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Fascisme et concurrence au sein de la bourgeoisie : schéma général de l’exemple turc

Pendant 623 ans, de 1299 à 1922, l’Empire ottoman a dominé une large zone géographique autour de la Turquie. Le développement du capitalisme dans les pays d’Europe, puis le passage à l’impérialisme, ainsi que les mouvements de libération nationale, ont amené son effondrement.

Cet effondrement a cela de particulier qu’il a transformé la bourgeoisie nationale en bourgeoisie bureaucratique, et que cette bourgeoisie bureaucratique a dû faire face à des contradictions liées à la situation du pays et à la situation internationale.

L’exemple turc est très intéressant pour bien distinguer les putschs existant comme expression de contradictions au sein des classes dominantes, des putschs organisés pour écraser la révolution.

1. Avant 1918

L’empire ottoman était dominé par le Sultan, les grands propriétaires terriens et le clergé. La base féodale a amené cet empire à se faire pénétrer de part en part par le capital européen.

Cela amena une révolte de la part de la bourgeoisie nationale, sous la forme du mouvement des « Jeunes Turcs ». Ce mouvement, dirigé notamment par Enver Pacha, représentait les intérêts de la bourgeoisie marchande turque, des officiers ainsi que d’une partie de l’aristocratie ; l’organisation qui représentait les intérêts de la bourgeoisie marchande était la Ittihat ve Terakki Cemiyeti (Société de l’Unité et du Progrès),

La révolte des « Jeunes Turcs », commencée en 1908, aboutit à leur prise du pouvoir en 1909, mais ne modifia pas la nature de l’Empire ottoman. Les « Jeunes Turcs » tentèrent de maintenir les frontières de l’Empire, et se firent aspirer par l’impérialisme allemand, transformant la bourgeoisie marchande en bourgeoisie bureaucratique à la solde de l’impérialisme allemand.

2. La défaite de 1918 et la « révolution » par en haut de Mustafa Kemal

La défaite de l’Allemagne amena l’effondrement complet de l’Empire ottoman. La bourgeoisie marchande, devenue bureaucratique, mena alors une nouvelle révolte, afin de prendre la tête du pays et de sauver son existence : une pénétration impérialiste totale du pays aurait amené son anéantissement.

Dans ce projet elle fut l’alliée des grands propriétaires terriens. Le caractère agraire de la Turquie faisait que la bourgeoisie marchande vendait surtout des produits agricoles, et les grands propriétaires terriens étaient leurs relais dans les campagnes. Les grands propriétaires terriens avaient ainsi également une activité usuraire et marchande.

La bourgeoisie marchande, bureaucratique, tenta alors à tout prix de trouver un terrain d’entente avec les puissances impérialistes, pour maintenir son existence.

Elle se rapprocha de l’URSS pour tenter de faire contre-poids dans le rapport de force, tout en liquidant à l’intérieur les communistes, notamment la direction du Parti Communiste de Turquie, dirigé par Mustafa Suphi.

Le projet réussit suffisamment pour qu’en 1923 soit fondée la République de Turquie, dirigée par le « Jeune Turc » Mustafa Kemal.

3. Naissance du kémalisme

La République de Turquie est un régime adapté aux besoins de la bourgeoisie marchande devenue bureaucratique sous l’influence tout d’abord des impérialismes français et britannique, puis de l’impérialisme allemand.

Le régime a donc les traits d’une république national-bourgeoise traditionnelle, étant issu du projet initial de la bourgeoisie marchande. Mais la transformation de celle-ci a modifié le contenu de sa république.

Les choses sont particulièrement claires quand on voit que les tâches démocratiques ont été très vite abandonnées. La bourgeoisie marchande a vite abandonné les principes de fédéralisme, de droit des minorités, et les « Jeunes Turcs » ont mis en avant au départ le pantouranisme (union de peuples turcophones) puis la construction d’une identité « turque », Mustafa Kemal devenant « Atatürk » (le « père turc »).

Ce nationalisme bourgeois devenu ultra-réactionnaire par la transformation de la bourgeoisie marchande en bourgeoisie bureaucratique a amené une politique ultra-agressive vis-à-vis des minorités grecque, kurde et arménienne.

C’est dans ces minorités que se trouvaient les éléments de la bourgeoisie bureaucratique de l’Empire ottoman, à la solde des puissances impérialistes.

La bourgeoisie marchande turque, devenue bureaucratique elle-même, a donc cherché à liquider à tout prix l’ancienne bourgeoisie bureaucratique, ce qui a amené le génocide arménien, le déplacement des populations grecques, les multiples massacre anti-kurdes (comme à Dersim en 1937, où périrent 60.000 Kurdes).

La langue turque fut alors mise en avant comme la source de toutes les langues du monde (la théorie Günes – Dil), et les slogans nationalistes devinrent les fondements de l’idéologie dominante : « Un Turc vaut un monde », « Heureux celui qui est turc », etc.

La Turquie reste également un pays semi-féodal : il n’y a pas de révolution agraire ; les grands propriétaires terriens ne se voient nullement inquiétés par le kémalisme.

4. Les contradictions au sein des classes dominantes turques

Le kémalisme développa très vite un capitalisme monopoliste d’État, donnant à la bourgeoisie marchande devenue bureaucratique de grands moyens pour contrôler toute la société. L’armée était une composante essentielle de ce capitalisme d’État, conséquence de son rôle historique dans la formation de l’État turc au moment de « l’indépendance ».

Mais la bourgeoisie bureaucratique désormais dominante, si elle avait liquidé l’ancienne bourgeoisie bureaucratique faisant partie des minorités nationales de l’Empire ottoman, n’avait pas complètement anéanti la bourgeoisie bureaucratique liée au sultanat et au clergé.

Cela produisit des tensions dans l’appareil d’État, notamment lorsque à partir de 1935 la Turquie bascula totalement dans l’orbite de l’Allemagne nazie. Le parti kémaliste, le Cumhuriyet Halk Partisi (parti républicain du peuple), exerçait une dictature toujours plus grande.

La bourgeoisie moyenne, qui soutenait totalement la bourgeoisie bureaucratique au pouvoir, passa dans le camp de l’ancienne bourgeoisie bureaucratique turque, qui fut alors aspirée par l’impérialisme US.

La défaite de l’Allemagne nazie renforça ce second camp, qui fonda en 1946 le Demokrat Parti (DP), parti démocratique, et triompha alors en 1950 sur le CHP.

En raison du caractère pro-Allemagne nazie du CHP, le DP qui s’y opposait avait prôné un large multipartisme, la démocratie. Pour cette raison, le Parti Communiste de Turquie fit l’erreur de le soutenir totalement, sans voir son caractère bourgeois bureaucratique.

Car le DP mena une politique extrêmement agressive, intégrant totalement la Turquie dans l’orbite américaine. Ce qui fait que c’est alors le CHP qui fit figure d’opposition « démocratique », alors que le DP était considéré désormais comme autoritaire.

Le DP tenta de réorganiser le régime, notamment en s’ouvrant largement à l’idéologie islamique, dont le pogrom d’Istanbul de 1955 est l’expression (l’écrasante majorité des 135.000 personnes grecques encore présentes quittèrent alors la Turquie).

Ce qui amena un putsch militaire en 1960, rétablissant l’hégémonie du CHP et la ligne jacobine du kémalisme. La Turquie était alors totalement intégrée dans les plans de l’impérialisme américain, étant du même type (et très proche) du Pakistan et de l’Iran.

5. Irruption de la lutte des classes et putschs militaires

Le masque des dominants étant tombé, la lutte des classes se développa en Turquie, cette fois de manière autonome par rapport aux institutions, avec la multiplication de groupes, d’organisations ainsi que de guérillas.

Ces progrès durent se confronter aux forces de répression, à la contre-guérilla et à l’extrême-droite, massive et soutenue ouvertement par l’État. Les attaques fascistes rien que pour l’année 1978 étant évaluées à au moins 3.000.

Les classes dominantes menèrent alors deux coups d’État pour combattre la révolution: le premier en 1971, avec deux années de loi martiale, et le second en 1980, avec trois années de loi martiale.

Malgré le retour à la démocratie, la Turquie reste un État fasciste, où les révolutionnaires sont pourchasséEs, torturéEs, emprisonnéEs, assassinéEs.

6. L’importance d’İbrahim Kaypakayya

Le principal théoricien de l’histoire de la Turquie moderne et de la compréhension du kémalisme comme fascisme est İbrahim Kaypakkaya (1949 – 1973).

Mort très jeune, il a néanmoins eu le temps de critiquer le révisionnisme à la lumière du maoïsme et de produire 4 œuvres théoriques donnant naissance au Parti Communiste de Turquie / Marxiste – Léniniste (TKP/ML) et à l’Armée Ouvrière et Paysanne de Libération de la Turquie (TIKKO).

Arrêté, torturé et assassiné par l’État fasciste turc, Kaypakkaya reste la figure principale de la révolution en Turquie, pays où les courants petit-bourgeois radicaux restent fascinés par le kémalisme (et considèrent que celui-ci a « trahi » à un moment).

Kaypakkaya, suivant les enseignements de Mao Zedong, a nié le caractère « national » du kémalisme et montré son caractère bureaucratique – compradore, au service de l’impérialisme.

Il a refusé toute soumission aux couleurs « nationales » et a rappelé qu’à notre époque, le drapeau de la révolution ne peut être que le drapeau rouge.

Sans cette juste compréhension, on bascule inévitablement dans le soutien aux forces « progressistes » portées soi-disant par la bourgeoisie moyenne, nationale ou la petite-bourgeoisie, alors qu’en réalité il s’agit de courants fascistes, simplement concurrents au sein de la bourgeoisie bureaucratique – compradore.

Catégorie: Antifascisme, International, Révolution



İbrahim Kaypakkaya Ölümsüzdür !

Catégorie: Communisme, International, Révolution



NPA : populisme petit-bourgeois jusqu’à l’acceptation de la logique ethno-différentialiste

Dans le climat malsain, terriblement malsain qui prédomine, que faut-il mettre en avant? La lutte des classes, en rejetant clairement le cadre que tente d’imposer l’idéologie dominante.

Ce n’est pas ce que fait le NPA, et c’est culturellement très lourd de conséquences. Ainsi, Olivier Besancenot, à l’occasion de la présentation des listes du NPA pour les élections régionales, a fait ce commentaire, entendu sur i>télé : « Ceux qui nous mettent dedans [...], ceux qui sont responsables des licenciements, ce ne sont pas des Hicham, des Mamadou, mais des actionnaires bien de chez nous » (la suite était coupée).

Cette phrase s’inscrit tellement dans l’air putréfié de la crise générale du capitalisme qu’elle ne provoquera aucune réaction.

Et pourtant. En apparence, cette phrase exprime un refus du racisme, mais le NPA défend ici une vision éminemment paternaliste envers les personnes d’origine étrangère, illustrée par le recours « sympa » aux prénoms ; paternalisme revenant dialectiquement à du racisme.

Pire, il y a l’acceptation des clichés dominants, des stéréotypes dominants.

Car ce qu’on a ici, c’est du Front National, mais inversé. Il y a la même vision du monde petite-bourgeoise, mais la critique porte sur les uns plutôt que sur les autres.

On dira: tant mieux, le NPA refuse le racisme. C’est vrai! Mais ce n’est qu’un aspect de la question.

L’autre aspect est que le NPA fait quelque chose qui relève du suicide, car sa logique, c’est partir de la vision du monde de la réaction (pour la contrer).

Or, la question ne se pose pas en les termes du Front National, même de manière « inversée. » On ne lutte pas contre le populisme en faisant du populisme!

On lutte contre le populisme avec une démarche scientifique.

Quel est le fond du problème? Que le NPA ne s’attaque pas à la bourgeoisie, en tant que classe, mais aux « riches », aux actionnaires, sous-entendu des grosses entreprises.

Le problème est que le NPA fait du populisme, bien évidemment différent du populisme d’extrême-droite, mais du populisme quand même. Car le NPA est un parti petit-bourgeois au service des couches sociales de petits commerçants et des petits patrons, des PME, de couches intellectuelles, de fonctionnaires, etc.

Il faut en effet comprendre que cette phrase n’a pas « échappé » à Olivier Besancenot, mais représente véritablement la ligne politique directrice du NPA.

Besancenot avait exprimé exactement les mêmes idées au mois de novembre 2009 : « Ceux qui sont responsables des plans de licenciement aujourd’hui ce ne sont pas des Hicham,  pas des Mamadou, c’est des actionnaires français, allemands. Moi la seule frontière que je reconnais c’est la frontière sociale entre les exploitants et les exploités », avait-il alors déclaré.

[AJOUT: Et il a encore utilisé la même expression ce lundi 8 février, sur BFM TV!]

La petite-bourgeoisie, dans sa vision du monde tend vers deux tendances son ennemi c’est soit les étrangers (qui viennent concurrencer son existence ou « nuire » à la stabilité du pays), soit les grands actionnaires (qui ruinent son existence).

Le NPA suit cet « anti-capitalisme » petit-bourgeois et c’est ce qui fait que les propos de Besancenot sur les Hicham et les Mamadou relèvent de l’ethno-différentialisme, et non de la lutte des classes.

L’extrême-droite, les identitaires auront beau jeu de pratiquer une démagogie populiste en disant que le NPA ne parle pas de la classe ouvrière, en rajoutant le mot français derrière le mot « ouvrière ».

Ce qui n’a d’ailleurs pas manqué, Marine Le Pen expliquant à ce sujet, au sujet du NPA et du PS, qu’ils «ont perdu la confiance du peuple de gauche et des classes populaires de gauche, ils ont perdu le vote des ouvriers, ils ont perdu le vote des petits employés. Ils se cherchent un électorat de substitution. »

Il ne faut pas tomber dans les pièges de la réaction.

Il faut donc refuser le populisme et souligner que la lutte contre le racisme est une composante du programme communiste, du programme de la classe ouvrière. Le PCMLM avait donc vu juste, depuis le début, sur la nature du NPA. Et tout récemment il était parlé, dans l’article « Populisme petit-bourgeois, ou le Parti de la science? », du caractère réactionnaire et ethno-différentialiste du mot « islamophobe » employé par Besancenot.

Aujourd’hui, la situation est claire, incontestable : face à une extrême-gauche incapable de s’extirper  du capitalisme et qui se vautre dans le populisme et le chauvinisme pour mieux servir la contre-révolution, seul le PCMLM ose la bataille culturelle, la rupture sans compromission avec le capitalisme, seul le PCMLM brandit le drapeau rouge de la révolution!

Ce n’est qu’en assument intégralement le programme communiste, avec une démarche scientifique, qu’on peut faire de la politique révolutionnaire, politique qui ne tombe pas dans les pièges posés par la société bourgeoise en décadence totale!

Catégorie: France, Social-démocratie



Procès des Contis : les victoires de la classe ouvrière passent par le rapport de force!

Vendredi, les six ouvriers de Continental à Clairoix (Oise), accusés d’avoir dégradé la sous-préfecture de Compiègne, n’ont pas été condamnés en appel à des peines de prison avec sursis, comme en première instance.

Le syndicaliste CGT Xavier Mathieu a aussitôt annoncé « une victoire pour le monde ouvrier », « C’est la fierté de la classe ouvrière qui a été relaxée » a-t-il également déclaré.

Est-ce vrai?

Une chose est de considérer le soulagement individuel (et tout relatif) des personnes accusées à l’énoncé du verdict car les six ouvriers de Continental ont bien été reconnus coupables de « dégradation de bien destiné à l’utilité publique » et condamnés à de lourdes amendes (2000 à 4000 euros) et devraient même être poursuivis pour le paiement de dommages et intérêts, une fois que l’Etat aura évalué les dégâts.

Et une autre chose est de dire que la classe ouvrière a remporté une victoire sur le terrain de la justice bourgeoise.

Nier que des batailles puissent être relativement gagnées dans un procès serait totalement faux, car le procès est décidé par le rapport de forces dans la lutte des classes. Mais là, cela a plutôt été le profil bas qui a été mis en avant quand on sait quelle a été la ligne de défense (voir ici un compte-rendu assez détaillé du procès, et là celui du procès en première instance).

Cette ligne de défense a consisté à mettre en avant des regrets, des actes non prémédités, voire une négation complète de ce qui s’est passé (alors que le tout était filmé et que l’avocat général n’a pas raté de montrer les images, se permettant même un « Ça se voit pourtant à l’écran. Pour une fois qu’on a des images aussi nettes… merci TF1 ! »).

La bourgeoisie a réussi à tout faire passer pour un psychodrame, à empêcher la question politique de s’affirmer.

Il ne s’agit donc pas vraiment d’une victoire. On doit plutôt parler de compromis. La classe ouvrière ne peut rien recevoir de la bourgeoisie, à moins d’avoir un rapport de force qui se soit construit.

Est-ce le cas? En partie, mais les choses ne sont pas allées jusqu’au bout. Le drapeau rouge n’a pas été levé. D’où le résultat du procès, qu’il n’est pas possible d’appeler une victoire pour la classe ouvrière.

Ce qu’on a ici, c’est une tactique de la bourgeoisie, qui tente de se présenter comme « compréhensible », et finalement clémente de manière paternaliste, jouant cette carte de la « clémence » pour mieux affermir sa domination et récolter l’approbation obéissante de la sociale-démocratie : « C’est vraiment une victoire des travailleurs » (Laguiller), « [l'absence de peine de prisons] fait chaud au coeur » (Besancenot), « la lutte paie » (Buffet).

La colère a été là, mais pas la rage; la protestation a été là, mais cela n’a pas cogné. Or, ce dont nous avons besoin c’est de la rupture sans compromission avec l’ordre capitaliste que la justice bourgeoise voudrait forcer à respecter.

