dim, 31 mai 2009 » Communisme

Le Parti Communiste, parti de la classe ouvrière, sur la base du MLM!

dim, 31 mai 2009 » Contre-révolution

Répression anti-kurde

Le matin (6h30) du 26 mai des policiers, sur ordre de la section antiterroriste du parquet de Paris, ont mené une perquisition à Mulhouse, arrêtant deux jeunes de 21 et 22 ans, d’origine kurde, immédiatement transférés dans les locaux de la sous-direction antiterroriste à Levallois-Perret, en région parisienne.

Les policiers ont saisi lors de la perquisition un portrait d’Abdullah Ocalan ainsi qu’un drapeau kurde. Les jeunes, libérés ce dimanche, sont accusés d’avoir jeté des cocktails Molotov contre un bâtiment de la Délégation permanente turque au Conseil de l’Europe en octobre 2008 et d’être été impliqués dans des actions similaires dans le sud de la France.

Jeudi, le tribunal correctionnel de Paris a également condamné quatre jeunes d’origine kurde à des peines allant de deux ans d’emprisonnement ferme, à dix mois avec sursis, pour avoir jeté des cocktails Molotov en juin 2006 sur des cibles turques en région parisienne.

sam, 30 mai 2009 » Antifascisme, Contre-révolution, France

Le soutien de Carlos à Dieudonné montre clairement la nature impérialiste et contre-révolutionnaire de la liste « antisioniste »

Carlos soutient  Dieudonné, une information tout à fait logique confirmant que la liste « antisioniste » est portée par la bourgeoisie impérialiste. En effet, Carlos a été l’instrument de la bourgeoisie nationale arabe et de certaines puissances impérialistes, notamment le social-impérialisme russe et l’impérialisme français. Carlos, habitué des cercles de pouvoir bourgeois et ennemi de la révolution nationale-démocratique arabe, n’est donc pas le moins du monde antisioniste, à l’image de Dieudonné. Carlos est un agent vendu à l’impérialisme dont les « coups d’éclat » terroriste révèlent les contradictions entre puissances impérialistes, bien loin de l’engagement révolutionnaire au service du peuple.

Mais Carlos, tout comme Dieudonné, est un mégalomane populiste qui voudrait se faire passer pour un insoumis, un rebelle.  Ainsi, Carlos termine sa lettre envoyée à la liste « antisioniste » par un démagogique « amitiés révolutionnaires ». De leur côté, Dieudonné et ses colistiers remercient Carlos en l’appelant « camarade ».

Ces échanges montrent bien que Carlos, Dieudonné et ses partisans sont des mythomanes qui se payent de mots et voudraient récupérer le prestige de la révolution en flattant les masses de manière populiste.

Pourtant, malgré leurs manœuvres honteuses, Dieudonné et Carlos resteront ce qu’ils sont : des bourgeois soumis au capitalisme, des laquais de l’impérialisme qui veulent saboter l’unité révolutionnaire du prolétariat en isolant la minorité nationale juive.

Mais la classe ouvrière a une histoire liée à la révolution, au communisme, et la classe ouvrière sait reconnaitre les fascistes, comme Carlos ou Dieudonné. L’antisémitisme et tout ce qui divise les masses est extérieur à la classe ouvrière qui veut la révolution, pour le communisme!

sam, 30 mai 2009 » Communisme, Culture

Etre MLM, c’est poser les fondements de la guerre de positions

À la dixième session plénière du Comité Central issu du VIIIe Congrès du Parti Communiste de Chine, le camarade Mao Zedong a dit : « Pour renverser un pouvoir politique, on commence toujours par préparer l’opinion publique et par agir dans le domaine idéologique. »

Cela est vrai aussi bien pour une classe révolutionnaire que pour une classe contre-révolutionnaire.

La pratique a prouvé que cette thèse du camarade Mao Zedong est tout à fait juste.

Bien que renversée, la bourgeoisie tente de corrompre les masses et de conquérir leur cœur au moyen de la pensée, de la culture, des mœurs et des coutumes anciennes des classes exploiteuses en vue de sa restauration.

Le prolétariat doit faire le contraire: opposer une riposte de front à chaque défi lancé par la bourgeoisie dans le domaine idéologique et transformer la physionomie morale de toute la société avec la pensée, la culture et les mœurs et coutumes nouvelles qui sont propres au prolétariat.

Parti Communiste de Chine, Décision sur la grande Révolution culturelle prolétarienne, 1966

ven, 29 mai 2009 » Antifascisme, Ecologie

La question animale, le communisme, le fascisme

Le marxisme-léninisme-maoïsme est la seule idéologie affirmant que le communisme amène la résolution de la contradiction entre villes et campagnes, et partant de là seul le PCMLM affronte politiquement la question animale, qui se pose en ces termes et pas autrement.

Il n’est donc nullement étonnant, puisque le PCMLM est à l’avant-garde, qu’à l’inverse le fascisme assume de plus en plus, de manière démagogique, cette même question, alors que les différentes variétés social-démocrates ne s’intéressent qu’aux « mouvement sociaux » et aux  « réformes » d’un point de vue associatif et syndical.

Ce qui s’annonce, avec la crise générale du capitalisme, c’est la guerre de positions entre communisme et fascisme, entre révolution et contre-révolution.

On en a ici un exemple très parlant avec Jean-Claude Martinez, figure de l’extrême-droite, attaquant le « grand capital » pour son attitude envers les primates victimes de la vivisection.

On notera d’ailleurs, à la fin du texte sur le site de Jean Claude Martinez (martinezlavie.com), l’allusion très « fine », typique de l’explosion de l’irrationalisme, des théories du complot, de l’antisémitisme, etc., pour définir en quoi consiste le « grand capital »:

« qui osera enfin s’attaquer au grand Capital qui pratique ces actes de barbaries dignes des plus grandes dictature humaine. A moins que l’EUROPE soit vendue à ce grand « Capital » dont il interdit de prononcer le non sous peine de poursuite judiciaire ».

Évidemment, on peut voir que le texte est rempli d’incohérences; d’un côté il semble critiquer la vivisection en général, pour finalement surtout parler des primates, tout en se moquant d’eux (« Nous nous demandons vraiment qui son les primates dans cette affaire »).

Tout cela n’a aucun sens, et l’article d’après sur ce site défend même… les producteurs de lait, sans un mot bien entendu pour les animaux. Avec une pseudo critique similaire du « grand capital » (« on peut incriminer la confiscation de la valeur du travail de nos paysans par la grande distribution, voire par le secteur de la transformation »), mais également et surtout de la mondialisation, vu que le seul objectif est la promotion du nationalisme.

