mar, 17 août 2010 » Crise capitaliste

Le capitalisme (3) : l’impérialisme et la tendance à la guerre

La crise générale du capitalisme est inéluctable ; elle s’exprime par une série de crises, d’oscillations, de difficultés, et par une tendance toujours plus forte à la guerre.

D’un côté, la crise générale du capitalisme est la période rendant actuelle la question de la révolution socialiste. Avec la crise générale du capitalisme, les forces du mode de production capitaliste s’estompent, alors que la classe ouvrière et les masses populaires doivent faire face de manière toujours plus décidée aux conditions de vie terribles imposées par le capitalisme.

Staline a expliqué :

« La base de la crise réside dans la contradiction entre le caractère social de la production et la forme capitaliste d’appropriation des résultats de la production.

L’expression de cette contradiction fondamentale du capitalisme, c’est la contradiction existant entre l’accroissement colossal des possibilités productives du capitalisme visant à l’obtention d’un maximum de profit capitaliste, et la réduction relative de la demande solvable des millions de travailleurs, dont les capitalistes s’efforcent toujours de maintenir le niveau de vie dans les limites d’un minimum extrême. »

Ce qui est caractéristique du capitalisme, c’est la rupture entre les deux conditions les plus importantes de la production : entre les moyens de production concentrés entre les mains des capitalistes, et les producteurs directs qui sont privés de tout, sauf de leur force de travail.

Cette rupture s’affirme nettement dans les crises de surproduction, où l’on est en plein cercle vicieux : d’une part, excédent des moyens de production et des produits, d’autre part, excédent de la force de travail, des masses de chômeurs privés de moyens de subsistance.

De l’autre côté, le capitalisme pénètre dans la crise par la forme impérialiste. Cette question est extrêmement importante.

Le capitalisme a une tendance inévitable au monopolisme ; l’action de la loi de la concentration et de la centralisation du capital a amené infailliblement la victoire des grandes et des très grandes entreprises, à côté desquelles les entreprises petites et moyennes jouent un rôle de plus en plus subalterne.

L’impérialisme est le stade suprême du capitalisme, celui du capitalisme monopoliste. Arrivé à ce stade, le capitalisme ne se caractérise pas tant par la libre concurrence que par la domination des monopoles.

Le capitalisme conserve sa base économique, mais l’impérialisme se développe sur cette base ; comme l’a formulé Lénine :

« Les monopoles n’éliminent pas la libre concurrence, dont ils sont issus ; ils existent au-dessus et à côté d’elle, engendrant ainsi des contradictions particulièrement aiguës et violentes, des frictions, des conflits. »

Les monopoles, toujours plus puissants, ne prennent pas seulement une place toujours plus grande dans l’économie. Ils mettent de côté les autres capitalistes dans l’État bourgeois, par l’intermédiaire des mobilisations de masse fascistes.

Il faut ici comprendre le rôle du capital financier. Les banques se sont au fur et à mesure concentrées, jusqu’à former de très grands établissements. À partir de là, elles ne sont plus de simples intermédiaires, mais de véritables monopoles du capital sous la forme de l’argent.

Presque tout le capital-argent de la classe capitaliste et les épargnes des autres couches de la population sont à la disposition de petits groupes de brasseurs d’affaires des banques.

Les banques jouent un rôle toujours plus grand, et le capital industriel a besoin d’elles. On assiste alors à la fusion du capital bancaire et du capital industriel. À l’époque impérialiste, dans chaque pays capitaliste, des groupes peu nombreux de grands banquiers et d’industriels monopolistes détiennent toutes les branches vitales de l’économie, disposant à leur gré de l’immense masse des richesses sociales.

Il y a ainsi un mouvement conduisant le passage du pouvoir de la bourgeoisie à l’oligarchie : c’est cela qui caractérise la fascisation et, finalement, le fascisme.

Lénine définit ainsi les principales caractéristiques du stade impérialiste :

« Concentration de la production avec, comme conséquence, les monopoles, fusion ou interpénétration des banques et de l’industrie, voilà l’histoire de la formation du capital financier et le contenu de cette notion. »

« 1° Concentration de la production et du capital parvenue à un degré de développement si élevé, qu’elle a créé les monopoles dont le rôle est décisif dans la vie économique ;

2° Fusion du capital bancaire et du capital industriel et création, sur la base de ce « capital financier », d’une oligarchie financière ;

3° L’exportation des capitaux, devenue particulièrement importante, prend l’avantage sur l’exportation des marchandises ;

4° Formation d’unions internationales capitalistes monopoleuses se partageant le monde ;

5° Achèvement du partage territorial du globe par les plus grandes puissances capitalistes. »

La prise du pouvoir tendancielle par l’oligarchie, par le capital financier, aux dépens de la bourgeoisie et du capital industriel, n’amène pas uniquement le renforcement du terrorisme anti-populaire à l’intérieur de chaque pays capitaliste.

En effet, l’apparition de ce capital financier fait que ne sont plus seulement exportées des marchandises, mais également, et de manière de plus en plus hégémonique, des capitaux.

Il y a un renforcement de la pénétration du capital dans les pays semi-coloniaux d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. Cette pénétration s’oriente différemment selon les pays : ainsi au début du 21ème siècle, la science MLM permet de constater le développement de l’agriculture dans certains pays d’Amérique latine, et de l’industrie dans un pays comme la Chine.

Des pays auparavant semi-féodaux se voient modernisés par en haut, de manière terroriste, par l’impérialisme. Les grands propriétaires terriens se convertissent en capitalistes locaux tyranniques, comme l’ont fait les « junkers » en Allemagne. Les marchands locaux se transforment en industriels terroristes afin de produire pour des entreprises impérialistes.

Ce développement se fait aux dépens de la nature et des conditions de vie des masses populaires ; il ne change pas le statut semi-colonial de ces pays, statut qui ne peut que se renforcer alors que les pays impérialistes se concurrencent de manière de plus en plus dure.

La tendance à la guerre, en tant qu’expression de la concurrence entre monopolistes, est inévitable dans le capitalisme, comme l’a rappelé Staline :

« Les traits principaux et les exigences de la loi économique fondamentale du capitalisme actuel pourraient être formulés à peu près ainsi : assurer le profit capitaliste maximum par l’exploitation, la ruine et l’appauvrissement de la majorité de la population d’un pays donné ; par l’asservissement et le pillage systématique des peuples des autres pays, notamment ceux des pays arriérés ; enfin, en déclenchant des guerres et en militarisant l’économie nationale en vue d’assurer les profits les plus élevés. »

ven, 13 août 2010 » Crise capitaliste

Le capitalisme (2) : l’exploitation, la plus-value et la chute tendancielle du taux de profit

La généralisation de la production marchande et le développement des forces productives ont permis l’avènement de la société capitaliste. Dans la société capitaliste, c’est la propriété qui décide de la hiérarchie sociale.

Karl Marx et Friedrich Engels expliquent ainsi :

« Le mode de production capitaliste… consiste en ceci que les conditions matérielles de production sont attribuées aux non-travailleurs sous forme de propriété capitaliste et de propriété foncière, tandis que la masse ne possède que les conditions personnelles de production : la force de travail. »

Dans la société capitaliste, les moyens de production ne sont pas une propriété sociale ; l’immense majorité, c’est-à-dire les masses populaires, est obligée de vendre sa force de travail aux propriétaires des moyens de production.

Cette force de travail est la source du profit pour les capitalistes, par le non-paiement d’une partie des heures travaillées. Il y a ainsi une exploitation des masses populaires, et principalement de la classe ouvrière.

La plus-value dégagée de cette exploitation est par la suite placée comme capital, relançant un cycle d’exploitation. Karl Marx a pu ainsi dire que le capital était du « travail mort », qui « semblable au vampire, ne s’anime qu’en suçant le travail vivant, et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage ».

Fabriquer de la plus-value est la loi absolue du mode de production capitaliste, et Lénine a pu ainsi expliquer que la théorie de la plus-value était la pierre angulaire de la théorie économique de Marx.

Les conséquences de la compréhension de la plus-value sont en effet immenses.

L’accumulation capitaliste est un véritable stimulant des forces productives, les capitalistes intensifiant l’exploitation du travail salarié et procédant à l’élargissement de la production. Cela permet de comprendre le rôle historique du capitalisme.

Mais qui dit stimulant dit hausse de la productivité, et cela est lourd de conséquences. Cette hausse de la productivité puise sa source dans différents phénomènes : le progrès technique, une meilleure organisation du travail, un accès plus aisé aux matières premières, une baisse des salaires, etc.

Cette hausse de productivité permet de produire mieux et plus ; elle permet donc d’encore plus exploiter les travailleurs dans la mesure où leur salaire ne suit pas la hausse de productivité.

Si le capitaliste produit plus, le travailleur ne gagne pas davantage pour autant ; sa part de travail qui n’est pas rémunérée mais arrive directement dans la poche du capitaliste est donc d’autant plus grande.

Si l’on en restait là, la question de la productivité ne changerait au fond pas grand-chose à la réalité du capitalisme. Mais toute chose ayant deux aspects, la hausse de la productivité a une conséquence essentielle.

En effet, la hausse de la productivité permet de produire tellement davantage que de plus en plus, on peut se passer des travailleurs pour produire autant qu’on le faisait avec eux auparavant.

Cette tendance était déjà présente tendanciellement par la nature de la plus-value ; comme l’a formulé Karl Marx :

« Le développement de la force productive du travail, dans la production capitaliste, a pour but de diminuer la partie de la journée où l’ouvrier doit travailler pour lui-même, afin de prolonger ainsi l’autre partie de la journée où il peut travailler gratis pour le capitaliste. »

Le capitaliste entend réduire à la portion congrue la part des prolétaires dans la production. Et ainsi, avec la hausse de la productivité, les machines remplacent les travailleurs, les jetant à la rue, tandis que ceux qui restent sont davantage exploités, puisqu’ils produisent encore plus, mais pour le même salaire.

La hausse de la productivité aboutit donc d’un côté à agrandir la plus-value du capitaliste, puisque les travailleurs travaillent plus sans être augmentés, mais de l’autre côté elle réduit la plus-value, parce qu’elle supprime une partie des travailleurs en les licenciant.

Évidemment, les capitalistes ne considèrent officiellement pas qu’ils exploitent les travailleurs, voilà pourquoi ils ne comprennent pas pourquoi la plus-value augmente ou régresse avec la hausse de productivité.

Ils ne comprennent pas ce que Marx a expliqué :

« L’accroissement du capital est par conséquent l’accroissement du prolétariat, c’est-à-dire de la classe ouvrière. »

« La reproduction du capital renferme celle de son grand instrument de mise en valeur, la force de travail. Accumulation du capital est donc en même temps accroissement du prolétariat. »

C’est-à-dire que les capitalistes, en licenciant, se privent de la source de leur richesse, consistant en la plus-value, en le travail non rémunéré des prolétaires.

D’un côté ils veulent exploiter davantage les travailleurs, mais de l’autre côté la hausse de productivité amène l’élimination de ceux-ci.

Le chômage est une conséquence de cette contradiction. Les capitalistes cherchent à baisser les salaires, et pour cela ils doivent disposer d’une « armée de réserve » : la concurrence entre travailleurs permet l’abaissement maximum des salaires.

Et paradoxalement, plus les travailleurs travaillent, plus ils contribuent à la machinerie qui amène l’augmentation de la productivité, et donc leur propre liquidation au profit des machines.

« Cette marche singulière de l’industrie, que nous ne rencontrons à aucune époque antérieure de l’humanité, était également impossible dans la période d’enfance de la production capitaliste. Alors, le progrès technique était lent et se généralisant plus lentement encore, les changements dans la composition du capital social se firent à peine sentir. [...]

C’est seulement sous le régime de la grande industrie que la production d’un superflu de population devient un ressort régulier de la production des richesses. »

(Le Capital, Livre I, XXV)

On pourrait penser également que les capitalistes pourraient cesser ou freiner la hausse de la productivité, ce qui arrive parfois avec les ententes au plus haut niveau entre producteurs, mais cela est rare et ne consiste qu’en l’exception qui confirme la règle, car le capitalisme signifie la concurrence.

Les capitalistes doivent toujours être à la pointe de la productivité pour pouvoir trouver des débouchés pour leurs propres produits, sans quoi ils sont tout simplement éliminés du marché.

De fait, le taux de profit, qui est calculé en étudiant la proportion de plus-value arrachée aux travailleurs, ne peut que baisser : Karl Marx appelle cela la baisse tendancielle du taux de profit. Cette baisse est « tendancielle » car il s’agit d’une tendance générale, historique, avançant plus ou moins rapidement en fonction des situations.

Et elle précipite le capitalisme dans sa crise générale.

mar, 10 août 2010 » Crise capitaliste

Le capitalisme (1) : la production marchande

À la base du capitalisme, il y a la production marchande. Les biens sont des marchandises, qui sont vendues et achetées. La fabrication des biens est spécialisée, la propriété privée caractérise les moyens de production ainsi que les biens du travail.

La production marchande commence avec le travail de l’artisan et du paysan, avant de se généraliser à l’ensemble de la société. Les biens sont produits non pas pour une satisfaction des besoins, non pas pour une valeur d’usage, mais pour être vendus sur un marché.

Ce processus se généralisant, on passe de la petite production marchande à la domination des rapports marchands dans la société.

Lénine explique ainsi :

« L’échange des marchandises constitue dans la société bourgeoise (marchande) le rapport le plus simple, le plus habituel, le plus fondamental, le plus fréquent, le plus courant, qui se rencontre des milliards de fois. »

« La petite production engendre le capitalisme et la bourgeoisie constamment, chaque jour, chaque heure, d’une manière spontanée et dans de vastes proportions. »

La question est de savoir ce qui détermine la valeur réelle d’une marchandise. Karl Marx a le premier, dans le Capital, compris et expliqué sa nature et donc sa valeur.

Karl Marx explique que tout travail est une dépense physique. C’est cette dépense qui fait la valeur d’une marchandise ; par exemple, un bien fabriqué en trois heures vaut trois biens fabriqués en une heure.

Seulement, dans le capitalisme, la production repose sur la propriété privée. Les biens ne sont pas produits pour avoir une utilité pour la société, mais pour être vendus. Il y a un écart entre la valeur d’usage et la valeur d’échange.

Cet écart crée un voile : la société perd de vue ce qu’est la marchandise et d’où vient sa valeur. On imagine que la valeur revient au propriétaire, au patron, alors qu’en réalité la valeur repose sur le temps de travail humain.

Dans la société naturelle, il n’y avait pas de production réellement organisée et tous les biens avaient une valeur d’usage très claire. De la même manière, dans la société féodale lorsque le seigneur s’appropriait des biens des serfs, c’était pour les utiliser.

L’existence des échanges au sein d’un marché vient par contre masquer la nature de la marchandise. La valeur des biens semble être décidée par le marché, et non pas par leur réalité en tant que valeurs d’usage.

Cela s’exprime par le fétichisme de la monnaie et le fétichisme de la marchandise.

La marchandise apparaît en effet comme ce qui caractérise la réalité, tant des objets que de la force de travail. Tout apparaît alors comme relevant de l’échange marchand (jusqu’aux sentiments, aux corps, etc.)

De la même manière, l’argent n’est qu’un simple équivalent, qui a été créé afin de faciliter les échanges à grande échelle, alors qu’auparavant la méthode consistait en le troc.

Mais étant présent dans tout le circuit où passe la marchandise, l’argent devient l’objet d’un fétichisme : on s’imagine que l’argent a une valeur en soi (et non pour ce qu’il représente).

Le travail est masqué par l’argent, car l’argent est la mesure de la valeur de toutes les marchandises, il est le moyen de paiement, c’est lui qu’on gère et qu’on accumule pour se procurer les marchandises, etc. Seule la socialisation de la production permet de ne pas avoir l’argent masquant le travail, et d’avoir un aperçu d’ensemble, réel, de la production.

L’avant-garde a ainsi, dans la théorie MLM, un grand rôle dans le combat contre le fétichisme de la marchandise et le fétichisme de la monnaie, qui emprisonnent les consciences dans le mode de production capitaliste.

Cela est d’autant plus vrai que dans le mode de production capitaliste, la production se fait sans plan d’ensemble ; le capitalisme se caractérise par la loi économique de la concurrence et de l’anarchie de la production.

Chaque producteur produit sans se soucier des autres productions, s’efforce d’évincer l’autre, de maintenir et d’élargir ses positions sur le marché. Chaque producteur s’oriente vers là où les prix sont les plus intéressants pour lui, sans se soucier de l’intérêt social ni des besoins réels.

Il s’ensuit un approfondissement de la concurrence ; de cette concurrence, seule une poignée de capitalistes arrive à tirer son épingle du jeu. Cette tendance renforce les difficultés des conditions de vie pour les larges masses, et une tendance défensive à considérer la monnaie comme l’aspect central de la question de la production marchande, alors qu’il s’agit en réalité de l’exploitation.

ven, 6 août 2010 » Crise capitaliste

Destructions d’emplois : chiffres catastrophiques pour le capitalisme et importance centrale de la question ouvrière

Les médias bourgeois ont publié hier les chiffres d’un rapport établissant qu’en 2009, 256.100 emplois salariés avaient été détruits. Le « Pôle emploi » affirme même : «Après une année 2008 en léger recul (-0,5%), l’année 2009 se caractérise par des pertes nettes d’emplois en très forte accélération. »

Les médias bourgeois sont effarés par ces chiffres « jamais observé depuis l’après-guerre » et qui témoignent de la crise générale du capitalisme.

A ce titre, et avant de procéder à la publication d’une série de documents sur le mode de production capitaliste et le mode de production socialiste, rappelons ici quelques éléments pour comprendre ces chiffres.

En effet, le secteur industriel est le plus touché, avec une baisse de 5,2%, puis vient le secteur du bâtiment, avec 2,9%.

Pourquoi cela ? Ce fait est à comprendre avec le fait que, pour la première fois depuis 1976, le nombre d’établissements affiliés à l’Assurance chômage a baissé de 0,5%.

Le maître-mot est ici : concentration. C’est le premier aspect.

Le second, c’est que les pertes nettes d’emplois ont concerné à 98,5% les entreprises de plus de dix salariés (ce sont dans ces entreprises que travaillent 75,2% des salariés).

Le maître-mot est ici : chute tendancielle du taux de profit, les entreprises licenciant pour sauver leur marge alors qu’en fait elles se torpillent car leur richesse provient de l’exploitation.

Nous pouvons voir ici clairement les fondements du capitalisme : la classe ouvrière est exploitée ; la concentration des entreprises se développe ; les licenciements se généralisent pour sauver le taux de profit qui est en fait ainsi torpillé (mais cela, les capitalistes ne peuvent pas le comprendre).

Comme dit plus haut, nous repréciserons ces aspects dans une série d’articles. Regardons par contre le pourquoi des deux secteurs en question.

On sait que les masses populaires sont exploitées par le capitalisme. Néanmoins, la classe ouvrière est la classe la plus exploitée, c’est elle qui est au coeur du capitalisme, voilà pourquoi la crise la frappe elle plus qu’une autre classe. Suit le bâtiment, d’où le fait que les travailleurs de ce secteur soient les seconds les plus touchés.

