lun, 30 novembre 2009 » Féminisme

S’unir, élever la culture, briser le patriarcat!

lun, 30 novembre 2009 » Antifascisme, Crise capitaliste, France, International

Référendum en Suisse : une nouvelle attaque mesquine de la bourgeoisie

Hier en Suisse, 58 % des votants ont approuvé par référendum l’interdiction de construction de minarets, proposition soutenue par le parti fasciste UDC. A l’époque de la crise générale du capitalisme qui, en se décomposant, donne forme au fascisme, de tels évènements se multiplient, et il s’agit de bien les comprendre.

Les minarets ne sont qu’un prétexte populiste pour une offensive  de la bourgeoisie s’appuyant sur le concept réactionnaire de défense de « l’identité », défense de la nation.  D’ailleurs, l’affiche de la campagne pour l’interdiction des minarets montrait le drapeau suisse transperçée par des minarets à la manière de missiles.

En France, la bourgeoisie a récemment lancé un « débat » sur la présence d’une lycéenne voilée à l’assemblée nationale, prétexte une nouvelle fois au déversement de la propagande chauvine sur le respect des « valeurs républicaines ». Malheureusement, depuis la loi sur le foulard à l’école, la bourgeoisie a une grande marge de manoeuvre. Rappelons ici d’ailleurs que la campagne contre le foulard à l’école a été lancé par deux profs, l’un membre de Lutte Ouvrière, l’autre du bureau politique de la LCR!

L’époque de la crise générale du capitalisme est favorable au pullulement de ce genre d’informations au « ras-des-pâquerettes », mesquines, qui poursuivent l’objectif de distraire le peuple de sa tâche historique : la révolution, révolution qui résoudra les contradictions au sein du peuple comme la religion.

La bourgeoisie, quant à elle, essaie de plus en plus agressivement de diviser le peuple pour mieux ouvrir la voie au fascisme.

Ces informations montrent à quel point nous sommes dans une époque révolutionnaire où la bourgeoisie craint tellement la guerre populaire qu’elle est contrainte à se jeter de manière opportuniste sur toute information au potentiel populiste.

Mais ces minables attaques d’une bourgeoisie à l’agonie n’ébranlent en rien l’internationalime prolétarien, la volonté en acier du prolétariat révolutionnaire d’anéantir le capitalisme pour bâtir le communisme!

Saluons d’ailleurs la révolte en Suisse qui a eu lieu ce samedi à l’occasion de la réunion de l’OMC (voir une présentation et des vidéos ici). L’avant-garde se construit pour des buts positifs, mais également dans l’affrontement avec les politiques des dominants!

lun, 30 novembre 2009 » Culture

Nous avons besoin d’un oeil réaliste!

Nous avons besoin d’un oeil réaliste. Nous avons besoin de regarder la France d’un oeil réaliste, pour en comprendre les contradictions culturelles, et dynamiter la chape de plomb qui bloque le combat révolutionnaire.

Nous avons besoin de l’enquête, et nous pouvons profiter de la culture comme média. Voici par exemple ici des photos d’un artiste nord-américain, qui tentent de synthétiser l’esprit dominant à Boonville (une agglomération de six petites villes).

Ces photos (cliquer sur « next » à droite pour faire défiler) tentent de capter la vie quotidienne, et l’on peut voir aisément comment l’ennui et la barbarie (la chasse notamment) prédominent. C’est une perspective intéressante.

Pour faire la révolution en France, il faut un oeil réaliste! Et il n’y a pas « d’artistes », il n’y a que des producteurs et des productrices, et toute personne peut devenir productrice, en s’appuyant sur la dynamique de la révolution!

dim, 29 novembre 2009 » Communisme

Civilisation, culture, travail, communisme

dim, 29 novembre 2009 » France, Révolution

Non Fides, Rebetiko… Contre-Informations: quel média dans l’émergence d’une nouvelle vague?

C’est à un va et vient très intéressant et très significatif auquel on a droit.

D’un côté, Non Fides arrête, c’est la fin de ce « journal anarchiste apériodique », après deux années d’existence et quatre numéros. Non Fides espérait rester un média papier « à l’abri » des querelles partisanes, mais internet a nécessairement politisé sa démarche, faisant de Non Fides un pôle de références, bonnes ou mauvaises.

Soit exactement ce que Non Fides ne voulait pas. Le projet se termine donc.

De l’autre côté, le journal Rebetiko – produit par les « invisibles » – a lui des moyens financiers bien plus grands et peut donc se maintenir, avec même une opération de promotion typiquement commercial:

« Ne plus payer le journal

Rebetiko se distribue gratuitement ou contre une participation libre. Dans les bars, dans la rue, les librairies, les médiathèques, les facultés, sous les lits, dans les toilettes publiques des aires d’autoroute, chez les coiffeurs… partout où circule la plèbe. La distribution est diffuse, et a vocation à se densifier quand la situation le requiert.

Les 200 premières demandes envoyées à Rebetiko (rebetiko+++@+++riseup.net) accompagnées d’une adresse postale bénéficieront d’un abonnement gratuit. Envoi en toute discrétion ! Il est possible d’en faire parvenir un paquet pour une diffusion locale. Toute bonne adresse où laisser des stocks pourra également être approvisionnée.

Rebetiko no 3, automne 2009
Chants de la plèbe. »

Ce chassé-croisé Rebetiko/Non Fides veut dire beaucoup de choses. Pourquoi? Déjà parce que Non Fides tout comme Rebetiko (ou les « invisibles »), même s’ils se veulent au-delà des définitions (forcément « dogmatiques »), forment une composante de ce qu’on peut appeler une « nouvelle vague. »

« Nouvelle vague » ou bien, si l’on préfère, une « extrême-gauche à l’américaine. »

Que faut-il comprendre par là? Tout simplement qu’en France, l’extrême-gauche est encore très largement constituée à partir des restes des années 1990, elles-mêmes issues des ruines des années 1980; l’extrême-gauche aujourd’hui c’est l’extrême-gauche des années 1980 en totalement délavé.

Mais il y a une rébellion contre cette nullité, une rébellion ancrée dans le réel, et qui s’approprie des thèmes modernes, actuels, avec une démarche radicale fondée sur une vie quotidienne « révolutionnaire » et le refus du légalisme.

La preuve justement que Non Fides (en tant que groupe organisé) a été une constituante de cela, c’est que comme il l’affirme dans son texte « d’adieu », il leur a été demandé bien trop souvent: « Vous critiquez tout, mais qu’est-ce que vous faites concrètement ? »

Cette question est en fait, inévitablement et inlassablement, ce que doit affronter la personne révolutionnaire, du type « nouvelle vague » ou « extrême-gauche à l’américaine. »

Vous n’êtes pas syndiqués? Pas au NPA? Vous n’êtes pas dans des associations? Vous ne faites pas des concerts de soutien? Mais vous faites quoi alors? Vous êtes des totos (argot pour autonomes)?

Car l’ancienne extrême-gauche, les légalistes, associatifs, syndicalistes, etc. sont insupportables, ne comprennent rien de rien, sont bornés au possible, totalement débordés. Ils ne comprennent tout simplement pas qu’on puisse avoir une démarche autre que la leur.

L’un des exemples culturels les plus marquants à ce sujet qu’on a pu voir récemment a été le « succès » de l’article Grecs frites, kébabs et snack … des poisons pour le Peuple des Red Lions 94. Comment, des révolutionnaires s’intéresseraient aux kebabs? Mais pourquoi?

La même réaction d’incompréhension eut lieu au moment de la mort de Michael Jackson (voir nos articles à ce sujet ici). Comment, des révolutionnaires accorderaient leur attention à Michael Jackson ?

Et comme, pour une « nouvelle vague » sérieuse, la question des animaux et de l’écologie est d’une importance capitale, on a droit ici aussi à des incompréhensions gigantesques.

Un collectif anti-autoritaire antispéciste comme les « Furieuses carottes », pourtant anarchiste dans une extrême-gauche tout de même en bonne partie anarchiste, n’a jamais été pris vraiment en considération, même pas alors que la répression le frappait!

Et quelles ont été les raisons de la répression justement? La police a criminalisé ce groupe en raison des activités illégales depuis quelques années du Front de Libération des Animaux (ALF), dont personne (à part quelques exceptions, dont Contre-Informations depuis le départ) n’a parlé à l’extrême-gauche. Résultat: la criminalisation était d’autant plus facile contre des militants légaux « isolés. »

Telle est la situation, même s’il ne s’agit en rien, bien entendu, de masquer les différences et contradictions existant au sein de cette « nouvelle vague », ni d’ailleurs les faiblesses inhérentes à la « nouvelle vague. »

Ainsi, Non Fides pourra dire en tant qu’anarchiste ce qu’il veut, mais pour nous, il est évident qu’à partir du moment où en octobre il publiait une brochure « L’anarchisme contre l’antifascisme », il était condamné.

La publication d’un tel document a consisté en un véritable suicide. Non pas politiquement, car les documents de la brochure sont bien antifascistes, affirmant en fait que seul l’anarchisme peut réellement être antifasciste (en tant que communistes, nous ne sommes bien entendu pas d’accord, et notre démarche antifasciste -le « front »- est totalement différente, mais la question n’est pas là).

Toutefois, sur les plans culturel et idéologique, quel intérêt à taper la pose anti-antifasciste? Une telle position ne peut revenir qu’au suicide alors que le fascisme progresse en France!

Non Fides pourra bien répondre, ou aurait pu bien répondre, que l’idéologie ce n’est pas son souci, que toutes les idéologies sont ossifiées, forcément autoritaires.

C’est là l’erreur central de Non Fides, car toutes les idéologies ne valent pas, le critère de valeur étant au moins la culture. En tant que tel, l’arrêt de la part de Non Fides est une capitulation culturelle, à un moment où les fascistes font pulluler les fausses conceptions « révolutionnaires. »

Et une capitulation culturelle est une capitulation politique.

Rebetiko et les invisibles ont eux compris l’importance de la culture, et passent par là pour faire de la politique. Ils s’imaginent d’ailleurs faire de la politique sans en faire. Sauf que leur démarche signifie le refus d’assumer d’avoir des positions claires (ce que voulait par contre Non Fides), et donc à court terme la décadence.

En fait, c’est exactement là qu’est l’erreur des anarchistes: ils ne comprennent pas la dialectique entre la politique et la culture, car ils ne comprennent pas la lutte des classes. Ils refusent la politique par état d’esprit « au-dessus » des classes sociales et ils ne comprennent pas la culture en raison de leur position individualiste.

Ils ne sont donc pas à la hauteur face à ce qui nécessite des réponses claires et nettes: la crise générale du capitalisme (et le fascisme), la crise écologique.

Ils n’assument pas leurs responsabilités car ils ne sont pas fondés sur la classe ouvrière, classe qui doit justement prendre toutes les responsabilités de direction de la société.

Contre-Informations assume ces exigences prolétariennes.

Ainsi, si Non Fides se voulait principalement une revue publiée sur papier et critique internet dans son texte d’adieu, et si Rebetiko ne diffuse ses textes que sur papier et ce de manière contrôlée, Contre-Informations au contraire assume le choix du net, seule possibilité dans cette période d’une revue accessible le plus démocratiquement possible.

Bien entendu, tout le monde n’a pas internet au sein des masses populaires, mais qui peut avoir accès à des revues diffusées de manière semi-confidentielle, la France n’ayant aucun réel circuit de distribution alternatif?

