Que vive la culture d’avant-garde, pour révolutionner les consciences!



Nous avions dit que la victoire du « non » au référendum sur la constitution européenne marquait la fin de l’altermondialisme et de son idéologie « rebelle. »

Sans doute peut-on dire aujourd’hui: le « choc » de la présence d’une femme voilée sur une liste électorale du NPA marque la fin d’une certaine extrême-gauche, qui a abandonné son identité.

Si justement Contre-Informations n’a cessé de rassembler toute une série de documents du passé, c’est à l’opposé pour préserver la mémoire, la tradition révolutionnaire.

Du FPLP à Ho Chi Minh, du Petit Livre Rouge des écoliers et lycéens (qui traitent de la sexualité, des drogues…) à la RAF, des Brigades Rouges à la Gauche Prolétarienne… Contre-Informations a établi une base de documents permettant de ne pas céder à l’idéologie social-démocrate.

Au début des années 1990, le simple fait de parler d’Action Directe équivalait à une mort politique dans un environnement totalement acquis au principe d’être l’aile gauche de la social-démocratie. Il fallait débloquer la situation, et cette base de documents est un aspect de cette lutte, c’est le fruit d’un combat opiniâtre qui commence dans ces années-là, pour reconstruire le patrimoine révolutionnaire.

Mais reconstruire et défendre le patrimoine ne suffit pas, encore faut-il être absolument modernes. Voilà pourquoi depuis quelques temps (en gros depuis la remise à jour de Contre-Informations comme vrai journal sur le web), la ligne est de développer les analyses concrètes sur la France capitaliste.

A l’extrême-gauche, l’écologie n’est abordée de manière systématique que par le PCMLM. Cela exprime très clairement le fond de la question telle que nous la posons. Et telle que nous voulons la résoudre.

Le PCMLM navigue à contre-courant de l’extrême-gauche en train de se diluer culturellement, idéologiquement, politiquement.

Aux élections municipales de 2008 par exemple, Lutte Ouvrière d’Arlette Laguiller a uni ses forces avec la social-démocratie, PS et P « C » F, une chose impensable normalement dans sa tradition. C’est un pas en avant dans le suicide.

Pour les élections de mars 2010, il y a déjà un large suivisme en faveur du Front de Gauche, de la part de la Coordination Communiste (issu du P « C » F en 2000) dans le Nord comme du PCOF (le parti historique du courant pro-albanais, existant depuis les années 1970). Là aussi c’est un suicide sur le plan culturel.

Et ne parlons pas du mouvement anarchiste, qui a totalement basculé dans l’anarcho-syndicalisme, lui-même tombé dans l’orbite de la culture du type NPA. Là aussi, le suicide!

Car avec la crise générale du capitalisme, c’est un suicide que l’incapacité à maintenir une proposition à la classe ouvrière d’un chemin autonome par rapport aux institutions.

Seule la classe ouvrière est authentiquement révolutionnaire, et fournit l’énergie à l’avant-garde pour exister. Se couper de la classe ouvrière c’est sombrer dans la décadence.

C’est cela qui arrive de manière ouverte au NPA, en particulier, avec la mise en avant d’une candidate étudiante en gestion « féministe » et voilée, mais cela a une dimension dramatique, en général.

Pourquoi?

Parce que ce que l’on voit, c’est que la culture d’extrême-gauche disparaît, happée par la social-démocratie, alors que l’extrême-droite de son côté met en avant une culture « nouvelle », « radicale », « révolutionnaire », etc.

On peut même dire que plus l’extrême-gauche recule dans ses fondamentaux, plus l’extrême-droite met en avant ces mêmes fondamentaux mais de manière évidemment évidée de leur sens.

Pire, plus l’extrême-gauche perd ses points de repère et se réfugie dans des postures, en se cachant derrière des figures internationales (Cuba, Corée du Nord, Bolivie, Venezuela, Népal, etc.), plus l’extrême-droite de son côté se présente comme la seule à parler des « problèmes du quotidien » en France.

Voilà une situation terrible, qui nécessite des réponses claires, et pour cela la dimension culturelle de la lutte des classes doit impérativement être comprise. Pour donner des exemples à la fois concrets et imagés: la bourgeoisie a le caviar des restaurants chics, les fascistes ont le jambon beurre du café tabac traditionnel, les syndicalistes ont les merguez des manifestations.

Et tous ont le style de vie qui va avec. Un style de vie qu’il faut rejeter, sans quoi on tombe dans le populisme, dans le mode de vie petit-bourgeois, voire carrément dans la bourgeoisie elle-même.

Mao Zedong a enseigné que « Nous autres communistes, nous sommes comme les semences et le peuple est comme le sol. Où que nous allions, nous devons nous unir avec le peuple, prendre racine et fleurir au milieu du peuple. » (Sur les négociations de Tchongking)

Il faut avoir confiance dans l’idéologie communiste, dans la culture communiste, dans le travail d’avant-garde.

Il faut oser lutter et oser vaincre, sans compromis aucun dans la mise en avant de la démarche communiste.

Ceux qui nient cette réalité sont inévitablement happés par la social-démocratie, par les démarches de type pragmatique-machiavélique, comme le NPA avec l’étudiante en gestion candidate « féministe » et voilée.

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