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Mohamed Abourar expulsé : le capitalisme à visage humain n’existe pas!

Le quotidien « Libération » relate l’expulsion vers le Maroc de Mohamed Abourar, après six ans passés en France et âgé de 18 ans, à travers le témoignage d’une prof de son lycée à Colombes (Hauts-de-Seine).

La dernière phrase, « la France ce n’est pas cela », révèle la permanence des illusions entretenues sur le capitalisme, l’impérialisme.

Si, la France c’est justement cela. Et plus exactement, l’impérialisme français ne peut pas être autre chose que cela.

Le capitalisme et l’impérialisme signifient précisément le fait de broyer les individus sous les lois cruelles de la bourgeoisie. La bourgeoisie applique ses lois selon ses propres impératifs économiques.

Le capitalisme à visage humain n’existe pas et tant que le capitalisme existera, des cas comme celui de Mohamed Abourar continueront de se produire.

Il est donc important de ne pas se leurrer sur la France en tant que « patrie des droits de l’homme », ce qui correspond à l’idéologie républicaine et chauvine alliée de la bourgeoisie.

Non, la France est un pays impérialiste, de jour en jour plus agressif à mesure que la crise capitaliste s’amplifie.

Le communisme abolira les frontières et créera la communauté universelle des humains libres! Le peuple détient la solution : la révolution!

Catégorie: Crise capitaliste, France



Abderrazzak El Gadiri, tombé en martyr il y un an au Maroc, présent!

Catégorie: International



Communiqué de solidarité avec le mouvement des chômeurs et précaires en France.

Voici un communiqué du Maroc, qui est une démonstration de la valeur d’une lutte revendicative sur une base révolutionnaire!

Boulemane le 12/12/09

Association National des Diplômés Chômeurs au Maroc – le conseil national

Aujourd’hui le samedi 12/12/2009 s’est tenu un conseil national de l’Association National des Diplômés Chômeurs au Maroc à Boulemane, simultanément avec la commémoration du souvenir du martyr de camarade la martyre de la lutte contre le chômage NAJIA ADAYA sous le slogan : « NAJAIA ADAYA symbole de la femme militante contre le chômage et l’exclusion sociale », et en coïncidence avec la commémoration de la 32éme anniversaire du martyr marxiste léniniste marocaine SAIDA MENBHI, dans un contexte caractérisé:

au niveau international: l’extension de la crise de l’impérialisme mondial, qui essaye de l’éliminer sur le dos des peuples du monde à travers le licenciement des milliers de travailleurs, ce qui élargit le cercle du chômage, l’organisation d’attaques soudaines à travers un ensemble de guerres de brigandage dans divers endroits du monde, et la tentative d’organiser le monde selon ses intérêts (Iraq, Afghanistan, Palestine, Darfour….) et d’une manière indirecte par le fait d’imposer des plans de classe de la part des fonds de pillage impérialiste (la banque mondiale, FMI…), la répression des mouvements anti-impérialistes, l’interdiction de la manifestation nationale du mouvement des chômeurs et précaires à Rennes le 05 décembre 2009 par la préfecture et l’intervention contre eux des forces de répression n’est que la justification de la fausseté des slogans sur la « démocratie » que l’impérialisme essaie de nous faire croire.

Au niveau national l’intensification de la politique du pillage du reste des acquis des masses populaires, puisque le régime de classe en place a passé les plans de classe qui lui ont imposé par ses seigneurs impérialistes, à travers l’augmentation massive des prix des produits élémentaires, le licenciement des travailleurs (850 mineurs de l’OCP SMESI, les travailleurs agricoles dans les Serviles de El Kabbaj, les travailleurs du transport urbain à Rabat….), la tentative de suspendre les libertés démocratique (la continuité de la non reconnaissance juridique de l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc, la détention politique des étudiants, des chômeurs, des syndicalistes, des journalistes…), en plus de la continuité du régime en place dans la politique de l’impunité dans les crimes politiques économiques et sociaux (le non jugement des assassins du martyr de l’ANDCM et de la lutte contre le chômage MOSTAPHA EL HAMZAOUI).

D’autre part, nous soulignons la résistance des masses populaires face aux plans de classe du régime en place par ses outils de défense autonome: coordinations anti augmentation des prix et la dégradation des services public, les sections de l’Association Nationale des Diplômés chômeurs au Maroc, les comités de solidarité avec les détenus politique…

Nous dénonçons:
l’interdiction de la manifestation des chômeurs et précaires en France, et la répression qu’ils ont subis de la part de la police de la brigade anti criminalité.
Les détentions et les jugements formelles contre es sections de l’ANDCM.
Nous déclarons:
Notre solidarité avec le mouvement des chômeurs et précaires en France.

Notre solidarité avec tous les mouvements protestataires militants (travailleurs, paysans, étudiants, précaires…)

Notre accrochement à notre association (l’ANDCM) comme instance légale et unique des diplômés chômeurs au Maroc.Nous réclamons:
La libération immédiate de tous les détenus politique.
La réalisation immédiate des revendications de l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc.

Gloire aux âmes des martyrs de tous les mouvements militants pour la liberté.
Vive la solidarité des chômeurs et précaires.

Catégorie: International



L’Union des Etudiants Démocratiques de Delhi

Si la France a toujours malheureusement possédé, comme l’Angleterre, une grande tradition économiste-syndicaliste paralysant les initiatives populaires, dans les autres pays les révolutionnaires ont su construire des syndicats n’ayant en rien la nature de nos syndicats en France, et ce même au sein des facultés.

Ce qui n’est pas peu dire: connaître les syndicats étudiants en France, c’est forcément être affligé. Cependant, une autre voie est possible, quand on s’en donne les moyens politiquement et culturellement. Des exemples ne manquent pas.

Il suffit de penser bien sîr à l’UNEM au Maroc, qui possède une longue tradition de combat, mais aussi par exemple à l’Union des Etudiants Démocratiques (DSU), active en Inde à l’Université Jawaharlal Nehru et à l’Université de Delhi. Leur site est en ligne ici et il est d’un très grand intérêt, pour les étudiants et les étudiantes nous lisant, de diffuser au maximum ce lien, de parler de leurs positions, de leurs justes luttes.

