sam, 31 octobre 2009 » Crise capitaliste, France

Eric, chauffeur-livreur de la société de transports Senges à Toulouse, a tué son patron et le fils de celui-ci vendredi matin. Eric était lui-même un ancien patron d’une petite entreprise de transport. Exténué par des années de travail éreintant et un salaire de misère, il avait postulé à l’entreprise de transport public Tisséo, pour des horaires plus stables et une paye un peu meilleure.
Sa candidature avait finalement été acceptée mais la démission d’Eric avait été refusé par le patron au double motif du préavis légal trop court et des formations qui lui avaient été payées par la compagnie Senges. Or, les places à Tisséo sont tellement convoitées et les candidats tellement nombreux qu’aucun délai d’embauche n’est toléré. Ne supportant pas de voir une chance d’améliorer son quotidien lui filer sous le nez, Eric a déchargé une rage accumulée par des années de résignation et d’humiliation sur son patron et le fils de celui-ci.
Ce cas illustre bien l’enfer du système capitaliste pour les masses qui ne détiennent aucun pouvoir et vivent dans un état contraint de soumission dont il est (apparemment) impossible de se libérer. Ainsi, Eric avait essayé de s’en sortir en devenant petit patron, c’est-à-dire en se pliant à l’idéologie dominante du capitalisme, mais il a été bien vite renvoyé à ce qu’il est, un prolétaire écrasé qui se heurte perpétuellement aux murs de la prison capitaliste, qui s’enfonce d’autant plus qu’il essaie de progresser, car on n’échappe pas à l’oppression capitaliste autrement que par la révolution.
Toujours dans l’espoir d’avoir une vie juste un peu meilleure, Eric voulait intégrer une entreprise publique, mais là encore le boulet de l’oppression capitaliste était trop lourd. La raison du refus de sa démission par le patron s’inscrit complètement dans la logique du capitalisme qui considère pouvoir disposer à sa guise des prolétaires pour mieux les asservir.
« Senges lui avait payé des formations, il ne pouvait pas nous faire ça » a déclaré le frère du patron tué. Comme si les prolétaires étaient redevables de quelque chose à leur patron! Les formations ne sont pas un cadeau offert aux prolétaires mais une manière d’élever leurs qualifications pour augmenter la plus-value sur leur travail et accroître encore les profits de la bourgeoisie!
De plus, Eric n’avait pas le temps, il ne pouvait pas attendre, sinon sa chance d’ avoir une vie un peu meilleure allait définitivement passer. C’est cela aussi la vie dans l’enfer capitaliste. Le temps s’adapte aux desiderata des capitalistes et les prolétaires sont soumis à leur bon-vouloir. Les prolétaires passent leur vie à attendre des réponses que les bourgeois ne sont jamais pressés de donner concernant tous les aspects de la vie sociale (sécu, incription dans des crèches, renouvellement de la carte de séjour, assurances, etc.).
Les bourgeois prennent tout leur temps car ils savent que c’est une manière de contrôler des prolétaires dont une grande partie de la vie dépend des décisions prises (avec lenteur) par les exploiteurs capitalistes.
Chaque minute tourne au bénéfice des capitalistes. C’est pour cela que les prolétaires partent de chez eux au dernier moment pour aller bosser parce qu’ils n’ont pas envie de poireauter avant l’heure d’embauche, et ce faisant, prennent plus de risques sur la route…
C’est aussi pour cela que les ouvriers arrêtent le travail dès le retentissement de la sonnerie, car la moindre seconde de perdu pour aller en pause ou finir la journée est une seconde donnée au patron gratuitement.
Les capitalistes ralentissent et accélèrent le temps des prolétaires à leur gré. Ainsi, l’entreprise de transport Tisséo qui avait pris tout son temps pour donner sa réponse à Eric, est devenue soudainement pressée pour son embauche, il fallait qu’il donne une réponse tout de suite sinon Tisséo prenait quelqu’un d’autre, les capitalistes considérant les prolétaires comme des marchandises à leur disposition. Voilà le chronomètre infernal du capitalisme qui obéit au doigt et à l’oeil des exploiteurs ! Tout cela a déclenché une série d’évènements qui s’est finalement conclu par un acte désespéré.
L’action d’Eric est individuelle, prend sa source dans une situation personnelle devenue invivable et elle est déconnectée d’un mouvement collectif, révolutionnaire qui s’attaquerait au capitalisme lui-même, c’est-à-dire bien aux capitalistes, mais de manière stratégique!
Les médias bourgeois traitent déjà cette « affaire » comme un fait-divers « tragique ». Mais pour nous les communistes, il n’existe pas de faits-divers « déconnectés » de la réalité capitaliste.
Eric a tué son patron parce qu’il savait qu’il allait continuer à subir sa vie comme un condamné subit une peine à perpétuité, une vie que l’exploitation capitaliste avait rendu insupportable.
Il a détruit, mais n’a pas construit, car il n’a pas eu confiance dans sa classe en tant que force collective historique. Mais sa rage est celle de notre classe.
Notre classe ne veut pas le syndicalisme, notre classe veut la guerre populaire, notre classe veut le communisme. Les sociaux-démocrates qui dépolitisent cet acte, qui nient son caractère social, sont des agents de la bourgeoisie, tout comme les traîtres qui diront inévitablement que « ce n’est pas une solution », qu’il faut faire du syndicalisme, de l’associatif, etc.
Le PCMLM est pour briser la marche infernale du capitalisme qui n’en finit plus de briser les vies des prolétaires pour le seul bénéfice de la bourgeoisie, et pour que soit brisées collectivement les chaînes de l’exploitation capitaliste!
« La tâche centrale et la forme suprême de la révolution, c’est la conquête du pouvoir par la lutte armée, c’est résoudre le problème par la guerre. Ce principe révolutionnaire du marxisme-léninisme est valable partout, en Chine comme dans les autres pays. » (Mao Zedong, Problèmes de la guerre et de la stratégie)

sam, 31 octobre 2009 » Révolution

sam, 31 octobre 2009 » France, Social-démocratie
Voici une « déclaration solennelle » faite à Poitiers par différents groupes du Conseil Municipal: socialiste, « communiste », verts, modem ainsi que « pour une alternative à gauche » qui est une liste soutenue par le NPA et les alternatifs.
On y retrouve toute la culture de la trahison social-démocrate, ce qui montre bien que nous avons eu raison de rejeter catégoriquement le « NPA » comme une forme rénovée de social-démocratie, tout comme évidemment le révisionnisme du P « C » F! Il faut assumer la bataille idéologique!
« Les incidents violents qui ont émaillé la manifestation anticarcérale du samedi 10 octobre ont suffisamment choqué les Poitevins pour ne pas ajouter la polémique à la tristesse. Poitiers est une ville de pensée et de sérénité. Toutes les opinions ont toujours pu s’y exprimer librement et sans agressivité. La politique de lien social menée de longue date par la Ville de Poitiers a su créer, en favorisant un tissu associatif riche de sa diversité, cet univers de tolérance qui fait la marque de fabrique de Poitiers.
Les valeurs de solidarité et de Droits de l’Homme sont partagées par la grande majorité des Poitevins, bien au-delà des clivages politiques traditionnels. C’est fort de ces valeurs dont le maire Alain Claeys s’est toujours fait le garant, que les élus municipaux en appellent aujourd’hui au sens de la responsabilité de chacun en évitant l’amalgame et en refusant les engrenages. Les casseurs qui ont dégradé Poitiers doivent être arrêtés et jugés.
Leurs actes sont injustifiables et inexcusables. De la même manière, les accusations de laxisme émises par le ministre de l’Intérieur, la pression qu’il met sur ses services et sur la Justice sont proprement inacceptables et créent, localement, un climat de tension propre aux dérapages en tout genre.
Nous soutenons ceux qui oeuvrent pour la liberté et la tolérance et condamnerons toujours ceux qui violent ces principes. La sécurité est un bien public républicain et les Poitevins n’aspirent désormais qu’à une chose : vivre de nouveau sereinement dans une ville apaisée. »
ven, 30 octobre 2009 » Contre-révolution, Ecologie, France
La police a mené une répression (perquisitions, garde à vue…) contre des activistes vegans, accusés d’avoir mené des actions au sein de l’ALF - Front de Libération des Animaux (rappelons d’ailleurs ici que Contre-Informations a toujours publié les communiqués de l’ALF).
Le communiqué des activistes concernés par la répression, membres des Furieuses Carottes, peut être lu ici.
On notera que les médias n’ont pas parlé de cette répression, alors qu’ils étaient évidemment bien plus actifs pour criminaliser les Furieuses Carottes (voir l’article du Monde intitulé «De furieuses carottes à prendre au sérieux»). Il va de soi que le capitalisme préfère pour parler des animaux des gens comme Brigitte Bardot plutôt que des activistes antispécistes, antifascistes et antisexistes!
On doit également souligner le fait que l’extrême-gauche a jusqu’à présent catégoriquement refusé la libération animale (y compris évidemment le prétendu très moderne « NPA » lors de la constitution de son programme), et est responsable de la capacité répressive de l’Etat contre ces activistes vegans.
Alors qu’elle devrait assumer que la libération animale est une cause progressiste, et assumer une étude sérieuse de la question animale, de son rapport avec la nature oppressive de la société (voir notre document Crise du capitalisme et intensification de la productivité: le rôle des animaux dans la chute tendancielle du taux de profit).
Car quand on prétend vouloir changer le monde, on doit assumer l’importance des valeurs révolutionnaires au quotidien!
D’autant plus que le contenu est essentiel dans cette période où la crise générale du capitalisme s’approfondit. En cette rentrée, toute personne un tant soit peu consciente de la réalité peut voir à quel point l’État exerce une énorme pression sur les masses. Il n’est aucun domaine de la vie publique où les forces de répression ne marquent leur présence.
Il y a quelques jours encore, une personne a été condamnée à six mois de prison ferme pour avoir caillassé des policiers à Fréjus (au lendemain du décès d’un jeune à moto ayant, selon la version officielle, tenté de fuir un contrôle).
L’objectif est de maintenir une atmosphère sordide, glauque, de faire en sorte que le pessimisme triomphe, donnant un boulevard aux fascistes. La police cherche également la confrontation, afin d’éviter que celle-ci ne se déroule plus tard, de manière « incontrôlable pour l’Etat ».
La répression contre des activistes vegans (ici de culture libertaire) rentre dans ce cadre.
ven, 30 octobre 2009 » Communisme, Révolution

