Non au nucléaire !



 


L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et cinq autres agences internationales réunies dans le Forum de Tchernobyl ont publié début septembre 2005 un rapport expliquant que l'accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl avait fait 56 morts et causé 4.000 décès par cancer.

Selon ce rapport de 600 pages, les régions contaminées connaissent un niveau d'exposition "généralement inférieur à celui subi dans des régions connaissant un taux élevé de radioactivité naturelle en Inde, Iran, Brésil et Chine".

Le véritable effet de Tchernobyl serait dans les têtes seulement : « L'impact de Tchernobyl sur la santé mentale est le problème de santé publique le plus important suscité par l'accident»,il y aurait eu un "impact profond sur la conduite collective et individuelle.»



Il va de soi qu'un tel rapport sert directement les dominants et ne révèle rien de l'ampleur de la catastrophe.

De la même manière, en France les ministres expliquaient que le nuage s'était arrêté aux frontières.



Non seulement les impérialistes veulent continuer à conserver l'arme nucléaire, comme menace, comme démonstration de puissance contre d'autres pays mais également leurs propres populations.

Lors du bombardement de Hiroshima, 20.000 des 80.000 personnes assassinées étaient des coréens amenés comme véritables esclaves par l'impérialisme japonais.

Quant à la personne qui a pressé le bouton pour larguer la bombe, elle est devenue un général de l'armée américaine, et naturellement n'a jamais rien regretté.

La culture de la bombe atomique est la culture de la mort, de la barbarie.



Les pays impérialistes consomment également énormément d'énergie, leur productivisme a besoin du nucléaire pour produire de l'énergie, afin que le capitalisme continue de tourner comme il le fait.

Non pas que le nucléaire coûte moins cher.

En fait il est très cher, mais à long terme, en raison des déchets radioactifs pendant des milliers d'années et du démantèlement des centrales.



On considère qu'il y a 1.200 sites en France où sont entreposés des déchets nucléaires. Il y a également au moins 1.000 tonnes de déchets qui attendent d'être dégagés des centrales.

Mais tout cela est dans le futur.

En attendant le capitalisme peut faire tourner la machine. Le capitalisme a besoin du nucléaire car il en a besoin dans son délire de surproduction de marchandises, pour fournir l'électricité pour ses usines.

70 % de la production mondiale d'énergie nucléaire est donc faite dans 5 pays impérialistes : les Etats-Unis, la France, le Japon, l'Allemagne et la Russie.



Il y a 430 réacteurs sont en service dans une trentaine de pays, dont 150 en Europe occidentale, 120 en Amérique du Nord, 80 en Asie et une soixantaine dans les pays de l'ex-bloc soviétique.

Ainsi un pays comme le Brésil, qui ravage les forêts afin de satisfaire aux besoins d'espace des productions agro-alimentaires, va construire sept nouvelles centrales nucléaires.

Le sous-sol du Brésil détient qui plus est le sixième des réserves mondiales d'uranium, en sachant que les prospections interrompues en 1985 n'ont couvert que 30 % d'un territoire de 8,5 millions de km2.

La Belgique, qui avait décidé de renoncer au nucléaire, entend revenir sur ses positions. De plus le français Suez a racheté Electrabel, fournisseur belge de gaz et d'électricité...

On voit bien comment les impérialistes défendent leurs intérêts et comment les lois se font et se défont selon leurs intérêts.



D'ailleurs, l'existence même de l'énergie nucléaire dans les pays impérialistes n'est permise que par l'existence du néo-colonialisme.

L'uranium consommé en France est aujourd'hui importé par le biais de sociétés françaises, principalement la Cogéma  qui a des participations minières en Australie, au Canada, aux Etats-Unis, au Gabon, en Namibie, au Niger et au Portugal.

Les tests ont toujours été fait dans les colonies : Micronésie au Pacifique et zones shoshones du Nevada pour les USA, Australie pour l'Angleterre.... et bien sûr pour la France les 17 essais officiels en Algérie (même après l'« indépendance») et ceux en Polynésie (dont 45 essais atmosphériques).