Cela afin d’apprendre de la DSU, mais également afin de faire vivre l’internationalisme. La DSU diffuse en effet les points de vue de la révolution démocratique en Inde, et comme nous l’avions dit l’Etat indien semi-colonial semi-féodal lance une opération de très grande envergure – 100.000 soldats dans l’opération Green Hunt – contre la guerre populaire.

Pour les personnes intéressées par la situation, il existe une vidéo en ligne (en deux parties: ici et ). On notera l’énorme implication de l’écrivain démocratique Arundhati Roy pour que l’opinion publique indienne se dresse contre l’intervention militaire. Cette artiste, qui a notamment écrit Le Dieu des petits riens, est une grande figure culturelle de l’Inde démocratique, à la critique toujours radicale (voir par exemple ici sa critique du film Slumdog Millionnaire), et cela dans le contexte d’une modernisation impérialiste du pays (voir ici notre article sur les Mega food parks en Inde et celui sur la catastrophe de Bhopal).

Rappelons également que les archives internationales de Contre-Informations possèdent de nombreux documents de l’Inde révolutionnaire, tant d’une des figures historiques comme Charu Mazumdar que du PC d’Inde (Maoïste) actuel. Soulignons d’ailleurs la présence de la brochure explicative « Lal Salaam – Les Naxalites en Inde » qui constitue une porte d’entrée politique et culturelle à la situation dans ce pays.

On pourra de la même manière consulter nos articles présentant la situation: Naxalbari Zindabad! Des naxalites au Naxalbari, Du Naxalbari aux Naxalites – saluons la guerre populaire en Inde ! et La campagne de contre-guérilla « Salwa Judum » en Inde, expression de la contre-révolution mondiale.

Catégorie: International



Maroc: Mariam Bahmou a été arrêtée!

L’Etat semi-féodal semi-colonial marocain a procédé le 23 novembre à l’arrestation de Mariam Bahmou, militante de l’UNEM (Union Nationale des Étudiants du Maroc).

Cette action est une provocation très claire: elle a été arrêtée à son domicile, en présence de son père, alors qu’arrive la fête de l’Aïd el-Kebir. Le but de l’État est d’intimider, de montrer qu’il peut arriver à briser l’unité culturelle du peuple, fondée sur son existence quotidienne. D’ailleurs Mariam avait quitté l’université et est allée à Zagora pour travailler, afin de payer la facture d’électricité pour sa maison familiale, qui est estimée à 2000 DH.

L’Etat frappe dans le but d’affaiblir le mouvement populaire, il cible ses victimes; c’est ainsi qu’il faut comprendre la répression contre Mariam, très important témoin dans le dossier Zahra Boudkour, et répression qui n’est pas la première à son encontre.

Le comité Zagoura de soutien et solidarité avec les détenus politiques à Marrakech rappelle en effet qu’il « convient de noter que la première arrestation de Mariam et d’un ensemble de ses camarades militants de l’UNEM s’est faite lors d’un rassemblement de solidarité organisé par l’Union Nationale des Etudiants du Maroc à l’Université de Cadi Ayyad en solidarité avec le peuple palestinien et de condamner le bombardement sioniste de la bande de Gaza.

Ces manifestations qui ont été confrontées à une répression féroce ont amené, en plus des arrestations, la mort du combattant de la liberté Abdul Razzaq Algadiri… dans le contexte de sa lutte acharnée, avec ses camarades et le reste des étudiants aux côtés de la cause des masses populaires au Maroc, pour le droit à l’éducation et à la vie décente, pour la lutte pour la libération de prisonniers (ZAHRA, le groupe de TALHAOUI, les détenus de Fès, ErRashidiya…). »

L’Etat marocain veut briser la résistance révolutionnaire! Mais il n’y arrivera pas: ses espoirs vains et fous échoueront face à la détermination des révolutionnaires au Maroc, dont en France nous ne pouvons que saluer l’abnégation et le courage!

Souvenons nous que la France impérialiste est le principal exploiteur des peuples du Maroc, et un ennemi mortel et démagogue du mouvement de libération national arabe! Et saluons à sa juste manière l’engagement des femmes révolutionnaires au Maroc, dans l’immense tradition de Saïda Menebhi!

 

 

Catégorie: Contre-révolution, Féminisme, International



Maroc: Les prisonniers du groupe de Zhara Boudkour entrent en grève de la faim

Hier vendredi 13 novembre 2009, les prisonniers politiques de groupe Zhara Boudkour et du groupe Abdelhak Ettelhawi ont entamé une grève de la faim qui durera six jours.

En cas de non réponse à leurs exigences, ils entameront une grève de la faim ouverte, mettant le régime en place au Maroc devant ses responsabilités. Cette lutte est une réponse au refus de l’administration de la prison de l’ouverture d’un dialogue sérieux et responsable avec nous en vue de régler leur situation à l’intérieur de la prison malgré la grève de la faim qui duré 46 jour et un nombre de grèves d’alerte qu’ils ont fait, et le dépôt du dossier de leurs exigences à l’administration de la prison.

Les prisonniers de groupe de Zahra Boudkour luttent contre les mauvaises conditions dans lesquelles vivent tous les détenus politiques au Maroc, ces conditions qui se manifestent dans la privation de l’éducation, de la télémédecine et des visites ouvertes sans condition, sans parler des cellules dans lesquelles ils sont serrés qui sont remplies de prisonniers sociaux, des harcèlements et provocations auxquels ils sont soumis par l’administrations de la prison, contre les procès formels contre eux (24 ans de prison ferme pour les membres du groupe).

(Source: le site du Secours Rouge de Belgique, qui informe de la répression et des solidarités, et est très bien mis à jour.)