jeu, 29 octobre 2009 » Communisme, France, Révolution

Puisque le 21ème siècle sera -à travers tout un dédale – le siècle de la révolution socialiste en France, il est temps de davantage affirmer les questions d’organisation, et de souligner l’importance de la camaraderie.
Quel est le modèle d’organisation proposé par les communistes? Quel est son fonctionnement? Quel rôle joue la camaraderie?
A la première question, rien ne serait plus réducteur que de répondre: le « Parti. » Il y a bien entendu une part de vérité dans cette réponse: pour les communistes la fondation du Parti est essentiel, en raison du rôle de la théorie et de l’idéologie.
La révolution ne peut pas avancer si elle ne suit pas une ligne correcte permettant d’être victorieux de la contre-révolution, de la répression, de la social-démocratie, de la capitulation, etc.
Mais le Parti n’est pas le but, le Parti est le moyen. Rien n’est plus absurde que le culte sectaire de leur propre organisation qu’ont eu historiquement les petits groupes d’extrême-gauche, qui n’ont jamais eu comme seul but que de grossir leurs propres rangs.
Cette position opportuniste n’a jamais été la nôtre; par définition, le Parti sert le peuple, contribue aux luttes populaires. Cette progression de la conscience révolutionnaire dans les masses passe par l’idéologie, la politique, la culture, l’agitation, la propagande, et le Parti grandit comme conséquence de ce phénomène.
Il ne s’agit donc nullement d’évaluer la question en termes numériques, et d’avoir comme objectif de « recruter » des personnes. Une telle conception n’a aucun rapport avec la confiance dans les masses.
Il s’agit de parier sur l’avenir. Et l’importance de la théorie est justement de mettre l’accent sur tel ou tel point. En 1992-95, la CNT avait en France le vent en poupe, mais toute personne authentiquement révolutionnaire, utilisant les concepts fondamentaux du marxisme-léninisme-maoïsme, pouvait déjà affirmer avec justesse que cela ne pouvait objectivement pas durer, que cela n’était qu’un phénomène passager. Qu’il fallait donc mettre l’accent ailleurs.
Dans ce cadre, soulignons le fait que le PCMLM n’est donc pas le parti constitué, mais le parti en lutte pour le parti, le parti possédant déjà son identité dans les grandes lignes, mais se matérialisant les luttes des classes.
Et quel est son modèle d’organisation? Dans la phase de construction, le Parti se construit à partir des comités du Parti. Lorsque ceux-ci ont accumulé une expérience politique suffisante, se sont élargis à tout le pays, sont ancrés dans les masses, lorsque la situation l’exige alors d’elle-même, les comités tiennent des conférences, aboutissant à la constitution du Parti de manière légale sur le plan révolutionnaire par la tenue du premier congrès, l’adoption des statuts, l’élection du Comité Central.
Nous communistes, en effet, nous nous faisons confiance; nous déléguons à certainEs camarades des postes à responsabilité, avec des tâches précises décidées au congrès. La raison de cela est que le Parti doit assurer sa sécurité, il est compartimenté, il n’agit pas sous le regard de l’ennemi.
CertainEs camarades sont plus avancéEs que d’autres sur certains points, et sont alors employéEs par le Parti pour exécuter des tâches précises, sous la supervision bien entendu des autres camarades.
Il s’agit donc non pas simplement de démocratie, mais également d’abnégation. Et l’utilisation de l’arme de l’autocritique, de la critique dans un esprit d’unité, est ici essentielle!
Et rien ne serait plus faux que de s’imaginer que, dans une organisation communiste, les individus présents comité central décident de tout!
Le comité central ne fait que rassembler le point de vue de l’ensemble des membres de l’organisation. Le comité central est élu au congrès, et ses tâches sont décidées très précisément. Lorsque le comité central doit prendre une situation en urgence, il le fait en respectant l’avis qu’auraient les membres du Parti s’il était possible de les consulter.
Il est vrai qu’ici cela n’est pas parfait sur le plan démocratique, mais telles sont les conditions de la lutte révolutionnaire! Et le comité central devra rendre des comptes de ses actes lors du congrès. Il devra éventuellement faire son autocritique, ses membres pourront être destitués, etc.
Comme on peut le voir, tout cela repose sur la camaraderie, la confiance qu’ont les camarades les unEs dans les autres. L’idéologie est ici une question clef: là où l’idéologie n’est pas authentiquement communiste, il y a forcément antagonismes, brutalités, manipulations, etc.
Mais là où il y a l’idéologie communiste, il y a la camaraderie, l’organisation authentiquement démocratique, qui progresse parce que ses membres conçoivent toutes leurs pensées et tous leurs actes dans un esprit collectif!
Ce qui est la hantise absolue de la bourgeoisie qui parle au sujet des structures communistes de « termitières », les militantEs étant prétendument des fourmis, des robots, etc.
Voilà pourquoi il y a le PCMLM comme drapeau, pour développer son individualité à une étape supérieure: celle de la conscience du collectivisme et de la dimension planétaire de la question révolutionnaire, du communisme!

jeu, 29 octobre 2009 » Communisme, International, Social-démocratie
Contre-Informations l’a dit plusieurs fois et le répétera encore si nécessaire: nous n’avons rien à voir avec les « marxistes-léninistes ». Le PCMLM fait partie de la tradition historique née dans les années 1960 (Gauche Prolétarienne en France, Black Panthers et Weatherpeople aux USA, Naxalites en Inde, etc.) qui considérait que Mao Zedong a développé le marxisme-léninisme à une étape supérieure, apportant une compréhension de la culture et du style de travail.
Contre-Informations, de par son contenu mais aussi son style, rend donc d’une rage folle les « marxistes-léninistes », qui sont incapables de suivre le rythme politique et culturel des marxistes-léninistes-maoïstes. La raison en est simple: les « marxistes-léninistes » sont (quelle que soit leur variante) des syndicalistes, des économistes, des populistes, des gens ennuyeux, vivant dans un passé idéalisé.
Un pitoyable exemple de cette situation a été le repompage complet, à la fin juin de cette année, d’un de nos articles par le « Bloc ML » de Belgique. L’article tiré de Révolution avait été totalement repris, avec juste quelques mots enlevés ou rajoutés! Il suffit de comparer les deux articles en question, c’est édifiant (voir ici).
Il va de soi qu’une explication a été demandée au Bloc ML. Celui-ci n’en a jamais donné. Il a enlevé le texte en question de son site (le ridicule de la situation étant trop énorme) et n’a jamais fourni d’explications, ni d’autocritique.
Autocritique car le Bloc ML est dans l’illégalité sur les points suivants:
- non respect des documents d’une autre organisation;
- non respect des documents d’une autre organisation ayant une autre idéologie;
- non respect des documents d’une autre organisation ayant une autre idéologie, et cela dans un autre pays.

N’en ratant pas une pour autant, le Bloc ML a montré la valeur de sa morale (et de son niveau technique), en postant deux posts sur son site, les deux premiers depuis juillet. Dont un consistant en une citation de Lénine, et avec comme image… une image venant directement de Contre-Informations! Comme quoi nos archives des années passées sont lues et appréciées…
« Bolchevik » a été remplacé par « 1917-2009: vive Lénine », et bien entendu PCMLM par « Bloc ML »… L’image de Lénine restant la même, ainsi que la citation de Lénine (en fait surtout connue pour avoir été mise en avant par Mao Zedong). Evidemment l’image ayant été reprise et mal travaillée, la perte en qualité de l’image est flagrante…

Tout cela montre bien le niveau de nos « copieurs » de toutes tendances. Ils sont ni plus ni moins que des révisionnistes, des gens tentant de semer la confusion, pour empêcher l’émergence de la nouvelle culture….
mer, 28 octobre 2009 » Communisme, Révolution

mer, 28 octobre 2009 » Communisme, Révolution
« Les camarades du Parti doivent tenir pleinement compte de toutes les difficultés et être prêts à les surmonter systématiquement avec une volonté indomptable.
Les forces réactionnaires ont leurs difficultés, et nous avons les nôtres. Mais celles des forces réactionnaires sont insurmontables, parce que ces forces s’acheminent vers la mort, sans aucune perspective d’avenir. Les nôtres peuvent être surmontées, parce que nous sommes des forces jeunes et montantes ayant un avenir lumineux. »
Mao Zedong
mar, 27 octobre 2009 » Communisme, Contre-révolution, Révolution

Le débat entre l’URSS et la Chine populaire durant les années 1960 a joué un rôle énorme dans la progression de la compréhension de ce qu’est le socialisme, et de ce que n’est pas le socialisme (voir à ce sujet les documents La «grande polémique» entre le Parti Communiste d’Union Soviétique et le Parti Communiste de Chine – une grande leçon de critique de l’opportunisme pour les communistes!, et Il y a 50 ans Khrouchtchev lisait son « rapport secret » et donnait naissance au conflit entre le révisionnisme moderne et les communistes authentiques).
Dans ce cadre, le Parti Communiste de Chine a expliqué de manière scientifique que l’URSS s’était transformée en social-impérialisme; comme le formule Mao Zedong:
« En URSS aujourd’hui, c’est la dictature de la bourgeoisie, la dictature de la grande bourgeoisie, c’est une dictature de type fasciste allemand, une dictature hitlérienne. » (Extrait d’un entretien du 11 mai 1964, cité d’après le « Quotidien du Peuple » du 22 avril 1970)
Cette analyse, qui a qualifié l’URSS de « social-impérialisme », a été assumée par l’ensemble des communistes qui par la suite ont appelé leur idéologie le marxisme-léninisme-maoïsme.
Voilà pourquoi en France le PCMLM est la seule organisation révolutionnaire à considérer que l‘URSS d’après 1953 était un social-impérialisme, une dictature de type fasciste, exploitant toute une série de pays (notamment les pays de l’Est, devenus des pays semi-coloniaux).
Le PCMLM est la seule organisation assumant les positions de Mao Zedong et du marxisme-léninisme-maoïsme. Toutes les autres organisations, tous les autres groupes s’affirmant comme « communistes » rejettent les enseignements de Mao Zedong et considèrent que, jusqu’en 1989, l’URSS a été « socialiste » d’une manière ou d’une autre.
Ils considèrent comme « socialiste » ce que Mao Zedong considérait comme fasciste! Ce qui en dit long sur leurs positions opportunistes sur ce qu’est le socialisme, l’État, le révisionnisme, la révolution!
L’exemple typique de cela étant Cuba: pour ces opportunistes il s’agit d’un pays socialiste, ou au moins progressiste et anti-impérialiste, alors que pour les marxistes-léninistes-maoïstes ce pays était devenu une semi-colonie, avec un régime dictatorial transformant l’économie selon les besoins du social-impérialisme russe.
Cet exemple est très parlant sur la différence entre l’économie politique MLM, et les positions petites-bourgeoises, révisionnistes, qui sont pro-Cuba, pro-Corée du Nord, pro-Iran, qui soutiennent des mouvements non MLM sous des prétextes « anti-impérialistes », etc.
A l’opposé, la ligne MLM affirme que seuls les mouvements guidés par la classe ouvrière ont un sens et une signification historique. Tout autre mouvement est de nature petite-bourgeoise, opportuniste, et rentre dans le cadre du système impérialiste!
Comprendre la nature de la direction de la classe ouvrière est donc essentiel. La critique du social-impérialisme russe est ainsi une composante essentielle de l’idéologie de Mao Zedong; rejeter cette thèse relèverait (et relève lorsqu’elle a lieu) de l’escroquerie politique. Nous avons par exemple rejeté le révisionnisme de « voie prolétarienne » selon laquelle, pour Mao Zedong, l’URSS de Staline n’aurait pas été socialiste, ce qui est une négation des thèses maoïstes sur le social-impérialisme.
La position des communistes de Chine est très claire: l’URSS de Staline était socialiste, alors que l’URSS est social-impérialiste après 1953 (année de la mort de Staline et du putsch par les révisionnistes ayant accumulé au préalable leurs forces).
Le document chinois classique « Le social-impérialisme soviétique fait partie de l’impérialisme mondial » exprime la ligne communiste:
« Au cours du processus d’anéantissement graduel de l’impérialisme, le social-impérialisme soviétique est apparu au milieu du XXème siècle. Lorsque l’URSS était dirigée par Lénine et Staline, c’était un pays socialiste prestigieux.
Mais après la mort de Staline, la clique des renégats Khrouchtchev-Brejnev a déclenché un coup d’État contre-révolutionnaire et elle a usurpé le pouvoir suprême du Parti de l’Union soviétique. Elle a restauré en grand le capitalisme et transformé l’URSS en un État social-impérialiste. (…)
Après que la clique des renégats soviétique eut usurpé le pouvoir suprême du Parti de l’URSS, la couche privilégiée de bourgeois soviétiques a considérablement gonflé son propre pouvoir politique et économique.
Dans le Parti, les domaines politique, militaire, économique, culturel, ils occupent la position dominante et forment ainsi, de l’intérieur, une bourgeoisie bureaucratique monopoliste qui contrôle tout l’appareil d’État et dispose de l’ensemble des richesses sociales.
Cette bourgeoisie bureaucratique monopoliste d’un nouveau type a transformé, grâce au pouvoir d’État qu’elle contrôle, la propriété socialiste en propriété des dirigeants engagés dans la voie capitaliste et l’économie socialiste en une économie capitaliste et une économie capitaliste monopoliste d’État. »
Cette position a été affirmé et réaffirmé dans toute une série de documents du Parti Communiste de Chine, et ce de manière systématique. Notons par exemple:
A bas les nouveaux tsars !
Le révisionnisme soviétique, complice numéro 1 de l’impérialisme US
Urgente et énergique protestation du gouvernement chinois auprès du gouvernement soviétique
S’armer de la dernière directive du Président pour combattre résolument le révisionnisme et défendre le territoire sacré de la patrie
Le révisionnisme soviétique – ennemi perfide des peuples arabes
Par ses activités antichinoises forcenées, la clique des renégats révisionnistes soviétiques ne fait que creuser sa propre tombe
Léninisme ou social-impérialisme ?
La juste compréhension de la nature du social-impérialisme est d’une importance capitale. On ne peut pas être communiste et considérer comme « socialiste » l’URSS fasciste des années 1960, 1970 et 1980. On ne peut pas être communiste et confondre socialisme et fascisme!
Le PCMLM a réaffirmé en France les leçons de Mao Zedong à ce sujet (voire notamment Quelques notes de travail sur l’URSS socialiste et le social-impérialisme russe), et maintiendra le drapeau levé! Il en va de la réfutation de manière correcte et scientifique du révisionnisme, qui se présente comme « communiste », mais est en réalité social-fasciste, social-chauvin, social-impérialiste!