Seule cette rupture permet la reconquête de la dignité des prolétaires et surtout, la victoire! La dictature du prolétariat fera taire l’arrogance de la bourgeoisie qui s’imagine  toute-puissante et magnanime! Le drapeau est rouge avec le PCMLM!

Catégorie: France, Social-démocratie



Encore une fois à propos de la LCR

Le NPA ne cesse de se contorsionner, y compris avec lui-même, au sujet de sa candidate étudiante en gestion « féministe » et voilée, et comme nous l’avons dit c’est une certaine extrême-gauche qui se meurt; aussi voici une série de liens vers des documents permettant de bien comprendre les enjeux culturels et idéologiques.

C’est un excellent exemple de social-démocratie et de sa problématique: comment être réformiste tout en apparaissant « révolutionnaire »? Comment conserver son image « de très à gauche » alors qu’on est ancré dans le légalisme, le réformisme, le syndicalisme?

1.Le film « Mourir à 30 ans. » Il est incontournable pour comprendre ce qu’est la LCR, et comment elle a abandonné sa culture « gauchiste » des années 1960. Ici un extrait mythique des images de la grande bagarre antifasciste de 1973, qui a marqué la transformation en la LCR version « aile gauche de la social-démocratie. »

2.Le texte de Gérard Filoche au moment de la mort de Daniel Bensaïd (voir aussi les commentaires). C’est la seule fois où quelqu’un a « osé » exprimer un point de vue « critique » sur Bensaïd décédé, dans le camp social-démocrate / trotskyste.

Filoche était historiquement un opposant à la ligne de Bensaïd, et n’a donc pas eu de mal à rappeler la vérité sur la figure historique qu’a été Bensaïd, cadre très important du trotskysme.

3.Les condoléances du FPLP au NPA à la mort de Daniel Bensaïd (voir ici un article en arabe sur le site du FPLP, avec la photo de Bensaïd), ou encore l’intervention chaleureuse du représentant du FPLP au congrès de fondation du NPA .

Pourquoi s’y intéresser?

Il faut bien comprendre que la LCR était une des principales composantes de la IVème Internationale trotskyste, et que cette Internationale avait et a une influence très grande.

Contrairement aux autres tendances trotskystes, le courant de la IVème Internationale (historiquement porté par Michel Pablo et Pierre Frank) « soutenait » plein de mouvements « staliniens » considérés comme « trotskystes, mais sans le savoir. »

Ce qui amenait les gens de ce courant à scander « Ho Ho Ho Chi Minh, Che Che Che Guevara » sans aucunement être d’accord avec ces deux figures révolutionnaires.

De la même manière, la LCR française a pu mettre en avant les Black Panthers, ou encore le FPLP, sur qui par contre elle a eu un vrai impact.

Si le FPLP est la principale organisation révolutionnaire en Palestine, il n’en est pas moins que sa ligne n’est plus celle des années 1970 (voir ces documents dans nos archives internationales à la section Palestine, et une présentation critique de la ligne du FPLP).

Le FPLP a été influencé par la IVème Internationale trotskyste, dont la LCR française était une très importante composante. D’où les « salutations » et « l’admiration » exprimée au congrès du NPA par le représentant du FPLP (au nom de toutes les structures du FPLP).

4.Ceux qui s’imagineraient que les trotskystes ne sont pas des gens ultra-organisés doivent se remettre en cause, et c’est facile rien qu’en voyant ces trois liens:

-le site de l’association RADAR, fournissant les archives historiques en ligne des organisations ancêtres du NPA et de la LCR

- le site Europe Solidaire, centre intellectuel trotskystes

- l’Institut International de Recherche et de Formation, qui comme nous l’avions déjà dit est reconnu en Belgique comme association scientifique internationale par décret royal du 11 juin 1981 (sic), et dispose désormais de grands locaux à Amsterdam.

Comme nous l’avons affirmé, le NPA est dans le droit prolongement de la LCR, le NPA est un organisme façonné de bout en bout par la IVème Internationale trotskyste, pour former une nouvelle social-démocratie.

Catégorie: Social-démocratie



Que vive la culture d’avant-garde, pour révolutionner les consciences!

Nous avions dit que la victoire du « non » au référendum sur la constitution européenne marquait la fin de l’altermondialisme et de son idéologie « rebelle. »

Sans doute peut-on dire aujourd’hui: le « choc » de la présence d’une femme voilée sur une liste électorale du NPA marque la fin d’une certaine extrême-gauche, qui a abandonné son identité.

Si justement Contre-Informations n’a cessé de rassembler toute une série de documents du passé, c’est à l’opposé pour préserver la mémoire, la tradition révolutionnaire.

Du FPLP à Ho Chi Minh, du Petit Livre Rouge des écoliers et lycéens (qui traitent de la sexualité, des drogues…) à la RAF, des Brigades Rouges à la Gauche Prolétarienne… Contre-Informations a établi une base de documents permettant de ne pas céder à l’idéologie social-démocrate.

Au début des années 1990, le simple fait de parler d’Action Directe équivalait à une mort politique dans un environnement totalement acquis au principe d’être l’aile gauche de la social-démocratie. Il fallait débloquer la situation, et cette base de documents est un aspect de cette lutte, c’est le fruit d’un combat opiniâtre qui commence dans ces années-là, pour reconstruire le patrimoine révolutionnaire.

Mais reconstruire et défendre le patrimoine ne suffit pas, encore faut-il être absolument modernes. Voilà pourquoi depuis quelques temps (en gros depuis la remise à jour de Contre-Informations comme vrai journal sur le web), la ligne est de développer les analyses concrètes sur la France capitaliste.

A l’extrême-gauche, l’écologie n’est abordée de manière systématique que par le PCMLM. Cela exprime très clairement le fond de la question telle que nous la posons. Et telle que nous voulons la résoudre.

Le PCMLM navigue à contre-courant de l’extrême-gauche en train de se diluer culturellement, idéologiquement, politiquement.

Aux  élections municipales de 2008 par exemple, Lutte Ouvrière d’Arlette Laguiller a uni ses forces avec la social-démocratie, PS et P « C » F, une chose impensable normalement dans sa tradition. C’est un pas en avant dans le suicide.

Pour les élections de mars 2010, il y a déjà un large suivisme en faveur du Front de Gauche, de la part de la Coordination Communiste (issu du P « C » F en 2000) dans le Nord comme du PCOF (le parti historique du courant pro-albanais, existant depuis les années 1970). Là aussi c’est un suicide sur le plan culturel.

Et ne parlons pas du mouvement anarchiste, qui a totalement basculé dans l’anarcho-syndicalisme, lui-même tombé dans l’orbite de la culture du type NPA. Là aussi, le suicide!

Car avec la crise générale du capitalisme, c’est un suicide que l’incapacité à maintenir une proposition à la classe ouvrière d’un chemin autonome par rapport aux institutions.

Seule la classe ouvrière est authentiquement révolutionnaire, et fournit l’énergie à l’avant-garde pour exister. Se couper de la classe ouvrière c’est sombrer dans la décadence.

C’est cela qui arrive de manière ouverte au NPA, en particulier, avec la mise en avant d’une candidate étudiante en gestion « féministe » et voilée, mais cela a une dimension dramatique, en général.

Pourquoi?

Parce que ce que l’on voit, c’est que la culture d’extrême-gauche disparaît, happée par la social-démocratie, alors que l’extrême-droite de son côté met en avant une culture « nouvelle », « radicale », « révolutionnaire », etc.

On peut même dire que plus l’extrême-gauche recule dans ses fondamentaux, plus l’extrême-droite met en avant ces mêmes fondamentaux mais de manière évidemment évidée de leur sens.

Pire, plus l’extrême-gauche perd ses points de repère et se réfugie dans des postures, en se cachant derrière des figures internationales (Cuba, Corée du Nord, Bolivie, Venezuela, Népal, etc.), plus l’extrême-droite de son côté se présente comme la seule à parler des « problèmes du quotidien » en France.

Voilà une situation terrible, qui nécessite des réponses claires, et pour cela la dimension culturelle de la lutte des classes doit impérativement être comprise. Pour donner des exemples à la fois concrets et imagés: la bourgeoisie a le caviar des restaurants chics, les fascistes ont le jambon beurre du café tabac traditionnel, les syndicalistes ont les merguez des manifestations.

Et tous ont le style de vie qui va avec. Un style de vie qu’il faut rejeter, sans quoi on tombe dans le populisme, dans le mode de vie petit-bourgeois, voire carrément dans la bourgeoisie elle-même.

Mao Zedong a enseigné que « Nous autres communistes, nous sommes comme les semences et le peuple est comme le sol. Où que nous allions, nous devons nous unir avec le peuple, prendre racine et fleurir au milieu du peuple. » (Sur les négociations de Tchongking)

Il faut avoir confiance dans l’idéologie communiste, dans la culture communiste, dans le travail d’avant-garde.

Il faut oser lutter et oser vaincre, sans compromis aucun dans la mise en avant de la démarche communiste.

Ceux qui nient cette réalité sont inévitablement happés par la social-démocratie, par les démarches de type pragmatique-machiavélique, comme le NPA avec l’étudiante en gestion candidate « féministe » et voilée.

Catégorie: France, Révolution



Renverser les valeurs de la société

Catégorie: Ecologie



Pour s’y retrouver: utiliser systématiquement le concept de Triple Oppression!

Aujourd’hui, avec la crise générale du capitalisme, les principes s’effondrent.

La bourgeoisie française sombre dans la décadence la plus complète, entraînant avec elle tout ce qu’elle peut, dans une orgie de relativisme, de nihilisme, de mort.

Face à cela, il faut lever le drapeau du PCMLM, le drapeau de la classe ouvrière, le drapeau de la science, le drapeau du communisme!

Car pour ne pas céder, pour rester inébranlable, il faut utiliser le concept de triple oppression. Racisme, sexisme, capitalisme: voilà ce qui constitue la base idéologique de la domination du mode de production capitaliste.

Être révolutionnaire aujourd’hui, c’est révolutionner sa propre vie, c’est participer aux luttes de classe pour renverser le mode de production capitaliste, contre le capitalisme, contre le sexisme, contre le racisme!

Être révolutionnaire, c’est voir que n’est pas révolutionnaire toute personne, toute pratique, toute théorie qui nie, accepte ou prend la défense d’un des trois fondements de la triple oppression.

Car le capitalisme, le racisme, le sexisme sont des hiérarchies qui se nourrissent l’une l’autre; ne pas attaquer une oppression, c’est à moyen et long terme renforcer l’ensemble!

Chaque jour nous sommes confrontéEs à ce genre de situation, qui exige une réponse scientifique, ferme.

Une personne veut lutter contre le capitalisme, s’affirme anti-raciste, mais rejette la libération complète de la femme, ou bien considère que le féminisme est d’une importance secondaire?

C’est non! Car l’oppression de la femme est historiquement une étape patriarcale qui a donné naissance au capitalisme; l’oppression de la femme implique la division du travail, la domination, l’exploitation.

Une personne combat le capitalisme, rejette le sexisme, mais refuse de se confronter au racisme?

C’est non! Car le racisme est le fruit de la domination impérialiste sur les pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine; ne pas combattre le racisme, c’est rentrer dans le jeu du capitalisme à l’échelle mondiale.

Une personne se dit contre le racisme et le sexisme, mais ne s’intéresse pas au capitalisme?

C’est non! Car le sexisme et le racisme existent en raison de la base matérielle, qui est le mode de production capitaliste. L’exploitation génère systématiquement la division.

Une personne se dit révolutionnaire, mais a un mépris le plus général et le plus profond pour l’écologie et les animaux?

C’est non! Car les valeurs de destruction, de hiérarchie et de domination sont une composante essentielle de l’idéologie d’exploitation et d’oppression.

Voilà l’intérêt du concept de triple oppression, car il s’agit d’être strict, catégorique, inébranlable, scientifique. D’aucuns parleront de « purisme », mais une telle accusation a comme origine le libéralisme, le nihilisme, le relativisme.

A notre époque, notre identité doit avoir une dimension qui est celle de la révolution mondiale; aucun compromis ne doit être fait avec les valeurs réactionnaires.

Il faut savoir rejeter le populisme, le pragmatisme, l’opportunisme. Il faut construire son identité nouvelle, son éthique nouvelle, sa pratique nouvelle, sa culture nouvelle: pour le communisme!

Catégorie: Culture, Ecologie, France, Féminisme, Révolution



Les policiers municipaux manifestent…

Hier, des policiers municipaux ont manifesté dans plusieurs villes de France pour réclamer un alignement de leurs salaires sur ceux de la police nationale.

A l’heure actuelle, les policiers municipaux gagnent environ 1200 euros en début de carrière pour arriver à 2000 euros au dernier échelon d’avancement… ce qui est déjà bien assez pour promener leur attitude de cow-boy, étaler leur arrogance et  recourir à des humiliations gratuites qui leur donnent une impression de pouvoir.

Les flics municipaux sont en effet bien connus pour faire du zèle et se donner des airs supérieurs.

Cette attitude correspond d’ailleurs aux valeurs dominantes du capitalisme, comme la volonté de domination ou l’attitude martiale, imprégnées de patriarcat.

Ces paroles de policiers municipaux de Seine-Saint-Denis révèlent bien l’étendu de la culture patriarcale et la fascination pour la brutalité armée : « Sortir sans arme, pour nous, c’est comme sortir sans pantalon » ; « Pour ça [les armes] dans le 93, on a de la chance. A Aulnay-sous-bois, on est super bien équipés. Gilet pare-balle, menottes, flash ball,  tonfa (bâton de défense), bombe lacrymo, et même un Smith Wesson (revolver). »

La police municipale est une milice locale dont la bourgeoisie tente sans arrêt de défendre la légitimité pour faire respecter l’ordre né des lois bourgeoises.

Et c’est justement cet ordre injuste du capitalisme que les masses veulent abattre!

La police, nationale et municipale, est donc une cible justifiée de la colère des masses, car les policiers sont aux ordres de la bourgeoisie. Ils représentent un rempart du capitalisme à démolir!

La délinquance et la criminalité sont des conséquences de l’ordre criminel du capitalisme que la révolution socialiste anéantira!

Catégorie: France, Féminisme



PCMLM, le centre communiste en France!

Catégorie: Communisme, France



Populisme petit-bourgeois, ou le Parti de la science?

Au lendemain de la victoire du « non » au référendum sur la constitution européenne, nous avions dit que c’était la fin de l’altermondialisme.

Le faits ont parlé d’eux-mêmes: l’altermondialisme, en tant que culture de la contestation, a disparu. Il reste des démarches, toutes populistes, toutes petites-bourgeoises, toutes infestées d’opinions réactionnaires, dont les traits généraux sont:

- volonté de retour en arrière à la petite production;

- utilisation pragmatique de l’anti-sionisme (sans rapport avec la Palestine) comme imagerie anti-capitaliste;

- négation de plus en plus complète de l’importance de la question féministe;

- « oubli » des revendications démocratiques des gays et des lesbiennes;

- refus d’assumer la moindre position par rapport aux animaux et l’écologie radicale;

- rejet de toute analyse de type scientifique.

C’est exactement en ce sens qu’il faut comprendre le « coup médiatique » du NPA de placer sur ses listes une étudiante en… gestion, qui porte le voile et qui est présentée comme féministe.

Et c’est d’autant plus un coup que dans cette région, il y a une liste électorale d’extrême-droite, la ligue du sud, soutenu par le bloc identitaire.

Rappelons ici quelque chose de très important, un point essentiel de l’idéologie marxiste – léniniste – maoïste.

Lorsque les impérialistes se sont appropriés l’ensemble des pays du monde, par le colonialisme, ils ont donné naissance à une bourgeoisie bureaucratique à son service.

Les anciens dominants, composés notamment du clergé et des grands propriétaires terriens, ont alors mis en avant le fondamentalisme religieux.

Ce fondamentalisme se présente comme communautaire, anti-capitaliste, voire carrément comme socialiste, afin de profiter d’une base de masse dans sa lutte concurrentielle avec la bourgeoisie bureaucratique.

C’est en ce sens qu’il faut comprendre la vague islamique du 20ème siècle, qui est moderne et dont les cadres sont imprégnés d’idées et de conceptions nées dans les pays capitalistes européens du 19ème siècle.

Le fondateur du Pakistan, par exemple, Muhammad Ali Jinnah, était considéré comme l’homme le mieux habillé du monde (c’est-à-dire conformément au point de vue des tailleurs anglais). Il ne parlait même pas l’ourdou, langue qu’il a imposé comme langue officielle au Pakistan, et d’ailleurs le mot et le concept de Pakistan ont été inventé par des étudiants indiens en Angleterre…

De la même manière, il saute aux yeux aujourd’hui que Georges Bush avait besoin de Ben Laden, tout comme le second avait besoin du premier.

Tout comme aujourd’hui il n’y a pas Sarkozy sans les « Indigènes de la république », et inversement.

L’impérialisme en s’imposant a donné naissance à des idéologies néo-féodales, ces dernières nourrissant ensuite l’impérialisme.

Il y a d’un côté l’impérialisme comme prétendue force motrice du « progrès » matériel, social et au niveau des droits de l’homme, et de l’autre le fondamentalisme comme prétendue force « authentique », anticapitaliste et spirituelle.

Cette fausse alternative doit être totalement rejetée. Le choix du NPA de mettre en avant une étudiante en gestion qui porte le voile et qui est présentée comme « féministe » est dans ce cadre une très lourde erreur, et montre une incompréhension totale de la situation mondiale.

