Le relativisme, une valeur de la bourgeoisie à abattre!



Le relativisme est une manière de pensée très répandue, spécialement parmi la petite-bourgeoisie, car elle est directement issue du capitalisme et de la démocratie bourgeoise. De plus, la bourgeoisie ne cesse de promouvoir le relativisme en tant que stratégie anti-communiste servant la progression du fascisme.

Ainsi, au cours de conversations, sur n’importe quel sujet, les communistes se voient souvent opposer le même type d’arguments, à savoir : « mais comment peux-tu affirmer que tu as raison? Pourquoi ne pas tolérer des avis divergents ? »

Ce type de raisonnement peut être résumé par la formule « toutes les opinions se valent ». On comprend alors très bien pourquoi la bourgeoisie se sert du relativisme pour diffuser des idées fascistes sous le prétexte commode consistant à dire « c’est un avis comme un autre… ».

Pour nous, communistes, une telle opinion n’a pas de sens, tout simplement parce qu’elle se réfugie dans l’idéalisme pour nier en bloc le matérialisme historique.

Le PCMLM assume l’héritage du Parti communiste de Chine de l’époque de Mao Zedong qui déclarait à ce propos :

« Dans la lutte de classes, certaines classes sont victorieuses, d’autres sont éliminées. Cela, c’est l’histoire; c’est l’histoire des civilisations depuis des millénaires. Interpréter l’histoire d’après ce point de vue, cela s’appelle le matérialisme historique; se placer à l’opposé de ce point de vue, c’est de l’idéalisme historique. »

Les idéalistes bourgeois tenants du relativisme veulent « étaler » les opinions les unes à côtés des autres sans leur donner le relief du matérialisme historique.

Ils prétendent de la sorte qu’ils sont véritablement « objectifs », qu’ils ont suffisamment « de recul », qu’ils ont « l’esprit critique », bref tous les principes éculées véhiculées notamment par « l’école de la République », sanctuaire des idées sacrées de la bourgeoisie.

Au contraire, le PCMLM, en tant qu’incarnation du mouvement communiste en France à notre époque, affirme clairement qu’il existe un sens de l’histoire, dans lequel s’exprime la lutte de classes qui élimine les classes réactionnaires et les vieilles idées qu’elles portent, car le nouveau remplace immanquablement l’ancien, c’est la loi universelle.

Bien entendu, l’histoire n’est pas une ligne droite de progrès. La dialectique nous fait comprendre que l’histoire est en forme de spirale : des vieilles idées survivent un temps avec la réaction des classes dominantes au sein d’un mode de production pourrissant progressivement.

Le fascisme correspond justement à une réaction agressive de la bourgeoisie impérialiste qui tente de maintenir le mode de production capitaliste au moment même où celui-ci, rongé par ses contradictions intrinsèques, connaît une crise générale, comme actuellement.

Le PCMLM se place ainsi dans la continuité de la ligne de Dimitrov et de l’Internationale Communiste qui définissait le fascisme comme « dictature terroriste ouverte des éléments les plus réactionnaires, les plus chauvins, les plus impérialistes du capital financier ».

Le fascisme est un mouvement vers l’arrière qui se présente comme moderne. Il n’est que l’expression putride d’une classe réactionnaire cherchant par tous les moyens à préserver le mode de production capitaliste qui, inévitablement, disparaîtra sous les coups de boutoir du prolétariat révolutionnaire. Cela, c’est le point de vue scientifique issu du matérialisme historique.

Il faut aussi remarquer que le relativisme est particulièrement développé en France en raison de l’importance de l’idéologie républicaine qui puise sa source dans les Lumières, illustrées entre autres par la célèbre phrase de Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »

Dans le même ordre d’idées, la République bourgeoise en France se fonde sur des conceptions typiques de la franc-maçonnerie, cette confrérie bâtie sur l’idéalisme historique propre à la bourgeoisie où les idées s’étalent apparemment les unes à côté des autres pour le seul plaisir de la discussion intellectuelle, en dehors de toute lutte de classes.

Le pragmatisme borné du matérialisme bourgeois, la sacralisation de principes idéalistes s’incarnant dans la République bourgeoise ou encore le goût pour les rituels, trois éléments constitutifs de la franc-maçonnerie, forment une caractéristique française incontournable, directement connectée au relativisme.

Cette caractéristique typique de la France se traduit, par exemple, dans le concept de laïcité qui, en se voulant de manière totalement idéaliste 100 % athée, se rapproche dialectiquement de la religion jusqu’à devenir un élément sacré de la République bourgeoise, censée être unificatrice donc relativiste.

Au moment de la Révolution bourgeoise, cette approche de la religion conjuguant matérialisme bourgeois, anti-dialectique et idéalisme s’est d’ailleurs manifestée dans la création du Culte de la Raison et de l’Etre Suprême, complètement intégrée à la République.

On se rend compte de l’influence du relativisme en France dans les innombrables cérémonials républicains censés unir les « citoyens » dans le même respect déférent envers la République, au-delà même de l’idéologie et la politique.

Par exemple, dernièrement, toutes les chaînes d’information en continu, Public Sénat et France 2 ont retransmis en direct les funérailles de Philippe Séguin, bien entendu unanimement salué en tant que « grand serviteur de l’Etat, grand serviteur de la République », au-delà de la gauche et la droite, ces deux expressions figées revenant systématiquement dans ces cas-là.

Le relativisme rythme ainsi la démocratie bourgeoise présentant un paravant démocratique où toutes les opinions « valent la peine d’être exprimées » mais qui organise en réalité la progression du fascisme, car la contradiction dialectique entre bourgeoisie industrielle (actuellement au pouvoir avec Sarkozy) et bourgeoisie financière tournera immanquablement en faveur de la seconde dans une optique impérialiste.

Etre communiste exige de se débarasser de ces défauts typiquement français, tel le relativisme. Il faut savoir rompre avec les habitudes françaises dignes du café du commerce, qui consiste à discuter sans jamais rien trancher, sans jamais assumer une position, en refusant de livrer la bataille culturelle contre les classes exploiteuses.

Accepter le relativisme revient à capituler devant les valeurs de la bourgeoisie. Le PCMLM est la référence incontournable en France pour la guerre populaire, pour le communisme!

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