mar, 27 octobre 2009 » Révolution

lun, 26 octobre 2009 » Communisme, Révolution
S’intéresser à l’autonomie ouvrière, c’est forcément s’intéresser au Parti Communiste de l’époque de Lénine et Staline. Les deux moments forts de cette période d’avant 1953 se situent dans les années 1930 et pendant la Résistance.
L’incroyable dynamique de l’autonomie populaire a permis aux structures communistes d’unifier le peuple, et d’amener les socialistes à suivre la résistance antifasciste dans le Front Populaire. Durant la Résistance, le PC a su pareillement développer les forces populaires dans l’affrontement avec le régime de Pétain et avec les nazis.
Seul le PCMLM assume ce patrimoine communiste. Contre-Informations est le seul site mettant à la disposition des documents du Parti Communiste d’avant 1953 (voir notamment l’historique complet du PCF).
Pourquoi? Parce que c’est notre tradition. Nous connaissons notre histoire, qui est celle du peuple! Le fait d’assumer de notre côté la diffusion de cette expérience essentielle est la preuve de notre réalité: l’expérience du PC n’est pas pas abstraite et lointaine, mais concrète et traversant le vécu populaire!
Car qui sait que le Secours Populaire vient du Secours Rouge? Que Femmes Solidaires vient de l’Union des Femmes Françaises? Que la Fédération Sportive et Gymnique du Travail vient de la Fédération Sportive du Travail?
C’est par là que passe également la bataille révolutionnaire: dans la lutte pour la mémoire, la lutte pour le Parti!
Le P « C » F d’aujourd’hui assume évidemment également en partie ces expériences historiques, mais uniquement dans la forme et nullement dans leur contenu.
Sa survie en dépend!
Ce sont les formidables expériences d’autonomie populaire qui font que le P « C » devenu révisionniste existe encore en France de manière aussi forte, alors qu’en Italie il s’est effondré dans l’après 1989.
Les révisionnistes du P « C » F d’aujourd’hui le savent justement, et voilà pourquoi ils en jouent. Tout leur prestige vient de là, donc ils maintiennent en vie (faussement) une tradition toujours plus affaiblie… Les obligeant à se vendre finalement aux forces social-démocrates, aux « Verts »…
Fort de cette expérience, le peuple voudra reconstruire… Il commence même déjà… Nous faisons et ferons alors la proposition stratégique des nouvelles fondations révolutionnaires, construites par le PCMLM, pour briser le capitalisme en crise générale et sa destruction systématique de la planète!
lun, 26 octobre 2009 » Communisme, Révolution

dim, 25 octobre 2009 » Ecologie, International

Malgré ce que racontent les mensonges éhontés de la bourgeoisie, les visiteurs étrangers étaient tous impressionnés par les visage radieux et détendus qu’ils rencontraient en Chine socialiste de l’époque de Mao Zedong. Aujourd’hui encore, les personnes des « vieilles » générations se souviennent avec bonheur de leurs jeunes années pendant la Chine socialiste! La Grande Révolution Culturelle Prolétarienne est particulièrement gravée dans leur mémoire comme l’époque de l’enthousiasme révolutionnaire où les jeunes pouvaient prendre le train gratuitement et parcourir le pays entier!
La révolution est une période d’allégresse pour les masses qui prennent enfin leur destin en mains et façonnent la réalité de leur époque au lieu de la subir sous la domination terrible des réactionnaires. Aujourd’hui, à l’évidence, les jeunes chinois n’affichent plus la même joie de vivre et sont gagnés par les mêmes maux que dans les pays capitalistes occidentaux. Ainsi, l’ambiance générale de la Chine sociale-fasciste est au pragmatisme et à l’individualisme. La « réussite » est forcément individuelle, s’affiche et sert à mépriser, écraser les autres.
Dans les universités de la Chine sociale-fasciste, il n’est plus question d’acquérir des connaissances utiles à la collectivité, pour servir le peuple, mais de gagner la compétition scolaire avec les autres étudiants. D’ailleurs, comme dans la Chine impériale des mandarins, la vie des jeunes chinois est rythmé par les concours et les examens, notamment le Gao Kao à la fin du lycée qui sanctionne toute la scolarité et détermine le rang d’entrée dans les universités.
Les jeunes chinois, confrontés à de véritables échéances couperet, ressentent un très grand stress qui transparaît souvent dans leur comportement taciturne. De plus, le système scolaire en Chine sociale-fasciste a renoué avec la passivité des étudiants et l’apprentissage par cœur, alors que la Chine socialiste privilégiait l’apprentissage actif des étudiants, rejetait le respect paralysant envers les profs et encourageait la conscience politique par la réutilisation intelligente des connaissances.
Cet environnement oppressant se traduit par un désastre sur le plan de la santé mentale des jeunes chinois. Ainsi, ces dernières années ont été marquées par une flambée de tueries dans les universités perpétrées par des étudiants psychologiquement fragiles (comme ce qui s’est passé dans les cas plus connus à Columbine et Virginia Tech aux USA).
En 2004, Ma Jiajue a tué quatre étudiants de son dortoir, l’année 2004 étant par ailleurs marquée par une série de massacres dans des écoles du fait de personnes extérieures ou internes à l’établissement. Plus récemment, en 2008, Chen Wenzhen, un ancien élève d’un collège de Leizhou, dans la province du Guangzhou, a poignardé au hasard deux élèves (et blessé quatre autres) avant de se donner la mort. Il apparaît que Ma Jiajue était l’objet de moqueries constantes de ses camarades en raison de ses origines pauvres et rurales.
L’auto-dépréciation chez les jeunes issus d’un milieu rural qui mène à de graves états de renfermement et de dépression est très courante en Chine sociale-fasciste qui n’a eu de cesse d’accentuer les différences de classes, les disparités entre les provinces et de creuser le fossé entre les villes et les campagnes, alors que la Chine socialiste avait réalisé le développement économique équilibré et l’égalitarisme.
D’après une étude de 2003 dans l’université du Ningxia, 65 % des étudiants pauvres se déclarent malheureux et 52 % inquiets ou déprimés. Sur les campus chinois, les suicides sont si fréquents que beaucoup d’universités diffusent des questionnaires pour évaluer la santé mentale des étudiants et mènent des campagnes de prévention contre le suicide. Malgré tout, comme pour les « vieux » pays capitalistes, la dépression généralisée dans la population chinoise est bien entendu une conséquence du développement capitaliste et du fascisme en son sein.
D’ailleurs, en dehors des massacres en milieu scolaire, le surgissement du phénomène des serial killers ces dernières années en Chine sociale-fasciste exprime bien l’importance du fétichisme de type consumériste et des rapports pervers de domination inextricablement liés au capitalisme et à son appendice, le fascisme.
En Chine socialiste de l’époque de Mao Zedong, les problèmes de santé mentale avait pratiquement disparu, les médecins rompant l’isolement des rares malades et traitant les cas collectivement, abolissant les pratiques barbares (comme les électrochocs), la construction du communisme achevant d’enterrer les troubles psychologiques du capitalisme, comme l’obsession individualiste de se comparer aux autres dans une optique de compétition.
Mais il n’y a pas que la santé mentale qui est atteinte par le social-fascisme car la santé physique connaît, elle aussi,une forte dégradation. Ainsi, d’après une enquête de la Commission consultative d’Etat sur l’alimentation et la nutrition, 24 millions de personnes en Chine souffrent de malnutrition et 60 millions sont obèses (23 % de la population adulte serait en surpoids selon une autre étude). En outre, 160 millions de Chinois souffrent d’hypertension et 20 millions de diabète du fait de la proportion grandissante des aliments gras et sucrés et la diminution des légumes dans le régime alimentaire.
Il n’est pas difficile de voir également l’influence néfaste du patriarcat dans ce domaine puisque qu’une grande partie de la population obèse est constitué par de jeunes garçons objet de toute l’attention de la famille. Il faut ici rappeler que, malgré les mensonges répétés de la bourgeoisie sur la famine du Grand Bond en Avant, la Chine socialiste a réussi en très peu de temps à sortir le pays d’une situation de pénurie alimentaire endémique depuis des millénaires, justement grâce aux grandes réalisations du Grand Bond en Avant.
Ainsi, la planification économique a permis à la Chine pour la première fois de son histoire d’être auto-suffisante sur le plan alimentaire, en promouvant par ailleurs un régime équilibré à forte teneur en légumes. Les « spécialistes » bourgeois sont obligés de bricoler malhonnêtement les chiffres de la chute du taux de natalité après la révolution pour inventer la famine du Grand Bond en Avant (en vérité, les morts de famine comptés par la propagande anti-communiste de la bourgeoisie ne sont même pas nés!).
Par ailleurs, la Chine sociale-fasciste est devenu un pays où la pollution de l’air cause 400 000 décès chaque année, et il s’agit là d’une évaluation « prudente » car le chiffre de 750 000 morts a été avancé (il n’existe pas de statistiques officiels à ce sujet). Aujourd’hui, la Chine sociale-fasciste applique la ligne de Liu Shaoqi du « profit d’abord » et ne se préoccupe en aucune façon de la santé du peuple.
En dehors des grands centres déjà très pollués, des milliers de villes de taille moyenne vivent en permanence avec un air quasi irrespirable dû aux rejets des industries locales de cimenterie, de chimie ou encore des centrales de charbon. Par exemple, la ville de Datong dans le nord de la province du Shanxi, obscurci par la pollution, sent littéralement le charbon, ce qui rend chaque inspiration difficile!
Cette même province du Shanxi abritait la commune de Dazhai, modèle d’économie planifiée socialiste conjuguant développement, innovation technique et protection de l’environnement. La commune de Dazhai était parvenu à atteindre l’auto-suffisance alimentaire grâce à l’enrichissement des connaissances agronomiques sur la base des échanges fructueux entre ingénieurs et paysans, la réalisation de travaux hydrauliques de haute qualité,les efforts constants de conservation des eaux et le recyclage des « trois gaspillage » (gaz, résidus liquides et solides) ou encore la préservation de l’équilibre entre industrie et agriculture.
Aujourd’hui, les autorités sociales-fascistes ont tout détruit à Dazhai dans le mépris le plus total de l’environnement et de la santé du peuple : il n’existe plus d’unités de recherche scientifique, les projets de conservation de l’eau ont été oubliés, l’industrie du charbon a pris le pas sur l’agriculture, des niches écologiques pour la vie sauvage sont surexploitées pendant une courte période puis laissés à l’abandon (exemple des flancs de montagnes), et les rendements ont considérablement baissé au point que la production de Dazhai ne suffit plus à nourrir sa population.
Partout en Chine sociale-fasciste, la pollution crée des dégâts considérables. Dernièrement, près de 1 000 enfants ont été diagnostiqués avec une intoxication au plomb, à Jiyuan dans la province du Henan, à proximité d’une fonderie. Des cas d’empoisonnements au plomb sont d’ailleurs rapportés dans tout le pays, de même que la généralisation de la pollution des eaux (45 % de l’eau de rivière et des voies d’eau est considéré comme inapproprié e au contact avec la peau).
Le 11 mai 2009, une fuite de surpalite (un gaz toxique) en provenance d’une usine chimique de Huangtu, dans le Jiangsu, a provoqué l’hospitalisation de 600 élèves et enseignants d’un collège des environs. De plus en plus, des manifestations populaires surviennent après des cas de pollution avérés. En 2005, 50 000 mouvements populaires en protestation contre des pollutions ont ainsi été dénombrés!
Voilà le sinistre panorama de la Chine sociale-fasciste en matière de santé mentale et physique, notamment en raison de la pollution! « Servir le peuple » a été refoulé derrière la quête du profit au bénéfice des élites corrompues.
C’est pourquoi le PCMLM a toujours montré son attachement à la santé du peuple et combattu résolument les tendances au nihilisme destructeur. Le PCMLM affirme la priorité du combat pour la planète et contre l’écocide perpétré par les exploiteurs capitalistes. Le PCMLM souhaite continuer à apprendre de Dazhai et porter encore plus loin la grande expérience du développement socialiste planifié en Chine de l’époque de Mao Zedong!

