La chanson « Nuit et brouillard » est souvent mentionnée en ce moment, parmi tous les hommages qui sont faits à Jean Ferrat.
Bien entendu nous respectons la dimension « engagée » de Ferrat, même si on ne peut certainement pas dire qu’il était une personne révolutionnaire. Au moins sa démarche partait-elle de bons sentiments, avec tous les défauts que peuvent avoir ici les artistes.
Mais non, la chanson « Nuit et brouillard » n’est pas une belle chanson, non elle ne concerne pas la Shoah, et il est même possible de dire : la chanson « Nuit et brouillard » est antisémite, car elle nie l’existence des personnes juives.
En effet, la chanson « Nuit et brouillard » ne parle pas de la Shoah, mais de la déportation politique. Ce qui n’est pas un mal en soi, bien entendu ! Il faut saluer la mémoire de ceux et celles ayant dû affronter les camps de concentration.
Mais Ferrat n’aborde donc en absolument rien la Shoah. On doit même dire que dans sa chanson, les personnes juives sont catégoriquement niées.
Tout comme le révèle d’ailleurs le titre : « Nuit et brouillard » est un documentaire français de 1956 parlant de déportation, et où le mot « juif » n’est prononcé… qu’une seule fois.
La chanson de Ferrat est dans le même esprit, comme on peut le voir à de nombreux éléments du texte.
Il est ainsi dit :
« Ils s’appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D’autres ne priaient pas mais qu’importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux. »
Or, les personnes juives déportées et exterminées ne l’ont pas été pour des actes de résistance (« ne plus vivre à genoux ») mais parce qu’elles étaient juives.
Et elles sont toutes mortes, à très peu d’exceptions près, car les camps d’extermination étaient différents des camps de concentration. Dans les camps d’extermination, il y avait des chambres à gaz, des meurtres en série, et pas comme dans la chanson une surveillance brutale et longue au moyen de miradors, de chiens policiers, etc.
Quand Ferrat dit ainsi « Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux ? », il est très clair qu’il ne parle absolument pas de la Shoah et des personnes juives. Environ 60 % des déportés dans les camps de concentration sont revenus en France, mais seulement 3 % des déportés dans les camps d’extermination.
Jean Ferrat ne formule pas ici quelque chose d’exceptionnel : dans les années 1950, il a existé une tendance erronée en URSS, dans tous les pays de l’Est ainsi que dans les Partis Communistes.
Cette tendance a, au nom de l’universalisme, purement et simplement placé le génocide juif dans l’ensemble des meurtres nazis, sans jamais en mentionner la spécificité.
Une erreur grave, absolument anti-matérialiste. Et beaucoup de personnes juives ont soutenu cette initiative, considérant qu’ainsi, les personnes juives atteignaient un degré d’universalité.
Seulement ce n’est pas ainsi que les choses marchent. L’antisémitisme est quelque chose de très particulier dans le capitalisme. Ne pas le voir a de lourdes conséquences.
Une polémique a eu lieu en 2005 au sujet de cette chanson, et voici la réponse absolument odieuse de Jean Ferrat à une critique qui lui est faite à ce sujet :
Monsieur,Je viens de prendre connaissance de votre interview publiée par Nouvelles d’Arménie Magazine de janvier 2005 et ne saurais rester sans réagir à vos déclarations me concernant et concernant aussi ma chanson Nuit et brouillard, car c’est la première fois depuis 42 ans qu’elle suscite une réaction de cette nature. C’est la première fois qu’on me reproche, en définitive, de n’avoir pas parlé uniquement de l’extermination des Juifs. Vous osez le faire. J’ai envie de dire : « Tant pis pour vous », mais je vous rappelle que justement, Nuit et brouillard est dédié à toutes les victimes des camps d’extermination nazis quelles que soient leurs religions et leurs origines, à tous ceux qui croyaient au ciel ou n’y croyaient pas et bien sûr, à tous ceux qui résistèrent à la barbarie et en payèrent le prix.
Que vous puissiez justement, faire un compte dérisoire en regrettant que « Le seul moment ou l’identité juive apparaît est dans Samuel et Jéhovah » me paraît particulièrement indigne. Je ne puis également accepter vos interprétations tendancieuses qui concernent les résistants que je célèbre et qui seraient, d’après vous, « essentiellement communistes ». Je passe sur l’évocation de « Vishnou » que je n’aurais utilisé que pour la rime alors qu’il symbolisait pour moi toutes les autres croyances possibles.
Si j’avais aujourd’hui à regretter quelque chose, c’est de n’avoir pas cité les autres victimes innocentes des nazis, les handicapés, les homosexuels et les Tsiganes. Mais il est temps, à présent, d’en venir à votre affirmation finale : « Aujourd’hui, un tel texte (vous parlez, bien entendu, de Nuit et brouillard) serait attaqué pour négationnisme implicite ».
Je me demande par quelle dérive de la pensée on peut en arriver là, et si vos propos ne relèvent pas simplement de la psychiatrie.
Jean Ferrat
Jean Ferrat traite les gens de fous, mais sa position ne tient absolument pas, car il est absolument faux de dire comme il le fait que « Nuit et brouillard est dédié à toutes les victimes des camps d’extermination nazis » !
Justement en raison de la différence entre camps de concentration et camps d’extermination. Une différence qui est très peu connue en France, et cela nuit énormément à la compréhension de l’antisémitisme et du fascisme.
La position de Ferrat est de toutes manière ridicule car jamais dans sa chanson il ne parle des personnes juives. Le terme de « Jehovah » dans la chanson fait bien plutôt référence aux témoins de Jehovah qui ont été déportés également.
Quant à Samuel, mis sur le même plan que Jean-Pierre et Natacha, cela ne veut rien dire car Jean-Pierre et Natacha pourraient être juif et juive, alors que Samuel non, etc.
Inversement on pourrait parfaitement légitimement constater que Jean Ferrat a abandonné le nom de son père, Tenenbaum, qui pour le coup fait juif, alors que Ferrat, non.
C’est un choix, qui est grosso modo le même que Patrick Bruel, qui s’appelle en réalité… Maurice Benguigi !
Patrick est plus « snob » que Maurice, et il faut croire que Ferrat était plus « adéquat » pour chanter la France et ses campagnes que Tenenbaum… Tout cela est bien triste, surtout quand on sait que le père de Ferrat est mort à Auschwitz..
Et en tout cas la chanson « Nuit et brouillard » a une dimension profondément odieuse ; elle a contribué à l’incompréhension de ce qu’a été la Shoah, et en ce sens elle nuit à l’antifascisme aujourd’hui.
14 mar, 2010

Jean Ferrat est mort. Avec lui meurt symboliquement toute une idéologie: celle du Parti « Communiste » français des années 1970.
Une idéologie extrêmement puissante, allant de la CGT au Secours Populaire (l’ex Secours Rouge), des municipalités à l’union de la gauche. Une idéologie réformiste et pragmatique, cachée derrière une façade « populaire et démocratique », et prétendant avoir comme objectif le socialisme, voire le communisme!
Il suffit pourtant de voir la réaction de Nicolas Sarkozy à la mort de Jean Ferrat pour voir à quel point l’idéologie du Parti « Communiste » français des années 1970-1980 était profitable à la bourgeoisie. Le président de la république dit ainsi au sujet du décès de Ferrat:
« Chacun a en mémoire les mélodies inoubliables et les textes exigeants de ses chansons, qui continueront encore longtemps, par leur générosité, leur humanisme et leur poésie à transporter les âmes et les coeurs, à accompagner aussi les joies et les peines du quotidien (…).
Farouchement attaché à sa liberté et à son indépendance, il a toute sa vie pensé et vécu son art comme un artisanat, privilégiant constamment l’authenticité et l’excellence à la facilité consumériste des standards commerciaux. »
Tout y est bien résumé: Jean Ferrat était un populiste, un de ces agents de la mélancolie et de la nostalgie au sein du peuple, prônant une sorte d’anticapitalisme romantique, comme en témoigne par exemple cette vidéo.
On y voit une scène d’une modernité formidable. Bernard Pivot joue son bourgeois et dit qu’il ne veut pas de politique dans le vin, ou le saucisson.
Jean Ferrat fait alors son « humaniste » et explique que les campagnes se dépeuplent, mais il le fait de manière très conservatrice (sur le même mode que sa chanson très connue La montagne), avec une approche très « pays réel » par rapport à la ville où tout ne pourrait être que factice, faux.
Mais Pivot le ramène à une simple réalité, on ne peut plus matérialiste: pour le cochon, ça ne change rien la politique, il termine toujours en saucisson.
Et « l’humaniste » Ferrat, gêné et tentant de s’en sortir, ne peut rien faire d’autre que… rappeler à Pivot qu’il en a mangé aussi et qu’il est « particulièrement bon. »
C’est un excellent symbole de la collusion culturelle entre la bourgeoisie et le révisionnisme. La vie quotidienne, Jean Ferrat ne voulait pas la révolutionner; il n’entendait pas changer les êtres humains dans ce qu’ils ont de plus profond.
Il voulait juste éviter, de manière romantique, l’alternative qui selon lui s’offrait à l’humanité: la « jungle » (le retour à la barbarie) ou le « zoo » (un monde fade, où règne le « poulet aux hormones » critiqué dans la chanson « La montagne » par opposition au saucisson local célébré face à Pivot dans la vidéo).
Ce programme là, la bourgeoisie est tout prêt à l’accepter, au nom des « vraies valeurs » tel un bon gueuleton et un bon pinard, comme celui partagé par Pivot et Ferrat!
Jean Ferrat, c’est ainsi véritablement le symbole de l’idéalisme béat de la social-démocratie, qui n’y « croit plus » en raison de « l’horreur du stalinisme » mais qui agit tout de même, de manière « opiniâtre », par humanisme… C’est très exactement l’idéologie du NPA et tout est résumé dans la chanson de Ferrat intitulée « Le bilan. »
Jean Ferrat c’était en apparence l’idée de la révolte, et dans le contenu la considération que les masses ne peuvent qu’échouer, que la révolution est une utopie, que le communisme tend à devenir « meurtrier. »
Jean Ferrat est ainsi quelqu’un qui avait la même position par rapport au peuple que La Fontaine: une sorte de bon conseiller expliquant qu’il faut être prudent, rester dans son coin, car la vie est dure, la révolution n’étant qu’un piège, les bourgeois manipulant tout, etc.
Sauf que La Fontaine vivait à l’époque de la monarchie absolue, alors que Jean Ferrat lui a connu les années 1960-1970, période d’intense effervescence révolutionnaire.
Jean Ferrat n’a pas participé à tout cela; alors qu’avec le maoïsme en France naissait le cinéma de Jean-Luc Godard, avec une portée mondiale, les révisionnistes du P « C » F avait Ferrat et ses vieilles chansons de type traditionnelle, lancinantes et tristes, qui n’ont été rien d’autre qu’une variété tout à fait apte à passer dans les années 1980 dans une émission de Michel Drucker.
Jean Ferrat n’était donc qu’un triste La Fontaine, une caricature de La Fontaine, et un produit de cette France des années 1950-1960 à laquelle le mouvement de mai-juin 1968 est venu se heurter de plein fouet.
Son oeuvre ne peut qu’être réfuté, car le PCMLM rappelle les enseignements de Mao Zedong: chaque classe a son idéologie, et la bataille pour la culture, pour la civilisation, est au coeur du projet révolutionnaire.
Et sur le plan du mode de vie, de la morale, des mentalités, les révisionnistes du Parti « Communiste » français étaient (et sont pour ce qu’il en reste) totalement inféodés à l’hégémonie idéologique bourgeoise.
Attachée au culte de l’individu de type bourgeois (appelé « citoyen »), les sociaux-démocrates et les révisionnistes refusent toute orientation culturelle révolutionnaire, car ils en savent la signification.
Cela est particulièrement vrai si l’on regarde une structure comme le site internet Bellaciao, qui diffuse tous les préjugés de cette vision réformiste de type « laïque », « républicaine » et ultra populiste.
Prisonnières des traditions bourgeoises, les personnes qui font partie de ce courant politique n’ont pas d’autres choix que de chercher une radicalité de type romantique: fantasme sur le complot du « 11 septembre 2001 », utilisation de la question (arabe) palestinienne pour se donner une image « anti-impérialiste », fascination pour Chavez, l’Iran, Cuba, etc.
Et elles considèrent que leur vie privée est « sacrée » et qu’il n’y a aucun droit de la critiquer; pour ces gens, il suffit de s’imaginer « révolutionnaire » pour l’être.
Jean Ferrat ne peut qu’être salué et regretté par cette frange politique: l’apogée de Jean Ferrat a eu lieu justement au moment où l’idéologie révisionniste avait un impact énorme sur la société française.
Générosité, révolte, idéal, humanisme associé au refus absolu de la violence révolutionnaire… et refus d’organiser la rupture avec les mentalités, les manières, les attitudes, les valeurs de la bourgeoisie… le tout étant permis par l’existence d’un fort Parti « Communiste » français faisant miroiter l’illusion d’une éventuelle victoire électorale.