La France est le pays le plus nucléarisé du monde, avec à peu près un réacteur par million d'habitants.

Il y a 58 réacteurs, répartis sur 19 sites et gérés par EDF, et le surgénérateur Phénix.

Il y a environ 260 INB (Installations nucléaires de base), installations considérées comme particulièrement dangereuses, à peu près moitié militaires et moitié civiles.



Cela signifie des convois nucléaire ferroviaires diffusant de la radioactivité, des sites pollués sur lesquels sont parfois construits (comme l'école de Nogent sur Marne ouverte en 1968 et fermée par le Ministère de la Santé en 1998 après plusieurs bétonnages du sol), des décharges polluant l'environnement (comme celle de Saint-Aubin à côté de Saclay), des déchets radioactifs brûlés à l'air libre par de multiples sociétés sans que personne ne soit au courant, de la radio-activité sous-marine comme diffusé par la centrale de La Hague, dont on a prouvé qu'elle allait jusqu'au Groenland....

Le nucléaire ne sert à rien à part produire des déchets, être un danger terrible pour les masses populaires et hypothéquer l'avenir.



Ne défendent le nucléaire que les laquais des impérialistes, comme les pseudos spécialistes qui justifient le nucléaire en prétextant que cela ralentirait l'effet de serre alors que cela n'a aucune incidence, l'électricité ne servant pas pour les productions amenant l'effet de serre (notamment les transports publics et privés).

Ou comme le « PCF » qui a participé au gouvernement sans jamais protester contre l'existence des bombes atomiques.

Ou encore « Lutte ouvrière» qui considère que dans le socialisme le « nucléaire» sera aux services des masses, ce qui signifiera sans doute que le communisme consistera en une planète formée de déchets radioactifs.



Les énergies alternatives (au nucléaire), celles existantes comme celles que nous allons découvrir, voilà l'avenir de l'humanité.

Chaque année depuis 1981, quelques dizaines de militants antinucléaires se retrouvent début août pour un jeûne de quatre jours à Taverny.

Cette ville du Val d Oise abrite le poste central souterrain de la force aérienne nucléaire française et les quatre jours sont ceux entre la date de Hiroshima et celle de Nagasaki.

Cette initiative est idéaliste, car seul le communisme peut abolir le nucléaire.



Staline avait pensé qu'après la seconde guerre mondiale le mouvement ouvrier mondial pourrait être assez fort pour amener la révolution mondiale, et sur ce chemin interdire l'arme nucléaire. La victoire du révisionnisme en URSS a malheureusement amené la naissance du social-impérialisme soviétique qui avec les USA ont rivalisé des décennies entières sur le terrain de la guerre nucléaire.

L'arme nucléaire est, en tant que tel, un tigre de papier. Les impérialistes veulent conquérir des pays, pas les anéantir.

En ce sens il ne faut pas avoir peur de la bombe. Et s'ils l'utilisent, ils se condamnent eux-mêmes : leurs crimes montrés au monde entier mettraient une fin définitive à leur existence.



Ou comme le dit Mao Zedong : « La bombe atomique est un tigre en papier dont les réactionnaires américains se servent pour effrayer les gens.

Elle a l'air terrible, mais en fait, elle ne l'est pas. Bien sûr, la bombe atomique est une arme qui peut faire d'immenses massacres, mais c'est le peuple qui décide de l'issue d'une guerre, et non une ou deux armes nouvelles.»

« Ou il y aura le communisme pour tout le monde, ou pour personne.»

L'abolition du nucléaire civil et militaire fait par conséquent partie du programme communiste, car les générations futures ne doivent pas payer le prix de choix erronés faits par les générations les ayant précédés.

Le communisme met fin à la contradiction entre l'humanité et la nature, et le nucléaire est un outil de destruction de la nature et de l'humanité inacceptable.

Pour le PC (MLM), septembre 2005