dim, 31 janvier 2010 » Antifascisme, Contre-révolution, France

Comprendre les tensions grandissantes

Selon l’antisémitisme, les personnes d’origine juive étant étrangères au « pays réel », il y a lieu de les dénoncer.

C’est un thème classique du nationalisme français. Les personnes juives sont ici considérées comme des fantômes, comme des êtres virtuels, abstraits et il est donc possible dans l’imaginaire antisémite de pratiquer la délation, et ce sans aucune gêne.

Il y a ici une caractéristique culturelle national-bourgeoise française très prononcée.

C’est exactement pourquoi Georges Frêche a pu parler comme il l’a fait de Fabius, mais aussi pourquoi Le Pen a pu rajouter de l’huile sur le feu antisémite avec ses propos sur le petit-fils de Sarkozy.

Lors d’un meeting à Toulon, Le Pen a ainsi expliqué:

« Savez-vous que le prénom du petit-fils de Sarkozy est Solal, ce qui ne relève pas d’une franche assimilation de sa famille à la société française et que Mohammed est le prénom le plus donné aux nouveaux-nés à Marseille? »

Les propos de Le Pen sont extrêmement subtiles: il y a ici et l’antisémitisme et le racisme, soigneusement distingués.

Les personnes juives sont présentées comme étant déjà là mais étant tout de même « étrangères » et les personnes arabes sont montrées comme étant des envahisseurs.

Et là où cela est très subtil, c’est que toute la place possible est laissée à l’ethno-différentialisme, à la division par « ethnies. » L’impérialisme français cherche une voie pour combiner racisme et culte de l’empire.

Tout cela est très intelligent et il convient ici de rappeler une chose: Le Pen ne profite pas que de Georges Frêche.

Il profite également d’une chose dont nous avions parlé au milieu de l’année 2008, dans l’article « Ni Charlie Hebdo ni Siné! »: les propos de Siné au sujet justement du fils de Sarkozy, qui est le père de Solal.

Siné, dans une grande envolée lyrique, expliquait, entre autres choses, à propos de Jean Sarkozy que celui-ci « vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »

A l’époque nous avions critique bien entendu Siné, et avions (bien entendu) été très isolé. Nous avions pourtant raison: tout cela correspondait à une tendance générale; l’antisémitisme est en pleine expansion.

Et plus il est en expansion, moins on en parle: le communiqué du NPA au sujet des mots de Frêche ne contient ni le mot juif, ni le mot antisémitisme. Tout comme le communiqué du P « C » F. Les deux se concluent par contre évidemment par un appel électoral.

Il faut également noter que les propos de Le Pen sont même encore plus subtils, car le prénom de Solal fait référence à un roman d’Albert Cohen, auteur Juif suisse francophone; il s’agit d’une attaque en règle contre l’idée d’un « judaïsme à la française », d’une identité à la fois juive et française.

Telle est la vision de Le Pen, et de la bourgeoisie impérialiste: l’intégration pour faire avancer la France dans une démarche d’empire.

Voilà l’identité politique de la bourgeoisie impérialiste française.

Et Sarkozy, le représentant de la bourgeoisie traditionnelle, industrielle et baignant dans la fascination pour les USA, est le symbole de la fraction bourgeoise concurrente, du conservatisme républicain bon teint.

Comme on le voit, il faut savoir bien décoder les éléments de la bataille institutionnelle. La subtilité: voilà une « qualité » dont profite de plus en plus l’extrême-droite. Celle-ci travaille, de manière acharnée, avec de gros moyens car derrière la bourgeoisie impérialiste appuie de plus en plus ce courant politique.

Avec un seul but: l’offensive anti-Sarkozy, l’offensive contre la bourgeoisie industrielle, contre la bourgeoisie traditionnelle.

Cette concurrence au sein de la bourgeoisie française, notre ennemi, est ce qui fait l’actualité institutionnelle.

C’est également en ce sens qu’il faut comprendre les propos du maire UMP de Franconville (Val d’Oise), Francis Delattre, dans un meeting de l’UMP, en présence de Valérie Pécresse, Patrick Devedjian, Xavier Bertrand, Rama Yade.

«C’est assez surprenant la liste socialiste du département. Elle est conduite par Monsieur Soumaré. Dans un premier temps, j’ai cru que c’était un joueur de l’équipe réserve du PSG. Mais non, il est troisième premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel, ça change tout».

Tout comme le fait qu’à la une du site internet de l’UMP, on a pu également voir une image montrant des jeunes originaires d’Afrique noire avec inscrit en titre: « Délinquance des mineurs: en finir avec l’angélisme. »

Avec la crise générale du capitalisme, la bourgeoisie se crispe en général. Et dans la nouvelle donne, la bourgeoisie traditionnelle est de plus en plus dépassée par l’évolution du capitalisme, marquée par le renforcement toujours plus grand des monopoles ainsi que la prédominance du capital financier.

Cette évolution confirme les enseignements de Lénine sur l’impérialisme, sur le passage inéluctable, de plus en plus marqué, du capitalisme à l’impérialisme. Les fusions-acquisitions que l’on peut constater chaque jour au niveau international le prouvent aisément. Nous sommes à la fin d’un cycle d’accumulation commencé en 1945, une situation nouvelle se profile.

Voilà donc pourquoi la bourgeoisie traditionnelle avait fait appel à Sarkozy, comme homme de main. C’est ce qui explique la nature de Sarkozy, son opportunisme: Sarkozy n’est qu’un homme de main.

Il est un homme qui est là pour servir et pour se servir, cela fait partie du deal.

Et face à cela, la bourgeoisie impérialiste, la fraction la plus agressive, part à l’assaut.

C’est ainsi qu’il faut comprendre la mise en avant de Villepin (chose que nous avions largement expliqué dès le départ), et la multiplication énorme des groupes d’extrême-droite, que seul le PCMLM a pu annoncer, alors que tous les « observateurs » s’imaginaient l’extrême-droite moribonde avec le Front National en déconfiture.

Le plus terrible étant peut-être ici la formidable dénégation de l’extrême-gauche, qui continue de s’imaginer que les fascistes ne seraient « pas si nombreux que cela. »

S’imaginent-ils vraiment qu’internet est un monde virtuel, qui ne refléterait pas la réalité, même si de manière déformée? La lecture du document (ici au format PDF) du MRAP quant à la présence de l’extrême-droite sur le net est édifiante, et très révélatrice de ce qui se passe dans la société française.

Le fait est que la situation se tend de plus en plus, dans une atmosphère sociale hautement pourrie, et ce juste avant des élections marquées tant par la démagogie ultra-conservatrice du gouvernement et de Sarkozy, que par l’intense activité de l’extrême-droite.

dim, 31 janvier 2010 » Antifascisme, Révolution

New Kids on the Black Block

sam, 30 janvier 2010 » Antifascisme, Contre-révolution, Révolution

Savoir faire face à l’antisémitisme

Selon l’antisémitisme, la personne juive a plusieurs caractéristiques: la perfidie, le sens de l’abstraction, un caractère insaisissable, une dimension universelle, une volonté de mobilité.

Ce sont précisément ces aspects que vise Georges Frêche avec sa phrase visant Laurent Fabius : « Si j’étais en Haute-Normandie, je ne sais pas si voterais Fabius. Je m’interrogerais. Ce mec me pose problème. Il a une tronche ! Pas catholique. »

Georges Frêche a d’ailleurs expliqué de manière ridicule que l’expression « pas catholique » n’a rien à voir avec le « sémitisme » (sic).

S’il avait réfléchi, il aurait compris que justement qu’en se justifiant ainsi, il se montrait encore plus antisémite: il est évident que justement, dans l’histoire la personne juive est justement « celui – qui – n’est – pas – catholique. »

D’où le sens de l’expression « pas catholique » c’est-à-dire menteur, faux, fuyant, perfide. Ce sont justement les caractéristiques que l’antisémitisme donne aux personnes juives.

Quel est le sens culturel de cette accusation? Quelle est sa signification?

En fait, l’aspect « perfide » et fuyant trouve sa source dans ce qu’est la monnaie. Pour des raisons historiques (l’antisémitisme médiéval), les personnes juives sont ici assimilées à l’argent et à sa « domination », d’où le fait que l’antisémitisme attribue aux personnes juives les mêmes caractéristiques que l’argent (mobile, insaisissable, abstrait, universel).

L’argent est en effet quelque chose qui s’échange très rapidement, facilement, partout, mais qu’on ne peut pas vraiment saisir, retenir, etc.

L’antisémitisme est donc une sorte « d’appel » à ce qui serait un « pays réel » qui devrait se « soulever » contre la domination des « êtres abstraits. »

(Si l’on regarde le film Avatar, on retrouve la même logique: une communauté nationale assiégée par les forces de l’argent qui sont:

1.abstraites: soldats ultra disciplinés, se ressemblant tous et sans personnalité aucune, allant jusqu’à la schizophrénie de l’avatar;

2.ultra-technologiques justement pour donner l’impression d’une nature mobile, insaisissable, abstraite, universelle; les forces de l’argent étant finalement battus par le « pays réel » se soulevant).

Car il faut bien saisir que l’antisémitisme est une composante essentielle de la dynamique anticapitaliste idéaliste, de type fasciste; le fascisme veut changer la rébellion contre l’exploitation en combat contre « la domination de l’argent. »

Au lieu de comprendre la nature de la marchandise, dont la nature se fonde sur l’exploitation, le fascisme veut lutter contre l’argent, qui serait un élément « étranger » au corps national.

C’est le principe de l’antisémitisme comme socialisme des imbéciles.

Le problème étant qu’à notre époque, il y a nombre important de gens « anticapitalistes », c’est-à-dire d’idéalistes, rejetant toute la science communiste.

Ces gens diffusent les théories de Proudhon, les théories qui défendent le travail en général (y compris les artisans, commerçants, petits capitalistes etc.) face, non pas à la bourgeoisie, mais au patron, à l’argent.

Inévitablement, dans cet idéalisme, l’antisémitisme surgit.

Voilà pourquoi le PCMLM lève le drapeau de la science.

Voilà pourquoi le PCMLM refuse catégoriquement tout compromis avec les idéologies comme celles de Kadhafi, Khomeini, Peron, Chavez, Morales, Castro, Kemal, Tito, Nasser etc.

Il n’y a qu’un seul drapeau: le drapeau rouge, le drapeau communiste; les enseignements de Lénine et Mao Zedong sont clairs: la classe ouvrière doit tout diriger avec son parti.

Voilà pourquoi aussi le PCMLM est attaqué à de nombreuses reprises comme « pro-impérialiste » et « sioniste. »

Le PCMLM a toujours eu une position très claire sur la Palestine et toujours totalement rejeté le sionisme, mais le fait de ne pas « soutenir » les forces islamistes et leur « anticapitalisme » est insupportable pour les fascistes et assimilés (notamment une partie significative du courant trotskyste).

De même, le fait de rejeter principalement l’impérialisme français est vu par les fascistes comme un crime et une soumission à l’impérialisme US.

Ces aléas sont inévitables car le PCMLM s’affirme comme le Parti de la science, comme le centre où s’étudie et s’utilise les travaux de Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao Zedong.

Seul le Parti de la science peut comprendre le monde, élaborer la stratégie révolutionnaire et diriger la révolution socialiste, qui seule pourra vaincre les fondements sociaux de l’antisémitisme.

ven, 29 janvier 2010 » Antifascisme, Révolution

Face au fascisme: vive le front populaire d’action antifasciste!

ven, 29 janvier 2010 » Crise capitaliste, France

Fin du procès clearstream : Villepin relaxé, un appel du pied en faveur de la bourgeoisie impérialiste

La relaxe de Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream est un évènement politique fondamental. Bien entendu, la justice bourgeoise est une vaste escroquerie qui calcule les intérêts de la classe dirigeante et ne se soucie guère de cohérence.

Ainsi, la justice bourgeoise a estimé que la machination pour saborder Sarkozy, le représentant de la bourgeoisie industrielle, existait bel et bien mais que Villepin n’y était pour rien.

Il s’agit d’une étape très importante car la bourgeoisie a clairement voulu se réserver l’option impérialiste, incarnée par Villepin, comme l’avait expliqué le PCMLM.

En effet, la montée en puissance de la bourgeoisie  impérialiste correspond à la progression du fascisme à l’époque de la crise générale  du capitalisme.

Villepin, l’aristocrate de « la grandeur de la France », le symbole du chauvinisme anti-américain, « l’homme providentiel »  dans la lignée de Napoléon et le chef de file de a bourgeoisie impérialiste, a la voie ouverte pour les prochaines années.

Voilà quelque chose que les communistes et les masses doivent bien comprendre.

L’époque qui s’ouvre va voir les antagonismes à l’intérieur de la bourgeoisie,  entre les partisans de la bourgeoisie industrielle à la Sarkozy et les partisans de l’option ouvertement impérialiste à la Villepin, s’aiguiser.

C’est en ce sens qu’il faut comprendre les mots de Sarkozy au Forum Économique Mondial de Davos: « Le métier de banquier n’est pas de spéculer », « le capitalisme purement financier est une dérive qui bafoue les valeurs du capitalisme. »

C’est en ce sens qu’il faut comprendre les propos de Georges Frêche au sujet de Laurent Fabius: « Si j’étais en Haute-Normandie, je ne sais pas si voterais Fabius. Je m’interrogerais. Ce mec me pose problème. Il a une tronche ! Pas catholique. »

C’est en ce sens qu’il faut comprendre les multiples initiatives fascistes à travers toute  la France.

C’est pourquoi il est utile de consulter les documents du PCMLM à ce sujet pour comprendre l’époque qui est la notre, connaitre la bourgeoisie pour mieux la liquider en tant que classe dominante.

Seul le PCMLM a eu une analyse juste concernant les derniers mois et les dernières années, tant surla montée du fascisme, des groupes d’extrême-droite, que sur les tensions de plus en plus fortes au sein de la bourgeoisie.

Adopte un point de vue clairvoyant et réaliste: étudie les documents scientifiques du PCMLM:

Au sujet de la crise financière en cours et de la crise inéluctable du capitalisme

Document de travail : La bataille pour le pouvoir en France entre les bourgeoisies industrielle et financière (1940-2006)

La fin de l’âge d’or impérialiste. La fin des secteurs protégés dans le cadre de l’approfondissement de la crise générale du capitalisme (fonction public, culture, université)

Psychologie de masse du fascisme : des « rebelles » au service d’un « fondamentalisme » pour « régénérer » la société

Apprendre de la politique antifasciste de l’Internationale Communiste !

jeu, 28 janvier 2010 » Contre-révolution, Culture, Ecologie

Avatar: un film entre romantisme et fondamentalisme

A une époque révolutionnaire, deux tendances se dégagent: celle qui veut retourner en arrière, et celle qui veut aller de l’avant.

Le film Avatar est un film romantique: sa problématique relève de la tendance qui veut aller de l’avant, mais son contenu correspond à la tendance qui veut aller en arrière.

Ce film romantique puise d’ailleurs de manière explicite dans le romantisme français, en puisant largement dans la problématique du roman de Chateaubriand, Atala (qui a donné également et surtout le film Pocahontas).

Comme dans le roman Atala, le film Avatar est l’expression idéaliste d’un « retour à la vraie vie », au monde pré-civilisé compris comme un monde d’intuitions authentiques, de batailles à mort, de fusion avec un monde parallèle mystique.

Avatar est de bout en bout l’expression d’une « révolte contre le monde moderne. »

C’est cette dimension romantique – le réalisateur Cameron est expert dans ce sujet, ayant réalisé le film Titanic – qui fait que six semaines après sa sortie, plus de 10 millions de spectateurs sont déjà allés voir Avatar en France.

Le romantisme, c’est la mise en avant de son moi en tant que valeur absolue, c’est le principe de « transcender » sa propre vie.

Tout le film Avatar se fonde sur cette démarche ultra-individualiste: voilà pourquoi le héros du film est en chaise roulante et exprime une joie indescriptible, et surtout qui le dépasse totalement, lorsqu’il peut marcher de nouveau, en tant qu’avatar Na’vis.

Voilà pourquoi il subit une série d’initiations pour devenir un « homme » chez les Na’vis.

Voilà pourquoi il se confie lors de séances d’enregistrement vidéo.

Voilà pourquoi à la fin du film il quitte son corps humain pour que son esprit passe définitivement dans le corps de son avatar.

Avatar est un film romantique de bout en bout; il est totalement centré sur l’aventure individuelle de type mystique, où chaque individu s’imagine un « élu », un être fondamentalement à part.

