ven, 27 novembre 2009 » France, Féminisme, Révolution

Contre l’oppression patriarcale, pas de fanfaronnades anti-cléricales mais la révolution!

Hier midi sur I-télé, le journaliste Joseph Macé-Scaron a évoqué la libération prochaine sous caution de Roman Polanski.

Selon lui, l’époque à laquelle s’est déroulé le crime de Polanski était caractérisée par la libération des corps. « C’est un peu comme si on jugeait Woodstock avec les idées de Christine Boutin ou Christian Vanneste » a-t-il ajouté.

La référence à Boutin et Vaneste, deux politiques connus pour leur engagement catholique traditionaliste, particulièrement réactionnaire et homophobe, ne doit rien au hasard.

En fait, ce commentaire est typiquement français.

En France, il est courant de se prévaloir de manière vantarde d’une liberté de mœurs censée être opposée, suivant une approche chauvine très prononcée, au puritanisme « anglo-saxon ».

La France a une longue tradition anti-cléricale « bouffeur de curés » qui plaît particulièrement aux petits-bourgeois qui s’imaginent ainsi « rebelles », alors que cette attitude, par sa radicalité anti-dialectique, relève du pur idéalisme ayant justement échoué à se libérer de la religion.

La religion est en effet à comprendre de manière dialectique, à la fois par son côté violemment réactionnaire et patriarcal, mais aussi son aspect attaché à la justice et la solidarité entre les humains.

Bien sûr, ce sont ces principes positifs qui ont pour but de reléguer  les aspirations révolutionnaires des masses derrière l’application d’une « justice divine ». C’est en cela que la religion est « l’opium du peuple » et que les masses ne s’en détacheront complètement que dans la pratique révolutionnaire.

Mais en France, l’idéalisme anti-religieux, qui est l’expression dialectique du sentiment religieux lui-même, sert souvent à fanfaronner de manière puérile sur le côté « coincé » (sexuellement) de la religion.

La remarque de Joseph Macé-Scaron s’inscrit complètement dans cet ordre d’idée, typique de la petite-bourgeoise qui se croit « libérée ».

En France, la peur de se faire taxer de « coincé » joue pour beaucoup dans la tolérance affichée envers les décadences bourgeoises typiques du capitalisme, comme l’ont montré récemment les réactions clémentes de la bourgeoisie envers le viol commis par Roman Polanski en 1977 ou le tourisme sexuel pratiqué par Frédéric Mitterrand.

Pourtant, les masses ne tolèrent pas que le viol d’une jeune fille de 13 ans soit légitimé au nom de la référence manipulatrice au mouvement hippie ou que le recours à la prostitution lors de voyages soit banalisé.

Un viol ou le tourisme sexuel ne relèvent en rien de la libération sexuelle, mais bien de l’infâme oppression des êtres humains par les capitalistes, et principalement des femmes!

Il n’y aura de libération sexuelle qu’après la destruction totale du patriarcat, élément central du capitalisme, sous les coups du prolétariat révolutionnaire!













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