En fait, le choix du NPA est dans le prolongement de l’invitation du théologien musulman Tariq Ramadan à des initiatives de gauche et d’extrême-gauche, mais également de la position de l’ex-LCR.

Position de l’ex-LCR qui était exactement le contraire: la loi contre le foulard à l’école est partie de la protestation de professeurs de lycée qui étaient trotskystes, dont un haut responsable de la LCR.

Mais dans ce schéma, soit on part dans un sens, soit dans l’autre.

Là où il n’y a pas la science, là où il n’y a pas le Parti, on ne peut que choisir entre Charybde et Scylla, entre deux fausses alternatives proposées par l’impérialisme.

Il faut voir ici l’importance du mot « islamophobe », terme ultra-réactionnaire visant à nier le racisme anti-arabe, la nécessité de l’affirmation de droits pour la minorité nationale arabe, tout cela pour mettre au centre du débat la religion musulmane.

Le terme d’ « islamophobe » convient parfaitement aux fondamentalistes et aux ethno-différentialistes, qui considèrent que chaque ethnie aurait sa « particularité », que les arabes seraient « par nature » musulmans.

Voilà pourquoi il faut accorder une grande attention aux points suivants:

- nous avons besoin de la science, de l’économie politique, afin de comprendre le monde. Le PCMLM assume cette tâche. Il est du devoir de chaque révolutionnaire de se former!

- le populisme nie la science, tout comme il nie le Parti. Il ne s’intéresse qu’à une critique « ultra-radicale », abstraite, totalement coupée de la réalité française.

- il n’y a qu’un drapeau, le drapeau rouge de la classe ouvrière; aucun compromis ne doit être fait avec les idéologies nationalistes, petites-bourgeoises, féodales, religieuses etc.

- il n’y a pas de « vie privée » coupée de la politique; chaque révolutionnaire doit vivre conformément aux valeurs de la culture communiste.

- l’actualité caractérisant notre époque en France, c’est la révolution socialiste: toute autre considération doit être rejetée comme affaiblissant le camp de la révolution.

Catégorie: Contre-révolution, France, Social-démocratie



Documents du Parti Communiste

Le PCMLM assume le patrimoine communiste, depuis la fondation du Parti Communiste en France en 1920 jusqu’à la mort de Staline en 1953.

C’est pour cette raison que seul Contre-Informations donne accès à de nombreux documents historiques du Parti Communiste.

Et une telle chose est très révélatrice!

Le PCMLM se refuse au pragmatisme voulant que l’on se conforme à la réalité française légaliste et syndicaliste, tout comme il se refuse au gauchisme échafaudant des constructions intellectuelles abstraites totalement coupées de la réalité française.

Le PCMLM est ancré dans la réalité française, tout en assumant la ligne révolutionnaire; son objectif est la révolution socialiste en France. L’expérience du Parti Communiste né en 1920, et devenu révisionniste à la mort de Staline, est connue et mise en avant. Les documents antifascistes notamment, dans l’élan à la base qui donnera naissance au Front Populaire, sont d’une grande valeur, et font partie de notre patrimoine!

Pareillement à ces textes du passé, les documents actuels de la section culture permettent une juste compréhension de l’idéologie dominante en France, tout comme ceux de la section Crise, fascisme et guerre traitent de la réalité française.

Le PCMLM est le centre pour la construction du Parti Communiste de notre époque, en France, aujourd’hui!

Rejoins le Parti de la science, qui analyse la société française, qui lutte contre les valeurs national-bourgeoises françaises!

Que vive l’étude de l’expérience du Parti Communiste en France, pour assumer la ligne révolutionnaire contre le révisionnisme, pour le PCMLM!

Collectif: petite histoire du Parti Communiste français

Collectif: Histoire complète du Parti Communiste

Paul Vaillant-Couturier : Le retour de Salamine (1918 – pdf)

Collectif: Histoire du Parti Communiste français

Thèses sur l’indigénat (1924 – pdf)

Comment le fascisme opère dans les régions de Lille, Roubaix, Tourcoing (1925 – pdf)

Statuts de la fédération CGTU de l’enseignement (1925 – pdf)

Le Parti Communiste et la question coloniale (1925 – pdf)

Léon Bourgeois et le solidarisme (1925 – pdf)

Les fractions communistes (1926 – pdf)

Le fascisme en France (1926 – pdf)

Le Parti communiste et le mouvement sportif (1926 – pdf)

Le PC et le mouvement sportif (1926 – pdf)

Contre la droite française [du PC] (1926 – pdf)

La crise de la petite bourgeoisie et l’hégémonie du prolétariat (1926 – pdf)

Quelques éclaircissements sur l’organisation par cellules (1926 – pdf)

Jauressisme et léninisme (1926 – pdf)

Pourquoi luttons-nous contre la rationalisation capitaliste ? (1926 – pdf)

Réagissons contre la répression (1927 – pdf)

Répression et organisation (1928 – pdf)

La vérité trotskyste (1929 – pdf)

Social-impérialisme et social-fascisme (1930 – pdf)

Le centenaire de Hegel (1931 – pdf)

Darwinisme et lutte de classes (1932 – pdf)

Il faut vaincre la peur des masses ! (1932 – pdf)

Contre la xénophobie (1932 – pdf)

Deux mondes sur le front culturel (1932 – pdf)

Spinoza et le marxisme (1932 – pdf)

De la Commune de Canton à la Chine soviétique (1932 – pdf)

Contre le gouvernement Tardieu, contre le fascisme (1934 – pdf)

Sur l’autodéfense prolétarienne (1934 – pdf)

Comment s’y prendre? (1934 – pdf)

Les paroles et les actes de M. Marceau Pivert (1934 – pdf)

La région du Nord et la contre-offensive prolétarienne (1934 – pdf)

Pour l’unité d’action antifasciste (1934 – pdf)

Éducation et formation des cadres (1934 – pdf)

Les enseignements de l’insurrection autrichienne (1934 – pdf)

Le travail de masse du Parti et la préparation à l’illégalité (1934 – pdf)

La révolte de la mer Noire (1934 – pdf)

Grandeur et décadence du Parti « néo » (1934 – pdf)

Feu contre l’opportunisme (1934 – pdf)

L’affaire Dreyfus et le socialisme français (1934 – pdf)

La lutte pour l’unité de la jeunesse (1934 – pdf)

Le syndicalisme chrétien dans la région du Nord (1932 – pdf)

Salut au meilleur disciple de Lénine (1935 – pdf)

Henri Barbusse : Un monde nouveau vu à travers un homme (1935-doc)

Les enseignements de la guerre civile en Espagne (1935 – pdf)

Anniversaire des journées de février 1934 (1935 – pdf)

La campagne contre les ouvriers immigrés (1935 – pdf)

La question des cadres dans notre Parti (1935 – pdf)

Faisons mieux connaître l’oeuvre de nos municipalités communistes (1935 – pdf)

Pour la paix, pour la Révolution (1935 – pdf)

La M.O.I. polonaise et les luttes des mineurs (1935 – pdf)

Résolution pour l’unité de la classe ouvrière et le développement du Front populaire (1935 – pdf)

Le Congrès international des écrivains pour la défense de la culture (1935 – pdf)

Vive l’Internationale communiste ! (1935 – pdf)

Les armements des ligues fascistes (1935 – pdf)

Le Secours rouge et l’union dans la solidarité (1935 – pdf)

Les discussions sur le problème du Parti unique (1936 – pdf)

Notre Parti (1936 – pdf)

La presse fasciste en France (1936 – pdf)

Les origines et la formation du mouvement syndical français (1936 – pdf)

Le fascisme et sa démagogie nationale et sociale (1936 – pdf)

De La Rocque copie Hitler (1936 – pdf)

Parti nouveau, problèmes nouveaux (1936 – pdf)

La vie de nos cellules (1936 – pdf)

Un exemple de création de cadres (1936 – pdf)

Pour un plan d’éducation dans chaque région (1936 – pdf)

L’important problème des classes moyennes (1936 – pdf)

Gabriel Péri : Déclaration du 4 septembre 1936

Le trotskisme-terroriste au service du fascisme (1936 – pdf)

A propos du procès de la Maffia des terroristes-trotskistes (1936 – pdf)

Le complot fasciste en France (1936 – pdf)

Les CAHIERS DU BOLCHEVISME, arme indispensable aux communistes (1936 – pdf)

Les femmes dans le Parti communiste (1937 – pdf)

La terrible nuit de Clichy dicte au Front populaire son devoir immédiat (1937 – pdf)

Un appel du Parti Communiste pour les funérailles des victimes de Clichy (1937 – pdf)

Pour la paix! Pour la dissolution des ligues! Pour la retraite aux «vieux» (pdf)

Pour réaliser le programme. L’union du Front populaire doit être sauvegardée (1937 – pdf)

Le sang a coulé! ( 1937 – pdf)

1er Mai 1937 ( 1937 – pdf)

Le bilan du Groupe Parlementaire Communiste en faveur des classes moyennes (1937 – pdf)

Le IXè Congrès National des Jeunesses Communistes de France (1937 – pdf)

Gabriel Péri : Munich, quelques heures avant la capitulation (1938)

Georges Politzer : La philosophie des lumières et la pensée moderne (1939)

Lette ouverte d’André Marty à Léon Blum (1939-pdf)

Guingouin : appel à la lutte, adressé aux militants (1940-pdf)

Mettons en échec les plans répressifs de l’ennemi, assurons l’inviolabilité du Parti (1941)

Georges Politzer : Révolution et contre-révolution au XXe siècle (1941)

Georges Politzer : L’obscurantisme au vingtième siècle (1941)

Louis Aragon : Le témoin des martyrs (1941)

Gabriel Péri : Non le nazisme n’est pas le socialisme (1941)

Lettre aux intellectuels communistes sur la sécurité (1942-pdf)

Jacques Duclos: rapport au CC (1944 – pdf)

Georges Politzer : Principes élémentaires de philosophie (word)

Georges Politzer : Principes fondamentaux de philosophie (word)

André Marty : à la mémoire de Pierre Sémard

André Roustan: Etre communiste dans les camps fascistes (pdf)

André Marty : Le PCF né et forgé dans la lutte contre la guerre (pdf)

Louis Aragon: poèmes sur Gabriel Péri

Joliot Curie : Les sciences en URSS (1944)

Jacques Duclos : Discours au 11ème congrès (1947-pdf)

Fernand Grenier : Au pays de Staline (1949-doc)

Gaston Monmousseau : Critique et autocritique (1949)

Communiqué commun CGT-FDGB (1950)

Cahiers du communisme : La Yougoslavie de Tito dans le camp impérialiste (1950-doc)

Economie et politique : L’intensification du travail en France (1955)

Catégorie: France, Révolution



Le logement est une question révolutionnaire!

La fondation Abbé Pierre a rendu son rapport annuel sur la situation du logement en France où il apparaît que 3,5 millions de personnes sont non logées ou très mal logées, dont 100 000 SDF, 100 000 vivant à l’année en camping ou mobil-home, etc.

Pour combattre cette situation, la fondation Abbé Pierre préconise de se tourner vers l’État et toute sa machinerie administrative faite de PLS, PLAI, PLU, PLH, IRL,EPCI, etc.

L’Etat bourgeois génère ainsi tout un amas structurel incompréhensible pour laisser entendre qu’il existe des solutions dans les rouages de son administration et qu’il suffit de faire les « démarches nécessaires ».

Les prolétaires, quand ils ne sont pas découragés d’avance, passent une bonne partie de leurs temps à effectuer ces démarches auprès de l’administration bourgeoise et à attendre, souvent en vain, une réponse…

La vie dans le capitalisme ressemble à un parcours du combattant où tout est rendu archi compliqué par la multitude d’organismes et de sigles en tout genre qui ne représentent qu’une énorme bureaucratie destinée à perpétuer l’état d’oppression deu capitalisme.

Les prolétaires n’ont pas à se perdre dans ce labyrinthe de la bureaucratie bourgeoise qui leur est imposé.

En vérité, il n’y a qu’une chose à comprendre, c’est que le capitalisme sert les intérêts des propriétaires bourgeois et des spéculteurs immobiliers mafieux.

La fondation Abbé Pierre, en tant qu’institution religieuse, se croit au-dessus de la lutte de classes et se contente de renvoyer les masses vers l’État, l’instrument au service des classes exploiteuses.

Les masses n’ont pas d’autres perspectives que la révolution socialiste qui abattra impitoyablement l’exploitation bourgeoise et son État!

Soulevons le problème de la propriété privée, en proposant la seule réponse: la révolution socialiste!

Catégorie: France, Révolution



Pas de Marx, sans Engels !

Catégorie: Communisme, Révolution



« Cette tendance va jusqu’à justifier la violence contre les hommes au nom de la libération de la femme »…

Rimbaud l’avait expliqué: « Il faut être absolument moderne. » Ce qui est logique quand on assume la lutte du nouveau contre l’ancien. Ce n’est pas pour rien que Contre-Informations est un site tout aussi lu que quasiment jamais mis en lien. Il y a quelque chose de trop nouveau, et donc de trop dangereux…

En attendant que l’histoire juge, voici un très intéressant petit passage nous concernant, tiré du site d’un membre du P « C » F (attention le site est très complaisant avec le patriotisme, pour ne pas dire plus), et formant finalement une excellente synthèse de ce que les gens appartenant au passé peuvent penser de nous. Avec, toujours, ce dernier petit passage visant à se rassurer soi-même quant au fait que nous sommes encore faibles.

Faibles, car nouveau, cela est vrai, mais le nouveau grandit, alors que l’ancien disparaît…

« Je ne sais pas si je devrais faire de la publicité pour ce site. Mais il montre à quel point le maoïsme est une maladie mentale. Il reprend ce qu’il y a de pire dans le marxisme, à savoir la négation de l’individu, puisque seules les classes existent (et la classe ouvrière par ci, la bourgeoisie par là, etc…).

Adaptée au féminisme et à l’animalisme, cette tendance va jusqu’à justifier la violence contre les hommes au nom de la libération de la femme, considère la consommation de viande comme réactionnaire (ce qui devrait les fâcher avec un grand nombre d’ouvriers)…

Mais peu importe, car de toute façon, leur parti (le PCMLM) est toujours, quoi qu’il arrive, le parti de la classe ouvrière, de la science, etc…la principale question que je me pose à leur sujet est : combien sont-ils ? Trois ? Deux ? Un ?… »

Catégorie: France, Social-démocratie



Fascisme et concurrence au sein de la bourgeoisie : schéma général de l’exemple allemand

L’attention qu’il faut porter en France à la concurrence au sein des fractions de la bourgeoisie est d’un intérêt certain pour la révolution.

Les mouvements de la contre-révolution, la progression du fascisme, puisent leur source dans les mouvements de fond de l’infrastructure de la société capitaliste ; l’antifascisme, pour être concret, doit comprendre les tendances générales de l’époque, et voir comment le fascisme tente de grandir.

L’exemple allemand apporte beaucoup de leçons ; il aide à comprendre que non seulement la démagogie fasciste mute en fonction des situations, ce que l’on sait dès qu’on étudie le fascisme, mais également pourquoi il mute.

De plus, certains moments clefs de l’histoire de la concurrence au sein de la bourgeoisie allemande sont relativement connus en France : la nuit des longs couteaux surtout, mais aussi la tentative de putsch contre Hitler en 1944.

Il y a donc lieu de s’intéresser à l’histoire de la concurrence au sein de la bourgeoisie allemande, même sommairement.

1. La situation avant 1933

À la suite de l’effondrement du régime monarchique et de l’instauration de la république de Weimar, la bourgeoisie impérialiste n’a qu’un seul but : la réinstauration de la monarchie.

Différentes tentatives sont faites, la plus grande étant le putsch mené par Wolfgang Kapp et Walther von Lüttwitz en 1920, putsch échouant devant la résistance populaire.

La bourgeoisie impérialiste mit alors en avant un parti politique, le DNVP (parti populaire national-allemand) d’Alfred Hugenberg. Le DNVP prônait le retour à la monarchie, mettait en avant le nationalisme, son idéologie était ultra-conservatrice et sur le plan culturel, le populisme et l’idéologie « völkisch » prédominaient.

Sur le plan électoral, le DNVP n’a atteint au maximum qu’un peu plus de 20 %, mais il faut voir que le DNVP est une structure putschiste : son but restait le coup d’État.

Le parti nazi, qui est alors également subventionné par la bourgeoisie impérialiste, vise à compenser la faiblesse du DNVP, en obtenant une base de masse aux dépens des socialistes et des communistes.

Avec la crise de 1929, le parti nazi va devenir prépondérant, et en 1931 le front de Harzbourg réunit les organisations nationalistes, avant que le NSDAP n’obtienne l’hégémonie à l’extrême-droite.

2. La « fraction américaine » et la fraction « parcours en solitaire »

Le principal historien antifasciste d’Allemagne de l’est, Kurt Gossweiler (qui s’est opposé historiquement au révisionnisme, même si de manière imparfaite), a étudié justement les fractions existant au sein de la bourgeoisie impérialiste allemande entre 1918 et 1933.

Il constate la présence de deux fractions principales.

La « fraction américaine » est tournée vers un accord avec les USA (et l’Angleterre) ; elle est composée principalement de la Danat-Bank (Darmstädter- und Nationalbank) et la Dresdner Bank, son représentant est Hjalmar Schacht, président de la banque du Reich.

Elle a également une composante industrielle, celle du konzern Thyssen, représenté par Fritz Thyssen et actif dans l’acier.

La fraction « parcours en solitaire » est elle représentée par les monopoles de la chimie. Elle vise l’indépendance absolue de l’Allemagne, son autarcie et une stratégie indépendante des autres puissances.