Et n’est-ce pas une forme démocratique qu’un journal en ligne, avec des articles plus ou moins denses, des thématiques concrètes, des archives, des textes d’explication, une esthétique en phase avec l’identité révolutionnaire?

Si, c’est une forme démocratique, et il est juste d’assumer cette tâche de publiciste, au sens bolchevik, au sens partisan, c’est-à-dire selon l’esprit de Parti : le PCMLM!

Contre-Informations, c’est l’équipe bolchévik des publicistes au service de la Cause du peuple!

sam, 28 novembre 2009 » Antifascisme, Communisme, Féminisme

Le capitalisme représente une immense frustration qui nie la sexualité des personnes handicapées!

La bourgeoisie est d’une hypocrisie sans commune mesure en matière de libération sexuelle.

Un site très intéressant, « c5c6csex.com » (ce nom est un jeu de mots sur les racines nerveuses de la moelle épinière contrôlant la motricité), a malheureusement fermé après de nombreuses années où la rédactrice, Nade Prud’homme, elle-même tétraplégique, parlait en des termes très positifs de la sexualité des personnes handicapées.

Dans le capitalisme, un tel sujet est totalement proscrit, un tabou absolu. Le capitalisme prétend accompagner l’émancipation sur le plan sexuel mais laisse dans l’ombre et le silence une large partie de la population dont il méprise l’existence : les personnes handicapées.

C’est pourquoi le PCMLM a raison de proclamer qu’il faut lutter contre l’ombre et le silence!

En effet, les personnes handicapées vivent une existence où la sexualité a toute sa place, malgré tous les préjugés véhiculés par les capitalistes.

Sous couvert de « libération », le capitalisme s’apparente en réalité  à un gigantesque état de frustration généralisée, une sexualité égocentrique dont est absente toute générosité.

Mais les masses trouvent le chemin de l’amour en dépit des préjugés bourgeois et on peut lire sur le net des témoignages d’histoires d’amour avec une sexualité épanouie, quel que soit le niveau de handicap des partenaires.

L’humain est le capital le plus précieux, loin des images patriarcales sur la sexualité produites par le capitalisme, mettant en valeur la  brutalité, les rapports de domination, l’aliénation, c’est-à-dire en réalité la frustration.

Comme le dit Nade Prud’homme : « il est vrai que dans une société qui affiche le modèle porno chic comme référence, l’apparence physique du paraplégique ou du tétraplégique, petit ventre rebondi du à la perte des abdominaux et jambes fondues ne colle pas vraiment aux canons de beauté en vigueur ; et cette même société fait croire aux plus jeunes que le modèle de sexualité est forcément une femme prise en levrette, fesses claquées violemment…drôle de plaisir. »

Abattons les murs de l’oppression patriarcale !

sam, 28 novembre 2009 » Antifascisme, International

Procès contre des militants présumés d’ETA

Le procès parisien contre les activistes basques s’est terminé; voici le compte-rendu du Secours Rouge de Belgique, dont les pages sur la répression sont régulièrement mises à jour.

Le verdict a été rendu un peu après 20h dans le procès qui a commencé à la Cour d’Assises Spéciale (c’est-à-dire anti-terroriste et formée par des magistrats professionnels) de Paris le 16 novembre dernier. Les réquisitions étaient très lourdes, certaines des peines distribuées le sont encore plus. Les militants basques ont été déclarés coupables « d’association de malfaiteurs avec des fins terroristes, de détention d’armes et explosifs, de porter des documents falsifiés, de posséder des véhicules volés, dans une bande organisée ».

Juan Ibon Fernandez Iradi, âgé de 37 ans, a déjà été condamné à deux reprises en 2008, il a écopé de peines de 30 et 15 ans de détention. A l’occasion de ce nouveau procès, il a dû répondre en tant que « responsable de l’appareil militaire » depuis son évasion du commissariat de Bayonne, le 21 décembre 2002 (deux jours après sa première arrestation) et sa dernière arrestation, quasiment un an plus tard.

Les magistrats avaient dicté une peine de 18 ans de prison pour Gorka Palacios Alday, présenté comme « chef des commandos de l’ETA » lorsqu’en décembre 2003 avaient eu lieu les deux opérations policières, à Mont de Marsan et aux alentours de Pau. Ces opérations avaient permis l’interpellation des sept membres présumés d’ETA qui ont été jugés cette semaine. La cour a dicté une peine de prison de 15 ans pour Juan Luis Rubenach Roiz, âgé de 46 ans, présenté par le Parquet comme le responsable de la logistique de l’appareil militaire de la bande armée.

José Miguel Almandoz Erviti (37ans) et Iñigo Vallejo Franco (33), présentés comme « responsables de la formation des activistes », ont été condamné à une peine de 12 ans de prison chacun. Les magistrats ont dicté une peine de 10 ans de prison pour Patxi Abad Urkixo, qui occupait le même appartement à Mont de Marsan avec Susper. Par ailleurs, la situation de Garazi Aldana, âgée de 27 ans, est un peu différente. Il s’agit de la seule accusée qui a comparu librement, sous contrôle judiciaire et qui a été condamnée à cinq de prison. De ses cinq ans, elle est dispensée de purger trois ans mais sera sous des conditions spéciales. Elle sera sous contrôle judiciaire.

Ces sept militants viennent s’ajouter au 742 prisonniers politiques basques actuellement détenu en France et en Espagne. Le nombre de détenus n’a jamais été aussi élevé, et les conditions qui leur sont imposées au niveau judiciaire et pénitentiaire n’ont jamais été aussi dures.

sam, 28 novembre 2009 » Antifascisme, International

Si je meurs avant l’heure…

ven, 27 novembre 2009 » France, Féminisme, Révolution

Contre l’oppression patriarcale, pas de fanfaronnades anti-cléricales mais la révolution!

Hier midi sur I-télé, le journaliste Joseph Macé-Scaron a évoqué la libération prochaine sous caution de Roman Polanski.

Selon lui, l’époque à laquelle s’est déroulé le crime de Polanski était caractérisée par la libération des corps. « C’est un peu comme si on jugeait Woodstock avec les idées de Christine Boutin ou Christian Vanneste » a-t-il ajouté.

La référence à Boutin et Vaneste, deux politiques connus pour leur engagement catholique traditionaliste, particulièrement réactionnaire et homophobe, ne doit rien au hasard.

En fait, ce commentaire est typiquement français.

En France, il est courant de se prévaloir de manière vantarde d’une liberté de mœurs censée être opposée, suivant une approche chauvine très prononcée, au puritanisme « anglo-saxon ».

La France a une longue tradition anti-cléricale « bouffeur de curés » qui plaît particulièrement aux petits-bourgeois qui s’imaginent ainsi « rebelles », alors que cette attitude, par sa radicalité anti-dialectique, relève du pur idéalisme ayant justement échoué à se libérer de la religion.

La religion est en effet à comprendre de manière dialectique, à la fois par son côté violemment réactionnaire et patriarcal, mais aussi son aspect attaché à la justice et la solidarité entre les humains.

Bien sûr, ce sont ces principes positifs qui ont pour but de reléguer  les aspirations révolutionnaires des masses derrière l’application d’une « justice divine ». C’est en cela que la religion est « l’opium du peuple » et que les masses ne s’en détacheront complètement que dans la pratique révolutionnaire.

Mais en France, l’idéalisme anti-religieux, qui est l’expression dialectique du sentiment religieux lui-même, sert souvent à fanfaronner de manière puérile sur le côté « coincé » (sexuellement) de la religion.

La remarque de Joseph Macé-Scaron s’inscrit complètement dans cet ordre d’idée, typique de la petite-bourgeoise qui se croit « libérée ».

En France, la peur de se faire taxer de « coincé » joue pour beaucoup dans la tolérance affichée envers les décadences bourgeoises typiques du capitalisme, comme l’ont montré récemment les réactions clémentes de la bourgeoisie envers le viol commis par Roman Polanski en 1977 ou le tourisme sexuel pratiqué par Frédéric Mitterrand.

Pourtant, les masses ne tolèrent pas que le viol d’une jeune fille de 13 ans soit légitimé au nom de la référence manipulatrice au mouvement hippie ou que le recours à la prostitution lors de voyages soit banalisé.

Un viol ou le tourisme sexuel ne relèvent en rien de la libération sexuelle, mais bien de l’infâme oppression des êtres humains par les capitalistes, et principalement des femmes!

Il n’y aura de libération sexuelle qu’après la destruction totale du patriarcat, élément central du capitalisme, sous les coups du prolétariat révolutionnaire!

ven, 27 novembre 2009 » Contre-révolution, Féminisme, International

Maroc: Mariam Bahmou a été arrêtée!

L’Etat semi-féodal semi-colonial marocain a procédé le 23 novembre à l’arrestation de Mariam Bahmou, militante de l’UNEM (Union Nationale des Étudiants du Maroc).

Cette action est une provocation très claire: elle a été arrêtée à son domicile, en présence de son père, alors qu’arrive la fête de l’Aïd el-Kebir. Le but de l’État est d’intimider, de montrer qu’il peut arriver à briser l’unité culturelle du peuple, fondée sur son existence quotidienne. D’ailleurs Mariam avait quitté l’université et est allée à Zagora pour travailler, afin de payer la facture d’électricité pour sa maison familiale, qui est estimée à 2000 DH.

L’Etat frappe dans le but d’affaiblir le mouvement populaire, il cible ses victimes; c’est ainsi qu’il faut comprendre la répression contre Mariam, très important témoin dans le dossier Zahra Boudkour, et répression qui n’est pas la première à son encontre.

Le comité Zagoura de soutien et solidarité avec les détenus politiques à Marrakech rappelle en effet qu’il « convient de noter que la première arrestation de Mariam et d’un ensemble de ses camarades militants de l’UNEM s’est faite lors d’un rassemblement de solidarité organisé par l’Union Nationale des Etudiants du Maroc à l’Université de Cadi Ayyad en solidarité avec le peuple palestinien et de condamner le bombardement sioniste de la bande de Gaza.

Ces manifestations qui ont été confrontées à une répression féroce ont amené, en plus des arrestations, la mort du combattant de la liberté Abdul Razzaq Algadiri… dans le contexte de sa lutte acharnée, avec ses camarades et le reste des étudiants aux côtés de la cause des masses populaires au Maroc, pour le droit à l’éducation et à la vie décente, pour la lutte pour la libération de prisonniers (ZAHRA, le groupe de TALHAOUI, les détenus de Fès, ErRashidiya…). »

L’Etat marocain veut briser la résistance révolutionnaire! Mais il n’y arrivera pas: ses espoirs vains et fous échoueront face à la détermination des révolutionnaires au Maroc, dont en France nous ne pouvons que saluer l’abnégation et le courage!

Souvenons nous que la France impérialiste est le principal exploiteur des peuples du Maroc, et un ennemi mortel et démagogue du mouvement de libération national arabe! Et saluons à sa juste manière l’engagement des femmes révolutionnaires au Maroc, dans l’immense tradition de Saïda Menebhi!

jeu, 26 novembre 2009 » Communisme

23 ans dans un faux coma… une erreur logique de la médecine capitaliste qui méprise l’humain

En Belgique, Rom Houben a passé 23 ans dans un état de paralysie totale,  suite à un accident de voiture, alors que les médecins le croyaient plongé dans un état végétatif.

