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L'esprit mao spontex : créativité et intelligence révolutionnaires!
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Au début des années 1970, les maoïstes avaient acquis le surnom de
"spontex".
Le mot "spontex" était une allusion à l'éponge grattoir de la
marque "spontex", et faisait office de diminutif pour le mot
"spontanéiste". Ce terme, a priori péjoratif, servait à distinguer
les maos du reste de l'extrême-gauche.
Pourquoi les maoïstes ont-ils été appelés "spontanéistes" ?
Pour
une simple raison: la politique maoïste se fonde sur le principe
comme quoi "on a raison de se révolter"; refusant les syndicats
avec leur aristocratie de permanents syndicaux, les institutions
faussement représentatives avec des élus locaux de notables et des
députés de la bourgeoisie, le légalisme de l'ordre établi, les
"maos spontex" ont lancé une foule d'initiatives révolutionnaires,
en mettant en avant l'esprit: on affronte le système capitaliste,
on le fait tomber, maintenant !
Et cette activité ne se résume pas à une attitude
juste velléitaire. Car le maoïsme fonde sa pratique sur
l'enquête, sur l'idée comme quoi « là où il y a oppression,
il y a résistance ».
C'est-à-dire que les masses opprimées résistent, partout, toujours
même si on ne le voit pas au premier abord, même si cela prend des formes pas forcément évidentes
à comprendre.
La résistance et le besoin de communisme se nichent partout dans la pratique quotidienne
du prolétariat, la tâche des communistes étant de partir de cela, de le systématiser
pour mener au communisme.
L'apport des maos, des maos spontex, en terme d'influence, a ainsi été
énorme non seulement en France, mais partout dans le monde.
Les maos, c'est une démarche: celle d'un combat non seulement
politique, mais aussi idéologique, culturel, économique, social...
Les dominants le savent bien et pour cette raison citent toujours
les mêmes références, afin d'empêcher la pensée maoïste de se
constituer, de se reconstituer.
Les maos, si on écoute les médias et les intellectuels, ça se
résumerait à Sollers ou Sartre en littérature, à Godard pour le
cinéma, à July et le journal Libération...
Quelque chose de temporaire, de brillant mais d'ultra dangereux,
avec le spectre de la violence et du jusqu'au boutisme pointant
plus que son nez... et se transformant en son contraire: le pragmatisme, l'opportunisme.
Cette vitrine de poupées en cire est tout à fait réductrice, elle
est une caricature.
Elle masque la réalité, autrement plus brutale. Les maos spontex ne
tombent pas du ciel; au contraire même, les maos spontex ont été le
produit de leur époque, de la grande vague révolutionnaire des
années 1960.
Les maos spontex, c'est la longue marche dans la France profonde,
c'est l'agitation et la propagande dans tous les secteurs
populaires en France, c'est l'action au coeur des usines, pour que
la classe ouvrière dirige en tout.
C'est Pierre Overney, ouvrier militant de la Gauche Prolétarienne qui se fait trucider en
1972 aux portes de l'usine de Renault Billancourt, alors que quatre ans plus tôt
le lycéen maoïste Gilles Tautin tombait à l'usine de Flins...
C'est l'expérience de Sochaux, bastion prolétarien, et ses ouvriers
tombés lors d'affrontements...
L'expérience des embuscades tendues à la police, comme le 15 juin
1969 au marché de Montrouge, du saccage des guichets du métro;
c'est aussi la Nouvelle résistance populaire et dans le Nord le
comité Vérité et justice et l'expérience du tribunal des
houillères...
Sans oublier les comités viet-nam de
base qui attaqueront à la barre à mine les expositions pro-US, et
dans le prolongement de cette logique anti-impérialiste
le MTA (mouvement des travailleurs arabes), une expérience
historique d'une grande ampleur, et les premiers comités de soutien à la lutte du peuple palestinien...
Et au-delà de la Gauche Prolétarienne, il ne faut surtout pas
oublier les maos spontex de Vive La Révolution, qui ont joué un
rôle essentiel dans l'affirmation du mouvement féministe, du
mouvement gay et lesbien, de la jeunesse en lutte contre les
carcans idéologiques réactionnaires, et qui furent les premiers à lancer
les mots d'ordre « Ce que nous voulons: tout! » et « Autonomie Prolétarienne ».
Les maos spontex, et cela d'autant plus si l'on regarde cela en
2008, 40 ans après alors que depuis il ne s'est finalement rien
passé ou si peu, ce sont toutes ces pratiques créatives au service
du peuple.
La bourgeoisie peut bien rire du fait qu'elle a réussi à modifier
la trajectoire des « intellectuels » à l'époque, des philosophes
comme Foucault ou Sartre, des artistes comme Karmitz, Sollers ou
Godard.
La vérité est que le démon créatif des spontex a été
incontournable, et tellement puissant et enthousiaste, qu'on ne pouvait pas être un artiste, un penseur,
un philosophe, sans s'apercevoir de la gigantesque dimension du
mouvement maoïste.
La trajectoire individuelle des renégats n'a donc aucune importance;
après leur trahison, leur
carrière ne pouvait que devenir bourgeoise, opportuniste,
profiteuse, avec une vie ratatinée et aigrie...
Car ces intellectuels bourgeois ont fait
profession de cracher sur le mouvement mao et l'esprit de servir le
peuple jusqu'au bout, en les faisant passer ou bien pour de
l'aventurisme potache sans importance historique, ou bien comme une
folie furieuse presque démoniaque... alors que le peu d'aura de leur étoile aujourd'hui provient uniquement de
leurs « années maos »!
Et les choses sont d'autant plus claires que le mouvement mao
spontex n'a pas été un mouvement n'ayant existé qu'en France. Une
réalité que tous les renégats du maoïsme passent bien évidemment
sous silence, afin de justifier leur trahison.
Partout les maoïstes ont levé la bannière rouge et donné cette
image tout à fait juste de révolutionnaires partant en attaque
frontale contre l'Etat bourgeois, mettant en avant une culture de
la jeunesse, de la rébellion, de la contestation ininterrompue et
systématique.
Partout, conjointement, ce sont de ces pratiques que naîtra une
influence énorme, politique et culturelle, une influence confiante
dans le peuple, positive dans l'esprit et radieuse dans les actes.
Aux USA, les maoïstes ont notamment été connus sous le nom de
"Weathermen" puis de "Weatherpeople", le nom venant d'une chanson
de Bob Dylan (Subterranean Homesick Blues, où il est dit "qu'il
n'est pas besoin de présentateur météo [à la TV] pour savoir dans
quel sens le vent souffle")...
Mais le maoïsme c'est aussi les "Panthers", du nom de
l'organisation du Parti de la Panthère Noire (Black Panther Party):
les Panthers ont été synonyme dans la communauté afro-américaine de
combattants pour le "pouvoir au peuple", synonymes d'espoir concret de
libération en assumant que "le pouvoir est au bout du fusil"!.
C'est la même pratique, la même culture, la même expression du besoin de communisme : George Jackson résume bien ce qu'a été le maoïsme des
Afro-américains aux USA : « Ce sentiment d'être prisonnier...
c'est une chose à laquelle cet esclave ne se fera jamais, une chose
que je ne pouvais tout simplement pas supporter alors, que je ne
peux pas supporter maintenant, que je ne supporterai jamais ».
En Inde, les maoïstes ayant lancé la révolte dans la région du
Naxalbari, leur surnom obtenu a été celui de Naxalites; leur mot
d'ordre, leur pratique: la guerre du peuple!
Aujourd'hui en Inde tout le monde sait ce que signifie ce terme, ce qu'il implique.
On comprend, par ces quelques exemple pourquoi le terme de
"spontanéiste" a été utilisé pour désigner les maos. On le comprend
surtout à la lumière de la révolution culturelle en Chine, où les
gardes rouges se sont déchaînés contre l'ancienne culture composée
des principes anti-populaires de soumission, de domination, de
séparation du travail intellectuel et manuel, etc.
Le premier historiquement à avoir insufflé cet élan, c'est Lénine
lui-même au sein de la IIème inernationale.
Car les idées «
dominantes » au sein de l'internationale communiste étaient alors
principalement les suivantes : « le prolétariat ne peut ni ne doit
prendre le pouvoir, s'il ne constitue pas la majorité dans le pays
concerné » et « le prolétariat ne peut garder le pouvoir s'il ne
dispose, en quantité suffisante, de cadres capables d'organiser le
pays », sous-entendu « il faut former des cadres sous le
capitalisme pour, ensuite, prendre le pouvoir ».
Or, c'est Lénine et les bolchéviks qui ont fait triompher la ligne
révolutionnaire et remis en avant le principe de la révolte
légitime qui ont rappelé que la "révolution est la fête des
opprimés", conception qui ensuite sera formulé par mao sous la
forme « on a raison de se révolter ».
Staline explique ainsi dans « Les principes du Léninisme » que : «
C'est au léninisme qu'échut l'honneur de procéder à la vérification
générale et au nettoyage général des écuries d'Augias de la IIème
internationale.
Voilà dans quelles conditions est née et s'est forgée la méthode du
léninisme. A quoi se ramènent les exigences de cette méthode ?
Premièrement à la vérification des dogmes théoriques de la IIème
internationale dans le feu de la lutte révolutionnaire des masses,
dans le feu de la pratique vivante, c'est-à-dire au rétablissement
de l'unité compromise entre la théorie et la pratique, à la
suppression de la rupture existant entre elles, car c'est ainsi
seulement que l'on peut créer un parti véritablement prolétarien,
armé d'une théorie révolutionnaire.
Deuxièmement, à la vérification de la politique des partis de la
IIe internationale, non pas sur leurs mots d'ordre et résolutions,
mais sur leurs oeuvres, sur leurs actes, car c'est ainsi seulement
que l'on peut conquérir et mériter la confiance des masses
prolétariennes.
Troisièmement, à la réorganisation de tout le travail du Parti sur
un mode nouveau, révolutionnaire, dans le sens de l'éducation et de
la préparation des masses à la lutte révolutionnaire, car c'est
ainsi seulement que l'on peut préparer les masses à la révolution
prolétarienne.
Quatrièmement, à l'autocritique des partis prolétariens, à leur
instruction et à leur éducation par l'expérience de leurs propres
fautes, car c'est ainsi seulement que l'on peut former de
véritables cadres et de véritables leaders du Parti. »
Partant de là, les maos de la France des années 60/70, et les
maoïstes en général, ne sont rien d'autres que...communistes !
Des communistes héritiers de Lénine et de Staline, des communistes
conscients de la dialectique, des communistes assumant de combattre
la ligne noire dans le mouvement communiste, des communistes
soucieux de se remettre chaque jour à l'ouvrage, des progressistes
intrinsèques unissant la pratique et les idées.
Si on les a appelé "spontanéistes", c'est parce que le Parti
"Communiste" Français avait falsifié le marxisme, révisé ses
thèses, et donné au communisme une image ossifiée, stérile,
légaliste, opportuniste, bureaucratique, patriarcale, chauvine,
social en paroles et impérialiste dans les faits...
Face à ce merdier des révisionnistes du Parti "Comuniste" Français,
face à cette révision du marxisme, il fallait rétablir le style, l'esprit, la morale, la
pratique de la révolution.
Voilà ce qu'ont fait les maos spontex.
Parce que les bolcheviks ont servi de modèle aux maos spontex,
parce qu'il n'y a jamais eu de contradiction entre le théoricien
Lénine organisant l'agitation et la propagande bolchevik, et celui
qu'il appelait lui-même "notre merveilleux géorgien": Staline, qui
braquait des banques pour financer l'organisation!
Pas plus qu'il n'y a d'antagonisme entre le jeune Mao pourchassant
les nobles pour leur couper leur natte, symbole de l'ancien, et le
vieux Mao appelant les garde rouges à semer le désordre sur et sous
le ciel.
Car c'est précisément cette ferveur et ce sens pratique qui ont été
le meilleur rempart contre les dérives types P"C"F.
Car, la routine, le conservatisme, la stagnation de la pensée
menace toujours et le peuple, et les communistes.
Staline disait que l'élan révolutionnaire est « cette force
vivifiante qui éveille la pensée, pousse en avant brise le passé,
donne la perspective. Sans cet élan, aucun mouvement progressif
n'est possible » (le style dans le travail des léninistes in Les
principes du Léninisme).
Faute de comprendre cette base, on ne comprend pas le communisme.
Ainsi que ce soit au Pérou, aux Philippines, en Allemagne... A
chaque fois, dans les années 1960, les maoïstes qui reprenaient le
flambeau de la rébellion complète contre le capitalisme ont eu
cette image de spontex" par opposition aux partis "communistes" qui
prônaient le légalisme, le syndicalisme, l'électoralisme...
"Communistes", en fait révisionnistes, qui criaient à
l'"anarchiste" et dénonçaient les maoïstes autant qu'ils le
pouvaient, rejoignant là-dessus les trotskystes.
Car si le Parti "Communiste" Français dénonçait officiellement les
trotskystes, en pratique ce qu'il disait sur les maoïstes était
exactement la même chose qu'eux.
Ou comme l'explique le théoricien
trotskyste Stéphane Just au sujet de mai 68: « Après le premier
élan nourri des expériences de la classe ouvrière, malgré des
circonstances relativement favorables, toutes les tares bourgeoises
et petites bourgeoises du milieu l'ont emporté, faute de direction
révolutionnaire : la Sorbonne et Censier étaient transformés en
bourbiers, le mouvement étudiant se dissociait, se décomposait, se
putréfiait. Il donna naissance au spontanéisme, au gauchisme, à
l'infection Mao Spontex et à toute une variété de tendances et
courants qui expriment jusqu'à la limite la décomposition de la
société bourgeoise. » (Défense du trotskysme, 2).
En gros: mai 68 a fait sauter tous les verrous et les maos spontex
sont l'expression la plus avancée, la plus radicale de
l'affrontement avec le capitalisme.
Le théoricien trotskyste explique encore, après avoir exposé les
pratiques du syndicat étudiant ouest-allemand SDS, qui dans les
années 1960 a été le fer de lance de la lutte contre la guerre
impérialiste au Vietnam, que: « En France, ce sont les Mao-Spontex
qui sont les continuateurs « conséquents » de cette « idéologie »
qui se recoupe avec celle du populisme. « Aller au peuple », «
provoquer », « désacraliser » procèdent d'une même conception : il
faut apprendre aux masses apathiques que l'on peut défier le ciel.
Les moyens, ce sont les « actions provocatrices exemplaires ». »
(Ibidem)
Naturellement la guerre populaire ne se limite pas à des "actions
exemplaires", mais le trotskyste en question fait tout pour résumer
le maoïsme à une pratique "anarchiste", « coupé des masses", «
violente » et « individualiste », exactement comme le Parti
Communiste Français dans les années 1960 et 1970.
Pour ces gens, les maos spontex ne pouvaient être que des «
provocateurs », puisqu'ils empêchaient les choses de fonctionner
"naturellement":
« Il se trouve qu'en matière de « provocations », les policiers de
toutes obédiences sont les maîtres. Les narodniki qui étaient des «
provocateurs » sérieux, organisés, payant de leurs vies leurs
convictions, tentaient d'« éveiller » les masses « apathiques » de
Russie contre l'autocratie. Ils organisaient des attentats contre
le tsar et les grands dignitaires du régime. Lorsque furent
ouvertes les archives de l' Okhrana, il se révéla que, grâce à ce
genre de « théorie », la police avait truffé leur mouvement de
provocateurs et qu'elle ne répugnait pas à organiser elle-même des
« attentats », des « provocations », aux seules fins de justifier
la répression.
Méthode que M. Marcellin ne pouvait manquer de reprendre à son
compte, pour justifier une nouvelle campagne de répression, de
nouvelles poursuites et tentatives de dissolution des organisations
qui se réclament de la révolution socialiste, à commencer par la «
Gauche Prolétarienne »." (Ibidem)
Toute cette propagande contre le "spontanéisme" n'a été en réalité
qu'une lutte contre la reconstitution de la pensée communiste.
Le spontanéisme des maos a consisté en l'entrain, en l'optimisme
inébranlable, fondé sur la confiance absolue dans les masses
populaires.
Ce spontanéisme n'est pas celui durement critiqué par Lénine, et à
juste titre, dans son ouvrage essentiel, "Que faire ?".
Lénine explique que les spontanéistes n'analysent pas la société et
agissent sans réfléchir. Tel n'a jamais été le cas des "maos
spontex" de par le monde, qui ont au contraire toujours eu une
analyse précise de la société.
Les maos spontex ont été le contraire de ces "communistes"
totalement vaniteux, imbus d'eux mêmes, pensant que le communisme
est une tâche administrative (municipale, syndicale, etc.), dont
Staline se moquait: : « Qui ne connaît la maladie de l'élucubration
« révolutionnaires » et de la planomanie « révolutionnaire », dont
la source est la foi aveugle en la puissance du décret qui peut
tout arranger et tout transformer ».
Mao spontex, c'est toute une culture, un esprit, et un esprit qui
se fonde sur des principes simples dans le monde entier:
- Le marxisme s'appuie sur le primat de la pratique et se fonde sur
la classe ouvrière qui lutte pour abolir le capitalisme; il n'est
pas une théorie "abstraite", coupée de la réalité;
- Il faut assumer les oeuvres de Friedrich Engels; le principe de
la transformation d'une chose en son contraire n'a de sens qu'à la
lumière du concept de négation de la négation développé par Engels
et c'est du révisionnisme que de nier l'universalité de la
dialectique;
- Tout est dialectique et tout est à critiquer selon ce point de
vue : notre époque est celle de la révolution mondiale. Le
mouvement est inéluctable parce que la contradiction est inhérente
à toute chose. Ainsi, par exemple, l'echec n'est jamais quelque
chose de définitif: portée par l'histoire, dans la lutte forcément
prolongée, la victoire vient inévitablement;
- Ce sont les masses qui font l'histoire; on ne peut pas avoir
raison contre le peuple, car cela reviendrait d'une part à se
soumettre à un autre principe que celui de servir le peuple et cela
supposerait en même temps que les idées justes peuvent tomber du
ciel; or, le maoïsme n'est pas un idéalisme;
- L'internationalisme prolétarien est un fondement inaliénable du
communisme. A la formule « prolétaires de tous les pays unissez-
vous » est rajouté "Nations et peuples opprimés";
-l'URSS a été socialiste mais ne l'est plus et s'est transformée en
social-impérialisme, c'est-à-dire en puissance capitaliste qui mène
une politique impérialiste en se parant d'atours « socialistes ».
Car une chose peut se retourner en son contraire et car ce qui compte
c'est l'idéologie dominante, qui est déterminé par la classe qui a
effectivement le pouvoir et qui détermine en retour toute la nature
d'un régime social; la révolution culturelle en Chine populaire
a montré à ce titre le rôle idéologique central de la jeunesse, du nouveau contre l'ancien.
-la guerre populaire prolongée est la stratégie
militaire du prolétariat, et cela est valable universellement.
Seules ses modalités pratiques changent et l'activité des
communiste consiste principalement à trouver ces modalités justes et à s'engager sur ce chemin.
Le maoïsme, c'est la bataille pour l'intelligence révolutionnaire -
la compréhension de ce qui est nouveau dans la société, sa mise en
avant - avec la créativité, c'est-à-dire la bataille et culturelle
pour le triomphe du nouveau !
Voilà ce qu'est l'esprit mao spontex, né du meilleur de la
contestation des années 1960-1970!
Voilà pourquoi cet esprit, reconstitué, doit partir à l'assaut du
monde ancien, assumant le nouveau, les nouvelles définitions
populaires!
« La grande complexité du marxisme peut se résumer en une phrase:
on a raison de se révolter. Pendant des siècles on a dit: il est
juste d'opprimer et d'exploiter le peuple, il est erroné de se
rebeller. Le marxisme renverse la thèse » (Mao Zedong)
Pour
le PCMLM, avril 2008.
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