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Au sujet du révisionnisme népalais et du mouvement communiste international
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La question du Népal est une question importante, parce qu'elle montre à quel point
il y a des différences existant entre les différentes organisations se revendiquant
du mouvement communiste international.
En effet, pour certains, la théorie développée par Marx et Engels ne consiste qu'en une
"boîte à outils", où l'on peut piocher des idées et des démarches "révolutionnaires".
Ceux qui mettent en avant cette thèse erronée expliquent les "accords de paix" au Népal
par des raisons "géopolitiques", tout comme ils soutiennent le militaire Chavez au Vénézuéla,
telles ou telles forces religieuses fondamentalistes, etc.
Nous qualifions cette dérive de "pragmatisme"; en Turquie elle a pu être à un moment
qualifié de "pragmatisme-machiavélisme".
Et il y a l'autre point de vue, le seul correct, expliquant que le
marxisme - léninisme - maoïsme est une science, et qu'il faut donc avoir une démarche
scientifique.
Lorsque nous avons critiqué les positions de Prachanda et du Parti Communiste du Népal
(maoïste), nous sommes partis de ce principe. Evidemment, lorsque nous avons publiés
nos critiques, à partir de septembre 2005, nous nous sommes sentis bien seuls.
Mais nous savions que plus on saurait ce qui se passe là-bas, plus les révolutionnaires
authentiques verraient comment au Népal les principes révolutionnaires ont été balayé.
Car il ne s'agit pas seulement d'une question d'"opportunités". La thèse de "sauver le malade
et de guérir de la maladie" est correcte, mais il y a des limites à ne pas dépasser, et Prachanda
les avait plus que dépassé.
Si nous avons réagi aussi vite, c'est parce qu'en France nous avons eu l'expérience de Thorez, et que dans
l'Italie voisine il y a eu Togliatti. Il n'était pas très dur de voir à quel point les thèses
de Prachanda n'avaient rien de nouveau (à part le fait qu'elles seraient "maoïstes" et la
"démocratie du 21ème siècle"). D'ailleurs, Tito en Yougoslavie prétendait lui aussi avoir
"inventé" une voie nouvelle.
Ce qui s'est passé par la suite a eu une autre importance. Il y a eu, à partir
de juin 2006, les différents documents du Parti Communiste d'Inde (maoïste), qui ont critiqué la
démarche des "accords de paix" au Népal. Mais il y a également les très nombreuses
prises de position, à partir de la mi-2006, de l'Union Ouvrière Communiste
(Marxiste-Léniniste-Maoïste) de Colombie.
L'UOC (MLM) de Colombie a pris la juste initiative de chercher à définir au plus près le
révisionnisme népalais, et appelle fort justement les communistes marxistes - léninistes - maoïstes
à s'unir sous une bannière vraiment rouge.
Il va de soi que les communistes marxistes - léninistess - maoïstes doivent soutenir cette initiative.
Et il va de soi que dans ce processus, le Parti Communiste d'Inde (maoïste) a un grand
rôle à jouer, tout comme le Parti Communiste du Pérou, car ce n'est pas pour rien si
le révisionnisme népalais a commencé à vraiment tomber les masques en attaquant la guerre
populaire au Pérou.
Comme l'a fait l'UOC (MLM) dans son appel "Aux prolétaires de tous les pays et aux
Marxistes Léninistes Maoïstes" (Al Proletariado de Todos los Países y a los
Marxistas Leninistas Maoístas), nous devons poser les bases d'une nouvelle définition,
pour orienter le mouvement communiste international, dans la perspective glorieuse de la
révolution mondiale.
Guerre Populaire jusqu'au communisme!
Pour
le PCMLM, juillet 2007.
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