Finalement, des examens à l’université de Liège de son activité cérébrale ont révélé en 2006 qu’il était pleinement  conscient et l’avait été pendant toutes ces années, une découverte que Rom Houben qualifie de « deuxième naissance ». Il communique maintenant à l’aide d’un ordinateur qu’il actionne d’un doigt et a l’intention d’écrire un livre sur son expérience.

Les examens qui permettent de déterminer l’activité cérébrale d’une personne jugée comateuse sont extrêmement couteux et restent indisponibles dans de nombreux hôpitaux.

En dehors de la discrimination dû au prix, l’histoire de Rom Houben renvoie également à la pratique de la médecine dans le système capitaliste, qui est fondé sur « l’efficacité » comprise comme la capacité du « patient » à devenir « sain », capable de travailler.

Un roman et un film très connus abordent cette question: Johnny s’en va-t-en guerre, un film très dur, qui a comme thème un soldat devenu cobaye pour l’armée qui le croit à l’état végétatif alors qu’en fait, il peut encore penser… Un film terrible, qu’il faut connaître de par sa très dure problématique (il est également le thème indirect de la chanson militante des Béruriers Noirs intitulé « S.O.S.« ).

De fait, avec la crise générale du capitalisme, la médecine bourgeoise rentre en décadence, renforçant les aspects anti-démocratiques. Dans la société française, Les malades sont considérés comme des patients au sein d’une clientèle et il existe un fossé entre le praticien qui détient le savoir et le malade. Voilà pourquoi les masses sont souvent mal à l’aise face au corps médical dont l’attitude fait tout pour les impressionner et imposer un rapport hiérarchique.

En France, les médecins forment une véritable caste.

Ceci explique aussi pourquoi les masses ont parfois recours à des pratiques irrationnelles, comme la consultation d’un astrologue, car ce dernier – malgré sa quête évidente de profit – s’intéresse à la vie des personnes et les considère sous un aspect humain et non pas seulement clinique.

Les masses s’orientent également vers leurs propres expériences historiques (voir à ce sujet notre article Médecine non conventionnelle: irrationalisme ou patrimoine du communisme? Des sorcières au groupe de Nemenhah).

Depuis de nombreuses années, il existe un débat sur l’euthanasie et le droit de mourir dans la dignité, une revendication légitime pour les masses.

Cependant, la question de l’euthanasie ne peut être résolue dans le cadre du capitalisme, car elle exige de placer l’humain au centre de l’attention des médecins et non de le considérer simplement comme un « patient-client ».

L’histoire de Rom Houben montre bien que la médecine capitaliste ne porte pas véritablement attention à l’être humain et se révèle incapable de remettre en question un diagnostic erroné, preuve de la suffisance élitiste de la science bourgeoise.

En outre, en dépit de la propagande bourgeoise sur l’ « égalitarisme républicain » en France, les masses savent bien que les soins administrés diffèrent selon le statut du patient.

En Chine socialiste de l’époque de Mao Zedong, des progrès considérables avaient été réalisés grâce aux médecins aux pieds nus qui traitaient l’aspect humain autant que l’aspect médical et comblaient le fossé de classes entre le savant et les masses populaires.

La célébration de la vie dans le communisme consiste à considérer l’humain comme le bien le plus précieux et, à ce titre,  le socialisme vise à retrouver la somme des savoirs populaires dans une optique progressiste au service du peuple.

jeu, 26 novembre 2009 » Antifascisme

La C.N.T. et l’U.G.T., pénétrées du souci constant de remporter la victoire…

« La C.N.T. et l’U.G.T., pénétrées du souci constant de remporter la victoire, d’assurer la défense des conquêtes politiques et économiques obtenues par le prolétariat pendant la révolution, et de tendre de toute manière à leur extension, créent un Comité national de liaison, dont elles définissent les fonctions sur les bases suivantes :

DEFENSE NATIONALE

L’U.G.T. et la C.N.T. reconnaissent les énormes succès obtenus par la création de l’armée populaire, par la consolidation de sa combativité et le perfectionnement de la qualification de son commandement et sont décidées à renforcer tous les éléments susceptibles de faciliter la création de l’armée régulière combative qui sera la garantie de la victoire dans la guerre actuelle et dans tous les conflits armés avec l’extérieur qui pourraient éclater à la suite de cette victoire.

Le maintien et le renforcement des liens fraternels dans les rangs de l’armée, sous le drapeau de l’antifascisme, doit être le souci permanent de la C.N.T. et de l’U.G.T.

Les syndicats doivent par tous les moyens aider à la formation de fortes réserves qui permettront de compléter les cadres de l’armée populaire, qui assureront à l’armée les possibilités de mener sans interruption des opérations offensives et la relève régulière des troupes du front.

Dans ce but les syndicats veilleront à ce que leurs adhérents exécutent avec enthousiasme l’ordre de mobilisation.

Ils mèneront parmi les ouvriers une campagne en faveur de la préparation militaire ; ils prendront part à la préparation prémilitaire ; ils prendront toutes mesures pour éviter les arrêts dans la production consécutifs au départ des ouvriers envoyés à l’armée et, pour cela, ils s’occuperont de la préparation professionnelle des femmes et des hommes que l’on dispense d’être mobilisés dans l’armée.

Les deux organisations (U. G.T. et C.N.T.) prévoient la conservation le renforcement de l’institution des commissaires politiques dans l’armée et se prononcent pour que dans le corps des commissaires soient représentées régulièrement, et avec équité, toutes les forces antifascistes.

L’U.G.T. et la C.N.T. s’engagent à ce que cette participation régulière des forces antifascistes soit observée rigoureusement et infailliblement.

(…)

L’AGRICULTURE

L’U.G.T. et la C.N.T. se prononcent pour la nationalisation immédiate de la terre, qui doit être remise en jouissance de préférence aux collectivités et coopératives agricoles, en premier lieu aux collectivités et coopératives créées par l’U.G.T. et la C.N.T.,tout en respectant la volonté des paysans qui désireraient travailler la terre individuellement.

L’Etat doit mener une politique de soutien des collectivités déjà existantes donnant la préférence à celles de l’U.G.T. et de la C.N.T. ainsi qu’aux collectivités, créées d’après la loi, d’après les principes du volontariat, par des travailleurs de la terre appartenant aux syndicats. »

Programme d’unité d’action de l’U.G.T. et de la C.N.T., 1938

jeu, 26 novembre 2009 » Antifascisme, Révolution

Vive l’histoire héroïque des masses

mer, 25 novembre 2009 » France, Révolution

Nos trois points de repères

Contre-Informations est un média de type bolchevik: il est le produit et le reflet de notre structure d’un côté, tout comme il est quelque chose qui nous forme, qui nous forge. Voilà pourquoi il y a toujours des avancées, des rectifications… loin des capitulations et des attitudes passives, notre démarche est positive et nous allons de l’avant!

Dans ce cadre, Contre-Informations dispose désormais de deux nouvelles catégories, du même type que celle appelée Biosphère en référence au travail de Vernadsky. La première s’intitule Crise, fascisme et guerre, et la seconde simplement « Culture. »

Rappelons que le principe est simple: sont rassemblés dans ces sections nos documents que nous considérons comme les plus importants au sujet de ces thèmes essentiels, pour ne pas dire centraux à notre époque.

Cela signifie donc qu’il n’y a pas l’ensemble de nos documents à ce sujet qui sont regroupés dans ces sections. Pour les trouver il faut naviguer dans Contre-Informations et Révolution. L’initiative de ces catégories tient à permettre de trouver les documents essentiels, comme documents de base.

Cela signifie aussi que l’identité du PCMLM est construite; celle-ci se fonde comme projet communiste pour le dépassement de la contradiction entre les villes et les campagnes (c’est l’esprit de la section « Biosphère »), le dépassement de la contradiction entre le travail manuel et le travail intellectuel (ce qui est au cœur des documents concernant la crise générale du capitalisme, le fascisme et la guerre impérialiste), et enfin l’affrontement culturel avec la décadence de la société capitaliste française (ce qu’on retrouve dans la section « Culture »).

Dans ce cadre, nous gardons à l’esprit cette exigence: améliorons notre militance, améliorons-nous, améliorons les documents qui nous servent de fondement. Construisons le Parti Communiste, armé de la science MLM!

mer, 25 novembre 2009 » Communisme, Révolution

La bataille pour le bonheur !

mar, 24 novembre 2009 » Communisme

Vernadsky, Politzer… Vive le MLM !

« Les philosophes du XVIIIe siècle n’entendaient pas critiquer les institutions de la féodalité du point de vue de la bourgeoisie ascendante. Ils en faisaient la critique, comme on l’a vu, au nom de la Raison.

Ils n’entendaient pas être les champions précisément d’une classe sociale, mais de l’affranchissement de l’Humanité tout entière.

Ils préconisaient la société basée sur la Raison et l’Etat basé sur la Raison. Cependant, la société issue de la Révolution française devait être la société bourgeoise.

C’était un progrès immense dans l’histoire de l’humanité, mais ce n’est pas la bourgeoisie qui, en s’émancipant, devait libérer avec elle l’humanité tout entière. La société bourgeoise ne devait être que la dernière forme antagoniste de la société, qui ne réalise pas la suppression de l’exploitation de l’homme par l’homme, mais les conditions matérielles qui rendent possibles et les forces humaines qui peuvent accomplir cet acte historique en détruisant le capitalisme.

C’est pourquoi Engels a pu dire que le règne de la Raison dont ont parlé les philosophes du XVIIIe siècle était, comme devait le montrer l’histoire, «le règne idéalisé de la bourgeoisie». Cela montre que «les grands penseurs du XVIIIe siècle, pas plus que leurs devanciers, ne pouvaient franchir les limites imposées par leur époque».

Au cours du XIXe siècle, les sciences ont dépassé les étroitesses particulières à celles du XVIIIe siècle. La chimie et la biologie se sont développées.

La géologie, le darwinisme ont appris aux savants à considérer la nature dans son développement et non plus comme une machine qui tourne en rond.

Tout apparaît désormais comme ayant une histoire : le système solaire, la terre, les plantes, les animaux, l’homme, autant de développements qui ne sont nullement séparés, mais s’enchaînent dans un immense processus historique.« 

Georges Politzer, La philosophie des lumières et la pensée moderne, 1939

mar, 24 novembre 2009 » Contre-révolution, Social-démocratie

Thierry Henry ne lâchera pas son pays, ce qui ne dérange pas Besancenot

Olivier Besancenot, invité de la Matinale d’I Télé hier lundi, a montré une fois de plus la différence qui existe entre le PCMLM et les autres « révolutionnaires ».

Besancenot a tranquillement expliqué que parler de l’acte de Thierry Henry n’avait aucun intérêt, que tous les joueurs de football font cela de toutes façons et qu’il faut parler d’autre chose, à savoir des grèves.

A-t-il raison de dire que l’actualité ce sont les grèves? Oui, bien entendu. Mais opposer cette actualité à ce dont tout le monde parle, c’est ce qu’on appelle « prendre les gens pour des cons. »

Et c’est refuser le combat contre la bourgeoisie et ses valeurs, tant morales que culturelles. Car quand on est révolutionnaire, on se doit de critiquer la vie quotidienne dans la France capitaliste.

Comment ne pas voir que lorsque l’Equipe publie comme ce lundi une interview de Thierry Henry, en titrant « Je ne lâcherai pas mon pays », c’est de la politique, et de la politique réactionnaire?

