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Au moment où la lutte des classes s'aiguise, à bas le discours compassionnel de la bourgeoisie !
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Sous l'effet du pourrissement avancé du capitalisme, le discours
dominant de la bourgeoisie est soudainement passé de la ritournelle
autoritaire sur l'« assistanat » du prolétariat au refrain paternaliste
se voulant « protecteur » et « compréhensif ».
Il faut bien comprendre que ces deux types de discours reflètent la peur panique de la bourgeoisie
face à la mobilisation révolutionnaire des masses, inéluctable à notre époque.
La bourgeoisie essaie donc à tout prix de couvrir son
visage hideux de classe exploiteuse sous le masque de la « générosité ».
Ainsi, le 24 mars dernier, les médias bourgeois n'ont pas arrêté de parler du projet d'indemnisation
des victimes irradiées par les essais nucléaires français annoncé par le gouvernement.
En fait, la bourgeoisie n'est jamais capable d'aller au-delà de la compassion paternaliste, limitée
au strict nécessaire de l'opération de communication et qui arrive de toute façon toujours trop tard.
L'indemnisation des victimes des essais nucléaires sera limitée à une centaine de personnes seulement
dans l'espoir de boucler vite fait un dossier encombrant.
En agissant de cette manière, l'Etat impérialiste français espère enfouir ses crimes en
catimini comme il enfouit ses déchets nucléaires.
Car indemnisation ou pas (ce n'est encore qu'un projet), l'exploitation immonde de l'impérialisme
français à travers le monde, et plus particulièrement dans les semi-colonies, ne changera en rien,
comme l'a encore démontré le voyage de Sarkozy en Afrique.
A cette occasion, AREVA a signé des
accords sur l'uranium au Niger et en RD Congo, des pays où les mineurs opprimés
(dont beaucoup d'enfants) travaillent dans des conditions indignes et
meurent des conséquences de leurs irradiations dans l'indifférence
totale de ces serviteurs dévoués de la bourgeoisie que sont les journalistes.
D'ailleurs, le même jour où les médias bourgeois relayaient complaisamment le projet d'indemnisation
de
l'Etat impérialiste français, ils osaient à peine mentionner la baisse des aides pour
l'immense majorité des maisons de retraite et des services à domicile.
Or, la situation
des vieux en France est d'ores et déjà désastreuse, mais les capitalistes préfèrent les
cacher encore un peu plus, qu'ils meurent sans faire d'histoire à l'abri des regards...
La bourgeoisie est coutumière de ce genre de pratique : évacuer discrètement les problèmes
qu'elle ne veut pas se donner la peine de régler, avec la complicité entendue des médias.
A l'instar des vieux, les handicapés sont le meilleur exemple de ces personnes que la
bourgeoisie s'efforcent de dissimuler et qui se retrouvent bien souvent contraintes de
rester chez elles, la moindre sortie relevant du véritable parcours du combattant.
Bien entendu, il sera toujours temps un jour de relancer la mécanique capitaliste de la
compassion en tentant de faire croire que la bourgeoisie s'occupe « des plus faibles »
par des campagnes de pubs opportunistes...
Mais au final, les actions minables de la
bourgeoisie, dissoutes dans le registre de la compassion, restent des façades démocratiques
destinées à gagner du temps sur la juste colère du peuple qui ne cesse de s'amplifier.
En minaudant de la sorte, la bourgeoisie espère faire passer la pilule de l'exploitation à
des prolétaires de moins en moins dupes.
D'ailleurs, les mouvements ouvriers de ces dernières semaines, de Continental (Clairoix)
à Caterpillar (Grenoble), montrent que la lutte de classes s'aiguisent et que les manoeuvres
faussement généreuses de la bourgeoisie n'ont aucune prise sur les masses.
Le besoin de communisme ne cesse de poindre et les masses prennent conscience du renversement
nécessaire de l'ordre bourgeois pour prendre le pouvoir.
Certes, la rage des prolétaires reste
encore au stade de l'action symbolique, mais le mouvement est en marche.
D'ici peu, le directeur industriel de l'usine pharmaceutique 3M à Pithiviers (dans le Loiret),
séquestré par les ouvriers, perdra l'envie de déclarer, l'air sûr de lui : « Ces gens sont plus
à plaindre que moi et je savais qu'il y avait ce risque en venant ici ».
Oui, c'est certain, il
n'osera plus mépriser le peuple de la sorte, il comprendra que les jours où lui et sa classe
étaient en position dominante sont révolus. Bientôt, toute la bourgeoisie saura que ces formes
de contestation n'étaient qu'une étape vers l'anéantissement du vieil ordre capitaliste et
la libération des masses dans la construction du communisme.
