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Révolution organe de l'autonomie prolétaire
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Révolution, ce sont donc des articles
qui sont rassemblés, sans doute par mois, ou bien à un
rythme plus rapide s'il le faut. Une initiative qui ne peut
qu'apporter des connaissances, et amener tout autant un débat démocratique pour le communisme.
Car nous sommes à une époque où les personnes révolutionnaires sont encore
trop dispersées, et leurs expériences très personnelles.
Nous nous confrontons tous et toutes à un aspect du mode
de production capitaliste, voire à plusieurs aspects,
et notre propre expérience nous semble incontournable et également,
d'une certaine manière, unique en son genre.
Cette situation peut amener et amène d'ailleurs
des incompréhensions, et il est à ce titre essentiel
de comprendre que tout cela forme en réalité une grande
richesse, car nous sommes en fait en train de récolter la moisson de la révolte.
C'est-à-dire que le PCMLM ne naît pas de manière abstraite, il
naît sur le terrain de la rébellion, et c'est ce qui nous différencie
des trotskystes et de leur logique associative - économiste, comme des
anarchistes et de leur culte de l'attitude idéaliste.
Le Parti ne peut naître que dans le feu de la lutte des classes, comme
Parti de la Résistance, de la Rébellion.
Et la rébellion se développe à travers les vicissitudes, selon le principe qui veut que l'histoire progresse en spirales.
Voilà pourquoi Révolution doit être l'organe de l'autonomie prolétaire. Il ne doit pas se contenter de refléter ce que nous sommes. Révolution doit nous forger, il doit exiger de nous que nous progressions, et pour cela il doit impérativement être ouvert aux éléments les plus avancés des masses populaires.
Ces éléments avancés forment en effet le coeur de l'autonomie prolétaire, c'est-à-dire la rupture de la classe ouvrière et des masses populaires avec le capitalisme et l'Etat bourgeois.
Sans cette rupture rien n'existe concrètement, comme le prouve l'histoire de notre pays, où la bourgeoisie a toujours fait ce qu'elle voulait sans justement l'autonomie prolétaire pour empêcher cela. Commune de Paris, Parti Communiste suivant la ligne classe contre classe, Front Populaire et Résistance forment les moments clefs de l'histoire révolutionnaire en France.
Et que nous révèle ce patrimoine? Que nous devons bien comprendre ce qu'est le passé, et ce qu'est le futur.
Le passé, c'est ce que Friedrich Engels appelait le colossal tas d'ordures, ce sont les conditions où naît le Parti en tant que forme la plus élaborée de la rébellion.
Mais les communistes n'appartiennent pas au passé. Les communistes sont en quelque sorte des gens venus du futur, car le monde marche inexorablement au communisme. Les communistes sont une anticipation du monde de demain.
Et dans le communisme, dans le monde futur, il y aura des communistes, mais pas de Parti Communiste.
S'il doit justement y en avoir un aujourd'hui, c'est parce que les communistes ne sont qu'une minorité, qui doivent indiquer le chemin vers le futur, pour sortir du passé et du présent, ce présent où tout est sclérosé, bloqué, qui n'est qu'oppressions et souffrances.
Le Parti naît pratiquement comme anticipation de plus en plus généralisée du futur; le Parti Communiste est le lieu de passage vers le futur.
Mais pour ce passage, il y a besoin de l'autonomie prolétaire, forme du grand bond en avant des masses populaires dans la bataille pour le communisme.
Si nous ne comprenons pas cela, nous ne pouvons considérer le PCMLM que sous un angle erroné: celui de l'idéalisme, qui échafaude de beaux projets, tous plus abstraits les uns que les autres.
Chacun ferait son beau projet, et les rencontres entre « idéalistes » se feraient plus ou moins par hasard, ou bien selon les désirs plus ou moins vagues des uns et des autres.
Or, le communisme n'est pas un « idéal » aussi beau soit-il: il est dans l'ordre des choses, il est la vie en elle-même, il est dans le mouvement historique qui part du matriarcat, du communisme primitif, pour avancer à travers le féodalisme, le capitalisme, le socialisme.
La bourgeoisie en est d'ailleurs bien conscience et multiplie les religions, les sectes, les délires illuminés annonçant un monde « nouveau », « différent » sur tous les plans. Des partisans salafistes de Bin Laden aux témoins de Jéhovah, tous ces représentants de l'idéalisme bourgeois annoncent un faux communisme pour tromper les masses. Ils forment une roue de secours essentiel au capitalisme pour empêcher les masses de se rebeller.
Pour cette raison, vues l'ampleur et la dimension de la révolution qui doit nous toucher tous et toutes au plus profond de notre être, Révolution doit être d'un esprit grandement ouvert, prêt à se confronter à tous les aspects de la vie.
On ne peut être communiste qu'en étant fermement rivé à l'autonomie prolétaire.
Pour être authentiquement et complètement le lieu de notre affirmation communiste, Révolution
doit être l'organe de l'autonomie prolétaire, doit poser toutes les questions, pour amener toutes les réponses qui nous façonneront à l'image du monde de demain.
Révolution doit être l'organe de l'autonomie prolétaire, du front rouge de notre époque.
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