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Il y a trois ans était adoptée la loi raciste contre le foulard religieux
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"N'oublions pas que le droit n'a pas davantage que
la religion une histoire qui lui est propre." (Karl Marx, L'idéologie allemande)
Il y a trois ans de cela, l'Etat bourgeois
a mis en place une loi, et cette simple loi a anéanti toutes
les positions révolutionnaires de l'extrême-gauche.
Les anarchistes, qui luttent pour l'abolition
de tout Etat, ont salué l'initiative mettant en place cette loi.
Les trotskystes, qui prétendent être les disciples de Lénine,
ont soutenu cette loi, mise en place par un Etat impérialiste.
On est ainsi revenu à avant Karl Marx, à
avant la conception révolutionnaire affirmant qu'il n'y
a pas d'histoire de la « politique », du « droit »,
de la « science », de la « religion »...
Car l'histoire est l'histoire de la lutte des classes!
On est ainsi arrivé à un point où l'extrême-gauche ne cherche même
plus à représenter les masses populaires,
tellement elle est rentrée dans le jeu des débats politiques bourgeois.
Et vu que l'impérialisme profite de l'exploitation
des pays d'Afrique, d'Amérique latine et d'Asie,
il n'y a aucune raison que la culture bourgeoise
ne soit pas raciste, qu'elle ne maintienne pas une
pression formidable contre ce qu'elle présente comme
l'ennemi de la paix de la consommation dans les métropoles impérialistes :
les « islamistes fanatiques et barbares. »
L'extrême-gauche a clairement montré son
caractère social-impérialiste : social
en paroles, mais défendant en réalité la tranquillité du quotidien impérialiste.
Surtout que rien ne dépasse! Du foulard à l'école aux
émeutes de quartier, des violences contre la police aux revendications
révolutionnaires! Rien ne doit venir troubler la quiétude et le « débat démocratique »!
Tout cela n'est qu'une vaste mascarade, qui pave la voie au fascisme.
De plus, les réactionnaires petits-bourgeois, qui profitent
de l'Islam pour prendre la direction des masses immigrées, ont largement
profité de cette division communautariste du monde, dans le
plus pur esprit de la logique impérialiste de « diviser pour régner. »
L'UOIF qui, à l'occasion de l'affaire des deux « otages »
français en Irak avait monté un véritable cinéma et
avait demandé aux filles d'enlever le foulard, en a
profité pour ouvrir des écoles confessionnelles avec une clientèle offerte par les laïcistes !
Les petits bourgeois nourris au trotskysme quant à eux sont
arrivés en parlant de « gestion coloniale de l'immigration »
afin de s'appuyer sur la colère populaire pour se faire une place au soleil,
comme si le colonialisme ne s'était pas transformé en
néo-colonialisme et comme si les immigréEs ne faisaient pas partie du prolétariat de France!
De fait, la loi sur le foulard ne se comprend
pas sans voir les lourds efforts de l'Etat français pour faire de
l'Islam un socle religieux de plus pour endormir les masses et les diviser.
La loi sur le voile ne se comprend pas sans voir
les lourds efforts de l'Etat pour perpétuellement
engendrer des structures corporatistes, plus ou moins pseudo contestataires,
pour contrer l'unité des masses populaires et leur lutte révolutionnaire.
Créer de faux antagonismes, de fausses alternatives révolutionnaires
pour les uns et de fausses peurs du désordre pour les autres, voilà ce que fait l'Etat.
La seule authentique position communiste, celle
qui a existé dans la pratique et a courageusement
lutté contre la loi raciste sur le foulard, a été de dire :
la question du foulard est une CONTRADICTION AU SEIN DU PEUPLE,
ce sont aux masses de discuter et de décider.
Et les contradictions au sein du peuple ne se résolvent pas par
la violence, pas par la loi, encore moins par celles d'un
Etat réactionnaire, qui n'a comme seule tâche que de servir
la bourgeoisie. Elles se résolvent par la discussion.