3. Le « second livre » d’Hitler

Une conséquence de ce conflit sera l’écriture par Hitler, en 1928, d’une suite à « Mein Kampf ». Cette suite, connue sous le nom de « second livre d’Hitler », ne sera jamais publiée ; la direction nazie cachera les manuscrits, considérant que la stratégie nazie était trop révélée.

Hitler y met en effet en avant des choix qui sont celles d’une partie de la bourgeoisie impérialiste: celle partisane de la lutte « en solo ». Dans ce « second livre », Hitler met ainsi l’accent sur la conquête de « l’espace vital » (absolument nécessaire pour la politique impériale en solitaire), mais aussi sur l’opposition aux USA.

Voilà pourquoi, contrairement à dans « Mein Kampf », dans ce « second livre » les USA étaient présentés par Hitler comme un pays puissant, concurrent, présentant la particularité d’être « aryen », donc « efficace », tout en étant dominé par une « ploutocratie » juive.

Hitler présente alors les USA comme le second ennemi avec l’URSS, le combat final devant même se dérouler contre eux, autour de 1980, après que l’Allemagne ait soumis l’Europe et ait réussi à s’allier à l’Angleterre.

4. L’offensive d’IG Farben

IG Farben, entreprise de chimie et l’un des principaux monopoles dans le monde alors, envisageait non pas un putsch militaire, mais une dictature populiste profitant de la social-démocratie, ainsi que des « nationaux révolutionnaires ».

Le programme économique devant servir de fondement à cette dictature consistait en un populisme aux dépens d’autres fractions de la bourgeoisie impérialiste, principalement par la nationalisation de l’industrie de l’acier (aux dépens de gens comme Thyssen) et de la Dresdner Bank.

Sur le plan stratégique, IG Farben pose donc une ligne aux dépens de la « fraction américaine », et d’ailleurs prône une alliance avec la France.

Les choses s’accélèrent alors avec les élections du 6 novembre 1932, où le parti nazi recule sur le plan électoral. Il est alors évident que ce n’est que le début du reflux et que les nazis vont perdre du terrain.

Hitler accepte alors la nomination comme vice-chancelier de Gregor Strasser. Mais Thyssen et Schacht interviennent pour empêcher cela : Strasser représente le courant national-révolutionnaire, subordonné à IG Farben.

Les différentes composantes de la bourgeoisie impérialiste firent alors un compromis, car ou Hitler était mis en avant, ou le parti nazi s’effondrait. Hitler fut donc mené chancelier.

Mais si la première étape était la liquidation des structures communistes et socialistes, la prise du pouvoir par Hitler devait forcément être accompagnée d’un second moment : celui de l’affrontement des différentes fractions de la bourgeoisie impérialiste.

5. La nuit des longs couteaux

Cette expression désigne une opération de liquidation de représentants nazis, par l’État nazi lui-même, le 30 juin 1934 ; il s’agit d’une opération directement menée contre la fraction représentant les intérêts d’IG Farben.

Sont éliminés tous les cadres pouvant servir à l’établissement du projet de dictature populiste mis en avant par IG Farben : Röhm le chef des sections d’assaut (les SA), Edmund Heines le numéro 2 des SA, Gregor Strasser ancien idéologue de la « gauche » nazie et des SA, le général von Schleicher chancelier pendant un mois juste avant Hitler, Erich Klausener le dirigeant de l’action catholique, Herbert von Bose un important dirigeant de la « révolution conservatrice », etc.

Le 2 août 1934, Hindenburg meurt et le statut d’Hitler passe de celui de chancelier à celui de « Führer ». Le régime national-socialiste est définitivement mis en place, et il est également organisé avec l’intégration par la force des 4 millions de SA.

C’est une victoire pour la fraction américaine en ce qui concerne la forme de l’État, mais également de la fraction ultra-conservatrice de l’appareil d’État, représentée par les Junkers, les grands propriétaires terriens. Cette fraction de la bourgeoisie impérialiste est systématiquement oubliée, or son existence est très importante, puisqu’elle a joué un rôle important dans la liquidation des SA.

6. L’hégémonie temporaire de la « fraction américaine »

À la suite de la nuit des longs couteaux, Schacht dirige alors en pratique l’économie, organisant la relance, notamment par l’industrie de guerre. L’Allemagne est alors ouverte au capital américain: on retrouve Ford, IBM, Coca Cola (la marque Fanta sera par la suite en Allemagne « l’ersatz » du Coca Cola durant la guerre).

Mais l’accumulation capitaliste lancée par cette fraction de la bourgeoisie impérialiste montre rapidement ses limites. Le régime a pourtant besoin, et cela de manière impérative, d’une vague de fond permettant de galvaniser une large partie des masses : il en va de la survie du régime.

Les partisans du « parcours en solitaire » reprennent alors le dessus, cette fois par l’intermédiaire de Göring (proche d’IG Farben) et de Himmler (avec le « cercle d’amis » du Reichsführer SS).

À ceci près que les partisans du « parcours en solitaire » doivent faire avec un type de régime dont ils n’étaient pas partisans : ils doivent accepter le régime tel quel, ce qui n’est pas sans friction. On a ainsi l’affaire Blomberg – Fritsch, où les deux plus hauts gradés de l’armée sont éjectés au profit de l’hégémonie de l’équipe de Hitler pour la guerre à venir. De même, Fritz Thyssen, qui a largement participé à financer le parti nazi, quitte l’Allemagne en 1939 (arrêté en France, il sera interné en Allemagne).

Ici la préparation à la guerre impérialiste est inévitable et prend le dessus dans tout l’appareil d’État : le seul moyen de sauver le régime, c’est la fuite en avant.

7. L’attentat du 20 juillet 1944

À partir de la victoire soviétique de Stalingrad, il est clair pour la bourgeoisie impérialiste que la défaite de l’Allemagne nazie est inévitable.

L’armée surtout était dans une position difficile : elle avait accepté la prise du pouvoir par Hitler au lieu du retour à la monarchie, en échange de son indépendance. Le lancement de la guerre, tel qu’il était proposé, avait posé des soucis à certaines fractions de l’armée. Mais là, avec la chute du régime, c’est toute la tradition des Junkers qui risquait de disparaître.

Une fraction de l’armée a donc tenté de mener un putsch, afin d’essayer d’obtenir un accord avec les États capitalistes, en se présentant comme essentielle en tant qu’avant-poste anticommuniste. Il existait de fait de nombreux cercles (comme celui de Kreisau) qui faisaient du « brainstorming » pour préparer l’après-Hitler.

C’est en ce sens également, par rapport à l’après-guerre, qu’il faut comprendre le meurtre en 1944 des derniers dirigeants révolutionnaires encore emprisonnés, dont Ernst Thälmann. La bourgeoisie agit en fait selon des impulsions historiques.

Ce putsch du 20 juillet 1944 a échoué, mais de fait cette stratégie a réussi : c’est ainsi qu’est née la République Fédérale Allemande. La RFA a largement profité de l’appareil d’État nazi et n’a pas mené de rupture avec l’ancien régime, si ce n’est en façade et au niveau institutionnel.

La bourgeoisie allemande, totalement affaiblie, a réagi à l’impulsion de l’impérialisme US et s’est placée sous sa protection.

8. Le PCMLM, parti de la science

Mao Zedong a parfaitement analysé la nature du capitalisme bureaucratique, de type compradore, dans les pays opprimés par l’impérialisme.

Ces leçons de Mao Zedong permettent de comprendre avec plus de profondeur comment la bourgeoisie est organisée, avec son État, dans les pays impérialistes. Il est possible de voir avec plus de finesse les tendances générales, et de voir concrètement le mouvement historique de la bourgeoisie, comment elle subit la loi de la contradiction.

Pourquoi ? Parce qu’on profite de l’exemple de la bourgeoisie bureaucratique dans les pays colonisés, on peut voir comment elle réagit aux impulsions de l’impérialisme, se plaçant sous sa protection.

De la même manière, les tendances historiques au monopolisme, inévitables dans le capitalisme, font que les différentes fractions de la bourgeoisie subissent elles aussi des impulsions irrésistibles.

Cela permet de déchiffrer les mouvements de la bourgeoisie, tant au niveau économique qu’au niveau idéologique. Voilà une démarche précieuse, portée par le PCMLM.

Catégorie: Antifascisme, International, Révolution



Lénine !

Catégorie: Communisme, Révolution



Comprendre les tensions grandissantes

Selon l’antisémitisme, les personnes d’origine juive étant étrangères au « pays réel », il y a lieu de les dénoncer.

C’est un thème classique du nationalisme français. Les personnes juives sont ici considérées comme des fantômes, comme des êtres virtuels, abstraits et il est donc possible dans l’imaginaire antisémite de pratiquer la délation, et ce sans aucune gêne.

Il y a ici une caractéristique culturelle national-bourgeoise française très prononcée.

C’est exactement pourquoi Georges Frêche a pu parler comme il l’a fait de Fabius, mais aussi pourquoi Le Pen a pu rajouter de l’huile sur le feu antisémite avec ses propos sur le petit-fils de Sarkozy.

Lors d’un meeting à Toulon, Le Pen a ainsi expliqué:

« Savez-vous que le prénom du petit-fils de Sarkozy est Solal, ce qui ne relève pas d’une franche assimilation de sa famille à la société française et que Mohammed est le prénom le plus donné aux nouveaux-nés à Marseille? »

Les propos de Le Pen sont extrêmement subtiles: il y a ici et l’antisémitisme et le racisme, soigneusement distingués.

Les personnes juives sont présentées comme étant déjà là mais étant tout de même « étrangères » et les personnes arabes sont montrées comme étant des envahisseurs.

Et là où cela est très subtil, c’est que toute la place possible est laissée à l’ethno-différentialisme, à la division par « ethnies. » L’impérialisme français cherche une voie pour combiner racisme et culte de l’empire.

Tout cela est très intelligent et il convient ici de rappeler une chose: Le Pen ne profite pas que de Georges Frêche.

Il profite également d’une chose dont nous avions parlé au milieu de l’année 2008, dans l’article « Ni Charlie Hebdo ni Siné! »: les propos de Siné au sujet justement du fils de Sarkozy, qui est le père de Solal.

Siné, dans une grande envolée lyrique, expliquait, entre autres choses, à propos de Jean Sarkozy que celui-ci « vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »

A l’époque nous avions critique bien entendu Siné, et avions (bien entendu) été très isolé. Nous avions pourtant raison: tout cela correspondait à une tendance générale; l’antisémitisme est en pleine expansion.

Et plus il est en expansion, moins on en parle: le communiqué du NPA au sujet des mots de Frêche ne contient ni le mot juif, ni le mot antisémitisme. Tout comme le communiqué du P « C » F. Les deux se concluent par contre évidemment par un appel électoral.

Il faut également noter que les propos de Le Pen sont même encore plus subtils, car le prénom de Solal fait référence à un roman d’Albert Cohen, auteur Juif suisse francophone; il s’agit d’une attaque en règle contre l’idée d’un « judaïsme à la française », d’une identité à la fois juive et française.

Telle est la vision de Le Pen, et de la bourgeoisie impérialiste: l’intégration pour faire avancer la France dans une démarche d’empire.

Voilà l’identité politique de la bourgeoisie impérialiste française.

Et Sarkozy, le représentant de la bourgeoisie traditionnelle, industrielle et baignant dans la fascination pour les USA, est le symbole de la fraction bourgeoise concurrente, du conservatisme républicain bon teint.

Comme on le voit, il faut savoir bien décoder les éléments de la bataille institutionnelle. La subtilité: voilà une « qualité » dont profite de plus en plus l’extrême-droite. Celle-ci travaille, de manière acharnée, avec de gros moyens car derrière la bourgeoisie impérialiste appuie de plus en plus ce courant politique.

Avec un seul but: l’offensive anti-Sarkozy, l’offensive contre la bourgeoisie industrielle, contre la bourgeoisie traditionnelle.

Cette concurrence au sein de la bourgeoisie française, notre ennemi, est ce qui fait l’actualité institutionnelle.

C’est également en ce sens qu’il faut comprendre les propos du maire UMP de Franconville (Val d’Oise), Francis Delattre, dans un meeting de l’UMP, en présence de Valérie Pécresse, Patrick Devedjian, Xavier Bertrand, Rama Yade.

«C’est assez surprenant la liste socialiste du département. Elle est conduite par Monsieur Soumaré. Dans un premier temps, j’ai cru que c’était un joueur de l’équipe réserve du PSG. Mais non, il est troisième premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel, ça change tout».

Tout comme le fait qu’à la une du site internet de l’UMP, on a pu également voir une image montrant des jeunes originaires d’Afrique noire avec inscrit en titre: « Délinquance des mineurs: en finir avec l’angélisme. »

Avec la crise générale du capitalisme, la bourgeoisie se crispe en général. Et dans la nouvelle donne, la bourgeoisie traditionnelle est de plus en plus dépassée par l’évolution du capitalisme, marquée par le renforcement toujours plus grand des monopoles ainsi que la prédominance du capital financier.

Cette évolution confirme les enseignements de Lénine sur l’impérialisme, sur le passage inéluctable, de plus en plus marqué, du capitalisme à l’impérialisme. Les fusions-acquisitions que l’on peut constater chaque jour au niveau international le prouvent aisément. Nous sommes à la fin d’un cycle d’accumulation commencé en 1945, une situation nouvelle se profile.

Voilà donc pourquoi la bourgeoisie traditionnelle avait fait appel à Sarkozy, comme homme de main. C’est ce qui explique la nature de Sarkozy, son opportunisme: Sarkozy n’est qu’un homme de main.

Il est un homme qui est là pour servir et pour se servir, cela fait partie du deal.

Et face à cela, la bourgeoisie impérialiste, la fraction la plus agressive, part à l’assaut.

C’est ainsi qu’il faut comprendre la mise en avant de Villepin (chose que nous avions largement expliqué dès le départ), et la multiplication énorme des groupes d’extrême-droite, que seul le PCMLM a pu annoncer, alors que tous les « observateurs » s’imaginaient l’extrême-droite moribonde avec le Front National en déconfiture.

Le plus terrible étant peut-être ici la formidable dénégation de l’extrême-gauche, qui continue de s’imaginer que les fascistes ne seraient « pas si nombreux que cela. »

S’imaginent-ils vraiment qu’internet est un monde virtuel, qui ne refléterait pas la réalité, même si de manière déformée? La lecture du document (ici au format PDF) du MRAP quant à la présence de l’extrême-droite sur le net est édifiante, et très révélatrice de ce qui se passe dans la société française.

Le fait est que la situation se tend de plus en plus, dans une atmosphère sociale hautement pourrie, et ce juste avant des élections marquées tant par la démagogie ultra-conservatrice du gouvernement et de Sarkozy, que par l’intense activité de l’extrême-droite.

Catégorie: Antifascisme, Contre-révolution, France



New Kids on the Black Block

Catégorie: Antifascisme, Révolution



Savoir faire face à l’antisémitisme

Selon l’antisémitisme, la personne juive a plusieurs caractéristiques: la perfidie, le sens de l’abstraction, un caractère insaisissable, une dimension universelle, une volonté de mobilité.

Ce sont précisément ces aspects que vise Georges Frêche avec sa phrase visant Laurent Fabius : « Si j’étais en Haute-Normandie, je ne sais pas si voterais Fabius. Je m’interrogerais. Ce mec me pose problème. Il a une tronche ! Pas catholique. »

Georges Frêche a d’ailleurs expliqué de manière ridicule que l’expression « pas catholique » n’a rien à voir avec le « sémitisme » (sic).

S’il avait réfléchi, il aurait compris que justement qu’en se justifiant ainsi, il se montrait encore plus antisémite: il est évident que justement, dans l’histoire la personne juive est justement « celui – qui – n’est – pas – catholique. »

D’où le sens de l’expression « pas catholique » c’est-à-dire menteur, faux, fuyant, perfide. Ce sont justement les caractéristiques que l’antisémitisme donne aux personnes juives.

Quel est le sens culturel de cette accusation? Quelle est sa signification?

En fait, l’aspect « perfide » et fuyant trouve sa source dans ce qu’est la monnaie. Pour des raisons historiques (l’antisémitisme médiéval), les personnes juives sont ici assimilées à l’argent et à sa « domination », d’où le fait que l’antisémitisme attribue aux personnes juives les mêmes caractéristiques que l’argent (mobile, insaisissable, abstrait, universel).

L’argent est en effet quelque chose qui s’échange très rapidement, facilement, partout, mais qu’on ne peut pas vraiment saisir, retenir, etc.

L’antisémitisme est donc une sorte « d’appel » à ce qui serait un « pays réel » qui devrait se « soulever » contre la domination des « êtres abstraits. »

(Si l’on regarde le film Avatar, on retrouve la même logique: une communauté nationale assiégée par les forces de l’argent qui sont:

1.abstraites: soldats ultra disciplinés, se ressemblant tous et sans personnalité aucune, allant jusqu’à la schizophrénie de l’avatar;

2.ultra-technologiques justement pour donner l’impression d’une nature mobile, insaisissable, abstraite, universelle; les forces de l’argent étant finalement battus par le « pays réel » se soulevant).

Car il faut bien saisir que l’antisémitisme est une composante essentielle de la dynamique anticapitaliste idéaliste, de type fasciste; le fascisme veut changer la rébellion contre l’exploitation en combat contre « la domination de l’argent. »

Au lieu de comprendre la nature de la marchandise, dont la nature se fonde sur l’exploitation, le fascisme veut lutter contre l’argent, qui serait un élément « étranger » au corps national.

