mer, 30 septembre 2009 » Communisme, Révolution

Deviens un cadre du Parti MLM !

mer, 30 septembre 2009 » Communisme, International, Révolution

Apprendre les leçons de la révolution chinoise!

Le 1er octobre 1949 marquait le triomphe de la seconde grande révolution du 20ème siècle: la révolution chinoise!

En 1917, la Russie capitaliste vacillait et la révolution socialiste triomphait. En 1949, c’est la Chine semi-coloniale semi-féodale qui s’effondre sous les coups de boutoirs de la guerre populaire, permettant le triomphe de la révolution démocratique.

La révolution chinoise est la démonstration de la validité des thèses léninistes quant à la nature de la révolution mondiale. Notre époque est celle de la fondation dans chaque pays d’un Parti Communiste authentique, capable de guider les masses populaires vers la révolution socialiste!

La révolution chinoise est une expérience formidable, dont les leçons nombreuses doivent être étudiées par les communistes! Notre identité communiste se constitue précisément sur les fondements de ces deux grandes révolutions, la révolution russe et la révolution chinoise.

Chacune de ces révolutions représente une étape du développement de notre idéologie – le marxisme-léninisme-maoïsme. Car la caractéristique du révisionnisme moderne est précisément soit de se revendiquer seulement de la première (pour les courants sectaires et dogmatiques), soit seulement de la seconde (pour les courants liquidateurs et opportunistes).

Or, la révolution chinoise est dans la directe continuité de la révolution russe, tout comme Mao Zedong est en directe continuité de Lénine et Staline. Dans les années 1930-1940, la presse communiste internationale concentrait son attention sur la révolution allemande et la révolution chinoise. Si la révolution allemande a échoué, la révolution chinoise a à l’inverse réussi, répondant par là aux questions culturelles et militaires qu’en Allemagne les communistes n’ont pas su comprendre suffisamment.

Ainsi, on ne peut pas comprendre véritablement le léninisme sans partir du point de vue maoïste, tout comme le maoïsme n’a pas de sens s’il n’est pas compris sur la base des enseignements de Lénine!

De la même manière, la juste compréhension du caractère de la révolution chinoise ne peut être faite que sur les fondements de la lutte de classes aujourd’hui en France, de manière organisée et selon les principes de l’avant-garde!

Les intellectuels se plaçant « au-dessus » de la lutte organisée sur une base idéologique et politique doivent voir leurs avis catégoriquement rejetés, car les leçons de Lénine et Mao Zedong sont très claires: l’organisation prime, le caractère partidaire prime, pour être scientifique, il faut être organisé dans l’avant-garde!

Ce n’est qu’en étant organisé que l’on peut réellement affronter la complexité du monde, et ce sur une base assez solide pour se repérer, saisir les aspects principaux et secondaires, lutter, transformer le monde: « Nous autres, communistes, nous devons nous aguerrir dans les tempêtes et nous jeter dans le monde, les grandes tempêtes et le monde grandiose de la lutte des masses. » (Mao Zedong, Organisez-vous!).

En ces soixante ans de la révolution chinoise, il faut donc comprendre l’importance de l’avant-garde, de la construction du regroupement des révolutionnaires, du centre communiste: le Parti Communiste MLM. Ce qu’ont fait les communistes en Russie, ce qu’ont fait les communistes en Chine, nous devons le faire en France!

Ayons une confiance inébranlable dans les enseignements des classiques du communisme:
Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao Zedong!

« En fin de compte, le régime socialiste se substituera au régime capitaliste; c’est une loi objective, indépendante de la volonté humaine.  Quels que soient les efforts des réactionnaires pour freiner la roue de l’histoire dans son mouvement en avant, la révolution éclatera tôt ou tard et sera nécessairement victorieuse. » (Mao Zedong, Intervention à la réunion du Soviet suprême de l’U.R.S.S. pour la célébration du 40e anniversaire de la Grande Révolution socialiste d’Octobre, 1957)

mer, 30 septembre 2009 » Ecologie

Nucléaire = poison anti-populaire

mer, 30 septembre 2009 » Contre-révolution, Social-démocratie

Politiquement on peut plus ou moins faire semblant… Pas culturellement!

Un camarade a une fois demandé quelles seraient les points politiques récents marquant l’identité du PCMLM, si l’on voulait raisonner en terme de prises de position concernant l’actualité de la lutte des classes.

D’une certaine manière, il faudrait répondre les éléments suivants, qui sont tous « particuliers » au PCMLM:
-refus du « non » au référendum sur la constitution (comme étant social-chauvin);
-valorisation la rébellion de 2005;
-affirmation de la guerre populaire et critique de la trahison au Népal;
-constatation du développement du fascisme parallèlement à la crise générale du capitalisme.

Il existe bien entendu d’autres positions et analyses. Toutefois, si l’on regarde ces points, qui sont d’importance, on voit que le PCMLM a ici une position unique.

Et il est facile de voir aujourd’hui que si le « non » au référendum n’a rien amené du tout au camp de la révolution, tel n’est pas le cas de la rébellion de 2005 qui a été quelque chose de véritablement historique. Pareillement, au Népal la trahison est largement consommée et les choses sont depuis très claires dans le mouvement MLM dans le monde, quant au fascisme en France on peut constater malheureusement que l’analyse a été correcte: il ne cesse de grandir…

Mais il faut également répondre culturellement. Pour cela, il semble juste de donner la parole à un « détracteur. » Comment celui-ci voit-il le PCMLM? Il dit:

« Il y a quelques années j’aimais bien le PCMLM, et je me suis « découvert » maoïste en grande partie avec Contre-informations. J’observais depuis 2-3 ans une certaine dérive : condamnation sans appel du PC népalais maoïstes (aux erreurs opportunistes bien réelles, mais normales dans leur situation), délires « vegan » à des années-lumières des préoccupations des masses, anti-antisionisme et anti-antiimpérialisme, négation de la fascisation sarkozyste… »

Evidemment, le personnage en lui-même est à prendre pour ce qu’il est, c’est-à-dire pour un « détracteur » vivant donc uniquement « contre » quelque chose et avec une vision de l’engagement toute individuelle et peu courageuse (« Tout maoïste que je suis, si demain il y a le fascisme en France, je me barre à Cuba pas en Chine. Dans les années 80 j’aurais probablement fait pareil d’ailleurs. »).

Toutefois, parce qu’il s’agit d’un « détracteur », ce qui est culturel (à défaut de ce qui est politique) ressort ici:

« condamnation sans appel du PC népalais maoïstes (aux erreurs opportunistes bien réelles, mais normales dans leur situation) »

C’est-à-dire: fidélité inébranlable, persévérance, esprit combattif refusant toute capitulation. Culturellement, notre identité passe par là, c’est vrai. Nous ne cherchons pas midi à 14 heures, nous ne prétendons pas savoir les choses que mieux tout le monde, nous ne précipitons pas sur les choses à la mode, nous sommes seulement d’une cohérence totale.

« délires « vegan » à des années-lumières des préoccupations des masses »

C’est-à-dire: considération que nous sommes jeunes, ouverts à la libération animale, que notre culture est celle non pas d’un individu mais d’un regroupement à la recherche avant-gardiste.
Culturellement, c’est tout à fait vrai: nous ne sommes pas des populistes et nous ne faisons pas de concessions à la culture beauf produite par le capitalisme.

« anti-antisionisme et anti-antiimpérialisme »

Quand on sait que Contre-Informations est le seul site proposant les documents du FPLP et du FDLP, et que le PCMLM s’est toujours affirmé anti-sioniste et pour la révolution démocratique arabe dans des analyses sérieuses et documentées, il y a de quoi rire.

Toutefois ce qu’il faut comprendre c’est que nous ne sommes pas des « antis », des gens seulement « contre ». Que nous ne bradons pas notre idéologie derrière des fassades douteuses, radicales en paroles et poreuses au nationalisme.

C’est vrai aussi: culturellement nous sommes communistes et nous n’avons pas besoin d’autres choses pour combler un « manque » qui existerait. Le drapeau rouge nous suffit!

