Du Parti Communiste français
au Parti Communiste
(marxiste-léniniste-maoïste)

 

Nous, communistes, existons depuis le Manifeste Communiste de Karl Marx et Friedrich Engels. Notre objectif est une société sans classes ni Etat.

Pour arriver à cette société, nous considérons que le prolétariat, guidé par la classe ouvrière, doit renverser la bourgeoisie et détruire son Etat, socialiser les moyens de production et détruire l'idéologie bourgeoise.

Notre point de vue est scientifique. Nous partons des thèses scientifiques élaborées par Marx et Engels :

§ la loi de l'unité des contraires et de leur lutte: toute chose a deux aspects opposés, un pôle négatif et un pôle positif en quelque sorte, amenant le développement et le mouvement de la chose en question;


§ la loi de l'unité de l'évolution et de la révolution, du quantitatif et du qualitatif: le développement ne se fait pas sur le plan quantitatif, il progresse par bonds révolutionnaires (c'est le saut dialectique), il y a unité du processus d'évolution et de révolution;


§ la loi de la négation de la négation: la négation n'est pas " simple " destruction de l'ancien, mais dépassement de celui-ci; on conserve de l'ancien ce qui est valable: la négation est dialectique.

Lénine dit :

" La dialectique est la théorie qui montre comment les contraires peuvent être et sont habituellement (et deviennent) identiques - dans quelles conditions ils sont identiques en se convertissant l'un en l'autre -, pourquoi l'entendement humain ne doit pas prendre ces contraires pour morts, pétrifiés, mais pour vivants, conditionnés, mobiles, se convertissant l'un en l'autre ".

Le principe de la dictature du prolétariat sur la bourgeoisie part ainsi du principe de la loi de la négation de la négation. C'est en appliquant la loi de la dialectique à la société capitaliste que l'on peut voir le conflit entre le prolétariat et la bourgeoisie, conflit qui est une contradiction.

C'est pourquoi Mao Zedong affirme que :

" Les changements qui interviennent dans la société proviennent surtout du développement des contradictions à l'intérieur de la société, c'est-à-dire des contradictions entre les forces productives et les rapports de production, entre les classes, entre le nouveau et l'ancien. Le développement de ces contradictions fait avancer la société, amène le remplacement de la vielle société par la nouvelle ".

Mao Zedong résume ainsi l'histoire en tant qu'histoire des luttes des classes. Le principe de la lutte des classes n'est pas isolé, il correspond à la loi universelle de la dialectique. La dialectique part du principe que " un devient deux " : chaque chose a deux aspects, dont la lutte est le moteur de l'évolution.

Mao Zedong a résumé ainsi la thèse générale du communisme :

" La philosophie marxiste considère que la loi de l'unité des contraires est la loi fondamentale de l'univers.
Cette loi agit universellement aussi bien dans la nature que dans la société humaine et dans la pensée des Hommes [et des femmes]. Entre les aspects opposés de la contradiction, il y a à la fois unité et lutte, c'est cela même qui pousse les choses et les phénomènes à se mouvoir et à changer.

L'existence des contradictions est universelle, mais elles revêtent un caractère différent selon le caractère des choses et des phénomènes.
Pour chaque chose ou phénomène concret, l'unité des contraires est conditionnée, passagère, transitoire et, pour cette raison, relative, alors que la lutte des contraires est absolue ".

La lutte entre l'ancien et le nouveau, entre le faux et le vrai, est le moteur dialectique de toute chose, de tout rapport social, de tout phénomène. La dialectique est une loi universelle. Dans le communisme il n'y aura plus de lutte de classes car celles-ci seront abolies, mais " la lutte entre le nouveau et l'ancien, entre le vrai et le faux dans la société se poursuivra indéfiniment " (Mao Zedong).

La thèse de la lutte entre l'ancien et le nouveau, entre le faux et le vrai, est la thèse fondamentale du communisme. Le communisme est l'aboutissement nécessaire de la transformation ininterrompue de la matière éternelle, car la loi de la contradiction amène des sauts qualitatifs et le nécessaire renversement de l'ancien au profit du nouveau.