Comme on le voit, les partisans du nationalisme se sentent obligés de parler des animaux, tout en assumant bien entendu aucun contenu politique. C’est un phénomène important, actuel et Jean-Claude Martinez le démontre, de par son importance personnelle (et on notera la lourde responsabilité de ceux qui réduisent la question animale à une question associative, sans jamais comprendre le mode de production capitaliste).

Jean-Claude Martinez est en effet professeur de faculté (à Assas), et a été le vice-président du Front National, après avoir été également le conseiller fiscal du roi du Maroc Hassan II. Exclu du FN récemment, il s’est rapproché de Carl Lang et est candidat aux élections européennes de juin 2009 dans la région Sud-Ouest, soutenu donc par le « Parti de la France », le parti de Carl Lang qui est au centre de la restructuration du mouvement nationaliste.

ven, 29 mai 2009 » Ecologie, France, International

Indemnisation des victimes des essais nucléaires : une sombre manoeuvre de l’impérialisme français!

Mercredi 27 mai 2009, l’Etat impérialiste français  a rendu public un projet de loi portant sur l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français dans le Sahara entre 1960 et 1967 et en Polynésie de 1960 à 1996.

Cette nouvelle est annoncée par les médias bourgeois sous le ton du « mieux vaut tard que jamais » typique du chantage contre-révolutionnaire de la démocratie bourgeoise qui essaie de faire croire qu’il n’y aurait pas de meilleur système possible.

Ce texte de loi prévoit l’indemnisation des personnes irradiées à condition qu’elles prouvent leur présence sur les lieux des essais nucléaires aux dates mentionnées ci-dessus et que leurs maladies figurent sur la liste des 18 cancers radio-induits reconnus par les Nations Unies.

Or, l’impérialisme français a toujours cyniquement organisé l’asservissement et le sous-développement de ses possessions semi-coloniales semi-féodales. Ainsi, en Polynésie, l’impérialisme français n’a bien évidemment jamais collecté les données sur les retombées radioactives de ses essais nucléaires permettant de révéler l’origine des pathologies de victimes irradiées. En Polynésie, d’ailleurs, seuls 40% des certificats de décès sont signés de la main d’un médecin.

Les populations souffrantes de cancers radio-induits auront donc beaucoup de difficultés à fournir des preuves… que l’impérialisme français a pris bien soin de lui confisquer!

De même, les populations nomades du Sahara, comme les Touaregs, ne pourront pas prouver qu’elles se trouvaient aux endroits des essais nucléaires français… plus de 40 ans après que l’impérialisme français y ait perpétré ses crimes!

En fait, ce projet de loi est surtout destiné à quelques vétérans de l’armée française et méprise profondément le sort des peuples dans les territoires semi-coloniaux semi-féodaux.

Voilà donc les sinistres agissements de l’impérialisme qui laisse son empreinte de mort partout à la surface du globe et prétend ensuite (très tardivement) se racheter une bonne conscience en recourant à une manoeuvre sous forme de poudre aux yeux et d’insulte aux masses exploitées dans le monde entier!

En outre, au comble de l’hypocrisie, l’impérialisme laisse entendre que ses crimes appartiendraient au passé et qu’il pourrait les « corriger ». En réalité, l’impérialisme, y compris l’impérialisme français, continue de répandre la mort tous les jours sur tous les continents, comme le montrent récemment les accords sur l’extraction d’uranium signé avec la RD Congo et le Niger, alors que l’exploitation de ce minerai se traduit par une catastrophe sanitaire à grande échelle.

Dans le contexte actuel de crise générale du capitalisme, une partie de plus en plus importante de la bourgeoisie se mettra au service de la bourgeoisie impérialiste qui met en péril la planète et l’humanité!

Les masses populaires de tous les pays abattront leur ennemi commun : l’impérialisme!

jeu, 28 mai 2009 » Révolution

Le rejet de tout opportunisme…

Les communistes ont toujours considéré qu’il fallait compter sur ses propres forces. Et aux révolutionnaires non communistes, il a toujours été dit: menez le combat à votre manière, quant à nous nous suivrons nos principes.

Contre-Informations a beaucoup d’ennemis, beaucoup de critiques, mais aussi beaucoup d’amis et d’amies, et plus que tout, contribue à élever – en toute clarté et en toute franchise – le niveau idéologique des révolutionnaires,  à affermir la conscience communiste.

Contre-Informations est le nouveau qui balaie l’ancien. N’ayons pas peur d’aller vers les grandes séparations. L’arbre préfère le calme, mais le vent continue de souffler.

« Etre attaqué par l’ennemi est une bonne chose et non une mauvaise chose; en ce qui nous concerne, qu’il s’agisse d’un individu, d’une armée, d’un parti ou d’une école, j’estime que l’absence d’attaque de l’ennemi contre nous est une mauvaise chose, car elle signifie nécessairement que nous faisons cause commune avec l’ennemi.

Si nous sommes attaqués par l’ennemi, c’est une bonne chose car cela prouve que nous avons établi une ligne de démarcation bien nette entre lui et nous.

Et si celui-ci nous attaque avec violence, nous peignant sous les couleurs les plus sombres et dénigrant tout ce que nous faisons, c’est encore mieux, car cela prouve non seulement que nous avons établi une ligne de démarcation nette entre l’ennemi et nous, mais encore que nous avons remporté des succès remarquables dans notre travail. »

Mao Zedong

jeu, 28 mai 2009 » Culture

« Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire »

jeu, 28 mai 2009 » Antifascisme

Elections européennes: Dieudonné d’un côté, le Parti de la France de l’autre…

Avec la crise générale du capitalisme pullulent les initiatives de type fasciste, comme l’ont déjà montré les années 1920-1930. La liste de Dieudonné en Ile de France pour les élections européennes  est l’une de ces initiative. En ce moment ses partisans font le tour des marchés pour soutenir cette liste appelée « antisioniste », qui inévitablement rassemble des gens prétendument de « tous horizons », dans un prétendu grand mélange, plein de confusion, entre extrême-droite et extrême-gauche.

Dieudonné lui-même est rodé et assume son entreprise, ce qui signifie qu’il faut être capable d’assumer idéologiquement, politiquement et culturellement (voir cette vidéo riche d’enseignement à ce sujet).

Le nom de la liste est en effet « liste antisioniste », mais vu que le sionisme concerne la Palestine et non la France,  il va de soi qu’une telle définition revient ni plus ni moins à de l’antisémitisme n’assumant pas encore son visage odieux (voir à ce sujet l’article Comment Dieudonné est devenu antisémite).