La classe ouvrière est la plus exploitée, parce que son travail est le plus intense.

Les caissières de supermarché et les employés qui mettent en rayon les marchandises sont bien entendu également exploitéEs. Mais les marchandises existent initialement en dehors de leur activité : il y a la production de marchandises, le supermarché les achète, puis les vend.

Les caissières et employés n’arrivent que dans le second moment ; les marchandises ne sont pas produites par ces travailleurs et travailleuses. Il y a bien exploitation, mais les chaînes de distribution réalisent des opérations commerciales.

La chaîne de supermarché fonctionne selon le principe : Argent – Marchandises – Argent. L’argent sert à acheter des marchandises, qui sont vendues pour avoir davantage d’argent. « La fonction du capital marchand se résout donc à ceci : échange de marchandises par achat et vente. » (Marx, Le capital, Livre III).

Maintenant, posons-nous la question : ce capital marchand peut-il réellement influer sur les marchandises ? Non, car ce capital ne produit pas la marchandise. Il utilise la marchandise, mais ne lui ajoute pas de valeur réellement significative.

Preuve en est que la circulation marchande a existé avant la domination du capital. Karl Marx explique ainsi au sujet du capital que « les conditions historiques de son existence ne coïncident pas avec la circulation des marchandises et de la monnaie.

Il ne se produit que là où le détenteur des moyens de production et de subsistance rencontre sur le marché le travailleur libre qui vient vendre sa force de travail. »

Le supermarché ne produit pas des marchandises : il consiste en un marché. Cette thèse est essentielle car sinon, on verrait une différence qualitative entre l’épicier et le supermarché, comme le font les petit-bourgeois. Or il n’y en a pas : il s’agit dans les deux cas de capital marchand.

Il y a exploitation, mais la plus-value est bien moins réelle que celle faite dans les usines, là où la marchandise prend naissance. C’est dans l’usine que la matière est transformée, transformée en un bien qui devient marchandise. L’intensité du capital dans l’usine est bien plus grande que dans le supermarché.

C’est par l’usine que le capital s’approprie la réalité matérielle, la nature, pour produire des marchandises.

Cette compréhension du rapport à la nature est essentielle car c’est elle qui a permis à Marx de comprendre ce qu’est la classe ouvrière.

Rappelons que pour Hegel et sa dialectique, l’esclave renverse le maître car ce dernier ne travaille pas (et pour se sentir vivre met sa vie en jeu, dans les duels) et méprise la vie. Or l’esclave, qui s’est soumis pour ne pas être tué (par le maître), travaille et change le monde, et se change alors lui-même.

Karl Marx a pareillement compris que c’est la classe ouvrière qui changeait le monde. Les autres classes exploitées n’ont pas ce caractère central. Citons Karl Marx pour bien le comprendre :

« Le travail est de prime abord un acte qui se passe entre l’homme et la nature.

L’homme y joue lui-même vis-à-vis de la nature le rôle d’une puissance naturelle. Les forces dont son corps est doué, bras et jambes, tête et mains, il les met en mouvement afin de s’assimiler des matières en leur donnant une forme utile à sa vie. »

Ainsi donc, c’est la classe ouvrière qui est la seule classe matérialiste. C’est de là que vient sa position révolutionnaire.

Prenons un exemple concret pour bien comprendre Karl Marx. Si une personne a le malheur d’aller dans un fast food, elle va acheter une marchandise.

Cette marchandise lui est fournie par un vendeur ou une vendeuse, qui est exploitéE et incorpore de la valeur marchande à la marchandise. Mais ce n’est pas elle qui a préparé le plat.

La personne qui a préparé le plat a permis à la marchandise d’exister (sous la forme d’un sandwich, d’un hamburger, etc.). Elle a incorporé davantage de valeur car elle a produit un bien, alors que l’autre personne n’a fait que vendre un bien déjà existant.

Et ce n’est même qu’une partie du processus. Car la matière première du processus a elle-même été produite. Et où ? En usine, l’endroit où le monde est modifié par la classe ouvrière.

La plus-value extorquée dans ces usines, par la production de viande issue de l’exploitation animale par exemple, est bien plus grande qu’au fast food. Car sans l’usine, pas de fast food ; sans viande, pas de matière première pour le hamburger.

La généralisation de la viande s’explique justement par l’intensité du capital et le profit qui se dégage (voir l’article : Crise du capitalisme et intensification de la productivité : le rôle des animaux dans la chute tendancielle du taux de profit).

De la même manière, le vendeur d’un magasin de sport est exploité, mais bien moins que les personnes ayant fabriqué ces chaussures en Asie.

Voilà pourquoi les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine sont des semi-colonies : leur production est appropriée par les pays capitalistes, qui jouent le rôle et de propriétaires d’usines, et de marchands mettant les marchandises sur le marché.

Ceux et celles qui sont des appuis à la production, comme les caissières, les vendeurs, les employéEs etc. sont exploitéEs, mais la véritable exploitation a lieu où est produite la richesse sociale : dans l’usine.

Voilà pourquoi la classe ouvrière doit tout diriger : elle seule transforme la matière, et a par conséquent une vision matérialiste de la vie.

ven, 9 juillet 2010 » Crise capitaliste

L’affaire Woerth-Bettencourt, Marine Le Pen et Mediapart

Hier nous disions :

« Il est ainsi très clair que le traitement médiatique du « cas Woerth » ouvre  la voie à Dominique de Villepin et à Marine Le Pen pour 2012, tous deux représentants de la bourgeoisie impérialiste qui porte l’idéologie fasciste. »

Les derniers confirment cette tendance, inéluctable. Car l’affaire Woerth-Bettencourt souligne clairement le caractère corrompu et décadent de la société bourgeoise, un caractère corrompu jusqu’à son appareil d’État et ses médias.

Au point que Marine Le Pen vient de grimper de sept points dans les sondages… Et cela sur une ligne anti-corruption et populiste ; voici ainsi ce qu’elle dit dans le numéro de cette semaine de Paris-Match :

« Parmi les sympathisants frontistes, les ouvriers et employés vous plébiscitent. Que feriez-vous pour eux ?

Ils bénéficieront du rétablissement des frontières, puisque 64 % des emplois industriels ont disparu en dix ans à cause de la concurrence internationale.

Face à ceux que vous appelez les « banksters », quelles mesures mettriez-vous en place ?

Il faut taxer la spéculation, renir à la finance à la française. L’entreprise doit pouvoir s’appuyer sur un capital qui ne soit pas spéculatif. Lorsque vous achèterez des actions, si vous les revendez le lendemain, vous paierez tellement d’impôts que ça n’aura plus d’intérêt. Plus vous conserverez longtemps vos actions, moins vous paierez d’impôts. »

On reconnaît le thème du fascisme, le thème du capitalisme familial, traditionnel, considéré comme sain (et « national ») par opposition au capitalisme « apatride. »

Et qui retrouve-t-on dans cette offensive contre le régime, ajoutant de l’huile sur le feu?

Mediapart, dont nous avions déjà parlé (voir Mediapart, media « alternatif » subventionné par l’Etat), et rappelons ici quelques uns de ses soutiens : Noël Mamère, François Bayrou, Dominique de Villepin, François Hollande, Daniel Cohn-Bendit, José Bové, Olivier Besancenot…

Il n’est pas étonnant que des représentants de l’UMP attaquent Mediapart et parlent de « Stratégie de l’abject », de « dérapages très graves », de « méthodes fascistes », de « presse des années 30 » : nous assistons très clairement à une offensive de la bourgeoisie impérialiste contre la bourgeoisie traditionnelle.

Lorsque Sarkozy a été installé au pouvoir, seul le PCMLM avait souligné son caractère à la fois faible et transitoire. Aujourd’hui, cela est très clair : Sarkozy, en tant que représentant de la bourgeoisie traditionnelle, se fait balayer.

C’est une vérification très claire de la thèse que nous avons formulé dès 2007, une vérification dans la pratique.

Dans ce cadre, nous rappelons le coeur de notre démarche : la construction d’un noyau dur, capable d’assumer les fondements scientifiques du marxisme-léninisme-maoïsme, afin de diriger les luttes de classes dans un sens victorieux pour la classe ouvrière et les masses populaires.

Comprendre l’évolution de la réalité, les tendances de fond de la société française, est une tâche impérative des communistes, et le PCMLM l’assume!

Etudie les documents du PCMLM, rejoins l’avant-garde!

Le PCMLM, c’est:

- la science MLM, afin de comprendre la réalité à partir de la loi de la contradiction;

- le socialisme comme objectif immédiat, avec comme tâche la résolution des contradictions travail intellectuel / travail manuel et villes/campagnes;

- la culture afin d’assumer le meilleur de l’humanité et de poser les fondements d’une civilisation meilleure, selon le constat: Socialisme ou retombée dans la barbarie!

jeu, 8 juillet 2010 » Crise capitaliste, France

Crise générale du capitalisme : accélération du darwinisme social et progression de la bourgeoisie impérialiste servant le fascisme

« La crise générale accélère de ce fait le processus de darwinisme social qui est partie intégrante du mode de production capitaliste. »

Voilà ce que nous disions il y a quelques jours et qui prend un tour très concret avec l’annonce de restriction des aides sociales par le ministre du budget François Baroin, dans le cadre de la « politique de rigueur » du gouvernement.

Dans le capitalisme, les masses ont conquis le droit de tout juste survivre avec les aides de l’Etat bourgeois qui s’en sert sournoisement comme levier de  pouvoir oppressif. Or, c’est précisément ces aides de survie que l’Etat bourgeois essaie de briser aujourd’hui, ce qui constitue une illustration très claire de l’accélération de la dynamique de darwinisme social à l’époque de   la crise générale du capitalisme.

Ainsi, l’allocation adulte handicapé (AAH) qui devait augmenter de 4,5 % l’an prochain, ne progressera finalement que de 3 %. Pourtant, la situation des personnes handicapées, reléguées dans l’ombre par le mode de production capitaliste, est déjà insoutenable et l’augmentation prévue de l’AAH, décrochée de haute lutte, ne permet même pas de vivre décemment.

Mais justement, la bourgeoisie est incapable de reconnaître la dignité du réel à laquelle elle substitue l’instrumentalisation de l’émotion.

Ainsi, Eric Woerth, accusé – entre autres – d’avoir reçu 150 000 euros de Liliane Bettencourt (première actionnaire de L’Oréal) pour financer la campagne présidentielle de Sarkozy en 2007, s’est dit « bouleversé » et atteint dans « son coeur ».

D’ailleurs, la logique irrationnelle de la stigmatisation, issue du darwinisme social, imprègne également le registre de l’émotion instrumentalisée, Eric Woerth ayant même demandé : « Est-ce que j’ai une tête à couvrir la fraude fiscale ? », comme s’il existait un physique particulier d’escroc.

Il faut bien voir que cette histoire est transformée en affaire exceptionnelle, par une partie de la bourgeoisie opposée à Sarkozy, alors que la collusion entre l’Etat et la bourgeoisie est constante dans le mode de production capitaliste.

En fait, l’Etat n’est rien d’autre que l’instrument de répression de la bourgeoisie dans les mains de la bourgeoisie. Par conséquent, le copinage, les collusions d’intérêts, les magouilles et arrangements en tous genres entre l’Etat et la bourgeoisie relèvent du fonctionnement « normal » du capitalisme.

En clair, dans le capitalisme, quelle que soit la fraction bourgeoise au pouvoir (industrielle ou impérialiste), l’Etat n’est pas neutre, il est bourgeois.

Mais la conception d’un Etat neutre est précisément défendu par la social-démocratie, dont fait partie le site Mediapart à l’origine de la sortie de l’ « affaire » Woerth. Mediapart est  un bel exemple de la petite-bourgeoisie social-démocrate  car sa démarche s’inscrit dans le respect contre-révolutionnaire des institutions républicaines bourgeoises tout en cultivant avec opportunisme une posture de rebelle « anti-sarkozyste », c’est-à-dire opposé à la bourgeoisie industrielle incarnée par Sarkozy.

On voit bien là que la social-démocratie est le frère jumeau du fascisme et que ces deux tendances se renforcent l’une l’autre à l’époque de la crise générale du capitalisme.

Il est ainsi très clair que le traitement médiatique du « cas Woerth » ouvre  la voie à Dominique de Villepin et à Marine Le Pen pour 2012, tous deux représentants de la bourgeoisie impérialiste qui porte l’idéologie fasciste.

Finalement, l’annonce de la restriction des aides sociales par François Baroin et l’ « affaire » Woerth représentent deux aspects imbriqués l’un dans l’autre de la crise générale du capitalisme qui tend inéxorablement vers le fascime.

D’une part, la crise générale du capitalisme en elle-même renforce le darwinisme social et donc le fascisme.  D’autre part, à l’époque de la crise générale du capitalisme, la contradiction dialectique entre bourgeoisie industrielle et bourgeoisie impérialiste tourne forcément à l’avantage de la seconde qui véhicule le fascisme, comme le PCMLM l’a analysé.

Voilà ce que l’approche scientifique globale du PCMLM permet de comprendre.

Il est donc indispensable d’étudier les positions du PCMLM pour que le prolétariat révolutionnaire fasse valdinguer l’Etat bourgeois, corrompu par essence, et arrache le pouvoir, qui lui revient, des mains de la bourgeoisie.

sam, 3 juillet 2010 » Communisme, Crise capitaliste, France

Accroissement de tarifs au premier juillet: la mécanique d’écrasement du prolétariat dans le capitalisme

Le 1er juillet a été marqué, comme chaque année, par une augmentation général des tarifs dans divers secteurs : les transports (SNCF : + 2,5 %, RATP : + 3,9 %), le gaz (+ 5 %, soit + 15 % depuis le début de l’année) et le courrier (+ 1,6 %).

Le mode de production capitaliste consiste en vérité en une marche forcée de l’accumulation des profits qui ne fait que resserrer son étau sur le prolétariat. Ce fonctionnement borné est d’autant plus vicieux qu’il frappe d’abord les masses dans leur vie quotidienne et leurs besoins élémentaires.

En outre, ce racket de l’Etat bourgeois est d’autant plus irresponsable que l’utilisation des transports en commun permet de limiter considérablement les émissions polluantes. Quant au gaz, sa consommation est d’autant plus importante que les appartements sont mal construits et mal isolés, ce qui est fréquemment le cas des logements où habitent les prolétaires.

La stratégie de la bourgeoisie vise donc à prendre au piège les masses dans un mode de production qu’elles subissent et d’accroître ainsi son profit à leur dépens.

En procédant de la sorte, le capitalisme, dans sa phase de crise générale, exclut une partie de plus en plus importante du prolétariat, contraint au système D, au resquillage, aux arrangements et aux vols pour tout juste survivre.

La crise générale accélère de ce fait le processus de darwinisme social qui est partie intégrante du mode de production capitaliste.

Contrairement à la marche forcée capitaliste qui exerce une pression constante sur le peuple, le socialisme est un mode de production reposant sur la planification économique, selon les directives de la classe ouvrière et dans l’intérêt du peuple.

Ainsi, dans le socialisme, la classe ouvrière est à la tête des usines et les accroissements de production débouchent sur une baisse des prix bénéficiant à l’ensemble du peuple. La planification économique est incompatible avec les prix scandaleusement élevés des transports en commun et le maintien de logements insalubres, assignés par la bourgeoisie aux masses populaires.

Contre le cynisme irrationnel du capitalisme qui engendre le fascisme, le communisme représente la science rationnelle de la production au bénéfice des humains et de la planète.  Et le PCMLM matérialise en France l’idéologie d’avant-garde du prolétariat révolutionnaire : le marxisme-léninisme-maoïsme!

lun, 14 juin 2010 » Crise capitaliste, France, International

La coupe du monde en Afrique du Sud : un folklore artificiel au service des intérêts impérialistes

La coupe du monde de football a démarré dans une ambiance sonore saturée en continu par le bruit assourdissant des vuvuzelas, des sortes de trompettes en plastique dans lesquelles soufflent les supporters.

Officiellement, la FIFA a autorisé l’utilisation du vuvuzela pour respecter les traditions locales. Cet argument « identitaire » est bien entendu totalement bidon puisque les vuvuzelas ne sont que des objets en plastique de  pauvre qualité apparus dans les années 90 et originellement fabriqués dans les usines de la Chine social-fasciste, avant qu’une entreprise sud-africaine n’en assure la production.

L’argument superficiel du respect de l’identité locale représente par contre une vraie façon de flatter, sous couvert de folklore, le nationalisme qui est une composante fondamentale de la compétition à dimension forcément martiale du sport capitaliste.

De manière très pragmatique, un nouveau marché peut ainsi se créer avec des marges importantes pour un objet au coût de fabrication minime.

Il faut bien voir que la justification fallacieuse de l’emploi des vuvuzelas (lucratif pour les capitalistes) est représentatif de l’époque de la crise capitaliste marquée par la duperie permanente et la décadence complète, associée au délire « identitaire. »

Ainsi, l’organisation de la coupe du monde est considérée par l’idéologie dominante du capitalisme comme « une chance pour l’Afrique du Sud et pour tout le continent africain ».

Dans les faits, la préparation de la coupe du monde s’est déroulé sous le signe de l’exploitation capitaliste dans un  pays semi-colonial semi-féodal, l’Afrique du Sud, soumis aux intérêts impérialistes.

Concrètement, l’organisation de la Coupe du Monde a coûté 40 milliards en infrastructures (contre 6 milliards pour l’Allemagne en 2006),  ce qui profite largement aux puissances  impérialistes, notamment la France et l’Allemagne, comme le montre la participation de compagnies du secteur du BTP telles Bouygues (France) ou Hochtief (Allemagne) dans la construction de stades.

De même, la construction d’une ligne ferroviaire grande vitesse entre Prétoria et Johannesbourg est gérée par un consortium regroupant notamment Bouygues, Bombardier et la RATP.

Il faut également rappeler que la construction des stades avaient été interrompue en 2009 par une grève massive de 70 000 ouvriers, exploités pour des salaires de misère.

Voilà qui montre une nouvelle fois le caractère profondément anti-populaire  de ce que les capitalistes essaient de faire passer pour une « fête collective » (c’est-à-dire au-dessus de la lutte de classes), en vérité une opération lucrative profitable aux impérialistes.

Et il est important de rappeler cela alors qu’hier, « l’équipe de France » faisait une « visite » dans un township, dans le cadre d’une opération démagogique de grande ampleur, avec Rama Yade passant après dans le même bidonville, provoquant une vraie – fausse polémique typiquement médiatique…

mar, 8 juin 2010 » Antifascisme, Crise capitaliste, France

Expression du fascisme : l’anticapitalisme romantique de Rama Yade et Marine Le Pen sur le séjour de luxe de l’équipe de France de football pendant la coupe du monde

La secrétaire d’Etat au sport Rama Yade a lancé dimanche une polémique sur l’hôtel luxueux (à 600 euros par personne) où résidera l’équipe de France pendant la coupe du monde de football.

En fait, Rama Yade exprime exactement le même point de vue que Marine Le Pen insistant sur « le pognon qui dégouline de ces gens-là » et « le sentiment de cet argent facilement gagné. » Rama Yade comme Marine Le Pen défend la même idée que l’équipe de France représente mal la France.