Catégorie: International



Grève de la faim du groupe de Zahra Boudkour

Les détenus politique à Marrakech

Prison locale à Marrakech

Groupe de ZAHRA BOUDKOUR

Avis à l’opinion publique concernant la grève de la faim

« Tous pour les libertés politiques et pour libérer les détenus politiques »

Du fait des mauvaises conditions dans lesquelles nous – le groupe de zahra BOUDKOUR – vivons, comme c’est le cas de tout les détenus politiques au Maroc, ces conditions qui se manifestent dans la privation de simples droits comme le droit à l’éducation, le droit à la médecine et visite ouverte sans condition, sans parler des cellules dans lesquelles nous somme serrés qui sont remplies des prisonniers de droit civil, et des harcèlements et provocations auxquels nous sommes soumis par l’administration de la prison, et du fait des procès formels contre nous et que le moins que l’on puisse dire est qu’ils sont des sitcoms au vrai sens du terme (distribution de 24 ans de prison ferme sur notre groupe !!).

Et devant le refus de l’administration de la prison de l’ouverture d’un dialogue sérieux et responsable avec nous en vue de régler notre situation à l’intérieur de la prison malgré la grève de la faim qui duré 46 jour et un certain nombre de grèves d’alerte que nous avons fait, et le dépôt du dossier de nos exigences à l’administration de la prison à maintes reprises, la plus récente en juillet, nous avons décidés nous les détenus politiques – le groupe de ZAHRA BOUDKOUR – d’entrer en grève de la faim sur trois étapes :

A partir de Mercredi 14 october 2009 une grève de la faim durant trois jours, en cas de non réponse à nos exigences jointes avec cet avis, et après une courte durée nous allons faire une autre grève de la faim durant 6 jours qui sera suivi de la grève de la faim ouverte.

En mettant le régime en place au Maroc devant ces responsabilités des résultats, et en saluant la démarche entreprise par l’instance nationale de solidarité avec les détenus politiques au Maroc dans le cadre de la solidarité avec les détenus politiques du mouvement estudiantins à Fès, qui sont en grève de la faim depuis 20 jours, nous appelons tous les militants nobles du peuple et toutes les instances et mouvements s’intéressant à la détention politique (mouvement estudiantin, instance nationale de solidarité avec les détenus politiques, le mouvements des familles des détenus politiques, les comités des jeunes, les comités des détenus,…) à se solidariser de notre bataille qui est celle de tout les détenus politiques, et participer activement à la réussite de cette bataille qui s’inscrit dans la lutte du peuple marocain pour accéder à la liberté politique, et nous demandons à tous les détenus politiques dans la lutte Maroc d’unir leurs actions militantes.

Et soyez toujours ferme et militants

Les détenus politiques à Marrakech
(le groupe de ZAHRA BOUDKOUR)

Catégorie: Contre-révolution, International



Au Maroc, le visage pluriel de la résistance

Ils et elles étaient des centaines de militantEs à venir de différentes région du Maroc pour manifester sur place leur solidarité avec les 850 ouvriers licenciés abusivement par SEMSI-Régie (filiale du premier groupe économique marocain, l’OCP), avec leurs familles qui se retrouvent aujourd’hui dans une situation dramatique.

Khouribga, la capitale minière du pays, n’a jamais connu ce type de rencontre chaleureuse entre des militantEs des droits humains, des militantEs de gauche en général et de la gauche marxiste en particulier, et des prolétaires en lutte pour des droits légitimes.

Les militantEs venuEs des autres régions du Maroc s’étaient retrouvéEs à13h près de « magana » (avenue moulay youssef), puis le cortège s’est dirigé vers le centre de la ville, deuxième étape de l’itinéraire prévu par les organisateurs. Là fut organisé le grand meeting, qui devrait se terminer à 15h pour laisser la place à la troisième partie du programme établi, à savoir la marche vers les locaux de l’OCP.

Cette marche n’a pas eu lieu. Elle a été purement et simplement interdite par l’Etat. Des barrages de forces répressives ont empêchés les ouvriers et leurs amis d’avancer. La police a cherché la bagarre pour mettre fin à la lutte des 850 ouvriers.

La lutte déterminée de masse consciente et organisée est la voie de la victoire!


Les victimes de SMESI-Régie en marche

Les organisateurs  de Khouribga souhaitant la bienvenue aux militantEs qui s’étaient déplacéEs pour les épauler moralement

Prolétaires avec quelques outils de travail, enchaînés, bâillonnes… mais ils ne céderont pas…


La rage du défi, au masculin

La rage de défi au féminin…rouge

Les mères de famille (des 850 victimes de l’OCP et de son patron l’Etat) ne peuvent plus assurer le minimum vital aux enfants

Elles expriment leur indignation

….et leur désarroi

Les prolétaires en sit in

….expriment leur anxiété

Ils étaient là les flics: c’est l’autre aspect de la contradiction. Pas de lutte sans répression. Pas de répression sans résistance. Merci Mao pour ton analyse relative à la contradiction!

Le visage de la résistance ouvrière

Le militant Fekkak a échappé par miracle à la mort en juillet 1971 suite à la tentative d’assassinat perpétrée par
le directeur de la cité universitaire. Fekkak avait passé plusieurs semaines à l’hôpital. MAIS IL EST TOUJOURS LA.

Le visage de la répression

Le visage de la lutte

Catégorie: International



La minorité nationale arabe en France a le droit d’apprendre l’arabe!

Les chiffres qui ont récemment été publiés dans certains journaux concernant le très faible apprentissage de la langue arabe en France montrent l’ampleur du caractère non démocratique de l’État bourgeois français.

Non seulement celui-ci a renforcé les courants religieux, leur attribuant une valeur dans les institutions, les valorisant, s’appuyant sur eux pour contrer les luttes de classes.

Mais l’État bourgeois français s’oppose aussi, par principe, à l’identité de la minorité nationale arabe.

De la même manière que l’État français est impérialiste et a la main-mise sur de nombreux États arabes semi-coloniaux semi-féodaux (Maroc, Algérie, Tunisie principalement), il s’oppose absolument à la nation arabe en lutte pour sa libération, et donc à la langue arabe.