Il faut être communiste, matérialiste : « la religion est l'opium du peuple »
MAIS « exiger (du peuple) qu'il renonce aux illusions sur sa
situation c'est exiger qu'il renonce à une situation qui à besoin d'illusions. »
Les masses populaires liquident leurs illusions dans le processus révolutionnaire.
La position de l'extrême-gauche a été d'avoir peur du peuple,
elle a servi le fantasme raciste d'un "Islam fanatique et barbare"
venant troubler le calme et l'humanisme bourgeois des métropoles impérialistes.
Comme lorsqu'on pouvait lire dans le journal Lutte Ouvrière du 19 septembre 2003 que :
« Ce qui est en question, ce n'est pas le "droit"
pour certaines de porter le voile, mais le droit pour des milliers de jeunes
filles et de jeunes femmes de s'appuyer sur l'interdiction du
voile pour riposter aux contraintes réactionnaires que voudrait
leur imposer leur milieu. »
De quel milieu parle Lutte Ouvrière? D'un milieu populaire.
Et ce milieu populaire pourrait et devrait être façonné par
un « droit » relevant d'une institution bourgeoise?
Ces gens ont peur des masses, voilà la vérité!
Rappelons à ce titre que toute cette campagne impérialiste part de
l'exclusion d'Alma et Lila, effectuée à la rentrée des classes
de 2003 à Aubervilliers en banlieue parisienne, par... deux profs,
l'un membre de Lutte Ouvrière, l'autre du bureau politique de la LCR!
Le 26 septembre, on pouvait lire dans le journal
Lutte Ouvrière : « Eh bien, nous, nous approuvons les enseignants qui
ont le courage de défendre cette position et nous souhaitons qu'il y en ait beaucoup dans ce
pays.
Et d'ailleurs, les enseignants ne devraient pas
avoir besoin d'une excuse, pas besoin de se réfugier
derrière une loi, leur vocation d'enseignant,
leur conscience devraient suffire ».
C'est cette exclusion qui a permis à Chirac de lancer la commission Stasi
et de faire passer une loi votée par... 93% des députés!
Et on a eu le dirigeant de la LCR, Alain Krivine, qui est personnellement
intervenu pour faire exclure une militante de son organisation,
parce qu'elle porte le foulard, au moment où elle militait
pour les sans papiers et était menacée par des intégristes
qui lui reprochent de se mêler de ce qui ne la regarde pas.
Et on a eu les commentaires idéalistes, totalement vélléitaires
et coupés de la réalité quotidienne des masses, comme :
« petite sotte, si un homme
viole ta pudeur, ne te voile pas, crève lui les yeux ! » (tract de
la CNT à l'occasion de la journée du
8 mars 2005).
Ces réactions en disent long sur le pseudo féminisme de ces organisations.
Au niveau théorique, elles pensent que les
femmes ne peuvent pas réfléchir, ne peuvent qu'être des
victimes et qu'elles ne peuvent pas lutter, se révolter, se libérer.
Au niveau pratique, cela veut dire qu'elles ne sont pas prêtes
à aider les filles contraintes à porter le foulard. Car
si cette solidarité existait, il y aurait encore moins besoin de loi bourgeoise!
Tout comme on l'a vu au moment de la rébellion de 2005, ou au moment du référendum sur la
constitution européenne,
l'extrême-gauche est totalement liée aux institutions
bourgeoises et pour elle, l'Etat est neutre.
L'Etat est neutre et les masses "incontrôlables", "incompréhensibles".
Telle n'est pas la politique révolutionnaire.
La politique révolutionnaire affirme : « Les masses sont
les véritables héros, alors que nous-mêmes, nous
sommes souvent d'une naïveté ridicule. Faute de comprendre cela,
il nous sera impossible d acquérir les connaissances même les plus élémentaires. » (Mao Zedong)
Pour une politique authentiquement révolutionnaire,
il faut suivre les principes du marxisme-léninisme-maoïsme,
il faut oser servir le peuple!
Pour
le PCMLM, mars 2007.
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