« négation de la fascisation sarkozyste… »

Que dire devant cela? De tels propos délirants sont traditionnels. Hier on disait cela de Pasqua, avant-hier de Valéry Giscard d’Estaing ou de Pompidou. Sans parler du « CRS=SS » de Mai 1968, qui lui aussi relevait du fantasme, car le fascisme ce sont les assassinats, les interdictions, la prison, les attaques violentes incessantes, les tortures, les disparitions…

Mais il faut bien l’avouer, la personne a raison: nous ne sommes pas d’accord avec lui et Bayrou, les institutions et Sarkozy sont pour nous très secondaires. La « politique » et le « syndicalisme » ancrés prétendument dans « aujourd’hui » ne riment selon nous à rien. Culturellement nous nous fondons sur le futur, nous préparons demain dès maintenant, nous vivons comme si demain les temps allaient être encore plus durs, bien plus durs même.

Finalement nous pouvons dire: voilà une bonne chose, politiquement les lignes sont claires, mais également culturellement!

mar, 29 septembre 2009 » Communisme, Révolution

Combattre le révisionnisme moderne

« En général, plus grande est la force du prolétariat, plus rusée est la politique habituellement adoptée par la bourgeoisie afin de semer certaines illusions au sein du mouvement ouvrier et d’y susciter des réactions opportunistes.

Lénine dit: « Les zigzags de la tactique bourgeoise mènent un renforcement du révisionnisme dans le mouvement ouvrier et, souvent, poussent jusqu’à la scission les divergences qui s’y manifestent » (V.I. Lénine: « Les Divergences dans le mouvement ouvrier européen »).

Ces paroles de Lénine sont une mise en garde perpétuelle pour le mouvement ouvrier international.

La sombre nuée du révisionnisme couvre actuellement le ciel du mouvement ouvrier international. Les révisionnistes modernes se livrent ouvertement à des activités scissionnistes.

L’apparition du révisionnisme moderne est certes un mal. Cependant, comme elle est inévitable et que, par surcroît, elle est devenue une réalité objective, la manifestation au grand jour du révisionnisme moderne permet aux gens de voir, de discerner et de comprendre tout le mal qu’il fait, et permettra de transformer ce mal en bien.

Soutenus par l’impérialisme, les révisionnistes modernes sont, semble-t-il, transportés de joie. Mais la vérité finira par l’emporter sur l’absurde, le marxisme-léninisme finira par l’emporter sur le révisionnisme moderne.

Les révisionnistes modernes auront beau mener grand tapage pendant un certain temps, prétendant que le marxisme-léninisme est « périmé ».

Ce sera non pas le révisionnisme moderne, mais inéluctablement le marxisme-léninisme qui, répondant au développement historique de la société humaine, remportera la victoire finale et grandira. L’histoire est là, qui le confirme. »

Parti Communiste de Chine, Léninisme et révisionnisme moderne (1963)

lun, 28 septembre 2009 » Communisme, Révolution

En phase avec l’histoire!

lun, 28 septembre 2009 » Révolution

Le 49ème congrès de la CGT

Dans la foulée de la grande grève de 1995, le syndicalisme révolutionnaire / « syndicalisme de classe » a connu un renouveau, allant de la CNT (ainsi que les CSR, CNT-AIT…) aux regroupements pour un syndicalisme de lutte de classe (liés aux révisionnistes du P « C » F). Il s’agissait d’en revenir au mouvement ouvrier d’avant 1920 (et la naissance du Parti Communiste SFIC), ou plutôt d’avant 1914 (et « l’Union sacrée » saluée et soutenue par les organisations syndicales, social-démocrates et anarchistes du mouvement ouvrier).

Le 49ème congrès de la CGT – qui se tiendra du 7 au 11 décembre 2009 – sera donc bien une échéance importante, car nombreuses seront les désillusions. On peut d’ailleurs consulter les documents combattifs mais totalement vains de ce courant « syndicaliste » au sujet du congrès de la CGT ici (le courant syndicaliste révolutionnaire) et (« Où va la CGT? »).

Pour nous communistes, les syndicats en général ne sont pas le lieu où se synthétisent les idées révolutionnaires. Ce lieu, c’est le parti. Toute autre affirmation revient à du syndicalisme révolutionnaire, au populisme. Le 49ème congrès de la CGT démontrera encore une fois cette loi révolutionnaire.

Et cette loi se réalisant ouvrira des espaces de combat, d’affrontements révolutionnaires! Il s’agira en effet alors d’une nouvelle lancée, car les masses continueront à lutter, la pression deviendra plus grande, la répression se renforcera, le fascisme grandira, la confrontation s’affirmera, et le Parti de la classe se construira dans le feu de la lutte des classes!

dim, 27 septembre 2009 » Communisme, Révolution

La nature de la situation en France

« La France est marquée par une crise profonde ; la crise générale du capitalisme est très clairement visible sur le plan idéologique. Les valeurs républicaines deviennent prétextes à des lois de plus en plus racistes ; l’État républicain lui-même se révèle de plus en plus corrompu, policier, bureaucratique.

La bourgeoisie française n’arrive même plus à mettre en avant la « culture » ou les « droits de l’homme » ; ses éléments se révèlent toujours plus comme ayant une nature anti-sociale et parasitaire, le tempérament nihiliste et décadent l’emporte toujours plus largement dans la bourgeoisie.

Le fascisme est donc un élément constitutif toujours plus grand de la société française à l’époque de la crise générale du capitalisme ; les valeurs ultra-réactionnaires voient de plus en plus le jour ou bien refont surface, servant la bourgeoisie la plus agressive, celle qui veut que l’impérialisme parte à la conquête de nouvelles richesses dans le monde.

À l’opposé de ce tournant toujours plus réactionnaire de la bourgeoisie, tournant qui tente d’entraîner la petite-bourgeoisie avec elle afin de s’en servir comme force d’appoint, on trouve les forces nouvelles de la société : les masses populaires. Les masses populaires sont les créatrices universelles de l’histoire, de toute l’histoire, de toute la culture, de toutes les richesses.

À notre époque, les masses populaires s’appuient sur la classe la plus révolutionnaire de notre époque, et de l’histoire en général : la classe ouvrière.

La classe ouvrière est la clé pour le renversement du mode de production capitaliste. »

Projet de Manifeste du Parti Communiste Marxiste Léniniste Maoïste

sam, 26 septembre 2009 » Antifascisme, Révolution

« Selon les lois de l’URSS, les antisémites actifs sont condamnés à la peine de mort. »

sam, 26 septembre 2009 » France

Mort de Nelson, fauché par des policiers : la mécanique de la justice bourgeoise a parlé

Le 23 juin 2007, Nelson – 14 ans – était fauché à Marseille par une voiture de police qui avait grillé un feu rouge, utilisé abusivement son gyrophare et roulait beaucoup trop vite (73 km/h en ville). Hier, le procureur du tribunal correctionnel de Marseille a requis un an de prison avec sursis contre le policier stagiaire au volant (avec annulation du permis de conduire assorti d’une interdiction de le repasser pendant un an) et six mois avec sursis contre l’autre policier dans la voiture.

Un an et six mois avec sursis pour la mort d’un enfant, voilà en quoi consiste la justice bourgeoise! Les médias bourgeois insistent sur la série de négligences des deux policiers,  mais le comportement de ces policiers est en réalité typique et habituel, comme les masses populaires peuvent en témoigner tous les jours.

Arrogance, sentiment de supériorité et d’impunité, fantasmes patriarcaux, telle est la panoplie complète et « normale » du flic. Il fallait bien que ces policiers « se fassent un film » pour griller un feu,  rouler à vive allure et mettre le gyrophare alors qu’ils allaient juste prendre une relève. Il faut bien que l’idéologie patriarcale soit ancrée dans la justice bourgeoise pour que le procureur déclare : « ce sont des hommes d’honneur, mais ils ont failli ce jour-là ». Il faut bien que la police méprise le peuple pour que le policier stagiaire ait été entre temps titularisé et que les deux policiers n’expriment aucun regret.