D'ici peu, les syndicats, rendus caduques par le prolétariat révolutionnaire, ne trahiront plus
la cause du peuple en permettant la libération des patrons séquestrés.
Tout cela, la bourgeoisie le sait bien, car les ouvriers l'ont prévenu.
Ainsi, dans l'usine 3M, alors que les journalistes à la solde du pouvoir bourgeois se
précipitaient pour interviewer le « pauvre » patron séquestré, les ouvriers ont lâché à son intention
: « le petit sourire narquois, c'est terminé !... fumier ! ».
Très clairement, la classe ouvrière
ne baissera pas la garde face aux négociations syndicales et à tous les petits arrangements de surface
du capitalisme « compatissant » qui ne sont que de vaines stratégies visant à retarder l'inéluctable :
la révolution.
Et sans surprise, on constate que le NPA, en tant que super-syndicat, emploie la même
tactique contre-révolutionnaire typiquement syndicaliste consistant à patauger dans la sensiblerie
afin d'arracher (éventuellement) des mesures de consolation.
Voilà toute la teneur du message du NPA,
incapable de constituer une avant-garde à la hauteur des tâches révolutionnaires de notre époque :
« Nous le disons avec force, alors que les licenciements s'accélèrent :
il faut une nouvelle date de grève et de manifestations le plus vite possible !
[...] Seule la généralisation des grèves et des manifestations, la nécessité
d'un mouvement social prolongé, feront reculer le pouvoir.»
(Communiqué NPA, « Après le 19 mars, vite, une nouvelle journée
de grèves et de manifestations »).
C'est clair, la logique social-démocrate tourne en rond et se heurte
inlassablement aux murs du réformisme, elle s'enraye
comme une mitraillette inutile... et ce n'est pas avec ce genre
d'armes que l'on fait la révolution !
En réalité, cette prétendue compassion est le chiffon qu'agitent tous les contre-révolutionnaires pour
tenter de détourner les masses de la révolution. Il n'est donc pas étonnant de voir que le fascisme,
démagogique et populiste par nature, fait les poubelles de la social-démocratie pour récupérer le
vieux chiffon de la pseudo compassion et, comme à son habitude, jouer la carte opportuniste du « social ».
Ainsi, Louis Aliot, tête de liste du FN pour les élections européennes dans le Sud-Ouest,
a lancé une campagne d'affichage reprenant le portrait de Jaurès surmonté de sa phrase célèbre :
« A celui qui n'a plus rien, la patrie est son seul bien » et accompagné du slogan : « Jaurès aurait
voté Front National ».
Par la récupération de Jaurès, les fascistes démontrent une nouvelle fois qu'ils sont de minables
politiciens populistes s'asseyant sur la vérité historique la plus élémentaire et l'histoire populaire
à laquelle, en purs produits de la bourgeoisie, ils ne comprennent rien.
En effet, Jaurès s'est fait
assassiner par un fasciste en raison précisément de son engagement internationaliste à la veille de
ce gigantesque conflit impérialiste qu'a été la première guerre mondiale.
Mais les fascistes, dans leur conception idéaliste de l'histoire diamétralement opposée au matérialisme
marxiste-léniniste-maoïste, considèrent Jaurès comme un symbole qu'ils peuvent récupérer de façon
opportuniste à l'époque du pourrissement généralisé du capitalisme.
Il importe donc de comprendre
comment et pourquoi ils parviennent à se servir de Jaurès pour vendre leur soupe électorale.
En fait, Jaurès incarne justement cette bourgeoisie compatissante qui se voudrait « protectrice »
du peuple, une bourgeoisie qui veut retenir le pouvoir entre ses mains tout en l'organisant de
manière plus « juste », bref une bourgeoisie qui s'oppose à la révolution et qui étouffe la
lutte de classes sous le poids de la Nation, référence paternaliste au-dessus du peuple.
Sur son blog, Louis Aliot s'explique d'ailleurs de cette façon :
« la seule formation politique en France à défendre les valeurs de justice sociale et d'humanisme est
le Front National ».
Revoilà donc la notion contre-révolutionnaire de « justice sociale » chère à
ceux qui, du FN au NPA, ne se départiront jamais de leur ligne réformiste en se contentant
de quémander des « aménagements » du capitalisme.
Voilà ce à quoi, nous MLM, nous nous opposons, affirmant clairement:
il faut en finir avec ce système qu'est le mode de production capitaliste!■
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