mar, 15 septembre 2009 » International

Au Maroc, le visage pluriel de la résistance

Ils et elles étaient des centaines de militantEs à venir de différentes région du Maroc pour manifester sur place leur solidarité avec les 850 ouvriers licenciés abusivement par SEMSI-Régie (filiale du premier groupe économique marocain, l’OCP), avec leurs familles qui se retrouvent aujourd’hui dans une situation dramatique.

Khouribga, la capitale minière du pays, n’a jamais connu ce type de rencontre chaleureuse entre des militantEs des droits humains, des militantEs de gauche en général et de la gauche marxiste en particulier, et des prolétaires en lutte pour des droits légitimes.

Les militantEs venuEs des autres régions du Maroc s’étaient retrouvéEs à13h près de « magana » (avenue moulay youssef), puis le cortège s’est dirigé vers le centre de la ville, deuxième étape de l’itinéraire prévu par les organisateurs. Là fut organisé le grand meeting, qui devrait se terminer à 15h pour laisser la place à la troisième partie du programme établi, à savoir la marche vers les locaux de l’OCP.

Cette marche n’a pas eu lieu. Elle a été purement et simplement interdite par l’Etat. Des barrages de forces répressives ont empêchés les ouvriers et leurs amis d’avancer. La police a cherché la bagarre pour mettre fin à la lutte des 850 ouvriers.

La lutte déterminée de masse consciente et organisée est la voie de la victoire!


Les victimes de SMESI-Régie en marche

Les organisateurs  de Khouribga souhaitant la bienvenue aux militantEs qui s’étaient déplacéEs pour les épauler moralement

Prolétaires avec quelques outils de travail, enchaînés, bâillonnes… mais ils ne céderont pas…


La rage du défi, au masculin

La rage de défi au féminin…rouge

Les mères de famille (des 850 victimes de l’OCP et de son patron l’Etat) ne peuvent plus assurer le minimum vital aux enfants

Elles expriment leur indignation

….et leur désarroi

Les prolétaires en sit in

….expriment leur anxiété

Ils étaient là les flics: c’est l’autre aspect de la contradiction. Pas de lutte sans répression. Pas de répression sans résistance. Merci Mao pour ton analyse relative à la contradiction!

Le visage de la résistance ouvrière

Le militant Fekkak a échappé par miracle à la mort en juillet 1971 suite à la tentative d’assassinat perpétrée par
le directeur de la cité universitaire. Fekkak avait passé plusieurs semaines à l’hôpital. MAIS IL EST TOUJOURS LA.

Le visage de la répression

Le visage de la lutte













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