D’ailleurs, non seulement l’équipe met cela en une, mais on voit évidemment une photo de Thierry Henry prenant toute la page, avec sa main droite remettant bien sur son bras gauche son brassard bleu blanc rouge de capitaine de « l’équipe de France »…

Et comment ne pas voir que tout cela relève de la mentalité française réactionnaire, celle des fanfaronnades? Quelle hypocrisie de voir Thierry Henry fêter comme si de rien n’était le but quelques instants après avoir triché de la main, pour quelques jours après prétendre qu’il faut rejouer le match, bien qu’il sache alors pertinemment que cela n’est pas possible!

Thierry Henry se dit « français et fier de l’être », et ça oui il est le pur produit de la France capitaliste, depuis l’opportunisme jusqu’à l’hypocrisie en passant par le chauvinisme.

mar, 24 novembre 2009 » Antifascisme, International

Les khmers rouges, criminels au service de l’impérialisme

Le procès Douch, de son vrai nom Kaing Gueh Eav, tortionnaire khmer rouge au camp S-21, est entré dans la phase de réquisitoire.

C’est l’occasion pour la bourgeoisie de faire une nouvelle fois passer le régime fasciste des khmers rouges pour communiste. Le Monde parle ainsi de « l’utopie marxiste de Pol Pot », le Figaro de « régime marxiste totalitaire », le Point d’ »utopie marxiste délirante de Pol Pot »…

En réalité, c’est surtout les mensonges et la mauvaise foi de ces serviteurs du capitalisme qui est délirant. En effet, comme nous l’avons déjà souligné, les khmers rouges avaient instauré au Cambodge un régime fasciste, dirigé par une organisation secrète, l’Angkar, qui préconisait la pureté de la « race » khmer et le retour à la terre.

Bref, que des thèmes typiquement fascistes que les falsificateurs capitalistes de l’histoire désigne comme « marxistes ».

Les capitalistes falsifient l’histoire car ce sont eux qui ont du sang sur les mains. Les fascistes khmers rouges ont été soutenu par les impérialistes, principalement l’impérialisme US et la Chine social-fasciste, qui leur ont vendu des armes, les ont arrosé de dollars et soutenu diplomatiquement à l’ONU.

Et c’est bien sûr l’organisation impérialiste des Nations Unies qui parrainent aujourd’hui ce procès, 35 ans après les faits, en dirigeant les débats pour que la responsabilité des pays impérialiste ne soit jamais évoquée.

Les médias bourgeois n’en finissent plus de mentir pour cacher la réalité des crimes de l’impérialisme commis aux quatre coins du monde.

Les peuples du monde ont eu à souffrir des tortures et des massacres perpétrés par les impérialistes. La guerre populaire des masses se chargera de faire payer leurs crimes aux impérialistes!

lun, 23 novembre 2009 » Culture, France, Révolution

Pour la révolution socialiste en France

lun, 23 novembre 2009 » Culture, France, Révolution

Dynamitons le concept de « classicisme », masque du baroque et du formalisme, fondement de l’idéologie bourgeoise française du « panache » et du « raisonnable » !

Dans le second article traitant du baroque caractérisant la société française -La culture de la société française devient grotesque (et nécessite une critique réaliste s’opposant au formalisme-, il a été affirmé que « là où il y a du baroque, il y a le formalisme, et inversement. »

Cette affirmation est très lourde de conséquence pour la compréhension de la société française. En effet, la culture française dans son interprétation bourgeoise est considérée comme ayant vécu son apogée à l’époque de Louis XIV, avec le « classicisme. »

C’est une pièce maîtresse de l’idéologie bourgeoisie. La révolution ne pourra pas triompher dans la guerre de positions tant que cette place forte n’est pas vaincue.

En effet, si l’on regarde bien, on voit que le concept de « classicisme » appliqué à cette période a été utilisé d’abord par Stendhal, en 1817, et la bourgeoisie n’a eu cesse d’affirmer cela depuis, se mettant en valeur comme le prolongement, l’aboutissement de la civilisation. C’est un point essentiel dans le dispositif idéologique pour empêcher la classe ouvrière de s’affirmer en tant que classe révolutionnaire devant prendre le pouvoir.

D’ailleurs, cette affirmation de la bourgeoisie ne va pas sans soucis, bien entendu. Les historiens des arts et de la littérature n’ont eu cesse de buter sur une contradiction terrible: comment se fait-il que le classicisme, théoriquement (donc) apogée de la culture française, côtoie le baroque, expression bien connue de la réaction féodale, notamment italienne et espagnole?

C’est là précisément qu’est très utile le principe comme quoi il n’y a pas de mentalité baroque sans un pendant formel. Il permet justement de dynamiter le « classicisme », une notion bourgeoise totalement fausse.

Et c’est donc d’une grande importance pour la révolution en France, non seulement sur le plan culturel, mais également pour une compréhension juste des luttes de classe par la classe ouvrière, en général et en France. Mais pourquoi justement la bourgeoisie affirme-t-elle que, alors que l’aristocratie va à son effondrement, elle atteindrait son apogée culturelle cent ans auparavant?

Cela ne tient pas, à moins que la bourgeoisie ne se pose ainsi en tant qu’aboutissement absolu de l’évolution de la culture française, comme classe assumant la civilisation, civilisation que, pour des raisons diverses, l’aristocratie n’aurait elle pas été en mesure d’assumer…

Nous touchons ici le cœur du dispositif bourgeois consistant en l’invention de la « civilisation française ».

Comprenons bien cela. Dans le document « Pour faire face à la pression, il faut comprendre le caractère baroque de notre époque » il a été dit que le classicisme est une période d’équilibre stratégique entre l’aristocratie et la bourgeoisie, période se situant entre le baroque (réaction féodale à l’humanisme) et les Lumières (offensive de la culture bourgeoise).

En fait, le classicisme n’existe justement pas, précisément pour cette raison. Le classicisme c’est en fait le formalisme, et ce formalisme est donc le pendant du baroque. Si le baroque coexiste avec le « classicisme », c’est justement que celui-ci est en fait le formalisme! Voilà le mystère incompris des historiens bourgeois qui se voit résolu!

Prenons ici toute une série d’exemples pour bien comprendre cette situation, caractérisée par l’équilibre entre la bourgeoisie et l’aristocratie, équilibre plutôt favorable à cette dernière, sous l’égide du Roi dont l’appareil bureaucratique tente de se placer « au-dessus » des classes, tout en tirant sa légitimité sociale de la féodalité.

Il est bien connu que, dans le prétendu « classicisme », les deux plus grands représentants de la tragédie sont Corneille et Racine. Or, que voit-on? Que Corneille fait sans nul doute partie du baroque, dont il est le représentant dans la tragédie. Racine, lui, est on ne peut plus formaliste; ses tragédies sont épurées, « impeccables » par rapport à l’obéissance aux lois « classiques »; ses oeuvres n’ont pas d’élément baroque.

Racine pourtant représentait les valeurs d’une couche sociale qui était tout autant défendu par Corneille. L’existence apparemment contradictoire de leurs formes tient à ce que Racine représente la tentative de l’aristocratie de se poser comme norme éternelle (Racine est à ce titre également le représentant des couches sociales liées à l’appareil d’État, notamment la noblesse de robe), alors que Corneille est lui davantage l’expression de la crise idéologique et une tentative de la combattre (Horace, Le Cid, L’Illusion comique).

Nous avons l’aspect positif (l’aristocratie domine encore) et l’aspect négatif (l’aristocratie fait face à un trouble).

Le baroque et le classicisme se côtoient ainsi, sans frictions, en toute complémentarité, au sein de la tragédie, comme d’ailleurs de toutes les expressions relevant du « classicisme. » Ainsi donc, de la même manière, François de Malherbe, considéré comme la grande figure du classicisme (Boileau dira « Enfin Malherbe vint… ») et de la « pureté » absolue et maniaque de la langue française, a des œuvres qu’on peut clairement rapprocher du baroque. Là aussi, le baroque et le formalisme se rejoignent.

Mais le meilleur exemple est le château de Versailles. L’extension initiale du château de Versailles bâtie par Le Vau était baroque, avant que Hardouin-Mansart ne continue son oeuvre en le réorganisant… de manière « classique. »

Parallèlement à ce palais « classique », Louis XIV se fit faire un château plus « personnel », à Marly-le-Roi, et si Hardouin-Mansart participa à la construction, ce château là fut lui… de type baroque. Et lors de l’entrée à Paris de Louis XIV et de la Reine en 1660, de grandes fêtes urbaines sont organisées, pour certaines relevant du « classicisme », mais la plupart du baroque…

D’un côté le baroque, de l’autre le formalisme. Et si l’on prend Le Brun, considéré par Louis XIV comme « le plus grand peintre du XVIIe siècle français », on voit qu’il relève du classicisme, mais qu’il se laisse parfois aller et donne libre recours au « panache » de manière baroque (cuirasses, perruques, costumes, mouvement, couleurs rares, affirmation de la puissance, etc.).

Impossible de ne pas voir ici que l’on a des éléments essentiels de l’identité française telle qu’elle l’est définie par la bourgeoisie: d’un côté le raisonnable (« démontré » culturellement par ce qui est pour nous le formalisme), de l’autre le panache (relevant pour nous du baroque).

Nous voyons ici le génie de la bourgeoisie française. Elle a assimilé la période de la fondation de l’Etat absolu, car c’est là qu’elle a puisé son modèle d’État sur le plan administratif. Rappelons nous à quel point le jacobinisme est une composante essentielle de la révolution de 1789.

Les grands corps d’État de la République forment en fait une aristocratie du mérite. A côté de formalisme absolu des écoles Polytechnique, des Mines etc. coexiste un monde baroque: celui de la « République des Lettres » c’est-à-dire les artistes, etc.

La République est ainsi une Monarchie absolue inversée. La France n’est pas une « démocratie » bourgeoise, elle est une « république » bourgeoise. Si l’on ne comprend pas cela, on ne peut pas faire avancer la révolution.

Prenons un exemple de phénomène relevant justement de cette situation. Le succès de l’Action française et des monarchistes jusque 1940 s’explique ainsi: ceux-ci forment une réaction à la réaction, et entendaient « améliorer » la République en la détruisant pour que l’État reprenne ses fondements initiaux! C’est là que résidait leur cohérence.

Et cela explique aussi la censure de la bourgeoisie au sujet de Voltaire. Ce dernier est exclusivement connu pour ses œuvres polémiques, considérées comme le modèle des Lumières. Pourtant, c’est une interprétation subjective imposée par la bourgeoisie, en fonction de ses intérêts.

Car à côté de ses pamphlets et contes philosophiques dont le ton outrancier (notamment très violemment raciste anti-oriental) et la bizarrerie ramènent au baroque… Voltaire était en effet tragédien!

La principale figure des Lumières pratiquait le même formalisme que les défenseurs de l’aristocratie Corneille et Racine! Voltaire a écrit 27 tragédies, et était connu à son époque précisément pour cela, ce que évidemment aucun manuel de littérature d’aujourd’hui n’explique…

Et pour cause. On est là au cœur du dispositif idéologique bourgeois. La mentalité du « Français », censé être « raisonnable » et pourtant plein de « panache », se fonde très précisément sur l’intégration par la bourgeoisie du formalisme (aspect principal) et du baroque (aspect secondaire) portés par l’aristocratie.