Les textes faussement sociaux et contestataires de Jean-Jacques Goldman se situent très exactement dans le prolongement de cette forme « radicale » de social-démocratie, tout comme le « changer la vie » de Mitterrand.
Tout comme évidemment le discours du Front de Gauche (voir notre document Marie-Georges Buffet: des thèses sur la « démocratie et « l’autogestion » en droite ligne de Marchais, de Thorez et du révisionnisme moderne).
Pour ces gens, tout changement culturel aura lieu… demain, après la révolution, après la victoire électorale, demain, demain, demain.
Pour nous communistes, au contraire, le nouveau affronte l’ancien dès le début de la lutte révolutionnaire. La stratégie révolutionnaire doit se fonder une morale authentiquement communiste, dans un processus d’autocritique ininterrompu.
Les contradictions ne se résolvent pas abstraitement et demain, elles se résolvent concrètement et aujourd’hui!
Le PCMLM assume la dialectique de la nature, le nouveau contre l’ancien, la révolution culturelle!

13 mar, 2010
C’est en pleine lutte révolutionnaire que Lénine a publié Matérialisme et empirio-criticisme, l’une des ses principales œuvres. Cela ne tient nullement au hasard: la dialectique de la nature est le cœur de l’idéologie communiste; sans la connaissance de la dialectique de la nature, il n’y a plus de théorie révolutionnaire, il n’y a plus de pratique révolutionnaire.
Ainsi, Matérialisme et empirio-criticisme a joué le même rôle pour le bolchevisme que De la contradiction de Mao Zedong pour le Parti Communiste en Chine. Ce sont deux oeuvres qui ont été la clef pour l’orientation matérialiste dialectique.
La dialectique est la loi universelle du mouvement; pour que le mouvement révolutionnaire puisse exister, il doit comprendre la réalité matérielle et sa propre nature. Voilà le véritable critère décisif, le critère révolutionnaire: qui ose revendiquer la dialectique de la nature, son étude, son idéologie, son application?
« La dialectique, comme l’expliquait déjà Hegel, intègre comme l’un de ses moments, le relativisme, la négation, le scepticisme, mais ne se réduit pas au relativisme.
La dialectique matérialiste de Marx et d’Engels inclut sans contredit le relativisme, mais ne s’y réduit pas ; c’est-à-dire qu’elle admet la relativité de toutes nos connaissances non point au sens de la négation de la vérité objective, mais au sens de la relativité historique des limites de l’approximation de nos connaissances par rapport à cette vérité. (…)
Marx a maintes fois appelé sa conception philosophique matérialisme dialectique, et l’Anti-Dühring d’Engels, que Marx avait lu d’un bout à l’autre en manuscrit, expose précisément cette conception. »
12 mar, 2010

Le ciel va nous tomber sur la tête: c’est une évidence. Ou bien est-ce une inévitable tempête, qu’il était possible de prévoir?
Nous n’avons pas cessé de souligner depuis depuis cinq ans que le fascisme progresserait, que Sarkozy n’était qu’une sorte de manager conservateur et que bien pire se profilait derrière.
Aujourd’hui les faits sont là: comme prévu la bourgeoisie impérialiste installe ses pions, depuis les nombreux groupes d’extrême-droite de plus en plus actifs et violents jusqu’à Villepin.
La crise générale du capitalisme exacerbe les contradictions, tant entre les différentes composantes de la bourgeoisie française, qu’entre les bourgeoisies des différents pays impérialistes. Nous sommes les seuls à l’avoir vu.
Le temps de l’âge d’or du capitalisme, qui s’est reconstruit après 1945 dans un nouveau cycle d’accumulation, est bien passé. Tout ce qui se passe découle de là.
Voilà pourquoi aujourd’hui, en mars 2010, le président du conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) est obligé de reconnaître que « l’ensemble de l’institution est proche de l’implosion. » Et on sait désormais qu’en 2009, selon les différentes statistiques bourgeoises, entre 320.000 et 430.000 emplois ont été détruit dans le secteur privé!
Telle est la réalité, que nous n’avons cessé d’annoncer. Comprenons-nous bien, il ne s’agit pas ici de souligner que nous avons prévu parfaitement la tendance générale, au moyen du marxisme – léninisme – maoïsme.
Ni de rappeler qu’en raison de cela nous avons dû supporter l’opprobre de quantité de petit-bourgeois hystériques pour qui, puisque nous ne suivions pas leur délire fantasmatique sur le caractère « totalitaire » de Sarkozy, nous étions forcément des « sionistes » et des partisans de la soumission aux USA.
Ceci dit, ici l’anticommunisme a clairement montré son visage antisémite, son esprit délateur, son hystérie anti-scientifique, anti-matérialiste.
Car nos documents sont nombreux et pourraient être discutés, le cas échéant réfutés. Mais non: les seules réactions des éléments petit-bourgeois sont la diffamation, l’insulte, la prise d’un élément séparé du reste et une critique générale brodée autour de ce petit point particulier. C’était dans leur nature de classe; cela tient à leur manque de dimension historique.
Non, ce qu’il faut souligner, c’est que les choses vont empirer. L’anticommunisme a un prix, et ce prix c’est le fascisme. Celui-ci suinte de tous les pores de la société.
Le mérite du PCMLM, c’est d’avoir affirmé qu’il fallait établir de solides fondements, et de les construire. Dans la tempête qui vient, il faut de solides fondations.
Il faut se préparer au futur, qui sera un futur de combat. Il faut se forger, se construire pour être à la hauteur.
Le mérite du PCMLM se fonde sur le refus de participer, en 2005, à la campagne du « non » lors du référendum sur la constitution européenne. Nous avions bien vu qu’il y avait là l’ouverture de la boîte de Pandore du social-chauvinisme, de la critique du capitalisme faite sur des bases romantiques, « patriotes » et donc pavant la voie au renforcement des idéologies fascistes, avec l’appui de la bourgeoisie impérialiste.
Là est la véritable clef politique. Bien entendu, lors de la rébellion de la jeunesse en octobre et novembre 2005, nous avons affirmé le caractère juste de celle-ci. Mais cela était dans l’ordre des choses, puisque nous voulons la révolution.
Avec la campagne du « non » au référendum se posait la question de l’autonomie populaire par rapport aux institutions et à la social-démocratie.
A l’opposé de l’extrême-gauche qui est aujourd’hui faussement divisée principalement en deux: une partie qui veut s’allier à la social-démocratie, le front de gauche, une autre partie qui veut la remplacer (le NPA, ou les différents groupes d’extrême-gauche « ultra »).
Seule une petite partie, dont nous faisons partie, entend construire une nouvelle culture, une nouvelle démarche authentiquement révolutionnaire, assumant la rupture avec l’idéologie dominante, et à tous les niveaux.
Oui, le ciel va tomber sur la tête de l’extrême-gauche, parce que sur le plan culturel l’extrême-gauche n’a cessé de perdre ses valeurs depuis 10, 20, 30 ans.
Résultat: le fascisme et la social-démocratie prennent sa place.
Les élections de ce week-end seront une preuve de cela.
Et quand nous disons « social-démocratie » nous pensons également, et surtout, aux Verts.
Car il ne suffit certainement pas de dire que les capitalistes ne sont pas « écolos », encore faut-il avoir un programme révolutionnaire concernant la planète; l’extrême-gauche n’en a pas, d’où le prestige des Verts.
Le PCMLM lui se diffère de toute l’extrême-gauche justement car il a un programme révolutionnaire concernant l’écologie: la résolution de la contradiction entre les villes et campagnes.
Le principal mérite historique du PCMLM jusqu’à présent est d’avoir réaffirmé cette thèse du communisme, dans son cadre moderne, 40 années après que les communistes de Chine l’aient fait.
La question du rapport à la nature sera le défi principal du 21ème siècle.
Après avoir bétonné le monde, l’humanité comprend qu’il faut qu’elle change son rapport au monde végétal et animal, à la vie en général. Sans quoi le résultat inéluctable, c’est la destruction.
Il faut donc comprendre la nature animale de l’être humain, sa dimension naturelle, et comprendre le caractère matériel de la nature, sa dimension organisée suivant la loi de la contradiction.
La dialectique de la nature, là est la clef de notre idéologie, là est la clef de la science MLM, c’est là-dessus que se fondent l’identité et le programme du PCMLM!
Voilà pourquoi l’avenir nous appartient: parce que nous sommes en mesure de comprendre la dialectique de la nature, de comprendre les travaux d’Engels et de Vernadsky, et bien entendu de Mao Zedong.
Si on ne comprend pas la dialectique de la nature, on ne comprend pas les lois régissant le monde, si l’on ne comprend pas les lois régissant le monde, on va à la défaite.
La vie avance en spirale, et l’avant-garde est le reflet de ce mouvement; la matière grise obéit à la loi à laquelle obéit la matière en général, et ainsi le PCMLM se construit comme expression du dépassement du capitalisme et de ses valeurs, à tous les niveaux.
La compréhension de la dialectique de la nature est la clef pour commencer à faire vivre le monde nouveau, qui s’exprime dans la guerre populaire contre le monde ancien et comme fruit de la réalisation du PCMLM dans le feu de la lutte des classes.
Que le vent gonfle le pavillon, inéluctablement la vie triomphera, la matière dans son éternelle transformation aboutira inéluctablement au communisme!

11 mar, 2010
« d) La nature de la situation en France
La France est marquée par une crise profonde ; la crise générale du capitalisme est très clairement visible sur le plan idéologique. Les valeurs républicaines deviennent prétextes à des lois de plus en plus racistes ; l’État républicain lui-même se révèle de plus en plus corrompu, policier, bureaucratique.
La bourgeoisie française n’arrive même plus à mettre en avant la « culture » ou les « droits de l’homme » ; ses éléments se révèlent toujours plus comme ayant une nature anti-sociale et parasitaire, le tempérament nihiliste et décadent l’emporte toujours plus largement dans la bourgeoisie.
Le fascisme est donc un élément constitutif toujours plus grand de la société française à l’époque de la crise générale du capitalisme ; les valeurs ultra-réactionnaires voient de plus en plus le jour ou bien refont surface, servant la bourgeoisie la plus agressive, celle qui veut que l’impérialisme parte à la conquête de nouvelles richesses dans le monde.
À l’opposé de ce tournant toujours plus réactionnaire de la bourgeoisie, tournant qui tente d’entraîner la petite-bourgeoisie avec elle afin de s’en servir comme force d’appoint, on trouve les forces nouvelles de la société: les masses populaires. Les masses populaires sont les créatrices universelles de l’histoire, de toute l’histoire, de toute la culture, de toutes les richesses. À notre époque, les masses populaires s’appuient sur la classe la plus révolutionnaire de notre époque, et de l’histoire en général : la classe ouvrière. La classe ouvrière est la clé pour le renversement du mode de production capitaliste.
Chapitre 2
Les caractéristiques du monde dont nous avons besoin
a) La division travail intellectuel / travail manuel
Le mode de production capitaliste exige la séparation du travail intellectuel et du travail manuel, selon les principes de la division du travail. Avec l’esclavage et la féodalité, le travail manuel se voit méprisé, et par la suite le capitalisme l’a organisé selon ses besoins. Les personnes exerçant le travail manuel sont exploitées et aliénées ; le fruit de leur activité leur est enlevé. Dans le mode de production capitaliste, le Travail n’a plus d’identité propre, car il n’a comme seule possibilité que la soumission au Capital.
Le communisme affirme donc le dépassement de la contradiction entre travail manuel et travail intellectuel, car il signifie l’émancipation, la libération de l’enfermement dans les travaux répétitifs, et la possibilité d’un travail manuel volontaire, non aliénant, source d’évolution positive et de progrès.
Karl Marx et Friedrich Engels expliquent : « Dans une phase supérieure de la société communiste, quand auront disparu l’asservissante subordination des individus à la division du travail et, avec elle, l’opposition entre le travail intellectuel et le travail manuel ; quand le travail ne sera pas seulement un moyen de vivre, mais deviendra lui-même le premier besoin vital ; quand, avec le développement multiple des individus, les forces productives se seront accrues elles aussi, et que toutes les sources de la richesse collective jailliront avec abondance, alors seulement… la société pourra écrire sur ses drapeaux : De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins. » (Critique des programmes de Gotha et d’Erfurt).
b) La division villes / campagnes
Le mode de production capitaliste a poussé jusqu’au bout la séparation entre les villes et les campagnes. Le capitalisme est né d’une séparation profonde entre les campagnes et les villes, et ce dès le Moyen-Âge.
Au fur et à mesure de son développement, il a donné naissance tout d’abord à de grandes villes, puis finalement à de gigantesques mégalopoles. Aujourd’hui encore dans le monde, la population urbaine ne cesse de s’accroître. Toutefois les nouvelles villes ne consistent réellement qu’en des cités-dortoirs, des bidonvilles, des immeubles de plus en plus de mauvaise qualité. Avec le mode de production capitaliste, les êtres humains ont des conditions de vie indignes. À cela s’ajoute la perte de tout repère par rapport à la nature.