Ainsi, en France, il y a seulement 7 300 collégiens et lycéens qui étudient l’arabe. Et encore faut-il savoir au sujet de ce chiffre que 1800 de ces élèves suivent des cours à distance (par le CNED) et que 1 500 résident à La Réunion et à Mayotte.

Ces chiffres sont même deux fois moins important qu’à la fin des années 1970!

L’État français fait donc exprès d’écarter l’arabe, car il sait que la minorité nationale arabe pose une question démocratique qu’il ne peut pas résoudre. Seul le socialisme peut résoudre une telle question à notre époque.

Et en plus de cette ligne réactionnaire, il valorise la religion, afin de diviser les communautés de manière religieuse: le résultat est que la quasi totalité des gens étudiant l’arabe en France le font dans des institutions non étatiques, et bien souvent liés à la religion.

L’État impérialiste français avait déjà mené cette politique d’abandon à des forces « amies », avec les cours d’Enseignement de langue et de culture d’origine (ELCO), un programme de cours après l’école contrôlé par l’Education Nationale, mais confié aux « pays d’origine »…

22 679 enfants suivent ainsi des cours d’arabe « encadrés »… avec le niveau qu’on peut imaginer. Quand on sait qu’en plus, dans les collèges et lycées, 60 % des professeurs d’arabe sont des remplaçants, 6 % enseignant une autre discipline…

Toujours de la même manière, 4 000 à 5 000 personnes sont inscrits en cours d’arabe à la faculté: là on voit encore la contradiction politique, le fait que l’Etat français ne tolère l’arabe que pour ceux et celles pouvant étudier cette langue en plus d’une autre matière, entendant bien bloquer tout droit culturel à la minorité nationale arabe dans son ensemble.

La minorité nationale arabe ne doit ainsi rien céder à ceux qui veulent l’opprimer. La libération de la minorité nationale arabe en France passe par le socialisme, car elle fait partie des masses populaires!

Il ne faut rien céder au projet « moderne » qui entend la démolir pour en faire des citoyens modèles, c’est-à-dire des nationalistes au service de l’impérialisme (une ligne va de la politique de l’Etat français à celle d’Alain Soral).

Il ne faut rien céder aux réactionnaires qui veulent maintenir ses préjugés semi-coloniaux semi-féodaux, pour créer une nouvelle « identité » qui serait féodale avec notamment la religion, mais aussi « nationaliste » dans une sorte de version complexée (qui va des religieux aux « Indigènes de la République »).

Catégorie: France



Des nouvelles du Maroc

Voici deux informations du Maroc: la première est qu’il y a eu un communiqué des familles des prisonniers politiques de Marrakech (groupe de Zahra Boudkour), où l’on appris que ces derniers ont disparu de la prison où ils se trouvaient. Selon les informations dont disposent les familles, les prisonniers ont été sauvagement agressés par des forces de répression, puis menés vers une destination inconnue.

Les prisonniers politiques sahraouis ont subi le même sort. La raison: une visite du roi à la prison…

Et voici ici quelques photos du sit in du 7 septembre 2009 devant la préfecture de Khouribga mené à l’occasion de la lutte à l’OCP. Ce nouveau sit suit celui du 1er septembre devant les locaux de l’OCP à Khouribga, et les sit in des 2 et 3 septembre au centre de la ville.

Principales revendications des  850 ouvriers, licenciés abusivement par l’OCP, et leurs familles:

- Réintégration des 850 ouvriers licenciés arbitrairement sans conditions

- Le respect des droits syndicaux bafoués par l’OCP, et ouverture de négociation avec le bureau syndical

- Intégration de tous les ouvriers et leur titularisation

Catégorie: International



Troisième sit in en une semaine au Maroc

Les 850 prolétaires licenciés arbitrairement par SMESI-Régie (filiale de l’OCP) et leurs familles ont observé le jeudi 3 septembre 2009, de 16h à 22h, un sit in en plein centre-ville de Khouribga, protestant ainsi contre cette décision, cautionnée par l’Etat en tant que patron de l’OCP.

Catégorie: International



Interview de Zahra Boudkour

Voici une interview de la révolutionnaire MLM Zahra Boudkour. Trois petites notes:

1.Le site La voie de la Révolution donne les infos en arabe sur la lutte au Maroc, diffusant ainsi la parole de Zahra et des autres camarades emprisonnés – c’est le site de référence!

2.Même si nos lecteurs et lectrices ont évidemment une grande indulgence et si c’est secondaire, désolé si le français de la traduction est parfois « bancal ». Que cela soit un appel à un plus grand internationalisme, à une amélioration des échanges entre les révolutionnaires du monde entier!

3.N’oubliez pas l’information de Tours (juste en-dessous) au sujet de la grave attaque fasciste!

L’interview:

Comment s’est déroulée votre détention?

Ma détention est arrivée après un processus de batailles que le mouvement estudiantins a entrepris  sous la direction de la Voie Démocratique Basiste à Marrakech, avec comme plateforme de la gratuité de l’éducation, et sous le slogan de « gratuité ou martyr ».

Notre détention n’est pas la première et ne sera pas la dernière puisque le régime en place au Maroc, et ses seigneurs les impérialistes, attaquent les masses populaire par des plans de classe comme la Charte nationale pour l’éducation et de formation, la modawana de la famille…

Le 14 Mai on avait un rendez-vous pour un dialogue avec la présidence de l’université; en relation avec  un dossier de revendications formulé  par les masses estudiantines, avec à la tête de ces exigences le retour des expulsés, mais le régime en place, comme d’habitude et conformément à sa nature, a donné comme réponse la répression et la détention.

La réaction a consisté en une intervention sauvage : lacrymogènes, balles en caoutchouc, des bulldozers, des cocktails Molotov… Les étudiants ont été tabassés, les étudiantes violées, leurs propriétés volées, la cité universitaire détruite et brulée, le militant Abdelkbir Lbahi a été jeté du 4éme étage…..