La bourgeoisie a simplement masqué cette contradiction formalisme-baroque en qualifiant le tout de « classicisme. »

Ce qui ne tient pas du tout; comme on l’a vu Racine et Corneille sont également contradictoires, tout comme d’ailleurs certaines œuvres de Molière, dont certaines œuvres relèvent clairement du baroque de par leurs personnages bizarres et absurdes, comme l’Avare, ou bien entendu Don Juan.

Nous verrons dans quelle mesure ce « plaquage » fait par la bourgeoisie aboutira à ce que sa principale figure intellectuelle au 19ème siècle, Victor Hugo, est précisément d’une nature totalement contradictoire, jouant à la fois sur le romantisme et réalisme, de manière incohérente et justement « républicaine. »

Pour l’instant comprenons bien que la France est une « république » bourgeoise où la mentalité qui prédomine (« raisonnable » + « panache ») est directement issue de la volonté de la bourgeoisie de s’affirmer comme prolongement de l’aristocratie sur le plan de la civilisation.

lun, 23 novembre 2009 » Antifascisme, Culture, France

La bourgeoisie lance une minable campagne chauvine pour la réhabilitation de l’équipe de France

Le sport capitaliste, et en particulier le football, est une arme privilégiée dans l’arsenal de la bourgeoisie pour canaliser la rage du peuple.

Dans l’optique de la Coupe du Monde 2010, comme pour chaque compétition internationale, la bourgeoisie essaie donc de mobiliser les masses autour de l’équipe de France de football de manière chauvine et contre-révolutionnaire.

Mais cette fois-ci, la tâche est beaucoup plus difficile étant donné les conditions de la qualification de l’équipe de France. Les médias bourgeois ont donc lancé une grande campagne ultra chauvine sur le thème « l’Irlande a également triché en gagnant contre la Géorgie sur un penalty imaginaire ».

On retrouve, par exemple, le vocabulaire martial et hargneux typique du sport capitaliste, comme dans le titre de l’article du Nouvel Observateur : « Et si Henry avait vengé les Géorgiens? ».

La bourgeoisie en est donc réduite à patauger dans l’argumentaire habituel des nationalistes, à savoir l’insistance sur la ligne de fracture entre « nous » et « les autres », avec dans ce cas un summum de mesquinerie pour signifier que « les autres auraient fait pareil que nous… ».

Pourtant, cette affaire de la main de Thierry Henry n’est pas relative à la France ou à l’Irlande mais au sport capitaliste dans son ensemble en tant que sous-produit de la putréfaction du système capitaliste.

La bourgeoisie s’efforce aussi lamentablement pour préserver l’image de Henry, le capitaine de l’équipe de  France. L’agent de l’impérialisme Zidane est logiquement intervenu en sa faveur, alors que Henry est déjà connu pour son arrogance,  son comportement hautain, ses simulations et ses mauvais gestes (comme ici par exemple).

Contre-Information est le seul média à avoir analysé correctement la nature exacte du sport capitaliste qui dérive du mode de production capitaliste.

La bourgeoisie tente pitoyablement de colmater les brèches de son ordre pourri en train de se disloquer, comme le montre actuellement la minable campagne de « réhabilitation » de l’équipe de France et de Henry sur des bases nationalistes et chauvine.

La bourgeoisie est déjà aux abois et la guerre populaire des masses, sous le drapeau MLM, se chargera de l’enterrer définitivement.

dim, 22 novembre 2009 » Communisme

Choisir correctement la production, se construire par elle, fonder son individualité collective

dim, 22 novembre 2009 » Contre-révolution

Le football, opium du peuple, et pourquoi le principe du PCMLM de la guerre des positions est juste

Comme c’était prévisible, l’indignation morale suite à la victoire de l’équipe de la France de football a dû céder le pas devant l’oubli des médias (autres qu’internet), le blocage des institutions (la FIFA, la Fédération Française de Football, Pierre Ménès d’ailleurs grand ami de Thierry Henry…), le chauvinisme énorme (« tous les moyens sont bons », « les Irlandais ne valent pas mieux » etc.) ; bref tout a été fait pour que l’un des opiums du peuple ne soit pas décrédibilisé.

Rappelons que nous avons produit plusieurs documents à ce sujet il y a quelques temps déjà, car cette tendance lourde et insupportable, nous l’avons vu largement venir….

A propos du caractère populaire des « fêtes » saluant les victoires de « l’Equipe de France de football » (Juillet 2006)

La victoire de la France sur le Brésil au football, une contribution au développement énorme du national-populisme en France ! ! ! (Juillet 2006)

PSG – OM : s’en désintéresser est nécessaire (avril 2006)

Mais aussi: La faillite du Tour de France, un exemple édifiant de la décadence du capitalisme (Juillet 2007)

En fait, il faut être franc: tout le monde l’a vu venir. La vague de chauvinisme en 1998 a été gigantesque. Rien n’a été fait pour la contrer. Les anarchistes et les trotskystes sont restés bien sagement dans leur coin.

Telle n’est pas notre démarche: il faut des positions! D’ailleurs il est très intéressant de lire l’interview pitoyable mais ô combien révélateur au sujet des « Désobéissants », des non violents ridicules assumant même d’être prêts à servir des « UMP un peu originaux » au cas où!

Leur responsable explique:

« on échappe à la logique de scission des groupuscules politiques de l’extrême gauche, où l’on peut se disputer pour la place d’une virgule dans un tract. »

Voilà bien l’opportunisme. Nous nous réaffirmons: il faut la guerre de positions! Tel est l’honneur d’être des « stals »: pour nous il y a une seule actualité, la révolution socialiste; tout ce qui se passe en France est soit une partie du problème, soit une partie de la solution. Et pour bien comprendre cela, il faut le Parti, il faut la science. Il faut être strict, il faut être organisé!

dim, 22 novembre 2009 » France

Excroissances urbaines anti-SDF

Sur ces pages on peut voir de très nombreuses photos des ajouts qui ont lieu dans les villes dans le but de chasser les SDF. Il s’agit de sorte d’excroissances pour les empêcher de se poser (au moyen de barres métalliques, de rajout de mobilier en pentes, etc.). Le siège de la CFDT à Paris a récemment utilisé la même technique pour « protéger » la façade de ses locaux. Mais le phénomène touche évidemment toutes les villes, principalement les centre-villes et les photos valent le coup d’œil, pour bien comprendre un phénomène qui a déjà commencé il y a une quinzaine d’années, avant de plus en plus se généraliser.

« Cacher les pauvres » est le mot d’ordre de la bourgeoisie pour maquiller superficiellement l’horreur du capitalisme. Le capitalisme est une véritable barbarie, une négation de la valeur de l’être humain, mais la propagande bourgeoise laisse entendre  que « c’est quand même le meilleur système » et dans ce « quand même » s’exprime toute la haine envers le communisme.

Les très nombreux SDF sont intolérables aux yeux de la classe exploiteuse bourgeoise car ils renvoient à la brutalité de l’exclusion due entre autres à la propriété privée. L’Etat bourgeois organise sciemment la pénurie de logements pour maintenir  à un niveau excessif  le montant des loyers, inaccessibles pour les masses populaires, et ainsi accroître les profits des propriétaires.

Les SDF représentent justement la frange la plus exclue du prolétariat contraint de se battre pour avoir le minimum vital : un logement.

Le communisme détruira l’oppression bourgeoise de la propriété privée qui laisse des êtres humains sur le bord du chemin, des êtres humains que les bourgeois cachent pour préserver leur ordre injuste. Dans le communisme, plus personne n’aura à se battre pour se loger, tout le monde aura un toit!

sam, 21 novembre 2009 » Antifascisme, International

Ivan Khutorskoy, assassiné par les fascistes en Russie!

sam, 21 novembre 2009 » Communisme

Seule la révolution enterrera les injustices!

Depuis mercredi soir, beaucoup de commentaires laissés sur le net s’insurgent contre l’injustice de la qualification de l’équipe de France de football pour la Coupe du Monde 2010.

« Tout se paie un jour » est une idée qui revient souvent. Cette aspiration positive et populaire à la justice s’exprime ici de manière irrationnelle, religieuse, un peu comme on dirait : « ils ne l’emporteront pas au paradis ».

Mais d’ores et déjà Domenech a touché 862 000 euros, et les joueurs touchent de grosses primes aussi, comme par exemple Aly Cissokho qui a été sélectionné une seule fois mais a finalement regardé les matchs depuis les tribunes, et qui touchera 236.000 euros pour cela…

Ce qui se passe dans le milieu pourri du football est à l’image du capitalisme dans son ensemble. Le capitalisme est une injustice en lui-même, une gigantesque injustice subie au quotidien par le peuple au bénéfice de quelques élites bourgeoises.

Les injustices ne s’éteindront pas d’elles-mêmes, elles ne prendront fin qu’avec la révolution, la guerre populaire des masses sous le drapeau MLM! Oui, les bourgeois finiront par payer pour leurs crimes, mais uniquement des mains du prolétariat armé!

sam, 21 novembre 2009 » Contre-révolution, France

Répression anti-kurde

D’habitude lorsqu’il y a répression en France contre l’extrême-gauche de Turquie ou bien les mouvements kurdes, aucun média n’en parle. Cette fois-ci s’il en est parlé, c’est bien évidemment dans une démarche populiste: « Des pros du BTP en garde à vue » annonce le journal La dépêche, expliquant que la section anti-terroriste a arrêté plusieurs personnes à Bordeaux, Marseille, Paris et Toulouse. Ces personnes sont accusées de participer au financement du PKK.

Cette situation est douloureuse: il est grave que depuis 20 ans, l’Etat français puisse frapper impunément, comme bon semble, les révolutionnaires de Turquie et du Kurdistan, sachant qu’il n’y aura ni information ni protestation! Rappelons que Contre-Informations est le seul média (non kurde) à parler de l’actualité de la guérilla kurde (et à saluer la juste lutte antifasciste du peuple kurde pour ses droits nationaux), et que ses archives contiennent des documents très intéressants concernant la question kurde, notamment « Analyse fondamentale » qui est le document de base du PKK, et une interview de l’armée des femmes au Kurdistan.

ven, 20 novembre 2009 » Culture, France, Révolution

La culture de la société française devient grotesque (et nécessite une critique réaliste s’opposant au formalisme)

Le scandale d’ampleur nationale causée par la tricherie lors du match de football France – Irlande relève très exactement de la dimension baroque dont il est parlé dans l’article « Pour faire face à la pression, il faut comprendre le caractère baroque de notre époque. »

Le baroque, c’est quelque chose de boursouflé, d’excentrique mais dans un sens étrange. Et là qu’ont vu les masses? Un capitaine de l’équipe de France contrôlant la balle du bras, se la redonnant à la main, puis fêtant le but qui a suivi… comme si de rien n’était.

Un tel événement est d’une grande portée, et tout le monde l’a bien compris. C’est « trop. » Malheureusement d’ailleurs, cette juste compréhension s’est exprimée de manière chauvine: « Nous ne sommes quand même pas des Italiens! »

Mais en fait, tout cela n’a rien à voir avec cette illusion française qu’est le panache. C’est contre la décadence qu’il y a protestation. Tout s’effondre, et même le grand opium du peuple qu’est le football rejoint le Tour de France pour devenir un grand n’importe quoi! Il y a de quoi se sentir accablé.

C’est une terrible prise de conscience pour les masses. Et elles peuvent voir ce phénomène absolument partout, ce qui les déconcerte car, au fond, elles veulent construire. Cela se rattache à trop de choses connues.