C’est le principe de l’antisémitisme comme socialisme des imbéciles.

Le problème étant qu’à notre époque, il y a nombre important de gens « anticapitalistes », c’est-à-dire d’idéalistes, rejetant toute la science communiste.

Ces gens diffusent les théories de Proudhon, les théories qui défendent le travail en général (y compris les artisans, commerçants, petits capitalistes etc.) face, non pas à la bourgeoisie, mais au patron, à l’argent.

Inévitablement, dans cet idéalisme, l’antisémitisme surgit.

Voilà pourquoi le PCMLM lève le drapeau de la science.

Voilà pourquoi le PCMLM refuse catégoriquement tout compromis avec les idéologies comme celles de Kadhafi, Khomeini, Peron, Chavez, Morales, Castro, Kemal, Tito, Nasser etc.

Il n’y a qu’un seul drapeau: le drapeau rouge, le drapeau communiste; les enseignements de Lénine et Mao Zedong sont clairs: la classe ouvrière doit tout diriger avec son parti.

Voilà pourquoi aussi le PCMLM est attaqué à de nombreuses reprises comme « pro-impérialiste » et « sioniste. »

Le PCMLM a toujours eu une position très claire sur la Palestine et toujours totalement rejeté le sionisme, mais le fait de ne pas « soutenir » les forces islamistes et leur « anticapitalisme » est insupportable pour les fascistes et assimilés (notamment une partie significative du courant trotskyste).

De même, le fait de rejeter principalement l’impérialisme français est vu par les fascistes comme un crime et une soumission à l’impérialisme US.

Ces aléas sont inévitables car le PCMLM s’affirme comme le Parti de la science, comme le centre où s’étudie et s’utilise les travaux de Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao Zedong.

Seul le Parti de la science peut comprendre le monde, élaborer la stratégie révolutionnaire et diriger la révolution socialiste, qui seule pourra vaincre les fondements sociaux de l’antisémitisme.

Catégorie: Antifascisme, Contre-révolution, Révolution



Face au fascisme: vive le front populaire d’action antifasciste!

Catégorie: Antifascisme, Révolution



Fin du procès clearstream : Villepin relaxé, un appel du pied en faveur de la bourgeoisie impérialiste

La relaxe de Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream est un évènement politique fondamental. Bien entendu, la justice bourgeoise est une vaste escroquerie qui calcule les intérêts de la classe dirigeante et ne se soucie guère de cohérence.

Ainsi, la justice bourgeoise a estimé que la machination pour saborder Sarkozy, le représentant de la bourgeoisie industrielle, existait bel et bien mais que Villepin n’y était pour rien.

Il s’agit d’une étape très importante car la bourgeoisie a clairement voulu se réserver l’option impérialiste, incarnée par Villepin, comme l’avait expliqué le PCMLM.

En effet, la montée en puissance de la bourgeoisie  impérialiste correspond à la progression du fascisme à l’époque de la crise générale  du capitalisme.

Villepin, l’aristocrate de « la grandeur de la France », le symbole du chauvinisme anti-américain, « l’homme providentiel »  dans la lignée de Napoléon et le chef de file de a bourgeoisie impérialiste, a la voie ouverte pour les prochaines années.

Voilà quelque chose que les communistes et les masses doivent bien comprendre.

L’époque qui s’ouvre va voir les antagonismes à l’intérieur de la bourgeoisie,  entre les partisans de la bourgeoisie industrielle à la Sarkozy et les partisans de l’option ouvertement impérialiste à la Villepin, s’aiguiser.

C’est en ce sens qu’il faut comprendre les mots de Sarkozy au Forum Économique Mondial de Davos: « Le métier de banquier n’est pas de spéculer », « le capitalisme purement financier est une dérive qui bafoue les valeurs du capitalisme. »

C’est en ce sens qu’il faut comprendre les propos de Georges Frêche au sujet de Laurent Fabius: « Si j’étais en Haute-Normandie, je ne sais pas si voterais Fabius. Je m’interrogerais. Ce mec me pose problème. Il a une tronche ! Pas catholique. »

C’est en ce sens qu’il faut comprendre les multiples initiatives fascistes à travers toute  la France.

C’est pourquoi il est utile de consulter les documents du PCMLM à ce sujet pour comprendre l’époque qui est la notre, connaitre la bourgeoisie pour mieux la liquider en tant que classe dominante.

Seul le PCMLM a eu une analyse juste concernant les derniers mois et les dernières années, tant surla montée du fascisme, des groupes d’extrême-droite, que sur les tensions de plus en plus fortes au sein de la bourgeoisie.

Adopte un point de vue clairvoyant et réaliste: étudie les documents scientifiques du PCMLM:

Au sujet de la crise financière en cours et de la crise inéluctable du capitalisme

Document de travail : La bataille pour le pouvoir en France entre les bourgeoisies industrielle et financière (1940-2006)

La fin de l’âge d’or impérialiste. La fin des secteurs protégés dans le cadre de l’approfondissement de la crise générale du capitalisme (fonction public, culture, université)

Psychologie de masse du fascisme : des « rebelles » au service d’un « fondamentalisme » pour « régénérer » la société

Apprendre de la politique antifasciste de l’Internationale Communiste !

Catégorie: Crise capitaliste, France



Avatar: un film entre romantisme et fondamentalisme

A une époque révolutionnaire, deux tendances se dégagent: celle qui veut retourner en arrière, et celle qui veut aller de l’avant.

Le film Avatar est un film romantique: sa problématique relève de la tendance qui veut aller de l’avant, mais son contenu correspond à la tendance qui veut aller en arrière.

Ce film romantique puise d’ailleurs de manière explicite dans le romantisme français, en puisant largement dans la problématique du roman de Chateaubriand, Atala (qui a donné également et surtout le film Pocahontas).

Comme dans le roman Atala, le film Avatar est l’expression idéaliste d’un « retour à la vraie vie », au monde pré-civilisé compris comme un monde d’intuitions authentiques, de batailles à mort, de fusion avec un monde parallèle mystique.

Avatar est de bout en bout l’expression d’une « révolte contre le monde moderne. »

C’est cette dimension romantique – le réalisateur Cameron est expert dans ce sujet, ayant réalisé le film Titanic – qui fait que six semaines après sa sortie, plus de 10 millions de spectateurs sont déjà allés voir Avatar en France.

Le romantisme, c’est la mise en avant de son moi en tant que valeur absolue, c’est le principe de « transcender » sa propre vie.

Tout le film Avatar se fonde sur cette démarche ultra-individualiste: voilà pourquoi le héros du film est en chaise roulante et exprime une joie indescriptible, et surtout qui le dépasse totalement, lorsqu’il peut marcher de nouveau, en tant qu’avatar Na’vis.

Voilà pourquoi il subit une série d’initiations pour devenir un « homme » chez les Na’vis.

Voilà pourquoi il se confie lors de séances d’enregistrement vidéo.

Voilà pourquoi à la fin du film il quitte son corps humain pour que son esprit passe définitivement dans le corps de son avatar.

Avatar est un film romantique de bout en bout; il est totalement centré sur l’aventure individuelle de type mystique, où chaque individu s’imagine un « élu », un être fondamentalement à part.

Voilà pourquoi la nature dans le film Avatar est une nature correspondant exactement à la vision qu’en ont les romantiques historiquement.

Les romantiques conçoivent la nature comme une forêt pleine de lianes, d’enchevêtrements, peuplée d’êtres étranges et dangereux: tel est exactement le monde d’Avatar.

Qu’on pense à ces vers de Victor Hugo, dans La Fin de Satan:

« Sous l’enchevêtrement des forêts inondées

Glissaient des mille-pieds, long de cinq cent coudées,

Et de grands vibrions, des volvoces géants

Se tordaient à travers les glauques océans.

L’être était effrayant. La vie était difforme.

Partout rampait l’impur, l’affreux, l’obscur, l’énorme. »

On retrouve une telle vision chez tous les romantiques français, y compris bien sûr Baudelaire; mais la source de cette « forêt » est en fait emprunté au romantisme allemand, qui a puissamment influencé le romantisme français.

C’est ce que révèle par exemple le poème Aube de Rimbaud, où celui-ci raconte se promener dans une forêt à l’aube, et y rencontrer la déesse au « Wasserfall », terme qui signifie « cascade » en allemand.

La nature d’Avatar est ainsi non pas un écosystème complet, avec une faune et une flore, mais simplement une forêt de type romantique, pleine de dangers, grouillante et où tout est enchevêtré, et seul lieu possible de l’affirmation du tout puissant moi.

Si l’on regarde le film King Kong on s’apercevra que c’est le même type de forêt, et d’ailleurs, la preuve du caractère romantique de cette forêt est la lutte permanente qu’on y découvre.

Pour nous, communistes, notre planète est une biosphère; l’aspect principal est l’harmonie des rapports entre les éléments minéraux, végétaux et animaux. C’est le sens de notre vision écologiste.

Dans Avatar, la nature est un champ de bataille entre individus, absolument tout y est rapport de force.

Même quand l’individu s’affirme, par exemple en tuant en tant que chasseur, il est menacé par un autre chasseur (par exemple lors de la scène où il se vante en tant que chasseur sur un grand oiseau, pour être attaqué tout de suite après par un oiseau encore plus grand; ou bien la scène de départ où il repousse des sortes de dinosaures menaçant, pour être attaqué immédiatement après par un dinosaure encore plus grand, etc.).

L’individu est toujours menacé, tout dans son être précaire: cette vision de la réalité des romantiques est au coeur du film Avatar.

D’où l’affrontement entre les Na’vis et les humains, qui est un symbole non pas écologiste, mais purement et simplement individuel.

L’armée voulant détruire l’arbre où habitent les Na’vis ne vise pas tant les Na’vis, que l’individu devenu avatar et sa vie nouvelle, et donc bien entendu, de manière romantique, son idylle amoureuse avec une Na’vis qu’il a rencontré conformément au « destin. »

Voilà donc pourquoi absolument jamais on ne voit la nature, qui consiste donc uniquement soit en des animaux menaçants ou dominés, soit simplement en des arbres, symbole romantique par excellence!

Avatar ne présente pas une biosphère en tant qu’écosystème; Avatar présente « Eywa » comme force divine correspondant uniquement aux arbres, dans un environnement chaotique (monstres en tout genre, montagnes flottantes, forêt tropicale luxuriante, chutes vertigineuses… soit un décor romantique).

Voilà pourquoi à la fin du film, ce sont ces éléments « terrifiants » qui se révoltent et triomphent de la toute puissance de l’armée: c’est la révolte des « forces telluriques » contre le monde moderne, c’est le combat de la part des forces mystiques « cachées » contre le monde « matérialiste. »

De fait, dans le film Avatar, l’individu devenu avatar a lui aussi réussi sa révolte contre le monde moderne: il a changé d’identité, il a transcendé sa vie.

Ce qu’on a ici c’est un programme idéaliste, de type fasciste.

Avatar est un film fasciste, qui relève de la révolte contre le monde moderne. Il est une sorte de fondamentalisme de Ben Laden, dans une version hollywoodienne. Avatar suit un même type de fondamentalisme, de « nostalgie » pour un passé idéalisé.

Quelle en est sa signification?

La position marxiste – léniniste – maoïste est la suivante: la compréhension de la biosphère est une question essentielle de notre époque.

Cette notion de biosphère ne peut être comprise que par l’avant-garde, elle nécessite une haute compréhension de la dialectique de la nature et du matérialisme.

Cependant, elle est une compréhension vers laquelle tendent les larges masses, car c’est la tendance historique de notre époque: la résolution de la contradiction entre les villes et les campagnes, entre le travail manuel et le travail intellectuel.

Voilà pourquoi le cinéma bourgeois, qui voit cette question posée au sein des masses populaires, peut produire un film comme Avatar.

Il faut bien comprendre que ce que les masses posent comme question pour le futur, la bourgeoisie tente de le dévier en le présentant comme un passé idéalisé.

Ce passé idéalisé, c’est ce que le film Avatar met en avant.

Comprenons bien ce point; la bourgeoisie ne pense pas, elle est une classe décadente, elle ne peut pas envisager le communisme. Elle sait par contre que le communisme lui est opposé.

La bourgeoisie voit la question de la biosphère qui grandit: elle n’en comprend pas les tenants et aboutissants, mais elle sent le danger.

D’où sa vision du monde des « primitifs » d’Avatar, qui se fonde sur une contradiction essentielle, et qui est typique du romantisme.

D’un côté, les Na’vis sont censés être proches de la nature, et donc être des chasseurs cueilleurs, des gens vivant à l’époque du communisme primitif.

De l’autre côté, les Na’vis sont rompus à la guerre, à l’affrontement. Tout est rapport de force. Les Na’vis domestiquent des animaux et même se les approprient. Par exemple, ils ont recours à un rite initiatique où l’aspirant à la communauté doit prouver sa capacité à soumettre un autre animal volant, nommé « ikran », qui lui appartiendra ensuite durant le reste de sa vie et qu’il pourra chevaucher à sa guise.

Dans le premier cas il s’agit d’une société matriarcale, dans le second cas le patriarcat l’emporte. Le monde des Na’vis est donc incohérent.

Il est incohérent, mais cela ne relève pas de l’imagination: cela correspond à une vision du monde. La bourgeoisie ne pouvait mettre en avant qu’un monde telle qu’elle le conçoit: en guerre, avec une prédominance du patriarcat, hiérarchisé.

Et sa vision ne peut qu’être décadente, c’est-à-dire mystique.

Le romantisme du film s’insère ici, pour tenter de résoudre en apparence les contradictions improductives du film.

Le romantisme met en avant les intuitions, le mysticisme, le moi résolument individuel.

Avatar met exactement en avant ce contenu, tout comme au 19ème siècle les romantiques croyaient un monde où tout est relié – qu’on pense aux « correspondances » de Baudelaire.

Qu’on pense à Atala, où le romantisme est mis en avant par l’intermédiaire des Améridiens accueillant le christianisme – Amérindiens qui sont justement le modèle des peuplades Na’vis!

Le héros principal du film Avatar amène justement le christianisme, sous la forme du messianisme correspondant à la prophétie, de manière patriarcale donc.

De la même manière que dans le christianisme la chute du jardin d’Eden amène une vie de souffrance, le message du Christ et le Jugement dernier, la défaite des Na’vis est parallèle au message prophétique de l’avatar et finalement l’intervention divine.

D’où la dimension patriarcale présente durant tout le film. La société Na’vi révèle des signes évidents de patriarcat. Le chef du clan est masculin, tout comme le chef des guerriers, à qui est d’ailleurs promis Neytiri, la principale protagoniste Na’vi, ce qui en fait un « concurrent » de l’avatar.

Là aussi on a un modèle dramatique ultra classique et patriarcal où les femmes sont une propriété privée, objet de compétition masculine. D’ailleurs lors d’un autre moment important du film, Neytiri explique à l’avatar, à présent accepté au sein du clan, qu’il est temps pour lui de se « choisir une femme ».

L’histoire d’amour – de type romantique – présente un aspect ouvertement patriarcal en adoptant le schéma classique du héros masculin aventureux et conquérant, attaché au départ à la culture impérialiste et « étrangère », qui devient ensuite la référence « virile » au sein d’une autre civilisation dans laquelle il se fond totalement, au point d’en devenir le leader et de s’unir avec la femme la plus importante du clan (Neytiri, en tant que fille de la chamane est une sorte de « princesse »).

Voilà le sens d’Avatar: un romantisme, une apologie de l’individualisme, le rêve d’un monde passé idéalisé; la bourgeoisie ne peut pas proposer autre chose qu’un retour en arrière: le terroir, la production artisanale, le « bio », etc.. Au lieu d’aller de l’avant, la bourgeoisie veut faire tourner à l’envers la roue de l’histoire.

Avatar, c’est un fondamentalisme qui, dans un monde réel des gigantesques usines fermes à animaux, propose comme « alternative » une série d’aventures individuelles primitives où l’on tue des animaux soi-même et en priant pour eux.

Une fausse alternative idéaliste et réactionnaire: Avatar est un film réactionnaire, dont les idées et les fondements sont contre-révolutionnaires.

Catégorie: Contre-révolution, Culture, Ecologie



PCMLM: vive la science MLM, vive le Parti MLM!

Catégorie: France, International, Révolution



Liste d’actions menées par la guérilla sous la direction du PCP

Voici une liste d’actions menées par l’Armée Populaire de Libération au Pérou dont ont parlé les médias bourgeois. Le Parti Communiste Pérou ne fournit en effet pas de communiqués à chaque action. Cette liste vient du site Futur Rouge, et la version en espagnol, remontant jusqu’à juillet 2009, est disponible sur le site Sol Rojo, du Mouvement Populaire Pérou (organisme généré par le PCP pour le travail à l’étranger).

Rappelons que Contre-Informations fournit tous les principaux documents du PCP (que l’on retrouve dans la page des Classiques, à la section dédiée aux textes de Gonzalo).

Mille fois les médias et la contre-révolution ont annoncé la fin du « sentier lumineux », et les opportunistes célèbrent de leur côté les révisionnistes népalais voire carrément des gens comme Chavez. Mais le marxisme – léninisme – maoïsme, principalement maoïsme, est une idéologie menant à la victoire, au-delà des détours: la guerre populaire vaincra inexorablement!

Octobre

3 octobre

Un détachement de l’APL (Armée Populaire de Libération) intercepté un véhicule de la Municipalité du District de Vilcabamba à quelques kilomètres du de la ville de Villa Virgen, situé dans la province de La Convención (Cusco), les combattants ont conduit le véhicule à la localité d’Yuguiato, où ils ont expliqué aux fonctionnaires municipaux la politique du PCP.

