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Sodexo: Sophie Bellon, désignée pour succéder à son père à la présidence

Sophie Bellon, agée de 54 ans, qui deviendra à partir de mardi la présidence de Sodexo, l’entreprise familiale de restauration que son père a fondée il y a 50 ans, a d’abord commencé hors du groupe avant d’escalader les rangs de ce géant du CAC 40, avec 420.000 salariés.

La fille aînée de la famille Bellon, qui a traversé depuis 1994 plusieurs postes stratégiques, n’a pas uniquement travaillé pour Sodexo, qui été fondée en 1966, à Marseille, par Pierre Bellon, âgé aujourd’hui de 86 ans.
Cette femme au brun et discrète recouverte par des cheveux mi-longs et au regard doux a commencé sa carrière aux Etats-Unis, dans le secteur de la finance, comme conseil en fusions-acquisitions au Crédit Lyonnais, ensuite dans la mode comme agent de grandes marques internationales.

« Ne pas confondre arbre généalogique et organigramme »

« Mon père m’avait demandé d’entrer chez Sodexo à cette époque mais je lui ai dit qu’il nous a toujours élevé mon frère, mes deux sœurs et moi en nous disant: ne pas confondre arbre généalogique et organigramme », rappelle la nouvelle présidente.

« Je n’étais pas prête, je voulais aller voir ailleurs, ce qui l’avait un peu dépité », se rappelle-elle auprès de l’AFP, énonçant avoir eu à cette étape « envie d’apprendre à mieux (s)e connaître ».
Dix ans et deux enfants après, elle prend la décision de rentrer au bercail. Un troisième enfant nait rapidement.
En 1994, entrée dans l’aventure familiale.

« Je me suis dit que ça allait être très distinct de ce que j’avais fait avant donc si ça n’allait pas, je n’allais pas rester », rassure-t-elle.
Ensuite…
« Quand j’ai intégré l’entreprise, mon père m’a dit si tu es efficace, tu évolueras, mais si tu ne l’es pas, tu ne vas pas resteras « .

En 2001, la première fille accède à la direction de la planification stratégique du groupe.
Cette fois-ci, pour avoir le crédit du père président « a été plus rapide ».

Désignée unanimement

« Je n’avais aucun contact avec lui, jamais de rapports familiaux. Les évaluations, c’était avec mes patrons directs mais pas avec mon père », indique-t-elle. « Il ne voulait pas du tout me donner un traitement différent des autres. Cela n’a pas été facile, mais concluant car c’est également une façon d’apprendre ».

Mais « une fois que je suis entrée dans l’entreprise, j’ai notamment cherché à être moi-même », déclare-t-elle.
En 2008, « on m’a proposé de prendre la direction de Sodexo France entreprises. Je n’avais jamais dirigé un important business international et en plus j’étais la fille du PDG. Mais quand on est assez clair avec une équipe et qu’on admet qu’on ne sait pas tout, les gens sont tranquillisés », explique cette femme réputée comme une dirigeante humaniste, comme son père.

Il y a quatre ans, le patriarche a rassemblé ses quatre enfants pour leur annoncer qu’il voulait que l’un d’eux reprenne les règnes de l’entreprise comme la famille détenait 37,7% des actions et 51,8% des droits de vote. Elle poursuivra le développement de l’entreprise à partir de mardi.

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