Voilà pourquoi la nature dans le film Avatar est une nature correspondant exactement à la vision qu’en ont les romantiques historiquement.

Les romantiques conçoivent la nature comme une forêt pleine de lianes, d’enchevêtrements, peuplée d’êtres étranges et dangereux: tel est exactement le monde d’Avatar.

Qu’on pense à ces vers de Victor Hugo, dans La Fin de Satan:

« Sous l’enchevêtrement des forêts inondées

Glissaient des mille-pieds, long de cinq cent coudées,

Et de grands vibrions, des volvoces géants

Se tordaient à travers les glauques océans.

L’être était effrayant. La vie était difforme.

Partout rampait l’impur, l’affreux, l’obscur, l’énorme. »

On retrouve une telle vision chez tous les romantiques français, y compris bien sûr Baudelaire; mais la source de cette « forêt » est en fait emprunté au romantisme allemand, qui a puissamment influencé le romantisme français.

C’est ce que révèle par exemple le poème Aube de Rimbaud, où celui-ci raconte se promener dans une forêt à l’aube, et y rencontrer la déesse au « Wasserfall », terme qui signifie « cascade » en allemand.

La nature d’Avatar est ainsi non pas un écosystème complet, avec une faune et une flore, mais simplement une forêt de type romantique, pleine de dangers, grouillante et où tout est enchevêtré, et seul lieu possible de l’affirmation du tout puissant moi.

Si l’on regarde le film King Kong on s’apercevra que c’est le même type de forêt, et d’ailleurs, la preuve du caractère romantique de cette forêt est la lutte permanente qu’on y découvre.

Pour nous, communistes, notre planète est une biosphère; l’aspect principal est l’harmonie des rapports entre les éléments minéraux, végétaux et animaux. C’est le sens de notre vision écologiste.

Dans Avatar, la nature est un champ de bataille entre individus, absolument tout y est rapport de force.

Même quand l’individu s’affirme, par exemple en tuant en tant que chasseur, il est menacé par un autre chasseur (par exemple lors de la scène où il se vante en tant que chasseur sur un grand oiseau, pour être attaqué tout de suite après par un oiseau encore plus grand; ou bien la scène de départ où il repousse des sortes de dinosaures menaçant, pour être attaqué immédiatement après par un dinosaure encore plus grand, etc.).

L’individu est toujours menacé, tout dans son être précaire: cette vision de la réalité des romantiques est au coeur du film Avatar.

D’où l’affrontement entre les Na’vis et les humains, qui est un symbole non pas écologiste, mais purement et simplement individuel.

L’armée voulant détruire l’arbre où habitent les Na’vis ne vise pas tant les Na’vis, que l’individu devenu avatar et sa vie nouvelle, et donc bien entendu, de manière romantique, son idylle amoureuse avec une Na’vis qu’il a rencontré conformément au « destin. »

Voilà donc pourquoi absolument jamais on ne voit la nature, qui consiste donc uniquement soit en des animaux menaçants ou dominés, soit simplement en des arbres, symbole romantique par excellence!

Avatar ne présente pas une biosphère en tant qu’écosystème; Avatar présente « Eywa » comme force divine correspondant uniquement aux arbres, dans un environnement chaotique (monstres en tout genre, montagnes flottantes, forêt tropicale luxuriante, chutes vertigineuses… soit un décor romantique).

Voilà pourquoi à la fin du film, ce sont ces éléments « terrifiants » qui se révoltent et triomphent de la toute puissance de l’armée: c’est la révolte des « forces telluriques » contre le monde moderne, c’est le combat de la part des forces mystiques « cachées » contre le monde « matérialiste. »

De fait, dans le film Avatar, l’individu devenu avatar a lui aussi réussi sa révolte contre le monde moderne: il a changé d’identité, il a transcendé sa vie.

Ce qu’on a ici c’est un programme idéaliste, de type fasciste.

Avatar est un film fasciste, qui relève de la révolte contre le monde moderne. Il est une sorte de fondamentalisme de Ben Laden, dans une version hollywoodienne. Avatar suit un même type de fondamentalisme, de « nostalgie » pour un passé idéalisé.

Quelle en est sa signification?

La position marxiste – léniniste – maoïste est la suivante: la compréhension de la biosphère est une question essentielle de notre époque.

Cette notion de biosphère ne peut être comprise que par l’avant-garde, elle nécessite une haute compréhension de la dialectique de la nature et du matérialisme.

Cependant, elle est une compréhension vers laquelle tendent les larges masses, car c’est la tendance historique de notre époque: la résolution de la contradiction entre les villes et les campagnes, entre le travail manuel et le travail intellectuel.

Voilà pourquoi le cinéma bourgeois, qui voit cette question posée au sein des masses populaires, peut produire un film comme Avatar.

Il faut bien comprendre que ce que les masses posent comme question pour le futur, la bourgeoisie tente de le dévier en le présentant comme un passé idéalisé.

Ce passé idéalisé, c’est ce que le film Avatar met en avant.

Comprenons bien ce point; la bourgeoisie ne pense pas, elle est une classe décadente, elle ne peut pas envisager le communisme. Elle sait par contre que le communisme lui est opposé.

La bourgeoisie voit la question de la biosphère qui grandit: elle n’en comprend pas les tenants et aboutissants, mais elle sent le danger.

D’où sa vision du monde des « primitifs » d’Avatar, qui se fonde sur une contradiction essentielle, et qui est typique du romantisme.

D’un côté, les Na’vis sont censés être proches de la nature, et donc être des chasseurs cueilleurs, des gens vivant à l’époque du communisme primitif.

De l’autre côté, les Na’vis sont rompus à la guerre, à l’affrontement. Tout est rapport de force. Les Na’vis domestiquent des animaux et même se les approprient. Par exemple, ils ont recours à un rite initiatique où l’aspirant à la communauté doit prouver sa capacité à soumettre un autre animal volant, nommé « ikran », qui lui appartiendra ensuite durant le reste de sa vie et qu’il pourra chevaucher à sa guise.

Dans le premier cas il s’agit d’une société matriarcale, dans le second cas le patriarcat l’emporte. Le monde des Na’vis est donc incohérent.

Il est incohérent, mais cela ne relève pas de l’imagination: cela correspond à une vision du monde. La bourgeoisie ne pouvait mettre en avant qu’un monde telle qu’elle le conçoit: en guerre, avec une prédominance du patriarcat, hiérarchisé.

Et sa vision ne peut qu’être décadente, c’est-à-dire mystique.

Le romantisme du film s’insère ici, pour tenter de résoudre en apparence les contradictions improductives du film.

Le romantisme met en avant les intuitions, le mysticisme, le moi résolument individuel.

Avatar met exactement en avant ce contenu, tout comme au 19ème siècle les romantiques croyaient un monde où tout est relié – qu’on pense aux « correspondances » de Baudelaire.

Qu’on pense à Atala, où le romantisme est mis en avant par l’intermédiaire des Améridiens accueillant le christianisme – Amérindiens qui sont justement le modèle des peuplades Na’vis!

Le héros principal du film Avatar amène justement le christianisme, sous la forme du messianisme correspondant à la prophétie, de manière patriarcale donc.

De la même manière que dans le christianisme la chute du jardin d’Eden amène une vie de souffrance, le message du Christ et le Jugement dernier, la défaite des Na’vis est parallèle au message prophétique de l’avatar et finalement l’intervention divine.

D’où la dimension patriarcale présente durant tout le film. La société Na’vi révèle des signes évidents de patriarcat. Le chef du clan est masculin, tout comme le chef des guerriers, à qui est d’ailleurs promis Neytiri, la principale protagoniste Na’vi, ce qui en fait un « concurrent » de l’avatar.

Là aussi on a un modèle dramatique ultra classique et patriarcal où les femmes sont une propriété privée, objet de compétition masculine. D’ailleurs lors d’un autre moment important du film, Neytiri explique à l’avatar, à présent accepté au sein du clan, qu’il est temps pour lui de se « choisir une femme ».

L’histoire d’amour – de type romantique – présente un aspect ouvertement patriarcal en adoptant le schéma classique du héros masculin aventureux et conquérant, attaché au départ à la culture impérialiste et « étrangère », qui devient ensuite la référence « virile » au sein d’une autre civilisation dans laquelle il se fond totalement, au point d’en devenir le leader et de s’unir avec la femme la plus importante du clan (Neytiri, en tant que fille de la chamane est une sorte de « princesse »).

Voilà le sens d’Avatar: un romantisme, une apologie de l’individualisme, le rêve d’un monde passé idéalisé; la bourgeoisie ne peut pas proposer autre chose qu’un retour en arrière: le terroir, la production artisanale, le « bio », etc.. Au lieu d’aller de l’avant, la bourgeoisie veut faire tourner à l’envers la roue de l’histoire.

Avatar, c’est un fondamentalisme qui, dans un monde réel des gigantesques usines fermes à animaux, propose comme « alternative » une série d’aventures individuelles primitives où l’on tue des animaux soi-même et en priant pour eux.

Une fausse alternative idéaliste et réactionnaire: Avatar est un film réactionnaire, dont les idées et les fondements sont contre-révolutionnaires.

mer, 27 janvier 2010 » France, International, Révolution

PCMLM: vive la science MLM, vive le Parti MLM!

mer, 27 janvier 2010 » International

Liste d’actions menées par la guérilla sous la direction du PCP

Voici une liste d’actions menées par l’Armée Populaire de Libération au Pérou dont ont parlé les médias bourgeois. Le Parti Communiste Pérou ne fournit en effet pas de communiqués à chaque action. Cette liste vient du site Futur Rouge, et la version en espagnol, remontant jusqu’à juillet 2009, est disponible sur le site Sol Rojo, du Mouvement Populaire Pérou (organisme généré par le PCP pour le travail à l’étranger).

Rappelons que Contre-Informations fournit tous les principaux documents du PCP (que l’on retrouve dans la page des Classiques, à la section dédiée aux textes de Gonzalo).

Mille fois les médias et la contre-révolution ont annoncé la fin du « sentier lumineux », et les opportunistes célèbrent de leur côté les révisionnistes népalais voire carrément des gens comme Chavez. Mais le marxisme – léninisme – maoïsme, principalement maoïsme, est une idéologie menant à la victoire, au-delà des détours: la guerre populaire vaincra inexorablement!

Octobre

3 octobre

Un détachement de l’APL (Armée Populaire de Libération) intercepté un véhicule de la Municipalité du District de Vilcabamba à quelques kilomètres du de la ville de Villa Virgen, situé dans la province de La Convención (Cusco), les combattants ont conduit le véhicule à la localité d’Yuguiato, où ils ont expliqué aux fonctionnaires municipaux la politique du PCP.

6 octobre

Dans la province de Huanta, Ayacucho, l’APL, dans une action d’agitation et de propagande armée a distribué et des tracts dans les rues de Huanta pour faire la propagande des actions de la guerre populaire et de la politique du PCP.

6 octobre

Des unités de l’APL ont attaquées à une base militaire située sur la Colline San Judas, district de Pichari, dans la zone de la Vallée de los Ríos Apurímac y Ene (VRAE), il y aurait eu des morts. A cours d’une autre action les combattants ont pris des installations de la radio Kametza, de Huanta (Ayacucho), pour y diffuser le contenu d’un tract du PCP.

9 octobre

Dans le hameau de Mariela, à 3 kilomètres de Aguaytia, chemin sur le district de San Alejandro dans la région d’Ucayali, un détachement de l’APL à réalisé une action d’agitation et de propagande armée avec banderoles.

9 octobre

L’une des bases antisubversives située à Puerto Coca dans la Valle del Río Apurímac y Ene (VRAE), a été attaqué par l’APL. Un soldat réactionnaire a été blessé par des tirs.

10 octobre

Dans le district de AyahuancoValle del Río Apurímac y Ene, province de Huanta, Ayacucho, les combattants de l’APL ont tiré sur deux hélicoptères de la de la FAP et de l’Armée alors qu’ils se préparaient à fournir de la nourriture et des équipements militaires à la Base Contre-Terroriste de de Cerro Judas, dans la VRAE

11 octobre

Encore une fois, une base de l’armée réactionnaire a été attaquée par l’APL dans le district du Vizcatán dans le département d’Ayacucho. Dans la fusillade et le chaos du combat un sergent de la réaction à posé le pied sur une mine antipersonnelle posée par ses mêmes forces réactionnaires. Il est décédé suite à ses blessures. Il faut souligner que cette institution utilise des armes de guerre et des méthodes qui violent le traité international d’Ottawa signé par le vieil Etat en 1999.

18 Octobre

Une unité de l’APL a réalisé des actions d’agitation et de propagande armée chez le peuple Nuevo Progreso (rive droite du río Aguaytía, province de Padre Abad, Ucayali).).
Dans d’autres secteurs, comme Mariela et le hameau Vista Alegre de Chía juridiction de la province de Padre Abad (Ucayali) d’autres unités de l’APL ont réalisées des peintures, elles ont placé des drapeaux rouges avec la faucille et le marteau en plus de distribuer des tracts du PCP.

23 octobre

Quelques maisons se sont réveillées avec des peintures signées par le PCP et des slogans pour la guerre populaire dans les quartiers de San Antonio et de Paliáni, à l’est de la ville de Huancayo, les inscriptions, faites avec de l’émail rouge sur un total de neuf logements à San Antonio les combattants ont peint trois maisons situées sur l’avenue Mártires del Periodismo. Elles sont signalés par les numéros 1530, 1870 et 1944

23 octobre

Un peloton de l’APL, a saboté avec de la dynamite, une construction qui est conçue pour la nouvelle base contre le terrorisme (BCT) de la localité de « Unión Mantaro », de la juridiction de Canaire en Huanta-Ayacucho. Les combattants ont laissé des tracts, sur le lieu, qui appellent les soldats réactionnaire à déserter.

27 octobre

De nouveau la base antisubversive d’Union Mantaro – situé dans la ville de Canayre, district Llochegua dans la province de Huanta (Ayacucho) – a été attaquée par l’APL. Trois soldats des forces réactionnaires ont été touchés par des balles.

27 octobre

Sur un bon tronçon de la route Tingo María-Monzón l’APL a mobilisé les masses de plusieurs villages situés le long de la route entre Puente Rondos jusqu’à Monzón, pour réaliser des peintures. Les murs de divers bâtiments publics et des habitations privées ont été utilisés pour la peinture, tandis que les ponts et les arbres avoisinants ont été choisis pour y mettre des drapeaux rouges avec le marteau et la faucille.

28 octobre

Dans la communauté native de Lagunes Confrontez, du district d’Echarate (La Convención, Cusco), un peloton de l’APL à organisé des réunions publiques, expliquant la politique du PCP et pour mobiliser les masses à combattre dans la guerre populaire.

Novembre

2 novembre

À Lima, dans la même capitale du vieil État, des combattants de l’APL ont placé un drapeau rouge avec la faucille et le marteau sur le Puente Nuevo, à la limite des quartiers d’El Augustino et San Juan de Lurigancho.. L’action a eu une grande répercussion dans la ville.

6 novembre

Un soldat réactionnaire est mort et quatre sergents réactionnaires blessés suite à une attaque de quatre heures que l’APL a dirigée contre la base « antiterroriste temporelle » située sur la Cerro Tinkuya, près de Río Seco-Pichis, en le district de Ayahuanco, Huanta, dans la vallée Valle de los ríos Apurímac y Ene (VRAE).. La troupe réactionnaire mentionnés appartient à la Compagnie Spéciale de Commandos Nº 31 (CEC Nç 31), les « Rambos » de la réaction..

7 novembre

Dans la juridiction du district José Crespo y Castillo (Departament de Huanuco), des combattants de l’APL ont anéantit trois informateurs, deux d’entre eux dans le hameau de Rio Frio à peu de kilomètres d’Aucayacu, la capitale du district, le troisième élément contre-révolutionnaire à reçu sont juste châtiment à la hauteur du kilomètre 19 de la route Fernando Belaúnde, un village situé à proximité de la ville de Pucayacu.

19 novembre

Des unités de l’APL ont attaquées la base contresubversive de l’armée réactionnaire de Corazón Pata situé dans le district de Llochegua dans la province de Huanta Ayacucho, dans la vallée des fleuves Apurímac y Ene, VRAE.La base de Corazón Pata se trouve en haut d’un sommet et est une des plus vieilles dans la VRAE, installée de façon permanente dans les années 90.

