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Grave répression
en Europe contre l'internationalisme : résister, c'est
vaincre!
56.000 heures d'écoute, 2.500 de filatures, 3.000 de reprises
télévisées, 10.000 heures de surveillance
informatique, 600 heures de décodage d'e-mails...
41 personnes arrêtées,
en Turquie, en Grèce, en Allemagne, en Italie, en Belgique
et aux Pays-bas...
Ces attaques visent une organisation
fêtant justement ses dix années d'existence : le
DHKP-C de Turquie (Parti / Front Révolutionnaire de Libération
Populaire.)
Une organisation qui assume la bannière
de Che Guevara et veut chasser l'impérialisme d'Anatolie
et du Moyen-Orient.
Parmi les arrêtés,
trois militants italiens du "Camp Anti-impérialiste",
une organisation fédérant les soutiens à
la résistance anti-impérialiste, notamment en ce
moment, matériellement, pour la gauche de la résistance
irakienne.
C'est une très grave attaque
contre l'existence même d'une pratique internationaliste
au coeur de la bête impérialiste.
C'est un saut dans l'application
des "lois anti-terroristes", car non seulement les
impérialistes attaquent le DHKP-C qui avait été
mis sur la liste noire, mais en plus des "Européens"
pratiquant l'internationalisme.
Or l'internationalisme est au coeur
même de l'existence même d'une pensée révolutionnaire
- contre toute exploitation et oppression - pouvant exister dans
les pays capitalistes opprimant les peuples et nations d'Afrique,
d'Asie et d'Amérique latine.
C'est pour cela que l'internationalisme
n'est pas pratiqué par les tendances opportunistes, qui
se réfugient derrière "l'impossibilité"
de la révolution (mondiale ou pas), la mise dos à
dos des Etats fascistes du "1/3 monde" et ceux/celles
les combattant et de plus en plus derrières des mythes
directement tirés du 19ème siècle.
Le retour du social-chauvinisme
Le social-chauvinisme n'est pas
présent uniquement idéologiquement dans les rangs
de gens ayant été éduqué au sein
d'un " PCF " nationaliste des années 1970, comme
en témoigne les délires bleu blanc rouge de la
"gauche" du "PCF", le Pôle de Renaissance
Communiste en France.
Il est présent culturellement
depuis longtemps dans toute la social-démocratie.
Jaurès avait le premier développé
ce thème, celui de " La patrie est le seul bien de
ceux qui n'ont rien. "
Ce thème sera conservé
dans tout le courant socialiste de droite.
Ce social-chauvinisme vise à
dire aux masses que leur situation est très bien comparée
au "tiers-monde", qu'il ne faut donc pas se plaindre,
mais simplement lutter pour un Etat plus social.
Le social-chauvinisme (et sur ce
point il est parallèle au mythe de la " grève
générale ") part d'un point de vue collectif
idéalisé.
Le social-chauvinisme est l'expression
des couches de l'aristocratie ouvrière perdant leurs privilèges
avec l'accélération de la concurrence capitaliste
et la formation de l'Europe impérialiste et des couches
petites-bourgeoises en panique devant leur prolétarisation.
Le social-chauvinisme s'oppose à
la lutte contre l'Etat, dont l'existence est justifiée
et considérée comme " au-dessus " des
classes.
Il s'oppose à une conscience
internationaliste en refusant de rejeter l'ensemble de l'Etat
impérialiste comme un tout.
Le mythe de la grève générale
Il est habituel historiquement que
dans les pays où l'opportunisme a longtemps dominé
la sanction soit l'apparition ou la réapparition des courants
syndicalistes révolutionnaires.
Cette plaie a traditionnellement
été réservée à des pays comme
l'Angleterre, où jamais aucun parti réellement
révolutionnaire n'a su se développer, amenant à
l'existence de groupes populistes et ouvriéristes sans
aucune limite (Class War, SWP, Red Action Skinhead etc.) et particulièrement
chauvins concernant les révolutionnaires du "1/3
monde."
Un délire archaïque
qui a été celui du français Georges Sorel
(1847-1922), le théoricien de l'action directe violente,
du mythe de la grève générale, de l'apologie
des " instincts " des couches populaires.
La situation en France est relativement
similaire.
Historiquement la France est le
pays où il y a toujours eu une culture anti-intellectuelle
parallèle à la vénération de la figure
de l'intellectuel rebelle (de Sartre, Foucault jusqu'à
Deleuze et Negri ou encore Bourdieu, Trotsky.)
C'est pourquoi aujourd'hui le syndicalisme
anti-intellectuel, brut de décoffrage, existe parallèlement
à l'intellectualisme light de la LCR.
Dans les deux cas il n'est pas de
place pour l'internationalisme prolétarien: le premier
courant ne fait "pas de politique", le second en fait
"seulement avec les masses", le reste étant
"actions individuelles".
On comprend que les trotskystes
se soient opposés à la Résistance armée
contre le nazisme.
Aller à contre-courant
: DEVELOPPER LA RESISTANCE !
La tâche des communistes est
de combiner la lutte des masses avec la vision du monde révolutionnaire,
de combattre leur séparation arbitraire.
De faire vivre l'internationalisme
prolétarien, coeur de la révolution mondiale, pays
par pays.
Lénine a affirmé dans
" Que faire ? " :
" L'histoire de tous les pays
atteste que, par ses seules forces, la classe ouvrière
ne peut arriver qu'à la conscience trade-unioniste, c'est-à-dire
à la conviction qu'il faut s'unir en syndicats, mener
la lutte contre le patronat, réclamer du gouvernement
telles ou telles lois nécessaires aux ouvriers, etc .
Quant à la doctrine socialiste,
elle est née des théories philosophiques, historiques,
économiques élaborées par les représentants
instruits des classes possédantes, par les intellectuels.
"
Plus que jamais l'heure est à
mettre en avant l'internationalisme prolétarien, l'idéologie
et la culture communistes.
Lutter contre la répression
impérialiste!
Liberté pour Alessia, Maria
Grazia et Moreno!
Liberté pour les révolutionnaires
d'Anatolie!
Vive l'internationalisme prolétarien!
Pour le PC (MLM), avril 2004

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