mer, 2 décembre 2009 » Antifascisme, France, Féminisme

Garde à vue humiliante à Etampes : une brutalité policière typique dans le capitalisme

Patricia a été retenue en garde à vue pendant 6 heures à Etampes (Essonne) car elle n’était pas en possession de son permis de conduire lors du contrôle de la police, alors que sa fille de douze ans se trouvait aussi à bord du véhicule.

Les policiers n’auraient pas trouvé son nom dans le fichier des titulaires du permis de conduire, ce qui aurait donné le prétexte à son placage contre le capot de la voiture de police, son menottage, puis sa garde à vue qui a comporté une fouille au corps humiliante.

Les policiers se défendent en évoquant les coups de pieds que leur aurait adressé Patricia refusant de se rendre au commissariat en laissant sa fille seule. Ils se permettent même de douter des bleus sur le corps de Patricia, un des policiers  affirmant : « compte tenu de la personnalité de cette mise en cause, rien ne dit qu’elle ne s’est pas débrouillée pour occasionner quelques bleus. »

Goût du pouvoir, brutalité, volonté d’humiliation, arrogance et mauvaise foi sont bien les attributs de la police, serviteur de l’Etat bourgeois.

Bien entendu, les médias bourgeois sortent opportunément ce fait-divers, courant dans le quotidien des masses, pour lancer un faux débat sur des bases réactionnaires et relativistes (comme quoi « après tout, la loi est la loi et elle n’avait pas ses papiers ») ou réformistes (il faudrait revoir le déroulement des « gardes à vue » parfois disproportionnées), toutes deux étant des expressions de la contre-révolution.

Or, la police représente un énorme vecteur de l’idéologie dominante du capitalisme, le patriarcat. Ainsi, il existe de nombreuses émissions télévisées, comme « en quête d’action » sur W9, qui montre inlassablement des policiers comme des héros courageux faisant régner l’ordre « sur le terrain ».

D’ailleurs, même quand les policiers sont  censés être montrés sous un jour positif, leur « plaisanteries » humiliantes et cruelles si typiques de la police ressortent malgré tout.

Par exemple, dans « en quête d’action », un policier confisquait ses lunettes à une personne qui s’apprêtait à passer une nuit en garde à vue. Il insinuait alors que le verre des lunettes pouvait servir à commettre un suicide,  ce qui n’était pas si grave en soi, mais lui causerait des ennuis personnellement dans son travail…

Voilà pourquoi le PCMLM mène une bataille culturelle pour le communisme car la police  n’est pas une institution réformable mais l’expression directe de l’oppression de la bourgeoisie que la révolution fera disparaître.













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