dim, 25 octobre 2009 » Antifascisme, International
Voici une vidéo très intéressante concernant l’antifascisme.
Tout d’abord parce qu’il s’agit d’une vidéo antifasciste montrant le cortège fasciste à Lepizig en Allemagne le 17 octobre (nous en avions parlé), ce qui est très intéressant pour en comprendre la forme, vu qu’il s’agit d’une forme moderne, à savoir celle du black block (la culture « nationaliste autonome » l’emportant).
Ensuite pour voir la tactique et la stratégie de la police. Sur le plan tactique on peut voir les policiers très bien équipés et organisés en petits groupes, les policiers de chaque groupe ayant un symbole graphique différent dans le dos (ce qu’on pouvait voir surtout dans les films de science-fiction!). Encerclant la manifestation, les policiers ont procédé au contrôle d’identité des 1350 fascistes présents.
Et sur le plan stratégique rappelons le encore une fois que l’Etat aide les fascistes en les faisant passer pour des martyrs, en les unifiant par une pseudo répression.
La vidéo est deux parties: ici et là. Elle est une preuve brillante de la capacité d’organisation des antifascistes en Allemagne, capables d’études, d’autocritique, de radicalité, d’analyses précises, de prises de position, de remises en cause!
dim, 25 octobre 2009 » International
Un tribunal militaire sioniste à Bir Saba a prolongé le 22 octobre l’isolement d’Ahmad Sa’adat de… six mois de plus.
Sa’adat a déjà été placé en isolement pendant plus de six mois, dans une section spéciale de confinement solitaire à la prison de Ramon, où il n’a aucun contact (ni même avec les autres prisonniers qui sont placés dans une unité d’isolement plus grande), et il est privé des droits de l’homme fondamentaux. Ses livres personnels ont été confisqués et on lui refuse régulièrement l’accès à la télévision, aux journaux et à toute autre source d’information.
Il n’a plus de visites familiales – sa femme, Abla, n’a pu le rencontrer depuis trois mois – ni de son avocat, et la cantine de la prison lui est interdite, y compris pour l’achat de cigarettes. Dans la cour de la prison, Sa’adat est maintenu pieds et poings menottés et il n’a droit qu’à une heure d’exercice.
Les autorités d’occupation « justifient » ces traitements comme « une punition » pour avoir donner deux paquets de cigarette à un autre prisonnier. L’Administration pénitentiaire tente de criminaliser les relations humaines et sociales entre les détenus, et entre les prisonniers et leurs familles.
Ahmad Sa’adat, le secrétaire général du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) continue de boycotter les tribunaux de l’occupation, déclarant qu’ils sont illégitimes, invalides, et qu’ils ne peuvent produire qu’une caricature de justice, et que ces tribunaux font partie de la machine de guerre qui poursuit son agression contre le peuple palestinien, avec l’isolement comme nouvelle arme dans son arsenal.
sam, 24 octobre 2009 » Communisme, Culture, Ecologie, Révolution

Le PCMLM défend la dialectique, et refuse par conséquente toute schizophrénie. Ainsi quand nous parlons d’écologie, ce n’est pas une chose qui tomberait du ciel, ou dont on parlerait par opportunisme. Très loin de là.
Si l’écologie est une constituante de l’idéologie du PCMLM, c’est le fruit d’un travail de fond mené sur deux fronts, celui de la théorie, celui de la pratique.
Dans le domaine pratique, notre activisme se détermine par des critères MLM, matérialistes. Nous avons ici constaté que dans le domaine de la pratique, il existait un développement de styles de vie directement opposés au mode de production capitaliste (MPC).
Cela est tout à fait normal, le communisme naît dans la société façonnée par le MPC, même si évidemment difficilement, et sous des formes pas forcément évidentes à comprendre.
Il est donc absurde de « regretter » les années 1960 ou 1970; dans les années 1980-1990 et 2000 se sont tout aussi bien développés de nouvelles pratiques antagoniques, pratiques dont les valeurs affrontent au quotidien celles du MPC.
Nous parlons de larges mouvements comme celui d’Earth First! (la Terre d’abord) en Grande-Bretagne, qui a pratique l’écotage (le sabotage écologique), les pratiques de résistance collective (s’attacher aux arbres pour empêcher leur abattage, bloquer les commerces de bois précieux, etc.). Ou de mouvements comme le Front de Libération des Animaux ou encore SHAC, pratiquant le véganisme et rentrant directement en conflit avec une partie de l’industrie importante dans le MPC.
En Allemagne, il y a également eu le large mouvement des squatts (jusqu’à quasiment 200 rien qu’à Berlin), squatts qui ont été porteurs d’une culture alternative fondée sur l’affrontement militant avec les institutions de la part des autonomes, par exemple avec la « guerilla diffusa », la multiplication chaque semaine des accrochages, sabotages, incendies, etc. Ce mouvement a donné également naissance au principe des groupes antifascistes autonomes.
Aux Etats-Unis est né un large mouvement de contestation et de critique généralisée de la société, dans le cadre de « l’altermondialisme », où les activistes anarchistes de la ville d’Eugene dans l’Oregon ont joué un grand rôle, notamment dans la généralisation des black blocks. A côté de cela, les attentats ont fait du Front de Libération de la Terre l’ennemi public intérieur numéro 1, selon le FBI.
Il n’y a pas besoin de rappeler non plus la révolte en Grèce: là aussi on voit comment il existe une culture rebelle, en l’occurrence ici d’orientation plutôt anarchiste (pour l’insurrection), mais pas seulement.
Nous, communistes, avons le même objectif que les anarchistes: une société sans classe ni Etat. Voilà pourquoi, dans tous les mouvements cités, on trouvera à la fois des anarchistes et des communistes, même si bien entendu chaque tendance a sa propre démarche, ses propres structures, etc.
Il s’agit en effet de l’expression du besoin de communisme. Voilà pourquoi dans ces mouvements on retrouve des thèmes communs, certains étant parfois bien davantage mis en avant que d’autres, et avec des différences: le boycott des attitudes capitalistes et commerciales, le refus des hiérarchies, l’antifascisme, le pacifisme (plus ou moins) révolutionnaire, l’opposition à la destruction de la planète, l’ouverture à la question animale, le féminisme, l’anti-racisme, l’internationalisme, l’opposition à l’homophobie, etc.
Et si le PCMLM considère l’écologie comme importante, c’est parce que cela repose sur le vécu, la pratique, la vie quotidienne de ses activistes.
Il s’agit d’une culture vaste, diffuse, en formation et voilà pourquoi nous voulons avancer: connaître les oiseaux et leur environnement, trier les déchets, choisir les transports les moins polluants, privilégier l’agriculture biologique, n’utiliser que des produits d’entretien biologiques, refuser les produits testés sur les animaux, boycotter les prospectus, adopter des animaux en détresse, s’opposer au gaspillage électrique, utiliser des piles rechargeables, réutiliser – recycler un maximum d’objets, adopter le véganisme comme principe moral et pratique, etc.
La construction d’une culture révolutionnaire passe par là. Le mouvement hippie avait été dans les années 1960 un pas dans ce sens, mais il avait très vite trouvé de grandes limites. Les hippies ont au fur et à mesure abandonné leur programme visant à changer la société, ils se sont ghettoisés, ont sombré dans les drogues et l’individualisme, etc.
Seule une fraction s’est tournée vers un travail politique concret. Il ne faut ainsi pas oublier que des mouvements MLM comme le Weather Underground aux USA (à partir du mouvement étudiant), ou la Fraction Armée Rouge en Allemagne (à partir notamment des « communes »), sont clairement issues d’une affirmation d’un mode de vie différent.
La même chose s’est passée en Inde, où la culture révolutionnaire a fait que les MLM ont été surnomméEs les « naxalites », du nom de la zone où a eu lieu la première grande révolte paysanne armée MLM (le Naxalbari, au Bengale).
La même chose s’est passée en Turquie, où dans les années 1970 la question de la vie quotidienne était si forte qu’on pouvait déterminer – de manière étrange voire caricaturale (et en tout cas nocive) – à quelle organisation révolutionnaire appartenait tel ou tel activiste, rien qu’à sa marque de cigarette!
En fait, la même chose s’est passée dans la quasi totalité des pays dans le monde. Tout projet révolutionnaire porte en lui une contre-culture.
Et si celle de l’écologie n’est en rien nouvelle pour le PCMLM, c’est aussi parce que nous nous revendiquons de la Chine populaire de Mao, et l’écologie a été un thème très important.
Mais pour connaître cela il faut être dans la tradition communiste, et il n’y a justement que le PCMLM qui en France en fasse partie. C’est l’importance de la théorie, de l’idéologie, de la bataille pour avoir la ligne juste.
Il faut en effet savoir que la Chine populaire de l’époque de Mao Zedong a considéré qu’elle devait se développer sans qu’il y ait de déséquilibres écologiques; en pratique, la Chine capitaliste d’après Mao Zedong a fait tout le contraire.
Dans le document MLM de 1972 intitulé « L’utilisation intégrale contre la pollution », on peut lire:
« Chaque jour, l’industrie rejette de grandes quantités de déchets, sous forme de gaz, de liquides et de solides. Dans les pays capitalistes où prédominent la recherche du profit et une production anarchique, ces déchets polluent l’atmosphère, empoisonnent les rivières, et sont devenus une grave menace pour la santé de l’homme, un problème social insoluble. »
Et le document d’expliquer que tout doit pouvoir être récupéré, et sinon les déchets obligatoirement traités.
Cette culture écologique de la révolution culturelle est dans le droit prolongement de la ligne du grand bond en avant: l’économie doit grandir de manière planifiée, équilibrée, harmonieuse, donc sans privilégier la centralisation et en s’adaptant à chaque fois aux conditions locales (voir le document « Que l’agriculture prenne exemple sur Tatchai »).
Nous reparlerons de l’importance de l’expérience chinoise. Mais soulignons ce fait: il n’y a chez les communistes pas de contradictions entre la théorie et la pratique – ou s’il y en a, elles existent justement pour être résolues, par la pratique révolutionnaire, la révolution!