Mais la police est au-dessus de tout et se fout du peuple qu’elle brutalise. La dignité des masses passe par l’écrasement de la police, instrument d’oppression de l’Etat bourgeois.

ven, 25 septembre 2009 » Culture, Révolution

Pierre Goldman était assassiné il y a 30 ans

Il y a trente ans, en septembre 1979, était assassiné Pierre Goldman. Le commando « Honneur de la police » avait alors revendiqué l’attentat (voir ici un article sur ce groupe fasciste armé se voulant au service de la police).

Pierre Goldman a été une figure de l’extrême-gauche des années 1960. Il était également le demi-frère de Jean-Jacques Goldman, on peut voir d’ailleurs les vraiment très nombreux articles sur ce militant sur un site dédié au chanteur. Le site Hapoel lui consacre à cette occasion également plusieurs articles (et semble d’ailleurs être le seul), saluant sa mémoire (20 septembre 1979 : Pierre Goldman assassiné par les fascistes; Goldman le militant, Goldman l’organisateur; « Goldman l’étranger » : sa dernière interview; Pierre Goldman, la fierté des nôtres !).

Pierre Goldman a été un révolutionnaire authentique, mais aussi la preuve que dans les années 1960, le niveau idéologique en France était largement inconséquent par rapport à de nombreux pays (les USA, l’Allemagne, l’Italie la Turquie, l’Inde, les Philipines, etc.), ce qui a amené à une série de destins individuels au lieu d’avoir de véritables organisations capables d’assumer un patrimoine, de le maintenir, de le développer.

« Souvenirs obscurs d’un juif polonais né en France » est ainsi le témoignage autobiographique de ce qui a consisté en un gigantesque repli individuel dans les années 1970, mais également de la permanence de la question communiste historiquement au sein des personnes juives en France, qui ont de fait été massivement présentes dans l’extrême-gauche des années 1960 (de LO, la LCR et le PCI trotskystes à l’UJCML et la GP maoïstes).

jeu, 24 septembre 2009 » Révolution

La situation en France

« La France est un pays impérialiste, qui à la suite de la défaite du fascisme allemand en 1945, a pu relancer un grand cycle d’accumulation capitaliste. Lors de ce cycle, les masses populaires ont réussi à conquérir d’importants acquis.

Mais ce cycle ne pouvait être éternel et s’est inévitablement heurté à un mur, celui de la crise générale du capitalisme. Ce fut la fin des 30 glorieuses, et l’entrée dans la crise lors des années 1970.

Par la suite, les développements technologiques, la vigueur de la social-démocratie — avec Mitterrand principalement — et la victoire sur le bloc de l’Est ont permis au cycle d’accumulation de se relancer.
Aujourd’hui toutefois, il est clair que l’âge d’or du « capitalisme à visage humain » est terminé ; la crise générale du capitalisme est l’aspect dominant, et l’impérialisme français rentre dans sa phase de décadence complète et irréversible.

Aucune classe sociale de la société française n’échappe désormais à la conscience de l’actualité de la lutte des classes ; nous rentrons dans une époque où la révolution socialiste devient chaque jour davantage la question centrale pour les masses populaires. »

Projet de Manifeste du Parti Communiste Marxiste Léniniste Maoïste

mer, 23 septembre 2009 » Antifascisme

Le « nettoyage des migrants »

L’Etat a donc procédé à la fermeture du campement de réfugiés dans une zone boisée de Calais (appelé la « jungle », de manière péjorative par les médias afin de criminaliser, le terme de « jangal » signifiant en fait « forêt » dans la plupart des langues indo-iraniennes).

A peine l’évacuation faite (malgré l’interposition courageuse de militants No Border), trois bulldozers, plusieurs camions, une équipe de nettoyage spécialisée et une équipe de bucheronnage arrivaient pour « rendre le terrain à son état naturel » (dixit le ministre de l’immigration, Eric Besson).

L’ambiance est au « nettoyage ». Comme le dit le tract de No Border Calais: « le gouvernement prétend régler la situation, et se justifie à coups de blabla sur les réseaux de passeurs et autres mensonges quant aux habitants du coin qui seraient attaqués quotidiennement et qu’il serait nécessaire de protéger des migrants, de même que les entreprises locales.
De tels mensonges ont déjà été dits à propos d’autres minorités à d’autres époques, pour créer un ennemi et susciter la peur. »

Tel est le climat. Rien que cette semaine, la gay pride à Belgrade en Serbie a été interdite sous la pression des fascistes, le 19 septembre. Le même jour avait lieu une attaque au cocktail molotov du club gay Qube par les fascistes à Rome.

Toujours à Rome et le même jour avait lieu l’ouverture du centre social « Spazio Gens Romana » par les fascistes, dans le quartier d’Appio-Tuscolano (le soir même il est toutefois victime d’une attaque aux cocktails molotov), alors qu’en Allemagne deux jeunes étaient attaqués et blessés par un groupe de fascistes à Rathenow.

Le 20 septembre, c’était un groupe de fascistes qui attaquait un jeune à Uppsala, en Suède, alors qu’en Allemagne un homme et une femme ont été attaqué et blessé par un groupe de 10-15 nazis, à Berlin dans le quartier de Wedding.

Tel est le climat contre-révolutionnaire. Voilà le pourquoi du slogan révolutionnaire: « Il n’y aura pas de nouvel holocauste! »

mar, 22 septembre 2009 » Crise capitaliste

Le procès clearstream, expression de la contradiction entre la bourgeoisie traditionnelle et la bourgeoisie impérialiste

Le procès qui s’ouvre au sujet de l’affaire « clearstream » est l’expression de la contradiction de plus en plus forte entre la bourgeoisie traditionnelle et la bourgeoisie impérialiste.

Il ne s’agit nullement d’un affrontement « personnel », même si évidemment les institutions de la 5ème république sont justement ainsi faites que la politique est « personnalisée » (jusqu’à l’extrême-gauche où l’on parle du « parti d’Arlette Laguiller », du « parti d’Olivier Besancenot », etc.).

Il s’agit d’un affrontement entre deux fractions du capital – car le capital n’est évidemment pas unifié, mais subit les lois de la dialectique (tout comme il y a la classe ouvrière et le reste des masses populaires).

Villepin est le représentant de la bourgeoisie impérialiste, qui défend la ligne du « cavalier seul » en alliance avec la Russie et l’Allemagne. Son opposition à la guerre en Irak en a fait le chef de file.

Sarkozy est le représentant de la bourgeoisie traditionnelle, celle du 16ème arrondissement parisien qui est fasciné par le modèle américain, celle des industriels, celle qui est partisane de l’alliance avec l’impérialisme US pour maintenir le « nouvel ordre mondial. »

Voilà le pourquoi de l’affaire « clearstream », de celle sur le financement lié au Pakistan de la campagne électorale d’Edouard Balladur (membre de la même fraction du capital que Sarkozy), etc.

Les deux fractions du capital se torpillent l’une l’autre afin d’avoir l’hégémonie. Et la bataille qui se déroule aujourd’hui dans les procès de l’Etat bourgeois, aura demain un caractère ouvertement politique.

Tel est le processus que nous avons déjà analysé et qui nous a permis de comprendre pourquoi le fascisme se renforcerait en France, et s’est effectivement renforcé.

C’est en effet tout un symbole que Dominique Galouzeau de Villepin, un bureaucrate toujours nommé par en haut à des postes de responsabilité étatique, qui ne connaît pas les élections, avoir affirmé à l’ouverture du procès qu’il mènerait un «combat contre l’injustice (…) et l’abus de pouvoir» en ce «jour anniversaire de la République française», en référence à l’avènement de la Ière République le 21 septembre 1792!

Une démagogie qui n’est pas sans rappeler celle de tout un pan de l’extrême-gauche, qui passe ouvertement dans le camp du social-chauvinisme, adoptant clairement comme idéologie principale l’anti-américanisme, avec son corollaire l’antisémitisme (idéologie nécessaire aux bricolages intellectuels fascistes et leur démagogie).