Les séries télévisées déçoivent aussi, par exemple, et de la même manière. Desperate Housewives, qui commence comme un comédie de mœurs mais se transforme en partie en série vaguement semi-policière mélo-dramatique.

Dr House, qui se veut une comédie caustique et grinçante et bascule par moment dans de grandes interrogations métaphysiques sur le sens de la vie, la valeur de la religion.

Et même le bourgeois traditionnel se lamente lorsqu’il voit Sarkozy fêtant sa victoire à la présidentielle au restaurant ultra chic le Fouquet’s, puis se mariant à une top model chanteuse se revendiquant d’un mode de vie outrancier.

Tout comme l’intellectuel bourgeois est atterré lorsqu’il voit le jeune acteur Jocelyn Quivrin se tuer en banlieue parisienne à bord d’une sorte de super voiture de course (l’Ariel Atom) relevant plus de la formule 1 que de la voiture citadine de type bobo.

Tout cela tourne au grotesque. Plus rien ne tient. Le grotesque devient la principale caractéristique de la société française. Et pas seulement française bien entendu, toutes les sociétés capitalistes sont touchées, comme l’Espagne par exemple où le tournoi de tennis de Madrid a des ramasseuses de balles officiant comme pin ups.

Si donc nous voulons dépasser tout cela, et donc que la révolution avance, il faut saisir ce qu’est le baroque, mais également son pendant qui est le formalisme.

Pour reprendre l’exemple des séries télévisées, qui basculent le plus souvent dans le mysticisme, l’irrationnel, les bizarreries, les incohérences, etc., il y a aussi le pendant faussement réaliste, du type « les experts. »

Ici on prétend à une analyse froide et rationnelle, alors qu’en fait il s’agit seulement de cultiver le goût pour le pessimisme et le désespoir. Une attitude psychorigide est mise en avant, comme réponse « formelle » au chaos.

A l’inverse du baroque, il y a donc le modèle formel, expression de la bourgeoisie n’ayant plus rien à dire, niant le réel, prônant un universalisme abstrait (qui est exactement la définition du « cosmopolitisme »). Ici on est dans le domaine de la sécheresse et du formalisme, dont voici quelques exemples:

-la disposition et les rayons des magasins Ikea;

-le design épuré des portables Nokia première génération, mais surtout d’Apple avec les Macs, ses iphone, ses imacs;

-les syndicalistes, anarcho-syndicalistes, syndicalistes révolutionnaires, anarchistes, marxistes-léninistes (tous ayant en commun l’ennui culturel de la pureté de laboratoire, coupé du réel et des exigences de la vie).

Le formalisme est l’expression d’un faux réalisme qui s’appuie sur une esthétique froide, sur une attitude nonchalante par rapport au contenu et surtout aux phénomènes historiques.

Mais le baroque et le formalisme peuvent bien entendu s’alterner, comme par exemple l’esthétique des maillots de football et de rugby, les émissions de téléréalité, etc., qui penchent soit dans un sens soit dans l’autre, selon. On doit sans doute même affirmer que  là où il y a du baroque, il y a le formalisme, et inversement.

Le fascisme, expression la plus avancée de la putréfaction de la société bourgeoise, cultive donc évidemment d’un côté les démarches ultra formalistes (l’Oeuvre française, le Renouveau français) et le baroque (tel le blog « I like your style » ajoutant de temps en temps à ses articles de photos couleurs d’officiers nazis ou plus souvent des femmes nues dans des poses pseudo artistiques).

Pareillement, l’ultra-gauche, autre produit « décompo » (pour décomposés), oscille entre un formalisme anti-idéologique et populiste, et une démarche baroque au plus haut point (comme lors du tag en latin sur le plus vieux lieu de baptême de France).

Et fort logiquement, ni le formalisme ni le baroque ne peuvent satisfaire le besoin de construction des masses. Seule l’organisation et la science le peuvent. Voilà pourquoi il y a le PCMLM. Il faut bien saisir cette question, si nous voulons être au niveau pour construire une société nouvelle en France!

Utilisons les concepts de baroque et de formalisme pour critiquer les deux principales tendances erronées issues de la putréfaction de la société française !

jeu, 19 novembre 2009 » Ecologie, Féminisme

Le mot d’ordre : rien sans le féminisme, rien sans l’écologie, toujours contre le patriarcat!

jeu, 19 novembre 2009 » Antifascisme, Culture, France, Féminisme, International

La main de Thierry Henry, illustration du mensonge, de la triche et de l’indignité du sport capitaliste

L’équipe de France de football s’est qualifiée à la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud grâce à un but marqué après un contrôle du ballon de la main par Henry contre l’Irlande. Le but n’était donc pas valable.

Même en admettant que les arbitres sur le terrain n’aient pas vu correctement l’action, Henry et les autres joueurs de l’équipe de France témoins de cette main auraient dû immédiatement  protester contre la validation de ce but.

Oui mais voilà, un tel comportement digne et décent n’appartient pas à la logique du sport capitaliste qui exacerbe le nationalisme et se gargarise de véhiculer des  « valeurs positives »  de « fraternité » alors qu’il ne symbolise que la guerre sans pitié, la victoire « à tout prix », qui représentent autant d’attributs du fascisme.

Dans le sport capitaliste, les innombrables tricheries sur le terrain reflètent bien les multiples magouilles de l’ombre et, d’un point de vue général, la mentalité de profiteur sans scrupule dont font preuve les capitalistes pour réussir.

L’attitude de l’équipe de France rappelle l’indécence de Maradona qui avait parlé de « main de Dieu » après son but de la main lors de la Coupe du Monde 1986.

Tout est bon pour justifier l’opportunisme mesquin, prêt à vaincre l’adversaire par tous les moyens, très loin de l’internationalisme prolétarien et de  l’amitié entre les peuples dans lesquels se dérouleront les rencontres sportives dans le communisme.

Sarkozy était d’ailleurs interviewé après le match, ce qui montre la dimension populiste du phénomène. Evidemment il ne parlait même pas de cet incident indigne et ne retenait que la qualification, en bon opportuniste capitaliste, sans le moindre soupçon de scrupule. Car ce qui compte c’est la « victoire » et comme Sarkozy l’a rappelé, tous les Français soutiennent leur équipe lors de la coupe du monde…

De la même manière, Jean-Pierre Escalettes, le président de la FFF, parlait juste d’ « un petit détail » qui ne ternissait aucunement sa « joie » d’être qualifié pour la Coupe du monde (signifiant aussi une somme très importante pour la fédération, mais aussi une valeur morale pour son institution contre-révolutionnaire).

Ces valeurs lamentables de bourgeois ne sont pas les notres! Nous affirmons la valeur de l’internationalisme prolétarien pour un sport sans nationalisme guerrier, sans triche, qui s’épanouira dans la célébration de la communauté universelle humaine!

Et à ce titre, en tant que révolutionnaires de France, nous devons parler de la victoire de l’Algérie, qui s’est également qualifiée pour la coupe du monde. Cette victoire a été marquée par un engouement véritablement populaire en France de la part des personnes originaires de l’Algérie.

Cet engouement, il est facile de voir qu’il n’a pas la dimension chauvine du patriotisme bourgeois qui domine dans la France impérialiste. Il est l’expression d’une revanche.

Non seulement contre le mépris qui vise leur pays en général de par son statut de pays semi-colonial semi-féodal, dominé principalement par la France.

Mais également par rapport aux autres pays arabes, et notamment l’Egypte, les matchs ayant été d’incidents très brutaux tant en Algérie qu’en Egypte.

Cette victoire au football cache un phénomène de fond bien plus intéressant: le développement de la question nationale algérienne, sur une base nouvelle. La jeunesse s’approprie la question nationale, posant la base d’un mouvement de libération nationale.

L’échec de la révolution algérienne à se transformer en révolution démocratique et donc à asseoir véritablement l’indépendance, le renforcement de la culture féodale qui s’en est suivi avec le développement meurtrier des valeurs religieuses fondamentalistes…  Tout cela est en train d’être surmonté.

Pour preuve les multiples émeutes de grande ampleur en Algérie – dont on peut avoir un aperçu ici – qui se déroulent de manière ininterrompue, et ce jusqu’à encore très récemment.

Tel est le contexte de la victoire de l’équipe de football de l’Algérie, qui fait que le football n’est en fait qu’un prétexte, tout comme d’ailleurs en France il n’est que prétexte au populisme et au chauvinisme.

Le football est une idéologie, et à ce titre est utilisé par les masses dans un sens ou dans l’autre, tout comme la religion. On voit ici que le même phénomène – la victoire d’une équipe « nationale » au football – ne retranscrit pas la même chose.

Ce qui souligne la nécessité en France d’un Parti Communiste authentique, c’est-à-dire fondé sur la science: le marxisme léninisme maoïsme, et dont l’identité soit par définition internationaliste, tout comme sa base est multinationale. Il faut dépasser les divisions voulues par l’impérialisme!

Mais cela montre aussi qu’il y a une lutte sans quoi absolument rien ne pourra être construit: nous avons besoin d’un féminisme radical et sans concessions, écrasant tous ces démarches guerrières, chauvines, nationalistes. Les révoltes portées uniquement par des hommes n’ont pas de signification; c’est la dimension patriarcale des révoltes et des émeutes qui font que celles-ci échouent, car une révolte pour réussir doit passer dans le camp de la révolution, et le féminisme est une composante centrale de la révolution.

Ainsi, si aujourd’hui le football est encore une actualité, et aussi la révolte, demain ce sera la guerre du peuple!


jeu, 19 novembre 2009 » Culture, France, Féminisme

Mort de Jocelyn Quivrin : la passion des voitures de course et le patriarcat

Dimanche soir, l’acteur Jocelyn Quivrin s’est tué dans un accident de la route à bord d’une Ariel Atom, une véritable voiture de course ultra performante, qui a décollé du sol et s’est brisée en deux sous l’effet du choc.

Cette voiture est très légère et capable de passer de 0 à 100 km/h en 2.7 secondes. De plus, elle est totalement dépourvue d’habitacle et de pare-brise. L’Ariel Atom ne possède également ni assistance au freinage ni airbag.

La possession d’une telle voiture révèle assurément une passion pour la course automobile, liée à la sensation de vitesse et le sentiment de puissance, « maître à bord », seul au volant.

Un élément dans cet accident est révélateur de cette volonté d’être « seul au monde » et renvoie à un comportement typiquement masculin : la compagne de Jocelyn Quivrin, Alice Taglioni, roulait dans une autre voiture devant lui. Beaucoup d’hommes n’aiment pas, en effet, laisser une autre personne conduire quand ils sont à bord ou détestent entendre des commentaires (sur la dangerosité de leur attitude au volant par exemple) de la part des passagers, en particulier des femmes.

De manière totalement irrationnelle, ce genre de comportement  est même parfois à l’origine de la peur de prendre l’avion pour des hommes qui trouvent extrêmement désagréable de n’avoir « aucun contrôle », alors qu’ils ne savent pourtant pas piloter  un avion…

Le goût de vitesse, quant à elle, est couplé à celui de ne se sentir vraiment vivre qu’en état de danger, qu’en tutoyant la mort. Jocelyn Quivrin expliquait que sa passion pour les voitures de sport venait d’une expérience à l’âge de 4 ans, à bord d’une Ferrari Testarossa : « Je ne voyais même  pas la  route, mais ce fut un moment inoubliable avec des sensations complètement incroyables. Un mélange d’excitation et de peur ».