sam, 24 octobre 2009 » Culture
Le quotidien La voix du nord a publié de courts témoignages sur le festival d’Amougies qui s’est tenu du 24 au 28 octobre 1969, dont un écrit par quelqu’un qui était alors maoïste:
« Je suis parti le vendredi en stop et je suis resté cinq jours sur place. J’avais emporté seulement une pomme. Il n’y avait rien à manger mais des copains qui faisaient l’aller-retour à Lille nous nourrissaient. Les concerts n’ayant lieu que le soir, dans la journée on glandait beaucoup. On discutait. J’étais militant maoïste. Des « maos » parisiens ont pris la décision de rentrer sans payer car on disait que la culture devait être gratuite. On a forcé le passage. Beaucoup de gens ont suivi. »
Amougies est en Belgique, le festival – l’équivalent européen de Woodstock toute proportion gardée, ayant été refusé en banlieue parisienne ainsi qu’à Courtrai. Ou plus exactement, interdit par décret. L’Etat français a interdit, et les masses de France, principalement la jeunesse, n’ont pas su s’imposer.
C’est donc en Belgique que se sont retrouvés Pink Floyd (avec une participation de Frank Zappa), Ten Years After, Soft Machine, Yes et bien d’autres artistes, notamment de free jazz (un compte-rendu de 1969 ici).
40 années après, cette défaite reste révélatrice. Alors qu’en France la contestation des années 1960 culmine avec la Gauche Prolétarienne, au début des années 1970 tout se termine, alors que les années 1970 sont des années d’affrontement révolutionnaire en Allemagne, en Italie, aux USA…
ven, 23 octobre 2009 » Communisme, Ecologie, Guerre impérialiste, Révolution
« Plus le capitalisme est confronté au mur de la chute tendancielle du taux de profit, plus il devient assassin et meurtrier, plus la bourgeoisie la plus agressive prend les commandes de la société, et amène à la guerre de conquête, la guerre impérialiste.
Ne reculant devant rien pour asseoir sa quête de profits, le capitalisme est passé au stade impérialiste : une poignée de pays capitalistes opprime et exploite la majorité des pays du monde, qui sont de nature semi-coloniale semi-féodale. Les pays capitalistes décident du sort du monde, choisissant des options toujours plus néfastes pour l’ensemble de l’humanité.
Les choix se révèlent particulièrement meurtriers sur le plan écologique : la planète et l’ensemble des êtres vivants qui y vivent sont confrontés à l’écocide et au génocide. Le mode de production capitaliste est en train de faire de la Terre une planète morte. »
Projet de Manifeste du Parti Communiste Marxiste Léniniste Maoïste
ven, 23 octobre 2009 » Ecologie

jeu, 22 octobre 2009 » Révolution
Le quotidien « Le Monde », a rendu public un document qu’il présente comme authentique et qui est (plus que vraisemblablement) le communiqué de l’action ayant eu lieu à Poitiers (communiqué publié également ici, tout en bas de l’article).
Beaucoup le trouveront illisibles. C’est un fait. Mais Contre-Informations est là pour décoder la signification cachée de ce document…
Voici l’explication point par point, car tout cela est très embrouillé, comme de bien entendu. Le communiqué lui-même joue de cela d’ailleurs, en parlant de masque – pour rappeler insidieusement qu’il faut lire entre les lignes…
1.Dans le communiqué on peut lire le passage suivant, qui est essentiel:
« Bon, nous sommes passés par ces rues. Le plus vieux baptistère de France a été baptisé. Les traces que nous laissons. À même le patrimoine. Il faut avouer qu’on s’en fout, du patrimoine. Toute trace des incandescences passées est monumentalement neutralisée. Alors, faut ranimer un peu. Mettre de la couleur. Se souvenir de l’oubli des puissances. « OMNIA SUNT COMMUNIA ». Nous allons, nous manifestons à la rencontre de tout ce qui, dans le passé, nous attend. »
Il y a ici une allusions précise: « Omnia sunt communia » est extrait d’une phrase du Concile Vatican II, Constitution sur l’Église dans le monde de ce temps, «Gaudium et Spes», § 69, datant du 7 décembre 1965.
En latin la phrase entière est «In extrema necessitate omnia sunt communia, id est communicanda», soit en français:« Quant à celui qui se trouve dans l’extrême nécessité, il a le droit de se procurer l’indispensable à partir des richesses d’autrui ».
Un mélange de religion et de revendications sociales? Est-ce un hasard? Non, bien entendu. Voyons pourquoi.
2.Dans l’extrait, il est dit que les « Toute trace des incandescences passées est monumentalement neutralisée » et qu’il faut ranimer par conséquent celles-ci.
Voilà pourquoi c’est le Baptistère Saint-Jean, construit en 360, qui a été tagué, et pas un autre bâtiment. Car ce lieu servait de lieu d’organisation du baptême des premiers chrétiens.
D’où l’affirmation: « Nous allons, nous manifestons à la rencontre de tout ce qui, dans le passé, nous attend. »
Il s’agit d’une marche symbolique (voire mystique) vers le christianisme des débuts, et qui donc a comme concurrent les « monuments » qui n’ont, pour le mystique, plus rien à voir avec la « source originelle ».
C’est d’une logique implacable: tout discours est totalitaire, le discours par excellence est le discours religieux, par conséquent on « l’inverse » en remontant de manière mystique à sa source.
3. Continuons. Dans le communiqué, on peut lire:
« Nous sommes passés par ces rues. Sur les images, il y a des pleurs d’enfants. ON voudrait que les enfants pleurent à cause de nous. Mais ils pleurent avec nous. Ce sont les mêmes larmes que nous avons versées, celles de la Séparation, des larmes contre ce monde. »
Ce passage est bien trouvé. Une lecture « naïve » sera forcément choqué du cynisme par rapport aux enfants qui pleurent. En fait, on notera bien que dans le texte, le « s » de « séparation » est en majuscule, et là aussi il y a une allusion: celle à la kabbale, pour qui Dieu s’est en quelque sorte retiré de lui-même, créant la « séparation » donnant naissance au monde, d’où les pleurs en raison de cette absence et contre le monde.
C’est également une référence kabbaliste à l’adage «Toutes les portes sont verrouillées sauf les portes des larmes», liée d’ailleurs au principe «en cachette pleurera mon âme.»
Ces lignes ont donc une grande importance: l’action se voit accordée une dimension non pas rédemptrice, mais révélatrice. Il y a clairement une prétention à une dimension prophétique se profilant derrière ces phrases.
4.De manière moins religieuse, le long passage sur les masques et le carnaval est une allusion directe à Mikhaïl Bakhtine, un littéraire ayant émis la théorie du « carnavalesque. » Le carnaval étant selon lui un renversement temporaire des hiérarchies et des valeurs.
Ce qui évidemment rappelle ce qui s’est passé à Poitiers, où le carnaval a été transformé en « subversion »…. Quand dans le passage il est écrit « ON A TOUS QUELQU’UN A CACHER. » c’est une allusion au masque qui tombe quand on en met un lors d’un carnaval: on peut être vraiment soi-même une fois les barrières sociales abolies. Sauf qu’on a un masque quand même, donc qu’on est pas vraiment soi-même, qu’on est encore aliéné, etc.
5.Tout cela est, osons le dire, totalement bidon. Si encore tout cela amenait de manière utopiste au communisme primitif, au matriarcat, au culte de la déesse, au respect de la nature sacrée, à la compassion pour tous les êtres vivants… alors cela serait un grand pas en avant, cela irait dans le sens d’une compréhension moderne, et juste, des mouvements populaires mystiques du passé, tel que déjà analysé dans la « guerre des paysans » d’Engels.
Compréhension allant dans la tendance au communisme: le féminisme, l’écologie, le rapport nouveau aux animaux, l’abolition de toutes les classes sociales, l’absence de hiérarchie, etc.
Mais non. Encore et toujours le culte de la destruction, maquillé d’un vernis apocalyptique typiquement romantique, écrit par un faux prophète dont l’esprit est pratiquement le même que le réactionnaire et « nostalgique » ouvrage « Europe ou la Chrétienté » de Novalis…
Ce qui à l’opposé est bien la preuve que la dimension positive se retrouve au PCMLM! Car le PCMLM assume l’identité révolutionnaire, selon les principes expliqués par Hegel (puis Marx) comme quoi la reconnaissance, l’affirmation positive, a une dimension essentielle, façonnant l’être humain dans ce qu’il a de plus profond!
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jeu, 22 octobre 2009 » Communisme