Les êtres humains acquièrent dans les villes des mentalités adaptées au capitalisme et à son esprit destructeur ; la planète se voit ainsi saccagée pour fournir ses substances au mode de vie capitaliste, de la même manière que les animaux sont réduits à l’état d’objets. Dans le mode de production capitaliste, la nature revient simplement à de l’agriculture ou du tourisme, tandis que la ville est le seul lieu de « vie » possible (concentration des activités culturelles et du travail par exemple). Le communisme affirme la valeur de la planète en tant que telle, suivant le principe qu’elle est un tout et que nous n’en sommes qu’une composante ; le communisme exige ainsi la fin de la contradiction entre les villes et les campagnes.
Le mode de vie doit être adapté aux exigences de la planète : c’est la planète qui est le fondement de notre existence, et non pas un dieu qui aurait donné à l’humanité la planète pour tout saccager.
c) La commune populaire
Les communes populaires, telles qu’elles se sont développées en Chine populaire avec le Grand Bond en Avant et la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, constituent un grand poteau indicateur sur la voie de la résolution des contradictions entre travail intellectuel et travail manuel et entre villes et campagnes. La commune populaire unifie en effet les ouvriers, les paysans, les soldats et les intellectuels, dans une réalité à échelle humaine, qui n’est pas une ville au sens capitaliste du terme, ni la campagne au sens capitaliste du terme.
La commune populaire permet en effet à tous les individus d’exercer le maximum d’activités sociales de telle manière que des échanges soient faits, que les rôles puissent être changés, que la critique et l’autocritique fassent avancer les individus et l’ensemble de la société.
Le communisme signifie l’effacement des différences sociales, et pour que celles-ci soient effacées, il faut une société où chaque personne puisse assumer toute fonction sociale. La commune populaire est ainsi une expérience très profitable, à l’opposé des campagnes capitalistes, véritablement mutilées, et des villes capitalistes, monstres énormes opposés à toute vie. La commune populaire est également un pas en avant pour le rétablissement d’un rapport réaliste avec la nature.
Le mode de production capitaliste n’accorde aucune valeur à la nature, à part pour l’asservir ; à l’inverse, le communisme affirme lui-même que l’humanité ne peut vivre qu’en accord avec la planète, et la commune populaire, en refusant de nier l’existence de la nature, est une avancée dans l’établissement de rapports communistes. »
Projet de Manifeste du Parti Communiste Marxiste Léniniste Maoïste
10 mar, 2010
Mardi soir, on pouvait voir Dieudonné se pavaner dans une émission sur France 3, présentée par Frédéric Taddeï et tournant autour… de la liberté d’expression. Ce même Dieudonné qui il y a peu était en Iran et faisait l’apologie… de la liberté d’expression dans ce pays (voir ici à partir de la 41ème minute de cette émission suisse).
En Iran, Dieudonné peut faire l’apologie de la théocratie et de la religion, et à la télé française prétendre qu’il critique la religion: personne n’ira le remettre en cause, car les médias travaillent dans l’esprit de la social-démocratie et de sa volonté de pacification.
Cette émission, programmée le 8 mars, avait d’ailleurs une seule femme comme invitée, qui a bien entendu servi de pur faire-valoir. De manière très « docte » et très bourgeoise, la représentante des Chiennes de garde a expliqué que la seule chose qu’il était possible de faire, c’était… de se moquer des machos!
Une preuve parmi d’autres que le fascisme ne cesse de gagner du terrain, avec la complicité de la social-démocratie; et c’est quelque chose à mettre en parallèle avec les nombreuses agressions fascistes à Lyon (voir un exemple ici) et ailleurs.
L’ambiance est au social-darwinisme, à l’anti-communisme le plus sommaire. Et contre cela, nous avons besoin de l’économie politique! Car l’offensive est générale. Par exemple, la Chaîne Parlementaire diffuse en ce moment un numéro de l’émission « Tombé du ciel » consacré aux femmes dans la religion.
Les thèses qui y sont mises en avant sont typiques.
Ainsi à la fin de cette émission (à partir de la 24ème minute), un intellectuel bourgeois, Frédéric Lenoir, est interrogé au sujet de la représentation exclusive de Dieu en homme, alors qu’il était « d’abord envisagé au féminin dans l’histoire de l’humanité » pour reprendre les termes du commentaire en voix off.
Frédéric Lenoir explique que, s’il existe, Dieu est à la fois masculin et féminin, à l’image du cerveau humain polarisé entre deux hémisphères : le cerveau droit « féminin » plus intuitif, relié au coeur et aux émotions ; le cerveau gauche « masculin » relié au pouvoir, à l’analyse, à l’organisation (NB : c’est en fait l’inverse selon la pseudo science bourgeoise, le cerveau gauche est « féminin », le droit « masculin », ce qui ne change rien ici mais montre le caractère farfelu de cette « théorie »).
Les propos de Frédéric Lenoir sont tout à fait conformes au matérialisme bourgeois qui suit une logique purement mécaniste, comme l’a justement expliqué le PCMLM. La bourgeoisie est incapable de comprendre que l’être humain est d’abord un produit de la nature, puis également de son travail.
En s’appuyant sur sa pseudo science marquée par l’idéologie dominante du patriarcat, la bourgeoisie cherche à faire croire que les « rôles traditionnels » masculins et féminins sont définitivement figés pour des raisons « cérébrales ».
Nous trouvons ici la répartition des tâches classiques dans le patriarcat qui donne à l’homme le pouvoir de réflexion et d’action, tandis que la femme reste dans une posture intuitive dominée par les émotions. Les choses sont censées toujours avoir été ainsi et ne pourraient donc pas changer (l’impossibilité de changer les choses étant au coeur de cette idéologie).
Un plus loin dans l’interview, Frédéric Lenoir explique que l’abandon des déesses au profit des dieux masculins s’explique par la prédominance du cerveau « masculin » sur le cerveau « féminin » lors de la phase de sédentarisation de l’humanité et la rupture de l’harmonie avec la nature.
C’est une manière de nier le matriarcat et le patriarcat, et de nier que le patriarcat est lié à l’existence des classes sociales, et doit disparaître définitivement avec l’abolition de ces classes!
Preuve en est que ce schéma est mécanique et ne correspond pas à l’évolution historique, qui procède en spirale!
En effet, comme l’explique notamment Alexandra Kollontai, lorsque l’agriculture s’est développée, le matriarcat n’était pas nécessairement aboli et souvent les femmes possédaient, dans les tribus sédentaires agricoles, un statut privilégié de producteur principal.
Cela à l’inverse d’avec les tribus nomades de pasteurs qui, en pratiquant la domestication des animaux, le pillage des biens, l’enlèvement d’esclaves et le rapt de femmes des autres tribus, développaient le patriarcat et le statut inférieur des femmes, en raison d’une division du travail leur étant défavorable (la capture d’animaux sauvages, par exemple, reposant exclusivement sur les hommes).
Le passage du matriarcat au patriarcat n’est pas quelque chose de mécanique – automatique, coupé des conditions concrètes, des modes de production!
Mais la bourgeoisie ignore totalement les conditions matérielles des différents modes de production et privilégie une approche bornée, idéaliste et anti-scientifique selon laquelle les évolutions dans l’histoire de l’humanité s’expliqueraient suivant un rapport entre « cerveau gauche » et « cerveau droit » !
La bourgeoisie balaye ainsi la science matérialiste pour légitimer la logique patriarcale de division du travail à l’avantage des hommes, à qui reviennent les capacités de pouvoir et d’organisation.
Il faut d’ailleurs remarquer que la théorie du cerveau sexué a été maintes et maintes fois réfutée, mais peu importe pour la bourgeoise qui cherche seulement à inventer des cautions « scientifiques » au patriarcat.
Si de telles conceptions, radicalement opposées à la science matérialiste, s’affichent aussi ostensiblement, c’est précisément que la bourgeoisie pressent la menace révolutionnaire et cherche à tout prix à défendre l’idéologie patriarcale sur laquelle s’appuie son pouvoir d’oppression.
En France, le PCMLM est le Parti de la science marxiste – léniniste – maoïste qui détruira impitoyablement le patriarcat et les tentatives pseudo-scientifiques pour le légitimer!
Que vive l’étude des analyses antifascistes du PCMLM!
9 mar, 2010

« Je voudrais d’ailleurs dire un mot de toutes ces questions d’environnement. Parce que là aussi, cela commence à bien faire. Je crois à une agriculture durable, j’y crois. Je ne renoncerai pas à l’ambition de mettre la France au premier plan des pays qui construiront une économie durable et une agriculture durable.
Mais, il faut que nous changions notre méthode de mise en œuvre des mesures environnementales en agriculture. [...] Sur les normes environnementales je souhaite qu’on montre l’exemple, mais qu’on avance en regardant ce que font les autres, parce que sinon il n’y aura plus d’éleveurs de porcs bientôt chez nous. [...] Au fond, le maître mot c’est le pragmatisme. »
Ces propos tenus par Sarkozy au salon de l’agriculture samedi, dont un extrait est reproduit ci-dessus, exprime d’une manière brutale pourquoi l’avenir de la planète est tout simplement inenvisageable tant que le mode de production capitaliste perdurera.
Bien évidemment, la bourgeoisie est incapable de remettre en cause le mode de production capitaliste qui, par essence, repose sur une exploitation des humains et de la nature entraînant une mécanique de surproduction, synonyme d’accumulation de profits, totalement déconnectée des besoins du peuple et destructrice pour l’environnement.
Aujourd’hui, le capitalisme subit une crise générale qui touche tous les secteurs de la production, y compris l’agriculture.
Sarkozy dit lui-même que les agriculteurs sont des « entrepreneurs » et justement ces entrepreneurs sont complètement intégrés au mode de production capitaliste.
Mais les agriculteurs (non intégrés dans les monopoles) pâtissent de la faiblesse de leur position dans la chaîne de production capitaliste. En fait, les agriculteurs se situent au début de la chaîne de production et, par conséquent, subissent la pression de tous les intermédiaires jusqu’à la distribution aux consommateurs.
Poussés par la mécanique de surproduction capitaliste et les perspectives de profit accru, les agriculteurs (non monopolistes) cherchent à augmenter leur production, ce qui les conduit à recourir à des méthodes hyper polluantes et n’ayant aucune considération pour la vie animale, ni pour la nature en général.
Que l’on pense aux élevages intensifs, au gaspillage d’eau ou bien encore à l’utilisation massive de pesticides: la production capitaliste dans l’agriculture est une catastrophe pour notre planète. Ses choix sont mauvais pour la santé, destructeurs pour la planète, fondés sur l’exploitation et le culte de la destruction.
Les agriculteurs sont ainsi pris au piège inextricable du mode de production capitaliste dont le fonctionnement même est fait de contradictions insolubles.
Ainsi, les intermédiaires de la chaîne de production capitaliste cherchent bien évidemment eux aussi à accroître leurs profits et profitent de leur position avantageuse par rapport aux agriculteurs pour faire baisser les prix d’achat à la source.
Par conséquent, les agriculteurs (non monopolistes) sont pris en étau par la logique capitaliste qu’ils contribuent eux-même à alimenter.
D’une part, placés en amont de la chaîne de production, ils se sont très souvent endettés dans leur quête d’accroissement de la production conforme à la logique intrinsèque du capitalisme.
D’autre part, c’est justement parce qu’ils sont placés en amont de la chaîne de production capitaliste qu’ils se retrouvent écrasés par la mécanique d’accumulation de profits en aval entraînant des prix toujours plus bas à l’achat et une déperdition économique allant de mal en pis.
Voilà pourquoi les agriculteurs sont soutenus par des subventions qui, immanquablement, doivent être révisées à la hausse.
L’objectif annoncé par Sarkozy consiste à lever les quelques « obstacles » du légalisme bourgeois pour laisser la main libre aux agriculteurs, notamment pour l’utilisation des pesticides, suivant une logique écocide qui est celle du capitalisme.
C’est cette logique irresponsable du capitalisme que Sarkozy défend lorsqu’il déplore l’éventualité de la disparition des élevages de porcs, alors même que les élevages de porcs saccagent la région de la Bretagne en empoisonnant irrémédiablement les sources d’eau (en raison des déjections entre autres), sans même parler des souffrances inacceptables affligées aux animaux et aux nuisances subies par le voisinage (odeurs intolérables, transports, épandage des déjections etc.).
D’ailleurs, Sarkozy pratique ouvertement le chauvinisme pour ouvrir les vannes de l’ecocide capitaliste. En gros, la France serait en avance sur les autres pays sur mesures de protection environnementale et cette position soi-disant d’avant-garde s’avèrerait préjudiciable à sa compétitivité.
Voilà les contradictions inter-impérialistes qui s’expriment au grand jour et qui légitiment le ravage de la planète au détriment de tous ses habitants pour la seule loi du profit capitaliste !
Le PCMLM a expliqué que Sarkozy représentait la bourgeoisie industrielle qui, en période de crise générale du capitalisme, se verrait fatalement rattrapée par la bourgeoisie impérialiste plus agressive porteuse de l’idéologie fasciste.
Voilà précisément à quoi nous assistons dans ce discours de Sarkozy qui se coule parfaitement dans une approche populiste, chauvine et écocide typique du fascisme.
En outre, le PCMLM avait déjà expliqué pourquoi les « mesures » censées protéger l’environnement, comme la taxe carbone, relevait de la pure fumisterie.