De la même manière que la bourgeoisie a mis plusieurs siècles en France à renverser l'aristocratie, le prolétariat mène une lutte difficile qui a commencé en 1871 avec la Commune de Paris. La révolution est un processus long et douloureux, un accouchement de l'histoire, car elle touche à absolument tous les aspects de la vie. La culture, la vie quotidienne, le rapport entre individus, etc., tout est concerné par la révolution.

En effet, dans la société capitaliste, la contradiction entre classes concerne chaque aspect social. C'est pourquoi " Dans la société de classes, chaque homme occupe une position de classe déterminée et il n'existe aucune pensée qui ne porte une empreinte de classe " (Mao Zedong).
C'est pourquoi, tant que le communisme n'a pas triomphé et que les classes n'ont pas été abolies, " personne n'est communiste à 100% " (Gonzalo).

Le Parti Communiste est l'expression historique organisée du besoin de communisme, sa nécessité historique. Le Parti Communiste est le soutien idéologique inébranlable pour arriver au communisme. Personne ne peut arriver au communisme de manière individuel, car seul le Parti est au cœur de l'affrontement dans toute sa dimension sociale.
Seul le Parti Communiste, en tant qu'expression idéologique la plus haute de la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie, pour le communisme, peut définir exactement la nature de la société capitaliste et faire avancer vers son abolition à tous les niveaux.

Une raison essentielle est que la lutte entre l'ancien et le nouveau n'est pas une lutte idéaliste, unilatérale. Pour être révolutionnaire, pour savoir ce qui est juste, il faut connaître également ce qui est faux.

Mao Zedong nous enseigne ainsi que :

" Si vous possédez déjà le matérialisme et la dialectique, vous devez encore compléter vos connaissances par l'étude de leurs contraires, l'idéalisme et la métaphysique. Les œuvres de Kant et de Hegel, de Confucius et de Tchiang Kaï-chek, tous ces matériaux négatifs sont à lire.
Sans connaître ni l'idéalisme ni la métaphysique, sans avoir lutté contre ces conceptions adverses, vos connaissances sur le matérialisme et la dialectique ne seraient pas solides ".

Ainsi, un point de vue juste est nécessairement un point de vue communiste, prenant en compte les contradictions et faisant avancer vers leur dépassement. En fait, l'idéologie communiste est le seul vrai matérialisme, car lui seul considère chaque développement comme un processus et affirme que rien n'est éternel à part le processus de transformation de la matière.

Friedrich Engels nous dit que :

" La nature est la pierre de touche de la dialectique et il faut dire que les sciences modernes de la nature ont fourni pour cette épreuve des matériaux qui sont extrêmement riches et qui augmentent tous les jours ; elles ont ainsi prouvé que la nature, en dernière instance, procède dialectiquement et non métaphysiquement, qu'elle ne se meut pas dans un cercle éternellement identique qui se répéterait perpétuellement, mais qu'elle connaît une histoire réelle.

A ce propos, il convient de nommer avant tout Darwin, qui a infligé un rude coup à la conception métaphysique de la nature, en démontrant que le monde organique tout entier, tel qu'il existe aujourd'hui, les plantes et les animaux et, par conséquent, l'homme aussi, est le produit d'un processus de développement qui dure depuis des millions d'années ".

Staline a rappelé que le matérialisme considère que :

§ " le monde, par sa nature, est matériel, que les multiples phénomènes de l'univers sont les différents aspects de la matière en mouvement (...); que le monde se développe suivant les lois du mouvement de la matière " ;


§ " la matière, la nature, l'être, est une réalité objective existant en-dehors et indépendamment de la conscience; la matière est une donnée première, car elle est la source des sensations, des représentations de la conscience, tandis que la conscience est une donnée seconde, dérivée, car elle est le reflet de la matière, le reflet de l'être; la pensée est un produit de la matière " ;


§ la nature est à comprendre " comme un état de mouvement et de changements perpétuels (...), où toujours quelque chose naît et se développe, où (toujours) quelque chose se désagrège et disparaît ".