Il n’y a rien d’étonnant à cela car, dans le contexte de la crise générale du capitalisme facteur de décrépitude et de décadence, la bourgeoisie est traversée de contradictions qui s’expriment de manière populiste dans la contestation morale et romantique  du capitalisme. Et le PCMLM a justement souligné que cet anticapitalisme romantique correspond au fascisme.

Rama Yade est totalement intégrée à l’appareil actuel de l’Etat bourgeois, au contraire de Marine Le Pen, mais toutes deux profitent opportunément de la crise générale  du capitalisme pour se forger une image de « rebelles » attachées à certains principes, le tout enveloppé dans une couche de nationalisme.

Plus précisément, on pourrait dire que Rama Yade et Marine Le Pen partagent la même dimension sociale et nationale, tout comme la social-démocratie est le frère jumeau du fascisme.

En définitive, La bourgeoisie a l’esprit obtu et réfléchit stupidement comme une calculatrice : elle constate juste que les joueurs professionnels de football gagnent des sommes mirobolantes et se vautrent dans le luxe.

Voilà l’idée que Marine Le Pen exprime quand elle parle d’ « équipe fric-fric-fric. »

La science MLM de notre Parti est capable au contraire de comprendre la dimension culturelle du séjour de l’équipe de France dans un hôtel de luxe en Afrique du Sud et de sa signification dans le cadre du capitalisme.

Le sport capitaliste est ainsi un monument de la culture patriarcale au sein du capitalisme. Selon l’idéologie patriarcale, il importe que les « héros » sportifs se préparent au mieux pour accomplir leurs efforts devant les foules. Il faut noter que toutes les équipes présentes au Mundial logent dans des conditions luxueuses, y compris l’Espagne, évoquée à titre de comparaison par Rama Yade, et son « campus » haut de gamme.

Toujours selon la conception patriarcale, les sportifs ont droit au « repos du guerrier » d’où le recours fréquent à la prostitution.

Cette attirance pour le clinquant correspond aussi au caractère profondément mafieux du milieu du football qui  touche au proxénétisme, au trafic de drogue, aux paris truqués, et où les agents des joueurs sont souvent des caïds brassant énormément d’argent « sous la table. »

La voiture de luxe, l’attitude « gangsta », les call-girls, le luxe, font ainsi forcément partie de l’univers du football qui traduit l’essence même du capitalisme.

Les fascistes forment une composante de la culture décadente du capitalisme : ils sont incapables de voir les fondements de l’apparat qu’ils dénoncent par populisme et qui fait partie de leur culture historique.

A l’opposé, le PCMLM ne se contente pas de relever passivement le train de vie de joueurs de foot millionnaires, mais saisit la portée culturelle du sport capitaliste, et en particulier du football.

Seule une compréhension matérialiste du monde sur la base de l’idéologie MLM pourra faire saute toute la vieille culture putride de la bourgeoisie.

ven, 4 juin 2010 » Communisme, Crise capitaliste, France

Procès de Jean-Marie Messier, symbole de l’aristocratie républicaine et de la bourgeoisie financière

Le procès de Jean-Marie Messier, ancien patron de Vivendi Universal, a débuté avant-hier. Avant de quitter ses fonctions, il s’était notamment concocté en catimini une prime de départ, aussi appelé « parachute doré », de 20,5 millions d’euros.

La presse bourgeoise rapporte qu’au premier jour de son procès,  Jean-Marie Messier a a fait « amende honorable », « son mea culpa » ou même son « auto critique ».

Mais que peut bien signifier la critique et l’autocritique au sein d’une institution bourgeoise qui défend une vision du monde qui lui est propre ? Tout cela montre que si le peuple n’a pas le pouvoir, il en est réduit à recevoir les compte-rendus des médias bourgeois annonçant qu’un exploiteur capitaliste « n’est plus le même », tel Jean-Marie Messier, désormais patron d’une société de conseil avec un salaire de 25 000 euros par mois, qui fait mine « d’avoir changé » et regrette son « arrogance » passée, tout en se trouvant des tonnes d’excuses.

La justice bourgeoise se montre d’ailleurs particulièrement conciliante avec un représentant des élites, le parquet ayant requis un non-lieu contre Jean-Marie Messier. Ce dernier est en effet un pur produit de l’aristocratie républicaine et de la bourgeoisie financière, passé par Polytechnique, l’ENA et l’Inspection des Finances, autant de symboles de la culture élitiste à caractère social-féodal très ancrée en France.

Contrairement à cette parodie de justice, la critique et l’autocritique des exploiteurs s’expriment pleinement dans la dictature du prolétariat, étape indispensable pour le renversement des ennemis du peuple. La justice n’existe que par le pouvoir du peuple et les termes fixés par lui !

mer, 26 mai 2010 » Crise capitaliste, France, International

Entre marasme capitaliste et généralisation du sordide

Le capitalisme est en crise, et sa société s’effondre. Le vol au musée d’art moderne à Paris est significatif: l’Etat ne gère plus rien, tout ce qui ne rapporte pas directement quelque chose aux capitalistes devient secondaire, passe à la trappe.

Et c’est l’assassinat en permanence. Hier, un bébé de 15 mois est mort, car ses parents l’ont oublié dans son bain, se préparant eux-mêmes pour une soirée.

Est-ce un simple drame à Trélazé (Maine-et-Loire) ? Non, Car la veille de cet accident, l’enfant avait été retrouvé sur un parking, seul. Ce parking se situait à proximité de la résidence familiale, et ce sont des voisins qui l’ont retrouvé.

La police a alors… ramené l’enfant. Aussi simplement que cela. Mais ce n’est pas tout : les trois premiers enfants avaient déjà été placé par les services sociaux!

Cela montre bien à quel point, dans le capitalisme, les individus sont de plus en plus isolés, jusqu’à la déchéance, l’autodestruction et la mort.

Et l’Etat bourgeois, de son côté, assure de moins en moins les services sociaux qu’il assurait pendant les « 30 glorieuses », période si regrettée par les sociaux-démocrates et les trotskystes.

Voici d’ailleurs une affiche du Parti « Communiste » français dans sa nouvelle campagne sur les Retraites.

Non seulement l’illusion d’un capitalisme à visage humain est propagé, mais il saute aux yeux que ce « visage humain » a les valeurs de l’économisme le plus primitif, et reflète un social-darwinisme où il s’agit de tuer ou être tué.

Le programme du P « C » F n’est pas d’abolir les boucheries, mais de faire en sorte qu’elles soient « cachées » derrière un « bien-être social » de nature petite-bourgeoise. Rappelons au passage nos remarques sur le menu de la CGT à son dernier congrès, et sur la bande dessinée Pif avec une blague d’extrême-droite publiée dans l’Humanité.

La vérité est que la société capitaliste s’effondre, et s’effondre dans le sordide.

Et les plans de rigueur (ou « plans d’austérité ») qui se multiplient en Europe traduisent la tendance inéluctable du capitalisme en phase de crise générale, comprise scientifiquement depuis longtemps par le PCMLM : la montée en puissance de la bourgeoisie financière.

Aujourd’hui, les Etats se sont considérablement endettés auprès des marchés financiers et les spirales spéculatives accroissent les contradictions entre eux. Cette tendance de fond favorable à la bourgeoisie financière nourrit et se nourrit de la progression du fascisme qui, en France, profitera des élections de 2012 pour franchir un nouveau palier et marginaliser encore plus la bourgeoisie industrielle représentée par Sarkozy.

Quant aux plans de rigueur et d’austérité, ils représentent des moyens pour la bourgeoisie de resserrer un peu plus l’étau sur le peuple, sous couvert de pragmatisme.

Les « débats » autour de la retraite sont ainsi toujours abordés du point de vue de la bourgeoisie. Le point de vue communiste, la position révolutionnaire, consiste à poser la question du travail dans la perspective de la fin de la contradiction entre travail manuel et intellectuel.

Dans le mode de production capitaliste, les masses vendent leur force de travail et subissent des tâches que les exploiteurs capitalistes leur assignent.

La bourgeoisie joue sur la précarité, la peur du chômage et de la misère pour imposer ses conditions et engranger encore davantage de profits.

Les œillères du Capital empêchent les masses de maîtriser les tenants et les aboutissants de leur travail qu’elles accomplissent mécaniquement en attendant l’heure de sortie.

Dans l’univers de l’esclavage salarié, le blocage, voire le recul des salaires dû aux plans d’austérité s’attaque aux moyens mêmes de subsistance du peuple au sein de la prison capitaliste où la bourgeoisie contrôle tout.

Voilà pourquoi les négociations et revendications ne sont qu’une tactique de survie nécessaire mais provisoire qui ne doit pas faire oublier le véritable objectif d’émancipation des masses : la révolution socialiste.

Austérité, rigueur sont finalement des mots parfaitement choisis pour illustrer la nature profonde du capitalisme, dépourvu de toute vie et de toute gaîté.

La révolution socialiste, c’est la joie de construire de ses propres mains le monde nouveau où le travail devient un jeu en même temps que disparaît la contradiction entre travail manuel et intellectuel.

Le pouvoir exercé par le peuple libèrera le bonheur emprisonné par le capitalisme !

Rejoins le PCMLM et comprends son mot d’ordre: Socialisme ou barbarie!

sam, 22 mai 2010 » Crise capitaliste, France, Révolution

La fusillade de l’autoroute A4: comment la comprendre?

Suite à la fusillade de l’autoroute A4 jeudi qui a coûté la mort à une policière municipale, le syndicat national de la profession s’est empressé de réclamer l’armement de tous les policiers municipaux, qui relève jusqu’à présent de la décision des mairies.

Cette réponse était attendue car elle correspond à la logique bornée et mécanique de la bourgeoisie qui s’enfonce toujours plus dans la réaction.

En vérité, il va de soi que la criminalité est intrinsèquement liée au capitalisme qui est en lui-même un crime permanent contre les humains et la planète.

A l’inverse, le communisme produit une société harmonieuse où le peuple exerce le pouvoir et les individus sont émancipés. Le communisme se construit dans la révolution qui fait disparaître le crime et où la police devient donc inutile.

Contre-Informations rappelait dernièrement l’exemple de la Chine sociale-fasciste où le crime refait surface et se développe spectaculairement, sous des aspects de plus en plus sordides, après avoir entièrement disparu en Chine socialiste de l’époque de Mao Zedong.

Voilà ce qu’écrivait l’écrivain communiste danois Martin Andersen Nexo dans Pelle le conquérant:

« Les abus engendraient la méfiance et l’égoïsme ; c’étaient les moyens dont les hommes se servaient pour se protéger de l’exploitation. Et s’ils se laissaient exploiter, c’était à cause de l’instabilité des conditions de vie. Ils ne se souvenaient que trop bien de la misère passée et redoutaient confusément de la voir revenir !

La plupart des crimes, il était facile de le voir, avaient pour cause les mauvaises conditions de vie, et même dans les cas où on ne voyait pas de rapport entre les deux, il devait y en avoir un quand même (..). Même les crimes engendrées par la folie disparaîtraient d’eux-mêmes quand les vieux souvenirs de la misère passée seraient complètement oubliés dans la société. »

Le capitalisme tue et crée les conditions du crime en forçant les masses à survivre dans un univers d’exploitation dans lequel elles n’ont aucun pouvoir.

Le capitalisme divise le peuple et exclue les plus « faibles », dont la vie n’a aucune valeur à ses yeux. Le capitalisme est ainsi empli d’actes criminels, parfois glauques et sordides, qu’il a lui-même engendrés. Les suicides, la consommation de drogues, de  psychotropes, d’alcool, ou la mort anonyme de SDF chaque hiver en disent long sur l’horreur de capitalisme qui ressurgit dans les criminalité.

La mort d’Aurélie Fouquet, la policière municipale tué jeudi, elle, n’a pas été longtemps gardée anonyme, contrairement à toutes les personnes maltraitées, frappées, humiliées, voire victimes de suicides maquillés entre les quatre murs de commissariat.

Ce qu’il faut saisir, c’est que le mépris de la bourgeoisie envers la vie apparaît clairement quand on voit comment le décès d’Aurélie Fouquet a été opportunément récupéré pour légitimer le renforcement de l’armement des policiers municipaux, alors même que cette policière était armée lors de la fusillade comme l’autorise la municipalité de Villiers-sur-Marne.

Et le syndicat national des policiers municipaux trouve tout de même le moyen de défendre sa logique bornée de bourgeois : « L’arme ne fait pas tout, mais si nos collègues n’en avaient pas possédé, nous aurions peut-être eu deux morts à déplorer », dixit son président Dominique Martin.

Cela montre bien que la mort d’une jeune femme de 26 ans, qui plus est mère d’un enfant de 14 mois, la bourgeoisie s’en moque, ce qui compte c’est le prétexte. Pour la bourgeoisie, les policiers sont des hommes de main, des bandes armées au service de la propriété.

Et c’est vrai, telle est la nature de la police. Mais l’idéologie officielle prétend que la police sert tout le « peuple », toute la « nation. »

Avec cette histoire de fusillade, en ne montrant qu’un seul aspect de la réalité (le fait que la policière tuée soit une  mère, jeune qui plus est), la bourgeoisie veut bloquer la compréhension dialectique de la réalité et jouer sur la corde du « pathétique » pour justifier sa politique.

C’est un piège très lourd et très efficace, qui doit être démasqué par une proposition politique organisée. Non pas le spontanéisme et l’appel abstrait à la révolution, mais une démarche posée, programmatique… scientifique!

Ce n’est qu’ainsi que les masses populaires prendront conscience de leur force, balaieront l’influence bourgeoise et la réalité matérielle capitaliste, qui sont la source des crimes! Voilà pourquoi il faut construire le PCMLM!

jeu, 13 mai 2010 » Crise capitaliste, Culture, France

La vogue des apéros géants : un besoin d’autonomie et de solidarité qui se manifeste de manière artificielle

Les apéritifs géants lancés sur Facebook sont un phénomène général qui se multiplie en France. Certains sont annulés, d’autres se tiennent, comme hier à Nantes avec au moins 6.000 personnes présentes, ainsi qu’à Montpellier avec 10.000 personnes.

Il s’agit bel et bien d’un phénomène général, car ces appels aux apéros géants  ne se concentrent pas uniquement dans les grandes villes mais concernent aussi des petites communes dans la France entière.

Ce genre d’évènements souligne la contradiction entre les villes et les campagnes dans le capitalisme. En effet, ces apéros géants représentent une manière de créer une animation dans des communes d’habitude totalement éteintes.

La contradiction entre les villes et les campagnes transparaît par exemple dans la concentration des activités culturelles au sein des grandes agglomérations où se regroupent la majorité des emplois du fait du mode de production capitaliste.

Dans les plus grandes villes, les apéros géants jouent plus directement sur l’aspect quantitatif quant à leur capacité de rassembler le maximum de personnes. Il existe alors un aspect de rivalité (par exemple entre Nantes et Rennes), une  dimension tribale que l’on retrouve entre autres chez les supporters de foot.

Cet aspect tribal est une composante évidente de la culture de compétition issue du patriarcat. D’ailleurs, il est extrêmement courant, dans ces ambiances influencées par le patriarcat, de s’enorgueillir de « tenir l’alcool », que ce soit au niveau individuel ou pour exprimer une « fierté » à plus grande échelle (« En Bretagne, on sait boire / faire la fête » etc…).

Les apéros géants constituent également une initiative autonome de réappropriation massive d’un espace public où, même dans les grandes villes, il ne se passe pratiquement rien d’habitude. C’est précisément cet aspect qui poussent certaines municipalités à interdire les rassemblements qu’elles ne contrôlent pas. « Faire place nette » est une obsession pour la bourgeoisie qui préfère les rues désertes et ennuyeuses, où rien ne déborde des magasins de la petite-bourgeoisie commerçantes autorisés.

Pour autant, ces apéros géants reproduisent une forme de culture ancienne, traditionnelle,  trempée dans les caractéristiques françaises, qui laissent d’ailleurs largement indifférentes les minorités nationales.

De manière dialectique, le besoin de convivialité que représentent les apéros géants traduit justement l’énorme manque de convivialité de la société capitaliste, particulièrement en France. L’idéologie nationale dominante de la bourgeoise en France aime vendre l’image d’un pays « latin » où les gens sont « tactiles », proches les uns des autres.

Pourtant, force est de constater que la France se signale par sa froideur des relations, le fait que des voisins s’adressent rarement la parole, la crainte de se faire remarquer ou encore l’habitude de taire son opinion au sein d’un groupe.

Dans ce contexte, les initiatives autonomes sont une manière de respirer dans l’atmosphère étouffante du capitalisme  qui isole et parasite les relations humaines, mais les liens noués autour de l’alcool, les amitiés jurées après de nombreux verres s’estompent bien souvent dès le lendemain.

Les paroles de la chanson de Stromae, « Alors on danse« , illustrent bien ce besoin de sortir qui n’est au final que l’illusion d’ échapper à la spirale angoissante du monde capitaliste :

« Qui dit étude dit travail
Qui dit taf te dit les thunes
Qui dit argent dit dépenses
Qui dit crédit dit créance
Qui dit dette te dit huissier
Et lui dit assis dans la merde
Qui dit Amour dit les gosses
Dit toujours et dit divorce

[...]

Alors on sort pour oublier tous les problèmes
Alors on danse… »

Les apéros géants expriment donc une volonté positive de briser l’isolement, mais par le biais de l’alcool, et en reprenant des symboles de la vieille culture de la bourgeoisie nationale (l’apéro), ce qui conduit irrémédiablement une telle démarche à sombrer dans la superficialité et l’expérience sans lendemain.

En outre, les apéros géants, comme les beuveries chaque week-end, génèrent des brutalités et des comas éthyliques, c’est-à-dire des formes de violence tournées vers soi-même ou exercées au sein du peuple.

Le peuple a besoin d’autonomie et d’unité à la base mais aussi de dépasser les formes culturelles traditionnelles pour construire le monde nouveau en rupture avec le monde pourrissant du capitalisme.

Dans la situation actuelle, la bourgeoisie panique au moindre rassemblement populaire qui contourne son autorité.

Le peuple est la force indestructible de l’histoire et ne doit pas dilapider son énergie illimitée dans des entreprises artificielles, mais la canaliser pour la révolution socialiste.

La société capitaliste est une société moribonde, insupportable pour le peuple, dont il est vital pour lui de s’échapper. Le peuple saura bientôt dépasser la forme ancienne de ces apéros géants qui représentent une tentative de pratiquer une brèche dans la société capitaliste de l’enfermement des masses.

La révolution est une explosion de vie qui détonne dans cette atmosphère d’agonie du capitalisme. La révolution est la fête des opprimées qui la dirigent avec les idées claires !

dim, 9 mai 2010 » Crise capitaliste

La crise grecque, la crise générale et la nécessité de l’avant-garde

La bourse de Paris a perdu 11,12% en une semaine, dans la foulée de la crise grecque. Un processus inévitable, parce que les capitalistes utilisent l’État à leur profit.

Et cela non pas simplement pour réprimer, comme le pensent les anarchistes. Non, les capitalistes utilisent également l’État comme moyen de freiner la chute tendancielle du taux de profit, par l’intermédiaire des impôts, des systèmes de santé, de l’éducation, des taxes, etc.