Aujourd’hui, le capitalisme s’écroule tellement sous ses contradictions que Sarkozy en finit même par reculer sur la poudre aux yeux lancée par la bourgeoisie en matière d’écologie.
Les concepts pompeux d’économie ou d’agriculture durable ne sont que de pitoyables agitations de la bourgeoisie qui essaie lamentablement de préserver son pouvoir criminel pour les humains et la planète, « pragmatique » seulement dans le sens où il gonfle les profits dont s’empiffre la classe exploiteuse bourgeoise.
Les agriculteurs se retrouvent embarqués dans une voie sans issue qui contribuera encore plus à détruire l’environnement.
La planète n’a aucun avenir dans le capitalisme qui poursuit sa marche infernale et voudrait forcer le peuple à vivre dans un monde cauchemardesque où la mort est promise à tous les êtres vivants.
La vie ne continuera sur la planète qu’avec le communisme !
Le communisme repose sur la planification de l’économie pour répondre aux besoins du peuple. Or, le peuple rejette de toutes ses forces l’anéantissement de la nature par le capitalisme. Le peuple rejette ce qui dégrade les valeurs de la civilisation, ce qui fait retomber dans la barbarie.
Il faut réorganiser toute la production, et l’agriculture occupe bien sûr une place centrale, pour mettre un terme à la contradiction entre les villes et les campagnes.
Dans le communisme, le peuple pourra s’émanciper dans un environnement libéré des mains destructrices des capitalistes où la production agricole planifiée s’accordera avec l’intérêt premier des masses de vivre en paix avec la nature.
Le PCMLM est le seul parti ouvert à l’écologie radicale qui représente une aspiration populaire incontournable ! Le PCMLM est le Parti de la révolution socialiste et de la planification économique qui seule peut garantir un avenir à notre planète !

8 mar, 2010

Le 8 mars, c’est la journée internationale de la femme, qui est célébrée à l’initiative de la grande communiste Clara Zetkine, une éminente figure du Mouvement Communiste International.
C’est dans le mouvement ouvrier qu’est né le 8 mars, c’est au mouvement ouvrier qu’il appartient, car le féminisme est une composante inaliénable et essentielle du communisme.
Le communisme signifie l’abolition de toute domination et de toute exploitation, et donc également de tout esprit de soumission, de toute volonté d’oppression. La révolution culturelle est absolument nécessaire pour que soient renversées les vieilles formes de pensée, les traditions, les anciennes mentalités, les moeurs typiques du féodalisme et du capitalisme.
La révolution culturelle féministe est ainsi absolument nécessaire, afin de balayer le colossal tas d’ordures patriarcal qui se maintient et bloque les perspectives de libération.
Une révolution culturelle qui va de pair avec la revendication des droits des gays et des lesbiennes, victimes de l’idéologie patriarcale, et avec le rejet des idéologies nihilistes petites-bourgeoises comme le queer, qui s’imaginent « ultra » révolutionnaire en niant l’existence des hommes et des femmes et servent ainsi de « cinquième colonne » aux idéologies anti-féministe.
Le queer est systématiquement soutenu par l’intelligentsia, les bobos « alternatifs » et décadents, comme par exemple les séminaires queer de « f**k my brain » qu’on retrouve dans des lieux parisiens comme… le Palais de Tokyo et l’Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales!
La contestation petite-bourgeoise est incapable de concevoir la révolution socialiste; elle ne peut qu’accepter les valeurs dominantes (comme la pornographie) afin de les « dévier. »
Mais cela est vain, velléitaire, voire ouvertement contre-révolutionnaire et anti-féministe; pour que la cause des femmes triomphe, il faut que le communisme triomphe. La nécessité de la révolution culturelle est la démonstration de la nécessité de la révolution socialiste.
Une révolution culturelle qui évidemment se reconnaît dans les luttes des femmes du monde entier, notamment dans les pays semi-féodaux où les préjugés et les brutalités extrêmes sont une torture quotidienne pour les femmes.
Aucune raison ne doit pousser à « accepter » de mettre entre parenthèses le féminisme et la lutte contre le patriarcat, quelles que soient les formes qu’il prend.
Le 8 mars ne doit pas être un symbole abstrait, mais celui d’un combat quotidien, présent dans toute démarche révolutionnaire.
En avant pour une lutte révolutionnaire comprenant la nature de la triple oppression!
La cause des femmes est la cause du communisme!

8 mar, 2010
La forêt de Lappersfort en Belgique a été détruite; on peut lire un compte-rendu sur le site La Terre d’abord! Cette information est à la fois triste, mais très riche d’enseignements.
Déjà parce que la forêt initiale avait été détruite pour que soit construite… une usine d’armement. Après le démantèlement de celle-ci, la vie a repris ses droits, de par son caractère invincible. Et alors qu’il y a déjà de nombreux bureaux vides et de terrains vagues disponibles, l’entreprise française GDF-Suez procède à la destruction de la forêt!
Ensuite parce qu’il a existé un grand mouvement d’opposition à la destruction de la forêt, et que malheureusement l’écho de cette lutte pourtant ô combien symbolique a été bien trop faible. Le mouvement a commencé en 2002; il y a eu de nombreuses vagues d’occupation, avec notamment des habitations dans les arbres, des ateliers d’escalade, des manifestations de masse et à vélo, des campements, des concerts etc.
Tout cela ne peut que souligner l’importance qu’il y a, en tant que révolutionnaires en France, à se confronter à l’idéologie dominante et sa vision mécanique – automatique.
D’ailleurs, le réseau Sortir du Nucléaire a rendu public des documents confidentiels concernant les risques du réacteur EPR. C’est dire si est grande la menace qui plane sur les masses populaires, sur la planète et la vie en général, alors que ces 8 et 9 mars, il y a à Paris une conférence internationale pour inviter 65 pays à se doter de la technologie nucléaire!
Seront présents 700 ministres, hauts fonctionnaires et industriels au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)!
Et le le député socialiste Christian Bataille exige même que soient vendus à d’autres pays des centrales nucléaires de la seconde génération, moins « sûres » donc mais business is business… Rappelons que d’ici 2030, 450 nouveaux réacteurs devraient être construits dans le monde…
Avec le PCMLM, lance-toi dans le combat pour la révolution socialiste, pour renverser les valeurs d’exploitation, d’oppression et de destruction!
7 mar, 2010

La vie dans la société capitaliste apparaît comme répétitive, bornée, coupée de la nature, bref: machinale.
La société capitaliste se présente comme une sorte de gigantesque machinerie, où rien ne pourrait échapper à ses rouages; l’absence de toute fantaisie et de tout acte « gratuit » semble être une règle absolue.
Cela n’est pas faux en apparence, et pourtant cela ne correspond pas à ce qu’est le capitalisme. On doit même souligner le caractère romantique de la critique du capitalisme comme « machinerie », une critique d’ailleurs (et justement) très largement reprise par le fascisme.
Car le capitalisme ce n’est pas le règne de la machine; c’est au contraire le règne de la domination sur la machine, par leur utilisation systématique, d’où le fait qu’en apparence le capitalisme se présente sous la forme de ma chines.
Mais le capitalisme n’est pas « dépassé » par les machines. Si les machines sont toujours plus utilisées, c’est en raison de l’accumulation élargie du capital, qui pour sa production a besoin de meilleures techniques, de meilleurs rendements, de meilleures machines.
C’est le sens historique de la révolution industrielle et pour la réalisation de celle-ci, la technique et les animaux ont joué un rôle très important, évidemment, dans le développement initial des forces productives. Ne pas voir cela conduit à ne pas saisir l’importance du patriarcat, idéologie qui a permis justement la domestication des animaux et leur utilisation dans le cadre des forces productives.
Cette question est d’une très grande importance; elle se situe exactement à la croisée des chemins entre la contradiction entre villes et campagnes et la contradiction entre travail manuel et travail intellectuel. Seul le marxisme – léninisme – maoïsme permet de saisir ce qui est le noeud gordien de la révolution socialiste en France au 21ème siècle!
Comment se sont développées les forces productives avec le capitalisme?
Karl Marx souligne l’importance de cinq éléments: tout d’abord la poudre, la boussole et l’imprimerie, mais également la montre et le moulin.
Ces deux derniers éléments ont une importance énorme car ils vont déterminer le rapport à la technique. Le capitalisme s’est développé en s’appuyant sur le fondement de la régularité.
De fait, vu d’aujourd’hui, on voit très bien que le matérialisme bourgeois (qui se pose à l’initial contre la dignité du réel et la réalité sensorielle) est l’exact reflet de cette compréhension technique, « automatique », de la production.
C’est cela qui explique très précisément la théorie de « l’animal machine » de Malebranche, celle du « grand horloger » de Voltaire, celle du « grand architecte » de la franc-maçonnerie, celle de tous les grands mathématiciens de l’époque.
Pour la bourgeoisie, le monde a été donné « aux hommes » et tourne de lui-même: Dieu a été l’horloger, il a lancé l’horloge et les êtres humains profitent de cette mécanique bien huilée pour pouvoir réaliser le développement capitaliste.
La bourgeoisie réalise l’activité humaine, mais cette activité est répétitive, non liée au sens ni à l’esprit. C’est le développement le plus absolu de la contradiction entre les villes et les campagnes (entre l’être humain et la nature), ainsi qu’entre le travail manuel et le travail intellectuel.
Comprendre cette question est essentielle, car la révolution socialiste ne pourra pas triompher sans une compréhension approfondie de la dialectique, et donc le dépassement de la pensée mécanique – automatique typiquement nationale-bourgeoise française.
Avant la révolution industrielle, le produit du moulin n’était pas réellement travaillé par la suite par l’activité humaine, pas plus que le produit de l’utilisation des animaux.
La révolution industrielle consiste justement en la généralisation du travail organisé, comme conséquence de la « moving force. » Cette dernière permet l’existence d’un produit brut, que reprennent les ouvriers pour l’utiliser et aboutir à une forme nouvelle: la marchandise.
C’est là le coeur de l’opposition bourgeoise entre « nature » et « culture »; c’est là un fondement essentiel à la fois de la contradiction entre villes et campagnes, et celle entre travail manuel et travail intellectuel.
Pourquoi cela?
Parce que la bourgeoisie considère que la « moving force » doit être organisée: la pensée mécanique – automatique présuppose la division entre travail manuel et travail intellectuel.
Dans la conception bourgeoise qu’est la pensée mécanique – automatique, il y a:
- d’un côté, une base consistant en une force permettant le mouvement, qui est de type mécanique;
- de l’autre, l’activité humaine qui récupère ce que à quoi la force en mouvement a donné naissance, pour le travailler.
L’activité humaine est elle-même divisée en deux: d’un côté, la force répétitive qui est la reproduction humaine de la forme naturelle de la « moving force »: la classe ouvrière.
Et de l’autre la pensée de l’élite qui gère le tout et considère le travail physique comme relevant de la nature, de la bestialité.
Voilà pourquoi le nucléaire est si puissant en France. Le nucléaire ne peut se gérer que « par en haut » et de plus est le symbole de la « domination » (abstraite) de la nature. En pratique, il est à la fois totalement anti-démocratique et ultra-dangereux car niant les lois de la nature, et tout à fait correspondant à l’idéologie dominante de la bourgeoisie.
Le nucléaire relève parfaitement de la vision mécanique – automatique de la bourgeoisie française, dans le principe de gérer la « moving force », qui a donné naissance à l’idéologie national-bourgeoisie française.
L’esprit vivisecteur français naît de cette vision du monde élitiste et mécanique, qui a fait de la France le pays des « Ecoles », écoles nées bien souvent avant la révolution française elle-même!
Il y a ainsi l’Ecole centrale des Arts et Manufactures, l’École royale des ponts et chaussées (1747) devenue l’école nationale des ponts et chaussées, l’École des mines de Paris (1783) devenue l’école nationale supérieure des mines de Paris, l’École des ingénieurs-constructeurs des vaisseaux royaux (1741) devenue l’École nationale supérieure de techniques avancées, l’École nationale supérieure d’arts et métiers (1780), ou encore l’Ecole centrale des travaux publics (1794 pour le coup) devenue l’Ecole polytechnique.
Voilà pourquoi en France, les mathématiques sont au lycée le critère discriminant: pour réussir il faut avoir un esprit de type mécanique – automatique, qui permet l’accès aux grandes écoles, tremplin nécessaire pour être un cadre de l’appareil de la bourgeoisie.
Voilà pourquoi en France, les animaux sont considérés comme des machines. Avec la domestication des animaux liée à la période du patriarcat et de l’apparition des classes sociales, les animaux sont devenus « utile » en tant que force motrice (tout comme l’eau ou le vent pour le moulin) et ils n’ont jamais dépassé le statut de « moving force. »
Comme on le voit, dans la société capitaliste en général et dans la société française en particulier, l’esprit automatique anti-dialectique se conjugue avec une vision de l’animal comme machine. C’est la vision du monde la bourgeoisie.
