L’émancipation de l’individu dans le communisme
Dans la propagande bourgeoise, le capitalisme est habituellement considéré comme un mode de production où peut réellement s’affirmer l’individu, ce qui explique les formules omniprésentes comme « liberté individuelle », « droits individuels », « parcours individuel » etc.
Pourtant, à l’évidence, la société capitaliste, telle que vécue au quotidien par les masses, est loin de témoigner de l’émancipation de l’individu.
Le niveau de dépression, tout comme le nombre de suicides, est colossal, l’exclusion est partout, l’isolement touche une grande partie de la population, la consommation de psychotropes et somnifères atteint des sommets, et les comportements à risque, tels la consommation de stupéfiants ou la recherche rapide de l’enivrement dans les soirées (« binge drinking ») sont des phénomènes courants.
D’ailleurs, la consommation d’alcool ou de drogues, y compris le tabac, sont à comprendre de manière dialectique, à la fois comme une volonté de se donner une personnalité et, en même temps paradoxalement, d’éviter de se démarquer, ce qui revient au final à perdre son identité.
C’est ainsi que la première cigarette est invariablement dégoutante, mais que l’on se garde bien de le dire et qu’on continue par souci de se doter superficiellement d’une personnalité, puis par addiction.
Le capitalisme s’appuie en vérité sur l’individu pour mieux le dissoudre dans l’idéologie dominante.
C’est pourquoi cette idéologie dominante stigmatise tous ceux et celles qui sont « différents ». Dès l’enfance, la pression est très forte, notamment en raison de la place centrale du patriarcat dans l’idéologie dominante.
Un garçon qui n’aime pas les jeux de garçon, qui ne « chahute » pas, une fille trop « rebelle », qui « répond », les roux et les rousses, sont tous discriminés pour ce qu’ils sont.
Le capitalisme fonctionne sur la compétition individualiste et le darwinisme social pour mieux écraser les individus, et non les révéler comme il le prétend.
Dans les vestiaires de sport ou dans les bureaux, les comparaisons sont incessantes. Elles visent autant le corps que la position sociale : la taille des seins, du sexe, les muscles, le salaire, la voiture, le fait de correspondre aux standards patriarcaux de la beauté, la « réussite » professionnelle, sont autant de motifs de comparaison incessants, de compétition, qui génèrent une sensation générale de frustration ou de domination, les deux aspects dialectiques du même processus capitaliste d’écrasement de l’individu.
Le capitalisme procède par discrimination, stigmatisation, élimination, ce qui conduit à la logique fasciste d’extermination.
Voilà pourquoi les capitalistes cherchent à nier la lutte de classes qui imprime le sens de l’histoire, pour ne retenir que le concept de « majorité » devenue abusivement synonyme de démocratie.
Dans le capitalisme, la majorité est conçue comme l’entité légitime de référence dont le but consiste à assimiler ou au contraire rejeter. En France, l’idéologie républicaine joue clairement ce rôle.
Ceci explique pourquoi, dans le capitalisme, les minorités sont exclues et ont vocation à « ne pas trop se faire remarquer » : les handicapés moteurs, les handicapés cérébraux, les homosexuelLEs, les transexuelLEs, les différentes minorités nationales sont tous et toutes les cibles de l’idéologie dominante qui cache leur existence ou intime l’ordre de « rester à sa place ».
La notion de majorité s’inscrit dans en fait dans une logique génocidaire, laquelle apparaît de plus en plus clairement à mesure que le fascisme prospère sur la crise générale du capitalisme.
Pour les fascistes, la majorité « normale » doit en effet se défendre et se protéger contre la minorité considérée comme « anormale », par exemple la France blanche et catholique contre toutes les minorités nationales, les handicapés, les homosexuelLEs, les transexuelLEs, perçues comme des éléments étrangers à la « majorité » et de plus en plus envahissants.
Le capitalisme, et sa progéniture fasciste, jettent l’ombre sur des existences entières, maintiennent des conditions de vie indécentes, bref éliminent sans faire de bruit des individus qui n’ont pas le droit d’être ce qu’ils sont.
De fait, les génocides sont toujours commis envers les minorités qui, selon l’idéologie dominante du capitalisme et du fascisme, doivent disparaître.
Le capitalisme et le fascisme, prétendent magnifier l’individu mais le ratatinent en fait sur des principes idéalisés comme le sol, le sang, d’où il ne peut s’échapper car il ne les a pas choisi.
En vérité, le capitalisme et le fascisme partent de l’individu pour mieux l’étouffer. Au contraire, le communisme arrive à l’individu pour mieux le révéler.
Dans le communisme, toutes les minorités ont des droits démocratiques et il n’est pas question de les assommer avec la notion de majorité. Voilà pourquoi le PCMLM a clairement revendiqué les droits démocratiques de minorité nationale arabe et des homosexuelLEs.
Tandis que le capitalisme exacerbe la compétition individualiste qui résulte en la destruction de l’individu, le communisme est tendu vers l’émancipation de l’individu qui se réalise pleinement dans le collectif, pour lequel est appliqué le principe de « servir le peuple ».
Affirmer son identité individuelle revient à affronter l’idéologie dominante du capitalisme qui cherche à écraser les tenants de la rupture avec l’ordre existant d’exploitation et d’oppression, comme le sont les activistes vegans ou les féministes.
Cette rupture avec l’idéologie dominante est incarné par le PCMLM, ouvert à la libération animale et l’écologie radicale, féministe, inflexible sur les principes révolutionnaires. Tout cela, c’est l’identité communiste ! Tout cela, c’est le monde nouveau ! Tout cela, c’est le triomphe de la vie sur l’empire de mort du capitalisme !
Le capitalisme et son avatar fasciste représentent la crispation de la bourgeoisie pour préserver son monde ancien monolithique, où les individus partent à la dérive, se shootent pour survivre, dont la compétition individualiste et le darwinisme social dissolvent totalement leur identité, à tel point qu’ils vivent des crises « existentielles » où ils ne savent plus qui ils sont, ce qu’ils veulent.
Le communisme révèle les individus dans la grande entreprise révolutionnaire de renversement de l’oppression. Seule la communauté universelle, aux mille et une facettes, permet aux individus de se révéler.
Les masses expriment le besoin du communisme parce qu’elles refusent les frontières bornées que lui imposent la bourgeoisie. Les masses voient loin et veulent conquérir une identité libératrice, plutôt que de plier sous les coups de l’idéologie dominante du capitalisme. Les masses ne veulent pas se recroqueviller car elles ont un monde à gagner !
Et pour cela, il faut une base idéologique solide qui a prouvé qu’elle incarnait le monde nouveau en rupture total avec l’ancien, le camp de la révolution capable de renverser la vieille classe réactionnaire bourgeoise, capable de mener la bataille culturelle au quotidien.
En France, cette base idéologique solide, c’est le PCMLM, le seul parti de l’avant-garde du prolétariat éclairant le futur de la révolution socialiste !