6 octobre

Dans la province de Huanta, Ayacucho, l’APL, dans une action d’agitation et de propagande armée a distribué et des tracts dans les rues de Huanta pour faire la propagande des actions de la guerre populaire et de la politique du PCP.

6 octobre

Des unités de l’APL ont attaquées à une base militaire située sur la Colline San Judas, district de Pichari, dans la zone de la Vallée de los Ríos Apurímac y Ene (VRAE), il y aurait eu des morts. A cours d’une autre action les combattants ont pris des installations de la radio Kametza, de Huanta (Ayacucho), pour y diffuser le contenu d’un tract du PCP.

9 octobre

Dans le hameau de Mariela, à 3 kilomètres de Aguaytia, chemin sur le district de San Alejandro dans la région d’Ucayali, un détachement de l’APL à réalisé une action d’agitation et de propagande armée avec banderoles.

9 octobre

L’une des bases antisubversives située à Puerto Coca dans la Valle del Río Apurímac y Ene (VRAE), a été attaqué par l’APL. Un soldat réactionnaire a été blessé par des tirs.

10 octobre

Dans le district de AyahuancoValle del Río Apurímac y Ene, province de Huanta, Ayacucho, les combattants de l’APL ont tiré sur deux hélicoptères de la de la FAP et de l’Armée alors qu’ils se préparaient à fournir de la nourriture et des équipements militaires à la Base Contre-Terroriste de de Cerro Judas, dans la VRAE

11 octobre

Encore une fois, une base de l’armée réactionnaire a été attaquée par l’APL dans le district du Vizcatán dans le département d’Ayacucho. Dans la fusillade et le chaos du combat un sergent de la réaction à posé le pied sur une mine antipersonnelle posée par ses mêmes forces réactionnaires. Il est décédé suite à ses blessures. Il faut souligner que cette institution utilise des armes de guerre et des méthodes qui violent le traité international d’Ottawa signé par le vieil Etat en 1999.

18 Octobre

Une unité de l’APL a réalisé des actions d’agitation et de propagande armée chez le peuple Nuevo Progreso (rive droite du río Aguaytía, province de Padre Abad, Ucayali).).
Dans d’autres secteurs, comme Mariela et le hameau Vista Alegre de Chía juridiction de la province de Padre Abad (Ucayali) d’autres unités de l’APL ont réalisées des peintures, elles ont placé des drapeaux rouges avec la faucille et le marteau en plus de distribuer des tracts du PCP.

23 octobre

Quelques maisons se sont réveillées avec des peintures signées par le PCP et des slogans pour la guerre populaire dans les quartiers de San Antonio et de Paliáni, à l’est de la ville de Huancayo, les inscriptions, faites avec de l’émail rouge sur un total de neuf logements à San Antonio les combattants ont peint trois maisons situées sur l’avenue Mártires del Periodismo. Elles sont signalés par les numéros 1530, 1870 et 1944

23 octobre

Un peloton de l’APL, a saboté avec de la dynamite, une construction qui est conçue pour la nouvelle base contre le terrorisme (BCT) de la localité de « Unión Mantaro », de la juridiction de Canaire en Huanta-Ayacucho. Les combattants ont laissé des tracts, sur le lieu, qui appellent les soldats réactionnaire à déserter.

27 octobre

De nouveau la base antisubversive d’Union Mantaro – situé dans la ville de Canayre, district Llochegua dans la province de Huanta (Ayacucho) – a été attaquée par l’APL. Trois soldats des forces réactionnaires ont été touchés par des balles.

27 octobre

Sur un bon tronçon de la route Tingo María-Monzón l’APL a mobilisé les masses de plusieurs villages situés le long de la route entre Puente Rondos jusqu’à Monzón, pour réaliser des peintures. Les murs de divers bâtiments publics et des habitations privées ont été utilisés pour la peinture, tandis que les ponts et les arbres avoisinants ont été choisis pour y mettre des drapeaux rouges avec le marteau et la faucille.

28 octobre

Dans la communauté native de Lagunes Confrontez, du district d’Echarate (La Convención, Cusco), un peloton de l’APL à organisé des réunions publiques, expliquant la politique du PCP et pour mobiliser les masses à combattre dans la guerre populaire.

Novembre

2 novembre

À Lima, dans la même capitale du vieil État, des combattants de l’APL ont placé un drapeau rouge avec la faucille et le marteau sur le Puente Nuevo, à la limite des quartiers d’El Augustino et San Juan de Lurigancho.. L’action a eu une grande répercussion dans la ville.

6 novembre

Un soldat réactionnaire est mort et quatre sergents réactionnaires blessés suite à une attaque de quatre heures que l’APL a dirigée contre la base « antiterroriste temporelle » située sur la Cerro Tinkuya, près de Río Seco-Pichis, en le district de Ayahuanco, Huanta, dans la vallée Valle de los ríos Apurímac y Ene (VRAE).. La troupe réactionnaire mentionnés appartient à la Compagnie Spéciale de Commandos Nº 31 (CEC Nç 31), les « Rambos » de la réaction..

7 novembre

Dans la juridiction du district José Crespo y Castillo (Departament de Huanuco), des combattants de l’APL ont anéantit trois informateurs, deux d’entre eux dans le hameau de Rio Frio à peu de kilomètres d’Aucayacu, la capitale du district, le troisième élément contre-révolutionnaire à reçu sont juste châtiment à la hauteur du kilomètre 19 de la route Fernando Belaúnde, un village situé à proximité de la ville de Pucayacu.

19 novembre

Des unités de l’APL ont attaquées la base contresubversive de l’armée réactionnaire de Corazón Pata situé dans le district de Llochegua dans la province de Huanta Ayacucho, dans la vallée des fleuves Apurímac y Ene, VRAE.La base de Corazón Pata se trouve en haut d’un sommet et est une des plus vieilles dans la VRAE, installée de façon permanente dans les années 90.

23 novembre

Dans la communauté Junín Libertad, dans la province de Huanta du département d’Ayacucho, un peloton de l’APL a mené des actions d’agitation et de propagande armée. C’est au cours du marché dominical que les combattants ont organisé un rassemblement avec des gens pour expliquer la politique du PCP.

24 novembre

Une compagnie de l’APL a mobilisé dans le district d’Andamarca, province de Concepcion, Joints à la masse d’un hameau de ce district et ils auraient passé la nuit au centre scolaire de la localité..

28 novembre

Dans le département de San Martin dans le Alto Huallaga l’APL a distribué des tracts sur la route Fernando Belaúnde, en pavoisant avec les symboles du Parti.

Décembre

3 décembre

Un détachement de l’APL a anéantit un informateur à la hauteur du río San Martha, dans la ville de La Morada, district de Cholón, province de Marañón (Huánuco).

5 décembre

Dans le district de Choropampa, province de Chota, région de Cajamarca région, des détachements de l’APL ont menés d’agitation et de propagande armée et réalisés des peintures qui ont été faites sur les établissements d’enseignement 350 et 10497, au niveau respectivement préscolaire et primaire,

6 décembre

Encore une fois, un détachement de l’APL a anéantit un élément contre-révolutionnaire à la hauteur del río San Martha, dans la ville de La Morada, district de Cholón, province de Marañón (Huanuco).

12 décembre

Un détachement de l’APL a placé un drapeau du PCP dans le bloc sept du quartier Leoncio Prado en la ville de Huánuco (Huánuco).

14 décembre

Dans la ville de Marcavalle district de Pucara, province de Huancayo, región Junín, près du monument au morts de la bataille de Pucará et à côté, sous un lampadaire, flambait le drapeau rouge avec la faucille et du marteau. Après avoir mené à bien l’action d’agitation et de propagande des combattants armés du PCP ont aussi laissé des tracts sur les lieux.

23 décembre

Dans un village de Huancas dans le district d’Andarapa, dans Andahuaylas (département d’Apurímac),l’APL a donné un meeting avec les habitants sur la place principale. Un minibus utilisé par les forces réactionnaires a été saboté et avant de se retirer les combattants ont pavoisés dans tout le village, peignant des slogans révolutionnaires sur les murs et distribué des tracts du PCP pour l’anniversaire du Président Mao.

25 décembre

Dans un hameau de la vallée de la Monzón un détachement de l’APL a anéantit un mouchard.

29 décembre

Dans plusieurs districts de Alto Huallaga, y compris même dans la ville même de Tingo Maria, des unités de l’APL ont dressés des drapeaux rouges avec marteau et faucille. Ces actions font partie de la plus vaste campagne d’agitation et de propagande du Parti communiste du Pérou à l’occasion de l’anniversaire de la naissance du Président Mao Tsé-tung

Catégorie: International



Victoire à la guerre populaire!

Catégorie: Communisme, International, Révolution



Seule l’organisation permet de rectifier ses erreurs

« Le libéralisme se manifeste sous diverses formes.

On sait très bien que quelqu’un est dans son tort, mais comme c’est une vieille connaissance, un compatriote, un camarade d’école, un ami intime, une personne aimée, un ancien collègue ou subordonné, on n’engage pas avec lui une discussion sur les principes et on laisse aller les choses par souci de maintenir la bonne entente et l’amitié.

Ou bien, on ne fait qu’effleurer la question au lieu de la trancher, afin de rester en bons termes avec l’intéressé.

Il en résulte qu’on fait du tort à la collectivité comme à celui-ci.

C’est une première forme de libéralisme.

On se livre, en privé, à des critiques dont on n’assume pas la responsabilité au lieu de s’employer à faire des suggestions à l’organisation. On ne dit rien aux gens en face, on fait des cancans derrière leur dos; on se tait à la réunion, on parle à tort et à travers après.

On se moque du principe de la vie collective, on n’en fait qu’à sa tête.

C’est une deuxième forme de libéralisme.

On se désintéresse complètement de tout ce qui ne vous concerne pas; même si l’on sait très bien ce qui ne va pas, on en parle le moins possible; en homme sage, on se met à l’abri et on a pour seul souci de n’être pas pris soi-même en défaut.

C’en est la troisième forme.

On n’obéit pas aux ordres, on place ses opinions personnelles au-dessus de tout. On n’attend que des égards de l’organisation et on ne veut pas de sa discipline.

C’en est la quatrième forme.

Au lieu de réfuter, de combattre les opinions erronées dans l’intérêt de l’union, du progrès et du bon accomplissement du travail, on lance des attaques personnelles, on cherche querelle, on exhale son ressentiment, on essaie de se venger.

C’en est la cinquième forme.

On entend des opinions erronées sans élever d’objection, on laisse même passer des propos contre-révolutionnaires sans les signaler: on les prend avec calme, comme si de rien n’était.

C’en est la sixième forme.

On se trouve avec les masses, mais on ne fait pas de propagande, pas d’agitation, on ne prend pas la parole, on ne s’informe pas, on ne questionne pas, on n’a pas à cœur le sort du peuple, on reste dans l’indifférence, oubliant qu’on est un communiste et non un simple particulier.

C’en est la septième forme.

On voit quelqu’un commettre des actes nuisibles aux intérêts des masses, mais on n’en est pas indigné, on ne l’en détourne pas, on ne l’en empêche pas, on n’entreprend pas de l’éclairer sur ce qu’il fait et on le laisse continuer.

C’en est la huitième forme.

On ne travaille pas sérieusement mais pour la forme, sans plan ni orientation; cahin-caha: «Bonze, je sonne les cloches au jour le jour».

C’en est la neuvième forme.

On croit avoir rendu des services à la révolution et on se donne des airs de vétéran; on est incapable de faire de grandes, choses, mais on dédaigne les tâches mineures; on se relâche dans le travail et dans l’étude.

C’en est la dixième forme.

On a commis des erreurs, on s’en rend compte, mais on n’a pas envie de les corriger, faisant preuve ainsi de libéralisme envers soi-même.

C’en est la onzième forme. »

Mao Zedong, Contre le libéralisme

Catégorie: Révolution



Blanqui, Guesde, Sorel: la tradition « révolutionnaire » française du coup de force et du rejet de la théorie

Il existe en France une certaine tradition, une tradition « volontariste » de la révolution: c’est la conception de la « rébellion » à la française, où l’on s’imagine que le peuple, du jour au lendemain, met en quelque sorte le bonnet phrygien et va prendre la Bastille.

Cette tradition est terriblement ancrée et a été une grande source dans les défaites du mouvement communiste en France.

Dans notre pays en effet, le matérialisme bourgeois étant largement implanté grâce à la force et la profondeur de la révolution bourgeoise de 1789, l’étude des travaux de Marx et d’Engels a souvent été faussé par une vision fausse, mécanique, bref: bourgeoise.

Le marxisme a, dans cette optique bourgeoise, été considéré comme une sociologie, présentant de manière économiste les couches sociales. Le léninisme a été lui vu comme un pragmatisme consistant en des méthodes pour prendre le pouvoir.

Cette tradition est très profonde dans la classe ouvrière. Le point de départ de cette déviation est Jules Guesde, qui a le premier diffusé le marxisme en France, mais de manière particulièrement tronquée.

Engels dit ainsi dans sa Lettre à E. Bernstein du 2 novembre 1882 que « Ce que l’on appelle « marxisme » en France est certes un article tout spécial, au point que Marx a dit à Lafargue : « Ce qu’il y a de certain, c’est que moi je ne suis pas marxiste  ». »

Il est vrai Jules Guesde était un grand publiciste, oeuvrant à la propagande socialiste, notamment face aux illusions anarchistes. Mais son collectivisme était propagandiste; il n’a jamais assimilé le marxisme.

Il était trop influencé par le jacobinisme, par la révolution de 1789, par le blanquisme, c’est-à-dire le culte du « coup de force », du « grand soir. » Jules Guesde n’a jamais compris que le marxisme était une vision du monde, fondée sur la dialectique.

Pour lui, le marxisme était la théorie de la lutte de classes, pas une science. La dialectique était totalement incomprise, pire: jamais considérée.

Tout était vu simplement comme un conflit de classe, une question économique, et le socialisme était considéré comme l’humanisme le plus abouti: dans « Le problème et la solution » de 1892, il explique ainsi que l’homme doit se faire Dieu.

Le révolutionnarisme guesdiste était simplement un économisme, d’où la mise en avant du terme « collectivisme » au lieu de celui de « communisme. »

Cela ne représente toutefois qu’un aspect de la pensée de Guesde, un aspect qui pouvait être dépassé relativement aisément.

L’aspect principal, qui devait avoir des conséquences terriblement néfastes sur la classe ouvrière, est que Jules Guesde a en fait de manière malheureusement brillante anticipé le léninisme: c’est là la source d’un énorme problème pour le communisme français.

Car cette anticipation s’est faite de manière profondément erronée. Il existe en fait un tradition qui commence par Blanqui, qui passe par Jules Guesde, et qui se conclut par Georges Sorel.

Louis Auguste Blanqui (1801-1881), qui a passé 37 années de sa vie en prison, a été un grand révolutionnaire, mais sa conception était celle du « coup de force. »

Engels dit à son sujet:

« Blanqui est essentiellement un révolutionnaire politique ; il n’est socialiste que de sentiment, par sympathie pour les souffrances du peuple, mais il n’a pas de théorie socialiste ni de projets pratiques de transformation sociale. Dans son activité politique il fut avant tout un « homme d’action » qui croyait qu’une petite minorité bien organisée pourrait, en essayant au bon moment d’effectuer un coup de main révolutionnaire, entraîner à sa suite, par quelques premiers succès la masse du peuple et réaliser ainsi une révolution victorieuse. (…)

De l’idée blanquiste que toute révolution est l’œuvre d’une petite minorité dérive automatiquement la nécessité d’une dictature après le succès de l’insurrection, d’une dictature que n’exerce naturellement pas toute la classe révolutionnaire, le prolétariat, mais le petit nombre de ceux qui ont effectué le coup de main et qui, à leur tour, sont soumis d’avance à la dictature d’une ou de plusieurs personnes. L’on voit que Blanqui est un révolutionnaire de la génération précédente. » (Programme des émigrés blanquistes de la Commune)

Jules Guesde se situe dans cette tradition. On a pu voir une opposition de par le caractère démocratique de Jules Guesde, qui rejetait la conception conspiratrice de Blanqui.

Et on a pu penser que Guesde était un révolutionnaire de qualité de par sa mise en avant du parti et de sa primauté sur les syndicats, alors largement influencés par l’anarchisme.

Mais en réalité, Guesde avait la même conception que les anarcho-syndicalistes, et également que Blanqui: c’est la théorie du Grand Soir.

Il est vrai que cette attente du « bon moment » Blanqui la réservait à une élite. Mais malgré leur caractère démocratique, Guesde et les anarcho-syndicalistes avaient la même conception du « bon moment. »

Ce révolutionnarisme s’émoussa logiquement pour se transformer chez Guesde en électoralisme, en soutien à la guerre impérialiste de 1914-1918, et finalement au choix des socialistes contre les communistes au congrès de Tours en 1920.

L’anarcho-syndicalisme et son attente du « grand soir » s’effondrera pareillement en 1914, dans l’Union sacrée, le soutien à la guerre impérialiste.

Mais la tradition blanquiste, du coup de force, du « grand soir », s’est elle relativement maintenue en France. C’était inévitable, car cette conception est typiquement national-bourgeoise; c’est un fétiche de la révolution bourgeoise de 1789.

Le plus grand théoricien de cette tradition est Georges Sorel, auteur en 1907 des « Réflexions sur la violence »; cependant, il faut accorder également une grande place au rôle de Bergson, qui a par ailleurs été expliqué dans l’article Bergson, le vitalisme et l’intuition: une conception « française. »

Sorel a continué ce qui a été commencé par Blanqui, et continué par Guesde: la tentative d’ajouter au marxisme, considéré comme mécanique et économiste, donc juste mais limité, une conception du « coup de force. »

Cette conception ne pouvait que se fonder sur l’idéologie bourgeoise de l’intuition, à l’opposé total de la conception marxiste – léniniste – maoïste de la science.