Pour qu’il y ait une révolution socialiste en France, pour avancer vers le communisme, il faut généraliser la critique matérialiste, dialectique des conceptions bourgeoises; le PCMLM ne peut se construire qu’en rupture avec les mentalités dominantes qui sont façonnées par les valeurs d’exploitation et d’oppression, par la conception mécanique – automatique bourgeoise qui nie la dignité du réel.

7 mar, 2010
En cette année 2010, la bourgeoisie célèbre le cinquantenaire de la mort d’une de ses références culturelles majeures : Albert Camus.
Ainsi, la pièce « Les Justes » est en ce moment jouée au théâtre national de Bretagne, à Rennes, avec notamment Emmanuelle Béart dans le rôle de Dora.
La pièce est donc très médiatisée, d’autant que « Les Justes » représentent un condensé de la pensée bourgeoise très précieux en période de crise générale du capitalisme pour balayer le spectre de la violence révolutionnaire.
Le PCMLM avait justement analysé ce monument d’anti-communisme cherchant à s’affranchir de la lutte de classes et du science matérialiste pour prôner l’idéalisme et le moralisme.
De la même manière, l’actrice Emmanuelle Béart incarne elle aussi une figure institutionnalisée du militantisme idéaliste, occupant le terrain du « social » dépourvu de perspectives révolutionnaires, à l’instar de ce que fut l’abbé Pierre.
Les médias bourgeois rappellent d’ailleurs qu’Emmanuelle Béart et le metteur en scène de la pièce Stanislas Nordey avaient été délogés par les CRS de l’église Saint-Bernard en 1996 alors occupée par des sans-papiers menacés d’expulsion.
La bourgeoisie est aujourd’hui obligée de jouer sur la sympathie populaire pour cet évènement et, en même temps, de mettre en avant la pièce de Camus comme exemples d’engagements idéalistes guidés par le sentimentalisme, car elle sait que demain la violence révolutionnaire se déchaînera contre elle !
6 mar, 2010
Nicolas Sarkozy s’est une nouvelle fois illustré comme le défenseur de l’industrie, jeudi chez Eurocopter à Marignane (Bouches-du-Rhône), en déclarant notamment : « la France doit garder ses usines, son outil de production ». De plus, Sarkozy a annoncé un objectif d’augmentation de 25 % de la production industrielle.
Ces derniers jours, les médias bourgeois ont également beaucoup parlé de la visite triomphale de Dominique de Villepin au salon de l’agriculture.
On voit ici très clairement les contradictions entre bourgeoisie industrielle et bourgeoisie impérialiste, que le PCMLM a analysé à de nombreuses reprises (ici un rappel des principaux textes).
D’un côté, Villepin flatte le chauvinisme français en se montrant, à l’instar de Chirac, en « homme du terroir », avec une dimension proprement aristocratique de paternalisme envers le peuple. Villepin, comme le PCMLM l’a souligné, est en effet partisan du « cavalier seul » de l’impérialisme français.
Au moment où tous les « observateurs » considéraient Villepin comme un cadavre politique, nous avons été les seuls à expliquer qu’au contraire, il était une carte essentielle de la bourgeoisie impérialiste.
Cette compréhension a été permise parce que, de la même manière, nous avons en premier vu venir le fascisme.
Et de l’autre côté, Sarkozy agit en représentant des intérêts de la bourgeoisie traditionnelle, la bourgeoisie industrielle, à laquelle il se doit d’apporter des garanties.
Cette contradiction fondamentale qui s’accentue au sein de la bourgeoisie, incarnée par l’opposition Villepin – Sarkozy, va continuer à dominer les institutions bourgeoises dans les années à venir, notamment au moment des élections présidentielles de 2012.
Les communistes combattent la bourgeoisie en bloc, mais la discipline révolutionnaire exige de comprendre les contradictions internes de la classe dominante bourgeoise. Et le PCMLM est le seul Parti en France à avoir analysé correctement les contradictions entre bourgeoisie traditionnelle et bourgeoisie impérialiste.
La formation d’une idéologie révolutionnaire victorieuse passe impérativement par l’étude des documents du PCMLM !
5 mar, 2010
Quelle est la thèse du PCMLM, son identité politique?
Pour nous, la question écologique est en définitive la question de la contradiction entre villes et campagnes.
La question de la crise générale du capitalisme et du fascisme est en définitive la question de la contradiction entre le travail manuel et le travail intellectuel.
Nous avons mené un grand travail de fond quant au fascisme et l’antifascisme. Ainsi, à côté du PDF imprimable sur Vernadsky et la biosphère, en voici un second sur la crise et le fascisme. Les textes rassemblés dans la brochure Crise et fascisme permettent une première entrée dans l’une des deux grandes questions de notre époque.
Il va de soi que cela ne signifie pas que cette compilation suffise en soi, mais il y a déjà d’indiquées les principes orientations qu’il faut, selon nous, prendre et assumer.
En avant avec le PCMLM pour comprendre les enjeux de notre époque, notre époque elle-même, pour comprendre les lois de la révolution et mener la révolution socialiste, pour le communisme!
5 mar, 2010
Suite au tabassage d’un « supporter » de la tribune Boulogne du PSG (lequel se trouve toujours dans le coma) en marge du match contre l’OM dimanche dernier, la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie a déclaré : « Il y a une violence qui est entretenue par un tout petit nombre de véritables voyous, de gens qui sont un peu débiles mentaux ».
Alliot-Marie exprime ici une vision typique de l’idéologie dominante bourgeoise. D’une part, « débile mental » est un terme péjoratif pour désigner les handicapés mentaux, un terme de moquerie qui appartient au registre des cours de récréation imprégnées de la culture de domination capitaliste.
L’emploi de cette expression péjorative est conforme à la place réservée aux handicapés mentaux dans le capitalisme, relégués dans l’ombre pour mieux les faire oublier et même, parce que nous vivons à une époque de crise générale favorable au fascisme, les faire disparaître.
« Débile mental » est un terme brandi comme une insulte, dont le pouvoir stigmatisant lui est justement conféré par l’idéologie dominante de la bourgeoisie qui ne veut surtout pas comprendre le handicap, les personnes différentes, qui veut juste écraser les individus.
D’autre part, le handicap mental n’a rien à voir avec le passage à tabac d’un supporter qui n’est pas simplement un « supporter », mais une personne s’insérant dans tout un secteur idéologique du fascisme.
C’est justement une stratégie de la bourgeoisie de feindre d’ignorer la progression du fascisme, de relativiser et dépolitiser les évènements (Alliot-Marie parle d’ « un tout petit-nombre de voyous »), tout en jouant la carte du conservatisme musclé (Alliot-Marie évoque une « tolérance zéro » pour les supporters violents).
Ramener les supporters fascistes à des débiles mentaux revient à passer sous silence la dimension politique pour se contenter d’une posture de façade, insultante pour les personnes handicapées mentales.
D’ailleurs, le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a renchéri dans la même veine en déclarant : « ce sont des énergumènes, des cinglés, des fous ».
Pourtant, les faits sont clairs : des fascistes de la tribune Boulogne ont chargé leurs adversaires de la tribune Auteuil dans le but de « défoncer » des noirs et des arabes, tout cela avec la complicité passive des 1500 CRS déployés à l’occasion…
Ce qui n’empêche pas le Parisien d’écrire, en se protégeant étrangement derrière un commentaire « sociologique » censé refléter une opinion générale, que « les membres de Boulogne » sont « terriblement choqués » que les « jeunes issus des cités » de la tribune Auteuil ne respectent pas « les codes en vigueur dans l’univers des supporters » !
Voilà une défense claire des supporters fascistes de Boulogne, dont le caractère politique est bien entendu passé sous silence, qui « ne sont pas des saints » mais ont des principes !
Au contraire de la bourgeoisie qui promeut l’irrationnel et se raccroche donc au fascisme, le PCMLM est le Parti de la science marxiste-léniniste-maoïste.
Le PCMLM a toujours affirmé que le fascisme n’était pas une « folie » inconséquente, mais bien un phénomène de fond lié à la crise générale du capitalisme qui transpire par tous les pores de la société, y compris le football, lieu privilégié du vieux monde de la culture tribale, beauf et patriarcale.
Le fascisme dans le football et dans la tribune Boulogne du PSG ne tombe évidemment pas du ciel et s’est déjà manifesté clairement ces dernières années. Contre-Informations avait ainsi souligné l’ambiance de pogrome à la fin du match PSG – Hapoel Tel Haviv en novembre 2006, puis le caractère éminemment fasciste de la banderole déployé lors de la finale de la coupe de la ligue en mars 2008 : « Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les cht’is ».
Et nous avions souligné le caractère populiste des matchs PSG-OM tout comme ceux de l’équipe de France (ici et là).
Le football n’existe pas au-dessus de la réalité sociale; il en est une composante, et de par sa nature il correspond à une démarche populiste et patriarcale, ancrée dans la loi de la concurrence, de la bataille tribale.
Avec le PCMLM, adopte le mot d’ordre: Socialisme ou retombée dans la barbarie !
4 mar, 2010
Le tremblement de terre au Chili, mais également la dernière tempête en France, soulignent l’importance qu’il y a à disposer d’une analyse matérialiste, s’appuyant sur la science.
Non pas la science dominante actuellement, qui n’est bien souvent que le reflet des intérêts matériels de la bourgeoisie, depuis la vivisection jusqu’au scientisme le plus éhonté, en passant par le nucléaire et les théories du « tout génétique. »
Mais la science de la classe ouvrière, qui considère que la loi universelle est celle de la matière éternelle en mouvement dialectique.
Le PCMLM assume le marxisme – léninisme – maoïsme, et le coeur de la théorie MLM est la dialectique de la nature. Aucune autre organisation en France n’assume ces enseignements de Marx, Engels, Lénine, Staline et Mao Zedong. L’arbre préfère le calme, mais le vent continue de souffler: tout est en mouvement, toujours.
« L’unité des contraires est conditionnée, passagère, relative, alors que la lutte des contraires qui s’excluent mutuellement est absolue » (Mao Zedong).
C’est parce que nous assumons la dialectique que avons mis en avant Vernadsky, fondateur du concept de Biosphère qui est essentiel aujourd’hui pour comprendre les questions écologiques de notre époque, qui sont d’une importance extrême.
Questions qui ne pourront être répondues que par la résolution de la contradiction entre les villes et les campagnes, un objectif révolutionnaire seulement souligné par le PCMLM, un objectif qui doit être au coeur de la stratégie révolutionnaire, de l’identité révolutionnaire.
Les articles sur la pensée de Vernadsky sont désormais compilés dans un pdf accessible ici, ou bien depuis la colonne gauche du site. Ce n’est qu’un début dans la mise à disposition d’une série de documents que nous considérons comme les plus essentiels pour comprendre le monde… et le changer.
En avant dans construction du Parti de la science, le Parti de la dialectique, le PCMLM!
4 mar, 2010
Le site d’informations révolutionnaires Futur Rouge propose une traduction du document de l’URC (MLM). La voici donc:
Face aux conséquences désastreuses du tremblement de terre et du Tsunami sur notre peuple
Communistes, révolutionnaires prenons l’initiative !
2 mars 2010
Le Chili a été frappé par un grand tremblement de terre et du tsunami. Tous les centres urbains dans le centre-sud du pays connaissent de graves dégâts, pratiquement tous les villages ruraux situés entre Santiago et Los Angeles sont en grande partie détruits. Des centaines, peut-être des millier de frères sont morts sous les décombres ou les grandes vagues.
Notre pays est situé dans une zone sismique, entouré par l’océan Pacifique et une longue chaîne de volcans actifs. De temps à autre il y a de grands séismes et des éruptions, à chaque hiver il y a des pluies abondantes qui inondent certaines régions du pays. Nous savons que ces événements ne peuvent pas être contrôlés, mais les énormes souffrances qui touchent notre peuple ils ne peuvent pas être attribués uniquement aux forces de la nature.
Ce ne sont pas toutes les maisons qui sont tombées démolies par les séismes mais principalement les logements populaires construits avec des matériaux de mauvaise qualité; ce ne sont pas toutes les populations qui sont inondées par les pluies, mais principalement les populations populaires qui manquent de systèmes adéquats d’écoulement.
Si des constructions en brique séchée existent encore ce n’est pas pour un amour spécial des vieilles maisons, mais parce que les masses ne peuvent pas se payer des constructions de bonne qualité; si les familles n’ont pas d’épargne et de ressources pour faire face à la destruction ce n’est pas manque de prévoyance, mais parce qu’elles doivent vivre au jour le jour avec le stricte minimum.
Aujourd’hui, notre peuple souffre, et l’angoisse est beaucoup plus aigue parmi les pauvres qui ont tout perdu, qui n’ont pas de toit, pas de propriété ou d’épargne, les prolétaires et semi-prolétaires dans les villes et à la campagne qui souffrent depuis longtemps de l’endettement, du chômage et de la récession causée par la récession impérialiste, et qui aujourd’hui se trouvent sans toit, et qui doivent survivre et faire face aux licenciements massifs qui se produisent dans les entreprises endommagées, les artisans, les petits producteurs et commerçants qui avec grande peine tenaient des ateliers, des magasins contre la pression des monopoles, qui sont aujourd’hui détruits, sans épargne, et sont forcés d’emprunter à des usuriers pour reconstituer leur petit capital, les agriculteurs pauvres qui se sont endettés auprès des banques pour produire sur leur peu de terre et qui connaissent à présent les pires difficultés pour vendre à des prix acceptables les récoltes endommagées, les pêcheurs qui venaient de subir les restrictions de leurs quotas de pêche et qui ont aussi maintenant perdu leurs maisons et leurs bateaux.