La liste s’affirme pour une « Europe libérée de la censure, du communautarisme, des spéculateurs et de l’OTAN ». C’est très exactement le discours « national-révolutionnaire »: on dit censure pour ne pas assumer d’avoir à parler des idées dominantes, on parle de « communautarisme » pour ne pas assumer son nationalisme trop ouvertement, on parle de « spéculateurs » pour ne pas attaquer les capitalistes, on critique l’OTAN mais pas l’impérialisme français.

C’est une ligne typiquement « national-révolutionnaire » (voir à ce sujet Questions et réponses sur la conception idéaliste et pessimiste d’Alain Soral).

A noter qu’à côté de ce courant « national-révolutionnaire », il y aura également une liste de l’autre courant d’extrême-droite, qu’on peut qualifier de national-catholique et menée par le « Parti de la France », dirigé par Carl Lang et se revendiquant d’une « droite nationale, sociale et identitaire ».

« National » et « Social »… Et de surcroît « identitaire » pour ceux et celles qui n’auraient pas compris.

Le Parti de la France présente trois listes, et se veut un pas en avant pour donner une naissance à une nouvelle grande structure à la place du Front national (ce courant, qui compte également principalement l’Oeuvre française et le Renouveau français, a rassemblé quasiment 1.000 personnes lors du « Congrès nationaliste » le 24 mai en banlieue parisienne).

Pour bien comprendre la différence entre ces deux courants du mouvement qu’est le fascisme, on peut consulter l’article Psychologie de masse du fascisme : la lente construction actuelle d’un fascisme français.

mer, 27 mai 2009 » Antifascisme

Espagne, France, le Front populaire, une leçon face au fascisme

mer, 27 mai 2009 » Culture

Vous nourrissez dans l’ombre / Un feu qui porte l’aube

Les plus beaux yeux du monde
Se sont mis à chanter
Qu’ils veulent voir plus loin
Que les murs des prisons
Plus loin que leurs paupières
Meurtries par le chagrin

Les barreaux de la cage
Chantent la liberté
Un air qui prend le large
Sur les routes humaines
Sous un soleil furieux
Un grand soleil d’orage

Vie perdue retrouvée
Nuit et jour de la vie
Exilés prisonniers
Vous nourrissez dans l’ombre
Un feu qui porte l’aube
La fraicheur la rosée

La victoire

Et le plaisir de la victoire.

Paul Eluard, Espagne, 1946

mer, 27 mai 2009 » Communisme, Révolution

L’Internationale sera le genre humain

Contrairement aux mensonges trotskystes, la révolution mondiale a toujours été au coeur du communisme, de Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao Zedong. Afin de profiter des riches expériences passées, principalement l’Internationale Communiste, une nouvelle section d’archives est née, disponible depuis une icône dans la colonne de gauche.

Elle contient quelques documents – rappelons que Contre-Informations est en expansion permanente! – de l’Internationale Communiste, du Kominform (rassemblement des Partis Communistes et Ouvriers d’Europe après 1945), du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste (principal regroupement, durant les années 1980-2000, des organisations se revendiquant de Mao Zedong).

C’està-dire que la section contient les documents concernant l’unité des communistes dans le monde, leurs plate-formes communes. Elle contient donc également, bien entendu toutes proportions gardées, le document cosigné par le PCMLM et deux organisations MLM d’Amérique latine (Equateur et Colombie): l’internationalisme prolétarien est une pratique, une construction!

La bourgeoisie le sait bien, elle qui étudie attentivement le communisme pour mieux le combattre; ainsi en Juin à Fontainebleau auront lieu des journées d’études sur les « archives » de l’Internationale Communiste (la France et le mouvement communiste 1919-1943) – voir le programme en PDF ici.

Pareillement auront lieu des journées d’études, les 29 et 30 mai, sur… les Brigades Internationales (voir le programme ici). Si les anarchistes et les trotskystes crachent sur l’Internationale Communiste et les Brigades Internationales, nous au contraire leur accordons une grande attention… et tel est le cas aussi de la bourgeoisie pour ses manoeuvres contre-révolutionnaires!

mar, 26 mai 2009 » Contre-révolution, Crise capitaliste, France

Idéologie du Comité invisible : anti-communisme, contre-révolution et fantasmes fascisants

Julien Coupat, fondateur du Comité invisible, a longuement répondu à des questions posées par un grand  quotidien bourgeois. L’ensemble est un bavardage pompeux, prétentieux et incompréhensible d’un intellectuel bourgeois qui, à l’évidence, a beaucoup d’admiration pour lui-même. Cette interview écrite reprend d’ailleurs les codes typiques d’une discussion bourgeoise, où les interlocuteurs essaient de s’impressionner mutuellement en étalant leurs références culturelles, comme le fait ici Coupat.

Ce n’est pas tant le fait que Coupat soit bourgeois qui importe mais son incapacité idéologique à se se mettre au service du peuple. C’est simple, Coupat ne voit même pas le prolétariat, il n’en parle jamais, tout occupé qu’il est à se complaire dans sa culture. Tout au plus oppose-t-il une « une élite impériale de citoyens et des masses plébéiennes tenues en marge de tout ». Lorsqu’on lui rappelle qu’il vient d’un milieu très aisé, il dit même (citant Hegel): « Il y a de la plèbe dans toutes les classes ».

Le plèbe, ce mot typiquement grand bourgeois pour désigner les masses populaires.

Le fondateur du Comité invisible est donc au service de lui-même, de son discours délibérément obscur car ne voulant pas compromettre à son auteur une voie de sortie  littéraire, dans ce pays, la France, qui respecte tellement le verbe creux du moment qu’il est recouvert d’un vernis « artistique ».

Quelques idées émergent quand même de ce long exposé d’intellectuel égocentrique et suffisent à en dire long sur l’idéologie contre-révolutionnaire qui anime le comité invisible. Tout d’abord, le texte est marqué par une approche profondément anticommuniste, il utilise le terme « stalinien » de manière  péjorative et parle de « grisaille soviétique » à propos du NPA, ce qui déjà en soi montre que le fondateur du Comité invisible est totalement à côté de la plaque.

Ce rejet du communisme explique la fascination pour « la rue », notion abstraite niant la lutte de classes.
« La seule force qui soit à même de faire pièce au gang sarkozyste, son seul ennemi réel dans ce pays, c’est la rue, la rue et ses vieux penchants révolutionnaires. Elle seule, en fait, dans les émeutes qui ont suivi le second tour du rituel plébiscitaire de mai 2007, a su se hisser un instant à la hauteur de la situation. Elle seule, aux Antilles ou dans les récentes occupations d’entreprises ou de facs, a su faire entendre une autre parole », écrit Coupat.