D’où en France la grande tradition « révolutionnaire » économiste et anti-théorique, totalement volontariste et bien entendu inévitablement happée par la social-démocratie.

C’est cela qui explique tant l’opportunisme historique du Parti Communiste que la force du trotskysme.

La France est le seul pays au monde où le communisme a été fort, mais où les connaissances théoriques ont été terriblement extrêmes; il est également le seul pays où le trotskysme a réussi à véritablement s’enraciner, et ce de manière durable, avec une dimension sociale importante.

Cela explique aussi la permanence du courant « marxiste-léniniste », totalement ossifié et improductif, dans l’attente du « grand soir » de l’insurrection, et se reconnaissant à juste titre dans l’Albanie d’Enver Hoxha, désert sur le plan théorique et pragmatique-machiavélique sur le plan pratique.

En France, le marxisme est vu comme un économisme, auquel il faut ajouter quelque chose: l’intuition, la politique à la française: en réalité, l’opportunisme, le pragmatisme.

Le PCMLM brise cette tradition et affirme la science marxiste – léniniste – maoïste.

Catégorie: France, Révolution, Social-démocratie



A Lyon, les fachos protègent Eric Besson et son débat sur l’identité nationale

On trouvera des photos et une courte vidéo concernant l’attaque fasciste ici (également page de source du communiqué qui suit).

Vendredi 22 janvier, le rassemblement contre le débat sur l’identité nationale a été attaqué par une trentaine de fachos. Alors que l’impressionnant dispositif policier laissait faire, les antifascistes ont mis les fachos en déroute.

La préfecture avait bloqué et interdit aux piétons les abords immédiat de la préfecture pour permettre la tenue du pseudo-débat sur l’identité nationale. Sur invitation (faut être membre de l’UMP ?) et derrière un impressionnant dispositif policier [1], Besson, Gérault [2] et leur clique ont donc brassé leur discours nationaliste aux relents passéistes pour légitimer leur politique xénophobe de chasse au sans-papiers.

Pendant ce temps, suite à l’appel de plusieurs organisations politiques (voir l’appel) environ 500 personnes s’étaient rassemblées pour protester contre l’hypocrisie de ce débat et la xénophobie des mesures gouvernementales.

Un petit groupe de fachos avait été vu dès le début du rassemblement, derrière les CRS à proximité du Cours Lafayette. Peu avant 18h ils se sont dirigés vers le rassemblement en remontant l’avenue de Saxe du côté opposé à la manifestation en brandissant un drapeau bleu blanc rouge. Quelques-uns étaient restés de l’autre côté de l’avenue et ont tenté d’attaquer des manifestants qui se sont défendus.

Ils ont ensuite traversé la rue pour attaquer le rassemblement, brandissant chaînes ou ceinturons à la main. Quelques antifascistes ont retenu la première attaque pendant qu’un policier lâchait sur les manifestants (et non pas sur les fachos) un jet de gaz lacrymogène.
Après quelques minutes d’insultes ils ont retraversé l’avenue pour attaquer à nouveau les manifestants qui, plus nombreux pour faire face, ont réagi en repoussant les fachos jusque dans une rue de l’autre côté de l’avenue où ces derniers, après quelques derniers coups, ont pris la fuite sans plus de cérémonie, abandonnant leur drapeau sur place.

Pendant ce temps des CRS se sont massés le long de l’avenue mais avaient laissé les fachos attaquer le rassemblement sans réagir, puis les ont laissé partir sans être inquiétés, avant de former un cordon autour des antifascistes.

Un manifestant a eu la jambe cassée dans l’attaque et a dû être emporté par les pompiers. Deux autres ont à déplorer des blessures légères.

Les manifestants ont plus tard quitté la préfecture en cortège en scandant « français, immigrés, même patrons, même combat », et le nouveau slogan de la soirée « JI au lit la leçon est finie ! », avant d’aller se disperser place Gabriel Péri à la Guillotière.

Ce soir a été un double échec pour les fachos, ceux du gouvernement d’abord, qui ont, par l’organisation de ce débat et la connivence avec les militants d’extrême-droite, montré une fois de plus l’hypocrisie de leur politique ; ceux venus attaquer le rassemblement d’autre part qui n’ont pas fait le poids face à la réactivité antifasciste des manifestants.

Pas de fachos dans les quartiers,
Pas de quartiers pour les fachos !

[1] 14 cars de CRS, 10 de gardes mobiles, toutes les rues autour de la préfecture bloqués par des barrières et des CRS, plus la BAC et la DCRI

[2] tristement célèbre préfet du rhône, expert en chasse aux sans-papiers

Catégorie: Antifascisme, France



Nous sommes ici pour rendre hommage à notre militant de toujours…

L’enterrement en Corse de l’avocat Vincent Stagnara, mort défenestré, a été l’occasion d’un hommage par le FLNC. Des personnes armées ont lu un texte dont voici le contenu, ont utilisé leurs armes pour une salve d’honneur, avant un moment de recueillement.

On notera également que le forum des peuples en lutte a désormais un blog, très mis à jour.

« Nous sommes ici pour rendre hommage à notre militant de toujours, Vincenziu Stagnara. A son épouse, à son fils, et à tous les siens, nous présentons nos condoléances. Au peuple corse, nous rappelons son exemple : celui d’un patriote ayant consacré sa vie à la défense de sa terre et au respect de son peuple.

Son courage, son intelligence et son humanisme continueront d’éclairer nos luttes et de nous guider sur le chemin de l’indépendance nationale.

Avvedeci O Vincenziu. Si per sempre à fiancu à noi. »

Catégorie: International



Mohamed Abourar expulsé : le capitalisme à visage humain n’existe pas!

Le quotidien « Libération » relate l’expulsion vers le Maroc de Mohamed Abourar, après six ans passés en France et âgé de 18 ans, à travers le témoignage d’une prof de son lycée à Colombes (Hauts-de-Seine).

La dernière phrase, « la France ce n’est pas cela », révèle la permanence des illusions entretenues sur le capitalisme, l’impérialisme.

Si, la France c’est justement cela. Et plus exactement, l’impérialisme français ne peut pas être autre chose que cela.

Le capitalisme et l’impérialisme signifient précisément le fait de broyer les individus sous les lois cruelles de la bourgeoisie. La bourgeoisie applique ses lois selon ses propres impératifs économiques.

Le capitalisme à visage humain n’existe pas et tant que le capitalisme existera, des cas comme celui de Mohamed Abourar continueront de se produire.

Il est donc important de ne pas se leurrer sur la France en tant que « patrie des droits de l’homme », ce qui correspond à l’idéologie républicaine et chauvine alliée de la bourgeoisie.

Non, la France est un pays impérialiste, de jour en jour plus agressif à mesure que la crise capitaliste s’amplifie.

Le communisme abolira les frontières et créera la communauté universelle des humains libres! Le peuple détient la solution : la révolution!

Catégorie: Crise capitaliste, France



Le communisme, le communisme primitif et les animaux

Pour nous communistes, l’être humain est un animal. Il n’a pas été créé par les dieux, mais est une production. Une production de la nature, tout d’abord. Puis une production de sa propre activité, de son travail.

Il reste cependant un être naturel; il est un animal, un animal qui dispose d’une seule particularité: la vue d’ensemble de l’univers et de sa loi universelle.

Friedrich Engels définit de cette manière cet aspect essentiel :

« Compréhension et raison.

Cette différence hégélienne, où n’est raisonnable que la pensée dialectique, a un sens précis.

Nous avons en commun avec l’animal toute activité de compréhension: induire, déduire, et donc également pratiquer l’abstraction (la notion d’espèce de Dido [le chien compagnon d'Engels] : personnes à quatre pieds et à deux pieds), analyser des objets inconnus (rien que casser une noix est le début d’une analyse), synthétiser (les morceaux de ruse des animaux) et, comme union des deux, expérimenter (en cas d’obstacles nouveaux et dans des situations inconnues).

Selon l’espèce, ces manières de procéder – c’est-à-dire tous les moyens de la recherche scientifique, que la logique ordinaire reconnaît – sont totalement pareils chez l’être humain et les animaux plus développés.

Elles ne sont différentes que par le degré (de développement de chaque méthode pris à part).

Les traits fondamentaux de la méthode sont pareils et amènent aux même résultats chez l’être humain et l’animal, tant que les deux travaillent ou s’en sortent avec ces méthodes élémentaires.

La pensée dialectique à l’opposé, justement parce qu’elle a elle-même comme condition l’examen de la nature des notions, n’est possible qu’avec l’être humain, et cela encore uniquement à partir d’un haut degré de développement comparativement (les Bouddhistes et les Grecs) et n’arrive à son développement le plus complet que bien plus tard par la philosophie moderne – et malgré cela on a les résultats colossaux chez les Grecs, qui anticipent de beaucoup l’examen! »

Ainsi, l’être humain n’est pas d’une nature différente des autres animaux. Toutefois, il est doué d’une conscience particulière: celle de la loi universelle qu’est la loi de la contradiction. En fait, dans l’univers, tout obéit aux lois de la dialectique, et l’être humain est l’animal qui en a conscience.

Cette conscience lui a été permise par son activité dans le monde, activité le modelant lui-même de manière précise, façonnant son identité et ses particularités (et donc également ses responsabilités).

L’être humain a modifié la nature, s’est construit dans cette activité car celle-ci a permis l’élévation des forces productives, et donc la naissance de la culture.

La conscience de l’être humain se fonde dans la culture, et la culture s’appuie sur l’activité de l’être humain, qui est un être naturel.

C’est ce que Marx explique quand il dit que l’être humain est un être naturel, c’est ce qu’il veut dire dans cette phrase d’une grande transcendance: « L’histoire est la véritable histoire naturelle de l’homme. »

L’être humain est un être naturel, et sa naissance s’appelle l’histoire. Mais cette histoire proprement humaine se termine avec la fin de la lutte des classes, avec le communisme.

Cela signifie que dans le communisme, l’être humain n’est plus seul avec lui-même. Dans le communisme, l’être humain ne conçoit plus la culture comme étant en conflit ouvert, en guerre totale avec la nature.

L’opposition abstraite entre nature et culture prend fin.

Marx exprime cela dans les Manuscrits de 1844, qui ont été publiés pour la première fois en U.R.S.S. à l’époque de Staline. Marx y explique ce double caractère de l’être humain, à la fois naturel et culturel:

« Mais l’être humain n’est pas seulement un être naturel, il est aussi un être naturel humain; c’est-à-dire un être existant pour soi, donc un être générique, qui doit se confirmer et se manifester en tant que tel dans son être et dans son savoir.

Donc, ni les objets humains ne sont objets naturels tels qu’ils s’offrent immédiatement, ni le sens humain tel qu’il est immédiatement, objectivement, n’est la sensibilité humaine, l’objectivité humaine. Ni la nature – au sens objectif – ni la nature au sens subjectif n’existent immédiatement d’une manière adéquate à l’être humain.

Et de même que tout ce qui est naturel doit naître, de même l’être humain a aussi son acte de naissance, l’histoire, mais elle est pour lui une histoire connue et par suite, en tant qu’acte de naissance, elle est un acte de naissance qui se supprime consciemment lui-même. L’histoire est la véritable histoire naturelle de l’être humain. »

Par conséquent, il est nécessaire de considérer que l’être humain aura dans le communisme un rapport à la nature qui sera de même type que dans le communisme primitif.

Il n’est pas possible de penser que l’être humain, qui est né avec le communisme primitif, aura dans le communisme le même rapport avec la nature que celui qu’il a vécu lors de l’esclavagisme, le féodalisme, le capitalisme (et même en partie le socialisme).

En effet, à la sortie du communisme primitif, les êtres humains, en particulier les hommes, ont domestiqué certains animaux; en procédant ainsi, les êtres humains se sont domestiqués eux/elles-mêmes.

Ce processus a été organisé par les hommes, qui ont alors au fur et à mesure renversé l’ordre matriarcal: c’est la fin du communisme primitif, c’est la fin de l’être humain ne vivant pas de manière conflictuelle avec la nature, c’est le patriarcat, c’est l’esclavagisme, le féodalisme, le capitalisme.

Ce communisme primitif n’est pas à regretter, car il se fonde non pas sur la richesse sociale comme le communisme futur, mais sur la pénurie. Marx l’avait bien souligné:

« Ce type primitif de la production collective ou coopérative, fut, bien entendu, le résultat de la faiblesse de l’individu isolé, et non de la socialisation des moyens de production. » (Brouillon d’une lettre à Véra Zassoulitch)

Et il faut voir que l’être humain n’existait pas alors sous la forme telle qu’on le connaît aujourd’hui: il n’avait pas vraiment de personnalité, l’individu en tant que tel n’existait pas.

La sortie du communisme primitif a amené le début des classes sociales, de la lutte des classes, mais a permis le développement des forces productives.

Cela, c’est l’histoire humaine; l’histoire de la lutte des classes, c’est l’histoire de l’apparition de l’être humain grâce au travail:

« La condition fondamentale première de toute vie humaine, et il l’est à un point tel que, dans un certain sens, il nous faut dire: le travail a créé l’être humain lui-même. » (Engels : Le rôle du travail dans la transformation du singe en être humain)

La domestication a été une réalité historique, une réalité non naturelle causée par la situation naturelle de l’être humain sur la planète.

Ce processus était donc inévitable historiquement, et par cette utilisation de la vie animale, par l’utilisation des forces de la nature, par le travail, l’être humain a développé ses sociétés et sa culture grâce à l’élévation des forces productives.

Mais cette utilisation est liée à l’histoire, c’est-à-dire à la période où il existe des classes sociales. Dans le communisme par contre, caractérisé par une société sans classes ni État, toute domination et tout esprit de domination auront disparu.

Il n’y aurait alors plus de domination des animaux, ni même de la nature: l’être humain aura trouvé sa place en tant que tel, en tant qu’animal « assez particulier » sur notre planète.

L’être humain ne se considérera plus comme au-dessus de la nature, au-dessus des animaux, au-dessus de la planète, mais comme composante d’un tout qui est la vie sur la planète.

L’être humain comprendra qu’il est un enfant du soleil; « la matière vivante n’est pas une création accidentelle. L’énergie solaire se répercute en elle comme en toutes ses concentrations terrestres. » (Vernadsky, La biosphère)

Fort de cette compréhension naît une nouvelle éthique, se fondant sur la compréhension générale de tous les phénomènes, du mouvement incessant de la matière dans sa marche vers le communisme.

Cette éthique ne se produit pas d’elle-même: elle est le fruit de la compréhension toujours plus grande par les masses de la loi de la contradiction comme loi fondamentale de la transformation de la matière éternelle, et de la résolution des deux contradictions à résoudre dans le socialisme.

Ces deux contradictions sont à dépasser parce qu’elles ont été causées par l’histoire, en tant que formes seulement « culturelles » et dans une identité anti-naturelle, en tant que formes s’opposant à la dimension naturelle de l’être humain.

Pour arriver au communisme, il faut que le socialisme permette le dépassement de la contradiction entre les villes et les campagnes, et de la contradiction entre le travail manuel et le travail intellectuel.

Ces deux contradictions étaient nécessaires pour le développement des forces productives, mais elles ont fait leur temps.

L’importance du statut animal de l’être humain est ici d’une grande signification.

Les villes sont l’expression la plus aboutie de l’habitat coupé de tout ce qui est naturel; les campagnes elles-mêmes ont été façonnées par les villes.

La séparation entre travail manuel et travail intellectuel est anti-dialectique; elle s’oppose à l’identité même de l’être humain, qui est à la fois naturel et culturel.

La domestication des animaux, l’esclavagisme, le féodalisme, le capitalisme (et même le socialisme): tous ces stades sont nécessaires historiquement, mais leur caractère est transitoire; le socialisme signifie le dépassement de l’idéologie dominante et des fondements de ces stades de développement des forces productives.

Le communisme consiste en la fin de toute exploitation et de toute oppression, et de tout esprit d’exploitation et d’oppression: la richesse sociale et le haut niveau des forces productives permet à l’être humain de s’insérer de manière adéquate dans la nature.

« Dans une phase supérieure de la société communiste quand auront disparu l’asservissante subordination des individus à la division du travail et, avec elle, l’opposition entre le travail intellectuel et le travail manuel; quand le travail ne sera pas seulement un moyen de vivre, mais deviendra lui-même le premier besoin vital; quand, avec le développement multiple des individus, les forces productives se seront accrues elles aussi, et que toutes les sources de la richesse collective jailliront avec abondance, alors seulement… la société pourra écrire sur ses drapeaux : « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ». » (Marx et Engels, Critique des programmes de Gotha et d’Erfurt)

Catégorie: Communisme, Ecologie



Identité, style, idéologie, organisation, production!

Catégorie: Communisme, Révolution



Woippy : résistance populaire face au message malsain de la bourgeoisie

Dans la nuit de mardi à mercredi, une voiture de la police municipale a poursuivi Nabil Boufia (19 ans), Joshua Koch (20 ans) et Malek Saouchi (19 ans) qui circulaient à vitesse élevée, sans casque, à trois sur un scooter volé qui a emprunté un sens interdit, « dans un secteur non couvert par une vidéo-surveillance ».

Le scooter a eu un accident dans un virage sans que la voiture de police  ne l’ait percuté, provoquant la mort de Malek Saouchi, Joshua Koch et Nabil Boufia étant dans un état critique.