Les communistes et les révolutionnaires partagent cette souffrance, nous devons à notre peuple et nous avons des tâches importantes à faire au sein des masses, en particulier parmi ces masses pauvres, qui n’ont rien à perdre que leurs chaînes, et qui ont besoin plus que jamais de la révolution.
Le séisme a été causé par la nature, mais la catastrophe est due aux misérables conditions de vie de l’immense majorité de notre peuple, ce n’est pas la nature mais l’oppression de l’impérialisme, la semi-féodalité et le capitalisme bureaucratique qui ont convertis la tragédie naturelle dans le désastre que nous voyons aujourd’hui.
Communistes, révolutionnaires : plus de la moitié du pays doit être reconstruite. Nous savons que nous ne pouvons pas attendre quoi que ce soit du vieil Etat, qui n’apporte aucun bienfait à notre peuple. Nous savons que protéger les intérêts du peuple n’est pas l’objectif du gouvernement – ni de ceux qui sortent ou qui vont entrer au Congrès, ni des intendances et des municipalités, ni non plus des juges, de la police et de l’armée..
Ils ne servent uniquement que les mesquins intérêts de classe de l’impérialisme, de la grande bourgeoisie et des propriétaires, rassemblant leurs forces civiles et militaires pour défendre la grande propriété, tandis que le peuple, comme toujours, doit se débrouiller comme il peut. Nous pouvons et nous devons prendre l’initiative d’organiser les masses.
En tant que partie du peuple, nous avons la tâche inéluctable de provoquer l’organisation pour résoudre les problèmes immédiats de nourriture, de logement et de la reconstruction et défendre les intérêts de la grande majorité de la nation contre l’assaut que prépare déjà les exploiteurs nationaux et étrangers.
Même si nous sommes très peu, même si nous nous trouvons seuls, nous devons développer notre travail sans délai entre parmi les masses pauvres. Dans chaque lieu dans lequel nous nous trouvons, nous devons encourager des brigades d’entraide populaire orientées au début dans la résolution des problèmes immédiats, mais en prenant en perspective la mobilisation politique des masses, la seule façon de garantir la solution de nos problèmes.
Dans les localités il faut organiser les habitants pour le déblaiement des débris et la réparation des maisons ; les syndicats doivent aussi se préoccuper des conditions de vie de leurs membres, des étudiants de l’enseignement supérieur doivent organiser les équipes techniques pour évaluer les logements, les installations l’électricité et l’eau et pour appuyer également le nettoyage et les réparations ; les professeurs d’enseignement secondaire peuvent collaborer en organisant les étudiants du secondaire pour qu’ils fassent parti des brigades de travail ; les professeurs de l’enseignement primaire peuvent appuyer en réalisant des activités avec les petits enfants pendant les tâches; le personnel médical peut organiser des campagnes de soins dans les régions éloignées et la sensibilisation aux maladies qui résulteront des mauvaises conditions d’hygiène dans lesquelles sera contraint de vivre notre peuple.
Non seulement les maisons doivent être réparées, parmi les paysans pauvres des zones rurales on doit aussi organiser la réparation des canaux d’irrigation, des puits et des canaux et la collaboration mutuelle dans les travaux de récolte et la mise en œuvre de jardins collectifs pour couvrir les besoins alimentaires dans les mois à venir; parmi les pêcheurs artisanaux il faut également organiser la réparation des bateaux, des filets et des quais.
Nous devons ajouter tous ceux qui sont prêts à développer ce travail en vertu du principe de de ne compter que sur nos propres forces et sans demander, mais en exigeant des ressources du vieil Etat, non sans exiger qu’il restitue ce qu’il nous prend.
En même temps ces brigades doivent préparer les luttes nécessaires contre les assauts de la grande bourgeoisie, des propriétaires et des impérialistes qui vont profiter de la grande précarité du peuple pour faire revivre leurs tentatives réactionnaires.
Ils vont tenter de mettre la reconstruction sur le dos des masses. Il faudra résister aux charges du grand capital qui spéculera sur les prix des aliments et de l’énergie ; il faudra résister aux prêts des banques en faveur de la reconstruction, il faudra résister à la flexibilité du travail et à la précarité qu’ils essaieront d’imposer dans le travail ; il faudra aussi résister aux banques dans leurs tentatives d’accaparement des terres des agriculteurs pauvres qui ne pourront pas payer leurs hypothèques.
Et il faudra exiger la distribution d’hébergements et de logements d’urgence, la réparation urgente des hôpitaux, des centres de santé, des cliniques, la disponibilité de vêtements, de nourriture et de carburant à faible coût.
Nous devons construire des brigades d’aide mutuelle, sous la direction de notre ligne de masse, en servant de tout notre cœur le peuple, en pratiquant le centralisme démocratique et en résolvant les problèmes vis-à-vis des masses en provoquant la critique et l’autocritique. Nos tâches de propagande et d’agitation politique doivent être développées simultanément.
Nous devons maintenir une dénonciation permanente des exploiteurs qui cherchent à profiter de la situation de notre peuple, du vieil Etat qui défend ses intérêts, comme des révisionnistes et de toutes sortes d’opportunistes qui tenteront de sortir leurs habituelles prébendes électoralistes. Nous devons montrer aux masses que l’organisation sous une ligne démocratique et révolutionnaire est l’unique chemin bénéfique pour notre peuple.
Le pays a besoin de se reconstruire et ce ne seront si le vieil Etat, ni le grand patronat qui le feront, à sera le travail de tous le peuple : permettrons-nous que notre travail serve de nouveau à la grande bourgeoisie et aux propriétaires terriens ? Ou lutterons-nous pour que cette reconstruction soitt une impulsion vers le chemin de la révolution chilienne ? Communistes, révolutionnaires : récupérer du désastre actuel prendra beaucoup de temps cela sera difficile pour notre peuple.
Nous avons d’énormes tâches devant nous. Ne reculons pas pour impulser la reconstruction grâce à l’unité du peuple dans de nouvelles formes d’organisation des masses, d’organisations larges et souple qui permettent d’unir tous les éléments démocratiques et révolutionnaires qui reconnaîtront peu à peu la nécessité de promouvoir la révolution et en conséquence seront disposer à aider fortement aux tâches politiques de reconstruction du Parti et de la préparation de la guerre populaire.
Communistes, révolutionnaires : prenons l’initiative.. !
Travaillons côte à côte avec les masses !
Impulsons l’unité du peuple du Chili!
Organisons des brigades populaires d’aide mutuelle !
Unión de Revolucionarios Comunistas (MLM) de Chile
3 mar, 2010
Nous ne publions plus depuis longtemps de communiqués en langue étrangère, mais voici une exception. Il s’agit du communiqué des marxistes – léninistes – maoïstes du Chili à la suite du tremblement de terre qui a frappé leur pays. Cette publication est une contribution à sa diffusion.
Les conséquences du tremblement de terre posent un défi au peuple du Chili, un défi que seule l’avancée de la révolution pourra réellement résoudre. Si le tremblement de terre a une cause naturelle, la catastrophe en elle est même a comme cause les conditions misérables de vie de l’immense majorité du peuple chilien.
Ce n’est pas la nature qui est responsable, mais l’oppression par l’impérialisme, le caractère semi-féodal du pays ainsi que le capitalisme bureaucratique. Ce sont eux qui font du tremblement de terre une véritable catastrophe. Dans un esprit internationaliste, contribuez à la diffusion de ce document de l’Union des Révolutionnaires Communistes (Marxistes – Léninistes – Maoïstes) du Chili!
Frente a las desastrosas consecuencias del terremoto entre nuestro pueblo
Comunistas, revolucionarios: tomar la iniciativa
2 de marzo de 2010
Chile ha sido golpeado por un gran terremoto y tsunami. Todos los centros urbanos del centro-sur del país tienen severos daños; prácticamente todos los poblados rurales entre Santiago y Los Ángeles están en gran medida destruidos. Cientos, tal vez un millar de hermanos ha muerto por los derrumbes o las grandes olas.
Nuestro país está emplazado en una zona sísmica, cercado por el océano pacífico y una larga cadena de volcanes activos. Cada tanto tiempo ocurren grandes sismos y erupciones, en cada invierno grandes lluvias inundan alguna zona del país. Sabemos que estos eventos no pueden ser controlados, pero los enormes sufrimientos que acarrean a nuestro pueblo no se pueden atribuir únicamente a las fuerzas de la naturaleza.
No todas las viviendas caen demolidas en los sismos sino principalmente las viviendas populares construidas con materiales de mala calidad; no todas las poblaciones se inundan con las lluvias, sino principalmente las poblaciones populares que carecen de adecuados sistemas de desagüe.
Si las construcciones de adobe aún existen no es por un especial amor a las casas viejas, sino porque las masas no pueden costear construcciones de buena calidad; si las familias no cuentan con ahorros y recursos para sobrellevar la destrucción no es por su falta de previsión, sino porque deben vivir el día a día con lo justo.
Hoy nuestro pueblo sufre, y la angustia es mucho más aguda entre los más pobres, los que lo perdieron todo, quienes no tienen techo ni propiedades ni ahorros, los proletarios y semiproletarios que en las ciudades y el campo venían desde hace tiempo sufriendo el endeudamiento, la cesantía y la carestía causada por la recesión imperialista, y que ahora sin techo deben sobrevivir con lo puesto y enfrentar los despidos masivos que se producirán en las empresas dañadas; los artesanos, pequeños productores y comerciantes que a duras penas sostenían talleres o almacenes bajo la presión de los monopolios y que ahora destruidos, sin ahorros, están forzados a tomar créditos usureros para reponer sus pocos capitales; los campesinos pobres que se endeudaron con los bancos para producir en sus pocas tierras y que ahora están en peores condiciones de conseguir precios aceptables para sus cosechas dañadas; los pescadores artesanales que venían sufriendo las restricciones en sus cuotas de pesca y que ahora además perdieron sus casas y embarcaciones.
Los comunistas y revolucionarios compartimos este sufrimiento, nos debemos a nuestro pueblo y tenemos enormes tareas que desenvolver entre las masas, particularmente entre estas masas más pobres, las que no tienen ya nada que perder más que sus cadenas, las que necesitan más que nunca la revolución.
El terremoto es causado por la naturaleza, pero la catástrofe es causada por las miserables condiciones en que vive de la inmensa mayoría de nuestro pueblo; no es la naturaleza sino la opresión del imperialismo, la semifeudalidad y el capitalismo burocrático lo que convierte la tragedia natural en la catástrofe que hoy presenciamos.
Comunistas, revolucionarios: más de medio país debe ser reconstruido. Sabemos que no podemos esperar nada de este viejo Estado, ningún beneficio para nuestro pueblo. Sabemos que proteger los intereses del pueblo no es el objetivo del gobierno -ni del que sale ni del que entra- ni del congreso, ni de las intendencias ni de los municipios, tampoco de los jueces, la policía ni el ejército.
Ellos se deben únicamente a los mezquinos intereses de clase del imperialismo, los grandes burgueses y terratenientes, concentran sus fuerzas civiles y militares en defender la gran propiedad mientras el pueblo, como siempre, debe arreglárselas como pueda. Nosotros podemos y debemos tomar la iniciativa en organizar a las masas.
Como parte del pueblo, tenemos la ineludible tarea de promover la organización para resolver nuestros problemas inmediatos de alimentación, vivienda y reconstrucción y para defender los intereses de la inmensa mayoría de los chilenos contra las arremetidas que ya preparan los explotadores nacionales y extranjeros.
Aún cuando seamos muy pocos, aún cuando nos encontremos solos, debemos desenvolver sin demora nuestra actividad entre las masas más pobres. En cada lugar en que nos encontremos debemos impulsar brigadas populares de ayuda mutua orientadas en un principio a resolver los problemas inmediatos, pero teniendo en perspectiva la movilización política de las masas, única forma de asegurar la solución de nuestros problemas.
En las poblaciones hay que organizar a los vecinos para la remoción de escombros y la reparación de las viviendas; los sindicatos deben también preocuparse por las condiciones de vida de sus asociados; estudiantes de educación superior deben organizar equipos técnicos que evalúen las viviendas, las instalaciones de electricidad y agua y apoyar también las tareas de limpieza y reparación; los profesores de enseñanza media pueden colaborar organizando a los estudiantes secundarios para que sean parte de las brigadas de trabajo; los profesores de enseñanza básica pueden apoyar realizando actividades con los niños pequeños durante las faenas; los trabajadores de la salud pueden organizar campañas de atención médica a las zonas más alejadas y educar en el manejo de enfermedades que se derivarán de las precarias condiciones sanitarias en que será forzado a vivir nuestro pueblo.