Ainsi, pour Coupat, l’ennemi c’est Sarkozy et non l’Etat bourgeois, le capitalisme. Pour Coupat, ce n’est pas le prolétariat qui exprime le besoin de communisme, mais « la rue » qui a des « penchants révolutionnaires ». Coupat méprise le rôle de direction de la classe ouvrière dans la révolution car elle est consciente de sa responsabilité historique, et remplace cela par une attirance « naturelle » (c’est bien l’idée du mot « penchant ») pour la révolution.

Or, la classe ouvrière ne fait pas la révolution par inclinaison naturelle  mais parce qu’elle n’a pas le choix!

« La rue », lieu de prédilection de la « plèbe » est le concept central de Coupat car il permet d’effacer la lutte de classes, de remplacer la lutte du prolétariat pour renverser la bourgeoisie par un regroupement indistinct, dépourvu d’identité de classe  en lutte contre… Sarkozy et sa « clique »! Il s’agit là d’une référence claire à la collaboration de classe (contre des usurpateurs au pouvoir)  qui forme une des bases du fascisme.

Et d’une référence culturelle très claire: celle du Paris de Baudelaire, grande référence du comité invisible (voir « Explication de la doctrine secrète du Comité invisible« ).

D’ailleurs, Coupat ne s’arrête pas là. Plus loin, il écrit : « Car ce qui s’avère, sous les dehors d’une « crise économique », d’un « effondrement de la confiance », d’un « rejet massif des classes dirigeantes », c’est bien la fin d’une civilisation, l’implosion d’un paradigme : celui du gouvernement, qui réglait tout en Occident – le rapport des êtres à eux-mêmes non moins que l’ordre politique, la religion ou l’organisation des entreprises. »

La fin de la « civilisation » est un bien un concept fasciste, car le fascisme se propose justement de régénérer une « civilisation » décadente par le retour idéalisé à de « vraies valeurs ». De la même manière, la « rue » de Coupat est un concept idéaliste fortement imprégné d’un romantisme de la révolte qui plaît aux bourgeois par son côté littéraire, tragique. C’est précisément  cette idée qu’exprime Coupat en parlant de « révolte cruelle mais bouleversante ».

Les masses, elles, ne font pas la révolution pour la beauté du geste et la pose romantique, les masses font la révolution pour briser leurs chaînes, écraser l’exploitation capitaliste au service de la bourgeoisie, et prendre le pouvoir!

« La révolution n’est pas un dîner de gala ; elle ne se fait pas comme une œuvre littéraire, un dessin ou une broderie ; elle ne peut s’accomplir avec autant d’élégance, de tranquillité et de délicatesse, ou avec autant de douceur, d’amabilité, de courtoisie, de retenue et de générosité d’âme. La révolution, c’est un soulèvement, un acte de violence par lequel une classe en renverse une autre. » (Mao Zedong)

Mais si Coupat reste cloué au stade de la révolte idéalisée, c’est parce qu’il refuse le communisme et par conséquent ne trace aucune perspective révolutionnaire. Coupat et le comité invisible, c’est « la révolte pour la révolte », sans guerre populaire prolongée et sans communisme, à l’image des artistes qui se complaisent dans « l’art pour l’art » sans servir le peuple.

Coupat est obligé de réfléchir ainsi car il refuse toute direction, il refuse le Parti. Pourtant, seul le Parti communiste formé de révolutionnaires professionnels et disciplinés guide les masses vers la révolution, vers le communisme.

En France, seul le PCMLM assume la tâche historique de la révolution et se réclame de l’idéologie révolutionnaire de notre époque : le marxisme-léninisme-maoïsme. Coupat, de son côté, caricature l’histoire, signe qu’il méprise l’histoire révolutionnaire des masses qui se confond avec celle du communisme.

Coupat est un héritier du 19è siècle, de la période des comités (de salut public, insurrectionnel…) qui décrète la révolte pour le peuple et en dehors de lui, à une époque où la classe ouvrière naissante était encore inorganisée, une inorganisation qui convient aujourd’hui parfaitement au comité invisible… et aux classes dominantes.

En fin de compte, la bourgeoisie se permet d’offrir une tribune à Coupat dans un de ses principaux journaux, parce que le comité invisible n’est que l’expression désorganisée d’une petite-bourgeoisie contre-révolutionnaire qui panique dans le contexte de crise générale du capitalisme.

C’est en raison de cette désorganisation, source d’imprévisibilité, que la bourgeoisie est intervenue pour coffrer Coupat et les autres membres du comité invisible. Mais tandis que ces derniers se recycleront bientôt dans des carrières universitaires, le prolétariat réclame aujourd’hui l’organisation de sa lutte à mort contre la bourgeoisie, jusqu’au communisme!

lun, 25 mai 2009 » Communisme, Contre-révolution, Ecologie, France

Morlaix : nouvel exemple de guerre contre le peuple

A Morlaix, dans le Finistère, des grilles ont fait leur apparition depuis quelques jours autour d’un arbre et aux abords d’une rivière où des SDF avaient l’habitude de se rencontrer. La bourgeoisie, qui ne peut plus nier l’horreur du capitalisme, essaie depuis longtemps de « cacher » les pauvres en essayant pitoyablement de préserver les apparences d’un système insupportable pour les masses.

Ainsi, les bancs publics disparaissent de nombreuses villes de France, remplacés progressivement par des plans inclinés où il est impossible de s’asseoir, ou des sièges en enfilade entrecoupés de gros accoudoirs où il est impossible de s’allonger. Le capitalisme est une guerre permanente livrée aux masses, qui doivent tout simplement disparaître du paysage pour ne pas gâcher la vie à une bourgeoise et une petit-bourgeoisie égoïstes.

Le dispositif de grillages installé à Morlaix est aussi symbolique de l’accaparation de la nature par la bourgeoisie qui en fait des espaces privés à sa convenance.  C’est la même idéologie qui conduit le capitalisme à détruire la planète, car les classes exploiteuses considèrent la nature comme une propriété dont elles peuvent disposer à leur guise.

Les grilles de Morlaix, et tous les autres exemples de ce type en France, exprime la logique ignoble du « malheur aux vaincus », une logique fasciste qui  s’affirme de plus en plus clairement à mesure que s’amplifie la décrépitude du capitalisme. Le capitalisme est une prison pour les masses dont une partie est gagnée par la dépression et des comportements d’auto-destruction (alcool, drogues…).

Mais les communistes ne peuvent pas se laisser emportés par la déprime ou des comportements addictifs qui seraient un signe de capitulation, car le communisme représente l’avenir inéluctable de l’humanité. Les communistes ont la responsabilité de guider les masses vers la révolution, ils doivent avoir une confiance inébranlable dans la capacité du prolétariat à piétiner impitoyablement le monstre hideux du capitalisme.