jeu, 22 octobre 2009 » Antifascisme, France
Lors de la convention identitaire à Orange, le maire MPF (ex-FN) de la ville Jacques Bompard a annoncé la constitution d’une « Ligue du Sud » en alliance avec le Bloc Identitaire pour les élections régionales 2010. Ce rapprochement local entre identitaires et MPF s’inscrit dans la logique de notre époque marquée par la progression du fascisme en corrélation avec la crise aggravée du capitalisme.
Une logique que le PCMLM avait parfaitement repérée, vues les connivences idéologiques entre les identitaires, CPNT et le MPF à l’occasion des élections régionales 2009. Ainsi, l’article « Le succès du MPF/CPNT dans l’Ouest : l’influence du socialisme féodal et du courant identitaire dans les régions rurales » soulignait pour le MPF l’importance des « vraies valeurs issues issues du terroir et du « bon sens» paysan dans une logique identitaire qui est aussi une composante fondamentale du fascisme, à rapprocher en France du pétainisme ».
Les identitaires et le MPF représentent un courant fasciste dans lequel le chauvinisme sert de principal argument populiste. Les identitaires et le MPF fustigent donc la « globalisation », « les délocalisations » menaçant les petites exploitation et les artisans du terroir. Les identitaires reprennent ainsi une thématique classique du fascisme, celle du rejet total de la lutte de classes au profit de la confrontation inévitable entre « civilisation », d’où découlent la haine proclamée de l’islam et le côté paneuropéen.
La dimension pétainiste des identitaires et du MPF apparaît clairement dans la capacité à agréger la « culture » royaliste et le traditionalisme catholique des plus réactionnaires. La pseudo opposition à l’antisémitisme des identitaires est en vérité l’illustration d’une stratégie de reconnaissance légaliste qui bénéficie d’ailleurs d’une grande complaisance dans les médias bourgeois ayant largement couvert leur convention.
Le Bloc Identitaire, en se constituant en parti, se présente comme une organisation de cadres crédibles, capables de porter la progression des idées fascistes jusqu’à l’intérieur de l’Etat bourgeois, à la manière de la Ligue du Nord en Italie. En fait, il est clair que les identitaires préparent le terrain localement à un renforcement idéologique ultérieur, avec une ligne antisémite assumée, profitable à d’autres organisations (pour l’instant en embuscade) comme le « Parti de la France » par exemple.
Dans son analyse du fascisme, le PCMLM a été à la hauteur! Développons désormais le combat contre le fascisme, soyons à la hauteur de l’époque révolutionnaire qui vient et qui est la nôtre!
mer, 21 octobre 2009 » Antifascisme, Féminisme
Contre-Informations a en premier souligné ces dernières années le fait que le fascisme allait se développer. Si aujourd’hui les « identitaires » font parler d’eux jusque dans de très nombreux médias, ils ne sont pas pour nous quelque chose de « nouveau ».
En novembre 2007, soit il y a deux ans!, un document analysait déjà leurs positions et leur stratégie: « Psychologie de masse du fascisme: La conception « identitaire » d’une France « des terroirs » où « bon sang ne saurait mentir » est-elle nouvelle? »
On pouvait y lire:
« Les «identitaires», en répondant aux exigences d’une fraction de la bourgeoisie impérialiste qui a soif d’alliance et de propositions stratégiques concrètes dans le cadre de la crise capitaliste, disposeront d’un soutien très clair d’une partie de l’appareil d’Etat et de la bourgeoisie impérialiste, et ne peuvent que grandir. »
Et là, que voit-on? Ces 17 et 18 octobre, ces « identitaires » ont tenu leur congrès, avec comme dit plus haut une bienveillance médiatique forcenée. Les figures, les idées, les structures des « identitaires » ont eu une présence massive dans les médias.
Les « identitaires » rentrent dans le cadre institutionnel, ils comptent même se présenter aux régionales de 2010 et se transformer en « parti politique » à part entière. Une alliance avec le maire d’Orange MPF, où s’est tenu le congrès (appelé convention), est d’ailleurs prévue.
Aujourd’hui les faits parlent d’eux-mêmes: nous avions vu juste! Nous avions malheureusement vu juste. Ce qui se passe n’est nullement « surprenant », mas bien dans le prolongement le plus net d’une tendance que seul le PCMLM avait vue.
Mais ce n’est pas tout. L’article présentant les « identitaires » disait aussi:
« A l’inverse, la partie de la bourgeoisie impérialiste qui ne voudra pas de cette option soutiendra les courants souverainistes, comme par exemple les « nationaux-républicains » d’Alain Soral. D’où les inévitables conflits entre ces deux tendances, l’une « européenne », l’autre « nationale ». »
Et que voit-on? Qu’effectivement l’autre tendance fasciste n’apprécie pas cette progression « identitaire », ce qu’un des principaux dirigeants « nationaliste-révolutionnaires » résume en parlant de « la mise en place par certains réseaux d’une extrême droite sarkocompatible. »
De fait, pour tous les courants chauvins, nationalistes (y compris de « gauche »), les « identitaires » ne seraient pas d’extrême-droite, mais des serviteurs zélés du libéralisme et de l’Etat israélien, des « réactionnaires ».
Une contradiction qui est en fait interne au fascisme, qui est un mouvement. Un mouvement qui a même ses alliés à l’extrême-gauche, sous la forme de pseudos « anti-impérialistes » critiquant une seule tendance du fascisme, mais surtout pas l’autre car ils en sont en fait l’expression.
Tous ces faits montrent la juste compréhension que nous avons de ce processus, et la justesse, dans l’analyse faite des « identitaires », de parler de la nature du fascisme comme « mouvement », mouvement divisé en plusieurs courants, dont une fraction paneuropéenne (et « occidentaliste ») et une fraction nationaliste française.
Cette analyse, le PCMLM l’a faite au moment où tous les autres courants antifascistes, tous les autres observateurs, considéraient que l’extrême-droite s’effondrait avec le Front National. Tout cela montre à quel point on a besoin de l’économie politique et de l’organisation la portant: le PCMLM!
Voilà pourquoi le PCMLM existe, voilà pourquoi cette perspective existe. Il faut donc continuer ce travail d’analyse antifasciste, qui va de pair avec le développement d’une culture révolutionnaire, d’un activisme communiste. A ce titre, sans doute faut-il reprendre et développer l’article Psychologie de masse du fascisme : la lente construction actuelle d’un fascisme français.
Car les « identitaires » tentent justement de développer un courant « populiste » synthétisant l’ensemble des sensibilités d’extrême-droite, à mi-chemin entre les deux courants traditionnels du fascisme (les « traditionalistes » / les « nationaux-révolutionnaires »).
Avec le sang des fascistes rendre plus rouge nos drapeaux!
mar, 20 octobre 2009 » Antifascisme, France
Un bureau, un fauteuil et deux bibliothèques, utilisés par Pétain à Vichy, ont été achetés 23.000 euros lors d’enchères par… le président de l’Association de défense du maréchal Pétain. Ce dernier a déclaré: « C’est un mobilier que nous cherchions depuis longtemps: nous ne savions pas où il était, nous pensions qu’il avait disparu (…). C’est quand même quelque chose d’un peu émotionnel ».
Une dizaine d’acheteurs par téléphone se sont même disputés cette « relique » pendant une dizaine de minutes. Tel est le « développement » de la société française dans le cadre de a crise générale du capitalisme…
Car il y a encore dix ans, une telle chose aurait été impossible. Ou elle aurait moins provoqué un gigantesque scandale, et encore non pas simplement l’achat, mais rien que la vente en elle-même!
mar, 20 octobre 2009 » Communisme, Révolution