C’est le moyens que les capitalistes grecs ont trouvé pour accentuer la pression sur les masses populaires grecques: pillant largement les réserves de l’État, à la fin l’État se retourne vers les masses et exigent d’elles qu’elles se serrent la ceinture.

Et ce bien entendu, au nom du sauvetage de la nation. Car on voit bien ici les deux alternatives bourgeoises:

- se serrer la ceinture au nom de la nation

- refuser de se serrer la ceinture… également au nom de la nation.

Car dans l’ordre de choses, l’État grec « en faillite » devrait s’effondrer. Or, il ne s’effondre pas. Il y a une situation révolutionnaire, mais pas d’alternative révolutionnaire crédible, donc les masses ne mettent pas à bas l’Etat.

Résultat, les deux seules « alternatives » proposées sont:

- la négation anarchiste de l’État

- la mise en avant de la « nation prolétaire »: la Grèce est exploitée par les capitalistes « métèques », représentés par le FMI.

C’est exactement ce genre de fausse alternative que nous voulons éviter; voilà pourquoi nous assumons depuis le début, depuis plusieurs années, la thèse comme quoi la crise générale du capitalisme est inéluctable.

Voilà pourquoi nous étudions les oeuvres des classiques du communisme, notamment Le Capital de Karl Marx, et proposons non seulement des analyses actuelles, mais des récapitulatifs des thèses communistes.

A ce titre, il est impossible de ne pas voir la validité de notre thèse comme quoi les contradictions s’aiguisent entre les capitalistes financiers et les capitalistes industriels, les deux principales composantes de la bourgeoisie.

Impossible de ne pas voir que l’extrême-droite va très largement profiter de la crise grecque, affirmant la nécessité de l’autarcie, du protectionnisme, du caractère indépendant de la stratégie française.

C’est la ligne néo-gaulliste de Villepin, c’est la ligne (qu’on peut dire « social-chauvine ») de Marine Le Pen.

La crise appuie de manière terrible ces deux lignes, qui se plaçaient déjà dans la tendance générale propre à la société bourgeoise en pleine décadence.

Face à cela, l’extrême-gauche en France est totalement hagarde, elle est agonisante, et de plus en plus littéralement happée par la social-démocratie.

Il n’y a plus de frontières organiques, aujourd’hui en France, entre l’extrême-gauche et la social-démocratie: on les retrouve dans les mêmes initiatives, voire dans les mêmes milieux culturels.

Olivier Besancenot, pourtant officiellement grand pourfendeur du PS, expliquait lui-même dans une interview au Parisien du 2 mai 2010:

« Seriez-vous prêt à défiler au côté du PS et de Martine Aubry ?

Evidemment. En mars 2006, l’ensemble de la gauche politique et syndicale a bien réussi à faire reculer le gouvernement de Dominique de Villepin sur le CPE (contrat première embauche). Et si on recommençait?

Si le PS a bel et bien arrêté son discours alterné· sur la retraite – un jour à 62 ans, un autre jour· à 60 ans -, alors oui, il n’y a aucune raison de ne pas lui tendre une main fraternelle. Le 6 mai à Paris, nous participerons avec Marie-George Buffet, Jean Luc Mélenchon et Cécile Duflot à un premier meeting commun pour sauver la retraite à 60 ans. Martine Aubry est la bienvenue à nos côtés. »

Face à tout cela, nous affirmons la nécessité de l’organisation de l’avant-garde, de la construction du PCMLM comme noyau des communistes s’appuyant sur une compréhension scientifique de la société et de la nature.

Il faut prendre conscience de l’ampleur de la crise générale du capitalisme, il faut prendre conscience de la nécessité de la discipline au sein de l’avant-garde.

Les faits parlent d’eux-mêmes, comme cette information montrant l’impact sur les banques françaises de la crise grecque:

« Les valeurs bancaires ont été particulièrement malmenées cette semaine, les investisseurs craignant que leur exposition aux dettes souveraines des pays de la zone euro ne se solde par de nouvelles provisions massives.

Dexia a signé la plus forte baisse sur cinq jours. Le titre a chuté de 19,77%.

Société Générale a perdu 18,89%. La banque a pourtant publié cette semaine un résultat net de 1,06 milliard d’euros au premier trimestre, contre une perte de 278 millions d’euros un an plus tôt. Les analystes prévoyaient un résultat de 614 millions d’euros. Son produit net bancaire (équivalent du chiffre d’affaires) progresse de 34% à 6,581 milliards d’euros.

BNP Paribas a cédé 15,73% sur la semaine. Le bénéfice net de la banque ressort pourtant à 2,28 milliards d’euros au premier trimestre, soit un bond de 46,5% sur un an. Les analystes attendaient une hausse de 5% avec un profit net de 1,64 milliard d’euros. BNP Paribas a aussi déclaré que son exposition à la Grèce était de 5 milliards d’euros, à quoi s’ajoutent trois milliards d’engagements commerciaux sur des entreprises privées grecques.

De son coté Axa (-18,76% sur cinq jours), a annoncé qu’au 31 mars 2010, l’estimation de l’exposition aux obligations d’Etat (nette de participation des assurés et impôt) se montait à 5,2 milliards d’euros pour l’Italie, 3,8 milliards pour l’Espagne, 0,8 milliard pour le Portugal, 0,5 milliard pour la Grèce et 0,4 milliard pour l’Irlande ».

Ces banques ne resteront pas sans rien faire. Elles appuieront de plus en plus le fascisme! L’alternative historique qui se présente est: « Socialisme ou retombée dans la barbarie! »

Appuie, rejoins le PCMLM!

Imprime, lis, étudie notre document « Crise & fascisme » !

ven, 7 mai 2010 » Crise capitaliste, Ecologie

La double nature de la crise à la lumière de la marée noire dans le Golfe du Mexique

Le PCMLM souligne le double caractère du programme communiste: la résolution de la contradiction entre le travail manuel et le travaill intellectuel, et la résolution de la contradiction entre les villes et les campagnes.

Nous n’avons pas seulement affirmé depuis le départ l’inéluctable crise générale du capitalisme – et donc la nécessité de construire le noyau dur, scientifique, sans attendre le développement de cette crise.

Nous avons également compris l’enjeu et l’importance de l’impact de plus en plus grand de la contradiction entre les villes et les campagnes.

C’est cela qui est une preuve de notre caractère communiste: nous vivons dans notre époque, de manière résolument moderne, et voyons à quel point le mode de production capitaliste veut emmener la planète avec lui, en enfer.

La révolution mondiale ne se présente pas de manière linéaire et simple: elle est une convulsion à l’échelle mondiale, une convulsion qui ne peut être comprise que de manière scientifique, et résolue par l’avant-garde s’appuyant sur des fondements scientifiques.

La crise provoquée par la marée noire dans le Golfe du Mexique est une expression de cette convulsion. Nous parlions à ce sujet de la marée noire provoquée par l’Exxon Valdez: la nouvelle marée noire l’a déjà dépassé en ampleur

Et la question est désormais de savoir si cette marée noire va atteindre l’ampleur de celle provoquée par l’Ixtoc-1, de juin 1979 à mars 1980: 1.500.000 tonnes de pétrole passée dans la mer…

Partant de là, il est erroné d’affirmer comme le fait Lutte Ouvrière en quelques lignes concernant cette nouvelle marée noire:

« Et surtout tant que les compagnies pétrolières seront aux mains d’actionnaires rapaces faisant passer leurs profits avant tout, elles continueront à provoquer des catastrophes écologiques. »

Cette vision est totalement mécaniste: elle s’imagine qu’il suffit de reprendre le capitalisme tel quel, sans rien modifier au fond. Or, pour nous le communisme signifie le dépassement, par le socialisme, des valeurs du capitalisme : exploitation, hiérarchie, oppression, destruction !

Le communisme, ce n’est pas une simple « redistribution » de la richesse: c’est un renversement de toutes les valeurs du Mode de Production Capitaliste, c’est le dépassement dialectique de tout ce que le capitalisme a amené.

Pour le communisme! est donc un slogan très important, car justement le terme de « socialisme » est de plus en plus galvaudé, par une petite-bourgeoisie qui critique le capitalisme pour prôner le status quo, ou bien le retour en arrière, et maquille cela sous le nom de « socialisme » afin d’entraîner les masses dans son sillage.

Face à cette dynamique contre-révolutionnaire, le PCMLM affirme le caractère central de la démarche scientifique, la nécessité d’assumer une pratique fondée sur la perspective communiste, dont la voie est tracée par le marxisme – léninisme – maoïsme!

Avec le PCMLM, pour le communisme!

« Les communes populaires, telles qu’elles se sont développées en Chine populaire avec le Grand Bond en Avant et la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, constituent un grand poteau indicateur sur la voie de la résolution des contradictions entre travail intellectuel et travail manuel et entre villes et campagnes.

La commune populaire unifie en effet les ouvriers, les paysans, les soldats et les intellectuels, dans une réalité à échelle humaine, qui n’est pas une ville au sens capitaliste du terme, ni la campagne au sens capitaliste du terme.

La commune populaire permet en effet à tous les individus d’exercer le maximum d’activités sociales de telle manière que des échanges soient faits, que les rôles puissent être changés, que la critique et l’autocritique fassent avancer les individus et l’ensemble de la société.

Le communisme signifie l’effacement des différences sociales, et pour que celles-ci soient effacées, il faut une société où chaque personne puisse assumer toute fonction sociale. La commune populaire est ainsi une expérience très profitable, à l’opposé des campagnes capitalistes, véritablement mutilées, et des villes capitalistes, monstres énormes opposés à toute vie.

La commune populaire est également un pas en avant pour le rétablissement d’un rapport réaliste avec la nature.

Le mode de production capitaliste n’accorde aucune valeur à la nature, à part pour l’asservir ; à l’inverse, le communisme affirme lui-même que l’humanité ne peut vivre qu’en accord avec la planète, et la commune populaire, en refusant de nier l’existence de la nature, est une avancée dans l’établissement de rapports communistes. »

(Projet de Manifeste du Parti Communiste Marxiste Léniniste Maoïste)

jeu, 6 mai 2010 » Crise capitaliste, International

Grèce : une étincelle peut mettre le feu à la prairie

La grande mobilisation populaire en Grèce a été marquée par de nombreux affrontements avec la police, notamment aux abords du parlement,et des incendies d’institution bourgeoise, comme une agence du FISC et un bâtiment de la préfecture.

A Athènes, une banque a été incendiée, entraînant la mort de trois personnes, ce qui constitue la principale information des médias bourgeois.

En fait, nous en sommes réduits aux sources bourgeoises qui n’indiquent jamais les horaires de l’incendie et de l’arrivée des pompiers sur place. La police pourrait avoir intentionnellement ralenti l’intervention des pompiers et laissé l’incendie prendre de l’ampleur pour aggraver la situation. Il est d’ailleurs très révélateur qu’aucun détail ne soit fourni et que la bourgeoisie retienne des informations capitales comme le déroulement, en termes d’horaires, de l’incendie.

En effet, ce drame est très opportunément martelé par la bourgeoisie qui en profite pour apparaître « raisonnable » et « mesuré ». Le premier ministre grec George Papandreou a ainsi déclaré : « Protester est une chose, tuer en est une autre ».

En se focalisant sur cet incendie, la bourgeoisie cherche en vérité à discréditer le mouvement des masses populaires en Grèce.

Et à se donner une légimitié – c’est un aspect très important, quelque chose que les révolutionnaires doivent vraiment comprendre.

Pourtant, le peuple a fait la démonstration de sa détermination et exprimé sa juste colère contre le capitalisme en ciblant les institutions de l’Etat bourgeois.

La crise générale du capitalisme est tellement gigantesque que des pays sont en faillite, totalement dépendants des marchés financiers auprès desquels ils s’endettent. La crise générale du capitalisme marque donc le renforcement de la bourgeoisie financière, de nature impérialiste, dans sa concurrence avec la bourgeoisie industrielle (traditionnelle), phénomène qui correspond à la progression du fascisme comme le PCMLM l’a maintes fois souligné.

En outre, la crise générale du capitalisme accentue les contradictions inter impérialistes, comme le montre la désolidarisation vis-à-vis de la Grèce au sein de l’Union Européenne, notamment de l’axe Paris-Berlin. Le prêt accordé à la Grèce est ainsi un bon moyen de gagner de l’argent en jouant sur les différences de taux d’intérêt (la Grèce emprunte auprès des pays de l’UE  à un taux plus élevé que ces derniers auprès des marchés financiers).

Par ses analyses d’économie politique, le PCMLM a bâti le corpus idéologique adapté à notre époque qui éclaire la situation du monde et montre la voie de la révolution socialiste.

Les mouvements des masses populaires en Grèce, qui se manifesteront également en France, constituent une étape de la guerre populaire prolongée qui mènera au socialisme, à la prise du pouvoir par le peuple !

Les événements de Grèce montrent l’importance de l’organisation et de la théorie! Rejoignez le PCMLM, participez à nos productions!

ven, 23 avril 2010 » Crise capitaliste, France

L’intervention de chômeurs sur France 2 : autonomie prolétaire, refus de l’idéologie dominante du capitalisme et combat pour la dignité

Mercredi soir en direct sur France 2 (voir la vidéo à la 21ème minute), des chômeurs ont interrompu l’émission « L’objet du scandale » pour lire un texte qui appelle à inventer une « grève des chômeurs ».

A Contre-Informations, nous avons souligné beaucoup de traits caractéristiques de la France à combattre, dont la contestation romantique du capitalisme, conceptualisée et surréaliste, dans laquelle pourrait s’inscrire cette « grève des chômeurs ».

Mais à Contre-Informations, nous défendons également l’autonomie prolétaire et l’unité des masses populaires.

Ce texte comporte des ambiguïtés à ce niveau. Il appelle fort justement à l’organisation à la base entre « les travailleurs précaires, les intérimaires en colère, les intermittents du spectacle et de l’emploi, les saisonniers, les stagiaires démotivés, les étudiants désorientés, les retraités en mal de revenu, les sans-papiers, les licenciés preneur d’otage, les travailleurs forcés », mais sans rassembler le prolétariat dans une perspective de lutte de classes contre la bourgeoisie.

Le combat pour la dignité, affirmé de manière très déterminée et sous forme de rupture, est également un élément très positif :  « Refus de nous laisser harceler, mobiliser, culpabiliser, insérer de force. [...] Pas de honte qui tienne : franchement nous avons mieux à faire. Nous avons mieux à faire que chercher des emplois inexistants, mieux à faire que ce que  l’on exige de nous. Voilà pourquoi nous refusons d’être suivis, contrôlés,  managés, culpabilisés, radiés ».

De même, cette intervention en direct a permis de révéler la suffisance de la bourgeoisie à travers notamment l’attitude de Guillaume Durand qui veut interrompre la lecture du texte à peine commencé alors que la bourgeoisie organise des débats stériles et sans fin sur tous les sujets pour polir son concept de « démocratie » qui signifie en vérité une privation du pouvoir pour le peuple.

On entend même le ministre de la culture Frédéric Mittérrand proposer aux chômeurs de revenir à la fin de l’émission après avoir sagement écouté ces échanges de salons bourgeois !

Il est intéressant que le site de la Coordination des intermittents et précaires d’Ile-de-France reproduisant le texte  de l’intervention renvoie à un autre article sur les castings bidonnés de chômeurs dans les médias ou les questions préparés à l’avance de l’émission « L’objet du scandale ».

Ce texte-ci est délibérément truffé de comparaisons entre les chômeurs et la situation des animaux jusque dans le titre et la photo d’illustration.

Cela dénote d’un manque de compréhension quant au sort réservé aux animaux dans le mode de production capitaliste qui aboutit à une banalisation, voire au mépris (comme pour la métaphore d’usage fréquent du « mouton »).

En fait, ce genre de comparaison suggère que ce qui est normal pour les animaux ne l’est pas pour les humains.

Dialectiquement, cela revient aussi à reconnaître des conditions de vie abominables pour les animaux sans (encore pour le moment) avoir les moyens idéologiques de mener la révolution culturelle pour comprendre la biosphère et changer le rapport à la nature et aux animaux.

Le texte lu en direct sur France 2 montre en tout cas les ressources combatives des masses et une montée du niveau idéologique  qui conduira inexorablement à la révolution socialiste, ce qui n’est certainement pas étranger au final très mao du texte : « Que mille collectifs fleurissent sur les décombres du plein emploi » !

dim, 4 avril 2010 » Crise capitaliste

A propos de la marche silencieuse des femmes de producteurs de lait à Poitiers

Hier, une marche silencieuse de femmes et d’enfants des producteurs de lait s’est déroulée à Poitiers à l’appel de l’APLI (Association des producteurs de lait  indépendants).

En tant que Parti de la révolution culturelle, le PCMLM mène la bataille contre les manifestations de l’idéologie dominante de la bourgeoisie, dont le patriarcat est une des composantes les plus marquantes.

Or, le cortège silencieux organisé hier à Poitiers est bien une manifestation évidente de patriarcat. On y voit s’exprimer la répartition traditionnelle des tâches, avec d’un côté l’homme,  le « chef de famille » chargé du rôle actif consistant à faire « bouillir la marmite », et de l’autre côté la femme et les enfants dans leur rôle passif d’appui, de soutien au chef de famille.

Bien entendu, cette structure familiale est justifiée par un discours paternaliste insistant sur le rôle essentiel des femmes courageuses « qui souffrent en silence ».

D’ailleurs, les femmes étaient priées de se vêtir en noir pour porter le deuil.

C’est aussi cet aspect culturel fortement réactionnaire qui transparaît dans le choix d’une citation, dans la lignée de l’ « anticapitalisme » romantique, de l’écrivain anticommuniste Marcel Aymé, placée en exergue sur le site de l’APLI.

Bien sûr, le capitalisme est une véritable horreur synonyme de mort, tant pour les humains que pour tous les autres habitants de la planète victimes de l’écocide de la bourgeoisie !

Ainsi, l’an dernier, 800 agriculteurs se sont suicidés et c’est aussi en leur hommage que le défilé d’hier avait lieu, une manifestation de dignité malheureusement imprégnée d’aspects réactionnaires, comme décrits plus haut.

Les agriculteurs non monopolistes se trouvent dans une situation intenable, poussés à bout par l’aggravation des contradictions internes au mode de production capitaliste, comme le PCMLM l’avait expliqué (ici et ).

C’est pourquoi la révolution socialiste vise à renverser le capitalisme lui-même, qui tue toute vie sur la planète.

Le capitalisme est en état de pourrissement complet et entraîne dans sa chute les agriculteurs non monopolistes enchaînés à son mode de production archaïque qui sert les intérêts des classes dominantes.

Seule la planification économique est à même d’orienter la production dans les intérêts du peuple, par exemple en privilégiant des alternatives meilleures pour la santé que le lait de vache, comme le lait de soja, de riz, de châtaigne, d’amande ou encore d’avoine, etc.

Avec le PCMLM, menons la bataille culturelle sur tous les fronts !

ven, 26 mars 2010 » Antifascisme, Crise capitaliste, France

Le mouvement de Villepin doit être critiqué comme néo-gaullisme! Adopte la ligne du PCMLM!

Dominique de Villepin a annoncé hier le lancement d’un « mouvement politique » qui devrait se concrétiser en un parti politique au mois de juin.