23 novembre

Dans la communauté Junín Libertad, dans la province de Huanta du département d’Ayacucho, un peloton de l’APL a mené des actions d’agitation et de propagande armée. C’est au cours du marché dominical que les combattants ont organisé un rassemblement avec des gens pour expliquer la politique du PCP.

24 novembre

Une compagnie de l’APL a mobilisé dans le district d’Andamarca, province de Concepcion, Joints à la masse d’un hameau de ce district et ils auraient passé la nuit au centre scolaire de la localité..

28 novembre

Dans le département de San Martin dans le Alto Huallaga l’APL a distribué des tracts sur la route Fernando Belaúnde, en pavoisant avec les symboles du Parti.

Décembre

3 décembre

Un détachement de l’APL a anéantit un informateur à la hauteur du río San Martha, dans la ville de La Morada, district de Cholón, province de Marañón (Huánuco).

5 décembre

Dans le district de Choropampa, province de Chota, région de Cajamarca région, des détachements de l’APL ont menés d’agitation et de propagande armée et réalisés des peintures qui ont été faites sur les établissements d’enseignement 350 et 10497, au niveau respectivement préscolaire et primaire,

6 décembre

Encore une fois, un détachement de l’APL a anéantit un élément contre-révolutionnaire à la hauteur del río San Martha, dans la ville de La Morada, district de Cholón, province de Marañón (Huanuco).

12 décembre

Un détachement de l’APL a placé un drapeau du PCP dans le bloc sept du quartier Leoncio Prado en la ville de Huánuco (Huánuco).

14 décembre

Dans la ville de Marcavalle district de Pucara, province de Huancayo, región Junín, près du monument au morts de la bataille de Pucará et à côté, sous un lampadaire, flambait le drapeau rouge avec la faucille et du marteau. Après avoir mené à bien l’action d’agitation et de propagande des combattants armés du PCP ont aussi laissé des tracts sur les lieux.

23 décembre

Dans un village de Huancas dans le district d’Andarapa, dans Andahuaylas (département d’Apurímac),l’APL a donné un meeting avec les habitants sur la place principale. Un minibus utilisé par les forces réactionnaires a été saboté et avant de se retirer les combattants ont pavoisés dans tout le village, peignant des slogans révolutionnaires sur les murs et distribué des tracts du PCP pour l’anniversaire du Président Mao.

25 décembre

Dans un hameau de la vallée de la Monzón un détachement de l’APL a anéantit un mouchard.

29 décembre

Dans plusieurs districts de Alto Huallaga, y compris même dans la ville même de Tingo Maria, des unités de l’APL ont dressés des drapeaux rouges avec marteau et faucille. Ces actions font partie de la plus vaste campagne d’agitation et de propagande du Parti communiste du Pérou à l’occasion de l’anniversaire de la naissance du Président Mao Tsé-tung

mar, 26 janvier 2010 » Communisme, International, Révolution

Victoire à la guerre populaire!

mar, 26 janvier 2010 » Révolution

Seule l’organisation permet de rectifier ses erreurs

« Le libéralisme se manifeste sous diverses formes.

On sait très bien que quelqu’un est dans son tort, mais comme c’est une vieille connaissance, un compatriote, un camarade d’école, un ami intime, une personne aimée, un ancien collègue ou subordonné, on n’engage pas avec lui une discussion sur les principes et on laisse aller les choses par souci de maintenir la bonne entente et l’amitié.

Ou bien, on ne fait qu’effleurer la question au lieu de la trancher, afin de rester en bons termes avec l’intéressé.

Il en résulte qu’on fait du tort à la collectivité comme à celui-ci.

C’est une première forme de libéralisme.

On se livre, en privé, à des critiques dont on n’assume pas la responsabilité au lieu de s’employer à faire des suggestions à l’organisation. On ne dit rien aux gens en face, on fait des cancans derrière leur dos; on se tait à la réunion, on parle à tort et à travers après.

On se moque du principe de la vie collective, on n’en fait qu’à sa tête.

C’est une deuxième forme de libéralisme.

On se désintéresse complètement de tout ce qui ne vous concerne pas; même si l’on sait très bien ce qui ne va pas, on en parle le moins possible; en homme sage, on se met à l’abri et on a pour seul souci de n’être pas pris soi-même en défaut.

C’en est la troisième forme.

On n’obéit pas aux ordres, on place ses opinions personnelles au-dessus de tout. On n’attend que des égards de l’organisation et on ne veut pas de sa discipline.

C’en est la quatrième forme.

Au lieu de réfuter, de combattre les opinions erronées dans l’intérêt de l’union, du progrès et du bon accomplissement du travail, on lance des attaques personnelles, on cherche querelle, on exhale son ressentiment, on essaie de se venger.

C’en est la cinquième forme.

On entend des opinions erronées sans élever d’objection, on laisse même passer des propos contre-révolutionnaires sans les signaler: on les prend avec calme, comme si de rien n’était.

C’en est la sixième forme.

On se trouve avec les masses, mais on ne fait pas de propagande, pas d’agitation, on ne prend pas la parole, on ne s’informe pas, on ne questionne pas, on n’a pas à cœur le sort du peuple, on reste dans l’indifférence, oubliant qu’on est un communiste et non un simple particulier.

C’en est la septième forme.

On voit quelqu’un commettre des actes nuisibles aux intérêts des masses, mais on n’en est pas indigné, on ne l’en détourne pas, on ne l’en empêche pas, on n’entreprend pas de l’éclairer sur ce qu’il fait et on le laisse continuer.

C’en est la huitième forme.

On ne travaille pas sérieusement mais pour la forme, sans plan ni orientation; cahin-caha: «Bonze, je sonne les cloches au jour le jour».

C’en est la neuvième forme.

On croit avoir rendu des services à la révolution et on se donne des airs de vétéran; on est incapable de faire de grandes, choses, mais on dédaigne les tâches mineures; on se relâche dans le travail et dans l’étude.

C’en est la dixième forme.

On a commis des erreurs, on s’en rend compte, mais on n’a pas envie de les corriger, faisant preuve ainsi de libéralisme envers soi-même.

C’en est la onzième forme. »

Mao Zedong, Contre le libéralisme

lun, 25 janvier 2010 » France, Révolution, Social-démocratie

Blanqui, Guesde, Sorel: la tradition « révolutionnaire » française du coup de force et du rejet de la théorie

Il existe en France une certaine tradition, une tradition « volontariste » de la révolution: c’est la conception de la « rébellion » à la française, où l’on s’imagine que le peuple, du jour au lendemain, met en quelque sorte le bonnet phrygien et va prendre la Bastille.

Cette tradition est terriblement ancrée et a été une grande source dans les défaites du mouvement communiste en France.

Dans notre pays en effet, le matérialisme bourgeois étant largement implanté grâce à la force et la profondeur de la révolution bourgeoise de 1789, l’étude des travaux de Marx et d’Engels a souvent été faussé par une vision fausse, mécanique, bref: bourgeoise.

Le marxisme a, dans cette optique bourgeoise, été considéré comme une sociologie, présentant de manière économiste les couches sociales. Le léninisme a été lui vu comme un pragmatisme consistant en des méthodes pour prendre le pouvoir.

Cette tradition est très profonde dans la classe ouvrière. Le point de départ de cette déviation est Jules Guesde, qui a le premier diffusé le marxisme en France, mais de manière particulièrement tronquée.

Engels dit ainsi dans sa Lettre à E. Bernstein du 2 novembre 1882 que « Ce que l’on appelle « marxisme » en France est certes un article tout spécial, au point que Marx a dit à Lafargue : « Ce qu’il y a de certain, c’est que moi je ne suis pas marxiste  ». »

Il est vrai Jules Guesde était un grand publiciste, oeuvrant à la propagande socialiste, notamment face aux illusions anarchistes. Mais son collectivisme était propagandiste; il n’a jamais assimilé le marxisme.

Il était trop influencé par le jacobinisme, par la révolution de 1789, par le blanquisme, c’est-à-dire le culte du « coup de force », du « grand soir. » Jules Guesde n’a jamais compris que le marxisme était une vision du monde, fondée sur la dialectique.

Pour lui, le marxisme était la théorie de la lutte de classes, pas une science. La dialectique était totalement incomprise, pire: jamais considérée.

Tout était vu simplement comme un conflit de classe, une question économique, et le socialisme était considéré comme l’humanisme le plus abouti: dans « Le problème et la solution » de 1892, il explique ainsi que l’homme doit se faire Dieu.

Le révolutionnarisme guesdiste était simplement un économisme, d’où la mise en avant du terme « collectivisme » au lieu de celui de « communisme. »

Cela ne représente toutefois qu’un aspect de la pensée de Guesde, un aspect qui pouvait être dépassé relativement aisément.

L’aspect principal, qui devait avoir des conséquences terriblement néfastes sur la classe ouvrière, est que Jules Guesde a en fait de manière malheureusement brillante anticipé le léninisme: c’est là la source d’un énorme problème pour le communisme français.

Car cette anticipation s’est faite de manière profondément erronée. Il existe en fait un tradition qui commence par Blanqui, qui passe par Jules Guesde, et qui se conclut par Georges Sorel.

Louis Auguste Blanqui (1801-1881), qui a passé 37 années de sa vie en prison, a été un grand révolutionnaire, mais sa conception était celle du « coup de force. »

Engels dit à son sujet:

« Blanqui est essentiellement un révolutionnaire politique ; il n’est socialiste que de sentiment, par sympathie pour les souffrances du peuple, mais il n’a pas de théorie socialiste ni de projets pratiques de transformation sociale. Dans son activité politique il fut avant tout un « homme d’action » qui croyait qu’une petite minorité bien organisée pourrait, en essayant au bon moment d’effectuer un coup de main révolutionnaire, entraîner à sa suite, par quelques premiers succès la masse du peuple et réaliser ainsi une révolution victorieuse. (…)

De l’idée blanquiste que toute révolution est l’œuvre d’une petite minorité dérive automatiquement la nécessité d’une dictature après le succès de l’insurrection, d’une dictature que n’exerce naturellement pas toute la classe révolutionnaire, le prolétariat, mais le petit nombre de ceux qui ont effectué le coup de main et qui, à leur tour, sont soumis d’avance à la dictature d’une ou de plusieurs personnes. L’on voit que Blanqui est un révolutionnaire de la génération précédente. » (Programme des émigrés blanquistes de la Commune)

Jules Guesde se situe dans cette tradition. On a pu voir une opposition de par le caractère démocratique de Jules Guesde, qui rejetait la conception conspiratrice de Blanqui.

Et on a pu penser que Guesde était un révolutionnaire de qualité de par sa mise en avant du parti et de sa primauté sur les syndicats, alors largement influencés par l’anarchisme.

Mais en réalité, Guesde avait la même conception que les anarcho-syndicalistes, et également que Blanqui: c’est la théorie du Grand Soir.

Il est vrai que cette attente du « bon moment » Blanqui la réservait à une élite. Mais malgré leur caractère démocratique, Guesde et les anarcho-syndicalistes avaient la même conception du « bon moment. »

Ce révolutionnarisme s’émoussa logiquement pour se transformer chez Guesde en électoralisme, en soutien à la guerre impérialiste de 1914-1918, et finalement au choix des socialistes contre les communistes au congrès de Tours en 1920.

L’anarcho-syndicalisme et son attente du « grand soir » s’effondrera pareillement en 1914, dans l’Union sacrée, le soutien à la guerre impérialiste.

Mais la tradition blanquiste, du coup de force, du « grand soir », s’est elle relativement maintenue en France. C’était inévitable, car cette conception est typiquement national-bourgeoise; c’est un fétiche de la révolution bourgeoise de 1789.

Le plus grand théoricien de cette tradition est Georges Sorel, auteur en 1907 des « Réflexions sur la violence »; cependant, il faut accorder également une grande place au rôle de Bergson, qui a par ailleurs été expliqué dans l’article Bergson, le vitalisme et l’intuition: une conception « française. »

Sorel a continué ce qui a été commencé par Blanqui, et continué par Guesde: la tentative d’ajouter au marxisme, considéré comme mécanique et économiste, donc juste mais limité, une conception du « coup de force. »

Cette conception ne pouvait que se fonder sur l’idéologie bourgeoise de l’intuition, à l’opposé total de la conception marxiste – léniniste – maoïste de la science.

D’où en France la grande tradition « révolutionnaire » économiste et anti-théorique, totalement volontariste et bien entendu inévitablement happée par la social-démocratie.

C’est cela qui explique tant l’opportunisme historique du Parti Communiste que la force du trotskysme.

La France est le seul pays au monde où le communisme a été fort, mais où les connaissances théoriques ont été terriblement extrêmes; il est également le seul pays où le trotskysme a réussi à véritablement s’enraciner, et ce de manière durable, avec une dimension sociale importante.

Cela explique aussi la permanence du courant « marxiste-léniniste », totalement ossifié et improductif, dans l’attente du « grand soir » de l’insurrection, et se reconnaissant à juste titre dans l’Albanie d’Enver Hoxha, désert sur le plan théorique et pragmatique-machiavélique sur le plan pratique.

En France, le marxisme est vu comme un économisme, auquel il faut ajouter quelque chose: l’intuition, la politique à la française: en réalité, l’opportunisme, le pragmatisme.

Le PCMLM brise cette tradition et affirme la science marxiste – léniniste – maoïste.

dim, 24 janvier 2010 » Antifascisme, France

A Lyon, les fachos protègent Eric Besson et son débat sur l’identité nationale

On trouvera des photos et une courte vidéo concernant l’attaque fasciste ici (également page de source du communiqué qui suit).

Vendredi 22 janvier, le rassemblement contre le débat sur l’identité nationale a été attaqué par une trentaine de fachos. Alors que l’impressionnant dispositif policier laissait faire, les antifascistes ont mis les fachos en déroute.

La préfecture avait bloqué et interdit aux piétons les abords immédiat de la préfecture pour permettre la tenue du pseudo-débat sur l’identité nationale. Sur invitation (faut être membre de l’UMP ?) et derrière un impressionnant dispositif policier [1], Besson, Gérault [2] et leur clique ont donc brassé leur discours nationaliste aux relents passéistes pour légitimer leur politique xénophobe de chasse au sans-papiers.

Pendant ce temps, suite à l’appel de plusieurs organisations politiques (voir l’appel) environ 500 personnes s’étaient rassemblées pour protester contre l’hypocrisie de ce débat et la xénophobie des mesures gouvernementales.

Un petit groupe de fachos avait été vu dès le début du rassemblement, derrière les CRS à proximité du Cours Lafayette. Peu avant 18h ils se sont dirigés vers le rassemblement en remontant l’avenue de Saxe du côté opposé à la manifestation en brandissant un drapeau bleu blanc rouge. Quelques-uns étaient restés de l’autre côté de l’avenue et ont tenté d’attaquer des manifestants qui se sont défendus.

Ils ont ensuite traversé la rue pour attaquer le rassemblement, brandissant chaînes ou ceinturons à la main. Quelques antifascistes ont retenu la première attaque pendant qu’un policier lâchait sur les manifestants (et non pas sur les fachos) un jet de gaz lacrymogène.
Après quelques minutes d’insultes ils ont retraversé l’avenue pour attaquer à nouveau les manifestants qui, plus nombreux pour faire face, ont réagi en repoussant les fachos jusque dans une rue de l’autre côté de l’avenue où ces derniers, après quelques derniers coups, ont pris la fuite sans plus de cérémonie, abandonnant leur drapeau sur place.

Pendant ce temps des CRS se sont massés le long de l’avenue mais avaient laissé les fachos attaquer le rassemblement sans réagir, puis les ont laissé partir sans être inquiétés, avant de former un cordon autour des antifascistes.

Un manifestant a eu la jambe cassée dans l’attaque et a dû être emporté par les pompiers. Deux autres ont à déplorer des blessures légères.

Les manifestants ont plus tard quitté la préfecture en cortège en scandant « français, immigrés, même patrons, même combat », et le nouveau slogan de la soirée « JI au lit la leçon est finie ! », avant d’aller se disperser place Gabriel Péri à la Guillotière.

Ce soir a été un double échec pour les fachos, ceux du gouvernement d’abord, qui ont, par l’organisation de ce débat et la connivence avec les militants d’extrême-droite, montré une fois de plus l’hypocrisie de leur politique ; ceux venus attaquer le rassemblement d’autre part qui n’ont pas fait le poids face à la réactivité antifasciste des manifestants.