mar, 20 octobre 2009 » Féminisme, International

Ces dernières années, les médias et intellectuels bourgeois ont beaucoup commenté ce qu’ils croient déceler comme une « libération sexuelle » en Chine, en citant notamment les nombreux blogs ou romans dans lesquels de jeunes chinois (en majorité des femmes comme Mian Mian, Mu Zimei, Wei Hui) dévoilent les détails de leur vie sexuelle.
Une telle tendance traduit en vérité une émancipation superficielle à un niveau individuel qui n’est que l’expression dialectique de l’énorme boulet du patriarcat, rendu encore plus lourd par le pouvoir social-fasciste depuis plus de 30 ans.
D’ailleurs, ces récits sont souvent écrits sur un ton désabusé/cynique qui tient plus de l’affirmation individualiste reproduisant (à l’envers) un comportement de domination patriarcale, que du féminisme libérateur et anti-patriarcal, de l’émancipation joyeuse des opprimées.
Plus généralement, le social-fascisme en Chine a permis un retour évident du patriarcat que les médias bourgeois ne prennent même pas la peine de relever. Alors que la Chine socialiste de l’époque de Mao Zedong était parvenu à établir un équilibre des naissances, la Chine sociale-fasciste a détruit toute protection sociale (particulièrement concernant la santé) pour les plus pauvres, notamment en zone rurale, et réhabilité parallèlement les concepts réactionnaires du confucianisme, ce qui a résulté en un déséquilibre dramatique des naissances en faveur des garçons, lesquels sont traditionnellement supposés rester auprès de leurs parents dans leurs vieux jours.
Ainsi, selon une étude de 2005, le ratio des naissances dans l’année précédente était de 119 garçons pour 100 filles sur l’ensemble du territoire, avec un pic à 134 pour la province pauvre du Shaanxi.
A noter que ce fossé entre les naissances des filles et des garçons s’amplifient dans le temps : parmi les enfants âgés de 15 à 19 ans (en 2005), il y avait 108 garçons pour 100 filles. Et logiquement l’écart entre garçons et filles est encore plus effrayant pour les naissances suivantes, avec respectivement 143 garçons pour 100 filles en ce qui concerne les enfants nés en deuxième position, puis 157 garçons pour 100 filles pour les troisièmes naissances (la politique de l’enfant unique autorise une seconde naissance pour les couples ruraux dont le premier enfant est une fille, pour les couples composés de deux enfants uniques, ou contre le versement d’une amende, entre autres exemples).
Ces chiffres montrent bien l’horreur de la politique sociale-fasciste en Chine qui draine de vieilles idées patriarcales, justement combattues par le Parti Communiste de l’époque de Mao Zedong. Aujourd’hui, la pratique courante de l’avortement sélectif pour les bébés filles se traduit au final par une surpopulation masculine chez les moins de 20 ans estimée à 32 millions. En outre, les filles sont plus sujettes aux mauvais traitements et aux manques de soin, ce qui entraîne une surmortalité féminine chez les enfants en bas âge.
Ce manque de filles provoqué par la politique sociale-fasciste de la Chine après la mort de Mao Zedong s’est soldé par la réapparition du trafic de femmes dans les campagnes et son essor fulgurant durant les deux dernières décennies. Certaines femmes sont enlevées puis vendues dans les campagnes pour servir d’épouse aux hommes célibataires, de plus en plus nombreux du fait de la surpopulation masculine, comme le montre le film « Blind Mountain » (2007).
La plupart d’entre elles sont maltraitées, battues, violées… Cette situation épouvantable explique que la Chine soit le seul pays au monde où le taux de suicide des femmes est plus élevé que chez les hommes, le suicide atteignant des sommets dramatiques parmi les femmes à la campagne.
D’autres femmes finissent aux mains des gangs de prostitution. Chaque année, plus de 200 000 arrestations sont liées aux trafic de femmes à des fins de prostitution. La pauvreté des campagnes poussent aussi beaucoup de jeunes femmes issues d’un milieu rural à se prostituer dans les innombrables « salons de coiffures » ou autres salons de « massage » qu’affectionnent notamment les responsables locaux du Parti.
La prostitution constitue un véritable business à grande échelle qui n’épargne pratiquement aucun hôtel en Chine sociale-fasciste, les clients recevant fréquemment des coups de téléphone pour des « massages ». En outre, entre 10 000 et 20 000 femmes chinoises, dont beaucoup de mineures, sont victimes de trafic sexuel vers l’Asie du Sud-est (la Chine étant également une destination du trafic sexuel).
Malgré ces crimes, l’idéologie patriarcale dominante répand l’idée que la prostitution est en réalité un bienfait permettant de libérer les hommes de leurs « pulsions » et ainsi d’éviter les violences à l’encontre des femmes.Pourtant, le nombre de viols a augmenté en même temps que le renforcement de l’idéologie patriarcale et du pouvoir social-fasciste. D’ailleurs, des spécialistes estiment que 90 % des viols ne sont pas rapportés en raison des considérations patriarcales sur l’ « impureté » d’une femme violée.
En dehors des avortements sélectifs pour « éliminer » les filles, la fréquence du recours à l’avortement chez les jeunes femmes constitue un phénomène alarmant dans la Chine sociale-fasciste, en l’absence d’éducation sexuelle adaptée et de méconnaissance des moyens de contraception, alors que la Chine socialiste de l’époque de Mao Zedong avait avec succès mené des campagnes contre les MST, grâce notamment aux médecins aux pieds nus qui rompaient la barrière de classe de la médecine bourgeoisie et permettaient l’accès aux soins dans les régions les plus reculées.
Quand la grossesse est souhaitée, l’accouchement donne lieu dans 50 % à des césariennes qui permettent aux hôpitaux d’engranger l’argent du coût de l’opération, près de trois fois plus important que pour un accouchement par voie basse. Cette quête du profit se réalise sans aucun souci pour la sécurité de la mère et de l’enfant, les risques d’infections ou de complications étant beaucoup plus grands que pour une naissance par voie basse.
Ce taux anormalement élevé (l’OMS préconise entre 5 et 15 %) s’explique par la propagande patriarcale et ethno-différentialiste auprès des femmes chinoises, dont le bassin est prétendument trop étroit pour supporter un accouchement par voie basse. Du coup, beaucoup de femmes chinoises ont peur de l’accouchement, se dévalorisent, et optent d’elle-même pour la césarienne sans en connaître les risques.
En Chine socialiste de l’époque de Mao, les accouchements par césarienne ne représentaient que 5 % et les techniques d’acupuncture étaient développées pour soulager les douleurs.
La Chine sociale-fasciste réussit à légitimer le patriarcat par l’apologie constante de Confucius (les centres d’apprentissage du Chinois à l’étranger ont même été baptisés « instituts Confucius »), alors que sa pensée réactionnaire avait été la cible désignée avec justesse de campagnes de critique pendant la Grande révolution culturelle prolétarienne.
Bien entendu, l’idéologie patriarcale imprègne aussi le consumérisme capitaliste. La voiture est présentée comme un instrument de « conquête » dans les publicités et les femmes sont réduites à la passivité d’une accroche commerciale. Par retournement dialectique, le consumérisme capitaliste passe aux yeux des médias bourgeois pour une « libération » alors que les modes vestimentaires (jugées plus « sexy ») ou les relations entre sexes (jugées plus « ouvertes ») correspondent en réalité à une adaptation patriarcale au contexte capitaliste.
La véritable émancipation ne peut survenir sans lutte collective, révolutionnaire et la destruction du monstre patriarcal que se charge de nourrir le pouvoir social-fasciste.

lun, 19 octobre 2009 » Communisme, Révolution
« Fondé sous l’influence de la Grande Révolution socialiste d’Octobre, le Parti communiste français a réuni un grand nombre des meilleurs fils et filles du peuple français, et mené des luttes opiniâtres, avec la classe ouvrière et le peuple travailleur de France.
Pendant le mouvement de résistance au fascisme, le peuple français a, sous la direction du Parti communiste français, enrichi les traditions révolutionnaires de la classe ouvrière française et fait preuve d’un héroïsme indomptable.
Après la guerre, les communistes français ont joué un rôle important dans la lutte pour la défense de la paix mondiale, pour la sauvegarde des droits démocratiques, pour l’amélioration des conditions de vie du peuple travailleur et dans la lutte contre le capital monopoliste.
Le Parti communiste chinois et le peuple chinois ont toujours eu la plus haute estime pour le Parti communiste français et la classe ouvrière française.
Le camarade Thorez et d’autres camarades ont souligné à plusieurs reprises que les camarades chinois ont à corriger leurs erreurs. Mais ce sont eux qui ont vraiment besoin de corriger des erreurs, et non pas nous.
Dans cet article, nous n’avons pu faire autrement que discuter avec le camarade Thorez et certains autres camarades du Parti communiste français, mais nous espérons sincèrement qu’ils resteront dans la ligne de l’histoire du Parti communiste français et auront à cœur leur propre passé de militants de la cause communiste. »
Parti Communiste de Chine, D’où proviennent les divergences? Réponse à Maurice Thorez (février 1963)
lun, 19 octobre 2009 » Révolution

dim, 18 octobre 2009 » Communisme, France
La politique, ce n’est pas simplement differ des tracts, tenir une table de presse, participer à des manifestations, et s’imaginer que cela suffit. Tout cela c’est une des très nombreuses formes que prend le contenu: la politique. Et la politique révolutionnaire va bien au-delà!
Contre-Informations est une forme de la politique révolutionnaire: c’est un journal, un organe de presse, et selon Lénine c’est l’élément principal de toute organisation. Avec le net est ainsi touché bien plus de monde qu’avec la version papier, sans parler d’une grande capacité de réactivité au niveau des informations. C’est utile aujourd’hui, cela le sera encore plus demain!
Contre-Informations a été généré et est assumé par des activistes luttant pour que se construise en France le PCMLM. Quelques rappels de ce que signifie cette identité – des rappels non pas théoriques, idéologiques, mais politiques (pour ce que nous pouvons en dire ouvertement, publiquement):
Contre-Informations comme journal en ligne (mise à jour quotidiennement depuis plusieurs années)
Appui à la rébellion d’octobre / novembre 2005 (ainsi qu’à la révolte en Grèce de 2008)
Refus de la social-démocratie moderne: critique du NPA
Affirmation de l’inévitabilité de la crise générale du capitalisme
Rejet comme populisme du « non » à la constitution européenne
Analyses sur la tendance au fascisme et à la guerre, analyses du fascisme et appui à l’antifascisme
Appel à comprendre la dimension génocidaire du racisme en expansion
Mise en place d’un organe de presse aux nombreux articles: Révolution
Affirmation de la nécessité de l’écologie et ouverture à la libération animale
Mise en avant du féminisme (concept de « Triple Oppression »)
Solidarité internationaliste pour la guerre populaire (peuple Arabe, Colombie, Inde, Turquie)
Rejet du révisionnisme concernant le mouvement communiste
Rejet de la dissociation par rapport à la violence révolutionnaire
Critique de l’abandon de la révolution au Népal
Analyses des contradictions au sein de la bourgeoisie française et de leur impact social
Formation d’une grande base d’archives (accessible en ligne) de documents du Parti Communiste français
Formation d’une grande base d’archives (accessible en ligne) de documents des maos de France des années 1960-1970
Formation d’une grande base d’archives (accessible en ligne) de documents internationaux
Formation d’une grande base d’archives (accessible en ligne) de documents de la Chine populaire
Formation d’une grande base d’archives (accessible en ligne) de documents sur l’art et la littérature
Nous sommes en 2009: voici donc quelques éléments depuis 2003, éléments politiques, qui pris en particulier sont le plus souvent propres au PCMLM et, pris ensemble, sont indissociables du PCMLM.
Le PCMLM, c’est l’activisme MLM, qui est totalement autonome par rapport à la social-démocratie, dont les choix reposent sur les analyses et les décisions des activistes en tant que camarades.
Dans le chaos de l’effondrement de la société capitaliste, forge toi dans le Parti de l’enthousiasme! Soutiens, rejoins le PCMLM!
dim, 18 octobre 2009 » Antifascisme, International
Une semaine après la manifestation fasciste à Berlin, cette fois c’était ce samedi au tour de Leipzig d’être confrontée à la présence de quasiment 1.200 fascistes (photos, vidéo). Cette fois les antifas étaient plus nombreux, au moins 2.000 dont une majorité d’autonomes. La veille 200 autonomes avaient également mené une manif sauvage dans la ville. Le blocage de la manifestation a donc réussi, seulement… la manif fasciste a surtout été interrompue dès le départ par la police en raison des attaques contre celle-ci menées par les fascistes.
Et si de manière raccourcie on peut voir cela comme un succès, la conséquence politique est grave: les fascistes réussissent à se poser en « ennemis du système »… Ce qui politiquement est une très mauvaise chose, car cela renforce l’élan, la tendance culturelle fasciste!
dim, 18 octobre 2009 » Contre-révolution, France
Une manifestation a eu lieu à Poitiers en solidarité avec deux personnes arrêtées lors du cassage du centre-ville. Ces deux personnes n’ont rien à voir avec le cassage et la manifestation était apolitique: « Aucun slogan trop politique, aucune banderole trop polémique, aucune violence, … Tels que l’avaient souhaité les familles ».
Dans le même ton propre à la dissociation, l’un des mots d’ordre de cette mobilisation en faveur des « innocents » est « Pour tous les citoyens qui croient encore en la justice de notre pays ». Un site fournit les informations, notamment au sujet des nouvelles pressions policières y compris lors de cette manifestation. Les personnes intéressées s’y tourneront, la ligne étant totalement opposée à l’affirmation de la culture révolutionnaire, nous n’en parlerons plus ici!
A noter qu’à Rennes, une manifestation radicale devant se dérouler samedi a été interdite par le préfet; la police a empêché les petits groupes de se rassembler (voir à ce sujet ici et là).
sam, 17 octobre 2009 » Antifascisme, France