Le procès clearstream n’intéresse pas les révolutionnaires; il est une contradiction interne à la bourgeoisie. Il n’y a pas à choisir entre les différentes fractions de la bourgeoisie, car la contradiction principale est entre la bourgeoisie et la classe ouvrière.

Il faut refuser catégoriquement les tendances réactionnaires à l’extrême-gauche parlant de « système » au lieu de mode de production capitaliste, faisant de Sarkozy l’ennemi principal en raison de son « atlantisme », réduisant la ligne révolutionnaire à « l’anti-impérialisme » considérant de manière positive les Ahmadinejad, Chavez, Morales, la Chine, etc.

La ligne est : classe contre classe, contre tous les impérialismes à commencer par le sien!

mar, 22 septembre 2009 » Féminisme

Du communisme primitif au communisme!

lun, 21 septembre 2009 » Communisme, Crise capitaliste, Ecologie

Crise du lait : les agriculteurs sont des capitalistes rattrapés par les contradictions inhérentes au mode de production capitaliste

La crise du lait continue à s’amplifier depuis le printemps. Les agriculteurs de la filière laitière protestent contre le faible prix d’achat de leur production par les coopératives qui la revendent ensuite au conditionneur, avant d’arriver en bout de chaîne au distributeur, à un prix beaucoup plus élevé. En signe de mécontentement, les agriculteurs de plusieurs pays de l’UE ont déversé des millions de litres de lait dans des champs.

Cette crise n’est bien entendu pas isolée de la crise générale du capitalisme. Mais en France, pays où sont particulièrement idéalisés la petite production et la petite propriété, la bourgeoisie essaie de donner des producteurs de lait une image de « petits artisans » locaux en croisade contre les grands capitalistes des  institutions européennes. Cette vision des choses populiste s’inscrit dans la droite ligne de la propagande chauvine fabriquant de toutes pièces l’icône d’une France éternelle des « bons produits » assaillie par les  réglementations européennes.

En vérité, les agriculteurs se sont massivement équipés ces dernières années en machines  à traire plus performantes pour accroître leur production de lait… qu’ils ont maintenant du mal à écouler,  les intermédiaires de la filière et les distributeurs profitant évidemment de la situation pour baisser leur prix d’achat et augmenter ainsi leur marge de profit!

La situation actuelle des producteurs de lait est donc typique du mode de production capitaliste qui s’empêtre forcément dans la surproduction et l’accumulation synonymes de crise.  Dans le capitalisme, la production est conforme aux intérêts des capitalistes. Or, les capitalistes ont cherché à augmenter la consommation de lait pour écouler une production en augmentation et très lucrative. Tout le monde se rappelle des campagnes publicitaires hyper racoleuses « les produits laitiers, des sensations pures », équivalent des pubs américaines « got milk ? ».

Aujourd’hui, la machine s’enraye et les agriculteurs au début de la chaîne de production sont inévitablement les plus touchés. Mais de toute façon, les agriculteurs sont des capitalistes qui, rattrapés à présent par les contradictions inhérentes au mode de production capitaliste, protestent parce qu’ils ne peuvent plus tirer  profit de l’exploitation des animaux.

D’ailleurs, personne ne semble se soucier du sort des vaches laitières, inséminées tout au long de leur vie pour produire du lait, à qui l’on retire leur veau pour ne pas qu’elles contrôlent la descente de lait, qui se voient affublées d’une machine à traire douloureuse infligeant des lésions aux trayons, puis sont abattues quand elles ne sont plus assez productives. Ces mauvais traitements divisent en moyenne par quatre l’espérance de vie d’une vache laitière (5 ans contre 20 ans en moyenne).

De surcroît, le lait de vache est mauvais pour la santé car il contient trop de sucres, d’acides gras saturés, de protéines animales, et même trop de calcium car le lait est adapté à la croissance du veau et non à celle de l’humain (le lait s’avère aussi indigeste à cause du lactose). Mais la santé du peuple n’est pas une préoccupation des capitalistes qui cherchent avant tout à écouler leur production issue de l’exploitation, que ce soit l’exploitation des humains, des animaux ou de la planète.

La révolution détruira cette agriculture au service des capitalistes, ainsi que le chauvinisme et le populisme idéalisant les « petits producteurs » de la tradition culinaire française dans une optique clairement fascisteL’agriculture socialiste sera une agriculture planifiée au service des besoins véritables du peuple, en promouvant par exemple des alternatives excellentes pour la santé comme le lait de soja, de riz, d’amande, d’avoine, de quinoa…

dim, 20 septembre 2009 » Communisme, Révolution

A la hauteur du 21ème siècle

dim, 20 septembre 2009 » Communisme

La division villes / campagnes

« Le mode de production capitaliste a poussé jusqu’au bout la séparation entre les villes et les campagnes. Le capitalisme est né d’une séparation profonde entre les campagnes et les villes, et ce dès le Moyen-Âge.

Au fur et à mesure de son développement, il a donné naissance tout d’abord à de grandes villes, puis finalement à de gigantesques mégalopoles. Aujourd’hui encore dans le monde, la population urbaine ne cesse de s’accroître. Toutefois les nouvelles villes ne consistent réellement qu’en des cités-dortoirs, des bidonvilles, des immeubles de plus en plus de mauvaise qualité. Avec le mode de production capitaliste, les êtres humains ont des conditions de vie indignes. À cela s’ajoute la perte de tout repère par rapport à la nature.

Les êtres humains acquièrent dans les villes des mentalités adaptées au capitalisme et à son esprit destructeur ; la planète se voit ainsi saccagée pour fournir ses substances au mode de vie capitaliste, de la même manière que les animaux sont réduits à l’état d’objets.

Dans le mode de production capitaliste, la nature revient simplement à de l’agriculture ou du tourisme, tandis que la ville est le seul lieu de « vie » possible (concentration des activités culturelles et du travail par exemple).

Le communisme affirme la valeur de la planète en tant que telle, suivant le principe qu’elle est un tout et que nous n’en sommes qu’une composante ; le communisme exige ainsi la fin de la contradiction entre les villes et les campagnes.

Le mode de vie doit être adapté aux exigences de la planète : c’est la planète qui est le fondement de notre existence, et non pas un dieu qui aurait donné à l’humanité la planète pour tout saccager. »

Projet de Manifeste du Parti Communiste Marxiste Léniniste Maoïste

sam, 19 septembre 2009 » Communisme, Révolution

Vivre le communisme qui naît comme mouvement abolissant l’ordre existant

sam, 19 septembre 2009 » Antifascisme, Contre-révolution, Crise capitaliste

Les théories du complot : une manifestation du fascisme dans le capitalisme en crise

Avant-hier soir, dans l’émission « Ce soir ou jamais », le réalisateur Mathieu Kassovitz remet en cause le déroulement du 11 septembre.  Entre autres propos, il a souligné qu’ « un avion de ligne est censé [le 11 septembre] avoir fait une manœuvre absolument incroyable pour rentrer dans le Pentagone qui est le bâtiment le plus surveillé, le plus protégé au monde, sur lequel il n’y a que 5 images d’une caméra… où on ne voit absolument rien ».

Cette réaction qui s’inspire des thèses complotistes montre bien que la pensée matérialiste constitue l’arme indispensable pour affronter la réalité de notre époque, l’époque de la crise générale du capitalisme qui dégénère en fascisme.

Mais le matérialisme est bien loin de la petite-bourgeoisie qui, frappée de plein fouet par la crise, s’enferme dans ses délires complotistes et préfère imaginer, par idéalisme, des « vérités cachées ». Le pourrissement du capitalisme a ainsi déclenché un pullulement fasciste de thèses conspirationnistes mêlant ésotérisme et fascination pour les sociétés secrètes ou prétendus groupe d’influence, comme les Illuminatis ou le groupe Bilderberg, le tout avec une toile de fond clairement antisémite.

D’ailleurs, la crise générale du capitalisme est souvent maquillée en « crise financière » et pour les fascistes, la finance internationale est bien entendu tenue par les juifs qui, du reste, « contrôlent tout ».