No sólo las viviendas deben ser reparadas, entre los campesinos pobres debe también organizarse la reparación de acequias, pozos y canales y la colaboración mutua en las tareas de cosecha y en la realización de huertas colectivas para cubrir las necesidades de alimentación en los meses siguientes; entre los pescadores artesanales se debe además organizar la reparación de embarcaciones, redes y muelles.
Debemos sumar a todos quienes estén dispuestos a desenvolver estas tareas bajo el principio de utilizar principalmente nuestras propias fuerzas y no pidiendo, sino exigiendo recursos del viejo Estado, que no es sino exigir que se restituya lo que éste toma de nosotros.
Al mismo tiempo estas brigadas deben preparar las necesarias luchas contra las arremetidas de la gran burguesía, los terratenientes y los imperialistas que aprovecharán la mayor precariedad del pueblo para reimpulsar sus tentativas reaccionarias.
La reconstrucción intentará ser cargada a las espaldas de las masas. Habrá que resistir a las embestidas del gran capital que especulará con los precios de alimentos y energía; habrá que resistir a la usura de los bancos en los créditos para la reconstrucción; habrá que resistir a la flexibilidad laboral y la precariedad que se intentará imponer en los empleos; habrá que resistir a los bancos también en sus intentos por arrebatar las tierras de los campesinos pobres que se vean impedidos de pagar sus hipotecas.
Y habrá que exigir la pronta habilitación de albergues y viviendas de emergencia; la urgente reparación de los hospitales, postas y consultorios; la disponibilidad de ropa, alimentos y combustibles a bajo costo.
Debemos construir las brigadas de ayuda mutua bajo la orientación de nuestra línea de masas, sirviendo de todo corazón al pueblo, practicando el centralismo democrático y resolviendo los problemas de cara a las masas promoviendo la crítica y la autocrítica. Nuestras tareas de propaganda y agitación política deben desarrollarse simultáneamente.
Debemos sostener una permanente denuncia a los explotadores que intenten aprovechar la situación de nuestro pueblo, a su viejo Estado que defiende sus intereses, como también a los revisionistas y toda clase de oportunistas que intentarán sacar sus habituales prebendas electoreras. Debemos demostrar a las masas que la organización bajo una línea democrática y revolucionaria es el único camino beneficioso para nuestro pueblo.
El país necesita reconstruirse y no será el viejo Estado ni los grandes patrones quienes lo hagan, será el trabajo de todo nuestro pueblo ¿permitiremos que nuestro trabajo sirva nuevamente a la gran burguesía y los terratenientes? ¿O bregaremos porque esta reconstrucción sea un impulso en el camino de la revolución chilena? Comunistas, revolucionarios: recuperarnos de la actual devastación tomará mucho tiempo y será muy duro para nuestro pueblo.
Tenemos inmensas tareas por delante. No cejemos en impulsar la reconstrucción mediante la unidad del pueblo en nuevas formas de organización de las masas, organizaciones amplias y flexibles que permitan aunar a todos los elementos democráticos y revolucionarios que paulatinamente irán reconociendo la necesidad de impulsar la revolución y en consecuencia se dispondrán a colaborar decididamente en las tareas políticas de reconstitución del Partido y de preparación de la guerra popular.
Comunistas, revolucionarios: tomar la iniciativa.
¡Trabajar codo a codo entre las masas!
¡Promover la unidad del pueblo de Chile!
¡Organizar brigadas populares de ayuda mutua!
Unión de Revolucionarios Comunistas (MLM) de Chile
3 mar, 2010
Après le tremblement de terre de samedi au Chili, les médias bourgeois rapportent des actions de « pillages » commises par les masses acculées dans une situation précaire.
L’emploi manipulatoire du mot « pillage » révèle bien la vision des choses mesquine de la bourgeoisie.
Car le peuple ne pille pas, il se réapproprie ce qui lui appartient ! Le peuple produit tous les objets, toutes les marchandises qui s’étalent dans les magasins et les supermarchés.
Le pillage, la bourgeoisie connaît bien, c’est le pillage des richesses produites par le peuple, leur accaparement par une élite sans scrupule, le pillage aussi dans le monde entier réalisé par les puissances impérialistes…
Au Chili, l’armée intervient pour faire cesser ces actions qui ne sont que le reflet de la justice populaire qui ne tolère pas que l’on crève de faim, que l’on reste dans la vétusté, après le tremblement de terre, alors que les marchandises sont à portée de main !
Mais la logique bourgeoise est celle de la confiscation des biens au profit d’une poignée de privilégiés qui prospèrent sur la misère du peuple.
C’est cette même logique qui s’exprime partout et qui est reprise dans les médias bourgeois au sujet du Chili. Et ce même malgré le tremblement de terre!
Le peuple ne demandera pas la permission pour reprendre ce qui lui revient ! Le peuple saura s’organiser, l’ordre inique de la bourgeoisie ne survivra pas à la révolution socialiste ! Que vive la ligne de l’URC (MLM) !
2 mar, 2010
La violente tempête qui a traversé une partie de l’Europe occidentale (Portugal, Espagne, France, Belgique, Allemagne) dimanche a provoqué de nombreux dégâts matériels et causé la mort de 62 personnes, dont 51 en France, selon un bilan provisoire.
Le littoral atlantique a été particulièrement touché, surtout les départements de la Vendée et de la Charente-Maritime. La tempête a été aggravée par un phénomène de marée à fort coefficient : la mer a submergé les digues, les fracassant à de nombreux endroits, ce qui s’est traduit par de graves inondations dans plusieurs communes proches des côtes.
C’est précisément sur l’aspect inondations que la tempête de cette année se distingue de celle de décembre 1999.
Au-delà de la fragilité des digues qui ont cédé, alors même que les habitants ont réclamé, sans jamais l’obtenir, leur renforcement (par exemple à la Faute-sur-Mer en Vendée), la question des permis de construire dans des zones inondables explique en grande partie les morts et les dégâts constatés.
La prospection immobilière est en effet une activité largement mafieuse qui permet d’engranger de gros profits en arrosant au passage les représentants locaux de l’État bourgeois, maires, préfets (chargés de la délivrance des permis de construire) ou responsables de la DDE.
Le bétonnage du Pays basque, de la Corse et de la Côte d’Azur sont quelques exemples frappants de ces « arrangements » lucratifs et des rapports mafieux entretenus au sein de la bourgeoisie. Dans l’Ouest, l’Ile-de-Ré, envahie par les résidences secondaires, est aussi un des lieux de prédilection de la bourgeoisie en goguette.
Les communes de l’Ouest étant aussi « attractives », pour des retraités ou des familles idéalisant un certain « cadre de vie », des maisons sont bâties à la va-vite sur des terrains exposés aux inondations.
Sur le littoral, certaines maisons ont même été construites en-dessous du niveau de la mer, à quelques mètres des digues !
De source officielle, on constate que 100 000 logements ont été construits en zones inondables entre 1999 et 2006 ! A titre d’exemple, la commune d’Aytré (Charente-Maritime), régulièrement montrée dans les reportages télé et située en périphérie de La Rochelle, est partiellement construite en zones marécageuses où les risques d’inondations sont parfaitement connus…
En outre, malgré les annonce de Météo France, la tempête n’a fait l’objet d’aucun plan d’évacuation, spécialement à destination des personnes âgées, parmi les principales victimes, qui n’ont pu échapper à la montée rapide des eaux.
Tout cela prouve bien que la bourgeoisie répète les mêmes erreurs, agit de manière irresponsable et criminelle, pour servir ses propres intérêts. La bourgeoisie ne veut qu’engranger les profits sans le moindre bon sens, car le Capital n’a pas de cerveau.
L’attitude de la bourgeoisie illustre aussi la volonté de dompter la nature, sans la comprendre ni la respecter, ce qui met en péril toutes les formes de vie.
Seule la planification économique permettra de concilier les activités humaines avec la nature, au service des aspirations populaires.
La recherche du « cadre de vie » reste une illusion, une fuite en avant individualiste, tant que le capitalisme creusera le fossé entre les villes et les campagnes.
Les phénomènes naturels comme cette tempête se répèteront car la Terre est une planète vivante, portant une évolution de la matière vivante sur des millions d’années.
Seule la révolution socialiste des masses en armes empêchera la bourgeoisie de continuer sa quête incessante de profits au détriment des humains et de la nature !
1 mar, 2010





1 mar, 2010
Un communiqué tournant notamment sur les Indymédias.
Le 15 février dernier à 6h du matin, 7 personnes ont été placées en garde à vue et leurs domiciles perquisitionnés dans le cadre d’une enquête sur l’agitation autour du procès de la révolte du centre de rétention de Vincennes et contre la machine à expulser. Quelques précisions sur ces arrestations et leurs suites immédiates…
Perquisitions et réveil à 6h du matin
Aucune porte n’a été défoncée et la plupart du temps il a été possible de gagner quelques minutes avant l’entrée des flics (et avant qu’ils ne menacent d’utiliser leurs béliers).
Au total, 50 keufs de la Section Antiterroriste (SAT) de la Brigade Criminelle (accompagnés de la DCRI, de la Brigade Financière, de spécialistes en informatique…) ont été mobilisés pour cette vague d’arrestations. Principalement, ils cherchaient des vêtements particuliers (écharpes, bonnets, blousons, sweat-shirt, chaussures), mais aussi des tracts, brochures et affiches sur tous les sujets, et notamment ceux contre la machine à expulser.
Ils ont saisis évidemment des ordinateurs, des téléphones portables, des agendas et autres calepins, ainsi que des aérosols de peinture, des banderoles (« Novembre 2005- décembre 2008, l’incendie se propage » et « Ni OTAN ni Talibans, désertons les guerres des puissants »). La flicaille a pris plein de photos de documents divers et variés et des titres de livres…).
Enfin, des mégots et des brosses à dent ont été emportés en vue de prélèvements ADN ; à certains leurs sous-vêtements ont été « demandés », mais en vain ; et par excès de zèle un coton-tige « ADN » a été passé sur des draps de lit.
Suite à cela, les personnes ont été emmenées pour être interrogées. Des auditions ont également eu lieu pour d’autres personnes présentes lors des perquisitions. Rappelons au passage qu’il est possible de ne pas s’y rendre.
Interrogatoires.
Le fait de n’avoir « rien à déclarer », de refuser de répondre aux keufs et de ne signer aucun de leurs papiers lors de la garde à vue n’est pas tant une position de principe qu’une évidence pratique.
La réalité de la GAV, c’est le temps des flics, où tout est fait pour obtenir des aveux, et où toute parole peut être retenue à charge. [On peut lire à ce sujet le texte Techniques d’interrogatoires dans le dossier Mauvaises Intentions]. Et malgré les coups de pression, nous savons que les keufs n’ont pas le pouvoir direct de prolonger la garde à vue, ni d’infliger une quelconque condamnation. En l’occurrence, les personnes gardées à vue n’ont rien déclaré ni signé.
DAB, balades et occupations
Au début des gardes à vue, les chefs d’inculpation retenus sont « dégradations ou destructions volontaires graves en réunion », « dégradations ou destructions en réunion par incendie ou substance explosive » et « association de malfaiteurs. »
En fait, les personnes arrêtées sont soupçonnées de participer à l’agitation autour du procès des inculpés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes, et plus largement aux luttes contre la machine à expulser [Voir la brochure A chacun le sien] ; lutte qui s’est manifestée notamment par des occupations d’agences Air France et Carlson WagnonLits, des balades sauvages [Cf. la brochure Balades] des collages et des tagages, des sabotages de distributeurs de billets de banques notoirement connues pour balancer les sans-papiers aux flics, à l’aide de colle, d’acide, d’incendie et de coups de marteaux, des banderoles accrochées notamment sur la petite ceinture parisienne [Pour un aperçu des actions de solidarité: Cette Semaine] Ca c’est de l’enquête !
Alors que la procédure était, selon les différentes dépêches de presse, classée en instruction antiterroriste, au cours des gardes à vue le parquet a décidé de requalifier l’instruction de criminelle en correctionnelle, puis de retirer la mention « antiterrorisme ».
Ce qui est visé c’est la lutte contre la machine à expulser (et contre le monde qui va avec), ainsi que les pratiques d’auto-organisation et d’actions directes et anonymes.
L’utilisation de la vidéosurveillance par les flics.
Lors des auditions des vidéos ont été présentées aux mis en examen. Notons que la plupart du temps les images des caméras (« boules » placées au dessus des distributeurs) sont plutôt de bonne qualité : haute définition, couleur, possibilité de zoomer…
Une soixantaine de bandes vidéo sont déjà versées au dossier. Elles ne concernent bien sûr par que les distributeurs de billet endommagés, mais aussi les collages et les tags réalisés lors des manifs (sur des Hôtels Ibis, des agences postales, des BNP, LCL, Société Générales, Air France…). Qu’est-ce que ce sera quand les 1300 caméras qu’on promet pour les rues parisiennes seront installées ?!