Notre détention avait pour but d’enterrer la voie combattante à l’université, pour faciliter le passage des articles du plan de classe et c’est ce que le régime en place au Maroc n’a pas pu atteindre; ni la détention ni le martyr peuvent arrêter  l’avance de la victoire.

Est-ce que la torture t’a affaibli ?

En tant que militante marxiste léniniste maoïste,  adoptant la ligne des masses, ma détention est venue comme résultat des conditions objectives; la plus marquante d’entre elles est l’augmentation des luttes des masses estudiantine dans le cadre de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc, sous la direction de la fraction révolutionnaire la Voie Démocratique Basiste.

La torture a été pour moi normale, puisque notre conscience est totale comme quoi le chemin de la lutte est difficile et nous sommes prêts à aller en avant jusqu’à hisser l’étendard de la libération.

Comment avez-vous résisté?

Le traitement a été très dur, et j’ai souffert moi et mes camarades au commissariat Jamaa Lafna, mais cela ne dépasse pas la douleur physique, puisque notre adoption d’un ensemble de principes nous a donné une confiance totale, et avec la capacité de supporter et notre conscience totale que le chemin de la lutte est accompagné toujours d’un prixt, la torture est plus légère.

Peux-tu nous raconter l’expérience de la détention ?

C’est une expérience très riche, mais plus facile, très différente de toutes les expériences par lesquelles je suis passé, c’est la face cachée de la souffrance des femmes dans cette patrie, des femmes qui n’ont pas choisi leurs destin qui a été une expression des conditions objectives, des femmes mécontentes de ce régime duquel elles n’ont vus que l’enfer.

Comment voyez-vous la manœuvre du régime de retarder le procès ?

Les méthodes réactionnaires du régime en place au Maroc, même si elle diffère, ont un seul but, sa manœuvre vise à semer le désespoir, et à jouer sur le facteur moral des militants et leurs familles, en oubliant que ce qui nous pousse ne sont pas les sentiments mais le développement des contradictions de la réalité de la lutte de classe au Maroc.

Quelles sont les spécificités de l’expérience de la femme ?

La marginalisation dont que subit la cause de la femme est relativement mis de côté  avec le développement de la lutte de classe, la participation de la femme au cours de ce conflit et sa défense d’un certain nombre de causes ne l’a pas exemptées de l’oppression du régime réactionnaire.

L’expérience de la détention pour la femme, je ne crois pas qu’elle diffère de l’ensemble des conditions qui affectent les combattants de la liberté en général, c’est une traduction de la double oppression imposée sur elle par la société.

Comment voyer vous le mouvement des familles ?

Le mouvement des familles s’est formé du fait de la foi de nos familles dans notre innocence par rapport aux accusations fabriquées, et que nous sommes des militants.

Un certain nombre de ses membre ont été des militants (es) au sein  de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc à l’université et militent actuellement au sein des masses populaires.

Nos familles ont entrepris un ensemble de formes de luttes qui ont été crédité  dans le fait de faire connaitre notre cause, tant sur le plan national qu’international, de faire face aux campagnes de répression féroce du régime en place au Maroc.

La mère du camarade ALAE EDDERBALI  s’est cassée la jambe et en souffre jusqu’à maintenant; le militant TAOUFIK CHOUINI est détenu en tant que membre de nos familles et passe 8 mois en prison (l’interview a été fait avant que le camarade Toufik ne soit libéré), mes sœurs ont été tabassées également au commissariat.

Le mouvement des familles a donné une grande dynamique à la constitution des comité de soutien et de solidarité à travers la patrie, et a contribué à la constitution des mouvement de familles des détenus politiques à Fès par exemple.

Est-ce que tu es un cas exceptionnel ou les femmes peuvent résister comme toi ?

Ma détention n’est pas un choix, mais a été imposé par la réalité du conflit au sein de l’université. C’est une affaire de principe et tous ceux qui adoptent le marxisme léninisme maoïsme n’hésiteraient pas à donner plus de sacrifices pour la souffrance dans ce pays blessé.

Tu as insisté sur ton identité communiste, est-ce que la contribution des femmes est indispensable ou complémentaire?

Du fait de considérer la cause de la femme comme une cause de classe, la contribution de la femme n’est nullement complémentaire, mais principale, puisque les conditions d’oppression imposées par les classes exploiteuses nécessitent l’obligation de la participation de la femme dans le conflit idéologique et politique visant la libération de la société, société qui ne sera libérée que par la libération de la femme, ce qui impose son intégration dans la lutte dans toutes les questions, et son adoption d’une ligne politique juste pour lui permettre de lutter contre les tendances patriarcales et la marginalisation politique dont elle souffre.

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Si tu es du Maroc, si tu parles arabe, ce site est pour toi!

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Rapport du procès du groupe de Zahra Boudkour

« Je salue l’âme de abderazaq elgadiri, le martyr de la voie démocratique basiste, et du peuple marocain, j’adresse mes salutations à tous les progressistes dans le monde, notre seule accusation, c’est que nous sommes les filles et les fils des masses populaires, les masses opprimées. »

Le document en ligne ici plus bas (ou dans la partie prison) est un document glorieux. Dans la grande tradition des communistes à leur procès, les activistes de la Voie Démocratique Basiste ont affronté politiquement avec une grande sagacité, un grand courage, le procès et les attaques du régime marocain.

Les menaces, les brutalités, les tortures, la mort, rien n’a ébranlé les révolutionnaires au service du peuple. Au Maroc a brillé de mille feux le marxisme – léninisme – maoïsme, rendant honneur aux luttes du peuple, à la bataille pour la guerre populaire, pour la dictature ouvrière et paysanne!

Et si parfois le français de la traduction du texte est bancal, de manière dialectique il en ressort, de manière poignante, encore plus l’abnégation, la persévérance, le courage, la volonté de faire honneur à la cause révolutionnaire, la cause du communisme.

L’identité communiste comme expression universelle – les « discussions » entre le juge et les camarades sont le témoignage de la dignité, de la révolution, du communisme!