Il faut ici remarquer le jeu subtil des médias bourgeois qui, sous couvert d’ « esprit critique », ménage les théories complotistes. On peut aussi remarquer qu’à l’occasion du 40ème anniversaire du premier pas de l’homme sur la lune, les médias ont accordé un large espace aux thèses délirantes instrumentalisées par les fascistes, selon lesquelles personne ne serait jamais allé sur la lune, la NASA filmant toutes les scènes en studio.

En fait, les partisans du complot vise à contourner l’analyse matérialiste du capitalisme et ainsi noyer la lutte de classes sous la mystique fasciste voulant détruire les société secrètes (aux mains des juifs) qui domineraient le monde.

Ces thèses fascistes, sous leur forme délirante, constituent néanmoins une stratégie claire de contre-révolution visant à dévoyer la juste colère des masses contre des ennemis « cachés » mais néanmoins omniprésents. En vérité, les adeptes des théories complotistes rejettent la révolution mais se la jouent « rebelle anti-système », ce qui correspond parfaitement à la posture fasciste. De plus, toutes ces théories reposent sur la puissance supposée de ces sociétés complotistes inatteignables qui manipuleraient depuis des siècles l’humanité.

Or, pour les communistes, la vérité n’est pas « ailleurs ». La domination de la bourgeoisie  doit s’analyser de manière concrète et matérialiste sans verser dans l’absurdité ésotérique des vérités « cachées », car toutes les vérités sont accessibles au peuple par la science marxiste-léniniste-maoïste.

Le MLM est la force d’analyse de notre époque, la science matérialiste indestructible gravée dans le réel. Pour les communistes, les ennemis ne sont pas les sociétés secrètes cachées mais la classe des capitalistes bien visibles. Les communistes ne se dispersent pas dans les considérations fantaisistes et idéalistes, les communistes veulent la révolution, le renversement du capitalisme et l’instauration de la dictature du prolétariat. Le matérialisme dialectique et historique trace la voie de la victoire dans l’écrasement complet des délires conspirationistes du fascisme!

ven, 18 septembre 2009 » Communisme, Révolution

Demain aura un autre visage!

Plus de 6.000 salariés de Continental, Goodyear, Michelin, ou encore New Fabris ont manifesté hier, rejoignant le palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris, pénétrant à l’intérieur et écrivant des slogans sur les murs tout en détruisant le matériel encore présent.

Est-ce une bonne chose? Oui c’est une bonne chose, mais en soi cela ne signifie rien. La bourgeoisie se moque d’une manifestation ouvrière. Elle ne comprend qu’un seul langage: celui de la force.

Et c’est précisément la force que ne veulent pas employer les figures social-démocrates présentes parallèlement au cortège: Olivier Besancenot (NPA), Arlette Laguillier et Nathalie Arthaud (LO), Jean Luc Mélenchon (PG), Pierre Laurent et Maxime Gremetz (P« C »F).

La social-démocratie n’est pas prête à assumer politiquement le combat. Nous l’avons critiqué sur le plan idéologique; la politique nous donnera raison.

La bourgeoisie se maintient par la violence, violence militaire mais aussi idéologique. La question n’est pas que la classe ouvrière arrive à cette compréhension, à ce point de vue (comme le font croire les sociaux-démocrates dont le fond de commerce est le mythe d’une nouvelle révolution française), mais qu’elle parte de cette connaissance pour basculer dans l’affrontement.

L’affrontement, la guerre du peuple: telle est la stratégie communiste. Il en va de la révolution socialiste. Il ne s’agit pas d’une usine, il ne s’agit pas de plusieurs usines, il s’agit de toutes les usines!

Et il s’agit que la classe ouvrière prenne le contrôle de la société.

Mais ce dont il faut être certain, c’est que même un faux pétard peut parfois exploser, et cela sera le cas. Tout explosera à la gueule des sociaux-démocrates.

La rage populaire peut être contenue un temps, elle peut être déviée un temps. Puis suivant le principe dialectique du saut qualitatif, tout bascule.

Les manoeuvres de la social-démocratie ne font que retarder l’explosion des luttes ouvrières. La voie syndicale, la voie associative, tous ces cul-de-sacs se révèlent, alors que la voie révolutionnaire apparaît comme réelle, concrète.

Les opportunistes nient que ce saut se produira. Nous, communistes, l’anticipons, nous préparons sa réalisation concrète, en avançant à tous les niveaux: politique, idéologie, organisation, agitation, propagande.

Demain aura un autre visage! Rejoins le PCMLM!

ven, 18 septembre 2009 » Antifascisme, Crise capitaliste, Féminisme

Nouveau cas de barbarie en Australie : la décadence complète du capitalisme et le fascisme qui en découle

En Australie, un homme a séquestré et violé pendant 30 ans sa fille, dès l’âge de 11 ans. Quatre enfants sont nés de ces rapports incestueux.

Cette affaire rappelle celle, en Autriche, de Joseph Fritzl qui avait séquestré sa fille pendant 24 ans, laquelle avait donné naissance à sept enfants de son père. Les histoires sordides se multiplient ces dernier temps avec encore la découverte récemment de Jaycee Lee Dugard en Californie, 18 ans après son enlèvement. Séquestrée pendant toutes ces années, elle a également accouché de deux enfants de son ravisseur qui l’a réduite en esclavage et violée.

Le traitement par les médias bourgeois fait croire à une répétition mécanique de l’horreur et de la barbarie de façon complètement irrationnelle.  Mais pour nous, communistes, il n’existe pas de fait-divers décontextualisé, l’horreur ne surgit pas abstraitement de nulle part.

Tous ces actes de barbarie sont des produits de ce que le capitalisme, de plus en plus décadant, nourrit en son sein : le fascisme. Ainsi, on constate à chaque fois que les sévices à l’encontre des enfants se sont  déroulés sur une longue période dans l’indifférence générale des voisins, des témoins, et souvent l’immobilisme et la négligeance des services sociaux.

Dans le capitalisme, l’horreur est banalisée, les individus sont isolés « hermétiquement » les uns des autres, les liens sociaux distendus. A chaque fois, ces crimes manifestent la même volonté de domination, la volonté malsaine d’avoir quelqu’un  à sa merci. Et ce quelqu’un déshumanisé est une femme, car la brutalité patriarcale quotidienne révèle pleinement son caractère monstrueux dans ces cas de cruauté extrême. Désir de domination, brutalité patriarcale, puissance de la procréation, préservation de la lignée, loi du plus fort et du chacun pour soi, voilà les ingrédients indéniables du fascisme.

Le tortionnaire nazi Fritzl a d’ailleurs relié ses horribles crimes au nazisme, tout comme une autre victime de séquestration en Autriche, Natasha Kampusch, ce qui n’a pas empêché les fascistes de proclamer qu’il était en fait juif, reprenant ainsi un vieux thème de l’antisémitisme.

En vérité, les fascistes crache sur l’humanité, les fascistes divisent l’humanité en « forts » et en « faibles », ces derniers étant voués à l’ostracisation, la torture, l’humiliation, la destruction de leur humanité.  Le fascisme est un océan de frustration patriarcale et nihiliste où les « forts » imposent leur domination abjecte.

A l’opposé, les communistes refusent la barbarie et placent l’humain au centre de  leurs préoccupations. Dans la communauté  universelle du communisme, ces crimes ignobles ne peuvent pas se produire, car le communisme est une société qui conduit les êtres humains vers leur émancipation, pour libérer l’expression de leur individualité au service du collectif.

jeu, 17 septembre 2009 » Communisme, Révolution

L’organe de presse MLM !

jeu, 17 septembre 2009 » Communisme, Révolution

Etre capable de mener la révolutionnarisation culturelle à son échelle…

« Le membre du Parti participe à la vie du Parti et n’adopte jamais une attitude passive ; dans sa vie quotidienne, son style de vie correspond à la morale communiste. Adhérer au Parti signifie être capable de mener la révolutionnarisation culturelle à son échelle, de se renouveler, de ne jamais céder à la nostalgie ou aux valeurs du passé. Les membres du Parti se façonnent à l’image du Parti, et le Parti se forge dans l’identité communiste de ses membres.