Cet état d’esprit qui considère la proximité de la mort comme un moteur de la vie elle-même révèle une facette dialectique du capitalisme qui plonge les humains dans un désespoir apathique tout en transformant des objets, comme les voitures et plus spécifiquement les voitures de course, en fétiche permettant de de s’en échapper.

La passion pour les voitures est également connectée à l’idéologie patriarcale qui attribue au fait de conduire le symbole de mener sa vie, seul, à pleine vitesse pour se sentir fort.

D’ailleurs, les automobilistes masculins ont tendance à considérer que les accidents ne peuvent pas leur arriver car eux,  sont de « bons pilotes ». On a ainsi l’impression que les accidentés sont des « mauvais pilotes » et qu’il s’exerce alors sur la route une sorte de sélection  naturelle qui permet aux meilleurs de s’en sortir.

Le communisme correspond à la société débarrassée du patriarcat où le peuple a tout le pouvoir entre les mains et n’a donc pas besoin de se sentir « maître à bord » en roulant à vive allure pour chercher une raison de vivre si proche de celle de mourir.

En France, le PCMLM incarne la seule solution de libération des masses des passions morbides générés par le mode de production capitaliste : la révolution socialiste!

mer, 18 novembre 2009 » France, Révolution

Oublie l’isolement ou le culte des factions, l’impulsivité ou la paralysie: rejoins l’organisation

mer, 18 novembre 2009 » Antifascisme, Communisme, France, Féminisme

Les violences ne tombent pas du ciel mais de l’exploitation capitaliste

Une étude publiée hier par L’Observatoire national de la délinquance (OND) révèle que le nombre de personnes victimes de violences ont augmenté en 2007-2008 par rapport  à 2006-2007 pour atteindre, selon les projections, 5,1 % de la population en France.

La délinquance, la violence, la criminalité sont autant de sujets privilégiés pour la bourgeoisie avide de populisme. En effet, pour la bourgeoisie, la violence dans la société est le fait d’individus « déviants », d’où une logique de répression populiste.

Pourtant, c’est le mode de production capitaliste lui-même qui implique forcément de la violence. Par exemple, l’apparition du phénomène des serial killer au 19ème siècle, puis son développement au 20è siècle résultent évidemment du fétichisme de la marchandise induit par le capitalisme.

Les serial killer réduisent ainsi leurs victimes au rang d’objet en les « collectionnant » sur la base de leurs caractéristiques physiques, vestimentaires, leurs activités etc. suivant un comportement obsessionnel typique des rapports fétichistes dans le mode de production capitaliste.

Pareillement, c’est le fétichisme qui a dominé le jeune de 13 ans de Beauvais, qui a pris un fusil pour aller exécuter ses professeurs, avant de renoncer devant la présence policière. Il a fétichisé l’école, sans voir en quoi elle est un rouage de l’Etat. Les professeurs ne sont pas « seuls » à l’opprimer en réalité, car ils font partie du même appareil que la police, le tout étant au service du capitalisme.

En ce sens, ce jeune a agi comme le font d’autres révoltés devenus nihilistes dans des pays comme les USA ou la Finlande, pays très hautement marqués par le pessimisme quant à la possibilité d’une révolution, et logiquement par l’anti-communisme.

L’étude de l’OND souligne également la nette augmentation des violences à l’encontre des femmes, notamment au sein de la famille (cela concerne, selon  les estimations, 1 048 000 violences perpétrées dont 142 000 à caractère sexuel). La violence terrifie et paralyse le peuple, seul 10 % des femmes portent plainte, 50 %  d’entre elles considérant que « ce n’est pas grave » et que « ça n’aurait servi à rien ».

Or, ces chiffres effrayants traduisent bien entendu l’emprise de l’idéologie patriarcale, pilier du capitalisme et du fascisme en son sein, que la bourgeoisie essaie encore de renforcer en insufflant le fatalisme et en salissant le féminisme. L’idée selon laquelle le féminisme était allé « trop loin » représente maintenant le point de vue  officiel répandu dans tous les médias bourgeois.

Mais pour conserver sa position dominante en période de crise générale  du capitalisme, la bourgeoisie préfère diffuser une vision irrationnelle de la criminalité et de la violence, ce qui facilite d’autant plus la percée du fascisme. Par exemple, la bourgeoisie répand l’opinion que « l’humain est mauvais » et que toute société entraîne inévitablement son lot de violence.

Il faut voir ici un point de vue typiquement religieux, fondamentalement anti-matérialiste, qui considère l’humain comme une pauvre créature forcément pècheresse.

Toute cette propagande s’appuie sur un intérêt exclusif des classes exploiteuses pour le patriarcat et de leur mépris le plus total envers le matriarcat. En effet, le matriarcat est un stade du développement de l’humanité, sans rapport de domination et de propriété privée, sans accaparement de richesses, sans idée de possession d’un autre être humain et donc sans violence.

Il faut une rupture révolutionnaire avec le système  d’oppression du capitalisme, particulièrement brutal avec les femmes!

D’ailleurs, la Chine socialiste de l’époque de Mao Zedong avait réussi à éradiquer la violence, les communes populaires vivaient sans police, la violence révolutionnaire des masses se dirigeant uniquement contre la brutalité de l’exploitation capitaliste avec à sa tête la bourgeoisie!

La violence libératrice des oppriméEs contre la brutalité des exploiteurs, voilà l’essence de la révolution! Le PCMLM montre la voie vers ce monde nouveau, rejoins le PCMLM!

mer, 18 novembre 2009 » Culture

Envahis par le pessimisme, l’incertitude du lendemain, le goût des ténèbres…

« Le déchaînement du mysticisme et du cléricalisme, l’engouement pour la pornographie sont caractéristiques du déclin et de la corruption de la culture bourgeoise. Les « célébrités » de la littérature bourgeoise, de cette littérature bourgeoise qui a vendu sa plume au capital, sont aujourd’hui les voleurs, les mouchards, les prostitués, les voyous.

Tout cela est caractéristique de cette partie de la littérature bourgeoise qui s’efforce de cacher la corruption de la société bourgeoise, qui essaye vainement de démontrer qu’il ne s’est rien passé, que tout va pour le mieux dans le « royaume de Danemark » et que rien n’est en train de pourrir dans la société capitaliste.

Les représentants de la littérature bourgeoise qui ressentent le plus vivement cet état de choses sont envahis par le pessimisme, l’incertitude du lendemain, le goût des ténèbres ; ils préconisent le pessimisme comme théorie et pratique de l’art. »

Jdanov, Discours au 1er congrès des écrivains soviétique, 1936

mar, 17 novembre 2009 » Communisme, Culture, Révolution

Pour faire face à la pression, il faut comprendre le caractère baroque de notre époque

Nous rentrons cette année dans une période nouvelle.

Pourquoi affirmer cela? Qu’est-ce qui caractériserait cette période nouvelle?

C’est simple: le fait que rien ne semble plus correspondre sur le plan des idées et des démarches. Les valeurs de la société française s’effondre, et tout se mélange, dans une sorte de grand et horrible nuage toxique.

L’exemple le plus pertinent est bien entendu Dieudonné, qui se revendique comme opposé au racisme alors qu’il collabore avec l’extrême-droite.

Mais c’est vrai aussi pour Sarkozy se revendiquant de Jaurès, ou bien des anciens activistes de mai 1968 passé dans le camp de la réaction la plus outrancière (comme notamment André Glucksmann).

L’impression dominante est que plus rien ne veut rien dire, il n’y a plus rien de certain en quoi fonder sa réflexion, il n’y a plus personne en qui en avoir confiance.

Et la décadence s’amplifie chaque jour. Dans l’effondrement de la société, l’extrême-gauche s’ouvre largement aux thèses réactionnaires (notamment le complotisme et l’antisémitisme) alors que l’extrême-droite feint d’assumer des valeurs révolutionnaires (notamment un prétendu « anti-impérialisme »).

Ce processus n’est évidemment pas nouveau: il est bien entendu le prolongement de la victoire social-démocrate avec Mitterrand, dans la foulée de mai 1968.

En l’absence d’un travail révolutionnaire conséquent, les illusions social-démocrates ont triomphé, et l’énorme déception a développé la rancœur, l’amertume, le nihilisme.

Les politiques anti-populaires des socialistes, la participation ininterrompu du Parti « communiste » français aux projets sociaux-démocrates, les soutiens critiques mais tenaces des trotskystes à ces projets dans la vaine perspective de « déborder » par la gauche… Tout cela était prévisible si l’on se fondait sur le socialisme scientifique.

Seulement voilà, un tel travail n’a pas été fait. Et nous nous retrouvons en 2009, dans un climat délétère, où tout ce qui est idéologique, après avoir été méprisé durant les années 1980 puis 1990, est désormais oublié.

C’est ainsi que s’explique l’apparition de la CNT, syndicat anarchiste refusant la politique, dans les années 1990, et des prétendus « anarcho-autonomes » durant les années 2000, c’est-à-dire d’individus réfutant formellement toute idéologie.

Et c’est également cela qui explique la tactique fasciste qui s’est développée ces deux-trois dernières années: les fascistes comptent surnager dans la crise, en gommant tout ce qui est politique, pour ne plus avoir qu’une « culture » prétendant répondre à toutes les questions par une démarche « saine. » Les religions ne font d’ailleurs pas différemment.

Dans ce contexte, tout se mélange, même si deux phénomènes se retrouvent immanquablement dans ce chaos.

Le premier, c’est l’anticommunisme. De l’extrême-droite à (la grande majorité de) l’extrême-gauche on a la même haine du communisme.

Marx, Engels, Lénine, Staline et Mao Zedong sont la cible d’une haine implacable. En tant qu’individus, mais cela ne doit pas nous leurrer: c’est la science qui est visée.

La bourgeoisie fait tout pour empêcher que soit affirmé la science portée par la classe ouvrière. Pour la bourgeoisie, tout doit être compris comme « relatif », plus ou moins inexplicable. Toute affirmation tranchée revient pour elle à du « stalinisme » et au « totalitarisme. »

Le second phénomène, c’est la dimension baroque.

Le baroque est une tendance esthétique apparue au 16ème et 17ème siècle en Europe. Le baroque, ce sont les tableaux avec les crânes et les sabliers, les églises remplis de babioles.

Dans ce dernier cas, qu’on pense également aux bibelots ultra kitsch (comme les anges poupons) qu’on retrouve jusque dans les appartements des personnes liées aux cultures de pays catholiques n’ayant pas connu de révolution démocratique (notamment le Portugal, l’Espagne et l’Autriche).

Le baroque, c’est le boursouflé, l’exagération, la surcharge, le côté « too much » et le jeu sur les effets mélodramatiques.

Il n’est pas difficile de voir que cette esthétique baroque est massivement présente, comme expression du doute absolu et permanent ressenti par les individus au sein de la société capitaliste.

La culture « Emo » et sa lointaine apparition « Tokyo Hotel » en sont un bon exemple, et forment une sorte de prolongement apolitique et purement esthétisant du Grunge et de Nirvana.

Toute la littérature, des romans au théâtre, est infestée d’images grotesques, de mises en avant de choses absurdes et grandiloquentes, quand bien même cette littérature serait d’extrême-gauche (comme le prix Nobel de littérature Elfriede Jelinek).