Quand de France nous lisons ces lignes, notre coeur bat la chamade pour nos camarades, leur lutte est notre lutte, notre combat commun pour la grande cause de notre époque, le communisme! Depuis la France impérialiste, nous vibrons pour les esprits révoltés qui refusent de voir leur pays être dépendant, la vie des masses brisée, la dignité anéantie!

Que ces paroles depuis les prisons du Maroc résonnent dans tous les coeurs des peuples arabes (et notamment le peuple arabe palestinien), dans les coeurs des masses populaires en France, notamment arabe (et juive)!

Que ces paroles depuis les prisons du Maroc soient en France une fleur de plus dans le jardin révolutionnaire donnant vie à la guerre populaire!

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Catégorie: International



Des paroles qui vibrent au Maroc depuis les prisons, jusque dans nos coeurs

« Je salue notre commandant la martyr Saida Menebhi, je salue tous les martyrs du peuple Marocain, nous somme sur la ligne des martyrs, ni la prison ni les bourreaux sont capable de nous arrêter. »

« Comme Saida Menebhi a dit je suis ici pour qu’il n’y ait pas de prison demain. Ma poursuite aujourd’hui et la poursuite de mes camarades ont des raisons politiques : notre appartenance à la voie démocratique basiste et à l’unem, notre lutte à coté du peuple marocain et la défense de ses causes, contre l’autocratie et le régime absolu. »

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Paroles au procès au Maroc, paroles de fiers combattants du peuple

« Je salue l’âme du martyr abderazaq elgadiri, je salue nos familles et tous les militants, je suis un militant du peuple marocain, je lutte au sein de la voie démocratique basiste, je salue les masses qui se révoltent à sidi Ifni comme je salue les détenus politiques à Fés. »


« Je vous signale et avec fierté que notre détention ne nous rééduquera pas comme vous le souhaitez, pour nous la prison c’est une école de la lutte révolutionnaire, pour nous pas de différence entre l’intérieur et l’extérieur, c’est le même contenu, nous avons les conviction pour suivre le chemin de Saida Menebhi jusqu’à la victoire »

Catégorie: International



Au Maroc comme ici, solidarité avec les camarades en prison!

Catégorie: Antifascisme, International



Lutte à l’OCP au Maroc

Même dans les pays semi-coloniaux semi-féodaux comme le Maroc, la classe ouvrière grandit et se fortifie, affrontant l’oppression et l’exploitation.

Le Maroc est ainsi le troisième producteur mondial de phosphates et le premier exportateur mondial, le tout étant géré par l’Office chérifien des phosphates (OCP). Une industrie qui sert les intérêts impérialistes et ce avec une longue tradition: l’OCP est né comme société minière de droit privé appartenant au royaume et sous la direction française, et est un des piliers capitalistes gagnant en importance au sein du régime semi-colonial semi-féodal marocain.

La semaine dernière l’Etat marocain a empêché plus de 800 ouvriers licenciés du groupe OCP de se diriger vers les locaux du groupe à Khouribga (situé à 120 km au sud-est de Casablanca, considéré comme la plus importante zone de production de phosphates au monde). 850 ouvriers ont été licenciés abusivement par l’OCP.

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Fadela Amara sur la burqa : le véritable « cancer », c’est l’impérialisme!

Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la ville, a affirmé, lors d’un entretien au Finacial Times, que l’interdiction de la burqa permettrait d’enrayer la propagation du « cancer » de l’Islam radical.

L’Etat bourgeois est une montagne d’hypocrisie. En effet, il fait mine d’oublier que  l’impérialisme est l’instigateur des mouvements islamistes dans le but  d’étouffer le mouvement de libération nationale arabe, de révolution démocratique arabe. Les exemples ne manquent pas sur les manœuvres impérialistes favorables aux mouvements islamistes dans les pays semi-coloniaux semi-féodaux à sa botte : le soutien de l’impérialisme français à la frange féodale (menée par Khomeiny) lors de la révolution iranienne (qui est donc devenu « islamique »), le soutien de l’impérialisme US au GIA pdans le cadre de sa concurrence avec l’impérialisme français en Algérie, ou encore le soutien du bloc impérialiste France-Allemagne-Russie au Hezbollah au Liban.

L’islamisme est donc l’instrument contre-révolutionnaire de l’impérialisme qui ne craint rien tant que la révolution des masses! Comble de l’hypocrisie, Fadela Amara ose  se faire la porte-parole de « la lutte pour les droits  de la femme ». Mais l’impérialisme français, comme tous les impérialismes, cherche justement en permanence à écraser les forces révolutionnaires des pays semi-coloniaux semi-féodaux.

C’est pourquoi les médias aux ordres de la bourgeoisie ont totalement passé sous silence la révolte des étudiants et des masses populaires au Maroc au printemps 2008, placée sous le drapeau rouge marxiste-léniniste-maoïste. Zahra Boudkour et toutes les révolutionnaires torturées et emprisonnées au Maroc sont un exemple de mouvement révolutionnaire d’émancipation des femmes de la domination patriarcale.

Rappelons enfin que le port de la burqa ou du niqab, comme l’ensemble de la religion, est une contradiction au sein du peuple qui ne peut se résoudre
que dans la pratique révolutionnaire des masses
, et non les manipulations de l’Etat bourgeois. La bourgeoisie essaye de faire de l’islamisme, que l’impérialisme a lui-même encouragé un sujet central pour les masses, mais le véritable ennemi des peuples du monde entier, c’est l’impérialisme!

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Au Maroc, la voix de la révolution

Catégorie: International, Révolution



Maroc : interview de Zahra Badkour, l’inflexibilité révolutionnaire au service du peuple

Au Maroc, les camarades de la Voie Démocratique Basiste subissent la répression féroce de l’Etat, aux ordres de l’impérialisme, le Maroc étant un pays semi-colonial semi-féodal.

