Le capitalisme impose le racisme, solidarité avec les immigréEs et les réfugiéEs !

Qui sont les immigréEs en France? S'agit-il d'individus venus tenter leur chance, comme beaucoup se l'imaginent?

Ou bien s'agit-il de populations que le capitalisme a sciemment fait venir ici, officiellement ou clandestinement?

Nous, communistes, pensons que l'histoire est l'histoire de la lutte des classes.

S'il y a un mouvement de population, alors il faut l'analyser de manière matérialiste.

Et que dit l'histoire? Que des bus qui sillonnaient les villages des pays du Maghreb soit-disant devenus indépendants et embarquant une main d'oeuvre pour les usines de France.



Que l'impérialisme a transformé le colonialisme en néo-colonialisme.

Dans les pays d'où viennent les immigrés, les campagnes sont dominées par les grands propriétaires terriens et la bourgeoisie n'en est même pas une : c'est une oligarchie, une bourgeoisie bureaucratique vendue à l'impérialisme.

Une minorité profite que les ressources du pays soit vendues à l'impérialisme pour des prix dérisoires, tandis que les larges masses vivent dans des conditions terribles, sous la domination la plus brutale du patriarcat issu de la situation féodale du pays, et sous l'exploitation impérialiste la plus dure.



Pour les populations des pays du « tiers-monde», partir travailler dans les pays impérialistes est donc une nécessité.

La France a organisé l'émigration des pays du Maghreb, tout comme l'Allemagne a organisé l'émigration de Turquie et du Kurdistan, l'Angleterre l'émigration d'Inde et du Pakistan...

Et doit-on alors s'étonner des différences « culturelles» entre les gens des pays capitalistes « démocratiques» et des gens venant des pays semi-féodaux et semi-coloniaux?

Non, on ne doit pas s'en étonner. L'expérience historique des immigréEs et celle du prolétariat que ces immigréEs ont rejoint sont différentes.



Il faut du temps avant que les expériences se passent, et il faut que les communistes fassent en sorte d'élever le niveau de conscience des masses immigrées comme celui des masses originaires des pays capitalistes.

Les masses immigrées doivent cesser de se considérer comme des individus pour comprendre qu'elles sont une composante à part entière du prolétariat.

Quant aux masses originaire des pays capitalistes, elles doivent comprendre que l'impérialisme a utilisé l'immigration pour :

-afin d'avoir une main d'oeuvre suffisante;



-afin d'augmenter le chômage en formant une « armée de réserve» faisant s'abaisser les prix des salaires;

-afin de provoquer le racisme et de diviser la classe ouvrière.



Lutter pour l'unité des masses populaires est une grande tâche.

Et la situation des populations immigrées nécessite un travail spécifique dans cette direction.

Les récents incendies de logements où vivaient des immigrés ont rappelé la situation difficile au quotidien des populations immigrées.

Les populations immigrées, non pas simplement « arabes» mais tout simplement d'origine algérienne, kabyle, marocaine, tunisienne, c'est-à-dire des nations opprimées par l'impérialisme (français en particulier), sont en ce moment la proie d'une campagne systématique de criminalisation.



Il y a vingt ans l'extrême-droite collait des affiches citant un théoricien islamiste : « Dans vingt ans, c'est sûr, la France sera une république islamique » et Le Pen utilisait ce fantasme comme socle de sa propagande :« Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont.

Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. » (avril 2003, Le Monde)

Aujourd'hui c'est l'ensemble des groupes politiques bourgeois qui diffusent ce poison, notamment avec la criminalisation massive de jeunes filles ayant osé porter le voile à l'école, transformées en terroristes à deux doigts d'instaurer la loi islamique dans tout le pays.



Aujourd'hui en France il y a le retour en France des valeurs que hier Bruno Mégret résumait ainsi :

« Nous avons été façonnés par la pensée grecque et romaine, les mythes celtes et germains, puis par deux mille ans de christianisme.

Ce dernier est donc au coeur de notre identité nationale.

Il n'est que de parcourir notre pays et de contempler les innombrables églises, calvaires, cathédrales et monastères pour s'en convaincre.

C'est d'ailleurs au nom de cette réalité multiséculaire que nous nous opposons aujourd'hui à l'islamisation de la France. » (Journal Présent, 8 janvier 1994)



Aujourd'hui rien n'a changé, les discours se sont mêmes radicalisés comme avec De Villiers basant son programme sur la lutte contre « l'islamisation de la France.»

Les mythes celte, gaulois, indo-européen, etc. sont utilisés pour inventer une unité nationale française qui est totalement fictive.

Car la lutte aujourd'hui est celle entre le prolétariat et la bourgeoisie, toute autre « lutte» (contre les « étrangers», les « immigrés», les « arabes», les « sionistes», etc.) n'est qu'une chimère inventée par ceux qui servent la bourgeoisie et veulent empêcher que la lutte soit menée jusqu'à la révolution.



Car la population en France a des origines très multiples, comme c'est le cas dans chaque pays du monde.

Le communisme c'est l'internationalisme, c'est la considération que le chauvinisme est un poison mortel qu'il faut anéantir.

Solidarité avec les immigréEs ! Solidarité avec les réfugiéEs !

Vive la solidarité internationale des peuples !


Pour le PCMLM, septembre 2005.