La critique et l’autocritique sont des moteurs dans le style de travail du Parti ; les membres du Parti contribuent à l’unité de l’organisation et étudient les classiques du Marxisme-Léninisme-Maoïsme. Une grande vigilance sera accordée au libéralisme, au déviationnisme, à l’esprit de capitulation, au fractionnisme.

Un esprit combattif est nécessaire face à la police et aux services spéciaux chargés de réprimer la révolution. Lors des arrestations, des procès, des emprisonnements, les membres du Parti défendront leur honneur de communiste et celui de l’organisation ; ils ne trahiront ni leur idéal, ni l’organisation, les intérêts personnels passant après ceux du Parti et de la Révolution. »

Projet de Manifeste du Parti Communiste Marxiste Léniniste Maoïste

jeu, 17 septembre 2009 » Communisme, International

N°32 de Nueva Democracia, du Chili

jeu, 17 septembre 2009 » Crise capitaliste

La Formule 1: pur produit du capitalisme

A l’époque de la crise générale du capitalisme, même la Formule 1, fleuron de la vitrine du capitalisme, sombre dans la déchéance ouverte et assumée.

Non seulement la Formule 1 ne présente aucun intérêt: fascination pour la technique des grandes industries capitalistes, conduite automobile guerrière de type patriarcal, pollution massive pour des voitures tournant en rond, etc. Mais on a désormais un nouvel argument de poids pour démonter son caractère soi-disant « sportif » avec le scandale « entâchant » Renault: l’équipe de Formule 1 de cette entreprise a magouillé pour gagner un grand prix, l’un de ses pilotes ayant fait en sorte de sortir de la piste et de bloquer la course afin que son coéquipier soit mieux placé par la suite.

Quand on se rappelle que le président de la Fédération internationale de l’automobile est Max Mosley, fils du dirigeant fasciste anglais (ses parents se sont donc mariés en 1936, sous l’égide de Goebbels), et amateur d’orgies nazies, on comprend encore mieux la nature de la Formule 1…

mer, 16 septembre 2009 » Antifascisme, France, International

Il n’y aura pas de nouvel holocauste!

mer, 16 septembre 2009 » Antifascisme, France, International

Sur la dimension exterminatrice de l’assassinat de Marina et le développement de l’idéologie génocidaire en France et en Europe

Il est une dimension essentielle qu’il y a dans l’assassinat de Marina et il faut impérativement le reconnaître et le comprendre.

De ce qui ressort, Marina a:

-été ostracisée, mise de côté,

-été victime de brutalités,

-été liquidée,

-vue son corps caché puis fait disparaître secrètement.

Le parallèle avec la liquidation des populations juives et roms par les nazis durant la seconde guerre mondiale est évident. Le processus a été le même, jusqu’à la liquidation « cachée. »

Dans l’assassinat de Marina, on retrouve d’ailleurs tous les éléments du social-darwinisme dans sa forme sociale moderne et raffinée.

En Allemagne, il est d’usage depuis une quinzaine d’années d’affirmer dans le mouvement antifasciste que le fascisme vient du « milieu de la société. » Les nazis seraient donc des « gens ordinaires. »

Si cette thèse est correcte, alors il est tout à fait juste de dire de Marina qu’elle a été victime de l’idéologie fasciste, de l’idéologie nazie, de l’idéologie exterminatrice.

Au sens strict, il faut sans doute dire de manière politique que Marina n’a pas été « assassinée »: elle a été liquidée.

Il est impératif de comprendre cette ambiance génocidaire. En Europe, dans les pays de l’Est surtout (Hongrie et Tchéquie notamment), mais également dans les pays capitalistes comme l’Italie voire la France, le racisme anti-rom prend de plus en plus une tournure absolument génocidaire.

8 à 10 millions de Roms en Europe doivent faire face à une vague de racisme génocidaire, dans l’indifférence générale!

Le 28 août de cette année, les gendarmes ont contrôlé des Roms en Essonne, dans les communes d’Ormoy et de Villabé, et ils leur ont appliqués un tampon sur le bras, pour être certain de ne pas les contrôler deux fois. Il n’y a pas besoin de s’attarder sur cette symbolique et ce qu’elle représente.

Les Roms sont victimes du racisme le plus brutal, et sont accuséEs de voler et d’être des pillards, alors qu’il s’agit de survie. A ce niveau, même la moindre initiative devient un acte antifasciste conséquent, même s’il part de sentiments religieux comme à Boulogne.

En France, les Roms subissent les arrestations collectives, le tri des personnes, les séparations de familles, la destruction de leurs biens, des expulsions où l’on va jusqu’à chercher les enfants dans les écoles, quand on les laisse seulement aller à l’école!

Quant à l’antisémitisme, son développement massif saute aux yeux. Tous les clichés des années 1930 réapparaissent, avec là aussi les mêmes « pulsions » génocidaires.

Être communiste, c’est comprendre l’époque qui s’avance vers nous. Une époque de révolution – mais également une époque où il faudra savoir faire face à l’extermination!

mer, 16 septembre 2009 » Antifascisme, France, International

Il n’y aura pas de nouvel holocauste!

mar, 15 septembre 2009 » Antifascisme, France

Violence contre les enfants: mêlons-nous de ce qui ne nous regarde pas!

Il y a tellement de drames dans le capitalisme que le constater amène le risque d’être insensible. Voilà pourquoi beaucoup ferment les yeux, pensant se préserver.

Marina, une enfant de huit ans, morte suite à de longues maltraitances, morte seule dans une cave, le corps placé dans un congélateur et resté dedans durant un déménagement, puis coulé dans le béton… par ses parents.

La barbarie, et d’autant plus quand on sait que Marina était atteinte d’une légère trisomie et d’un handicap physique (léger, des membres inférieurs). Apparemment aux yeux des barbares, elle « valait » moins que ses quatre frères et soeurs!

Et l’explication des parents pour la brutalité exercé sur cet enfant: « Marina demandait souvent à manger. »

La barbarie qui n’a pas disparu avec la victoire sur les nazis en 1945, est de plus en plus de retour. La crise générale du capitalisme accélère le développement des attitudes les plus abjectes, de la barbarie la plus terrible.

La loi du plus fort dans sa version capitaliste exige l’extermination des plus faibles, des éléments « différents », « improductifs« . Les personnes handicapées mentales, les personnes juives, roms…

Les témoignages des parents d’autres enfants – à prendre avec précaution, mais ils semblent bien concorder- font état que Marina pleurait souvent sur le chemin de l’école, qu’elle y allait en bus qu’elle rejoignait à pieds par tous les temps alors que ses frères et soeurs étaient amenés en voiture…

Le chauffeur du bus lui-même raconte: « On voyait qu’elle avait des marques d’égratignures, qu’elle avait du mal à marcher, mais elle ne se plaignait jamais. »

Et personne ne s’est plaint non plus. Le capitalisme est la loi du silence.

Le meurtre de Marina, alors que s’approche le 20ème anniversaire de la convention internationale relative aux droits de l’enfant, montre à quel point il n’y a aucune amélioration possible du capitalisme, à quel point même des conventions signées ne changeront rien.

Quand on pense que deux écoles avaient déjà attiré l’attention de l’Etat, en juin 2008 pour « retards à l’école et marques physiques », et en mai 2009 pour « absences injustifiées et petites blessures. »

Seulement voilà: « On a fait notre travail. Ça n’a malheureusement pas suffi » dit l’inspecteur d’académie de la Sarthe.

Et le président du conseil général de la Sarthe Roland du Luart (UMP) qui ose assurer lundi que les services sociaux avaient « fait leur travail. » On fait son travail et une enfant meurt?

Oui, c’est le cas dans le capitalisme, où les individus sont livrés à eux-mêmes, coupés de toute socialisation authentique.

De tels drames sont le prix à payer pour l’individualisme, avec les honneurs du «professionnalisme» des agents de l’Etat bourgeois. Ou comme le dit très « professionnellement » le président du conseil général:

« Sur la base des informations qui m’ont été communiquées à ce jour, je suis amené à considérer que les personnels ont agi de manière professionnelle au regard de la situation de la famille, telle qu’ils ont eu, chaque fois, à la connaître, dans le cadre de leurs interventions et au regard de leurs prérogatives fixées par la loi. »

Dans le capitalisme, les individus font ce qu’ils veulent de leur marchandise, même si c’est un être vivant, enfant ou animal: telle est la loi. La loi du plus fort, la loi du capitalisme.