Parmi tous les camarades emprisonnés, Zahra Badkour, condamnée à deux ans de prison, est devenue le symbole de la lutte des jeunes marocains et des masses populaires contre la machine d’Etat déclenchée au printemps 2008. Comme tous ses camarades, Zahra Boudkour a été torturée, brimée par les policiers et matraquée à coups de barre de fer à de nombreuses reprises sur toutes les parties du corps, les violences  des tortionnaires s’exprimant d’autant plus brutalement à l’encontre des femmes.

Détenue dans des conditions d’hygiène exécrables, elle souffre aujourd’hui d’un mal de crâne persistant  dû au coups qu’elle a reçus, et manque cruellement de soins médicaux, comme elle l’explique dans cette interview donnée récemment.

Cet entretien témoigne aussi de la détermination révolutionnaire de Zahra Boudkour qui s’exprime au nom de ces camarades : « Nous assumons nos actes jusqu’au bout, quel que soit le jugement. », « Tout ce que nous pourrons subir ne changera jamais nos convictions et je ne regrette rien. »

Catégorie: International, Révolution



Un salut à Güler, mort à la réaction

Voici un message de solidarité pour Güler Zere, prisonnière politique gravement malade en Turquie, depuis le Maroc, par les camarades en prison.

Les détenus politiques à Marrakech

Groupe de Zahra Boudkour

Lettre de solidarité

Un salut à Güler, mort à la réaction

« Si je ne brûle pas Si tu ne brûles pas Si nous ne brûlons pas Comment les ténèbres Deviendront-elles clarté ? » Nazim Hikmet

Camarades du front de libération révolutionnaire en Turkey

Camarades sincères

Depuiss les cellules de la prison de Boulmharez à Marrakech, on vous écrit nous le groupe Zahra la maoiste, et on déclare notre solidarité totale et inconditionnelle avec notre camarade Guler Zere dans sa double souffrance entre la prison et la maladie, et nous ajoutons notre voix à celles de tous qui demandent la libération et de sauver la vie de cette militante communiste qui a donné sa vie comme sacrifice à la cause du prolétariat, le peuple Turc a le droit d’être fier d’elle, le peuple Marocain aussi, et les peuples du monde ont raison de crier « liberté à Guler Zere ».

Enfin nous déclarons notre solidarité avec le père de Guler Zere et tous les solidaires avec lui qui ont été soumis à la répression de la police, et vive la révolution et vive les révolutionnaires.

Les révolutionnaires détenus vive la révolution

Les révolutionnaire martyrs vive la révolution

La prison locale Boulmharez à Marrakech

Le 30/07/2009

Catégorie: International



Lourdes peines contre les détenus politiques à Marrakech

Après plus de onze mois de détention des camarades communistes du mouvement estudiantins à Marrakech, couramment connus sous le nom de « groupe de Zahra » (du nom de la camarade Zahra Boudkour), la première chambre de la cour d’appel à Marrakech a prononcé de lourdes peines :

- le camarade Mourad Chouini : 4 ans de prison ferme et 60000 DH d’amendes (ce qui équivaut à 5354 Euros);

- les camarades : Zahra Boudkour, Mohamed Jamili, Mohamed Larbi Jeddi, Otman Chouini, Youssef Machdoufi, Youssef E l Alaoui, Jalal El qotbi, Aalae Edderbali, Abdalla Errachdi, Khalid Meftah : 2 ans de prison ferme

La solidarité avec les camarades ne doit pas cesser. La solidarité avec les camarades en prison au Maroc doit devenir une constituante de notre identité communiste en France!

Pour les camarades connaissant la langue arabe, lisez et diffusez les articles révolutionnaires du Maroc!

Catégorie: International



Maroc: vive la Voie Démocratique Basiste!

Au Maroc, le procès des étudiants arrêtés reprendra le 25 juin. Jusqu’à présent, le procès a été marqué par leurs interventions politiques, tant concernant la politique de privatisation de l’université, que concernant les tortures subies, avec notamment deux tortionnaires désignés par les camarades emprisonnés: Ahmed Tawwal et Abdelhak Elyaakoubi. Le commissariat de la Place Jemaa-El-Fna de Marrakech est le symbole de la torture désormais.

Bien entendu, le procès est hautement encadré du point de vue policier et la propagande étatique nie son caractère politique, empêche les témoins d’être présents, etc. A l’opposé, les familles des détenus politiques sont elles organisées et soutiennent les emprisonnés, malgré les brutalités policières et les intimidations qui les visent.

A ce niveau, il faut souligner le caractère particulier de la situation de la prisonnière Zahra Boudkour, arrêtée elle aussi le 15 mai 2008 alors qu’elle avait 21 ans. A son arrestation, les policiers l’ont contrainte à demeurer nue, alors qu’elle avait ses règles, devant les autres détenus, pendant plusieurs jours ; elle souffre désormais de problèmes gynécologiques, sans pouvoir pour autant voir un gynécologue.

Cette étudiante a été torturée, pendant trois mois «elle était enfermée dans un petit espace avec quarante-trois autres personnes, souvent atteintes de maladies contagieuses. Les toilettes étaient dans un piteux état et il y avait une lampe allumée au-dessus de sa tête 24 heures sur 24» explique sa soeur.

Au Maroc, pays semi-colonial semi-féodal, la répression est terrible, et d’autant plus contre les femmes. Telle est la situation au Maroc, où les camarades de la Voie Démocratique Basiste luttent pour la révolution, jusqu’en prison! Et Zahra Boudkour est un véritable symbole, dans la continuité de Saïda Menehbi!

Catégorie: International, Révolution



Déclaration de presse des familles des détenus politiques à Marrakech

Au Maroc, les révolutionnaires emprisonnés ont besoin de notre solidarité, d’une solidarité intelligente, capable de leur apporter des forces afin de faire face à la répression de l’Etat semi-colonial semi-féodal marocain. Le combat est politique, c’est en raison de leur appartenance à l’Union National des Etudiants du Maroc (UNEM) et à la Voie Démocratique Basiste que sont frappés ces camarades.

Voici un communiqué de la part des familles des détenus politiques emprisonnés à Marrakech. Faisons en sorte que ce document soit diffusé le plus largement possible, afin que toutes les forces progressistes possibles puissent appuyer la lutte face à la prison, face à la torture, face à la contre-révolution.