Pas de fachos dans les quartiers,
Pas de quartiers pour les fachos !

[1] 14 cars de CRS, 10 de gardes mobiles, toutes les rues autour de la préfecture bloqués par des barrières et des CRS, plus la BAC et la DCRI

[2] tristement célèbre préfet du rhône, expert en chasse aux sans-papiers

dim, 24 janvier 2010 » International

Nous sommes ici pour rendre hommage à notre militant de toujours…

L’enterrement en Corse de l’avocat Vincent Stagnara, mort défenestré, a été l’occasion d’un hommage par le FLNC. Des personnes armées ont lu un texte dont voici le contenu, ont utilisé leurs armes pour une salve d’honneur, avant un moment de recueillement.

On notera également que le forum des peuples en lutte a désormais un blog, très mis à jour.

« Nous sommes ici pour rendre hommage à notre militant de toujours, Vincenziu Stagnara. A son épouse, à son fils, et à tous les siens, nous présentons nos condoléances. Au peuple corse, nous rappelons son exemple : celui d’un patriote ayant consacré sa vie à la défense de sa terre et au respect de son peuple.

Son courage, son intelligence et son humanisme continueront d’éclairer nos luttes et de nous guider sur le chemin de l’indépendance nationale.

Avvedeci O Vincenziu. Si per sempre à fiancu à noi. »

dim, 24 janvier 2010 » Crise capitaliste, France

Mohamed Abourar expulsé : le capitalisme à visage humain n’existe pas!

Le quotidien « Libération » relate l’expulsion vers le Maroc de Mohamed Abourar, après six ans passés en France et âgé de 18 ans, à travers le témoignage d’une prof de son lycée à Colombes (Hauts-de-Seine).

La dernière phrase, « la France ce n’est pas cela », révèle la permanence des illusions entretenues sur le capitalisme, l’impérialisme.

Si, la France c’est justement cela. Et plus exactement, l’impérialisme français ne peut pas être autre chose que cela.

Le capitalisme et l’impérialisme signifient précisément le fait de broyer les individus sous les lois cruelles de la bourgeoisie. La bourgeoisie applique ses lois selon ses propres impératifs économiques.

Le capitalisme à visage humain n’existe pas et tant que le capitalisme existera, des cas comme celui de Mohamed Abourar continueront de se produire.

Il est donc important de ne pas se leurrer sur la France en tant que « patrie des droits de l’homme », ce qui correspond à l’idéologie républicaine et chauvine alliée de la bourgeoisie.

Non, la France est un pays impérialiste, de jour en jour plus agressif à mesure que la crise capitaliste s’amplifie.

Le communisme abolira les frontières et créera la communauté universelle des humains libres! Le peuple détient la solution : la révolution!

sam, 23 janvier 2010 » Communisme, Ecologie

Le communisme, le communisme primitif et les animaux

Pour nous communistes, l’être humain est un animal. Il n’a pas été créé par les dieux, mais est une production. Une production de la nature, tout d’abord. Puis une production de sa propre activité, de son travail.

Il reste cependant un être naturel; il est un animal, un animal qui dispose d’une seule particularité: la vue d’ensemble de l’univers et de sa loi universelle.

Friedrich Engels définit de cette manière cet aspect essentiel :

« Compréhension et raison.

Cette différence hégélienne, où n’est raisonnable que la pensée dialectique, a un sens précis.

Nous avons en commun avec l’animal toute activité de compréhension: induire, déduire, et donc également pratiquer l’abstraction (la notion d’espèce de Dido [le chien compagnon d'Engels] : personnes à quatre pieds et à deux pieds), analyser des objets inconnus (rien que casser une noix est le début d’une analyse), synthétiser (les morceaux de ruse des animaux) et, comme union des deux, expérimenter (en cas d’obstacles nouveaux et dans des situations inconnues).

Selon l’espèce, ces manières de procéder – c’est-à-dire tous les moyens de la recherche scientifique, que la logique ordinaire reconnaît – sont totalement pareils chez l’être humain et les animaux plus développés.

Elles ne sont différentes que par le degré (de développement de chaque méthode pris à part).

Les traits fondamentaux de la méthode sont pareils et amènent aux même résultats chez l’être humain et l’animal, tant que les deux travaillent ou s’en sortent avec ces méthodes élémentaires.

La pensée dialectique à l’opposé, justement parce qu’elle a elle-même comme condition l’examen de la nature des notions, n’est possible qu’avec l’être humain, et cela encore uniquement à partir d’un haut degré de développement comparativement (les Bouddhistes et les Grecs) et n’arrive à son développement le plus complet que bien plus tard par la philosophie moderne – et malgré cela on a les résultats colossaux chez les Grecs, qui anticipent de beaucoup l’examen! »

Ainsi, l’être humain n’est pas d’une nature différente des autres animaux. Toutefois, il est doué d’une conscience particulière: celle de la loi universelle qu’est la loi de la contradiction. En fait, dans l’univers, tout obéit aux lois de la dialectique, et l’être humain est l’animal qui en a conscience.

Cette conscience lui a été permise par son activité dans le monde, activité le modelant lui-même de manière précise, façonnant son identité et ses particularités (et donc également ses responsabilités).

L’être humain a modifié la nature, s’est construit dans cette activité car celle-ci a permis l’élévation des forces productives, et donc la naissance de la culture.

La conscience de l’être humain se fonde dans la culture, et la culture s’appuie sur l’activité de l’être humain, qui est un être naturel.

C’est ce que Marx explique quand il dit que l’être humain est un être naturel, c’est ce qu’il veut dire dans cette phrase d’une grande transcendance: « L’histoire est la véritable histoire naturelle de l’homme. »

L’être humain est un être naturel, et sa naissance s’appelle l’histoire. Mais cette histoire proprement humaine se termine avec la fin de la lutte des classes, avec le communisme.

Cela signifie que dans le communisme, l’être humain n’est plus seul avec lui-même. Dans le communisme, l’être humain ne conçoit plus la culture comme étant en conflit ouvert, en guerre totale avec la nature.

L’opposition abstraite entre nature et culture prend fin.

Marx exprime cela dans les Manuscrits de 1844, qui ont été publiés pour la première fois en U.R.S.S. à l’époque de Staline. Marx y explique ce double caractère de l’être humain, à la fois naturel et culturel:

« Mais l’être humain n’est pas seulement un être naturel, il est aussi un être naturel humain; c’est-à-dire un être existant pour soi, donc un être générique, qui doit se confirmer et se manifester en tant que tel dans son être et dans son savoir.

Donc, ni les objets humains ne sont objets naturels tels qu’ils s’offrent immédiatement, ni le sens humain tel qu’il est immédiatement, objectivement, n’est la sensibilité humaine, l’objectivité humaine. Ni la nature – au sens objectif – ni la nature au sens subjectif n’existent immédiatement d’une manière adéquate à l’être humain.

Et de même que tout ce qui est naturel doit naître, de même l’être humain a aussi son acte de naissance, l’histoire, mais elle est pour lui une histoire connue et par suite, en tant qu’acte de naissance, elle est un acte de naissance qui se supprime consciemment lui-même. L’histoire est la véritable histoire naturelle de l’être humain. »

Par conséquent, il est nécessaire de considérer que l’être humain aura dans le communisme un rapport à la nature qui sera de même type que dans le communisme primitif.

Il n’est pas possible de penser que l’être humain, qui est né avec le communisme primitif, aura dans le communisme le même rapport avec la nature que celui qu’il a vécu lors de l’esclavagisme, le féodalisme, le capitalisme (et même en partie le socialisme).

En effet, à la sortie du communisme primitif, les êtres humains, en particulier les hommes, ont domestiqué certains animaux; en procédant ainsi, les êtres humains se sont domestiqués eux/elles-mêmes.

Ce processus a été organisé par les hommes, qui ont alors au fur et à mesure renversé l’ordre matriarcal: c’est la fin du communisme primitif, c’est la fin de l’être humain ne vivant pas de manière conflictuelle avec la nature, c’est le patriarcat, c’est l’esclavagisme, le féodalisme, le capitalisme.

Ce communisme primitif n’est pas à regretter, car il se fonde non pas sur la richesse sociale comme le communisme futur, mais sur la pénurie. Marx l’avait bien souligné:

« Ce type primitif de la production collective ou coopérative, fut, bien entendu, le résultat de la faiblesse de l’individu isolé, et non de la socialisation des moyens de production. » (Brouillon d’une lettre à Véra Zassoulitch)

Et il faut voir que l’être humain n’existait pas alors sous la forme telle qu’on le connaît aujourd’hui: il n’avait pas vraiment de personnalité, l’individu en tant que tel n’existait pas.

La sortie du communisme primitif a amené le début des classes sociales, de la lutte des classes, mais a permis le développement des forces productives.

Cela, c’est l’histoire humaine; l’histoire de la lutte des classes, c’est l’histoire de l’apparition de l’être humain grâce au travail:

« La condition fondamentale première de toute vie humaine, et il l’est à un point tel que, dans un certain sens, il nous faut dire: le travail a créé l’être humain lui-même. » (Engels : Le rôle du travail dans la transformation du singe en être humain)

La domestication a été une réalité historique, une réalité non naturelle causée par la situation naturelle de l’être humain sur la planète.

Ce processus était donc inévitable historiquement, et par cette utilisation de la vie animale, par l’utilisation des forces de la nature, par le travail, l’être humain a développé ses sociétés et sa culture grâce à l’élévation des forces productives.

Mais cette utilisation est liée à l’histoire, c’est-à-dire à la période où il existe des classes sociales. Dans le communisme par contre, caractérisé par une société sans classes ni État, toute domination et tout esprit de domination auront disparu.

Il n’y aurait alors plus de domination des animaux, ni même de la nature: l’être humain aura trouvé sa place en tant que tel, en tant qu’animal « assez particulier » sur notre planète.

L’être humain ne se considérera plus comme au-dessus de la nature, au-dessus des animaux, au-dessus de la planète, mais comme composante d’un tout qui est la vie sur la planète.

L’être humain comprendra qu’il est un enfant du soleil; « la matière vivante n’est pas une création accidentelle. L’énergie solaire se répercute en elle comme en toutes ses concentrations terrestres. » (Vernadsky, La biosphère)

Fort de cette compréhension naît une nouvelle éthique, se fondant sur la compréhension générale de tous les phénomènes, du mouvement incessant de la matière dans sa marche vers le communisme.

Cette éthique ne se produit pas d’elle-même: elle est le fruit de la compréhension toujours plus grande par les masses de la loi de la contradiction comme loi fondamentale de la transformation de la matière éternelle, et de la résolution des deux contradictions à résoudre dans le socialisme.

Ces deux contradictions sont à dépasser parce qu’elles ont été causées par l’histoire, en tant que formes seulement « culturelles » et dans une identité anti-naturelle, en tant que formes s’opposant à la dimension naturelle de l’être humain.

Pour arriver au communisme, il faut que le socialisme permette le dépassement de la contradiction entre les villes et les campagnes, et de la contradiction entre le travail manuel et le travail intellectuel.

Ces deux contradictions étaient nécessaires pour le développement des forces productives, mais elles ont fait leur temps.

L’importance du statut animal de l’être humain est ici d’une grande signification.

Les villes sont l’expression la plus aboutie de l’habitat coupé de tout ce qui est naturel; les campagnes elles-mêmes ont été façonnées par les villes.

La séparation entre travail manuel et travail intellectuel est anti-dialectique; elle s’oppose à l’identité même de l’être humain, qui est à la fois naturel et culturel.

La domestication des animaux, l’esclavagisme, le féodalisme, le capitalisme (et même le socialisme): tous ces stades sont nécessaires historiquement, mais leur caractère est transitoire; le socialisme signifie le dépassement de l’idéologie dominante et des fondements de ces stades de développement des forces productives.

Le communisme consiste en la fin de toute exploitation et de toute oppression, et de tout esprit d’exploitation et d’oppression: la richesse sociale et le haut niveau des forces productives permet à l’être humain de s’insérer de manière adéquate dans la nature.

« Dans une phase supérieure de la société communiste quand auront disparu l’asservissante subordination des individus à la division du travail et, avec elle, l’opposition entre le travail intellectuel et le travail manuel; quand le travail ne sera pas seulement un moyen de vivre, mais deviendra lui-même le premier besoin vital; quand, avec le développement multiple des individus, les forces productives se seront accrues elles aussi, et que toutes les sources de la richesse collective jailliront avec abondance, alors seulement… la société pourra écrire sur ses drapeaux : « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ». » (Marx et Engels, Critique des programmes de Gotha et d’Erfurt)

ven, 22 janvier 2010 » Communisme, Révolution

Identité, style, idéologie, organisation, production!

ven, 22 janvier 2010 » France, Révolution

Woippy : résistance populaire face au message malsain de la bourgeoisie

Dans la nuit de mardi à mercredi, une voiture de la police municipale a poursuivi Nabil Boufia (19 ans), Joshua Koch (20 ans) et Malek Saouchi (19 ans) qui circulaient à vitesse élevée, sans casque, à trois sur un scooter volé qui a emprunté un sens interdit, « dans un secteur non couvert par une vidéo-surveillance ».

Le scooter a eu un accident dans un virage sans que la voiture de police  ne l’ait percuté, provoquant la mort de Malek Saouchi, Joshua Koch et Nabil Boufia étant dans un état critique.

Voilà la version officielle de la police, version d’autant plus officielle qu’il n’y en a qu’une et qu’on est obligé de la croire sur parole.

Pourtant, les policiers municipaux sont bien connus pour leur comportement de milices qui se prennent pour des justiciers intouchables et adoptent le comportement arrogant qui va avec.

D’ailleurs, on sent bien, dans la version officielle de l’accident, la volonté de rajouter des éléments à charge pour arriver à la conclusion suggérée : « ils l’avaient bien mérité ».

Toutefois, les flics ne savaient pas que le scooter était volé au moment où ils ont décidé de se lancer à sa poursuite. De même, le fait que la zone de l’accident ne soit pas sous vidéo surveillance est clairement rajouté juste pour la forme, afin que le « dossier » ait l’air plus « lourd ».

Il reste qu’un jeune homme est mort et que la bourgeoisie essaye clairement de faire passer son message de haine : « c’était bien fait pour lui ».

Voilà l’expression de l’idéologie dominante du capitalisme, une idéologie malsaine qui se nourrit de mort et en tire satisfaction, une idéologie insupportable pour les masses qui la subissent de plein fouet au quotidien.

« On serait venu les chercher, on pouvait s’arranger » a dit le père de l’un des trois jeunes. Mais avec les flics, les flics municipaux, tout comme avec les contrôleurs, il n’est jamais possible de discuter, ils ont le dernier mot, parce qu’ils représentent l’Etat bourgeois qui écrase le peuple et a toujours raison.

« Il y en a marre de ces cow-boys qui poursuivent nos jeunes », disait une mère à Woippy. Il y en a marre de tout ce qui existe pour soutenir l’existence de ces milices de cow-boy, c’est-à-dire l‘ordre capitaliste qui crée les conditions de la misère, de l’ennui, du désoeuvrement à l’origine des accidents et, comble de l’ignominie, essaie de justifier son existence mortifère!

Le peuple ne veut plus du marasme capitaliste qui l’amène à la l’autodestruction. Le peuple veut affronter ses oppresseurs, veut la révolution pour rompre définitivement les liens d’asservissement qui l’attache au capitalisme!

jeu, 21 janvier 2010 » Culture, France, Féminisme

Le queer, une idéologie fétichiste nihiliste et anti-féministe

Sur le site de nos amis de Futur Rouge, on retrouve l’article 6 points sur l’homosexualité, pour les droits démocratiques des gays et des lesbiennes! Et cet article est l’occasion d’un commentaire, que voici:

« Alors ça, ça sort vraiment de nulle part!!! Oui, l’hétérosexualité et l’homosexualité sont des phénomènes récents ET occidentaux. Voir le livre (pour les francophones) de Louis-georges Tin (L’invention de la culture hétérosexuelle) qui montre bien le processus de création de ces catégories. Par ailleurs, beaucoup de cultures non-occidentales sont aujourd’hui étrangeres à ces catégories hétéro-homos. C’est un point de vue très ethnocentrique que développe ce texte… De plus, il essentialise le désir, ce qui est très surprenant de la part de mlm, non? Le désir est construit socialement (on nait pas femme, on ne nait pas non plus pédé, gouine ou hétéro): naturaliser le désir homosexuel pour défendre les homosexuels, c’est une impasse. Quant à la théorie queer, elle est très bizarrement résumée. Elle est davantage programmatique que descriptive, et est en ce sens un apport essentiel aux luttes des femmes, et des LGBTI. »

Les amis de Futur Rouge pensent que cette critique est d’une certaine valeur, et voici donc le point de vue correspondant à la vision des choses du PCMLM à ce sujet, pour y voir plus clair.