Afin de servir le peuple, les communistes se doivent d’avoir une discipline de vie forgé dans l’acier, se remettre en cause et retravailler de manière incessante leurs acquis, car la révolution est une lutte de tous les instants, qui exige un esprit combatif  des plus aiguisé, insensible aux minables attaques de la bourgeoisie.

dim, 24 mai 2009 » International

Revolucion Obrera #270

En avant dans la fondation d’une nouvelle base révolutionnaire mondiale, armée de la science marxiste léniniste maoïste! Avec l’internationalisme prolétarien, avançons dans la révolution mondiale: lisez, diffusez Revolucion Obrera, organe de l’Union Ouvrière Communiste (marxiste léniniste maoïste) de Colombie!

dim, 24 mai 2009 » Contre-révolution, Crise capitaliste, France, Social-démocratie

Manifestations des producteurs de lait : le NPA au service des « consommateurs »

Mercredi 20 mai, le NPA a sorti un communiqué en réaction aux manifestations des producteurs de lait qui protestaient contre la baisse des prix à l’achat par les monopoles du secteur.

Le NPA, comme à son habitude, ne « voit » pas le mode de production capitaliste dans son ensemble et se contente de s’en prendre de manière populiste aux « profits des grands groupes de l’agro-alimentaire ». Le NPA parle de « grands groupes », ce qui signifie que, invariablement, le NPA protège le petit Capital, la petite-bourgeoisie, c’est-à-dire sa base électorale.

Il s’agit d’ailleurs d’une posture obligatoire pour une organisation réformiste et syndicaliste, complètement intégrée à la structure légale de la démocratie bourgeoise.

De cette posture légaliste et réformiste, découlent les propositions du NPA à la fin du communiqué : « Il faut revenir à des mécanismes de régulation, au niveau européen, pour éviter la chute des cours, à une meilleure répartition de la production laitière. Il faut prendre sur les marges bénéficiaires des industriels et de la grande  distribution pour que la tonne de lait soit payé plus de 400 euros aux producteurs, sans hausse, bien sûr, du prix de vente au détail pour les consommateurs. »

Voilà résumé l’opportunisme et l’ultra-pragmatisme du NPA, tellement englué dans ses propositions de réformes et ses comptes de boutiquier qu’il est incapable de faire le moindre pas vers la révolution! De plus, le NPA révèle la nature de son engagement politique, à savoir non pas servir le peuple dans une perspective révolutionnaire, mais servir « les consommateurs » dans une optique de maintien du mode de production capitaliste et du pouvoir bourgeois!

Le NPA n’a donc aucune ambition autre qu’électorale. Quand la petite-bourgeoisie réclame des réformes et se plie à l’ordre capitaliste, le prolétariat, de son côté, exprime le besoin de communisme et exige le renversement du capitalisme. Les masses n’ont rien à gagner à préserver l’ordre ancien de l’exploitation capitaliste, les masses ne craignent pas la révolution qui brisera leurs chaînes en amenant le nouveau, le communisme.

Or, il faut comprendre que la révolution n’est pas un programme ouvert où chaque « sympathisant » pourrait piocher individuellement les options qui lui conviennent… Non, la révolution est une nécessité historique collective, portée par la classe ouvrière, qui transforme de fond en comble le vieil ordre pourrissant du capitalisme.

Ainsi, la question animale est une exigence populaire de notre époque dont tous les révolutionnaires doivent se saisir. La question de l’alimentation est un sujet révolutionnaire par essence car elle se situe au cœur de la vie quotidienne des prolétaires, forcés d’acheter les produits premiers prix les plus mauvais pour la santé et que le NPA voudrait justement réduire au rang de « consommateurs » passifs.

Au contraire, pour les communistes authentiques, marxistes-léninistes-maoïstes, l’alimentation doit devenir un acte conscient et révolutionnaire au quotidien : il faut donc réduire, voire même mieux, arrêter sa consommation de produits d’origine animale (viande, œufs, lait…), qui sont issus de l’exploitation des animaux qui constitue un secteur privilégié de profits capitalistes au détriment de la planète et de la santé du peuple dans le monde entier, comme le montrent clairement les épisodes épidémiques de  ces dernières années (maladie de Creutzfeldt-Jakob, SRAS, grippe aviaire, grippe porcine…).

Le PCMLM, en tant qu’avant-garde révolutionnaire de notre époque, n’a pas une vision figée du monde tel qu’il est aujourd’hui, mais porte en lui le mouvement révolutionnaire vers le monde de demain : le communisme!

sam, 23 mai 2009 » Communisme, Ecologie

Le combat de Rod Coronado

Rod Coronado, né en 1966 et membre de la nation pascua-yaqui, est une figure du mouvement révolutionnaire aux USA, ayant été un activiste depuis de longues années et lié à de nombreuses organisations (Sea Shepherd et Earth First! ainsi que les organisations clandestines Front de Libération des Animaux et Front de Libération de la Terre). Il présente ainsi sa conception du monde (extrait publié dans « Pour la libération animale« ):

Je suis membre de la nation pascua-yaqui et, en tant que personne autochtone, l’industrie de la fourrure représente tellement plus pour moi que seulement l’abus des animaux. Cette industrie représente notre génocide culturel. Ils étaient les hommes de troupe de l’invasion dans le « Nouveau Monde ». Ce sont eux qui ont introduit les maladies. Ce sont eux qui ont introduit l’alcoolisme. Ce sont eux qui ont introduit la poudre explosive et bien d’autres choses encore qui nous ont menés au génocide.

Alors pour moi la continuation de l’industrie de la fourrure aux 20ème et 21ème siècles est en fait une continuation de ce génocide là. L’industrie de la fourrure a eu un impact désastreux sur les peuples autochtones et continue toujours de faire ses ravages parmi les peuples autochtones animaux.

Alors, ils continuent de causer autant de dommages qu’ils en ont causé aux 15ème, 16ème et 17ème siècles en menaçant maintenant les dernières nations d’êtres qui vivent à l’état sauvage. Ma lutte contre l’industrie de la fourrure en est donc une de persévérance et de résistance séculaire contre la conquête, contre le colonialisme et contre l’impérialisme.

Je ressens une empathie immense pour les animaux emprisonnés dans les fermes à fourrure ou pris au piège dans des trappes d’acier parce que nous partageons des liens de parenté et parce qu’ils souffrent tout comme mes ancêtres ont souffert. L’industrie de la fourrure est l’incarnation moderne des mêmes gens qui ont massacré mon peuple et qui ont détruit nos terres ancestrales. Mon combat contre l’industrie de la fourrure est donc un combat qui a ses racines dans des croyances très  profondes, croyances qui ont à voir avec l’écologie et avec mon héritage  culturel (…).