Les familles elles-mêmes sont la cible de la répression; faisons en sorte d’être à la hauteur de leur ténacité, comme nous devons être à la hauteur de la détermination des prisonniers révolutionnaires du Maroc!

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Catégorie: International



La question animale, le communisme, le fascisme

Le marxisme-léninisme-maoïsme est la seule idéologie affirmant que le communisme amène la résolution de la contradiction entre villes et campagnes, et partant de là seul le PCMLM affronte politiquement la question animale, qui se pose en ces termes et pas autrement.

Il n’est donc nullement étonnant, puisque le PCMLM est à l’avant-garde, qu’à l’inverse le fascisme assume de plus en plus, de manière démagogique, cette même question, alors que les différentes variétés social-démocrates ne s’intéressent qu’aux « mouvement sociaux » et aux  « réformes » d’un point de vue associatif et syndical.

Ce qui s’annonce, avec la crise générale du capitalisme, c’est la guerre de positions entre communisme et fascisme, entre révolution et contre-révolution.

On en a ici un exemple très parlant avec Jean-Claude Martinez, figure de l’extrême-droite, attaquant le « grand capital » pour son attitude envers les primates victimes de la vivisection.

On notera d’ailleurs, à la fin du texte sur le site de Jean Claude Martinez (martinezlavie.com), l’allusion très « fine », typique de l’explosion de l’irrationalisme, des théories du complot, de l’antisémitisme, etc., pour définir en quoi consiste le « grand capital »:

« qui osera enfin s’attaquer au grand Capital qui pratique ces actes de barbaries dignes des plus grandes dictature humaine. A moins que l’EUROPE soit vendue à ce grand « Capital » dont il interdit de prononcer le non sous peine de poursuite judiciaire ».

Évidemment, on peut voir que le texte est rempli d’incohérences; d’un côté il semble critiquer la vivisection en général, pour finalement surtout parler des primates, tout en se moquant d’eux (« Nous nous demandons vraiment qui son les primates dans cette affaire »).

Tout cela n’a aucun sens, et l’article d’après sur ce site défend même… les producteurs de lait, sans un mot bien entendu pour les animaux. Avec une pseudo critique similaire du « grand capital » (« on peut incriminer la confiscation de la valeur du travail de nos paysans par la grande distribution, voire par le secteur de la transformation »), mais également et surtout de la mondialisation, vu que le seul objectif est la promotion du nationalisme.

Comme on le voit, les partisans du nationalisme se sentent obligés de parler des animaux, tout en assumant bien entendu aucun contenu politique. C’est un phénomène important, actuel et Jean-Claude Martinez le démontre, de par son importance personnelle (et on notera la lourde responsabilité de ceux qui réduisent la question animale à une question associative, sans jamais comprendre le mode de production capitaliste).

Jean-Claude Martinez est en effet professeur de faculté (à Assas), et a été le vice-président du Front National, après avoir été également le conseiller fiscal du roi du Maroc Hassan II. Exclu du FN récemment, il s’est rapproché de Carl Lang et est candidat aux élections européennes de juin 2009 dans la région Sud-Ouest, soutenu donc par le « Parti de la France », le parti de Carl Lang qui est au centre de la restructuration du mouvement nationaliste.

Catégorie: Antifascisme, Ecologie



La France contre le Sahara occidental

Après avoir été une colonie espagnol, le Sahara occidental a dû subir l’occupation par le Maroc – lui-même un pays semi-colonial semi-féodal principalement sous influence française.

L’impérialisme français vient donc de s’opposer à ce que le Conseil de sécurité de l’ONU élargisse le mandat du contingent des casques bleus au Sahara occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l’homme dans l’ancienne colonie espagnole.

Voilà un acte bien digne de la France impérialiste, prétendu «pays des droits de l’homme».

Ahmed Boukhari, représentant du Polisario (Frente Popular de Liberación de Saguía el Hamra y Río de Oro, c’est-à-dire Front populaire de Libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro) à l’ONU, a ainsi reproché à la France d’avoir «empêché le Conseil de sécurité de prendre en compte la question des droits de l’homme».

«S’il n’y a pas aujourd’hui de solution politique ou de référendum au Sahara, c’est principalement à cause de la France», a-t-il ajouté.

Résultat, pas de droits de l’être humain, mais le mandat de la Minurso est prolongé d’un an, et le Conseil demande au Maroc et aux indépendantistes du Front Polisario de «négocier sans conditions préalables et de bonne foi» – une belle hypocrisie.

Rappelons qu’il existe un mur, une barrière de séparation de 2 720 km érigée au Sahara occidental par le Maroc entret 1980 et 1987, dans la lutte contre les indépendantistes du Polisario. Ce mur est surveillé 24 heures sur 24 heures par l’armée marocaine.

Contre-Informations est le seul site francophone à fournir les sites du Front Polisario (à la section Sahara Occidental).

On notera toutefois que cette question du Sahara occidental joue un grand rôle dans les contradictions inter-impérialistes, comme en témoigne par exemple ce site norvégien, avec de très nombreux documents en français et montrant comment l’ensemble des partis scandinaves, y compris conservateurs, «soutient» le Sahara occidental.

Catégorie: Guerre impérialiste, International



Triple oppression, une nouvelle catégorie sur C-I

Une nouvelle catégorie est présente dans la colonne de gauche de Contre-Informations; intitulée TRIPLE OPPRESSION, elle rassemblera les textes spécifiques (et les plus importants) concernant ce concept.

A une époque où la société bourgeoise s'effondre sur elle-même, il y a lieu d'accorder une attention extrême au combat contre le reflet en nous-mêmes des valeurs réactionnaires.

Le racisme, le sexisme, le capitalisme façonnent les individus; être communiste c'est se confronter à cette réalité, c'est savoir comprendre la nécessité de la révolutionnarisation individuelle, de l'autocritique, de l'esprit collectif, de l'organisation au sein de l'avant-garde!