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Christine Lagarde: tout un symbole
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La petite-bourgeoisie avait mené une énorme campagne, y compris au
sein même de l'extrême-gauche, pour expliquer que Sarkozy était un
fasciste, quasiment un petit Hitler.
Et que voit-on au lendemain du triomphe électoral de l'UMP? Que
Sarkozy ne correspond en rien à ce fantasme petit-bourgeois et
qu'il fait au contraire appel à la prétendue "société civile", de manière
"démocratique", afin de renforcer la bourgeoisie industrielle,
exactement comme nous l'avions affirmé!
Il suit en cela une vieille tradition de la droite "méritocratique"
française qui est « intégratrice » et vise par là à
la création de bourgeoisies issue des communautés immigrés sur le sol
français pour travailler dans l'industrie.
Il y a Rachida Dati, issue d'une famille populaire maghrébine de douze
enfants et désormais ministre de la Justice.
Il y a Fadela Amara, issue d'une famille kabyle de onze enfants et
présidente de "Ni putes ni soumises" (un front de masse social-démocrate), qui a été nommée secrétaire
d'Etat chargée de la politique de la Ville.
Il y a Rama Yade, jeune femme d'origine sénégalaise et populaire et nommée mardi
secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l'homme.
Dans le même genre, il y a l'entraîneur du XV de France, Bernard Laporte,
qui a été nommé secrétaire d'Etat aux sports, ou encore le sénateur socialiste du
Haut-Rhin Jean-Marie Bockel qui a été nommé mardi secrétaire d'Etat
chargé de la Coopération et de la Francophonie, et bien entendu la
nomination comme ministre de l'économie de Christine Lagarde.
Christine Lagarde était depuis 2005 ministre déléguée au Commerce
extérieur, après avoir vécu aux USA où elle a fait une partie de
ses études, étant même assistante parlementaire d'un député
républicain qui deviendra ensuite secrétaire à la Défense de Bill
Clinton!
Si cela n'est pas une preuve qu'elle et Sarkozy ne représentent en
rien la bourgeoisie impérialiste francaise mais bien la bourgeoisie industrielle française!
Christine Lagarde a été membre de la "International Business
Advisory Board to the Mayor of Beijing", c'est-à-dire du conseil du
business international auprès du maire du Pékin, capitale de la
Chine social-fasciste où le capitalisme se développe plus que
jamais!
Christine Lagarde a également été membre du Center for Strategic &
International Studies (CSIS). Un cercle de réflexion au sein duquel
elle co-présidait avec Zbigniew Brzezinski la commission Action
USA/UE/Pologne - elle y représentait les intérêts US.
Elle a à ce titre suivi de très près le groupe de travail
Industries de défense USA-Pologne (1995-2002).
En 2003, Christine Lagarde était également devenue membre, toujours
au sein du CSIS, de la Commission pour l'élargissement de la
communauté euro-atlantique.
Elle a fait carrière au sein du cabinet Baker & McKenzie, un des
premiers cabinets d'avocats mondiaux; elle a même été présidente
du comité stratégique mondial!
En avril 2005, elle entrait au Conseil de surveillance de la
multinationale néerlandaise ING Group, une des principales sociétés
financières au monde, qu'elle a abandonné suite à son intégration
gouvernementale.
Et qu'est-ce que l'ING Group? Ce groupe est connu en France en tant
que partenaire de l'écurie française Renault F1 Team qui a pris le
nom de "ING Renault F1 Team", il s'agit du quatrième groupe
financier européen, présent dans l'assurance (60%) et la banque
(40%), dont la part des actionnaires par pays est la suivante :
17% Pays-Bas, 24% Royaume-Uni, 24% Etats-Unis et Canada, 12%
Belgique, 5% Suisse, 18% autres pays.
Tout cela montre bien que Sarkozy n'est pas en substance le représentant des « banquiers »,
comme on l'entend dans une certaines extrême-gauche et à l'extrême-droite,
mais bien le champion de la bourgeoisie industrielle francaise.
L'alliance avec la bourgeoisie financière des autres pays,
principalement US, montre bien que la bourgeoisie industrielle
française est en concurrence féroce avec la bourgeoisie financière
française, que la bourgeoisie industrielle fait tout pour échapper à
la sujétion de la bourgeoisie financière.
C'est cela qui explique qu'elle cherche des capitaux ailleurs
qu'en France et que nombre de « mesures fiscales » prise par
le gouvernement sont en fait des bâtons dans les roues à la bourgeoisie
financière ou plutôt des actes de guerilla légales afin de limiter
les marges de manoeuvre de la bourgeoisie financière française.
Cela explique également la grande réorganisation de l'extrême-
droite, qui développe chaque jour davantage une idéologie soit-disant « anti-capitaliste », « anti-mondialiste », et naturellement
militariste, nationaliste, « anti-occidentale » et anti-sémite bien evidemment
(« les agents de l'étranger », « le pouvoir de l'argent », « le capitalisme apatride », etc.).
Car l'extreme-droite est et sera de plus en plus le bras politique de l'impérialisme.
A ce titre, les initiatives anti-sarkozy pris par une partie de
l'extrême-gauche à la culture syndicale et économiste ne
correspondent en rien aux exigences de notre temps.
Nous sommes au seuil d'un affrontemment généralisé des différents
blocs impérialiste.
Nous sommes dans ce cadre, comme nous l'affirmons inlassablement,
au seuil du développement réel du fascisme en France.
Ce dont on a besoin, c'est d'une analyse impitoyable du capitalisme pourrissant et d'une
pratique correspondante aux exigences de notre époque qui est celle
de « socialisme ou barbarie ».
Ce dont on a besoin, c'est de cadres
révolutionnaires, pas de propagande populiste aveugle devant ce que
le futur nous réserve.
Ce dont on a besoin c'est de construire une offensive afin
que le proletariat conquière l'hégémonie à tous les niveaux
y compris politquement et culturellement.
Ce dont on a besoin, c'est de construire les outils qui nous permettrons
de résister concrètement au fascisme et de faire la révolution.
Non à toute revendication nationaliste - non au fascisme - a bas l'impérialisme français
Pour l'internationalisme prolétarien - classe contre classe
Pour
le PCMLM, juin 2007.
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