Parce que nous sommes au coeur du mal, nous réagissons en rejetant l’exploitation animale et la destruction de l’environnement. Et de nos jours, on nous appelle des environnementalistes ou des militants pour les droits des animaux… Mais je pense qu’il est important pour nous tous de reconnaître que ça va bien au-delà de l’environnement et des animaux. Il s’agit des droits de la Terre, des droits de l’air, des droits de l’eau, des droits des pierres, des droits de toute la création de survivre.

sam, 23 mai 2009 » Communisme, Ecologie

Médecine non conventionnelle: irrationalisme ou patrimoine du communisme? Des sorcières au groupe de Nemenhah

Ayurveda, naturopathie, phytothérapie, homéopathie… Ces médecines « non conventionnelles » sont-elles le fruit de l’irrationalité et de la décadence du système capitaliste? Ou bien sont-elles le patrimoine historique du peuple, des connaissances accumulées tout au long de l’histoire, à une époque non encore marquée par les valeurs féodales, puis capitalistes?

Cette question est très importante, rien ne serait plus bourgeois que d’opposer d’un côté la science, prétendument issue des Lumières, à un obscurantisme typiquement « populaire. »

Et cette question refait systématiquement surface dans le monde, à une époque où le mode de vie capitaliste fait pulluler les maladies. L’une des dernières formes qu’a pris ce questionnement est en ce moment la fuite d’une mère et de son enfant de 13 ans aux Etats-Unis, dans le Minnesota.

La mère veut éviter que son enfant ne subisse une chimiothérapie, considérant qu’il s’agit de « substances toxiques », et préfère suivre les conseils du groupe de Nemenhah, une organisation amérindienne.

Ce cas est assez particulier, car l’enfant souffre d’un lymphôme de Hodgkin (tumeur maligne), qui d’habitude guérit avec la chimiothérapie et les radiations. Les partisans des médecines « non conventionnelles » ne s’opposent d’habitude pas à la médecine officielle (rien que juridiquement ils n’en ont souvent pas le droit), s’affirmant plus comme parallèle ou complémentaire, voire de dernier recours.

Le groupe de Nemenhah a d’ailleurs appelé la mère à ne pas continuer sa cavale; il fait partie aux Etats-Unis de ce qui est en quelque sorte un large mouvement d’étude sur le cancer orienté vers la culture médicinale des native americans (le cancer étant d’ailleurs une maladie en pleine expansion chez les native americans, comme le constate l’association Native American Research).

Ce sont en fait deux états d’esprit, deux modes de vie qui se confrontent, et qui relèvent de la lutte des classes dans le contexte des USA: l’identité révolutionnaire passe inévitablement par une confrontation avec le mode de vie, et aux USA les native americans, les « indiens », forment en quelque sorte l’antithèse de la culture issue des cowboys.

Le film « The sunchaser » (« le chasseur de soleil », de Michael Cimino, 1996, jamais diffusé en salles aux USA) retrace justement le parcours d’un jeune de 16 ans qui parvient à s’enfuir de prison alors qu’il a un cancer et un seul mois à vivre, pour aller rejoindre un médecin de son peuple navajo. Le cancérologue pris en otage, typiquement WASP (« White Anglo-Saxon Protestant »), comprend alors l’histoire du jeune homme et sa culture, le rapport à l’état d’esprit et au mode de vie.

Si aux Etats-Unis, tout cela est culturellement visible, une telle contradiction n’existe pas en tant que tel en France. De fait, pour les masses éduquées en France par la bourgeoisie, par le capitalisme, capitalisme faisant suite à une période longue de féodalisme et de barbarie, tout cela ne relève bien souvent que du « folklore. » Les guérisseurs, magnétiseurs et rebouteux ne semblent être que des restes d’une histoire propre aux villages – une réalité issue de l’histoire.

En Europe, la liquidation du patrimoine populaire médical est en effet passée par la destruction physique des sorcières, femmes porteuses des connaissances médicales collectives.

Loin d’être une folie, les meurtres de masse et les procès religieux s’inscrivaient dans le cadre de la lutte des classes, à une époque où la féodalité s’installait et liquidait donc les restes culturels du mode de production qui pouvait le remettre en cause: le communisme primitif.

Seulement, à notre époque où le communisme est devenu l’actualité révolutionnaire, inévitablement la question du rapport à la médecine refait surface, car les masses ne tolèrent pas d’être passives.

Le médecin élitiste, borné, hautain, arrogant, suffisant, méprisant, jouant aux notables, est une figure insupportable pour les masses, une figure insupportable et fausse.

Ainsi, aujourd’hui, le problème se pose donc. Et là où les choses sont compliquées, c’est qu’il y a bien entendu des groupes, souvent liés au fascisme, qui mettent en avant toute un culture irrationnelle pour capter les mobilisations populaires pour un rapport différent à la science médicale.

Le capitalisme sait utiliser la difficile situation des masses par rapport à la science, en mettant en avant, non pas les connaissances historiques du peuple (comme cela a été le cas en Chine populaire avec l’acupuncture, voir à ce sujet « vaincre le mutisme », avec les médecins aux pieds nus), mais de « nouvelles théories » de type « cosmique », élaborées par des « génies », dont les conceptions, comme par hasard, se sont formées lors des périodes de décadence des classes dominantes.

L’homéopathie est née au 19ème siècle en Allemagne, et aura un véritable élan sous l’Allemagne nazie; d’ailleurs c’est en 1939, sous la domination terroriste du nazisme, qu’a été reconnu légal en Allemagne l’exercice des « praticiens de santé. »

Aujourd’hui, la grande majorité des produits homéopathiques produite dans le monde est destinée à la France, où la sécurité sociale rembourse une partie de ces produits et où seuls les médecins ont le droit de pratiquer l’homéopathie.

L’un des bestsellers dans le genre est l’oscillococcinum; cette préparation homéopathique faite à partir du cœur et f’un foie d’un canard de Barbarie, produite par les laboratoires Boiron (spécialisés dans l’homépathie) est le plus vendu des antigrippaux.

La part des Français consommant ces produits étant passé de 22% à 40% entre 1984 et 2002, 25.000 médecins généralistes sur 110.000 les prescrivant de temps en temps et 5.000 régulièrement.

Cela signifie que l’homéopathie se développe, sans qu’aucune étude scientifique ne vient prouver quoi que ce soit – tel est le visage de la pseudo rationalité bourgeoise.