En France, une juste compréhension de l’antifascisme se heurte à un problème majeur: l’expérience pétainiste.
En Italie et en Allemagne, les antifascistes savent très bien que le fascisme signifie un bouleversement de l’appareil d’Etat. Bon nombre de démocrates bourgeois ont du subir avec le fascisme le même sort que les communistes.
En France, cette réalité est incomprise, et on s’imagine que le fascisme vient de l’intérieur de l’appareil d’Etat lui-même, tout comme Pétain et les collabos. Le fascisme s’imposerait sans trop de soucis dans la démocratie bourgeoise, « comme une lettre à la poste », il serait une « gangrène » contaminant sans contradictions l’Etat et la société, une sorte de penchant naturel de la démocratie bourgeoise, bref: une sorte de putsch tout en douceur.
Lorsque Le Pen est arrivé au second tour, bon nombre de gens ont vraiment pensé qu’il y avait un risque fasciste, tout comme la conception délirante d’un « Sarko facho » a largement eu du succès dans la petite-bourgeoisie. Sans parler de mai 1968 où les étudiants scandaient « CRS SS », ce qui sans préjuger de la brutalité barbare des CRS, était un slogan totalement décalé.
Dans la même idée, il est courant en France de penser que Hitler a été « élu démocratiquement », sans aucun juste compréhension du terrorisme nazie, de la terreur des SA, des trucages, manipulations, meurtres, etc.
Toute cette compréhension erronée s’est trouvée justement synthétisée en 1972 dans cette citation classique du genre:
« Le fascisme est dans l’Etat, c’est même là qu’il se trouve le mieux et M. Marcellin ne prendra pas d’assaut son propre bureau. Le fascisme d’aujourd’hui ne signifie plus la prise du Ministère de l’Intérieur par des groupes d’extrême droite mais la prise de la France par le Ministère de l’Intérieur. » (André Glucksmann, Nouveau fascisme, nouvelle démocratie)
On peut remplacer Marcellin – Ministre de l’Intérieur de juin 1968 à 1974 et surnommé « Raymond la matraque »-, par Pasqua ou Sarkozy, et la thèse du fascisme moderne est remis au goût du jour!
On a périodiquement le même discours, il suffit juste de changer les noms. Et il est facile de voir que c’est une lubie de « l’extrême-gauche » dans sa version caricaturale, petite-bourgeoise.
Ainsi lorsque Charles Pasqua est redevenu Ministre de l’Intérieur en 1993, après l’avoir été entre 1986 et 1988, une manifestation parisienne avait été égayée d’un cortège de gens cagoulés mettant en avant le sigle du SCALP (Section Carrément Anti-Le Pen), organisation alors déjà quasi défunte après son apogée autour de 1989, et une banderole avec écrit dessus « Guérilla urbaine. »
Mais il n’y a pas eu de guérilla urbaine, ni d’ailleurs de Pasqua fasciste. Car il va de soi que ni Marcellin, ni Pasqua, ni Sarkozy n’ont été des fascistes: ils étaient tout simplement des ministres de l’Intérieur de la démocratie bourgeoise. Cela est bien suffisant pour qu’ils aient un caractère réactionnaire!
Mais il n’y a pas eu, comme phénomène de masse et permanent, d’arrestations arbitraires et d’emprisonnement pendant des années, de lois d’exception, d’enlèvements et d’exécutions sommaires, de tortures et de massacres, etc. Il n’y a pas eu le fascisme.
Ce qui n’empêche pas certains de se voiler la face, afin de pouvoir fantasmer et vivre la véritable passion française: le psychodrame. Voyant cela, ils disent qu’il ne peut justement plus y avoir le fascisme tel qu’il a existé (pourquoi? Mystère!) et que nous vivons donc dans un fascisme moderne, un nouveau fascisme, une démocratie bourgeoise de contre-révolution préventive, etc.
Allons donc! Tout ce discours ne vise qu’à « excuser » les erreurs et justifier ses faiblesses, ses échecs, ses défauts, pour ne pas avoir à faire d’autocritique!
La démocratie bourgeoise est la démocratie bourgeoise. Elle est une dictature de classe, parsemée de contradictions, selon le rapport de force entre les classes.
Prenons par exemple les droits des gays et des lesbiennes: ces droits sont plus nombreux qu’il y a 20 ans. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose? Une bonne chose, bien sûr, obtenue grâce à la pression des masses.
Mais que doivent penser ceux qui pensent qu’on vit dans le « fascisme moderne », dans « un monde de mort »? Ils n’ont d’autres choix que l’homophobie, ou bien la remise en cause de leur interprétation unilatérale.
Est-ce à dire que le fascisme, le vrai, n’existera plus? Absolument pas: le capitalisme se développe inévitablement en impérialisme, et l’impérialisme amène la guerre et le fascisme.
Si le fascisme est faible, c’est parce que le capitalisme a relancé un cycle d’accumulation en 1945 (mais également en 1989 avec l’effondrement du bloc de l’Est).
En raison de ce cycle, certains ont fantasmé comme quoi le capitalisme ne connaissait plus de crise. Rien que dans les années 1990, cette thèse était encore unanime en France, à part dans quelques très rares cercles MLM ou bien de marxistes sérieux.
Voilà pourquoi les communistes n’accordent pas leur attention centrale sur des bourgeois traditionnels comme Sarkozy (qui est le digne représentant des gens friqués de Neuilly Auteuil Passy), mais sur les monopolistes.
Car demain les monopolistes voudront façonner la société à leur image, et c’est là que tout se jouera. Sarkozy n’est lui qu’un bourgeois défendant la société capitaliste s’imaginant éternelle. Demain, ce seront les bouchers que la fraction impérialiste poussera au pouvoir, les fascistes, les assassins!
Nier cette thèse, c’est s’imaginer que nous vivons déjà le fascisme, c’est croire que les monopoles contrôlent déjà quasiment oute l’économie, quasiment toute la société. C’est faire de la science-fiction et les films traitant d’un tel sujet ne manquent pas (Alien, Total Recall, Starship Troopers, THX 1138, etc. etc.).
Chaque jour au contraire on peut voir comment justement il y a des fusions acquisitions, toujours plus grandes et nombreuses, comment la crise générale du capitalisme s’approfondit. Et comment parallèlement les groupes fascistes commencent à pulluler, à avoir plus d’impact, plus des gens dans leurs rangs.
Les pays capitalistes vont vers le fascisme, et pour comprendre pleinement cela, il faut saisir la portée essentielle de la thèse communiste sur le fascisme: « L’arrivée du fascisme au pouvoir, ce n’est pas la substitution ordinaire d’un gouvernement bourgeois à un autre, mais le remplacement d’une forme étatique de la domination de classe de la bourgeoise – la démocratie bourgeoise – par une autre forme de cette domination, la dictature terroriste déclarée.» (Georges Dimitrov, L’offensive du fascisme et les tâches de l’Internationale Communiste dans la lutte pour l’unité de la classe ouvrière dans la lutte contre le fascisme)

sam, 17 octobre 2009 » International

ven, 16 octobre 2009 » International, Révolution
Les familles des détenus politiques à Marrakech – Avis d’informations
Nos fils sont en grève de la faim depuis le mercredi 14/10/2009, durant trois jours du fait des mauvaises conditions qu’ils vivent comme tout les détenus politiques à l’intérieur des prisons, qui se manifestent par leur privation de simples droits comme le droit à l’enseignement à la télémédecine et la visite ouverte sans conditions, en plus du surpeuplement des cellules, ainsi que les harcèlements et les provocations intacts par l’administration pénitentiaire et son refus de tout sorte de dialogue responsable avec eux, sans parler des procès formels contre eux.
En tant que familles nous posons l’Etat devant sa responsabilité en cas graves complications contre nos enfants à la suite de la grève de la faim, qui en cas de non réponse à leur exigences entreront en grève de la faim de six jours comme deuxième étape suivi après par la grève de la faim ouverte.
Nous déclarons notre solidarité de principe et inconditionnelle avec nos enfants et nous sommes prêts à faire toutes sortes d’actions militantes pour les soutenir.
Et nous appelons toutes les instances politiques syndicales et de droits de lHomme et tous les comités de soutien et les comités de jeunesses et tout les militants à plus de détermination et de lutte jusqu’à la libération de tous les détenus politiques.
Les familles des détenus politiques à Marrakech, le 14/10/2009
ven, 16 octobre 2009 » Antifascisme, France, Féminisme
Sarkozy a réagi à l’affaire Frédéric Mitterrand en ces termes : « Je ne laisserai personne assimiler homosexualité et pédophilie. C’est un retour au Moyen-Age qui fait honte à ceux qui ont employé cet argument. [...] Frédéric Mitterrand n’a jamais fait l’apologie du tourisme sexuel et il l’a même condamné en termes très forts ».
Voilà encore une bonne illustration de l’opportunisme de l’Etat bourgeois qui tente grossièrement de se faire passer pour progressiste alors qu’il est l’incarnation de la réaction sur toute la ligne!
En effet, l’Etat bourgeois, par l’intermédiaire de son représentant Sarkozy, s’appuie sur l’argumentaire homophobe des fascistes pour masquer son propre caractère homophobe et patriarcal, intrinsèquement lié au capitalisme!
Comme nous l’avons justement affirmé, le but de l’Etat est précisément d’attirer l’attention sur la seule question de la pédophilie. Cette manœuvre de diversion est la même que celle employée par les fascistes car les élites capitalistes refusent bien entendu d’affronter le patriarcat constitutif de leur ordre criminel.
Au contraire, nous avons clairement spécifié que le fait de payer pour des relations sexuelles est déjà en soi un crime, quelle qu’elles soient et où qu’elles soient.
Contrairement à ce qu’affirment les réactionnaires, la prostitution n’a pas « toujours existé », n’est pas un « mal nécessaire » et encore moins quelquechose d’anodin. La prostitution est un produit de la brutalité patriarcale envers les femmes qui disparaîtra sous les coups des masses guidées par lemarxisme-léninisme-maoïsme et le Parti de l’époque révolutionnaire : le PCMLM! Avec le PCMLM, apprenons du matriarcat pour effacer à jamais le règne oppressif du patriarcat!
jeu, 15 octobre 2009 » Féminisme

jeu, 15 octobre 2009 » Révolution
« Le slogan des anarchistes « détruis ce qui te détruit » [Macht kaputt, was euch kaputt macht!] vise la mobilisation directe de la base, des jeunes dans les tôles et les foyers, dans les écoles et dans l’apprentissage, se dirige vers ceux qui sont le plus dans la merde, vise à une compréhension spontanée, est l’appel à la résistance directe. Le slogan black power de Stokely Carmichael: » fais confiance à ta propre expérience ! » voulait dire exactement cela.
Le slogan part de l’examen que, dans le capitalisme, rien, mais qu’il n’y a également rien, qui oppresse, fait souffrir, gêne, qui n’aurait pas son origine dans les rapports de productions capitalistes, que chaque oppresseur, quel que soit la forme avec laquelle il apparaît, est un représentant du capital, c’est-à-dire: un ennemi de classe.
Dans cette mesure le slogan des anarchistes est juste, prolétaire, combattant de classe.
Il est faux tant qu’il amène la fausse conscience qu’il suffirait simplement de frapper, de taper dans la gueule, que l’organisation serait de seconde importance, la discipline bourgeoise, l’analyse de classe superflue.
Sans défense face à la répression renforcée qui suit leurs actions, bloqué, sans avoir fait attention organisationnellement à la dialectique de la légalité et de l’illégalité, ils sont légalement arrêtés. »
Fraction Armée Rouge, Sur la conception de la guérilla urbaine