Ceci confirme que les intérêts de la bourgeoisie impérialiste s’affirment à l’époque de la crise génrale du capitalisme, et gagnent inévitablement du terrain sur ceux de la bourgeoisie industrielle, comme nous l’expliquions au sujet de l’abandon de la taxe carbone.

Il convient de bien saisir que Villepin incarne la figure typique de l’aristocrate  « bienveillant » et « paternaliste » envers le peuple. Cette figure de l’aristocrate paternaliste est imprégnée d’une dimension culturelle rattachée au socialisme féodal.

Le socialisme féodal se greffe sur le mode de production capitaliste comme la défense d’une « société d’antan » plus juste, moins inégalitaire, placée sous la protection d’une autorité « compréhensive ».

« On ne peut pas, comme citoyen français, accepter de vivre dans un pays où des situations d’inégalité et d’injustice atteignent un tel niveau », dixit Villepin.

Cette vision fondamentalement anti-matérialiste est très prégnante en France où la nation se conçoit comme garante du respect des traditions et du « ciment social ».

Villepin dit ainsi : « La France est un pacte social et républicain qui a été solennellement signé aux lendemains de la guerre : une république démocratique et social » ; « il faut revenir aux fondements de la France, et les fondements de la France c’est la république, c’est la nation, c’est l’État ».

Le socialisme féodal c’est l’ordre des élites de la bourgeoisie impérialiste qui se complaisent dans un paternalisme aristocratique consistant à « faire du social » pour mieux légitimer l’oppression capitaliste.

Le socialisme féodal, c’est une option ultra-chauvine qui se conçoit comme réticente à la modernité, proche du terroir et voulant renouer avec la « grandeur de la France ».

Bref, le socialisme féodal est une notion fasciste au service de l’impérialisme français qu’il faut impérativement combattre.

Car ce néo-gaullisme représente la contre-révolution de notre époque, bien plus que Sarkozy et son autoritarisme « classique. »

Le PCMLM est justement le Parti de la révolution culturelle qui dynamite les traits caractéristiques de la France et les vieux concepts de la bourgeoisie croulante pour ouvrir la voie de la révolution socialiste.

Et le PCMLM n’a cessé de souligner le fait que Villepin était une grande figure politique bourgeoise, alors que tous les commentateurs le voyaient comme un « has been. »

De la même manière que le PCMLM a annoncé il y a quelques années que le fascisme progresserait, le PCMLM appelle à comprendre la signification du développement du néo-gaullisme dans le cadre de la lutte des classes!

Adopte la ligne du PCMLM, comprends la signification stratégique du développement du néo-gaullisme! Etudie les documents du PCMLM sur le rapport entre le fascisme, la crise capitaliste et la guerre, sur la signification de l’antagonisme bourgeoisie industrielle (« classique ») et bourgeoisie financière (« impérialiste »)!

jeu, 11 mars 2010 » Antifascisme, Communisme, Crise capitaliste, Culture, Ecologie, France, Féminisme, Révolution

La tension monte chaque jour un peu plus… Le vent gonfle le pavillon, les tempêtes s’annoncent!

« d) La nature de la situation en France

La France est marquée par une crise profonde ; la crise générale du capitalisme est très clairement visible sur le plan idéologique. Les valeurs républicaines deviennent prétextes à des lois de plus en plus racistes ; l’État républicain lui-même se révèle de plus en plus corrompu, policier, bureaucratique.

La bourgeoisie française n’arrive même plus à mettre en avant la « culture » ou les « droits de l’homme » ; ses éléments se révèlent toujours plus comme ayant une nature anti-sociale et parasitaire, le tempérament nihiliste et décadent l’emporte toujours plus largement dans la bourgeoisie.

Le fascisme est donc un élément constitutif toujours plus grand de la société française à l’époque de la crise générale du capitalisme ; les valeurs ultra-réactionnaires voient de plus en plus le jour ou bien refont surface, servant la bourgeoisie la plus agressive, celle qui veut que l’impérialisme parte à la conquête de nouvelles richesses dans le monde.

À l’opposé de ce tournant toujours plus réactionnaire de la bourgeoisie, tournant qui tente d’entraîner la petite-bourgeoisie avec elle afin de s’en servir comme force d’appoint, on trouve les forces nouvelles de la société: les masses populaires. Les masses populaires sont les créatrices universelles de l’histoire, de toute l’histoire, de toute la culture, de toutes les richesses. À notre époque, les masses populaires s’appuient sur la classe la plus révolutionnaire de notre époque, et de l’histoire en général : la classe ouvrière. La classe ouvrière est la clé pour le renversement du mode de production capitaliste.

Chapitre 2
Les caractéristiques du monde dont nous avons besoin

a) La division travail intellectuel / travail manuel

Le mode de production capitaliste exige la séparation du travail intellectuel et du travail manuel, selon les principes de la division du travail. Avec l’esclavage et la féodalité, le travail manuel se voit méprisé, et par la suite le capitalisme l’a organisé selon ses besoins. Les personnes exerçant le travail manuel sont exploitées et aliénées ; le fruit de leur activité leur est enlevé. Dans le mode de production capitaliste, le Travail n’a plus d’identité propre, car il n’a comme seule possibilité que la soumission au Capital.

Le communisme affirme donc le dépassement de la contradiction entre travail manuel et travail intellectuel, car il signifie l’émancipation, la libération de l’enfermement dans les travaux répétitifs, et la possibilité d’un travail manuel volontaire, non aliénant, source d’évolution positive et de progrès.

Karl Marx et Friedrich Engels expliquent : « Dans une phase supérieure de la société communiste, quand auront disparu l’asservissante subordination des individus à la division du travail et, avec elle, l’opposition entre le travail intellectuel et le travail manuel ; quand le travail ne sera pas seulement un moyen de vivre, mais deviendra lui-même le premier besoin vital ; quand, avec le développement multiple des individus, les forces productives se seront accrues elles aussi, et que toutes les sources de la richesse collective jailliront avec abondance, alors seulement… la société pourra écrire sur ses drapeaux : De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins. » (Critique des programmes de Gotha et d’Erfurt).

b) La division villes / campagnes

Le mode de production capitaliste a poussé jusqu’au bout la séparation entre les villes et les campagnes. Le capitalisme est né d’une séparation profonde entre les campagnes et les villes, et ce dès le Moyen-Âge.

Au fur et à mesure de son développement, il a donné naissance tout d’abord à de grandes villes, puis finalement à de gigantesques mégalopoles. Aujourd’hui encore dans le monde, la population urbaine ne cesse de s’accroître. Toutefois les nouvelles villes ne consistent réellement qu’en des cités-dortoirs, des bidonvilles, des immeubles de plus en plus de mauvaise qualité. Avec le mode de production capitaliste, les êtres humains ont des conditions de vie indignes. À cela s’ajoute la perte de tout repère par rapport à la nature.

Les êtres humains acquièrent dans les villes des mentalités adaptées au capitalisme et à son esprit destructeur ; la planète se voit ainsi saccagée pour fournir ses substances au mode de vie capitaliste, de la même manière que les animaux sont réduits à l’état d’objets. Dans le mode de production capitaliste, la nature revient simplement à de l’agriculture ou du tourisme, tandis que la ville est le seul lieu de « vie » possible (concentration des activités culturelles et du travail par exemple). Le communisme affirme la valeur de la planète en tant que telle, suivant le principe qu’elle est un tout et que nous n’en sommes qu’une composante ; le communisme exige ainsi la fin de la contradiction entre les villes et les campagnes.

Le mode de vie doit être adapté aux exigences de la planète : c’est la planète qui est le fondement de notre existence, et non pas un dieu qui aurait donné à l’humanité la planète pour tout saccager.

c) La commune populaire

Les communes populaires, telles qu’elles se sont développées en Chine populaire avec le Grand Bond en Avant et la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, constituent un grand poteau indicateur sur la voie de la résolution des contradictions entre travail intellectuel et travail manuel et entre villes et campagnes. La commune populaire unifie en effet les ouvriers, les paysans, les soldats et les intellectuels, dans une réalité à échelle humaine, qui n’est pas une ville au sens capitaliste du terme, ni la campagne au sens capitaliste du terme.

La commune populaire permet en effet à tous les individus d’exercer le maximum d’activités sociales de telle manière que des échanges soient faits, que les rôles puissent être changés, que la critique et l’autocritique fassent avancer les individus et l’ensemble de la société.

Le communisme signifie l’effacement des différences sociales, et pour que celles-ci soient effacées, il faut une société où chaque personne puisse assumer toute fonction sociale. La commune populaire est ainsi une expérience très profitable, à l’opposé des campagnes capitalistes, véritablement mutilées, et des villes capitalistes, monstres énormes opposés à toute vie. La commune populaire est également un pas en avant pour le rétablissement d’un rapport réaliste avec la nature.

Le mode de production capitaliste n’accorde aucune valeur à la nature, à part pour l’asservir ; à l’inverse, le communisme affirme lui-même que l’humanité ne peut vivre qu’en accord avec la planète, et la commune populaire, en refusant de nier l’existence de la nature, est une avancée dans l’établissement de rapports communistes. »

Projet de Manifeste du Parti Communiste Marxiste Léniniste Maoïste

mar, 9 mars 2010 » Communisme, Crise capitaliste, Ecologie

Sarkozy ouvre la voie à l’écocide au salon de l’agriculture. Seul le communisme peut assurer l’avenir de la planète !

« Je voudrais d’ailleurs dire un mot de toutes ces questions d’environnement. Parce que là aussi, cela commence à bien faire. Je crois à une agriculture durable, j’y crois. Je ne renoncerai pas à l’ambition de mettre la France au premier plan des pays qui construiront une économie durable et une agriculture durable.

Mais, il faut que nous changions notre méthode de mise en œuvre des mesures  environnementales en agriculture. [...]  Sur les normes environnementales je souhaite qu’on montre l’exemple, mais qu’on avance en regardant ce que font les autres, parce que sinon il n’y aura plus d’éleveurs de porcs bientôt chez nous. [...] Au fond, le maître mot c’est le pragmatisme. »

Ces propos tenus par Sarkozy au salon de l’agriculture samedi, dont un extrait est reproduit ci-dessus, exprime d’une manière brutale pourquoi l’avenir de la planète est tout simplement inenvisageable tant que le mode de production capitaliste perdurera.

Bien évidemment, la bourgeoisie est incapable de remettre en cause le mode de production capitaliste qui, par essence, repose sur une exploitation des humains et de la nature entraînant une mécanique de surproduction, synonyme d’accumulation de profits, totalement déconnectée des besoins du peuple et destructrice pour l’environnement.

Aujourd’hui, le capitalisme subit une crise générale qui touche tous les secteurs de la production, y compris l’agriculture.

Sarkozy dit lui-même que les agriculteurs sont des « entrepreneurs » et justement ces entrepreneurs sont complètement intégrés au mode de production capitaliste.

Mais les agriculteurs (non intégrés dans les monopoles) pâtissent de la faiblesse de leur position dans la chaîne de production capitaliste. En fait, les agriculteurs se situent au début de la chaîne de production et, par conséquent, subissent la pression de tous les intermédiaires jusqu’à la distribution aux consommateurs.

Poussés par la mécanique de surproduction capitaliste et les perspectives de profit accru, les agriculteurs (non monopolistes) cherchent à augmenter leur production, ce qui les conduit à recourir à des méthodes hyper polluantes et n’ayant aucune considération pour la vie animale, ni pour la nature en général.

Que l’on pense aux élevages intensifs, au gaspillage d’eau ou bien encore à l’utilisation massive de pesticides: la production capitaliste dans l’agriculture est une catastrophe pour notre planète. Ses choix sont mauvais pour la santé, destructeurs pour la planète, fondés sur l’exploitation et le culte de la destruction.

Les agriculteurs sont ainsi pris au piège inextricable du mode de production capitaliste dont le fonctionnement même est fait de contradictions insolubles.

Ainsi, les intermédiaires de la chaîne de production capitaliste cherchent bien évidemment eux aussi à accroître leurs profits et profitent de leur position avantageuse par rapport aux agriculteurs pour faire baisser les prix d’achat à la source.

Par conséquent, les agriculteurs (non monopolistes) sont pris en étau par la logique capitaliste qu’ils contribuent eux-même à alimenter.

D’une part, placés en amont de la chaîne de production, ils se sont très souvent endettés dans leur quête d’accroissement de la production conforme à la logique intrinsèque du capitalisme.

D’autre part, c’est justement parce qu’ils sont placés en amont de la chaîne de production capitaliste qu’ils se retrouvent écrasés par la mécanique d’accumulation de profits en aval entraînant des prix toujours plus bas à l’achat et une déperdition économique allant de mal en pis.

Voilà pourquoi les agriculteurs sont soutenus par des subventions qui, immanquablement, doivent être révisées à la hausse.

L’objectif annoncé par Sarkozy consiste à lever les quelques « obstacles » du légalisme bourgeois pour laisser la main libre aux agriculteurs, notamment pour l’utilisation des pesticides, suivant une logique écocide qui est celle du capitalisme.

C’est cette logique irresponsable du capitalisme que Sarkozy défend lorsqu’il déplore l’éventualité de la disparition des élevages de porcs, alors même que les élevages de porcs saccagent la région de la Bretagne en empoisonnant irrémédiablement les sources d’eau (en raison des déjections entre autres), sans même parler des souffrances inacceptables affligées aux animaux et aux nuisances subies par le voisinage (odeurs intolérables, transports, épandage des déjections etc.).

D’ailleurs, Sarkozy pratique ouvertement le chauvinisme pour ouvrir les vannes de l’ecocide capitaliste. En gros, la France serait en avance sur les autres pays sur mesures de protection environnementale et cette position soi-disant d’avant-garde s’avèrerait préjudiciable à sa compétitivité.

Voilà les contradictions inter-impérialistes qui s’expriment au grand jour et qui légitiment le ravage de la planète au détriment de tous ses habitants pour la seule loi du profit capitaliste !

Le PCMLM a expliqué que Sarkozy représentait la bourgeoisie industrielle qui, en période de crise générale du capitalisme, se verrait fatalement rattrapée par la bourgeoisie impérialiste plus agressive porteuse de l’idéologie fasciste.

Voilà précisément à quoi nous assistons dans ce discours de Sarkozy qui se coule parfaitement dans une approche populiste, chauvine et écocide typique du fascisme.

En outre, le PCMLM avait déjà expliqué pourquoi les « mesures » censées protéger l’environnement, comme la taxe carbone, relevait de la pure fumisterie.

Aujourd’hui, le capitalisme s’écroule tellement sous ses contradictions que Sarkozy en finit même par reculer sur la poudre aux yeux lancée par la bourgeoisie en matière d’écologie.

Les concepts pompeux d’économie ou d’agriculture durable ne sont que de pitoyables agitations de  la bourgeoisie qui essaie lamentablement de préserver son pouvoir criminel pour les humains et la planète, « pragmatique » seulement dans le sens où il gonfle les profits dont s’empiffre la classe exploiteuse bourgeoise.

Les agriculteurs se retrouvent embarqués dans une voie sans issue qui contribuera encore plus à détruire l’environnement.

La planète n’a aucun avenir dans le capitalisme qui poursuit sa marche infernale et voudrait forcer le peuple à vivre dans un monde cauchemardesque où la mort est promise à tous les êtres vivants.

La vie ne continuera sur la planète qu’avec le communisme !

Le communisme repose sur la planification de l’économie pour répondre aux besoins du peuple. Or, le peuple rejette de toutes ses forces l’anéantissement de la nature par le capitalisme. Le peuple rejette ce qui dégrade les valeurs de la civilisation, ce qui fait retomber dans la barbarie.

Il faut réorganiser toute la production, et l’agriculture occupe bien sûr une place centrale, pour mettre un terme à la contradiction entre les villes et les campagnes.

Dans le communisme, le peuple pourra s’émanciper dans un environnement libéré des mains destructrices des capitalistes où la production agricole planifiée s’accordera avec l’intérêt premier des masses de vivre en paix avec la nature.

Le PCMLM est le seul parti ouvert à l’écologie radicale qui représente une aspiration populaire incontournable ! Le PCMLM est le Parti de la révolution socialiste et de la planification économique qui seule peut garantir un avenir à notre planète !

sam, 6 mars 2010 » Crise capitaliste, France

Sarkozy chez Eurocopter, Villepin au salon de l’agriculture : les contradictions entre bourgeoisie industrielle et bourgeoisie impérialiste

Nicolas Sarkozy s’est une nouvelle fois illustré comme le défenseur de l’industrie, jeudi chez Eurocopter à Marignane (Bouches-du-Rhône), en déclarant notamment : « la France doit garder ses usines, son outil de production ». De plus, Sarkozy a annoncé un objectif d’augmentation de 25 % de la production industrielle.

Ces derniers jours, les médias bourgeois ont également beaucoup parlé de la visite triomphale de Dominique de Villepin au salon de l’agriculture.

On voit ici très clairement les contradictions entre bourgeoisie industrielle et bourgeoisie impérialiste, que le PCMLM a analysé à de nombreuses reprises (ici un rappel des principaux textes).

D’un côté, Villepin flatte le chauvinisme français en se montrant, à l’instar de Chirac, en « homme du terroir », avec une dimension proprement aristocratique de paternalisme envers le peuple. Villepin, comme le PCMLM l’a souligné, est en effet partisan du « cavalier seul » de l’impérialisme français.

Au moment où tous les « observateurs » considéraient Villepin comme un cadavre politique, nous avons été les seuls à expliquer qu’au contraire, il était une carte essentielle de la bourgeoisie impérialiste.

Cette compréhension a été permise parce que, de la même manière, nous avons en premier vu venir le fascisme.

Et de l’autre côté, Sarkozy agit en représentant des intérêts de la bourgeoisie traditionnelle, la bourgeoisie industrielle, à laquelle il se doit d’apporter des garanties.

Cette contradiction fondamentale qui s’accentue au sein de la bourgeoisie, incarnée par l’opposition Villepin – Sarkozy, va continuer à dominer les institutions bourgeoises dans les années à venir, notamment au moment des élections présidentielles de 2012.

Les communistes combattent la bourgeoisie en bloc, mais la discipline révolutionnaire exige de comprendre les contradictions internes de la classe dominante bourgeoise. Et le PCMLM est le seul Parti en France à avoir analysé correctement les contradictions entre bourgeoisie traditionnelle et bourgeoisie impérialiste.

La formation d’une idéologie révolutionnaire victorieuse passe impérativement par l’étude des documents du PCMLM !

ven, 5 mars 2010 » Antifascisme, Crise capitaliste, France, Révolution

Crise & fascisme

Quelle est la thèse du PCMLM, son identité politique?

Pour nous, la question écologique est en définitive la question de la contradiction entre villes et campagnes.

La question de la crise générale du capitalisme et du fascisme est en définitive la question de la contradiction entre le travail manuel et le travail intellectuel.

Nous avons mené un grand travail de fond quant au fascisme et l’antifascisme. Ainsi, à côté du PDF imprimable sur Vernadsky et la biosphère, en voici un second sur la crise et le fascisme. Les textes rassemblés dans la brochure Crise et fascisme permettent une première entrée dans l’une des deux grandes questions de notre époque.