Voilà la version officielle de la police, version d’autant plus officielle qu’il n’y en a qu’une et qu’on est obligé de la croire sur parole.

Pourtant, les policiers municipaux sont bien connus pour le comportement de milice qui se prennent pour des justiciers intouchables et adoptent le comportement arrogant qui va avec.

D’ailleurs, on sent bien, dans la version officielle de l’accident, la volonté de rajouter des éléments à charge pour arriver à la conclusion suggérée : « ils l’avaient bien mérité ».

Toutefois, les flics ne savaient pas que le scooter était volé au moment où ils ont décidé de se lancer à sa poursuite. De même, le fait que la zone de l’accident ne soit pas sous vidéo surveillance est clairement rajoutée juste pour la forme, afin que le « dossier » ait l’air plus « lourd ».

Il reste qu’un jeune homme est mort et que la bourgeoisie essaye clairement de faire passer son message de haine : « c’était bien fait pour lui ».

Voilà l’expression de l’idéologie dominante du capitalisme, une idéologie malsaine qui se nourrit de mort et en tire satisfaction, une idéologie insupportable pour les masses qui la subissent de plein fouet au quotidien.

« On serait venu les chercher, on pouvait s’arranger » a dit le père de l’un des trois jeunes. Mais avec les flics, les flics municipaux, tout comme avec les contrôleurs, il n’est jamais possible de discuter, ils ont le dernier mot, parce qu’ils représentent l’Etat bourgeois qui écrase le peuple et a toujours raison.

« Il y en a marre de ces cow-boys qui poursuivent nos jeunes », disait une mère à Woippy. Il y en a marre de tout ce qui existe pour soutenir l’existence de ces milices de cow-boy, c’est-à-dire l‘ordre capitaliste qui crée les conditions de la misère, de l’ennui, du désoeuvrement à l’origine des accidents et, comble de l’ignominie, essaie de justifier son existence mortifère!

Le peuple ne veut plus du marasme capitaliste qui l’amène à la l’autodestruction. Le peuple veut affronter ses oppresseurs, veut la révolution pour rompre définitivement les liens d’asservissement qui l’attache au capitalisme!

Catégorie: France, Révolution



Le queer, une idéologie fétichiste nihiliste et anti-féministe

Sur le site de nos amis de Futur Rouge, on retrouve l’article 6 points sur l’homosexualité, pour les droits démocratiques des gays et des lesbiennes! Et cet article est l’occasion d’un commentaire, que voici:

« Alors ça, ça sort vraiment de nulle part!!! Oui, l’hétérosexualité et l’homosexualité sont des phénomènes récents ET occidentaux. Voir le livre (pour les francophones) de Louis-georges Tin (L’invention de la culture hétérosexuelle) qui montre bien le processus de création de ces catégories. Par ailleurs, beaucoup de cultures non-occidentales sont aujourd’hui étrangeres à ces catégories hétéro-homos. C’est un point de vue très ethnocentrique que développe ce texte… De plus, il essentialise le désir, ce qui est très surprenant de la part de mlm, non? Le désir est construit socialement (on nait pas femme, on ne nait pas non plus pédé, gouine ou hétéro): naturaliser le désir homosexuel pour défendre les homosexuels, c’est une impasse. Quant à la théorie queer, elle est très bizarrement résumée. Elle est davantage programmatique que descriptive, et est en ce sens un apport essentiel aux luttes des femmes, et des LGBTI. »

Les amis de Futur Rouge pensent que cette critique est d’une certaine valeur, et voici donc le point de vue correspondant à la vision des choses du PCMLM à ce sujet, pour y voir plus clair.

Pour nous, ce commentaire contient en fait tous les éléments du nihilisme queer et est également on ne peut plus français dans sa manière « d’imaginer » le marxisme.

En effet, la personne voit l’homosexualité tout comme le font encore aujourd’hui encore les « marxistes-léninistes », mais de manière inversée. Les « marxistes-léninistes » voient en l’homosexualité une construction sociale du capitalisme décadent, ils la rejettent violemment.

La personne qui fait le commentaire a la même vision: l’homosexualité est une construction sociale pour elle aussi. Mais elle rejette cette catégorisation, par rejet de toute catégorisation.

C’est le principe du queer, qui est un nihilisme pour le coup absolument typique du capitalisme pourrissant.

Car la théorie du queer est dans la droite ligne de la théorie du philosophe français Michel Foucault: la société n’a pas de centre, il existe seulement des structures et dans ces structures, des hiérarchies.

Cette théorie apparaît alors comme « ultra-révolutionnaire »: en apparence, il faut soutenir la lutte de la minorité opprimée par la majorité, celle de la minorité noire face à la majorité blanche, celle des gays et des lesbiennes face aux hétérosexuelLEs…

Tout cela semble très démocratique, révolutionnaire, et ces principes sont nés dans l’effervescence révolutionnaire des années 1960-1970.

Sauf qu’en pratique, cette théorie bute sur la situation des femmes, qui ne sont pas une minorité. Là était le problème central.

Ce que cette théorie aurait du faire, c’est se remettre en cause, et accepter le point de vue matérialiste comme quoi il y a des hommes et des femmes, et comme quoi cette division existe de manière naturelle.

Comme l’a dit Engels: « La première division du travail est celle entre l’homme et la femme pour la procréation. » (Origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat)

Partant de là, il aurait été possible de comprendre l’évolution historique: communisme primitif (matriarcat), esclavagisme, féodalité, capitalisme, puis socialisme et communisme.

Et donc d’oeuvrer à la libération des femmes, par le communisme dont le féminisme est une composante essentielle.

Mais le queer n’a pas choisi cette voie matérialiste. La théorie du queer a « résolu » le problème en affirmant que l’homme et la femme sont des constructions sociales, que l’identité des hommes et des femmes est une simple norme sociale.

Voilà le sens de la phrase dans le commentaire: « on [ne] nait pas femme, on ne nait pas non plus pédé, gouine ou hétéro. »

Nous pensons que si, justement. Le queer rejette notre point de vue: pour la théorie du queer notre point de vue est « essentialiste » (nous, nous disons: matérialiste).

Pour le queer il faut être « constructionniste » et s’attacher à comprendre les « constructions sociales. » La théorie du queer, c’est de dire que le principe d’oppression s’appuie sur une hiérarchie, elle-même exigeant une identité précise, faisant qu’il y ait une minorité et une majorité.

Pour faire sauter l’oppression, il faut alors faire sauter l’identité, qui abolit l’existence de dominantEs et de dominéEs.

Cette conception est anti-matérialiste et anti-dialectique. C’est une théorie anarchiste qui nie le patriarcat et les hiérarchies au lieu de vouloir les renverser et les abolir.

Le queer se propose de « déconstruire » les valeurs, par la reconnaissance de la valeur de la déviance existant dans cette société, alors que le communisme veut renverser les valeurs et abolir le patriarcat et tous ses sous-produits.

Le queer, ce n’est ni plus ni moins la théorie petite-bourgeoise visant à nier les classes sociales et à remplacer la classe ouvrière par une autre « figure révolutionnaire » qui serait « rebelle. »

On retrouve ici d’ailleurs la fascination sordide pour les expériences de « transgression » dans la veine de Georges Bataille (et Michel Leiris, et on notera bien entendu que les « invisibles » et les anarchistes insurrectionalistes ont un point de vue très proche).

De fait, le queer est en effet ouvert au sado-masochisme (qu’il faut bien entendu en réalité rejeter comme fétichisme de la domination), il est également ouvert le plus souvent à la prostitution, carrément mise alors en avant comme… une libération par la transgression!

Une telle position est une conclusion logique d’ailleurs de la négation des femmes, au profit d’une lecture individuelle du monde.

Le queer est le summum de l’individualisme, de l’absence de responsabilités, d’engagement collectif; c’est le culte de la posture esthétique et de l’égocentrisme.

Cet ultra-individualisme forme un danger mortel pour le féminisme car niant l’existence des femmes, mais c’est également un danger pour toute la cause révolutionnaire, car il est totalement nihiliste: plus rien n’existe pour l’individu à part lui-même, dans un gigantesque élan égocentrique.

Le queer est une fausse révolte faisant de fétiches les errements les plus significatifs existant au sein d’une société capitaliste en train d’imploser.

Le PCMLM met lui en avant les valeurs progressistes, pour renverser la réaction et aller au communisme, selon les principes dialectiques.

Catégorie: Culture, France, Féminisme



Le SIDA on l’a, le SIDA on le combat !

Catégorie: Féminisme



6 points sur l’homosexualité, pour les droits démocratiques des gays et des lesbiennes!

1. L’homosexualité est une réalité au même titre que l’hétérosexualité. Il ne s’agit pas d’un phénomène nouveau, ni récent. Il y a des personnes hétérosexuelles, comme il y a des personnes homosexuelles.

L’homosexualité n’est pas une idéologie, ni un style de vie, mais une réalité individuelle. Cette réalité individuelle n’est ni bonne ni mauvaise.

2. La réalité individuelle homosexuelle a été durement combattue dans les sociétés patriarcales, ainsi que dans les sociétés féodales et capitalistes. Même dans la Grèce antique, l’homosexualité était rejetée et tolérée uniquement en tant qu’expression de domination physique (et « spirituelle » symboliquement) de l’adulte sur le jeune homme s’intégrant dans la société par cette « cooptation. »

L’homosexualité en tant que réalité individuelle a donc existé comme pratique clandestine, illégale. La société bourgeoise a empêché les pratiques homosexuelles de pleinement s’intégrer socialement. Elle n’a toléré que certaines pratiques homosexuelles lorsque celles-ci étaient inconnues du reste de la société et pratiquées par des membres des classes dominantes.

3. Il n’y a pas lieu de confondre l’homosexualité en général ni avec les pratiques homosexuelles populaires clandestines, ni avec celles des membres des classes dominantes.

Dans le premier cas on fait un fétiche d’une situation où « nécessité fait loi » : c’est l’idéologie des backrooms, des baisodromes, de l’ultra-individualisme, etc. Cette idéologie nuit à la libération sociale des personnes homosexuelles.

Mais elle attire également à l’homosexualité, en tant qu’idéologie et en tant que pratique purement sexuelle, des personnes hétérosexuelles individualistes, fuyant l’engagement relationnel.

Cette attirance peut exister soit de manière purement individuelle, soit de manière collective de type fasciste (du type « männerbund » comme dans le fascisme allemand, ou bien les « amitiés viriles »).

C’est une question très importante pour les personnes homosexuelles et la lutte pour la reconnaissance de leur identité.

4. Dans le second on assimile l’homosexualité à une pratique décadente de membres des classes dominantes. On transforme l’homosexualité en « perversion » , en pratique décadente uniquement existante dans la bourgeoise voire la très haute bourgeoisie.

Ce point de vue est mécanique et anti-dialectique. Il n’y a aucune raison de penser que la vie ne permettrait qu’une forme hétérosexuelle et n’aurait pas amené justement, de manière dialectique (« un devient deux ») l’existence d’un pourcentage de personnes homosexuelles dans la société.

5. Ce point de vue mécanique a longuement prévalu dans la grande majorité du Mouvement Communiste International. Il doit être rejeté et combattu. Les droits démocratiques des gays et des lesbiennes doivent être reconnus et ont une grande importance dans le cadre de la lutte féministe contre le patriarcat.

La lutte des gays et des lesbiennes rentre ainsi dans le cadre de la révolution socialiste; il ne s’agit pas d’une question qui peut se poser hors de ce cadre, ni d’une question pouvant être oubliée ou négligée.

6. Il y a donc lieu de refuser catégoriquement l’idéologie « queer » niant l’existence des hommes et des femmes, des personnes hétérosexuelles et des personnes homosexuelles. L’idéologie « queer » est une idéologie ultra-libérale s’opposant tant au féminisme qu’à la libération sociale des gays et des lesbiennes.

Il y a lieu de contribuer de manière prolongée et soutenue à la lutte contre les préjugés visant les gays et les lesbiennes existant au sein des masses populaires.

Catégorie: France, Féminisme, Révolution



Visite de Villepin à Bondy : la bourgeoisie impérialiste à l’offensive

Dominique de Villepin s’est rendu hier à Bondy (Seine-Saint-Denis) pour une importante opération de communication relayée par les médias bourgeois.

Cette visite confirme la justesse de l’analyse du PCMLM concernant la lutte entre la bourgeoisie financière, impérialiste incarnée par Villepin, et la bourgeoisie industrielle représentée par Sarkozy, que nous avions réaffirmé au moment de l’affaire Clearstream.

Comme nous l’avions dit, Villepin continue de surfer sur son opposition à la guerre en Irak, ce que le Figaro rappelle au détour d’une phrase.

Il s’agit là d’une manière populiste et chauvine de s’opposer frontalement à Sarkozy, partisan de l’alliance avec l’impérialisme US. La démagogie opportuniste de Villepin apparaît aussi dans le choix de Bondy,  ville populaire de banlieue parisienne, pour essayer de prospérer sur l’anti-américanisme.

Ces contradictions internes à la bourgeoisie sont essentielles à la progression du fascisme, expression de la bourgeoisie impérialiste à l’époque de la crise générale du capitalisme.

Etudie les documents du PCMLM pour être à la hauteur de l’époque révolutionnaire qui s’ouvre! Classe contre classe, pour l’écrasement complet de la bourgeoisie, de toute la bourgeoisie!

Catégorie: Crise capitaliste, France



Oser voir, oser entendre, oser parler

Catégorie: France, Féminisme



« Daniel Bensaïd est mort du sida »

Lorsque nous avons publié l’article sur la mort de Daniel Bensaïd, nous avons parlé du fait que sa maladie n’ait pas été mentionnée ni dans les médias, ni par le NPA.

Et que cela était très révélateur d’une mentalité social-démocrate:

« Social-démocrate, Bensaïd l’aura d’ailleurs été jusque dans sa mort, puisque tant les médias que le NPA explique qu’il est mort « d’une longue maladie. » Un euphémisme typiquement bourgeois pour jeter un « voile pudique » sur une maladie qu’on « ne doit pas » citer par tabou bourgeois… »

Nous avions pensé mettre le logo d’Act Up avec le slogan « silence = mort » car c’était le plus clair, le plus parlant par rapport à cela.

Seulement cela serait revenu à dire les choses à la place de ceux et celles qui doivent le dire. Et quand nous disons cela nous pensons au NPA, parce que quand on se prétend « révolutionnaire » on est censé assumer la vérité.

Car nous ne voulions pas que cela soit à nous de dire que Daniel Bensaïd est mort du SIDA. Bensaïd était un très haut cadre trotskyste depuis 40 ans, il n’avait rien à voir idéologiquement avec nous ni de près, ni de loin, ce ne sont pas nos responsabilités de parler de sa vie privée sous une forme politique.

De plus, Act Up! n’avait pas pris position par rapport à cela, et nous n’avions alors aucune idée de si une position serait prise.

Les choses ont désormais changé. Act Up! Paris a mis sur son site un article intitulé « Daniel Bensaïd est mort du sida. » Et quand on clique sur le titre de l’article, on arrive alors sur la simple phrase suivante: « Silence = Mort »

Voilà quelque chose de vraiment très bien. C’est un pavé dans la mare de l’hypocrisie. Dans toute l’extrême-gauche, on salue Bensaïd mais personne ne parle du SIDA!

Tout comme on ne parle jamais du fait qu’il était juif, le site Hapoel rappelant pourtant la vieille blague à l’intérieur de la LCR des années 1970: « Pourquoi ne parle-t-on pas yiddish au bureau politique de la Ligue ? Parce que Bensaïd est séfarade ! »

C’est une excellente occasion de rappeler que « Silence = mort. » Silence = mort pour les minorités passées à la trappe.

Il n’est pas parlé du SIDA, même à l’extrême-gauche, car cette maladie est « mal vue. » Et le SIDA est « mal vu » car rattaché à l’homosexualité, dans un pays où l’homophobie prédomine; les gays et les lesbiennes sont vaguement saluéEs une fois par an, puis oubliées au quotidien.

Voilà ce que montre cet « oubli » de mentionner le SIDA: le NPA a honte, l’extrême-gauche a honte, honte des gays, honte des lesbiennes.

Voilà pourquoi l’extrême-gauche ne parle pratiquement jamais des gays et des lesbiennes. Tout comme elle ne parle jamais des personnes juives, arabes, noires, roms.

On aimerait bien voir Besancenot se lancer dans un grand élan anti-homophobe par exemple, tout comme un grand élan d’appel à la lutte contre le SIDA, pour renverser les valeurs de l’idéologie dominante.

Mais cela ne se fera pas: l’ombre de l’idéologie national-bourgeoise plane. Les gays et les lesbiennes ne sont toléréEs par la société française que dans leurs ghettos, ou bien dans le cas où leur existence est divertissante, et surtout dans le silence. Jusque le silence de la mort.

Silence = mort !

Catégorie: France, Féminisme



Triple oppression, une nouvelle catégorie sur C-I

Une nouvelle catégorie est présente dans la colonne de gauche de Contre-Informations; intitulée TRIPLE OPPRESSION, elle rassemblera les textes spécifiques (et les plus importants) concernant ce concept.

A une époque où la société bourgeoise s'effondre sur elle-même, il y a lieu d'accorder une attention extrême au combat contre le reflet en nous-mêmes des valeurs réactionnaires.

Le racisme, le sexisme, le capitalisme façonnent les individus; être communiste c'est se confronter à cette réalité, c'est savoir comprendre la nécessité de la révolutionnarisation individuelle, de l'autocritique, de l'esprit collectif, de l'organisation au sein de l'avant-garde!