Sur les prélèvements ADN
Tous les inculpés ont refusé le prélèvement ADN (ainsi que les empreintes digitales et les photos), mais la flicaille s’est évertuée à récupérer tout ce qui avait pu être touché par chacun-e : gobelets et couverts en plastique, pailles, mégots…et, la grande classe, un porc a même pensé à mettre sous scellés une serviette hygiénique pour analyse…
Il est possible de ne pas porter à la bouche (et donc de ne pas laisser trop de salive) les différents ustensiles ou de les frotter au sol pour tenter de mêler les multiples traces ADN qui traînent toujours dans les cellules de garde à vue. Pour plus de précisions sur le refus de prélèvement et l’utilisation judiciaire de l’ADN, on peut consulter le site http:/adn.internetdown.org.
Passage devant le juge et contrôle judiciaire.
Après 48h de garde à vue et 10h au dépôt, le juge est vu individuellement en présence d’un avocat. Trois alternatives sont laissées : se taire, faire une déclaration initiale, ou répondre aux questions du juge.
Le contrôle judiciaire consiste pour les 4 personnes finalement mises en examen en une interdiction de se voir et d’entrer en contact, une obligation de répondre aux convocations de l’APPé (Association d’Aide Pénale), et l’interdiction de quitter le territoire national sans en demander la permission à la juge auparavant. [voir la brochure La prison à la maison]
Au final, 4 personnes sont donc mises en examen pour « dégradations ou destructions en réunion », 2 parmi elles sont également inculpés de « dégradations ou destructions par incendie ou par substance explosive. » Une cinquième personne est toujours recherchée pour les mêmes faits.
Casser la lutte.
La principale fonction de ces arrestations et du contrôle judiciaire qui s’en suit est de séparer et d’isoler toujours plus ceux qui luttent. Il s’agit aussi de tenter d’éradiquer certaines formes de lutte aussi banales que les collages, les tags et les manifestations sauvages.
Condamner certains modes d’action sous prétexte qu’ils sont directement visés par la répression ne fait que renforcer les séparations que l’Etat tente d’imposer. [Voir le texte Un pavé dans les rouages] Cette série d’arrestations, de perquisitions et de mises en examen, mis à part le travail de renseignement effectué, n’est qu’un énième coup de pression contre toute velléité d’agir et de détruire ce qui nous détruit. Tout continue !
Luttes et révoltes en Europe.
Le contexte n’est pas spécialement cantonné à la France, étant donné qu’en Europe, les révoltes sont nombreuses, dans les centres de rétention comme autour. Pour en savoir un peu plus sur les diverses luttes actuellement en cours, on peut consulter les brochures suivantes :
- Brûlons les frontières
- Histoire de révoltes dans les centres de rétention en Europe
En Italie, le même type de répression a visé, quelques jours après les arrestations à Paris, des personnes soupçonnées de participer à des luttes contre les CIE, à Turin, Lecce, Rovereto…Plusieurs d’entre elles ont été mises en détention et assignées à résidence, d’autres placées sous « surveillance spéciale. »
Mais la solidarité non plus ne connaît pas de frontières, aussi c’est avec joie que nous avons appris les récentes attaques contre des DAB en Belgique et en Espagne.
ON VA PAS PLEURER SUR DES DAB BOUZILLES
LA LUTTE CONTINUE, COMME DAB
SOLIDARITE ACTIVE
LIBERTE POUR TOUS AVEC OU SANS PAPIERS.
28 fév, 2010
Le salon de l’agriculture s’est ouvert samedi à Paris dans une ambiance morose largement relayée par les médias bourgeois.
Le salon de l’agriculture est aussi l’occasion de donner dans la nostalgie d’une France « pastorale » et attachée à son terroir « ancestral ». Une telle conception relève évidemment du pur chauvinisme et de l’idéalisme feignant d’ignorer que l’agriculture est partie intégrante du mode de production capitaliste.
Lors de la crise du lait au mois de septembre, nous avions expliqué qu’il s’agissait d’une crise typique du capitalisme marquée par la fuite dans la surproduction et l’impossibilité au final d’écoulement de la marchandise.
Les agriculteurs ne sont pas des victimes du « libéralisme », comme le fait croire la bourgeoisie, mais bien des capitalistes qui subissent les contradictions internes au capitalisme et qui se sont endettés pour automatiser leur production dans l’optique de produire toujours.
De plus, cette quête de profit qui s’enraye aujourd’hui se fait selon les principes dominants de ravage de la nature et d’exploitation animale la plus barbare.
Le succès même du salon de l’agriculture témoigne du rapport perverti à la nature entretenu dans le mode de production capitaliste obligé d’exhiber une image d’Epinal des campagnes, terre préservée des petits producteurs et artisans « du cru », qui se décline aussi très souvent dans la publicité.
Cette image d’Epinal est bien entendu également reprise par tous les courants petit-bourgeois, qui fantasment sur la petite production (qui ne serait pas vraiment « capitaliste » selon eux!), le terroir, les bons produits d’autrefois, etc.
Mais l’aspiration des masses à entretenir un rapport à la nature apaisé est irréalisable tant que le capitalisme et ses valeurs de domination existeront.
Le respect de la planète et de toute la vie qu’elle abrite ne peut se réaliser que par la planification qui adaptera la production aux besoins du peuple et à ses exigences morales!
28 fév, 2010
Le 14 février nous avons publié un texte intitulé Assume et diffuse le mot d’ordre du PCMLM: « socialisme ou retombée dans la barbarie! » où nous expliquions le sens de ce slogan, et sa valeur par rapport à notre économie politique.
Pas une pas deux, le 23 février le Bloc ML de Belgique mettait en ligne, sur son site blocml.be, son point de vue sur Carrefour et ses plans de licenciement, avec à la fin… le slogan « Socialisme ou barbarie! » Un slogan qui bien entendu n’a jamais été utilisé par lui auparavant…

Nous avons de notre côté expliqué longuement le sens de ce slogan, qui correspond à notre vision du monde. La crise générale du capitalisme charrie la pourriture, le darwinisme social. L’homophobie, l’antisémitisme, la haine anti-Roms, le racisme, le patriarcat et ses brutalités, l’individualisme, le culte de la soumission et de la destruction des animaux et de la nature… le fond de la société capitaliste remonte à la surface.
Le Bloc ML n’a jamais parlé de cela et serait totalement incapable d’expliquer le sens de ce slogan qu’il utilise. Voilà un simple défi – expliquer un slogan – qu’il ne pourra jamais relever, à moins de montrer son propre fond culturellement arriéré et réactionnaire.
De fait, la vérité est que, n’ayant pas d’identité ni de culture en raison de son idéologie révisionniste – le « marxisme-léninisme » -, le Bloc ML est obligé de pratiquer le pillage.
Car il y avait déjà la ridicule affaire d’un de nos documents (sur l’Iran) entièrement repris, avec juste deux-trois modifications (voir l’article A défaut de science MLM, le Bloc-ML pratique le copié collé).
Ensuite, il y a le coup d’une image repris de Contre-Informations, non pas simplement avec Lénine dessus, mais également avec une citation de lui popularisé par Mao. « PCMLM » a été enlevé et remplacé par… « Bloc ML » (voir Le Bloc-ML vénère Contre-Informations).
Nous avions déjà dit ce qu’il fallait faire: Oubliez le Bloc ML ! parce que leur explication comme quoi cela aurait été une « maladresse » ne tenait pas une seconde.
Le fait que dans cette explication le Bloc ML parlait de nous comme « des camarades maoïstes français » est de la fumisterie alors que des gens de leur petit équivalent français considère que nous sommes… un appendice du ministère de l’intérieur.
Tout ce petit jeu est lamentablement machiavélique; hypocrisie, mensonges, calomnies et jalousie, voilà comment on peut résumer cette attitude pathétique.
Voilà bien la position des « marxistes-léninistes » et autres parasites qui n’ont comme seule activité de lire religieusement Contre-Informations afin de « piller » ce qui semble pouvoir l’être, pour ensuite critiquer, diffamer, calomnier.
Ces gens haïssent que nous parlions de Triple Oppression, des animaux, de la nature; ils haïssent que nous soyons résolument modernes et fassions des analyses nouvelles, alors qu’eux ne savent que répéter des textes du passé, et encore de manière bancale. De fait, ils sont méprisables; ils appartiennent au passé.
Ces gens nous haïssent car ils sont prisonniers du passé. Mais le PCMLM se construit et affirme son identité; les pillards et factionnalistes ne sauront rien empêcher.
27 fév, 2010
Le Conseil d’État a autorisé Dieudonné à se produire en spectacle à Orvault (Loire-Atlantique) le 11 mars en considérant que la tentative par la municipalité d’annuler le spectacle n’était « étayée par aucun élément » et constituait « une atteinte grave à la liberté d’expression ».
Bien entendu, ce débat bidon au sein du légalisme bourgeois ne reflète que les contradictions internes au sein de la classe dirigeante où, de plus en plus, la fraction impérialiste la plus agressive parvient à imposer sa vision fasciste, dont Dieudonné est l’un des éléments les plus représentatifs.
D’ailleurs, le débat juridique au sein de l’appareil d’État bourgeois fait apparaître Dieudonné en « rebelle », une posture très utile aux fascistes pour masquer leur soumission totale à l’impérialisme.
Car Dieudonné est bel et bien un serviteur zélé de l’impérialisme français qui soutient à fond ses orientations stratégiques, renforce le chauvinisme et le populisme par ses appels contre l’ « axe américain-sioniste » et participe pleinement à la tactique de division du peuple qu’affectionne la bourgeoisie pour préserver sa position dominante.
Le PCMLM a clairement démontré que Dieudonné est un fasciste car :
- Dieudonné protège l’impérialisme français dont il défend les options stratégiques
- Dieudonné protège la bourgeoisie en attisant la haine au sein du peuple
- Dieudonné est un antisémite qui reprend les pires préjugés sur les juifs et ne comprend absolument rien à la résistance palestinienne et à la révolution nationale arabe.
Dieudonné est un contre-révolutionnaire qui se construit une image de rebelle mais est en vérité le lèche-botte de l’impérialisme français.
De fait, Dieudonné a les mains totalement libres, il organise des tournées, possède un théâtre à Paris, et a une place de choix dans la propagande bourgeoise. D’ailleurs, la sortie de son livre, avec Bruno Gaccio (un des auteurs historiques des « Guignols de l’Info »), intitulé « Peut-on tout dire ? », est annoncée en fanfare, la présence de ce co-auteur montrant au passage la collision avec tout un pan de la petite-bourgeoisie de « gauche » qui sombre dans le populisme réactionnaire au service du fascisme.
A titre indicatif, le premier ministre François Fillon était en Syrie il y a quelques jours – la première visite d’un premier ministre français depuis 1977. Et hier la Syrie accueillait, quelques jours après donc, le président iranien Ahmadinejad et le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah.
Quant à Dieudonné, il était il y a quelques semaines en Iran, où il a ouvertement soutenu le régime, et inversement.
Cela ne relève pas du hasard et c’est quelque chose parfaitement conforme à ce que nous expliquions dans l’article Dieudonné et le Liban: une option stratégique de la bourgeoisie impérialiste.
Cette orientation au Proche et Moyen-Orient est l’un des signes que les contradictions deviennent de plus en plus énormes au sein de la bourgeoisie, comme dans l’appareil d’État; la présence impérialiste au Proche et Moyen Orient est un levier essentiel de la bourgeoisie impérialiste pour renforcer ses positions.
La quasi totalité des « commentateurs » d’extrême-gauche explique depuis plusieurs mois que Dieudonné, « c’est fini. » C’est le contraire qu’il faut considérer: ce n’est le début de la fin, mais la fin du début.
De plus en plus en France, l’idéologie petite-bourgeoise d’une ligne « entre capitalisme et socialisme », d’une « troisième voie », se développe. C’est tout à fait le sens de ce qu’a révélé la présence sur la liste du NPA d’une « féministe voilée » ou encore de la fascination pour Chavez, le Hezbollah, le Hamas, etc.
C’est la course à l’idéologie « révolutionnaire » qui ne soit surtout pas communiste. C’est une tendance qui veut la « révolution » mais surtout pas la science communiste; c’est le fascisme.
Le fascisme s’installe, prend ses positions. Face à cela, que vive l’étude des positions et analyses scientifiques du PCMLM, seule organisation révolutionnaire à se confronter à la réalité française!
26 fév, 2010
« La guerre, ce monstre qui fait s’entretuer les hommes, finira par être éliminée par le développement de la société humaine, et le sera même dans un avenir qui n’est pas lointain.
Mais pour supprimer la guerre, il n’y a qu’un seul moyen: opposer la guerre à la guerre, opposer la guerre révolutionnaire à la guerre contre-révolutionnaire, opposer la guerre nationale révolutionnaire à la guerre nationale contre-révolutionnaire, opposer la guerre révolutionnaire de classe à la guerre contre-révolutionnaire de classe. . .
Lorsque la société humaine en arrivera à la suppression des classes, à la suppression de l’État, il n’y aura plus de guerres — ni contre-tévolutionnaires, ni révolutionnaires, ni injustes, ni justes.
Ce sera l’ère de la paix perpétuelle pour l’humanité. En étudiant les lois de la guerre révolutionnaire, nous partons de l’aspiration à supprimer toutes les guerres; c’est en cela que réside la différence entre nous autres communistes et les représentants de toutes les classes exploiteuses. »
Mao Zedong, Problèmes stratégiques de la guerre révolutionnaire en Chine