Les services sociaux sont juste un appendice de l’État bourgeois et certains responsables se sont même dédouanés en expliquant que la famille déménageait beaucoup (6 fois en deux ans) et qu’elle était donc difficile à suivre au niveau social…

Voilà comment dans le capitalisme on apprend à ne pas se mêler des affaires des autres. La barbarie n’existe pas, les abattoirs n’existent pas, les brutalités n’existent pas.

On peut se rappeler de ce qui était arrivé en 2008: le petit Enzo, âgé de 3 ans, avait été à l’hôpital, et malgré des blessures et des brûlures anormales, le petit garçon a été remis à ses parents à sa sortie des urgences… Il mourra 48 heures plus tard étranglé par son beau-père.

Rappelez-vous: être communiste c’est jurer fidélité à la vie. C’est ne rien laisser passer.

(Et sachez également qu’il existe un site de l’Etat bourgeois lié au numéro de téléphone 119 destiné à l’enfance en danger – l’appel est gratuit 24 heures sur 24 et n’apparaît pas sur la facture détaillée.)

mar, 15 septembre 2009 » Antifascisme, France

Marina, assasinée pour ce qu’elle était

mar, 15 septembre 2009 » Antifascisme

My name is Luka

Je m’appelle Luka
I live on the second floor Je vis au second étage
I live upstairs from you Je vis au-dessus de toi
Yes I think you’ve seen me before Oui je pense que tu m’as déjà vu auparavant

If you hear something late at night Si tu entends quelque chose tard dans la nuit
Some kind of trouble some kind of fight Un certain désordre un genre de combat
Just don’t ask me what it was (x3) Surtout ne me demande pas ce que c’était (x3)

I think it’s because I’m clumsy Je pense que c’est parce que je suis maladroit
I try not to talk too loud J’essaye de ne pas parler trop fort
Maybe it’s because I’m crazy Peut être que c’est parce que je suis fou
I try not to act too proud J’essaye de ne pas agir trop fièrement

They only hit until you cry Ils frappent seulement jusqu’à ce que tu pleures
And after that you don’t ask why Et ensuite tu ne poses plus de questions
You just don’t argue anymore (x3) Tu n’essaies simplement plus de discuter (x3)

Yes I think I’m okay Oui je pense que ça va aller
I walked into the door again Je me suis encore cogné contre la porte
Well, if you ask that’s what I’ll say Du moins, si tu demandes c’est ce que je dirai
And it’s not your business anyway Et ce ne sont pas tes affaires de toute façon
I guess I’d like to be alone Au fond j’aimerais être seul
With nothing broken, nothing thrown Sans rien de cassé, rien de jeté

Just don’t ask me how I am (x3) Surtout ne me demande pas comment je vais (x3)

Suzanne Vega, Luka

mar, 15 septembre 2009 » International

Au Maroc, le visage pluriel de la résistance

Ils et elles étaient des centaines de militantEs à venir de différentes région du Maroc pour manifester sur place leur solidarité avec les 850 ouvriers licenciés abusivement par SEMSI-Régie (filiale du premier groupe économique marocain, l’OCP), avec leurs familles qui se retrouvent aujourd’hui dans une situation dramatique.

Khouribga, la capitale minière du pays, n’a jamais connu ce type de rencontre chaleureuse entre des militantEs des droits humains, des militantEs de gauche en général et de la gauche marxiste en particulier, et des prolétaires en lutte pour des droits légitimes.

Les militantEs venuEs des autres régions du Maroc s’étaient retrouvéEs à13h près de « magana » (avenue moulay youssef), puis le cortège s’est dirigé vers le centre de la ville, deuxième étape de l’itinéraire prévu par les organisateurs. Là fut organisé le grand meeting, qui devrait se terminer à 15h pour laisser la place à la troisième partie du programme établi, à savoir la marche vers les locaux de l’OCP.

Cette marche n’a pas eu lieu. Elle a été purement et simplement interdite par l’Etat. Des barrages de forces répressives ont empêchés les ouvriers et leurs amis d’avancer. La police a cherché la bagarre pour mettre fin à la lutte des 850 ouvriers.

La lutte déterminée de masse consciente et organisée est la voie de la victoire!


Les victimes de SMESI-Régie en marche

Les organisateurs  de Khouribga souhaitant la bienvenue aux militantEs qui s’étaient déplacéEs pour les épauler moralement

Prolétaires avec quelques outils de travail, enchaînés, bâillonnes… mais ils ne céderont pas…


La rage du défi, au masculin

La rage de défi au féminin…rouge

Les mères de famille (des 850 victimes de l’OCP et de son patron l’Etat) ne peuvent plus assurer le minimum vital aux enfants

Elles expriment leur indignation

….et leur désarroi

Les prolétaires en sit in

….expriment leur anxiété

Ils étaient là les flics: c’est l’autre aspect de la contradiction. Pas de lutte sans répression. Pas de répression sans résistance. Merci Mao pour ton analyse relative à la contradiction!

Le visage de la résistance ouvrière

Le militant Fekkak a échappé par miracle à la mort en juillet 1971 suite à la tentative d’assassinat perpétrée par
le directeur de la cité universitaire. Fekkak avait passé plusieurs semaines à l’hôpital. MAIS IL EST TOUJOURS LA.

Le visage de la répression

Le visage de la lutte

lun, 14 septembre 2009 » Révolution

Rejoins tes camarades!

lun, 14 septembre 2009 » France, International

Savoir profiter d’internet dans la question internationale

Parler une langue autre que la sienne est quelque chose d’utile; pour les révolutionnaires, la barrière de la langue est un obstacle difficile mais qui doit tomber, car les relations internationales sont impératives: seules celles-ci permettent de se mettre à niveau, de confronter les idées et les conceptions, d’apprendre des expériences.

Internet est grandement utile, il permet des échanges plus faciles, plus rapides. Loin de s’opposer à la pratique comme se l’imaginent les intellectuels bourgeois qui n’ont d’ailleurs en fait pas de pratique mais entendent conserver leur monopole de la connaissance, internet n’est pas complètement virtuel, c’est un lieu de passage, un reflet de la réalité.

A ce titre il n’y a aucune différence entre un journal en papier et un média comme Contre-Informations, sauf que demain tous les médias seront en ligne, actualisables et actualisées en direct grâce aux nouvelles technologies, et même les livres seront électroniques. Contre-Informations prépare déjà demain, pour que les révolutionnaires disposent d’un média efficace!

Consultez donc les sites internet des organisations révolutionnaires étrangères, si vous avez la connaissance de langues étrangères. La révolution est un processus mondial, même si elle se déroule pas à pas dans chaque pays.

Si vous parlez l’espagnol, consultez les sites de Revolucion Obrera, de Sol Rojo, de Nueva Democracia, du FRP-MLM de Bolivie; si vous parlez le portugais, consultez le site du MEPR du Brésil. Si vous parlez l’anglais, consultez Red Sun (version anglaise de Sol Rojo), le site Banned Thought qui propose des documents d’Inde, le site PhilippineRevolution.net; si vous parlez le suédois, consultez le site Maoistiskt Forum. Si vous parlez le turc, consultez le site du nom de l’illustre Baba Erdogan, si vous parlez arabe, consultez le site la voie de la Révolution.

D’autres liens sont proposés sur le côté; consultez les, élargissez vos horizons, développons l’internationalisme!

lun, 14 septembre 2009 » Antifascisme

Conférence anti-répression à Istanbul

En mémoire de l’avocat Fuat Erdogan, un membre du HHB assassiné par les escadrons de la mort le 28 septembre 1994, le Bureau du droit du peuple (HHB, Halkin Hukuk Bürosu), rassemblement de juristes militants de Turquie, organise un symposium sur la défense politique qui se tiendra les 26 et 27 septembre prochains à l’Université technique d’Istanbul (ITÜ).

