12 oct, 2009
Poitiers: les seuls casseurs sont les bourgeois
Poitiers ce samedi lors d’une initiative anti-carcérale marquée par une manifestation, des gens ont réussi à mener toute une série d’actes de saccage dans le tranquille centre-ville de Poitiers.
Cela bien entendu non seulement au grand désespoir des « festifs » (ici, là) qui organisaient un festival, mais également de toute une partie des libertaires (ici, ou encore là avec comme l’OCL qui fustige « un avant-gardisme rappelant de sinistres heures du gauchisme militaro que l’on croyait renvoyé aux poubelles de l’Histoire » dans un article au titre grand guignolesque: « Il n’y a pas eu plus d’émeute à Poitiers le 10 octobre que de socialisme en France en mai 1981″).
En même temps, il faut savoir quelles sont les priorités: faire la fête (les festifs), organiser manifestation et réunion (une partie des libertaires), ou bien arriver à mettre une claque à l’ordre dominant quand on peut.
Ceux qui se plaignent que soient amochées des vitrines de magasins, des façades de banques et d’assurances, sont on ne peut plus éloigné des exigences que pose le principe même de révolution. Et évidemment que pour les bourgeois et les petit-bourgeois « l’ambiance était apocalyptique », comme on pouvait le lire dans un compte-rendu de la presse bourgeoise. Il ne faut pas s’attendre à autre chose! Être révolutionnaire c’est affronter cette idéologie!
Après, on peut évidemment regretter qu’ait été tagué le plus vieux bâtiment chrétien de France, le baptistère saint-jean, tout comme certains slogans sur les murs relevant d’une culture nihiliste (« On vomit ce monde de merde », « La raison tue », « Mort à ce monde »), romantique (« La plus belle jeunesse meurt en prison ») ou encore anti-animaux (« Kill the pig », « Faisons du cassoulet policier »).
Tout cela manque clairement de positivité, de proposition stratégique, tout cela est trop romantique et à notre époque cette tendance ne mène pas à quelque chose de bon (c’est-à-dire soit vers le nihilisme autodestructeur, soit la misanthropie morbide amenant au fascisme). Mais cela c’est résumer nos positions par rapport à celles de l’ultra-gauche, ce qui n’a rien de nouveau.





