Pour nous, ce commentaire contient en fait tous les éléments du nihilisme queer et est également on ne peut plus français dans sa manière « d’imaginer » le marxisme.

En effet, la personne voit l’homosexualité tout comme le font encore aujourd’hui encore les « marxistes-léninistes », mais de manière inversée. Les « marxistes-léninistes » voient en l’homosexualité une construction sociale du capitalisme décadent, ils la rejettent violemment.

La personne qui fait le commentaire a la même vision: l’homosexualité est une construction sociale pour elle aussi. Mais elle rejette cette catégorisation, par rejet de toute catégorisation.

C’est le principe du queer, qui est un nihilisme pour le coup absolument typique du capitalisme pourrissant.

Car la théorie du queer est dans la droite ligne de la théorie du philosophe français Michel Foucault: la société n’a pas de centre, il existe seulement des structures et dans ces structures, des hiérarchies.

Cette théorie apparaît alors comme « ultra-révolutionnaire »: en apparence, il faut soutenir la lutte de la minorité opprimée par la majorité, celle de la minorité noire face à la majorité blanche, celle des gays et des lesbiennes face aux hétérosexuelLEs…

Tout cela semble très démocratique, révolutionnaire, et ces principes sont nés dans l’effervescence révolutionnaire des années 1960-1970.

Sauf qu’en pratique, cette théorie bute sur la situation des femmes, qui ne sont pas une minorité. Là était le problème central.

Ce que cette théorie aurait du faire, c’est se remettre en cause, et accepter le point de vue matérialiste comme quoi il y a des hommes et des femmes, et comme quoi cette division existe de manière naturelle.

Comme l’a dit Engels: « La première division du travail est celle entre l’homme et la femme pour la procréation. » (Origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat)

Partant de là, il aurait été possible de comprendre l’évolution historique: communisme primitif (matriarcat), esclavagisme, féodalité, capitalisme, puis socialisme et communisme.

Et donc d’oeuvrer à la libération des femmes, par le communisme dont le féminisme est une composante essentielle.

Mais le queer n’a pas choisi cette voie matérialiste. La théorie du queer a « résolu » le problème en affirmant que l’homme et la femme sont des constructions sociales, que l’identité des hommes et des femmes est une simple norme sociale.

Voilà le sens de la phrase dans le commentaire: « on [ne] nait pas femme, on ne nait pas non plus pédé, gouine ou hétéro. »

Nous pensons que si, justement. Le queer rejette notre point de vue: pour la théorie du queer notre point de vue est « essentialiste » (nous, nous disons: matérialiste).

Pour le queer il faut être « constructionniste » et s’attacher à comprendre les « constructions sociales. » La théorie du queer, c’est de dire que le principe d’oppression s’appuie sur une hiérarchie, elle-même exigeant une identité précise, faisant qu’il y ait une minorité et une majorité.

Pour faire sauter l’oppression, il faut alors faire sauter l’identité, qui abolit l’existence de dominantEs et de dominéEs.

Cette conception est anti-matérialiste et anti-dialectique. C’est une théorie anarchiste qui nie le patriarcat et les hiérarchies au lieu de vouloir les renverser et les abolir.

Le queer se propose de « déconstruire » les valeurs, par la reconnaissance de la valeur de la déviance existant dans cette société, alors que le communisme veut renverser les valeurs et abolir le patriarcat et tous ses sous-produits.

Le queer, ce n’est ni plus ni moins la théorie petite-bourgeoise visant à nier les classes sociales et à remplacer la classe ouvrière par une autre « figure révolutionnaire » qui serait « rebelle. »

On retrouve ici d’ailleurs la fascination sordide pour les expériences de « transgression » dans la veine de Georges Bataille (et Michel Leiris, et on notera bien entendu que les « invisibles » et les anarchistes insurrectionalistes ont un point de vue très proche).

De fait, le queer est en effet ouvert au sado-masochisme (qu’il faut bien entendu en réalité rejeter comme fétichisme de la domination), il est également ouvert le plus souvent à la prostitution, carrément mise alors en avant comme… une libération par la transgression!

Une telle position est une conclusion logique d’ailleurs de la négation des femmes, au profit d’une lecture individuelle du monde.

Le queer est le summum de l’individualisme, de l’absence de responsabilités, d’engagement collectif; c’est le culte de la posture esthétique et de l’égocentrisme.

Cet ultra-individualisme forme un danger mortel pour le féminisme car niant l’existence des femmes, mais c’est également un danger pour toute la cause révolutionnaire, car il est totalement nihiliste: plus rien n’existe pour l’individu à part lui-même, dans un gigantesque élan égocentrique.

Le queer est une fausse révolte faisant de fétiches les errements les plus significatifs existant au sein d’une société capitaliste en train d’imploser.

Le PCMLM met lui en avant les valeurs progressistes, pour renverser la réaction et aller au communisme, selon les principes dialectiques.

mer, 20 janvier 2010 » Féminisme

Le SIDA on l’a, le SIDA on le combat !

mer, 20 janvier 2010 » France, Féminisme, Révolution

6 points sur l’homosexualité, pour les droits démocratiques des gays et des lesbiennes!

1. L’homosexualité est une réalité au même titre que l’hétérosexualité. Il ne s’agit pas d’un phénomène nouveau, ni récent. Il y a des personnes hétérosexuelles, comme il y a des personnes homosexuelles.

L’homosexualité n’est pas une idéologie, ni un style de vie, mais une réalité individuelle. Cette réalité individuelle n’est ni bonne ni mauvaise.

2. La réalité individuelle homosexuelle a été durement combattue dans les sociétés patriarcales, ainsi que dans les sociétés féodales et capitalistes. Même dans la Grèce antique, l’homosexualité était rejetée et tolérée uniquement en tant qu’expression de domination physique (et « spirituelle » symboliquement) de l’adulte sur le jeune homme s’intégrant dans la société par cette « cooptation. »

L’homosexualité en tant que réalité individuelle a donc existé comme pratique clandestine, illégale. La société bourgeoise a empêché les pratiques homosexuelles de pleinement s’intégrer socialement. Elle n’a toléré que certaines pratiques homosexuelles lorsque celles-ci étaient inconnues du reste de la société et pratiquées par des membres des classes dominantes.

3. Il n’y a pas lieu de confondre l’homosexualité en général ni avec les pratiques homosexuelles populaires clandestines, ni avec celles des membres des classes dominantes.

Dans le premier cas on fait un fétiche d’une situation où « nécessité fait loi » : c’est l’idéologie des backrooms, des baisodromes, de l’ultra-individualisme, etc. Cette idéologie nuit à la libération sociale des personnes homosexuelles.

Mais elle attire également à l’homosexualité, en tant qu’idéologie et en tant que pratique purement sexuelle, des personnes hétérosexuelles individualistes, fuyant l’engagement relationnel.

Cette attirance peut exister soit de manière purement individuelle, soit de manière collective de type fasciste (du type « männerbund » comme dans le fascisme allemand, ou bien les « amitiés viriles »).

C’est une question très importante pour les personnes homosexuelles et la lutte pour la reconnaissance de leur identité.

4. Dans le second on assimile l’homosexualité à une pratique décadente de membres des classes dominantes. On transforme l’homosexualité en « perversion » , en pratique décadente uniquement existante dans la bourgeoise voire la très haute bourgeoisie.

Ce point de vue est mécanique et anti-dialectique. Il n’y a aucune raison de penser que la vie ne permettrait qu’une forme hétérosexuelle et n’aurait pas amené justement, de manière dialectique (« un devient deux ») l’existence d’un pourcentage de personnes homosexuelles dans la société.

5. Ce point de vue mécanique a longuement prévalu dans la grande majorité du Mouvement Communiste International. Il doit être rejeté et combattu. Les droits démocratiques des gays et des lesbiennes doivent être reconnus et ont une grande importance dans le cadre de la lutte féministe contre le patriarcat.

La lutte des gays et des lesbiennes rentre ainsi dans le cadre de la révolution socialiste; il ne s’agit pas d’une question qui peut se poser hors de ce cadre, ni d’une question pouvant être oubliée ou négligée.

6. Il y a donc lieu de refuser catégoriquement l’idéologie « queer » niant l’existence des hommes et des femmes, des personnes hétérosexuelles et des personnes homosexuelles. L’idéologie « queer » est une idéologie ultra-libérale s’opposant tant au féminisme qu’à la libération sociale des gays et des lesbiennes.

Il y a lieu de contribuer de manière prolongée et soutenue à la lutte contre les préjugés visant les gays et les lesbiennes existant au sein des masses populaires.

mer, 20 janvier 2010 » Crise capitaliste, France

Visite de Villepin à Bondy : la bourgeoisie impérialiste à l’offensive

Dominique de Villepin s’est rendu hier à Bondy (Seine-Saint-Denis) pour une importante opération de communication relayée par les médias bourgeois.

Cette visite confirme la justesse de l’analyse du PCMLM concernant la lutte entre la bourgeoisie financière, impérialiste incarnée par Villepin, et la bourgeoisie industrielle représentée par Sarkozy, que nous avions réaffirmé au moment de l’affaire Clearstream.

Comme nous l’avions dit, Villepin continue de surfer sur son opposition à la guerre en Irak, ce que le Figaro rappelle au détour d’une phrase.

Il s’agit là d’une manière populiste et chauvine de s’opposer frontalement à Sarkozy, partisan de l’alliance avec l’impérialisme US. La démagogie opportuniste de Villepin apparaît aussi dans le choix de Bondy,  ville populaire de banlieue parisienne, pour essayer de prospérer sur l’anti-américanisme.

Ces contradictions internes à la bourgeoisie sont essentielles à la progression du fascisme, expression de la bourgeoisie impérialiste à l’époque de la crise générale du capitalisme.

Etudie les documents du PCMLM pour être à la hauteur de l’époque révolutionnaire qui s’ouvre! Classe contre classe, pour l’écrasement complet de la bourgeoisie, de toute la bourgeoisie!

mar, 19 janvier 2010 » France, Féminisme

Oser voir, oser entendre, oser parler

mar, 19 janvier 2010 » France, Féminisme

« Daniel Bensaïd est mort du sida »

Lorsque nous avons publié l’article sur la mort de Daniel Bensaïd, nous avons parlé du fait que sa maladie n’ait pas été mentionnée ni dans les médias, ni par le NPA.

Et que cela était très révélateur d’une mentalité social-démocrate:

« Social-démocrate, Bensaïd l’aura d’ailleurs été jusque dans sa mort, puisque tant les médias que le NPA explique qu’il est mort « d’une longue maladie. » Un euphémisme typiquement bourgeois pour jeter un « voile pudique » sur une maladie qu’on « ne doit pas » citer par tabou bourgeois… »

Nous avions pensé mettre le logo d’Act Up avec le slogan « silence = mort » car c’était le plus clair, le plus parlant par rapport à cela.

Seulement cela serait revenu à dire les choses à la place de ceux et celles qui doivent le dire. Et quand nous disons cela nous pensons au NPA, parce que quand on se prétend « révolutionnaire » on est censé assumer la vérité.

Car nous ne voulions pas que cela soit à nous de dire que Daniel Bensaïd est mort du SIDA. Bensaïd était un très haut cadre trotskyste depuis 40 ans, il n’avait rien à voir idéologiquement avec nous ni de près, ni de loin, ce ne sont pas nos responsabilités de parler de sa vie privée sous une forme politique.

De plus, Act Up! n’avait pas pris position par rapport à cela, et nous n’avions alors aucune idée de si une position serait prise.

Les choses ont désormais changé. Act Up! Paris a mis sur son site un article intitulé « Daniel Bensaïd est mort du sida. » Et quand on clique sur le titre de l’article, on arrive alors sur la simple phrase suivante: « Silence = Mort »

Voilà quelque chose de vraiment très bien. C’est un pavé dans la mare de l’hypocrisie. Dans toute l’extrême-gauche, on salue Bensaïd mais personne ne parle du SIDA!

Tout comme on ne parle jamais du fait qu’il était juif, le site Hapoel rappelant pourtant la vieille blague à l’intérieur de la LCR des années 1970: « Pourquoi ne parle-t-on pas yiddish au bureau politique de la Ligue ? Parce que Bensaïd est séfarade ! »

C’est une excellente occasion de rappeler que « Silence = mort. » Silence = mort pour les minorités passées à la trappe.

Il n’est pas parlé du SIDA, même à l’extrême-gauche, car cette maladie est « mal vue. » Et le SIDA est « mal vu » car rattaché à l’homosexualité, dans un pays où l’homophobie prédomine; les gays et les lesbiennes sont vaguement saluéEs une fois par an, puis oubliées au quotidien.

Voilà ce que montre cet « oubli » de mentionner le SIDA: le NPA a honte, l’extrême-gauche a honte, honte des gays, honte des lesbiennes.

Voilà pourquoi l’extrême-gauche ne parle pratiquement jamais des gays et des lesbiennes. Tout comme elle ne parle jamais des personnes juives, arabes, noires, roms.

On aimerait bien voir Besancenot se lancer dans un grand élan anti-homophobe par exemple, tout comme un grand élan d’appel à la lutte contre le SIDA, pour renverser les valeurs de l’idéologie dominante.

Mais cela ne se fera pas: l’ombre de l’idéologie national-bourgeoise plane. Les gays et les lesbiennes ne sont toléréEs par la société française que dans leurs ghettos, ou bien dans le cas où leur existence est divertissante, et surtout dans le silence. Jusque le silence de la mort.

Silence = mort !

mar, 19 janvier 2010 » France, Féminisme

Silence = mort !

mar, 19 janvier 2010 » Ecologie, Guerre impérialiste, International

Ce que signifie le battage médiatique de la bourgeoisie sur le séisme à Haïti

Depuis le séisme en Haïti, des images poignantes de victimes et de villes détruites nous parviennent. Ces images expriment une telle tristesse que les médias bourgeois s’en servent en continu pour faire vibrer « la corde sensible » et anesthésier ainsi la réflexion.

Car, à la vue de ce flot d’images, il est difficile de se départir d’une impression de battage médiatique creux. L’impression de tourner en rond est bien réelle car, en vérité, la bourgeoisie n’a absolument rien à dire sur le drame d’Haïti à part une description plate des évènements.

En fait, la bourgeoisie est tout simplement incapable de comprendre le monde car son approche n’est pas matérialiste, est totalement étrangère à la dialectique de la nature, ignore complètement la biosphère.

Dans un avenir communiste, les humains à l’aide de la science MLM, seront capables de comprendre que la Terre est un organisme vivant et ainsi de prévoir ses inévitables phénomènes naturels, comme les ouragans ou les tremblements de terre, pour éviter les drames du type d’Haïti actuellement.

De même, la bourgeoisie évite bien entendu soigneusement d’analyser l’oppression impérialiste qui asservit les peuples de la zone des tempêtes, dont celui d’Haïti.

L’impérialisme, et principalement l’impérialisme américain, a notamment soutenu la dictature fasciste, évidemment violemment anti-communiste, des Duvalier père et fils. Ce dernier avait d’ailleurs été « refilé » à l’impérialisme français (Jean-Claude Duvalier s’est exilé en France où il vit toujours) pour éviter à l’impérialisme US de se griller sur place.

Le drame vécu par Haïti en ce moment est l’occasion pour l’impérialisme US d’effectuer un déploiement militaire massif pour affirmer sa position dans le cadre des contradictions inter-impérialistes.

Il est donc clair que la compassion factice affichée par les médias bourgeois et la publicité organisée autour de la générosité hypocrite de l’impérialisme français ne servent qu’à masquer l’incompréhension des phénomènes naturels et l’exploitation impérialiste qui se renforce dans ces circonstances tragiques.

En effet, les impérialistes ne nourissent aucun scrupule lorqu’il s’agit d’affermir leur contrôle sur un pays de la zone des tempêtes.

Ainsi, les Haïtiens ont vite compris qu’ils n’étaient pas les bénéficiaires prioritaires des opérations de secours menées par les pays impérialistes.

Dans un premier temps, les masses haïtiennes n’ont pu compter que sur leurs bras pour dégager les habitants ensevelies sous les décombres pendant que les secours commandés par les puissances impérialistes s’affairaient autour des hôtels de luxe  et des quartiers généraux de la mission de l’ONU.