Il va de soi que cela ne signifie pas que cette compilation suffise en soi, mais il y a déjà d’indiquées les principes orientations qu’il faut, selon nous, prendre et assumer.

En avant avec le PCMLM pour comprendre les enjeux de notre époque, notre époque elle-même, pour comprendre les lois de la révolution et mener la révolution socialiste, pour le communisme!

dim, 28 février 2010 » Crise capitaliste, Ecologie, France

Le salon de l’agriculture, représentation du rapport perverti à la nature dans le mode de production capitaliste

Le salon de l’agriculture s’est ouvert samedi à Paris dans une ambiance morose largement relayée par les médias bourgeois.

Le salon de l’agriculture est aussi l’occasion de donner dans la nostalgie d’une France « pastorale » et attachée à son terroir « ancestral ». Une telle conception relève évidemment du pur chauvinisme et de l’idéalisme feignant d’ignorer que l’agriculture est partie intégrante du mode de production capitaliste.

Lors de la crise du lait au mois de septembre, nous avions expliqué qu’il s’agissait d’une crise typique du capitalisme marquée par la fuite dans la surproduction et l’impossibilité au final d’écoulement de la marchandise.

Les agriculteurs ne sont pas des victimes du « libéralisme », comme le fait croire la bourgeoisie, mais bien des capitalistes qui subissent les contradictions internes au capitalisme et qui se sont endettés pour automatiser leur production dans l’optique de produire toujours.

De plus, cette quête de profit qui s’enraye aujourd’hui se fait selon les principes dominants de ravage de la nature et d’exploitation animale la plus barbare.

Le succès même du salon de l’agriculture témoigne du rapport perverti à la nature entretenu dans le mode de production capitaliste obligé d’exhiber une image d’Epinal des campagnes, terre préservée des petits producteurs et artisans « du cru », qui se décline aussi très souvent dans la publicité.

Cette image d’Epinal est bien entendu également reprise par tous les courants petit-bourgeois, qui fantasment sur  la petite production (qui ne serait pas vraiment « capitaliste » selon eux!), le terroir, les bons produits d’autrefois, etc.

Mais l’aspiration des masses à entretenir un rapport à la nature apaisé est irréalisable tant que le capitalisme et ses valeurs de domination existeront.

Le respect de la planète et de toute la vie qu’elle abrite ne peut se réaliser que par la planification qui adaptera la production aux besoins du peuple et à ses exigences morales!

mer, 24 février 2010 » Antifascisme, Crise capitaliste, France

A propos de la polémique sur Ali Soumaré

La campagne des élections régionales en Ile-de-France, est agitée en ce moment par l’accusation portée vendredi par Francis Delattre, maire UMP de Francoville, contre Ali Soumaré, tête de liste PS dans le Val-d’Oise, sur son passé de « délinquant multirécidiviste chevronné » selon les termes employés dans le communiqué.

Du point de vue révolutionnaire, Ali Soumaré, en tant que candidat PS, est un social-démocrate, un allié du pouvoir bourgeois, totalement inserré dans la stratégie contre-révolutionnaire et légaliste. Bref, Ali Soumaré est un social-traître.

Mais ce n’est évidemment pas le point de vue d’une frange de la bourgeoisie, la bourgeoisie impérialiste, qui s’affirme de plus en plus agressivement à l’époque de la crise générale du capitalisme favorisant l’ascension du fascisme.

Pour la bourgeoisie impérialiste, Ali Soumaré représente clairement un intrus à « leur monde » où le crime s’exprime dans l’affairisme financier international et pas au niveau du droit commun, trop « ordinaire ».

Il n’est donc pas surprenant qu’Axel Poniatowski, decendant d’une lignée aristocratique, ancien cadre dirigeant du groupe Thomson, un des fers de lance de l’impérialisme français (ventes d’armes notamment), a immédiatement affiché son soutien à François Delattre et relayé à son tour les accusations sur le prétendu passé d’Ali Soumaré.

Dans le contexte de crise général du capitalisme, la bourgeoise impérialiste veut s’emparer des institutions et prendre de vitesse la bourgeoisie traditionnelle favorable au Capital industriel, une concurrence à l’intérieur de la bourgeoisie que le PCMLM a largement expliqué.

Voilà pourquoi la bourgeoisie impérialiste révèle de plus en plus ouvertement son chauvinisme, son nationalisme, sa vision du monde ethno-différentialiste, autant d’attributs de l’impérialisme qu’exacerbe la montée du fascisme.

Francis Delattre s’était du reste déjà illustré en déclarant : « C’est assez surprenant la liste socialiste du département. Elle est conduite par Monsieur Soumaré. Dans un premier temps, j’ai cru que c’était un joueur de l’équipe réserve du PSG. Mais non,  il est troisième premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel, ça change tout ».

Comme nous l’avions déjà dit, la crispation générale de la bourgeoisie à l’épique de la crise aggravée du capitalisme se traduit par le renforcement de la  bourgeoisie impérialiste au sein de la classe exploiteuse.

La polémique orchestrée de manière quasi obsessionnelle autour d’Ali Soumaré montre bien que bourgeoisie est sur les nerfs et qu’en son sein, la bourgeoisie impérialiste, dans son agressivité à caractère populiste et raciste, sert clairement la soupe aux fascistes.

La campagne de dénigrement contre Ali Soumaré témoigne également de la collusion entre la bourgeoisie impérialiste et l’appareil judiciaire de l’Etat bourgeois,  puisque Francis Delattre a pu se procurer des document confidentiels ; une complicité dont on s’était déjà rendu compte lors de la relaxe de Villepin au procès Clearstream.

L’agressivité de la bourgeoisie impérialiste et sa volonté « d’en découdre » se mesure aussi par sa précipitation, car deux des délits prétendument commis par Ali Soumaré concernaient en vérité… un homonyme!

Mensonges et magouilles, cette affaire lamentable illustre à quel point la bourgeoisie impérialiste veut se retrouver « entre elle », avoir les mains libres en expurgeant des éléments qui n’appartiennent pas à « son monde », impossible à intégrer complètement au projet impérialiste.

Ali Soumaré est lui-même un serviteur de l’Etat bourgeois mais se retrouvant aujourd’hui rattrapé par la concurrence à l’intérieur de la classe dirigeante qui voit croître les appétits de la bourgeoisie impérialiste.

Si Ali Soumaré avait trempé dans des affaires de trafic d’armes, grand classique de l’impérialisme français, plutôt que soi-disant dans des délits de droit commun, la bourgeoisie impérialiste l’aurait reconnu comme un des siens.

En tout cas, cette polémique confirme une nouvelle fois la justesse de l’analyse du PCMLM sur la concurrence entre bourgeoisie traditionnel et financière, tournant progressivement à l’avantage de cette dernière soutenu par le Capital financier.

Etudier les documents du PCMLM est une nécessité révolutionnaire de notre époque !

dim, 21 février 2010 » Crise capitaliste, France, Révolution

Total, Philips, Hélio-Corbeil… l’esprit de résistance grandit, levons le drapeau de la grève politique de masses!

Avec la crise générale du capitalisme la lutte de classe  s’aiguise inévitablement. Chaque jour la bourgeoisie déclare une guerre toujours plus ouverte à la classe ouvrière.

Notre époque est celle où les illusions sur un pseudo « capitalisme à visage humain » finissent d’être réduites en miettes, où la barbarie capitaliste ne prend même plus la peine de porter un masque.

Lundi dernier, les 212 ouvrières et ouvriers de Philips Dreux ont trouvé les portes de l’usine fermées. La direction leur laissait pour seule alternative au chômage un reclassement en Hongrie pour 450 euros par mois et « à condition de pratiquer la langue hongroise ».

Cependant, à cette guerre ouverte contre la classe ouvrière, celle-ci répond par une résistance toujours plus acharnée. Les grèves, les occupations d’usines, les séquestrations de patrons se multiplient.

Et la lutte populaire a un premier succès: la production reprendra à partir de ce lundi à Philips Dreux. Il faudra pourtant un combat au long souffle, et sur une base politique.

C’est d’autant plus flagrant chez Total. Mardi, à la raffinerie Total de Dunkerque, les salariés en grève depuis le 12 janvier ont forcé l’entrée du site pour l’occuper et demander des réponses claires quant à la menace de fermeture de  la raffinerie.

Mercredi, en solidarité avec 620 salariés de Dunkerque, une grève illimité a été votée sur l’ensemble des sites Total en France!

C’est une initiative de classe qui révèle que l’esprit unitaire grandit,il faut la victoire, et nécessairement se profilera demain la nécessité de la grève politique de masses – ce qui conditionne l’orientation que doivent avoir les révolutionnaires.

Mercredi toujours, à l’imprimerie Hélio-Corbeil, dans l’Essonne, les deux dirigeants et un consultant extérieur ont été retenus pendant plusieurs heures par les salariés pour protester contre un plan de licenciement.

La classe ouvrière montre ainsi une nouvelle fois que sans elle rien n’est possible, rien ne fonctionne. Face aux mépris de la bourgeoisie, le prolétariat affirme chaque jour un peu plus son pouvoir et met en avant la solidarité de classe.

Dans cette guerre de classe, les syndicats tentent de jouer leur rôle d’encadrement et de contrôle de la juste colère du peuple. Face à cela, la grève politique est une nécessité, balayant le réformisme, l’économisme et le corporatisme des syndicats.

Le PCMLM affirme le besoin de grève politique qui, contrairement aux manœuvres syndicales, met en avant la  lutte de classe,  l’impossibilité de « soigner » le mode de production capitaliste qui tombe en ruine. La grève politique est une expression du besoin de communisme !

Pour cela,  la classe ouvrière doit s’unir et s’organiser de manière autonome vis-à- vis des institutions bourgeoises et de ses représentants !

Comme à Philips Dreux, l’unité doit se construire à la base, par les assemblées générales pour gagner le soutien des larges masses.

Les revendications corporatistes, proposées par les syndicats, reproduisent le modèle de division du travail capitaliste. La grève politique, quant à elle, est une tribune ouverte qui pose les bases de la conquête du pouvoir !

La classe ouvrière ne veut pas se contenter de négocier les termes de son exploitation mais veut prendre le pouvoir par la  révolution! La classe ouvrière produit tout et doit donc tout contrôler, planifier l’économie pour servir les intérêts du peuple !

Une autre nécessité pour dépasser le réformisme syndical et attaquer au cœur le capitalisme est la construction du Parti Communiste, l’organisation indispensable pour passer de la résistance à l’offensive révolutionnaire.

En France, les aspirations révolutionnaires de la classe ouvrière s’incarnent dans le PCMLM, fidèle aux principes communistes et portant les idées d’avant-garde révolutionnaire, indispensables au combat culturel contre l’idéologie dominante du capitalisme.

Avec le PCMLM se profile la victoire contre la bourgeoisie !

mar, 16 février 2010 » Crise capitaliste, France, International

Catastrophe ferroviaire en Belgique : la loi du profit capitaliste contre les intérêts du peuple

Une catastrophe ferroviaire s’est produite hier matin en Belgique. Deux trains de banlieue se sont percutés aux alentours de 8h30 à la sortie de la gare de Hal, au sud-ouest de Bruxelles. Le bilan provisoire fait état de 18 morts et d’une centaine de blessés.

Officiellement, la thèse de l’accident est le non-respect d’un signal d’arrêt par l’un des deux trains.

Pourtant, il y a le contexte précis de cet accident : banlieue de grosse métropole, heure de pointe, trains bondés, conditions de voyage exécrables depuis très longtemps, gares de banlieue négligées à côté d’autres gares de « prestige » à Liège et Mons par exemple…

Au mois de décembre 2009, nous avions publié un article sur la réorganisation du travail chaotique et uniquement motivée par le profit décidée par la direction à la gare d’Austerlitz, à Paris. Et souvenons-nous de l’accident sur la voie ferrée au  niveau du Stade de France parisien, en mars 2009, à la suite du match Lille – Lyon (voir ici et ).

Dans le cas présent, au-delà de l’erreur humaine immédiatement invoquée, il semble bien que les conditions de travail déplorables imposées par la direction de la SNCB et la volonté d’accroissement de profit qui entraîne une réduction des opérations de maintenance soient à l’origine de l’accident.

Les négligences dans les gares de la banlieue de Bruxelles étaient criantes depuis longtemps, et les usagers de la ligne accidentée rapportent des problèmes récurrents de signalisation !

Plutôt que des « méthodes de management » de la bourgeoisie, la classe ouvrière doit tout diriger car elle seule peut s’organiser sur des bases pratiques pour servir le peuple !

En France, les masses qui vivent aux abords des grosses métropoles comme Paris connaissent l’enfer des transports en commun dans des trains bondés aux heures de pointe et les dysfonctionnements quotidiens sur les lignes.

Le capitalisme creuse les contradictions entre les villes et les campagnes, concentre les activités aux mêmes endroits vers lesquels afflue en masse le peuple pour travailler.

Le capitalisme sacrifie la santé et la sécurité du peuple pour toujours augmenter les profits de la classe exploiteuse bourgeoise.

Tout cela crée malheureusement les conditions favorables à des catastrophes du type de celle de Hal en Belgique et, dans le contexte de crise générale, la négligence des capitalistes pour accroître leurs profits prend toute sa dimension criminelle.

Le communisme, c’est la planification économique, la fin de la contradiction entre les villes et les campagne, pour ne plus que les masses vivent dans des conditions inacceptables !

La planification signifie le pouvoir à la classe ouvrière pour qu’elle organise la production en fonction des intérêts du peuple!

jeu, 11 février 2010 » Crise capitaliste, France

Provocation de la bourgeoisie : les conditions de travail des policiers des frontières

Dans nos textes, nous parlons souvent de la crise générale du capitalisme. Il faut comprendre que plus le capitalisme pourrit sur place, plus la bourgeoisie se montre prête à tout pour justifier son existence et même sa brutalité envers les prolétaires.

Ainsi, un rapport du syndicat policier Alliance de l’Unesi, Unité nationale d’escorte, de soutien et d’intervention, a été transmis à Direction centale de la police aux frontières (DCPAF).

Les policiers de l’Unesi sont chargés des reconduites aux frontières des sans-papiers. Ils se plaignent de ne pas bénéficier des mêmes aménagements horaires avec des plages de repos que les personnels navigants. Ces policiers qui sont sujets à divers troubles liés à leur activité, notamment des problèmes d’audition, reçoivent aussi des doses excessives de  « rayonnements cosmiques » en raison des nombreuses heures de vol…

Il y a quelques années, un tel article du Parisien n’aurait pas été pris au sérieux, tant l’indécence du contenu paraît exagérée.

Mais aujourd’hui, la bourgeoisie flatte ouvertement l’esprit beauf et cocardier, fier de la police en tant que garante de « l’ordre », et ce dans le mépris le plus total envers les masses  populaires, en particulier les personnes d’origine étrangère, malmenées, brutalisées et traumatisées par les interventions de cette même police.

Voilà pourquoi le PCMLM parle de guerre populaire, car de tels articles qui osent soulever la question des conditions de travail des flics  sont des provocations, des déclarations de guerre au peuple.

Voilà aussi pourquoi notre époque est  celle de la révolution car si la bourgeoisie se permet de sortir de tels monuments d’indécence, c’est qu’elle craint le souffle inévitable de la révolution socialiste qui la déboulonnera.

L’époque actuelle s’inscrit dans le cadre d’une lutte à mort avec la bourgeoisie à tous les niveaux, contre toutes ses valeurs et institutions, dont fait bien sûr partie la police! Que la bourgeoisie tremble à l’idée de l’océan des masses en armes qui renversera son ordre d’oppression!

La police des frontières est une aberration qui ne survivra pas à la dictature du prolétariat, expression de la communauté universelle et de l’internationalisme prolétarien!

mer, 10 février 2010 » Crise capitaliste, France, Social-démocratie

Arlette Laguiller et Lutte Ouvrière craquent et résument le capitalisme à la spéculation

« Il n’y a jamais eu d’impérialisme pur, sans base capitaliste, il n’y en a jamais eu, il n’y en a nulle part et il n’y en aura jamais. » (Lénine)

Lutte Ouvrière, l’organisation d’Arlette Laguiller, a mis en avant un document important dans son éditorial (signé Arlette Laguiller): « Pour éviter la catastrophe, il faut exproprier les banquiers. »

Nous le reproduisons plus bas (cliquer sur « lire la suite »).

Ce document est très important, car il est l’expression d’un grand craquage. De la même manière que pour le NPA il n’y a pas de bourgeoisie, de la même manière que pour les syndicalistes il n’y a que des patrons, pour Lutte Ouvrière il n’y a plus que des banquiers.

C’est très grave et c’est l’expression de la négation par Lutte Ouvrière de la base industrielle du capitalisme, ainsi que de l’État comme arme de la bourgeoisie française, au profit de la thèse comme quoi l’ennemi serait la finance internationale apatride.

Lutte ouvrière oppose la « vraie » économie à la « fausse » – c’est-à-dire qu’elle considère que la crise capitaliste ne serait seulement qu’une crise financière.

Le capitalisme n’aurait alors plus de crise de surproduction de marchandises, mais seulement des crises de surproduction de capitaux. C’est une vision anti-marxiste exprimée par un léninisme mal compris.

Citons ici l’éditorial, en soulignant certains passages:

Cela était, de toute façon, un mensonge car les licenciements et les fermetures d’entreprises n’ont jamais cessé, signe que l’économie productive, celle qui crée les biens matériels, celle qui compte, n’avait pas du tout repris.
La reprise n’était que celle des bénéfices des grandes entreprises et des banques ou des profits boursiers. Elle ne concernait que la seule classe capitaliste.
Mais, ce coup-ci, la finance menace le monde d’une nouvelle crise.

(…)

Et l’argent encaissé par les capitalistes n’a pas été consacré aux investissements productifs, à de nouvelles usines, de nouvelles machines, à des créations d’emplois. Il n’a servi qu’à des opérations financières, c’est-à-dire à la spéculation.

(…)

Après les entreprises et les actions en Bourse, ce sont aujourd’hui les États et les titres représentant leurs dettes qui sont devenus le principal objet spéculatif des marchés financiers. Derrière cette expression neutre de « marchés financiers », il y a de grandes banques bien identifiées, il y a des fonds spéculatifs, qui spéculent avec l’argent des entreprises et de riches particuliers.

(…)

Personne ne sait jusqu’où ira cette nouvelle crise financière. Personne ne peut, non plus, l’arrêter pour la bonne et simple raison qu’il faudrait interdire les spéculations, c’est-à-dire ce qui rapporte le plus aux propriétaires de capitaux. Aucun gouvernement ne le fera parce qu’ils sont tous au service des banquiers, des propriétaires et des actionnaires des grandes entreprises.
Les banquiers ont conduit l’économie mondiale au bord de la catastrophe, avant d’être sauvés avec l’argent des États. »

Nous avons à de très nombreuses reprises souligné le fait qu’il y a une bataille en France entre la bourgeoisie traditionnelle (industrielle) et la bourgeoisie impérialiste (financière). Tout en expliquant évidemment que ces deux fractions sont unies en tant que bourgeoisie française; leur concurrence ne nous concerne que dans notre combat contre ces deux fractions.