La loi de la dialectique s'applique à tout phénomène. Par conséquent, cette loi est valable pour l'idéologie communiste, ainsi que pour le Parti Communiste.

L'idéologie communiste est également le produit d'un processus. Le communisme naît avec le prolétariat, et le prolétariat est le produit de la société capitaliste. Le capitalisme est le produit du féodalisme, qui est lui-même le produit de la société esclavagiste, société esclavagiste elle-même précédée du communisme primitif.

Historiquement, le communisme est le produit de la seule classe voulant s'abolir elle-même en tant que classe : le prolétariat. " Ou bien il y aura le communisme pour tout le monde, ou bien il n'y aura le communisme pour personne " (Mao Zedong).

L'idéologie communiste s'est développée dans trois grandes étapes. Marx, Lénine et Mao Zedong ont été de grands penseurs et révolutionnaires ; Engels, Staline et Gonzalo ont synthétisé leurs apports et ont affirmé leur universalité.

Le léninisme et le maoïsme, en tant que synthèse des apports de Lénine et de Mao Zedong respectivement, ont représenté des sauts qualitatifs. Chaque saut qualitatif ne remplace pas le moment précèdent, il s'agit d'un saut dialectique, d'une synthèse.

Lénine a élaboré des thèses que Marx n'avaient pas vu (ou ne pouvaient pas voir), il a également amélioré certaines thèses de Marx et Engels.
Mao Zedong a élaboré des thèses que ni Marx ni Lénine n'avaient saisi. Il a également amélioré certaines thèses de Marx et de Lénine, en approfondissant leur connaissance.

C'est pourquoi Staline a parlé de marxisme-léninisme, et non pas de " léninisme ". De la même manière, il est impropre de parler de maoïsme. Au sens strict, l'idéologie communiste se fonde sur le marxisme-léninisme-maoïsme. Chaque étape marque un développement de la même science : la science de la dialectique.

Le marxisme-léninisme est une science plus développée que le marxisme, et le marxisme-léninisme-maoïsme est une science plus développée que le marxisme et que le marxisme-léninisme. Le marxisme-léninisme-maoïsme est une seule et même science, allant au-delà des thèses particulières de Marx, Lénine et de Mao Zedong.

Marx et Engels ont développé les principes généraux du communisme. Ils ont dégagé les principales lois historiques - l'histoire est l'histoire de la lutte des classes, la dialectique est la loi générale universelle - et analysé les fondements du capitalisme.

Lénine a défendu les véritables thèses marxistes contre les révisionnistes et les a développé, dans le contexte du passage du capitalisme à son stade suprême, l'impérialisme. Il a également dégagé les lois générales de la révolution en développant ses thèses sur le Parti Communiste et sur le rôle de celui-ci dans la révolution socialiste. Ce faisant, il a dégagé les lois de la construction du socialisme dans un seul pays.

Staline a synthétisé le léninisme et défendu le marxisme-léninisme comme idéologie du prolétariat, notamment contre le trotskysme. Il a conduit la construction du socialisme en U.R.S.S. et soutenu le développement de l'Internationale Communiste, contribution essentielle à la révolution mondiale.

Mao Zedong a critiqué le révisionnisme moderne et le social-impérialisme russe et défendu le marxisme-léninisme. Il a théorisé les principes généraux de la révolution dans les pays semi-coloniaux et semi-féodaux - la révolution de nouvelle démocratie - et développé la théorie militaire générale du prolétariat : la Guerre Populaire Prolongée.
Il a souligné l'existence d'une lutte systématique entre la ligne rouge et la ligne noire dans le Parti Communiste, conformément aux principes de la dialectique. Il a souligné l'existence de cette lutte dans la société socialiste et systématisé l'organisation communistes des masses, du Grand Bond en avant à la révolution culturelle.