Le battage médiatique de la bourgeoisie cherche en réalité à neutraliser de manière apolitique la juste compassion populaire qui s’exprime envers la population d’Haïti.

Cette compassion ne peut accéder pleinement à la conscience politique qu’avec la compréhension du monde, de la biosphère et une analyse correcte de l’impérialisme et des contradictions inter-impérialistes à notre époque.

Le PCMLM montre qu’il est à la hauteur de ces aspirations populaires en  proposant une très grande quantité d’analyses indispensables à cette époque révolutionnaire qui est la nôtre.

Les masses expriment le besoin de communisme car elles veulent tout comprendre et seule la science marxiste-léniniste-maoïste le leur permet!

lun, 18 janvier 2010 » Communisme, France, International, Révolution

Le chemin du « marxisme – léninisme pensée Mao Zedong » au marxisme – léninisme – maoïsme

Dans les années 1970, les partisans de Mao Zedong n’avaient pas comme drapeau le maoïsme, mais le marxisme-léninisme pensée Mao Zedong.

C’est une chose importante à savoir, à connaître, si l’on veut éviter un retour en arrière, si l’on veut éviter que le maoïsme ne soit « révisé » et transformé en marxisme-léninisme pensée Mao Zedong.

En fait, au moment de la grande polémique entre le PC d’Union Soviétique et le PC de Chine, les organisations qui ont suivi la ligne « chinoise » ont assumé le marxisme-léninisme pensée Mao Zedong.

Cette idéologie était devenue l’idéologie officielle en Chine populaire, mais dans ce pays elle ne représentait alors (théoriquement tout au moins) que l’application du marxisme-léninisme aux conditions concrètes de la Chine.

Dans les pays autres que la Chine, le marxisme-léninisme pensée Mao Zedong était par contre considéré comme le marxisme-léninisme dans sa forme correcte, non révisée.

Ce qui amena une scission rapide, entre ceux et celles pour qui Mao Zedong ne faisait que défendre des principes déjà élaborés, et ceux et celles pour qui Mao Zedong était un nouveau classique, au même titre que Marx, Engels, Lénine et Staline.

Les premiers abandonnèrent vite la référence à Mao Zedong, ne firent plus que référence au « marxisme-léninisme » et se tournèrent vers l’Albanie d’Enver Hoxha.

Les seconds généralisèrent les thèses de Mao Zedong, les considérant comme universelles. Ce fut le début de nombreuses guerres populaires de par le monde. Dans certains cas, le terme de maoïsme fut même employé en lieu et place de marxisme-léninisme pensée Mao Zedong.

Parmi les organisations marxistes-léninistes se revendiquant de Mao Zedong, on trouve alors notamment:

- le PC marxiste-léniniste de Turquie – TKP/ML;

- le PC marxiste-léniniste d’Inde – CPI (ML);

- le Centre Communiste Maoïste – MCC en Inde;

- l’Union de la Jeunesse Communiste marxiste-léniniste puis la Gauche Prolétarienne en France;

- le Parti Prolétarien du Bengale de l’Est;

- les Brigades Rouges – br en Italie;

- la Fraction Armée Rouge – RAF en Allemagne;

- le Parti Communiste des Philippines;

- la Weather Underground Orgganization et le Black Panthers Party aux USA;

- l’Organisation de la Jeunesse Progressiste d’Afghanistan.

Après cette vague des années 1960-1970, où ces organisations firent face à des combats très difficiles bien entendus, les années 1980 marquèrent la naissance du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste (MRI).

Le MRI est né en mars 1984, à partir d’une déclaration commune, avec principalement en son sein le PC révolutionnaire des USA, le PC révolutionnaire du Chili, le TKP/ML ainsi que le PC du Pérou.

C’est cette dernière organisation qui va alors impulser l’identité du MRI, et en 1993 c’est l’ensemble des organisations membre du MRI qui adoptent dans une déclaration, le marxisme-léninisme-maoïsme comme idéologie.

Il n’y a alors plus d’organisations se revendiquant du marxisme-léninisme Mao Zedong. Ce qui ne signifie pas que certaines organisations rechignent devant ce saut.

C’est notamment le cas de trois organisations restés à l’écart du MRI: le PC des Philippines, le PC d’Inde ML – Guerre Populaire, ainsi que le TKP/ML (l’autre fraction, le TKP (ML), étant lui proche puis dans le MRI).

Dans les années 1990 il existait ainsi la revue « Un monde à gagner » publiée par le Comité du MRI en plusieurs langues dont parfois le français, et la revue « Vanguard » (Avant-Garde) publiée uniquement en anglais et qui elle n’aura que quelques numéros.

Ces années furent donc celles de dures batailles idéologiques entre la fraction considérant que le maoïsme était un saut qualitatif, et celle étant plus mesurée et d’orientation bien plus pragmatique. Cette dernière fraction finit alors par assumer également le marxisme-léninisme-maoïsme comme idéologie.

De fait, au cours des années 1990-2000, le MRI s’est effondré sur lui-même, notamment en raison de l’évaluation du revers subi par le PC du Pérou (notamment avec l’arrestation de Gonzalo) et des accords de paix au Népal.

Mais tel est le chemin qui a mené du marxisme-léninisme pensée Mao Zedong au marxisme-léninisme-maoïsme, ce qui constitue une modification non simplement formelle, mais quelque chose de véritablement profond.

Le marxisme-léninisme-maoïsme considère qu’il faut partir du point de vue de Mao Zedong dans toutes les questions, que Mao Zedong a donné un éclairage parfaitement correct sur les analyses et pratiques de Marx et Engels, Lénine et Staline.

Le marxisme-léninisme pensée Mao Zedong rajoutait simplement Mao Zedong aux classiques Marx, Engels, Lénine, Staline, comme sous la forme d’un très bon élève; il n’y avait pas de compréhension du saut qualitatif entre léninisme et maoïsme.

Gonzalo présente ainsi cette question:

« Pourtant, si le marxisme-léninisme a obtenu la reconnaissance de sa validité universelle, le maoïsme n’est pas reconnu pleinement en tant que troisième étape; car si les uns lui refusent tout simplement cette qualité, d’autres n’arrivent à l’accepter que comme « pensée Mao Zedong. »

Et, en essence, dans les deux cas, avec les évidentes différences qui existent entre eux, ils nient le développement général du marxisme que le Président Mao Tsé-toung a réalisé.

Ne pas lui reconnaître son caractère d’ « isme » , de maoïsme, c’est nier sa validité universelle et, par conséquent, sa condition de troisième, nouvelle et supérieure étape de l’idéologie du prolétariat international: le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme, que nous arborons, défendons et appliquons. » (Sur le marxisme-léninisme-maoïsme)

Une compréhension comprise à la lumière de la pratique:

« C’est avec la guerre populaire que nous avons compris plus profondément ce qu’implique le maoïsme et que nous avons pris l’engagement solennel de: « Arborer, défendre et appliquer le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme! » et de lutter infatigablement pour contribuer à le mettre aux commandes à fin qu’il soit le guide de la révolution mondiale, unique et rouge drapeau immarcescible qui garantit le triomphe du prolétariat, des nations opprimées et des peuples du monde en leur inexorable marche combattante de légions d’acier en marche vers le Communisme doré et à tout jamais resplendissant. » (Sur le marxisme-léninisme-maoïsme)

En France, le PCMLM assume ainsi le marxisme – léninisme – maoïsme, non pas en tant qu’idéologie qui  serait un « marxisme – léninisme » amélioré ou révisé, mais en tant qu’idéologie plus avancéee, plus développée de la classe ouvrière.

Dans les années 1990 en France, il n’y avait au départ qu’un tout petit cercle proche du MRI, mais surtout des gens proches du Mouvement Populaire Pérou et du TKP/ML. Ce n’est que par la suite que des structures se sont montées, avec toutes le même point commun d’espérer que la situation se débloquerait en France car à l’avancée du maoïsme au niveau international.

Voilà pourquoi le site Étoile Rouge qui a existé par la suite, ainsi que Contre-Informations au début, étaient très orientés vers l’international.

Les archives internationales massives de Contre-Informations sont également le fruit de cette orientation à la fois théorique et pratique, avec par exemple le fait que seul Contre-Informations fournit les documents d’un grand révolutionnaire comme Ho Chi Minh, ou bien encore de nombreux documents historiques palestiniens du FPLP, du FDLP, de Septembre Noir, sans oublier bien sûr la Turquie.

Le PCMLM est dans la continuité de cette orientation par rapport à l’internationalisme prolétarien, mais a choisi de faire le saut et de s’ancrer dans la réalité française.

Et ce non pas de manière abstraite par une activité « classique » relevant de la social-démocratie, mais par une ligne de masse fondée sur la critique systématique et généralisée de tous les aspects de l’idéologie national-bourgeoise.

Tel est le sens des documents sur la culture, sur la biosphère, sur la crise capitaliste, la guerre et le fascisme. Ce n’est que le début d’une application concrète du marxisme – léninisme – maoïsme en France, application concrète reflétés dans ces documents, comme synthèse et comme guide.

Le PCMLM, c’est le Parti de la lutte contre le matérialisme bourgeois, contre tous les préjugés amenés par l’idéologie bourgeoise…

Contre le mode de production en France, et donc contre la France et son identité national-bourgeoise: homophobie, mépris des animaux considérés comme des machines, syndicalisme légaliste, culte des centrales nucléaires, rejet total de l’écologie et de la reconnaissance des droits de la nature, absence totale de considération pour le féminisme, chauvinisme et anti-américanisme justifiant le social-impérialisme, arrogance et condescendance « républicaine » anti-immigréEs, antisémitisme de type catholique à la fois hautain et exterminateur…

Le PCMLM c’est la critique générale de la France bourgeoise, c’est la bataille pour le communisme. Le marxisme – léninisme – maoïsme c’est une idéologie, une culture, un style de travail, c’est le PCMLM!

dim, 17 janvier 2010 » Communisme

Le maoïsme: des idées précises et un style qui va avec!

Le maoïsme est une idéologie née dans les années 1960, dans une période où de nombreux penseurs et mouvements ont considéré que Mao Zedong représentait un saut qualitatif, un apport aux travaux de Marx, Engels, Lénine et Staline.

Le maoïsme n’est ainsi pas une « méthode » mais une véritable idéologie, avec un style de travail qui lui est propre, avec une culture qui lui est propre (et justement marquée par le principe de la révolution culturelle).

Parmi les multiples références, pensons aux USA avec le Weather Underground et au Black Panthers Party; en France à l’UJCML et à la Gauche Prolétarienne; en Turquie au TKP/ML d’Ibrahim Kaypakkaya; en Allemagne à la RAF d’Ulrike Meinhof etc.

Un style jeune, incisif, moderne, à contre-courant, ancrée dans la réalité et la radicalité!

Toutefois ce n’est que dans les années 1980 que va être défini le marxisme – léninisme – maoïsme de manière systématique, par le Parti Communiste du Pérou et Gonzalo. Le PCP va amener un saut qualitatif énorme: c’est le PCP qui va véritablement donner naissance au maoïsme tel qu’il existe aujourd’hui.

Le marxisme – léninisme – maoïsme est donc une science parfaitement définie, et voici les textes principaux de Gonzalo permettant de bien comprendre de quoi il en retourne, tant sur le plan des idées que celui du style.

Rejoins le PCMLM, qui assume ces idées et ce style! Laisse le vieux monde derrière toi!

Commençons à démolir les murs et à déployer l’aurore

Nous sommes les déclencheurs [ILA 80]

Sur le marxisme-léninisme-maoïsme

La ligne de construction des trois instruments de la révolution

La ligne de masses

La ligne militaire

La révolution démocratique

Sur la pensée Gonzalo

La ligne internationale

Interview

sam, 16 janvier 2010 » Communisme

PCMLM: principalement maoïste !

EL DIARIO : Monsieur le Président, parlons maintenant d’un des supports idéologiques du PCP, le maoïsme. Pourquoi considérez-vous que le maoïsme est la troisième étape du marxisme ?

PRESIDENT GONZALO : C’est un point vital et de grande transcendance.

Le marxisme est pour nous un processus de développement et ce grandiose processus nous a donné une troisième étape, nouvelle et supérieure.

Pourquoi disons-nous que nous sommes face à une troisième étape, nouvelle et supérieure, qu’est le maoïsme ?

Nous disons ceci parce qu’en considérant les trois parties intégrantes du marxisme il est tout à fait évident que le Président Mao Tsé-toung a développé chacune de ces trois parties.

Ainsi, simplement, pour énumérer : en philosophie marxiste, personne ne peut nier son grandiose développement, en ce qui concerne la dialectique, principalement avec la loi de la contradiction, établissant que c’est l’unique loi fondamentale.

Sur la question de l’économie politique, nous pouvons dire qu’il suffit de souligner deux choses dans ce domaine ; la première, d’importance immédiate et concrète pour nous : le capitalisme bureaucratique, et la deuxième : le développement de l’économie politique du socialisme ;

car en résumé, nous pouvons dire que c’est lui qui a réellement établi et développé l’économie politique du socialisme ;

quant au socialisme scientifique, il suffit de relever la guerre populaire, car c’est avec le Président Mao Tsé-toung que le prolétariat international acquiert une théorie militaire complète, développée, et nous donne ainsi la théorie militaire de la classe, du prolétariat, applicable partout.

Nous croyons que ces trois questions montrent qui a un développement a caractère universel.

La question vue de cette manière nous nous trouvons donc bien face à une nouvelle étape et nous l’appelons troisième étape parce que le marxisme en possède deux : celle de Marx et celle de Lénine, pour cela nous parlons de marxisme-léninisme.

En ce qui concerne le fait qu’elle soit supérieure : l’idéologie du prolétariat, universelle accède avec le maoïsme au plus haut développement jamais acquis jusqu’à présent, au plus haut sommet ;

mais tout cela en comprenant que le marxisme c’est – excuse-moi de le répéter – une unité dialectique qui fait de grands bonds ; et ces grands bonds sont ceux qui engendre des étapes. Ainsi, c’est qui existe dans le monde d’aujourd’hui, pour nous, c’est le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme.

Nous considérons qu’actuellement être marxiste, être communiste, implique nécessairement d’être marxiste-léniniste-maoïste ; autrement nous ne pourrions pas être de véritables communistes.

Interview, 1988

ven, 15 janvier 2010 » Féminisme, Révolution

Le média MLM, la science et l’optimisme

ven, 15 janvier 2010 » Communisme, Ecologie

Le point de vue communiste sur les sciences de la nature et l’optimisme comme identité

Marx et Engels ne sont pas simplement les théoriciens du socialisme et du communisme; ils ont également établi les principes généraux pour comprendre notre environnement. Ces principes forment une théorie, appelée « dialectique de la nature. »

En fait, la conception du socialisme et du communisme de Marx et Engels est même issue de cette considération sur la nature.

Marx et Engels ont considéré en effet qu’il existait une loi présente dans tout l’univers: la loi de la contradiction.

En France, cela est très peu connu, et cela été une source de l’influence contre-révolutionnaire. Car sans la dialectique de la nature, le socialisme perd son caractère scientifique, il devient une simple « option », un « choix » qui serait le meilleur.

C’est d’ailleurs là la thèse classique des révisionnistes, qui mettent de côté Engels pour transformer Marx en une sorte d’humaniste.

Voilà pourquoi, à l’inverse, le grand penseur français Georges Politzer, dans son document « La philosophie des lumières et la pensée moderne », écrit en 1939 pour le 150ème anniversaire de la Révolution Française, commence directement par une citation d’Engels, en le mettant en avant au passage comme ayant été « avec Marx, le créateur génial du matérialisme historique. »

Il s’agissait alors pour Politzer de souligner ce qu’est réellement le marxisme. Voyons justement ici comment il présente les auteurs progressistes du 18ème siècle, et comment il présente leurs limites scientifiques:

« Les philosophes du XVIIIe siècle n’entendaient pas critiquer les institutions de la féodalité du point de vue de la bourgeoisie ascendante. Ils en faisaient la critique, comme on l’a vu, au nom de la Raison.

Ils n’entendaient pas être les champions précisément d’une classe sociale, mais de l’affranchissement de l’Humanité tout entière.

Ils préconisaient la société basée sur la Raison et l’État basé sur la Raison. Cependant, la société issue de la Révolution française devait être la société bourgeoise.