L’architecture est marquée par des projets toujours plus délirants (voire pharaoniques) marqués par l’extravagance, l’imprévu, le côté irrégulier. L’organisation spatiale fait partie de tout le cinéma de la bourgeoisie en crise (qu’on pense aux hotels – casinos de la ville de Las Vegas, première ville hôtelière du monde, alors qu’elle est d’ailleurs construite en plein désert).

Mais plus que les monuments ou les immeubles, ce sont les magasins qu’il faut regarder.

Car tel est le sens de la culture « bobo »: les bourgeois bohèmes sont l’expression du baroque. Le bricolage du look avec l’utilisation d’éléments faisant « pauvres » de la part de « riches » est du baroque. Voilà pourquoi les magasins et les bars des bobos (mais aussi les hotels) relèvent le plus souvent du baroque.

La culture bobo, ce n’est pas simplement une « faute de goût », cela relève du baroque. Et son pendant inverse est ce qu’on appelle l’architecture « rationnelle » c’est-à-dire l’organisation spatiale totalement épurée, à la Ikea.

Soit la bourgeoisie fait du baroque, soit elle n’a plus rien à dire: voilà le sens de tout cela.

Que l’on pense à l’opposé à la gigantesque créativité qu’avaient dans les années 1970-1980 le groupe Queen et David Bowie, qui représentent par excellence la culture baroque à ce moment. Le baroque était alors une critique romantique de la société capitaliste, et il suffit pour s’en convaincre d’écouter et de lire le texte du duo Bowie/Queen intitulé « Under Pressure. »

Et quel est le sens de cette période baroque actuelle?

Rappelons que le baroque est né comme réaction à l’humanisme. L’Église et la féodalité (tendant à l’absolutisme) a organisé une contre-vague pour freiner l’humanisme.

Ce qui n’a pas empêché par la suite l’histoire de suivre son cours. La période suivant le baroque est le classicisme, marqué par l’équilibre stratégique des forces, le Roi devant par exemple en France assumer et saluer les deux formes culturelles contradictoires qu’étaient le comédie bourgeoise (Molière) et la tragédie féodale (Racine).

Puis ce furent les Lumières et le triomphe de la bourgeoisie. On a ainsi le schéma:

Humanisme => Première offensive bourgeoise, du type défense stratégique

Baroque => Contre-offensive totale de la réaction

Classicisme => Équilibre stratégique

Lumières => Offensive stratégique de la bourgeoisie

Et on peut également continuer le schéma pour la période après 1789:

Romantisme =>Idéologie de la restauration (féodale), du type défense stratégique

Réalisme et naturalisme =>Offensive totale de la bourgeoisie

Puis s’ensuit pour la bourgeoisie le basculement dans l’individualisme (le Parnasse avec « l’art pour l’art » et le symbolisme) et le nihilisme (le théâtre de l’absurde avec Beckett et Ionesco, ainsi que le « nouveau roman »).

Tel est le sens du baroque. Il s’agit de l’offensive générale de la bourgeoisie contre la classe ouvrière, contre la possibilité même de la science marxiste léniniste maoïste. La bourgeoisie lance toutes ses forces, et semble invincible.

Mais cela ne durera pas. Demain le communisme et le fascisme s’affronteront, et nous réussirons à mener la révolution socialiste, et par les révolutions culturelles à écraser les tentatives de restauration du capitalisme.

Avec le PCMLM, avec le Parti de la science MLM, l’avenir nous appartient!

mar, 17 novembre 2009 » Culture

C’est la terreur de savoir Ce qu’est ce monde De regarder de bons amis Hurler « Laisse moi sortir »

« La pression est train de pousser vers le bas sur moi / pousant vers le bas sur toi personne n’a demandé cela / Sous pression – qui brûle jusqu’aux fondations un building / Sépare en deux une famille / Met les gens dans les rues » (…)

C’est la terreur de savoir / Ce qu’est ce monde / De regarder de bons amis / Hurler « Laisse moi sortir » / De prier le lendemain – laisse moi remonter / La pression sur les gens – les gens dans les rues (…)

La folie rit, sous la pression nous sommes en train de craquer / Ne pouvons-nous pas nous donner une chance de plus / Pourquoi ne pouvons-nous pas nous donner cette chance de plus

Pourquoi ne pouvons-nous pas donner l’amour donner l’amour donner l’amour / Parce que l’amour est un tel mot passé de mode / Et l’amour t’amène à oser te préoccuper / des gens au bout de la nuit / Et l’amour t’amène à oser à changer la manière / de nous occuper de nous-mêmes

C’est notre dernière danse / C’est notre dernière danse / C’est nous-mêmes / Sous la pression / Sous la pression / Pression »

Queen + David Bowie, Under Pressure

mar, 17 novembre 2009 » Communisme, Révolution

Production, créativité, science !

mar, 17 novembre 2009 » Contre-révolution, Culture

La mafia, une organisation capitaliste transformée en fétiche culturel par la bourgeoisie

Domenico Raccuglia, un des principaux parrains de la Mafia sicilienne, la Cosa Nostra, a été arrêté dimanche soir à Trapani, à l’ouest de l’ile. Dimanche matin, Francis Guazelli, une figure mafieuse en Corse liée au blanchiment d’argent dans les boîtes de nuit et casinos, a été assassiné à bord de son 4×4.

Comme le PCMLM l’a déjà affirmé, les mafias sont des formes illégales d’organisations capitalistes représentant  le pendant de l’Etat bourgeois qui encadre leur présence. D’ailleurs, les mafias n’existeraient tout simplement pas sans la complicité de l’administration, de la police, de la justice, bref du pouvoir bourgeois tout entier qui se charge de construire en interne ses ramifications.

L’Etat tire avantage des actions de la mafia qui terrorise le peuple et répand l’état d’esprit capitaliste basé sur l’individualisme de la réussite à tout prix, le goût des magouilles, les codes et rituels machistes typiques du patriarcat, la loi du plus fort et la brutalité envers les masses.

Des films et des récits ont bâti un mythe autour de la mafia à l’aide de  folklore viriliste « méditerranéen » où les hommes sont taiseux, méfiants, sans pitié, vouent un culte au secret et dont le cynisme consiste à corrompre et utiliser les personnes selon leurs intérêts du moment.

La mafia incarne aussi de manière dialectique au sein du peuple le fétichisme de l’argent, de la réussite qui s’affiche matériellement (flingue, bagnole, villa) et qui implique le « respect » des autorités bourgeoises refusé d’habitude aux prolétaires. Le prolétariat révolutionnaire, lui, n’a pas besoin de reconnaissance individuelle en appliquant à la lettre les leçons de la bourgeoisie, mais bien de révolution pour réaliser son émancipation collective!

Dernièrement, le film « Un prophète » (Grand Prix du festival de Cannes), extrêmement soigné, présente une fascination envers l’ascension individualiste, au sein d’un univers carcéral dominé par l’obsession capitaliste du profit, d’un lumpen prolétaire malin  et calculateur  qui ne voit que son intérêt personnel… .

L’image de rebelle opposée au « système » et à la police est factice : en réalité, les petits malfrats dépendant de rapports mafieux et vivant de divers trafics exercent des activités compatibles avec les intérêts de l’Etat bourgeois. En effet, les trafics illicites, comme la drogue, servent avant tout à  endormir le potentiel révolutionnaire des masses populaires.

L’Etat garde le contrôle de la mafia et intervient lorsque celle-ci devient trop imposante et lui fait de l’ombre, comme ce fut le cas ce dimanche.

Par exemple, l’opération « mains propres » en Italie aux débuts des années 90 n’a aucunement affaibli la mafia sur le long terme mais au contraire l’a revitalisé jusqu’à aujourd’hui avec, entre autres, le cas bien connu de la gestion très lucrative d’enfouissement des déchets, y compris les déchets toxiques, par la Camorra, la mafia napolitaine.

Règlements de compte, guerre des gangs, trafics en tous genres, constructions à la va-vite de bâtiments au mépris de la sécurité du le peuple, gestion de casinos, destruction de l’environnement, voilà les activités bien minables de ces lèche-bottes du capitalisme que sont les mafieux.

Au nombre de ses « coups d’éclats », Domenico Raccuglia avait ainsi commandité l’enlèvement et le meurtre après deux ans de séquestration d’un adolescent de 14 ans, fils d’un ancien mafieux.

La mafia agit contre les intérêts du peuple, la mafia est une organisation capitaliste, contre-révolutionnaire générée par l’Etat bourgeois dont se débarassera définitivement le prolétariat révolutionnaire. Le PCMLM mène le combat culturel contre le fétichisme marchand fabriqué par la bourgeoisie, notamment concernant la mafia!

lun, 16 novembre 2009 » Révolution

Notre identité naît dans l’antagonisme

lun, 16 novembre 2009 » Révolution

Froide, sans illusions, désormais inaccessible pour l’Etat

« Nous constatons simplement: l’opposition fondamentale, comme jamais auparavant, a rompu fondamentalement avec ce système.

Froide, sans illusions, désormais inaccessible pour l’Etat. Il ne s’agit plus de « changer le système » , de  » modèles alternatifs  » à l’intérieur de l’Etat. Tout cela est devenu complètement grotesque. C’en est fini, définitivement fini – et ce n’est qu’après la fin du système qu’une perspective de vie est concevable.

L’impérialisme ne dispose plus d’aucune perspective productive, positive; il n’est plus que destruction. C’est là l’essentiel de l’expérience où s’enracine la nouvelle militance dans tous les domaines de la vie.

Cette expérience est vécue de façon matérielle dans la base économique de la vie, dans l’armement et la préparation de la guerre nucléaire, dans celle des conditions de vie naturelles et sociales, et à l’intérieur de l’individu lui-même, où l’aliénation et l’oppression s’expriment par une déformation massive et la destruction de toute la richesse individuelle de la pensée, de la sensibilité, de la structure de la personnalité.

La plupart en perdent tout espoir.

L’impérialisme dans les centres a perfectionné et systématisé sa domination au point qu’ils ne trouvent plus la force de résister. Taux de suicides en forte augmentation, fuite dans la maladie, l’alcool, les tranquillisants, les drogues, voilà la réaction à la réalité d’une longue histoire d’échecs, d’épreuves et de souffrances, de dépolitisation, alors que la violence extérieure n’est plus perçue comme la cause de tout cela.

Mais de cette dimension de la misère vient aussi la profondeur existentielle des luttes et la haine. Ce n’est plus l’explosion de colère, brève, spontanée.

Celle-ci s’est consumée au cours de ces années. Voilà le terrain sur lequel se développe maintenant le front révolutionnaire dans le centre. »

« Missiles à moyenne portée, bombe à neutrons, surarmement conventionnel, concentration et centralisation du capital, rationalisation, chômage massif planifié, instrumentalisation de l’homme comme simple appendice de la machine -
développement à outrance de la politique énergétique indispensable pour eux à cause de son importance comme moyen de guerre sur le marché mondial.

Destruction des structures sociales selon l’intérêt des flics et du fric -
exploitation dans la course pour les moyens d’existence, formation professionnelle conçue comme une usine -
flics, justice, taule -
etc.

Voilà les points avancés de cette offensive conçue de façon militaire, l’étau de fer enserrant tous les domaines partiels de la société dans les métropoles, qui depuis longtemps ne nous laisse plus de choix de savoir si nous voulons ou non le front dans le centre – la guerre a déjà commencé. »

Fraction Armée Rouge, Guérilla, résistance et front anti-impérialiste













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