D’ailleurs, comme l’a enseigné Lénine, la bourgeoisie financière naît comme « fusion du capital bancaire et du capital industriel. »

Mais Lutte Ouvrière nie ouvertement, dans son éditorial, le caractère réactionnaire de la bourgeoisie industrielle, pour n’accorder de la valeur qu’à la bourgeoisie financière (considérée comme uniquement financière), dont le caractère national est de plus nié au profit de la « spéculation » anonyme de grandes banques.

Cette thèse est totalement réactionnaire, elle est en contradiction totale avec les thèses léninistes et une ouverture complète aux thèses réactionnaires petites-bourgeoises opposant abstraitement un capitalisme productif (appelé dans le texte « économie productive ») à un capitalisme improductif.

Cette ouverture ne pourra qu’amener la décadence complète de Lutte Ouvrière: on ne sait que trop où amène la thèse niant la bourgeoisie et le caractère national de celle-ci, et parlant de spéculation de « grandes banques » contrôlant l’histoire du monde par des crises…

Comment comprendre cela?

Lutte Ouvrière nie en fait clairement la surproduction de marchandises, n’accordant son attention qu’à la crise de surproduction de capitaux. C’est une négation de la thèse de Karl Marx sur la chute tendancielle du taux de profit.

Lutte Ouvrière nie la nature de la marchandise, elle nie que l’exploitation présuppose la crise de surproduction de marchandises, et cela qu’il y ait crise financière ou pas!

Pour Lutte Ouvrière, les capitalistes sont des banquiers qui planent au-dessus de la production: il suffirait de les virer  et la production pourrait se relancer sans heurts (d’où son programme de « plan d’urgence »).

C’est une conception petite-bourgeoise, totalement opposée à l’analyse du Capital par Karl Marx; pour nous communistes,  pour le PCMLM, la base du capitalisme ce n’est pas la « spéculation » mais l’exploitation de la classe ouvrière et des masses populaires.

La position de Lutte Ouvrière est par contre totalement conforme à l’idéologie  trotskyste affirmant de manière petite-bourgeoise que les forces productives  auraient cessé de « croître »; pour les trotskystes, il n’y a pas eu de nouveau cycle capitaliste ouvert en 1945; les forces productives en 2010 sont les mêmes qu’en 1938… (voir sur le forum des amis de Lutte Ouvrière les 52 pages de débat à ce sujet).

La position trotskyste est petite-bourgeoise: elle critique non pas le capitalisme en général, mais seulement la finance. Elle nie la réalité de l’exploitation et de ce qui va avec (d’où le caractère culturellement populiste et anti-progressiste de Lutte Ouvrière, bien connue pour sa vision bornée et conservatrice de la classe ouvrière).

Lutte Ouvrière fantasme sur un capitalisme purement spéculatif; c’est une refus de voir la réalité capitaliste telle qu’elle se définit. Rappelons en ici les traits généraux:

« Les traits principaux et les exigences de la loi économique fondamentale du capitalisme actuel pourraient être formulés à peu près ainsi : assurer le profit capitaliste maximum par l’exploitation, la ruine et l’appauvrissement de la majorité de la population d’un pays donné, par l’asservissement et le pillage systématique des peuples des autres pays, notamment ceux des pays arriérés; enfin, en déclenchant des guerres et en militarisant l’économie nationale en vue d’assurer les profits les plus élevés. » (Staline, Les problèmes économiques du socialisme en URSS).

L’impérialisme se développe ainsi sur la base du capitalisme; il faut combattre l’un et l’autre. Il n’y pas « d’impérialisme pur » qu’il faudrait combattre parce qu’il dominerait le monde, Lénine l’a très clairement affirmé:

« Il n’y a jamais eu d’impérialisme pur, sans base capitaliste, il n’y en a jamais eu, il n’y en a nulle part et il n’y en aura jamais.

C’est généraliser de façon erronée tout ce qu’on a dit des consortiums, des cartels, des trusts, du capitalisme financier, quand on a représenté ce dernier comme une formation ne reposant sur aucun des fondements de l’ancien capitalisme. … Si Marx disait de la manufacture qu’elle était une superstructure de la petite production de masse, l’impérialisme et le capitalisme financier sont des superstructures de l’ancien capitalisme.

Défendre le point de vue qu’il y a un impérialisme intégral sans ancien capitalisme, c’est prendre ses désirs pour des réalités ; … L’impérialisme est une superstructure du capitalisme. Quand il s’écroule, le sommet s’effondre et les fondations sont mises à nu. » (Rapport sur le programme du parti)

La position de Lutte Ouvrière est petite-bourgeoise, elle est l’expression de l’aristocratie ouvrière qui voudrait que la « classe ouvrière » se place comme force d’appui aux capitalistes considérés comme « non spéculateurs. »

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ven, 29 janvier 2010 » Crise capitaliste, France

Fin du procès clearstream : Villepin relaxé, un appel du pied en faveur de la bourgeoisie impérialiste

La relaxe de Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream est un évènement politique fondamental. Bien entendu, la justice bourgeoise est une vaste escroquerie qui calcule les intérêts de la classe dirigeante et ne se soucie guère de cohérence.

Ainsi, la justice bourgeoise a estimé que la machination pour saborder Sarkozy, le représentant de la bourgeoisie industrielle, existait bel et bien mais que Villepin n’y était pour rien.

Il s’agit d’une étape très importante car la bourgeoisie a clairement voulu se réserver l’option impérialiste, incarnée par Villepin, comme l’avait expliqué le PCMLM.

En effet, la montée en puissance de la bourgeoisie  impérialiste correspond à la progression du fascisme à l’époque de la crise générale  du capitalisme.

Villepin, l’aristocrate de « la grandeur de la France », le symbole du chauvinisme anti-américain, « l’homme providentiel »  dans la lignée de Napoléon et le chef de file de a bourgeoisie impérialiste, a la voie ouverte pour les prochaines années.

Voilà quelque chose que les communistes et les masses doivent bien comprendre.

L’époque qui s’ouvre va voir les antagonismes à l’intérieur de la bourgeoisie,  entre les partisans de la bourgeoisie industrielle à la Sarkozy et les partisans de l’option ouvertement impérialiste à la Villepin, s’aiguiser.

C’est en ce sens qu’il faut comprendre les mots de Sarkozy au Forum Économique Mondial de Davos: « Le métier de banquier n’est pas de spéculer », « le capitalisme purement financier est une dérive qui bafoue les valeurs du capitalisme. »

C’est en ce sens qu’il faut comprendre les propos de Georges Frêche au sujet de Laurent Fabius: « Si j’étais en Haute-Normandie, je ne sais pas si voterais Fabius. Je m’interrogerais. Ce mec me pose problème. Il a une tronche ! Pas catholique. »

C’est en ce sens qu’il faut comprendre les multiples initiatives fascistes à travers toute  la France.

C’est pourquoi il est utile de consulter les documents du PCMLM à ce sujet pour comprendre l’époque qui est la notre, connaitre la bourgeoisie pour mieux la liquider en tant que classe dominante.

Seul le PCMLM a eu une analyse juste concernant les derniers mois et les dernières années, tant surla montée du fascisme, des groupes d’extrême-droite, que sur les tensions de plus en plus fortes au sein de la bourgeoisie.

Adopte un point de vue clairvoyant et réaliste: étudie les documents scientifiques du PCMLM:

Au sujet de la crise financière en cours et de la crise inéluctable du capitalisme

Document de travail : La bataille pour le pouvoir en France entre les bourgeoisies industrielle et financière (1940-2006)

La fin de l’âge d’or impérialiste. La fin des secteurs protégés dans le cadre de l’approfondissement de la crise générale du capitalisme (fonction public, culture, université)

Psychologie de masse du fascisme : des « rebelles » au service d’un « fondamentalisme » pour « régénérer » la société

Apprendre de la politique antifasciste de l’Internationale Communiste !

dim, 24 janvier 2010 » Crise capitaliste, France

Mohamed Abourar expulsé : le capitalisme à visage humain n’existe pas!

Le quotidien « Libération » relate l’expulsion vers le Maroc de Mohamed Abourar, après six ans passés en France et âgé de 18 ans, à travers le témoignage d’une prof de son lycée à Colombes (Hauts-de-Seine).

La dernière phrase, « la France ce n’est pas cela », révèle la permanence des illusions entretenues sur le capitalisme, l’impérialisme.

Si, la France c’est justement cela. Et plus exactement, l’impérialisme français ne peut pas être autre chose que cela.

Le capitalisme et l’impérialisme signifient précisément le fait de broyer les individus sous les lois cruelles de la bourgeoisie. La bourgeoisie applique ses lois selon ses propres impératifs économiques.

Le capitalisme à visage humain n’existe pas et tant que le capitalisme existera, des cas comme celui de Mohamed Abourar continueront de se produire.

Il est donc important de ne pas se leurrer sur la France en tant que « patrie des droits de l’homme », ce qui correspond à l’idéologie républicaine et chauvine alliée de la bourgeoisie.

Non, la France est un pays impérialiste, de jour en jour plus agressif à mesure que la crise capitaliste s’amplifie.

Le communisme abolira les frontières et créera la communauté universelle des humains libres! Le peuple détient la solution : la révolution!

mer, 20 janvier 2010 » Crise capitaliste, France

Visite de Villepin à Bondy : la bourgeoisie impérialiste à l’offensive

Dominique de Villepin s’est rendu hier à Bondy (Seine-Saint-Denis) pour une importante opération de communication relayée par les médias bourgeois.

Cette visite confirme la justesse de l’analyse du PCMLM concernant la lutte entre la bourgeoisie financière, impérialiste incarnée par Villepin, et la bourgeoisie industrielle représentée par Sarkozy, que nous avions réaffirmé au moment de l’affaire Clearstream.

Comme nous l’avions dit, Villepin continue de surfer sur son opposition à la guerre en Irak, ce que le Figaro rappelle au détour d’une phrase.

Il s’agit là d’une manière populiste et chauvine de s’opposer frontalement à Sarkozy, partisan de l’alliance avec l’impérialisme US. La démagogie opportuniste de Villepin apparaît aussi dans le choix de Bondy,  ville populaire de banlieue parisienne, pour essayer de prospérer sur l’anti-américanisme.

Ces contradictions internes à la bourgeoisie sont essentielles à la progression du fascisme, expression de la bourgeoisie impérialiste à l’époque de la crise générale du capitalisme.

Etudie les documents du PCMLM pour être à la hauteur de l’époque révolutionnaire qui s’ouvre! Classe contre classe, pour l’écrasement complet de la bourgeoisie, de toute la bourgeoisie!

mer, 13 janvier 2010 » Crise capitaliste, France

La signification du rassemblement d’aujourd’hui à Amiens en soutien aux Contis

Le rassemblement qui a lieu à Amiens aujourd’hui a une grande signification. Il s’agit en effet d’un pas en avant dans les luttes de classe: les masses populaires se réveillent, sortent de leur torpeur.

Elles savent qu’elles doivent se frayer un chemin à travers la crise générale du capitalisme, à travers la crise écologique. De lourdes responsabilités reposent sur les épaules de la classe ouvrière, des masses populaires.

Car les années 2010 vont être totalement différentes des années 2000: tout le monde le sait. Que ce soit la bourgeoisie ou les masses populaires: toutes les classes sociales savent que rien ne sera comme avant.

Voilà pourquoi l’Etat françaus avait condamné six travailleurs de Continental Clairoix pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne, à trois à cinq mois de prison avec sursis, avec des remboursements qui seront exigés dans le futur (soit sans doute entre 30.000 et 60.000 euros).

L’Etat français, arme de la bourgeoisie, réprime, c’est dans l’ordre des choses.

Tout comme il est dans l’ordre des choses que la solidarité se construise. Le rassemblement d’aujourd’hui à Amiens vise à faire pression pour le procès en appel.

Mais la solidarité ne suffit pas. Pas plus que la présence ridicule de sociaux-démocrates qui vont même témoigner à la barre: Mathieu Bonduelle (syndicat de la magistrature), Jean-Michel Petit (FNIC-CGT), Christian Mahieux (Sud-Solidaires), Nathalie Arthaud (LO), Olivier Besancenot (NPA), Marie-George Buffet (P « C » F), Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), Cécile Duflot (Verts), Benoit Hamon (PS) et Claude Gewerc (Président PS de la région Picardie)…

La social-démocratie n’amènera que la défaite, par l’esprit de conciliation. A l’opposé de la ligne réformiste, il faut saisir la dimension du combat, comprendre que la victoire ne peut être obtenu que par une analyse scientifique de la situation et une stratégie conforme à cette analyse.

Car le saccage de la sous-préfecture n’a pas été le point culminant d’un mouvement ouvrier propre à 2009, ce n’est au contraire que le début imparfait des luttes de classes terribles qui vont se déchaîner tout au long des années 2010.

Durant ces années, la classe ouvrière va prouver qu’elle est le bastion de l’humanité, du progrès, face à la décadence du capitalisme. Socialisme ou barbarie: telle est l’alternative, voilà ce dont il faut avoir impérativement conscience, pour renforcer le camp prolétarien, pour que la classe ouvrière s’organise, organise les masses populaires, fasse la révolution.

Toutes les illusions doivent être abandonnées; il faut avoir l’esprit partisan, il faut comprendre ce que construit le PCMLM. Le PCMLM est le point d’agrégation des forces vives de la révolution socialiste en France, dont la stratégie est la guerre populaire. Ce n’est qu’à partir d’une critique radicale de la vision du monde bourgeoise que l’on pourra développer une pratique nouvelle – la guerre du peuple!

mer, 6 janvier 2010 » Crise capitaliste, France

L’économie politique portée par le PCMLM: des analyses concrètes de situations concrètes!

« À la veille de la première guerre mondiale impérialiste, il y avait encore 2 millions d’individus appartenant à la couche des rentiers (5 millions en comptant leurs familles), soit 1/8ème de la population du pays. Ce capitalisme usuraire avait longtemps maintenu, au cours du 19ème siècle, l’existence de la petite production dans les campagnes et cela sur une grande échelle.

Ce retard s’est perpétué dans les années 1920-1930, et ainsi lorsque la France est battue militairement par l’Allemagne nazie en 1940, c’est la catastrophe pour la bourgeoisie financière.

Celle-ci est en effet faible, elle n’a pas pris les rênes de l’Etat comme a pu le faire le capital financier par rapport à l’Etat allemand, et elle dépend totalement des colonies ; or, le plan de l’Allemagne est très clair : depuis qu’elle a perdu ses rares colonies en 1918, il s’agit de faire de l’Afrique pour elle ce que les Indes sont pour l’Angleterre (…).

La bourgeoisie industrielle était quant à elle toute prête à s’ouvrir au nazisme, car elle avait ressenti le Front Populaire comme une grande menace. Comme le résumait l’un des ses principaux représentants Pierre Laval : « Je souhaite la victoire de l’Allemagne parce que, sans elle, le bolchevisme demain s’installerait partout. »

C’est la répétition bouffonne de 1871, où les « Versaillais » s’étaient alliés à l’Allemagne dans le cadre de lutte contre les masses populaires.

La défaite allemande va coûter cher à la bourgeoisie industrielle. La bourgeoisie financière décide en effet de gérer elle-même l’Etat, dans le cadre du programme du Conseil National de la Résistance (CNR) qui réclame dès 1944 le « retour à la nation de tous les grands moyens de productions monopolisées, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurance et des grandes banques, »

L’écrasement d’une partie de la bourgeoisie industrielle passe tout d’abord par Renault, qui est nationalisé (le neveu et dauphin de Louis Renault était même au gouvernement de Vichy), mais aussi Gnome et Rhône qui fabriquait des moteurs d’avion devient la SNECMA (fusionnée en 2005 avec SAGEM pour former Safran), etc.

Mais sont également nationalisés les transports aériens (juin 1945), la Banque de France et les quatre plus grandes banques françaises, le gaz et l’électricité, les onze plus importantes compagnies d’assurance.

Cette prise de contrôle oblige la bourgeoisie industrielle à céder définitivement, un mouvement qui se voyait déjà avec le passage de toute une fraction de Vichy dans les rangs gaullistes : Hubert Beuve-Méry qui va fonder le quotidien Le Monde, le futur académicien Thierry Maulnier, François Mitterrand qui était fonctionnaire de Vichy et décoré de la Francisque.

Elle est « impulsée » par la bourgeoisie financière qui sait qu’elle va avoir comme concurrent les USA, et à ce titre elle a tout à fait besoin d’un Beuve-Méry qui écrivait en 1944, à la veille du débarquement, que « Les Américains constituent un réel danger pour la France (…) Les Américains peuvent arrêter une révolution nécessaire, et leur matérialisme n’a pas la grandeur tragique du matérialisme des régimes totalitaires ».

Beuve-Méry, grâce au journal Le Monde représentant idéologiquement la bourgeoisie financière, agira de manière discrètement philosoviétique tout au long de sa carrière durant la « guerre froide », calculant son attitude en fonction de la rivalité avec les USA.

Cela explique également pourquoi « l’épuration » n’a en France été qu’une vaste mystification, moins d’un Français sur 1 000 étant interné ou arrêté, c’est-à-dire moins qu’en Hollande ! Mais une mystification permettant de mettre le Parti Communiste dans les cordes.

Alors que dans les pays de l’Est les Partis Communistes écrasaient les restes des partis bourgeois, en France De Gaulle régénère l’appareil d’Etat et liquide la présence communiste au gouvernement en 1947, parallèlement au triomphe de la ligne révisionniste de Thorez, amenant le PCF à perpétuellement tenter d’en revenir à cette époque dorée de la participation gouvernementale et à la scission organisée par l’impérialisme de la CGT et aboutissant à la naissance de la CGT-Force Ouvrière en 1945.

Mais cette alliance des différentes bourgeoisies industrielles de l’ouest européen représentées par leurs « partis des patrons » c’est à dire la démocratie chrétienne, c’est la bourgeoisie industrielle qui va la diriger, même si la bourgeoisie financière a son mot à dire.

Étant trop faible, isolée dans le nouveau contexte européen, elle est obligée d’accepter le départ de de Gaulle, le traité de Rome marquant la naissance de l’Europe économique ainsi qu’une forte pénétration américaine liée à la fois au plan Marshall et à la présence historique de l’armée nord- américaine en France. »

Document de travail : La bataille pour le pouvoir en France entre les bourgeoisies industrielle et financière (1940-2006)

mer, 6 janvier 2010 » Antifascisme, Crise capitaliste, France

La médiatisation de Jospin et son importance dans le cadre des contradictions à l’intérieur de la bourgeoisie et la progression du fascisme

Ce début d’année 2010 est marqué par l’orchestration politique du « retour » sur le devant de la scène de Lionel Jospin, premier ministre de 1997 à 2002.

Une partie de la bourgeoisie favorable au capitalisme industriel organise une vaste campagne de publicité autour de la sortie prochaine d’un livre d’entretiens et de la diffusion d’un documentaire en deux parties sur France 2 les 14 et 21 janvier.

Il faut bien comprendre l’intérêt que représente Jospin pour la bourgeoisie industrielle à notre époque. Jospin est l’incarnation d’une période en apparence « calme » car antérieure à l’explosion de la crise générale du capitalisme et de la progression du fascisme de notre époque.