C’était un progrès immense dans l’histoire de l’humanité, mais ce n’est pas la bourgeoisie qui, en s’émancipant, devait libérer avec elle l’humanité tout entière. La société bourgeoise ne devait être que la dernière forme antagoniste de la société, qui ne réalise pas la suppression de l’exploitation de l’homme par l’homme, mais les conditions matérielles qui rendent possibles et les forces humaines qui peuvent accomplir cet acte historique en détruisant le capitalisme.

C’est pourquoi Engels a pu dire que le règne de la Raison dont ont parlé les philosophes du XVIIIe siècle était, comme devait le montrer l’histoire, «le règne idéalisé de la bourgeoisie».

Cela montre que «les grands penseurs du XVIIIe siècle, pas plus que leurs devanciers, ne pouvaient franchir les limites imposées par leur époque».

Au cours du XIXe siècle, les sciences ont dépassé les étroitesses particulières à celles du XVIIIe siècle. La chimie et la biologie se sont développées.

La géologie, le darwinisme ont appris aux savants à considérer la nature dans son développement et non plus comme une machine qui tourne en rond.

Tout apparaît désormais comme ayant une histoire : le système solaire, la terre, les plantes, les animaux, l’homme, autant de développements qui ne sont nullement séparés, mais s’enchaînent dans un immense processus historique. »

Tel est effectivement le point de vue communiste: le matérialisme ne concerne pas seulement l’histoire de l’humanité au sens le plus étroit, la lutte des classes. Le matérialisme se fonde sur une juste compréhension de la loi universelle, la loi de la contradiction: un se divise en deux.

Telle est le point de vue communiste sur les sciences de la nature et les sciences historiques; Mao Zedong a résumé comme suit la vision du monde des communistes:

« L’histoire de l’humanité est un mouvement constant du règne de la nécessité vers le règne de la liberté. Le processus est sans fin.

Dans une société où subsistent des classes, la lutte de classes ne saurait avoir de fin; et la lutte entre le nouveau et l’ancien, entre le vrai et le faux dans la société sans classes se poursuivra indéfiniment.

Dans les domaines de la lutte pour la production et de l’expérimentation scientifique, l’humanité ne cessera jamais de progresser et la nature de se développer, jamais elles ne s’arrêteront à un certain niveau.

Aussi l’homme [comme la femme, soit l'être humain] doit-il constamment faire le bilan de son expérience, découvrir, inventer, créer et progresser.

Les points de vue inspirés par l’immobilisme, le pessimisme, le sentiment d’impuissance, l’orgueil et la présomption sont erronés.

Et cela parce qu’ils ne correspondent pas à la réalité historique du développement de la société humaine depuis environ un million d’années, ni à la réalité historique de la nature portée jusqu’à présent à notre connaissance (par exemple la nature telle qu’elle est reflétée par l’histoire des corps célestes, de la Terre, de la vie et des autres sciences de la nature). »

Les communistes sont de nature optimiste, de par leur conscience de la loi universelle qu’est la contradiction, par la confiance en la vie, en la matière dans sa transformation éternelle.

La planète elle-même est une biosphère, obéissant à des lois, formant un tout composé de matière, dont fait également partie l’humanité car l’humanité est de la matière pensante.

Considérer l’être humain comme de la matière pensante est le point de départ du matérialisme; notre matérialisme, à nous en tant que communistes, est donc très différent du matérialisme mécaniste, du matérialisme bourgeois.

Descartes avait synthétisé la conception matérialiste mécaniste en affirmant « Je pense, donc je suis » qui est une conception niant la dignité du réel.

Pour nous communistes, il ne faut non seulement pas nier la réalité, mais bien comprendre que nous en faisons partie.

La dimension matérielle de notre être est l’aspect principal; la pensée n’est que l’expression de la réalité matérielle.

Il n’y a rien d’éternel, tout est mouvement, et « Le mouvement lui-même est une contradiction » (Engels).

Être matérialiste c’est considérer qu’il n’y a que le monde n’est que matière, et cette matière est en mouvement, obéissant à la loi de la contradiction.

Mao Zedong a expliqué que:

« Le monde n’est que contradictions. Il n’y a aucun lieu où il n’en existe, nul homme qui ne puisse être l’objet d’une analyse.

Soutenir que quelqu’un ne se prêterait pas à l’analyse est un point de vue métaphysique.

Voyez l’intérieur de l’atome: c’est plein d’unités des contraires. Le noyau atomique et les électrons forment une unité des deux contraires.

A l’intérieur du noyau, les protons et les neutrons établissent, eux aussi, une unité des contraires. Quand il s’agit de protons, il y a protons et antiprotons ; de même, quand il s’agit de neutrons, il y a neutrons et antineutrons.

Bref, l’unité des contraires est omniprésente. »

Les communistes doivent donc s’intéresser aux sciences de la nature; leur existence politique même est la conséquence de l’existence de la loi de la contradiction dans les sociétés humaines.

Voilà pourquoi dans la Russie d’avant 1917, l’ouvrage de Lénine « Matérialisme et empirio-criticisme » a eu une importance politique et scientifique énorme.

Sans la victoire de la conception de Lénine, le bolchévisme n’aurait pas pu avoir la vision du monde correcte pour mener la révolution.

Voilà pourquoi un scientifique comme Vernadsky n’a pu affirmer ses conceptions révolutionnaires que dans l’URSS de Lénine et Staline: les communistes permettent au matérialisme de se développer, de comprendre l’ensemble de la nature, de notre planète.

Voilà pourquoi les communistes de Chine ont développé les Communes Populaires, forme la plus avancée de la résolution de la contradiction entre les villes et les campagnes, entre le travail intellectuel et le travail manuel.

Voilà pourquoi le PCMLM affirme la nécessité d’assumer la dimension scientifique du communisme, d’assumer les grandes séparations avec les anti-scientifiques qui ne sont que l’expression des classes sociales décadentes à l’époque de la crise générale du capitalisme.

Le PCMLM est en France le Parti de la science, le Parti du matérialisme, le Parti de Marx, Engels, Lénine, Staline et Mao Zedong!

jeu, 14 janvier 2010 » International

Vive l’internationalisme prolétarien!

jeu, 14 janvier 2010 » Ecologie, International

Le séisme en Haïti

Ce qui s’est passé en Haïti, tout le monde savait que cela devait avoir lieu. La nature est indomptable, et elle est une réalité qu’il est impossible de balayer d’un revers de la main. Encore faut-il pour cela fonder sa pensée sur le matérialisme et la planification.

C’est une terrible leçon, le fruit d’une terrible contradiction. Même France-Soir est obligé de l’admettre: « Le risque était connu de tout le monde. » Voici ce qu’on peut y lire:

En 2006, Claude Prépetit, ingénieur et conseiller technique au bureau des mines et de l’énergie d’Haïti, mettait d’ailleurs en garde les autorités sur un risque sismique important : « Les quelques données disponibles sur la sismicité à Haïti indiquent que ce pays est susceptible d’être affecté, à l’échelle de quelques dizaines d’années ou moins, par des séismes de magnitude 7 à 8. Un séisme d’une telle magnitude est possible. Il en résulterait probablement des pertes humaines se comptant par milliers et une perte économique majeure pour le pays. »

Il y a également l’article du 25 juillet 2008 du journal haïtien Le Matin (reproduit ici sur La Terre d’abord avec les explications), où un géologue annonçait le séisme imminent.

Tout cela montre le besoin de communisme: il faut mettre un terme à la « spontanéité » capitaliste. Une spontanéité s’appuyant sur un matérialisme mécaniste, vision du monde soit totalement sceptique (niant par exemple le réchauffement climatique), soit s’imaginant pouvoir faire ce qu’elle veut de la biosphère à laquelle nous appartenons.

A côté de cela, il faut comprendre le sens de l’intervention française. Haïti, l’ancienne Saint-Domingue, est francophone et l’impérialisme français a toujours accordé une grande attention à ce pays.

Pays qui n’est pas que celui de Papa Duvalier et ses tontons macoutes tristement célèbres: c’est le pays de Toussaint Louverture, grande figure anti-coloniale et de la révolte contre l’esclavage. Ce héros de la libération noire mourra dans une prison française, dans le Jura, en 1803!

C’est aussi le pays de Jacques Roumain, grande figure historique du communisme, dont on trouvera des documents dans la section des Classiques.

mer, 13 janvier 2010 » Crise capitaliste, France

La signification du rassemblement d’aujourd’hui à Amiens en soutien aux Contis

Le rassemblement qui a lieu à Amiens aujourd’hui a une grande signification. Il s’agit en effet d’un pas en avant dans les luttes de classe: les masses populaires se réveillent, sortent de leur torpeur.

Elles savent qu’elles doivent se frayer un chemin à travers la crise générale du capitalisme, à travers la crise écologique. De lourdes responsabilités reposent sur les épaules de la classe ouvrière, des masses populaires.

Car les années 2010 vont être totalement différentes des années 2000: tout le monde le sait. Que ce soit la bourgeoisie ou les masses populaires: toutes les classes sociales savent que rien ne sera comme avant.

Voilà pourquoi l’Etat françaus avait condamné six travailleurs de Continental Clairoix pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne, à trois à cinq mois de prison avec sursis, avec des remboursements qui seront exigés dans le futur (soit sans doute entre 30.000 et 60.000 euros).

L’Etat français, arme de la bourgeoisie, réprime, c’est dans l’ordre des choses.

Tout comme il est dans l’ordre des choses que la solidarité se construise. Le rassemblement d’aujourd’hui à Amiens vise à faire pression pour le procès en appel.

Mais la solidarité ne suffit pas. Pas plus que la présence ridicule de sociaux-démocrates qui vont même témoigner à la barre: Mathieu Bonduelle (syndicat de la magistrature), Jean-Michel Petit (FNIC-CGT), Christian Mahieux (Sud-Solidaires), Nathalie Arthaud (LO), Olivier Besancenot (NPA), Marie-George Buffet (P « C » F), Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), Cécile Duflot (Verts), Benoit Hamon (PS) et Claude Gewerc (Président PS de la région Picardie)…

La social-démocratie n’amènera que la défaite, par l’esprit de conciliation. A l’opposé de la ligne réformiste, il faut saisir la dimension du combat, comprendre que la victoire ne peut être obtenu que par une analyse scientifique de la situation et une stratégie conforme à cette analyse.

Car le saccage de la sous-préfecture n’a pas été le point culminant d’un mouvement ouvrier propre à 2009, ce n’est au contraire que le début imparfait des luttes de classes terribles qui vont se déchaîner tout au long des années 2010.

Durant ces années, la classe ouvrière va prouver qu’elle est le bastion de l’humanité, du progrès, face à la décadence du capitalisme. Socialisme ou barbarie: telle est l’alternative, voilà ce dont il faut avoir impérativement conscience, pour renforcer le camp prolétarien, pour que la classe ouvrière s’organise, organise les masses populaires, fasse la révolution.

Toutes les illusions doivent être abandonnées; il faut avoir l’esprit partisan, il faut comprendre ce que construit le PCMLM. Le PCMLM est le point d’agrégation des forces vives de la révolution socialiste en France, dont la stratégie est la guerre populaire. Ce n’est qu’à partir d’une critique radicale de la vision du monde bourgeoise que l’on pourra développer une pratique nouvelle – la guerre du peuple!

mer, 13 janvier 2010 » France, Social-démocratie

Daniel Bensaïd, social-démocrate mort d’une « longue maladie »

Quand quelqu’un meurt, l’usage veut qu’on « respecte » les morts et qu’on ne critique pas. Seulement voilà: la mort de Daniel Bensaïd est le prétexte à un étalage énorme de salutations, d’apologie, etc

Soit disant Bensaïd n’aura rien lâché depuis mai 1968, alors que la Ligue Communiste a abandonné son côté guévariste des années post-1968 pour se poser ensuite en gauche de Mitterrand sous la forme de la LCR, pour finir comme NPA, les références léninistes en moins!

Quelle hypocrisie de la part des trotskystes et de leurs alliés objectifs, sociaux-démocrates et libertaires, tous unis dans l’anti-communisme.

Nous avons été les seuls à dire que le NPA n’était qu’un nouveau « front » de la « quatrième Internationale » et nous avons eu clairement raison: le NPA mène un tapage énorme sur Bensaïd, en profitant pour mettre en avant la « quatrième internationale » ses deux instituts théoriques frontistes: Europe Solidaire (les textes de Bensaïd étant visibles ici) et surtout l’Institut International de Recherche et de Formation.

Ce dernier organisme est le grand think tank trotskyste; reconnu en Belgique comme association scientifique internationale par décret royal du 11 juin 1981 (sic), il dispose désormais de grands locaux à Amsterdam.

Une belle démonstration de comment le trotskysme est une institution et Bensaïd a justement joué un rôle très important dans la formation de cette structure social-démocrate.

Social-démocrate, Bensaïd l’aura d’ailleurs été jusque dans sa mort, puisque tant les médias que le NPA explique qu’il est mort « d’une longue maladie. » Un euphémisme typiquement bourgeois pour jeter un « voile pudique » sur une maladie qu’on « ne doit pas » citer par tabou bourgeois…

mer, 13 janvier 2010 » Culture, Féminisme

Le regard féministe écrase le patriarcat

mar, 12 janvier 2010 » Antifascisme, France, International

Michel Daerden ivre au sénat belge : une information qui flatte le chauvinisme français et sert le fascisme

La prestation vendredi du ministre belge des Pensions de Michel Daerden, visiblement en état d’ébriété devant le sénat, est commentée dans plusieurs médias bourgeois en France, notamment RTL, Rue 89 et Libération.

La question ici n’est pas de juger l’intérêt de cette information en elle-même ou de l’effet comique de la vidéo mais de comprendre pourquoi elle est reprise dans les médias en France.

Il s’agit en fait de flatter l’esprit chauvin français en montrant un politicien  bourgeois « humain donc attachant », « proche du peuple » et « bon vivant » qui  n’hésite pas à forcer sur la bouteille, un travers jugé bien sympathique…

L’idéologie dominante en France consiste en effet à fabriquer l’image d’un Français moyen « épicurien » aimant le vin et la « bonne chère », décomplexé,  libertin, au tempérament « latin ».

Cette image se construit bien entendu en opposition à celle des pays du nord, des « anglo-saxons », considérés dans une optique chauvine comme puritains, distant et « coincés ».

En Belgique, les mêmes clichés sont utilisés dans le même esprit pour accentuer  l’antagonisme entre Wallons « bons vivants » et oisifs, et Flamands sérieux et travailleurs. D’ailleurs, Michel Daerden s’est lui-même constitué un « personnage », sur la base de ses penchants pour l’alcool, qui lui sert dans sa carrière politique de manière très populiste.

Ce même populisme fonctionne à plein rendement en France pour alimenter le chauvinisme et ainsi consolider la progression du fascisme en période de crise générale du capitalisme.

Dernièrement, trois affiches ont été interdites dans le métro pour publicité indirecte pour le tabac: la pipe de Jacques Tati avait été remplacée par un moulin à vent, la cigarette de Coco Chanel supprimée et la fumée recrachée par Gainsbourg effacée. A chaque fois, ces informations ont servi de prétextes pour renforcer de manière chauvine l’image d’une France « épicurienne » gagnée peu à peu par la société aseptisée « à l’américaine ».

Il va de soi que ces polémiques montées de toutes pièces sont lancées par la bourgeoisie car elles servent ses intérêts en apportant du grain à moudre aux fascistes dont le chauvinisme et le populisme sont deux des moteurs essentiels.

Bien sûr, le combat politique contre l’idéologie dominante du chauvinisme risque de se voir taxer d’être « rabat-joie » et « puritain ». Pourtant, le chauvinisme qui flatte le prétendu côté « bon vivant » des Français est d’autant plus ridicule et totalement artificiel que les Français sont précisément perçus à l’étranger comme arrogants, distants, coincés et sont objectivement très pessimistes.

Par exemple, il est courant en France de ne pas connaître ses voisins, même après plusieurs années, ou d’éviter de s’exprimer par peur de se faire moquer. On peut aussi se référer à ce sketch des Inconnus au début des années 90 qui parodiait l’esprit français « coincé », à propos de campagnes pour le port du préservatif reprenant beaucoup de clichés sur quelques pays membres de la CEE d’alors.

On voit que la France est le seul pays à tourner hypocritement autour du pot, à sombrer dans un esthétisme ringard et intellectalisant et à ne pas oser prononcer le mot « préservatif ».