Le programme est disponible en français ici. Les sujets traités seront les lois anti-terroristes, les listes noires, les prisons et l’isolement carcéral, le droit à l’autodétermination des peuples et le droit de résistance à l’oppression. Cette rencontre se ponctuera par un débat sur les modalités de l’unification des luttes et des associations de juristes.

dim, 13 septembre 2009 » Contre-révolution, France

Retour sur les propos d’Hortefeux et leur défense par la bourgeoisie

La défense de la bourgeoisie concernant l’étalage d’idéologie dominante, percluse de préjugés racistes, de Brice  Hortefeux est révélatrice de la peur qui grandit au sein des classes exploiteuses en période de crise aggravée du capitalisme.

L’émission « On refait le monde » sur RTL est un bon exemple des mensonges de la bourgeoisie pour sauver les apparences démocratiques de son oppression sur les masses. Ainsi, lors de l’émission du 11 septembre, la journaliste Elisabeth Levy parle de « délire complet » et de « chasse aux racistes permanente » devenant « démente ». Le journaliste bourgeois Yves Thréard en rajoute en citant l’intellectuel réactionnaire Finkielkraut : « l’anti-racisme est le communisme du XXè siècle ».

La bourgeoisie démontre à nouveau sa mauvaise foi et son incapacité à pratiquer l’auto-critique, alors même que les propos d’Hortefeux reflètent clairement l’idéologie des classes dominantes. En vérité, la personne d’Hortefeux importe peu, ce qui compte c’est le caractère institutionnalisé de ce type de discours dans le système capitaliste, impérialiste.

Mais la bourgeoisie préfère se réfugier derrière des tonnes d’arguments mensongers pour nier l’évidence : le capitalisme, l’impérialisme sont indissociables de l’exploitation, de l’oppression qui produisent forcément des préjugés racistes colportés par les élites bourgeoises sous couvert de « démocratie ».

Les bourgeois affichent aussi leur dédain à l’encontre d’Internet, qu’elle perçoit comme un exutoire incontrôlable. En fait, la bourgeoisie craint d’être jugée par les masses. D’ailleurs, ce refrain des classes dominantes n’est pas nouveau. Lors de la révolte populaire de l’automne 2005, la bourgeoisie avait déjà fustigé l’utilisation des portables  dans les quartiers populaires pour filmer les actions violentes contre l’Etat et ses serviteurs, notamment la police.

Les intellectuels au service de la bourgeoisie sont, en effet, toujours prompts à critiquer le supposé manque de distance par rapport à la réalité chez les masses et la volonté de « se mettre en scène ». Au contraire, le peuple se réapproprie de cette manière la réalité des évènements, à mille lieues des informations formatées par la bourgeoisie. C’est pourquoi les masses populaires haïssent les journalistes qu’elles identifient fort justement à des agents de la bourgeoisie, au même titre que les flics.

Du reste, les propos tenus dans les médias bourgeois comme RTL prouve que la bourgeoisie craint le communisme qui menace de faire écrouler son vieux monde pourrissant. La bourgeoisie se sent surveillée et a raison d’avoir peur car les masses n’oublient rien et sauront faire payer les exploiteurs à l’heure inévitable de la révolution.

dim, 13 septembre 2009 » Ecologie, International

Les pays capitalistes – impérialistes et l’agriculture dans l’Inde semi-coloniale semi-féodale (les « mega food parks »)

Aujourd’hui en Inde le capitalisme impérialiste est en passe d’établir ce qu’il appelle des « mega food parks », c’est-à-dire tout comme au Brésil ou en Colombie, des sortes de bases de production gigantesque, où travaille un prolétariat moderne.

Dans l’article « Les pays capitalistes – impérialistes et l’agriculture dans les pays semi-coloniaux d’Amérique latine » nous avons vu les traits généraux de la politique agraire et le cas de l’Amérique latine.

Étudions maintenant précisément celui de l’Inde et voyons comment, de la même manière, les capitalistes des pays impérialistes ont décidé de faire de l’Inde, un pays dépendant, un lieu de production agricole à leur service.

Les « mega food parks » sont théoriquement un projet coordonné par le ministère indien pour l’industrie alimentaire, projet sur 5 ans projetant l’établissement de tout d’abord 30 mega food parks.

En pratique, leur nature même sert l’impérialisme: les mega foodk parks visent en effet le marché mondial, et nullement les populations de l’Inde.

Ce qui sera produit, et les méthodes de production, sont choisis par l’impérialisme.

A peu près 30.000 personnes travailleraient en étant liés aux megafood parks, ce qui montre le caractère du projet: un peu moins d’un million de personnes sont concernées en 5 ans, ce qui est énorme pour l’Inde semi-féodale où l’écrasante majorité de la population est prisonnière des rapports féodaux.

C’est-à-dire que le projet consiste, en 15-20 ans, à faire passer l’Inde d’un pays semi-féodal, où les grands propriétaires terriens oppriment les masses paysannes, depuis que la colonisation anglaise les a installés au pouvoir, à un pays où les grands propriétaires terriens vont devenir des chefs capitalistes bureaucratiques au service des capitalistes des pays impérialistes.

L’établissement des mega food parks va fonctionner selon le même modèle qu’en Amérique latine (ou encore que Danone au Bangladesh): les petits producteurs sont mis à contribution et intégrer dans la production de type impérialiste, ils sont en fait avalés au fur et à mesure du processus.

Le mega food park de Ranchi, dont la moitié de la surface a été « offert » par l’État, dispose ainsi de plusieurs centres de collecte et 21 camionnettes: c’est tout le territoire environnant qui sera mis au service de la production capitaliste.

Le mega food park à Haridwar fonctionnera selon le même modèle, et disposera de 24 usines. Preuve de l’intégration dans le système pays impérialistes / pays dépendants, le principal propriétaire de ce mega food park est Swami Ramdev, un gourou prônant le yoga et la culture réactionnaire.

C’est un tout symbole du fascisme: d’un côté Swami Ramdev prône le pacifisme, le yoga, le « retour aux valeurs » et le refus de la modernité occidentale, de l’autre il participe de plein pied aux structures économiques impérialistes.

Des projets établis aux USA prévoient également des bâtiments de 17 étages pour les mega food parks, avec des processus automatisés.

L’agriculture indienne passera alors d’un mode de production de type féodal à une modernisation du type impérialiste, avec abattoirs géants, utilisation massive d’OGM, de pesticides, etc.

Un pas en avant avait déjà été fait à ce niveau avec la « révolution verte », qui dans les années 1960 a généralisé les pesticides, les engrais chimiques, les pompages massifs dans les nappes phréatiques, le tout avec une dépendance absolue par rapport aux pays capitalistes ainsi que le social-impérialisme russe.

L’Inde est désormais déjà le plus grand producteur de lait au monde, et possède le plus grand nombre d’animaux servant de bétail, tout en étant le second plus grand producteur mondial de fruits et légumes, le troisième producteur mondial de céréales.

La révolution verte a été un second coup contre l’agriculture traditionnelle en Inde, après la colonisation anglaise. Les mega food park forment une troisième attaque, visant à faire de l’Inde un esclave moderne.

sam, 12 septembre 2009 » Communisme, Culture

Abolir les origines, organiser la vie, construire le futur

sam, 12 septembre 2009 » Culture

Les gens parlent de leur travail comme de quelque chose de lugubre…

« Nous sommes entourés d’objets de ce genre (faussement décoratifs) et à cause d’eux on se précipite dans les églises, dans les musées et dans les théâtres. C’est la vie en tant que telle qui n’est pas comprise, qui n’est pas prise en compte, qui n’est pas organisée.

Les gens s’ennuient, les gens parlent de leur travail comme de quelque chose de lugubre, d’ennuyeux, où l’on perd son temps. Les gens disent de leur vie qu’elle est monotone et vide, à quelques exceptions près, parce qu’ils ne savent pas apprécier en eux-mêmes l’homme qui peut construire, bâtir et détruire. »

Rodtchenko, A bas l’art!













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