De la même manière, la bourgeoisie remet en avant le fameux « flux vital », vieille lubie fasciste. Les connaissances séculaires sont ainsi réinterprétées de manière tronquées, l’aspect idéaliste étant sacralisé autour de cette question de flux, appelé prana dans sa version indienne, ki en japonais, qi en chinois, out tout simplement « énergie vitale » pour la naturopathie.

L’une des plus grandes marques de cosmétiques, Weleda, suit les principes de l’anthroposophie, fondée par l’autrichien Rudolf Steiner, anthroposophie qui est une conception mystique (réincarnation, rapport de l’être humain au cosmos, occultisme, spiritualité, etc.).

Parallèlement, l’impérialisme continue le saccage de la connaissance historique des masses, brevetant les plantes médicinales (notamment en Afrique), détruisant les cultures populaires, ne tolérant qu’une seule médecine: celle de l’industrie capitaliste.

Pour synthétiser, les masses portent en elles un patrimoine de connaissances historiques, le capitalisme massacre ces connaissances, et le fascisme dévoie la culture populaire.

Ainsi, justement pour nous, communistes, marxistes-léninistes-maoïstes, il faut savoir faire le tri, et bien comprendre que si le fascisme met en avant une forme précise (sans le fond), ce n’est pas pour rien; il faut profiter de l’exemple de la Chine populaire de Mao Zedong, qui assumé l’héritage des connaissances et la culture médicale (notamment l’acupuncture) pour en rejeter tous les aspects idéalistes, alors que les couches sociales subordonnées à l’impérialisme condamnait de manière antidialectique cette culture médicale au nom de la « modernité. »

Il faut que la science médicale s’arrache à la décadence du mode de production capitaliste, sans quoi elle deviendra une pseudo science; pour cela elle doit être au service du peuple, et comprendre que l’histoire de la médecine, c’est l’histoire du peuple, et profiter ainsi des connaissances accumulées historiquement, même si celles-ci ont une forme idéaliste, qui les a également souvent influencées.

ven, 22 mai 2009 » Communisme

Le site depuis un téléphone portable

Pour les personnes intéressées (certainement peu nombreuses mais on sait qu’il y en a) consultant Contre-Informations depuis un mobile, le site dispose désormais d’une interface automatique afin de rendre le site plus accessible. Les modèles de portables sont même pris en compte. En cas de souci, merci de nous en toucher un mot!

Loin d’être un gadget, il faut pour les communistes se mettre à niveau pour former un média adapté à notre époque: nous avons besoin d’un média informant et analysant, quasiment en temps réel!

ven, 22 mai 2009 » Communisme, Féminisme

Sheila-Na-Gig

On retrouve la figure de Sheila-Na-Gig dans toutes les églises irlandaises d’avant le 16ème siècle, ainsi que dans de nombreuses zones liées à la culture celte; il s’agit bien évidemment d’un temoignage, et d’une survivance, du culte à la déesse-mère, pratiquée par les populations locales avant les invasions anglo-saxonnes. Dans le cadre de l’affrontement entre matriarcat et patriarcat, avec le développement du féodalisme et du capitalisme, nombre de ces figures ont d’ailleurs été détruites.

ven, 22 mai 2009 » International

Grèves au Bangladesh, usines détruites par dizaines

En mai-juin 2006, le Bangladesh avait été marqué par un vaste mouvement de 4.000 usines en grève sauvages, 16 étant détruites dans des émeutes et une centaine d’autres pillées (voir l’article “Zidane et Danone, hors du Bangladesh!”).

Les luttes ouvrières ont évidemment un caractère prolongé dans ce pays semi-colonial semi-féodal, encerclé par l’Inde qui a formé une barrière de séparation de 4.000 km tout autour de ce pays. Ici un article sur les dernières grèves violentes dans l’industrie textile suite au non-paiement des salaires et aux licenciements massifs (mis également ici en archives plus bas).

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ven, 22 mai 2009 » Antifascisme, Féminisme, Révolution

Le sport capitaliste, expression de l’idéologie patriarcale au service du fascisme

Depuis quelques jours, une vidéo circule sur le net montrant les joueurs de l’équipe de football du FC Barcelone au retour de leur match victorieux contre le Real Madrid (6-2, le 2 mai dernier) malmenant une hôtesse de l’air à bord de leur avion.

Ce genre de comportement représente l’expression de la brutalité patriarcale dans toute son beauferie sexiste, dont le sport est un des vecteurs privilégiés. Dans le capitalisme, le sport incarne les fantasmes de conquête et de domination de l’adversaire, particulièrement en terrain « ennemi », propres à l’homme guerrier, viril et triomphateur. Ce défoulement sauvage de violence sexiste renvoie directement aux fondements du patriarcat, à l’essence même du fascisme qui repose sur l’idée de puissance virile de l’homme conquérant, du « champion », issu du processus de sélection naturelle, à qui tout est permis.

Ces débordements font partie intégrante de l’environnement des sportifs en déplacement, sur leur terrain de « conquête ». Parmi les multiples exemples de barbarie patriarcale commis par les sportifs, on peut citer le saccage de l’avion ramenant les sportifs français d’Atlanta en 1996. En fait, ces comportements de « troisième mi-temps » sont banalisés à tous les niveaux, du sport professionnel à l’échelon le plus local où les mêmes violences à caractère sexiste se retrouvent.

Le capitalisme, qui porte en lui le fascisme, donne tous les droits aux « gloires » sportives, surtout après des « victoires », qui se livrent alors à tous les comportements les plus graveleux envers les femmes  avec le consentement tacite de l’idéologie patriarcale dominante. C’est ainsi que ce type de brutalités passent quasiment  inaperçues, ce qui les légitime encore davantage.

Dans la logique patriarcale et fasciste, les femmes insultées et/ou violentées par des brutes souvent alcoolisées  ne comptent pas. Par exemple, la lanceuse de marteau Catherine Moyon de Baecque, violée lors d’un stage par plusieurs sportifs de l’équipe de France avec la complicité de l’entraîneur national et de l’encadrement de la fédération française d’athlétisme, a été par la suite la cible d’agressions et d’intimidations dans son travail, puis licenciée par le ministère des sports en 2004 alors que ce ministère s’était engagé à lui garantir un emploi.

Mais pour les capitalistes, peu importe le drame vécu, dans l’indifférence complice de la bourgeoisie, par les victimes de la barbarie patriarcale qui viennent « gâcher » le culte rendu aux « héros » sportifs, flattant l’orgueil national et servant les desseins de l’impérialisme. Comme pour l’hôtesse de l’air du vol retour des joueurs de Barcelone, les victimes du capitalisme, rabaissées au quotidien comme le sont les prolétaires et en particulier les femmes, sont censées se taire en affichant un sourire de circonstance pour ne pas passer pour des « rabat-joie ».