Gonzalo a, dans le cadre de la lutte du Parti Communiste du Pérou et des masses péruviennes, réaffirmé les principes généraux du communisme et le premier démontré l'existence d'une troisième étape dans le développement de l'idéologie communiste : le maoïsme. Il a défini cette étape théoriquement et montré dans la Guerre Populaire au Pérou la validité universelle de cette thèse.

Le programme politique communiste général, dégagé des thèses du marxisme-léninisme-maoïsme, est par conséquent le suivant :

§ Formation d'un gouvernement populaire à partir des comités et conseils populaires organisés par le Parti révolutionnaire ;
§ Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate de l'ensemble de la production industrielle privée et capitaliste d'Etat ;
§ Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate des infrastructures de transports, de communications et de santé ;
§ Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate de l'ensemble de la production des services, privés comme capitaliste d'Etat ;
§ Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate des grandes propriétés agricoles, aides aux socialisations, interdiction des ventes de terre ;
§ Organisation des comités et des conseils populaires dans les entreprises pour la gestion de la production, sous supervision du gouvernement populaire ;
§ Réorganisation des productions en fonction des besoins des masses populaires ;
§ Nationalisation des banques privées, centralisation de l'ensemble du système financier dans les mains de l'Etat socialiste ;
§ Modification des lois du travail dans le sens des intérêts des masses populaires et conformément aux doléances des comités et conseils populaires ;
§ Monopole d'Etat du commerce extérieur ;
§ Abolition de la propriété privée : confiscation sans contre-partie des biens immobiliers, politique centralisée de relogements, construction de nouveaux logements, nouvelle politique urbaine ;
§ Reconnaissance des nations corse, bretonne et basque ainsi que celles des " DOM-TOM ", reconnaissance de leur droit à l'autodétermination ;
§ Libération immédiate des prisonnierEs révolutionnaires, formation d'une commission s'appliquant immédiatement à la libération des prisonnierEs sociaux ;
§ Passage à l'armée rouge sous direction du Parti révolutionnaire de la totalité des prérogatives militaires et de l'armement ;
§ Cessation immédiate des partenariats militaires et économiques avec les pays impérialistes, notamment : fin de la participation à la Communauté Européenne, à l'OTAN ; fin du soutien militaire aux bourgeoisies bureaucratiques des néo-colonies, soutien aux forces révolutionnaires ;
§ Formation d'une nouvelle Internationale Communiste.

La tâche principale des communistes en France est par conséquent dans cette période de reconstruire le Parti Communiste sur les fondements du marxisme-léninisme-maoïsme.

Le " Parti Communiste français " est un parti révisionniste, ouvertement depuis la mort de Staline, mais la mauvaise application du Front Populaire a marqué le succès de la ligne noire. L'histoire du Parti Communiste français de l'époque de Lénine et Staline appartient néanmoins seulement aux communistes, et non pas à la clique s'en revendiquant.

Reconstruire le Parti Communiste sur la base du marxisme-léninisme-maoïsme, c'est dépasser les erreurs et finir le travail commencé : pour la révolution ! Pour le socialisme ! Pour le communisme !

Cette tâche doit se fonder sur le principe que " le peuple, le peuple seul est le créateur de l'histoire universelle ". La ligne de masses des communistes, dans cette période, est la construction de comités de luttes et d'études devant à la fois élever le niveau des masses en général, tout au moins de la fraction la plus avancée et la plus consciente (quel que soit ce niveau), et servir à la construction des organes du Parti Communiste.

EN AVANT
DANS LA RECONSTRUCTION DU PARTI COMMUNISTE !
VIVE LE MARXISME-LENINISME-MAOÏSME !
VIVE L'INTERNATIONALISME PROLETARIEN !
PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS, NATIONS ET PEUPLES OPPRIMES, UNISSEZ-VOUS !

Pour le PC (MLM), 1er janvier 2003