« Jospin, premier ministre de 1997 à 2002, va être celui qui entreprend toute une série de privatisations ou d’ouverture aux capitaux privés pour répondre aux attentes et obligations dues à la construction européenne : France Telecom, Thomson Multimédia, le GAN, le CIC, les AGF, Société Marseillaise de Crédit, RMC, Air France, Crédit Lyonnais, Eramet, Aérospatial-Matra, EADS Banque Hervet ; mais il reste l’homme du capital industriel (35 heures) tout comme son ministre Strauss-Khan. » (Document de travail : La bataille pour le pouvoir en France entre les bourgeoisies industrielle et financière 1940-2006)

Jospin est ainsi l’incarnation même de la social-démocratie en tant qu’option réformiste du capitalisme qui se voudrait inscrite dans une perspective  de progrès pour le prolétariat, maintenant un savant équilibre entre capitalisme industriel et capitalisme financier.

Jospin est le symbole de la social-démocratie qui, en diluant la juste colère des masses dans une contre-révolution réformiste, prépare idéalement le terrain à l’avènement du fascisme, c’est-à-dire le triomphe du capitalisme financier.

La social-démocratie est donc une « bulle du passé » utilisée par la bourgeoisie industrielle contre la bourgeoisie financière, mais en même temps la social-démocratie est une étape dans la victoire du fascisme. Car ces contradictions internes aux classes dominantes provoquent une dynamique favorable au fascisme, qui ne peut que  prospérer de concert avec son alter-ego, la social-démocratie – cela bien sûr à partir de la base objective: la base économique, marquée par le renforcement des monopoles.

Jospin permet aussi de souligner la connexion de la social-démocratie à son gage « révolutionnaire » trotskiste,  unis dans le travail commun de maintien du capitalisme et de préparation au fascisme.

Fascisme et social-démocratie sont en effet deux frères jumeaux, tous deux issus du mode de production capitaliste, et qui se renforcent l’un l’autre dans un rapport dialectique.

Le PCMLM est capable de décrypter cela car il utilise l’économie politique marxiste – léniniste – maoïste actualisée par la pratique concrète en France aujourd’hui. Consulte les documents essentiels sur la crise, le fascisme et la guerre! Rejoins le PCMLM pour l’écrasement définitif du fascisme et la lutte contre les monopoles sur une base authentiquement révolutionnaire!

dim, 3 janvier 2010 » Crise capitaliste, France

Sarkozy, la taxe Carbone, la bourgeoisie industrielle, et la sortie du MEDEF de l’Ania

L’année 2010 en France, comme toute la décennie elle-même, sera déterminée essentiellement par un fait: la capacité de l’avant-garde à agir conformément à une analyse matérialiste, réaliste de la situation.

L’économie politique est au coeur de la résolution des problèmes; sans économie politique, ce sont les idéalistes bourgeois, et particulièrement ceux de type fasciste, qui l’emporteront.

Mao Zedong a expliqué qu’avec le développement de la classe ouvrière en tant que classe, alors:

« Dès lors, au sein de la bourgeoisie, on a vu apparaître, à côté d’un idéalisme réactionnaire patent, nullement camouflé, un évolutionnisme vulgaire opposé à la dialectique matérialiste.

La métaphysique, ou l’évolutionnisme vulgaire, considère toutes les choses dans le monde comme isolées, en état de repos; elle les considère unilatéralement. Une telle conception du monde fait regarder toutes les choses, tous les phénomènes du monde, leurs formes et leurs catégories comme éternellement isolés les uns des autres, comme éternellement immuables. » (De la contradiction)

En ce qui concerne la situation en France, il a été affirmé dans de nombreux documents de Révolution que la situation était caractérisée, au sein notamment de l’appareil d’État, par la concurrence entre la bourgeoisie industrielle et la bourgeoisie financière.

Cette thèse est d’une extrême importance. Elle est matérialiste car elle explique que le capitalisme français évolue, qu’en son sein ce sont les monopoles qui prennent de plus en plus le pouvoir.

Elle amène ainsi une rupture stricte, sur les plans politique comme culturel, avec ceux qui s’imaginent que le capitalisme français est le même depuis 1945, voire depuis 1914.

Et c’est une bonne chose, car cela aide à voir que le fascisme n’est pas un « choix » tactique contre-révolutionnaire (thèse voulant que la bourgeoisie soit capable de « penser » ce qui est on ne peut plus faux), mais bien la domination de la bourgeoisie impérialiste, c’est-à-dire le produit naturel et obligatoire de la crise générale du capitalisme.

La thèse du PCMLM est la seule juste, car elle part d’une compréhension juste des tendances au sein du capitalisme français; la thèse du PCMLM repose sur l’analyse concrète d’une situation concrète: la situation en France.

Voilà pourquoi le PCMLM comprend la situation des animaux dans la société française aujourd’hui, et sait quelle place est la leur au sein de la tentative de la bourgeoisie de sauver le développement de ses profits.

Une telle compréhension serait impossible s’il s’agissait d’en rester à la conception idéaliste comme quoi le capitalisme n’aurait pas évolué de manière monopoliste depuis 1945!

Ne pas voir que les monopoles se développent en France, c’est ne pas voir les évolutions culturelles réactionnaires qui sont la conséquence des choix productifs des monopoles.

Le PCMLM n’a pas comme programme une sorte de « socialisme » consistant en un même monde nucléarisé, destructeur pour la nature, assassin pour les animaux, patriarcal, mais qu’on aurait « socialisé » – un tel « socialisme » ne verra jamais le jour d’ailleurs, car la révolution socialiste n’aura lieu que si on réalise la révolution culturelle renversant les valeurs capitalistes.

Le PCMLM affirme la nécessité de la révolution culturelle. La révolution culturelle est une composante essentielle de la révolution socialiste – sans révolution culturelle, il n’y aura pas de révolution socialiste!

Comprendre cela est très important alors que le capitalisme français connaît une crise profonde. Prenons ici deux exemples récents et parlant. Constatons par exemple un phénomène très important, révélant la justesse notre analyse concernant les animaux et la course au profit.

A la mi-décembre 2009, l’Association nationale des industries agroalimentaires (Ania) a décidé de sortir du MEDEF, le syndicat patronal.

Cela signifie que l’industrie agroalimentaire (163 milliards de chiffres d’affaires, 412 500 salariés en 2008) s’affirme comme une véritable force au sein du capitalisme, elle ne supporte plus la tutelle d’autres groupes capitalistes.

Cela est très révélateur des contradictions au sein du capitalisme français. Pour cela constatons le second point: si la taxe Carbone de Sarkozy a été rejetée, ce n’est pas pour rien.

La taxe Carbone conçue par Sarkozy excluait en effet de cette taxe la bourgeoisie industrielle. Les 1018 sites industriels les plus polluants évitaient la taxe! 93 % des émissions d’origine industrielle, hors carburant, auraient été exonérées de la taxe Carbone!

Le premier ministre François Fillon avait d’ailleurs expliqué clairement que l’objectif était de protéger des secteurs industriels: « Certaines de ces exemptions avaient été prévues par le gouvernement en raison de la situation particulière de certains secteurs économiques, notamment ceux les plus exposés à la concurrence internationale. »

Mais comme justement il y a des contradictions au sein de la bourgeoisie, le secteur financier a saboté l’initiative de Sarkozy, par l’intermédiaire du Conseil constitutionnel présidé par Jean-Louis Debré.

Ce Conseil constitutionnel est composé de neuf membres: les anciens présidents de la république (donc Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing) et des très hauts fonctionnaires (et on remarquera des noms éminemment aristocratiques: Jacqueline de Guillenchmidt, Renaud Denoix de Saint Marc, Olivier Dutheillet de Lamothe…).

Le Conseil constitutionnel s’est expliqué dans un communiqué de quelques pages, où l’on peut notamment lire les choses suivantes:

« Toutefois, les articles 7 et 10 de la loi instituaient des exonérations, réductions, remboursements partiels et taux spécifiques.

Ainsi étaient totalement exonérées de contribution carbone les émissions des centrales thermiques produisant de l’électricité, les émissions des mille dix-huit sites industriels les plus polluants, tels que les raffineries, cimenteries, cokeries et verreries, les émissions des secteurs de l’industrie chimique utilisant de manière intensive de l’énergie, les émissions des produits destinés à un double usage, les émissions des produits énergétiques utilisés en autoconsommation d’électricité, les émissions du transport aérien et celles du transport public routier de voyageurs.

En outre, étaient taxées à taux réduit les émissions dues aux activités agricoles ou de pêche, au transport routier de marchandises et au transport maritime. »

Le Conseil constitutionnel explique donc que puisque les industriels sont exemptés de la taxe Carbone, alors la taxe Carbone n’est pas constitutionnelle. Mais ce discours institutionnel, ou même le prétexte écologique, ne doit pas masquer ce qui saute aux yeux: la loi de la contradiction est universelle et la bourgeoisie connaît en son sein un affrontement intense.

Sarkozy représente le rempart de la bourgeoisie industrielle: pour l’année 2010 la loi vient de faire passer de 65 ans à 80 ans la possibilité de donner 31 395 euros sans impôt à ses petits-enfants, l’impôt sur la fortune baisse également si on investit dans une PME… C’est le capitalisme à la papa que Sarkozy veut sauver.

Et à l’inverse, plus la bourgeoisie financière part à l’assaut de ce rempart, plus les fascistes seront soutenus, financés, armés! C’est cela qu’il faut comprendre!

sam, 2 janvier 2010 » Antifascisme, Crise capitaliste, France

Mort de Michaël Blaise dans un supermarché à Lyon : une vie qui ne comptait pas pour le capitalisme assassin

Michaël Blaise, 25 ans, a été tué lundi 27 décembre par quatre vigiles du supermarché Carrefour de la Part-Dieu à Lyon, mis en examen jeudi 31 décembre.

Selon le rapport d’autopsie, il est mort d’ « asphyxie mécanique par compression, avec écrasement de la cage thoracique ».

En clair, Michaël Blaise a été plaqué et maintenu brutalement contre un mur et sur une table par les vigiles qui lui ont également asséné des coups, comme en attestent les enregistrements vidéo.

Michaël Blaise a été décrit comme un « marginal » par les médias bourgeois et les vigiles criminels ont même poussé l’ignominie jusqu’à justifier leur meutre car Michaël Blaise se débattait violemment, ce que la vidéo dément catégoriquement.

Michaël Blaise était bien un « marginal », au sens où la machine de mort capitaliste n’en finit pas de fabriquer l’exclusion d’une partie importante des masses qu’elle entend éliminer lentement et froidement car elle ne compte pas à ses yeux.

Michaël Blaise était bien un marginal au sens où il subissait l’oppression capitaliste à un point tel qu’il a essayé de voler une bière dans un supermarché.

La direction du Carrefour n’a même pas honte de justifier son interpellation en expliquant qu’il « volait et détériorait des marchandises ».

A propos de marchandises, ce monopole de la distribution, comme tous les autres supermarchés, refilent aux masses pourtant des produits de mauvaise qualité, souvent au-delà de la date de peremption ou dans des conditions de conservation lamentables.

Ainsi, des bouteilles de lait périmées de 6 mois avaient été retrouvées dans un supermarché Carrefour de Villejuif (Val-de-Marne) en mai 2009, et ce genre d’exemples est fréquent.

Mais les capitalistes attachent beaucoup moins d’importance à la vie (quand ce n’est pas celle de bourgeois) qu’à leurs profits.

D’ailleurs, la police a mis 50 minutes pour arriver sur place, preuve de son dédain à l’égard de la vie du peuple.

Les masses savent bien que le comportement des flics changent du tout au tout selon que les intérêts de la bourgeoisie ou une vie d’un prolétaire soit en jeu.

Les masses connaissent bien la brutes épaisses que sont les vigiles toujours prêts à insulter, humilier, violenter.

Et il n’est pas étonnant de voir le social-fasciste du P « C » F André Gerin, débordant d’esprit cocardier républicain admirateur de la bureaucratie, réclamant la fin des société privés de sécurité et le renforcement du « pouvoir régalien de l’Etat ».

« La force doit rester à la loi, aux forces de sécurité républicaines, la police et la gendarmerie », écrit-il dans une lettre à Brice Hortefeux qui respire le chauvinisme, le culte de l’ordre et de l’Etat, en un mot le fascisme.

Michaël Blaise est mort car sa vie ne convenait plus à la machine de mort capitaliste et qu’il n’avait aucune perspective de sortie de cet enfer.

Le PCMLM trace justement la voie révolutionnaire pour l’émancipation des masses. Le PCMLM mène une lutte à mort pour détruire le capitalisme assassin!

dim, 20 décembre 2009 » Antifascisme, Crise capitaliste, Féminisme

« Science » bourgeoise et patriarcat

Des « scientifiques » de l’Université de Toronto ont publié une étude sur les proportions d’un « visage féminin parfait ».

Voilà la « science » bourgeoise dans toute son horreur, au service de la dimension patriarcale de l’idéologie dominante. Cette étude est très représentative de l’époque actuelle du pourrissement fascisant du capitalisme qui donne une caution « scientifique » à tous les délires irrationnels.

Ici, des mesures extrêmement précises sur l’écart entre les yeux ou les oreilles ont été réalisées pour démontrer « scientifiquement » la notion complètement subjective, à savoir l’attirance éprouvée envers une personne.

Mais il est tout normal que la science bourgeoise nie le vécu, l’expérience, la pratique qui fondent l’attirance pour tenter de rationaliser l’irrationnel sous un vernis « scientifique ».

La pseudo-science bourgeoise est incapable de se détacher de son carcan capitaliste dans lequel le patriarcat considère les femmes comme des objets à « commercialiser » selon certains critères « de vente », il n’y a qu’à voir la logique des concours de beauté pour s’en convaincre.

On remarque aussi le côté eugéniste sous-jacent qui, en déterminant très précisément les proportions du visage « parfait », implique la possibilité d’une reproduction.

La « science » bourgeoise est le support des vieilles idées du capitalisme qui se révèlent ouvertement fascistes à mesure que la crise s’amplifie! Le PCMLM porte la véritable science au service du peuple pour une juste compréhension du monde sur des bases matérialistes!

sam, 19 décembre 2009 » Crise capitaliste, France

Anelka, le bon élève de la bourgeoisie

Dans une interview au quotidien gratuit 20 minutes, le footballeur Nicolas Anelka étale une vision de la vie bien conforme à ce qu’il est, c’est-à-dire un pur produit du capitalisme affublé d’une mécanique de pensée qui est l’expression du matérialisme bourgeois, dans le contexte tée de la crise générale et de l’explosion du baroque.

Baroque comme le fait d’affirmer :

« J’ai les moyens de le faire [acheter une Ferrari]. J’achète.  Si c’était à refaire, je le referais. Que ça puisse choquer les gens qui ne touchent pas beaucoup d’argent en France, OK. Pourtant, en Espagne et en  Angleterre, les gens qui ont de grosses voitures ne se cachent pas là-bas.  C’est faible dans la tête de réagir comme ça. Mais c’est typiquement français.  Le Français, il cache ce qu’il a. Même s’il pouvait montrer plus, il cacherait.  Moi, ce n’est pas ma mentalité. Non pas que je cherche à me montrer. Mais quand  tu es joueur de foot, que tu as rêvé de t’acheter une belle voiture, une belle  maison, tu le fais ».

Anelka joue sur le côté « normal » de la « réussite » capitaliste : du fric, une « belle voiture », une « belle maison »… En plus, il joue avec l’image promue par le capitalisme du banlieusard qui profite de la vie quand il gagne énormément d’argent.

Anelka est ainsi l’archétype du bon élève de la bourgeoisie qui  récite parfaitement sa leçon. En bon bourgeois, il n’est pas heureux mais décomplexé, inconscient (les « grosses voitures »), dominateur (avec des remarques comme « c’est faible dans la tête ») et éprouve le besoin de le revendiquer (d’où le côté baroque).

En bon bourgeois, il est obsédé par sa réussite personnelle qui se jauge au regard de celle des autres avec le souci permanent de la comparaison compétitive :

« Aujourd’hui, regardez les voitures des jeunes joueurs de l’équipe de France. Ils ont des voitures plus chères qu’une Ferrari. Mais ils jouent à  l’étranger. Alors ça passe mieux. Ça me fait marrer ».

En somme, Anelka est l’exemple type de la réussite capitaliste qui se vend sous l’image du bonheur alors qu’elle n’est que l’expression d’une frustration sans cesse renouvelée.

Il faut aussi noter que la visibilité de cette interview parue dans un journal gratuit ne tient pas du hasard, mais d’une propagande savamment orchestrée à destination de la petite-bourgeoisie « de gauche » qui elle se réjouira justement de la soit disant « hypocrisie française » concernant l’argent, la fiscalité, reflétant le fantasme ultra-chauvin du « modèle » français opposé au « modèle » anglo-saxon.

Face au baroque généré par la crise capitaliste, le PCMLM, c’est la ligne révolutionnaire au service du peuple qui balaye la frustration du luxe bourgeois et le chauvinisme petit-bourgeois pour tracer  la voie vers le communisme, le bonheur universel!

dim, 13 décembre 2009 » Crise capitaliste, France, Social-démocratie

Mouvement des camionneurs, grève des conducteurs du RER… encore une fois, la grève doit être politique!

La mouvement des camionneurs, qui s’est achevé vendredi par un accord sur une hausse des salaires, et la grève actuelle des conducteurs de la ligne A du RER en région parisienne, démontrent une nouvelle fois le manque de perspective de grèves qui ne sont pas politiques.

Les conducteurs de la ligne A du RER demandent une prime pour le travail dans des conditions difficiles, la ligne A étant surchargée de voyageurs et connaissant de fréquents incidents.

Mais ces grèves restent clouées au sol par les syndicats qui se focalisent uniquement sur les questions de hausse de salaire ou l’octroi de primes, d’ailleurs immédiatement englouties par l’inflation, ce qui donnent aux syndicats l’occasion de déclencher des mouvements à intervalles réguliers.

C’est ainsi une manière d’isoler une corporation du reste du prolétariat.

Au contraire, une grève doit être une tribune politique où les prolétaires en grève se considère comme une partie intégrante du prolétariat, où les revendications sont collectives et où la ligne suivie est celle de « servir le peuple », dans un souci démocratique dépassant les intérêts bourgeois et les revendications corporatistes des syndicats.

Il est évident que les conditions de travail et des salaires décents sont des sujets importants pour le prolétariat, mais le légalisme bourgeois ne sert qu’à épuiser les masses dans de vaines négociations, dont les maigres bénéfices sont presque aussitôt annulés par la classe dirigeante bourgeoise et la marche du mode de production capitaliste, d’autant plus dans un contexte de crise générale.

La grève des conducteurs de la ligne A du RER se déroule ainsi dans la plus grande indifférence envers les masses qui sont contraintes à de longs trajets au quotidien dans des rames surpeuplées.

Une grève véritablement politique pourrait justement aborder les conditions de transport dans les grandes mégalopoles et les solutions écologiques alternatives dans le respect de la planète et de ses habitants.

Une grève politique, c’est le pouvoir au peuple, comme l’a correctement affirmé le PCMLM,  et c’est pour prendre le pouvoir qui leur revient que les masses ont besoin de la science MLM afin de s’extirper  du contrôle étouffant des syndicats complices de l’Etat bourgeois!













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