Le PCMLM est la seule organisation à repérer, analyser et écraser les caractéristiques nationales françaises, comme récemment avec la moquerie ou la rébellion légale.

Le PCMLM mène la bataille culturelle pour la destruction des défauts typiques de la France, car il possède la science MLM à même de livrer la guerre populaire et les révolutions culturelles de demain!

lun, 11 janvier 2010 » Communisme, Culture

Détermination, organisation, culture, optimisme

lun, 11 janvier 2010 » Culture, France

L’esprit français de la rébellion légale (expressionnisme et surréalisme, romantisme et symbolisme: le cas français)

Les français râlent, protestent, mais finalement acceptent de s’inscrire dans les institutions. Voilà une réalité culturelle incontournable, un fait que l’on peut constater dans toute l’histoire de la France moderne.

La mobilisation pour la guerre de 1914 a été on ne peut plus « légale. » La prise du pouvoir par Pétain s’est placée sous les auspices de la légalité, tout comme la réinstauration républicaine en 1944-1945. Mai 1968 n’a (officiellement) pas connu de morts, et les mouvements révolutionnaires des années 1970 se sont institutionnalisés, ou bien ont disparu et d’importants cadres ont rejoint les institutions étatiques ou privées.

D’où vient cet esprit français de la « rébellion » légale?

D’où vient le fait que ce soit en France qu’il y ait le moins d’actions illégales (c’est-à-dire quasiment aucune) de la part du camp révolutionnaire, comparé aux innombrables actions en Allemagne, en Angleterre, en Italie, dans l’Etat espagnol, au Japon, aux USA?

Comment se fait-il que même notre ancêtre, la Gauche Prolétarienne, n’ait finalement pratiqué qu’une « violence symbolique » et mis en avant la question de la « légalité » pour pouvoir pratique la justice, même prolétarienne?

Voilà bien une question à laquelle seule le PCMLM peut répondre.

Pourquoi cela? Parce que le PCMLM a assumé la seule démarche authentiquement scientifique, et se place ainsi de manière correcte dans les luttes de classe.

Et là, que peut-on voir? Que la culture souffre d’énormes fers retenant ses gonds: le culte des classiques de l’époque aristocrate, le matérialisme mécanique, le refus de la dignité du réel.

Il a déjà été parlé de cet aspect important dans l’article « Dynamitons le concept de « classicisme », masque du baroque et du formalisme, fondement de l’idéologie bourgeoise française du « panache » et du « raisonnable » ! »

Rappelons simplement que Voltaire, la figure de la révolte bourgeoise des Lumières, était connu à l’époque pour ses tragédies, qu’il écrivait en alexandrins, dans un respect total des « classiques. »

Il y a là quelque chose d’une signification énorme: c’est la première étape dans l’idée d’une rébellion « légale. » En fait, une telle chose était déjà sensible quand on regarde La Fontaine, qui critique sans critiquer et cela au sein de la cour.

On doit s’imaginer quand même que la bourgeoisie met totalement La Fontaine en avant, sans jamais parler de Fénelon qui lui à la même époque avait attaqué quasi ouvertement l’autocratie de Louis XIV dans son roman Les Aventures de Télémaque!

Que la bourgeoisie française pratique le culte de la légalité est dans l’ordre des choses, mais pourquoi ce culte concerne-t-il la période de l’autocratie de Louis XIV?

Il y a là une clef idéologique, une contradiction. Tentons d’y voir plus clair en partant de notre époque.

Nous savons que Camus est mis en avant comme grande figure de la révolte légale, de la rébellion somme toute intellectuelle, et en tout cas refusant le communisme. Ici, il fait partie d’un trio dont font également partie Sartre et Nizan.

Or, la culture de ce trio a bien une base: quelle est-elle? Eh bien il s’agit de celle du surréalisme.

Dans les premières années du 20ème sièce, alors que l’Allemagne a eu l’expressionnisme, la France a connu le surréalisme et les Ready-Made de Marcel Duchamp, comme le fameux urinoir (appelé « Fontaine »).

La différence est énorme. En France la révolte est intellectualisée, elle est conceptuelle. Un urinoir à l’envers qu’on appelle « Fontaine » relève du concept, de l’intellect. L’écriture automatique des surréalistes relève pareillement de la « pensée. »

L’expressionnisme a lui une dimension torturée: il ne s’agit pas d’une posture, mais d’une esthétique. Le Cri de Munch a en lui cent fois plus de rébellion que le surréalisme français, car il a la dignité du réel.

L’expressionnisme montre la douleur, la souffrance – le groupe Nirvana (ou bien le groupe avant-gardiste Tool) sont un équivalent expressionniste moderne.

Le surréalisme, Camus avec La chute ou Sartre avec La nausée ou bien encore Nizan avec Antoine Bloyé, ne montrent pas la souffrance, ils l’établissent comme posture. Ici, celui qui est dans notre camp à nous, c’est Jean Genet, qui relève de l’expressionnisme car il est exprime les douleurs, il donne corps au tourment.

Mais Jean Genet est une exception, qui ne durera pas, lui-même rejoignant le camp de la rébellion « légale » (avec les pièces de théâtre) et de la posture. En ce sens, il rappelle Rimbaud dont la poésie combinant réalité, poésie et protestation, n’aura duré que le temps d’une jeunesse.

Là est le noyau du problème: en France la rébellion est littéraire et intellectualisée, elle n’arrive pas à atteindre les corps. L’expressionnisme lui atteint les corps, la dimension physique: Oskar Kokoschka, Egon Schiele, Otto Dix constatent la décadence, l’isolement, la souffrance, les corps.

En France, il n’y a rien eu de cela. C’est de là que vient le principe de la rébellion « légale. » Il y a une coupure entre la réflexion et le réel, le sensible. On peut parler de révolution dans n’importe quel café, mais cela ne prête pas à conséquence. On s’engueule dans une même famille selon des clivages politiques, mais cela n’est qu’un jeu (qu’on retrouve par exemple dans le film « Le pari » de Didier Bourdon et Bernard Campan).

C’est ce qui explique l’apparition récurrente d’une frange illégaliste « désirante » depuis mai 1968, dont l’unique thème est la transgression et la marginalité. Un courant qui doit en fait tout à Georges Bataille.

Mais cet illégalisme, ce culte désirant de la transgression n’est que le contre-produit de la dimension matérialiste mécanique de l’idéologie dominante. Cet illégalisme bascule dans le romantisme, dans la réaction, car voyant un matérialisme mécanique, il s’imagine que même le matérialisme dialectique est mécanique.

Reste à nous demander: pourquoi le surréalisme a-t-il existé en France?

La réponse est claire et seul le marxisme – léninisme – maoïsme peut y répondre. Déjà parce que nous avons compris l’importance de l’idéalisme de type « psychologique » de Bergson, qui met en avant le vitalisme et l’intuition.

Mais la clef culturelle est qu’il n’y a pas eu en France de symbolisme.

Le symbolisme français est un mythe: en fait ce qu’on appelle « symbolisme » en France n’est que la continuité du romantisme.

Ce qui change tout: le « symbolisme » français n’est alors pas une révolte artistique, mais une idéologie réactionnaire. Et effectivement, le « symbolisme » français a le même fond culturel que le romantisme français: spiritisme, culte du surnaturel, fascination pour l’occultisme, posture de dandy, culte de la décadence.

Avec en plus, et c’est là une preuve irréfutable, un respect profond et absolu pour la religion catholique. Même le représentant typique du « symbolisme » français qu’est Péladan est totalement respectueux du dogme catholique, même s’il y ajoute une note mystique – tout comme les romantiques par ailleurs.

On a dans le symbolisme français exactement les mêmes valeurs que dans le romantisme français. Au sujet de son fondateur Chateaubriand, auteur et intellectuel, Théophile Gautier dit la chose suivante:

« Chateaubriand peut être considéré comme l’aïeul ou, si vous l’aimez mieux, comme le sachem du romantisme en France. Dans Le Génie du christianisme, il restaura la cathédrale gothique ; dans Les Natchez, il rouvrit la grande nature fermée ; dans René, il inventa la mélancolie et la passion moderne. » (Histoire du romantisme)

Il y a par contre bien un symbolisme dans de très nombreux autres pays, sauf que ce symbolisme correspond en fait à l’expression de la culture de type national-bourgeoise.

Le symbolisme tel qu’il a existé dans ces pays est devenu le style national de ces pays, jusqu’à aujourd’hui.

Le symbolisme « français » n’est lui qu’un phénomène parisien en définitive, et un phénomène très secondaire: il n’est qu’une composante du romantisme.

Pourquoi un tel décalage? Pour la simple raison que le symbolisme puise énormément dans le Moyen-Âge.

Dans un pays comme la France la référence au Moyen-Âge est réactionnaire et est celle du romantisme. Il n’y a rien de « nouveau. »

Or, dans les autres pays, il n’y a pas eu de révolution bourgeoise, et la bourgeoisie s’allie après 1848 avec l’aristocratie. D’où la formation d’une idéologie nationale dont la forme est semi-moderne semi-féodale.

L’élément le plus typique de cet art national « tardif » pour ainsi dire est sans doute le pavillon finlandais de l’Exposition universelle de 1900 à Paris, de tonalité médiévale, avec la décoration intérieure correspondante évidemment. Mais on doit penser plus largement au style Secession autrichien, au modernisme catalan (avec Gaudi), au Jugendstil allemand, le style Tiffany aux USA, l’art nouveau en Belgique, etc.

Tous ces pays ont eu une formation nationale tardive, avec une culture nationale-bourgeoise de type romantique / symboliste par ailleurs encore aujourd’hui constitutive de leur identité nationale.

A l’opposé, les pays à la culture nationale-bourgeoise déjà assez constituée et développée n’ont pas eu de symbolisme, ou bien un symbolisme en fait romantique: la France donc, mais aussi la Suisse (pas d’art nouveau, peu de symbolisme excepté Böcklin de fait romantique-mystique), la Hollande.

Et on comprend ici la question de la rébellion « légale » propre à la France, comme on comprend une dimension très importante des pays à la culture national-bourgeoise formée tardivement.

Dans ces derniers pays, l’aristocratie était présente fortement et a amené une exigence de respect traditionnel des institutions.

Il n’y a pas de place pour la rébellion de manière « institutionnelle » : on est dans le système institutionnel ou pas (la social-démocratie organisant les ponts et les passages).

D’où un Parti Communiste historiquement immédiatement isolé culturellement dans les années 1920-1930 ou même directement criminalisé, ainsi qu’une frange de la jeunesse révoltée et alternative tout au long des années 1960-2000 (scène alternative permanente et importante, mouvement autonome, squatter, lutte armée ininterrompue).

La France présente le schéma contraire: le Parti Communiste est le seul à s’être implanté culturellement, en trahissant sa raison d’être au nom du contrôle des municipalités, et il est en Europe le seul à s’être maintenu, jouant le rôle justement de partisan de la rébellion « légale. »

Et à l’inverse, il n’y a aucune frange rebelle organisée de manière ininterrompue, principalement dans la jeunesse. Il y a par contre des partis « d’extrême-gauche » légalistes, participant aux élections, liés aux syndicats, et à côté des groupes d’extrême-gauche jouant le rôle de cercles intellectuels sans pratique, etc.

Tout cela car la rébellion « légale » de type français se fonde sur un parcours ininterrompu:

a)La révolution française a liquidé les aristocrates, mais elle n’a pas touché à des pans entiers de la culture. Les aristocrates ont été pendus, mais personne n’a touché aux alexandrins, ni à la règle des trois unités (temps, lieu, action) au théâtre.

La raison en a été le grand élan national, amenant la bourgeoisie  françaiseà imaginer universel son parcours, ses valeurs, etc.: c’est le jacobinisme, Napoléon. Puis la restauration, qui a suivi la défaite napoléonienne, a continué de défendre les anciennes valeurs de l’époque aristoctatique.

b)Ainsi, dans la période 1815-1848, l’aristocratie a le romantisme et la bourgeoisie a elle le réalisme: la question des « classiques » est mise de côté.

Et en 1848 la bourgeoisie victorieuse réitère sa position de tout assumer « en bloc » sans faire le tri, tout en s’appropriant les romantiques qui changent de maître et bouleversent les formes classiques au nom de l’individualisme.

Ce sont les « rebelles » littéraires Charles Nodier, Victor Hugo, et Alfred de Vigny, figures romantiques dont l’obsession aura été leur admission (réussie) à l’Académie française.

C’est pour ne pas avoir compris cette intégration à la française, ce principe de la rébellion « légale » que le Parti Communiste s’est fait littéralement avalé par les institutions, tant dans le Front Populaire qu’en 1944-1945.

Si Barbusse a été un grand écrivain, le fait est que son grand roman « Le feu » a obtenu le prix Goncourt en pleine première guerre mondiale. De la même manière, les philosophes « contestataires » parisiens des années 1970 qu’ont été Michel Foucault, Gilles Deleuze, Alain Badiou… se sont vus offrir une faculté: l’université de Paris 8 – Vincennes.

Les exemples ne manquent pas: le Parti socialiste de Mitterrand est un exemple très parlant, comme le débauchage de cadres socialistes par Sarkozy.

Et il est évident que cette culture de la rébellion « légale » trouve sa source dans le matérialisme bourgeois, comme l’explique l’article « Le matérialisme bourgeois contre la dignité du réel et la réalité sensorielle: affrontons Descartes et l’esprit vivisecteur français. »

La bourgeoisie française met en avant sa propre vision du monde, sa propre vision du « rationnel. » Elle a réussi à faire en sorte que les révolutionnaires se transforment en idéalistes romantiques, avec une culture baroque coupée des masses, ou bien s’intègrent de manière pragmatique – machiavélique, adoptant alors un ton formel et le costard-cravate.

Le PCMLM dynamite ce schéma et pose les jalons de l’application en France de la science, de la dialectique:

a) le PCMLM assume la stratégie de la guerre populaire, de l’optimisme révolutionnaire, et condamne toute démarche pragmatique – machiavélique.

b) le PCMLM rejette la nostalgie, le passéisme, il lève le drapeau du nouveau contre l’ancien!

dim, 10 janvier 2010 » Ecologie

Le communisme c’est le mouvement réel d’abolition de l’ordre existant

dim, 10 janvier 2010 » Ecologie, France

Actions de l’ALF à Houdan et à Paris

Contre-Informations a toujours publié les communiqués du Front de Libération des Animaux. Voici donc les deux derniers communiqués.

Le premier concerne l’incendie de camions frigorifiques. On notera que l’action a eu lieu à Houdan, ville de très ancienne tradition avicole et ayant même « sa » poule: la poule de Houdan.

ALF VS ABATTOIR de cochons dans le 78.

Dans les derniers jours du mois de novembre 2009, le Front de Libération des Animaux a rendu visite à l’abattoir de cochons « Guy Harang » à Houdan en région parisienne.

Dans cet abattoir, les animaux arrivent vivants dans des camions de transport et seules leurs carcasses ressortent dans des camions frigorifiques.

Après plusieurs repérages (rythmés par les coups de fusils des chasseurs voisins) au cours desquels nous avons vu et entendu hurler les animaux au seuil de la mort, nous avons accompli notre mission :

Malgré des conditions climatiques difficiles, plusieurs camions frigorifiques garés dans le parking ont été incendiés.

Rien n’arrête l’ALF !

Photos de l’opération sur www.directaction.info

Le second raconte une attaque contre un magasin vendant du cuir.

Des nouvelles du Front!

Dans la nuit du samedi 2 Janvier 2009 au dimanche 3, nos amis Cuir et Fourrure du Front de Seine quai André Citroën, 75015 PARIS, ont reçu la visite du Front de Libération des Animaux.

Depuis plusieurs semaines, les radios diffusent en boucle des publicités de cette chaine de magasins ventant le port ignoble de manteaux de fourrure et autre cuirs qui coûte en toute simplicité la vie de dizaines d’animaux par pièce. Saoulé, le Front à choisi l’action :

Projection de peinture noire indélébile, tags sur les vitrines et l’ensemble de la devanture, serrures engluées, deux pavés projetés contre les vitrines.

Bilan économique très positif pour le serrurier, vitrier et les nettoyeurs appelés le dimanche!

Séduits à notre manière par leurs publicités, nous ne cesserons jamais nos actions tant que de tels magasins auront pignon sur rue et que des petites bourgeoises choisiront d’arborer fièrement des pièces d’abattoir.

L’action doit continuer.

ALF France, www.directaction.info













Categories:

Archives: