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Obama, l'arme de distraction massive
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Depuis l'élection d'Obama, le robinet de propagande
capitaliste n'en finit pas de déverser des flots de commentaires mièvres
sur ce « moment historique » où un Noir a été porté à la présidence des Etats-Unis.
Notre tâche, en tant que communistes, est donc
de couper les vannes et d'analyser calmement la signification réelle de cet événement.
Tout d'abord, il est dans l'ordre des choses
qu'une partie du prolétariat se raccroche parfois à des symboles,
comme ici l'élection d'Obama, car les masses exploitées (et encore peu conscientisées)
expriment par ce biais leur immense espoir de changement.
Il s'agit là d'une contradiction à l'intérieur
des masses: le prolétariat a la capacité sans cesse
renouvelée d'envisager l'avenir avec enthousiasme, une envie
rageuse de bouleverser son destin.
Mais sans une direction communiste, cet enthousiasme
libérateur qui anime le coeur des prolétaires aboutit à des impasses et
des culs-de-sac, pas au chemin révolutionnaire.
Or, dans le cas de la présidentielle aux Etats-Unis, il va de soi
qu'Obama n'est qu'un énième symbole de la bourgeoisie,
balancé au peuple pour qu'il ronge encore un peu plus longtemps son frein.
Il n'y a, bien sûr, rien à attendre de cet agent désigné des monopoles et des banques.
Obama, c'est le capitalisme et l'impérialisme
triomphants, la soumission complète au drapeau et
le mépris bourgeois pour toute l'histoire révolutionnaire
aux Etats-Unis, marquée notamment par le mouvement
afro-américain des Black Panthers.
L'histoire d'Obama, c'est celle de la bourgeoisie
qui charrie les « principes » rabâchés de sa « démocratie »:
la citoyenneté au-dessus de tout, les oeillères du
légalisme, la foi nationaliste, l'intégration
néo-coloniale des minorités, synonyme de capitulation face à l'impérialisme...
Ainsi, la seule perspective pour un prolétaire
serait de devenir un élève bien sage du Capital,
de se couler dans le moule capitaliste, en un mot: de se renier.
Certes, il serait tentant d'y croire, « pour une fois »
diront certains, car le symbole semble fort...
mais Obama est un symbole qui sonne déjà creux.
Le nouveau président des Etats-Unis, en bon petit soldat de la bourgeoisie,
reprend les thèmes les plus réactionnaires du capitalisme
en voie de fascisation, qui se caractérise bien évidemment
par un profond anti-communisme.
Obama est un symbole contre-révolutionnaire
qui légitime la continuation de l'oppression
de classes et la possibilité d'un capitalisme
« amélioré ».
Dans notre pays, la victoire électorale
d'Obama sert également le courant chauvin, très
fort historiquement, qui perçoit la France comme un capitalisme « moral »
opposé au « libéralisme » (encore un concept creux!)
« anglo-saxon ».
Le succès d'Obama est ainsi partout célébré ici sur le mode
« vous voyez bien qu'on avait raison. »
En réalité, le capitalisme peut bien se donner l'apparence qu'il veut,
les masques finissent par tomber et celui d'Obama se brisera sous
les coups du prolétariat révolutionnaire car, comme le souligne
les rappeurs des Dead Prez, Obama est un vendu, un serviteur du système impérialiste.
Les mirages de la bourgeoisie, comme Obama, ne servent qu'à précipiter les masses dans le mur.
Le marxisme-léninisme-maoïsme abat les faux symboles du capitalisme
dégénéré et lance l'enthousiasme populaire sur la voie grandiose
de la révolution communiste, qui seule est à la hauteur des aspirations du prolétariat!
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