Dans une société capitaliste, l’emploi des femmes comme faire-valoir des hommes ou des rapports marchands est une forme de violence normalisée. Les hôtesses systématiquement présentes lors des remises de médailles sur les podiums sportifs se retrouvent aussi lors des présentations de nouvelles voitures dans le même cadre patriarcal au service de la domination masculine. D’ailleurs, dans les articles sportifs des médias bourgeois, le vocabulaire guerrier est toujours de mise.

Le sport apparaît ainsi comme le prolongement de la compétition capitaliste, de la guerre entre individus, de la logique fasciste du « marche ou crève ».

Au contraire, pour les communistes marxistes-léninistes-maoïstes, le sport doit être au service du peuple, de son épanouissement collectif et de sa bonne santé. En Chine du temps de Mao Zedong, les exercices de gymnastique à l’école se pratiquaient dans cet esprit d’amélioration de la santé du peuple et d’expression corporelle alors que dans la Chine social-fasciste d’aujourd’hui, ces mêmes exercices physiques ont changé pour devenir l’expression d’un système de concurrence et d’une esthétique  du corps similaire à celle promue dans les publicités consuméristes.

Le sport capitaliste est un réservoir d’idéologie patriarcale et fasciste que la révolution du prolétariat se chargera de dynamiter!

jeu, 21 mai 2009 » International

Affrontements aux chantiers navals de Gijon (Etat espagnol)

Les travailleurs des chantiers navals de Gijon (Asturies) résistent depuis plusieurs jours contre la fermeture programmée du site le 31 mai prochain. La tradition est celle du combat, de l’honneur de la classe ouvrière, avec notamment l’utilisation du gomeru (lance-pierre) ou encore du lance-fusée artisanal.

Retranchés à l’intérieur du site depuis plusieurs jours, ils font face au lock-out décidé par l’entreprise.

Le mercredi 20 mai, ils ont tenté de sortir en manifestation pour aller vers le centre-ville, mais la police anti-émeute est intervenue, bloquant toutes les sorties du chantier naval et pénétrant ensuite sur le site.

Les affrontements se sont déroulés toute la journée. Les salariés ont riposté à l’aide de frondes, lances à incendie, cocktails molotov, boulons… et des grues depuis lesquelles ils ont manœuvré des containers en feu sur les forces de police.

Les travailleurs revendiquent entre autres la reprise de l’effectif par la PYMAR, entreprise d’Etat qui dépend du ministère de l’Industrie et qui gère actuellement les chantier naval. Une lutte dans la tradition révolutionnaire authentique de la classe ouvrière, bien loin du syndicalisme et des associations à la française!

Quelques vidéos des affrontements: 1, 2, 3, 4.

jeu, 21 mai 2009 » International

Appel de l’UGTG

L’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG) appelle à la solidarité du mouvement ouvrier et démocratique international, face à la répression de l’Etat français. Le mouvement contre les pwofitasyon, ininterrompu d’ailleurs, a fait vaciller l’équilibre colonial, pour ce qui est selon nous une domination semi-coloniale semi-féodale (voir l’article “La Guadeloupe et la Martinique, victimes de l’oppression semi-coloniale semi-féodale“).

Partant de là, l’Etat réprime sournoisement, multipliant les procès, pour affaiblir le mouvement. L’appel de l’UGTG est reproduit plus bas (ou à lire directement ici).

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jeu, 21 mai 2009 » Communisme

Contre-Informations: un média pour notre époque

Contre-Informations est un média communiste, adapté aux conditions nouvelles de l’information. Le support papier a fait son temps; la consommation non écologique de papier, le prix de l’impression, les difficultés de la diffusion, tout cela favorisait grandement le capitalisme et ses grands circuits de distribution.

Aujourd’hui, internet permet d’avoir accès rapidement aux informations – encore faut-il qu’un média soit à même de servir le peuple. Contre-Informations a cet objectif. Contre-Informations est un média pour aujourd’hui, dans les conditions concrètes de la France, un média pour lutter, pour informer rapidement et efficacement, avec un point de vue communiste, une culture communiste.

Vous aussi, aidez l’équipe de Contre-Informations dans cette contribution pour servir le peuple. Que vive l’inventivité: images, textes, documents, archives, vidéos… et que cette inventivité serve les luttes populaires, le combat ouvrier pour le communisme.

Prenez contact contact [arobase] contre-informations.frParticipez à la bataille!

mer, 20 mai 2009 » International, Révolution

Guerriglia urbana in citta

Dix-neuf policiers et carabiniers ont été blessés mardi à Turin, dans le nord de l’Italie, dans des affrontements avec des milliers d’étudiants qui manifestaient contre la tenue d’un G8 des recteurs d’universités.

Les recteurs de 40 universités de 19 pays s’étaient réunis à Turin pour discuter de « problèmes économiques et éthiques et de développement durable. »

Tout au long de l’après-midi, les forces de l’ordre ont ainsi affronté à plusieurs reprises les manifestants, tentant sans succès de les disperser avec des jets de gaz lacrymogène.

Les étudiants ont tenté de forcer le cordon de police qui se trouve autour du chateau de Valentino, lieu de la rencontre du G8, jetant des pierres et des extincteurs contre les policiers.

Quelques vidéos en ligne: 1, 2, 3, 4, 5, 6.

mer, 20 mai 2009 » Culture

Staline contre les martiens

Stalin Vs Martians est un jeu PC qui vient de sortir. Il s’agit d’une production russe totalement délirante où l’on doit gérer les troupes de l’armée rouge en 1942 face à une invasion martienne en Sibérie. Du grand n’importe quoi (les images parlent d’elles-mêmes), d’ailleurs systématiquement assassiné par la critique (par exemple ici) pour sa très mauvaise jouabilité, mais déjà « culte » pour la même raison.

mer, 20 mai 2009 » Communisme, Contre-révolution, France, Révolution

La Courneuve : la lutte capitaliste contre la drogue est une vaste fumisterie!

De source officielle bourgeoise, un fourgon de la police a été attaqué au fusil mitrailleur dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 mai, à la Courneuve en Seine-Saint-Denis, dans le cadre d’une enquête sur un trafic de drogue.

En fait, l’Etat bourgeois ne mène pas de véritable lutte contre le trafic drogue, pour la simple et bonne raison que la drogue est une puissante arme de contrôle social pour les capitalistes. Il faut bien comprendre que l’Etat bourgeois et les mafias responsables des trafics de drogue représentent deux aspects d’une même réalité, celle de l’exploitation, de l’enrichissement d’une élite corrompue et de la contre-révolution.

En effet, les capitalistes trouvent leur intérêt dans la diffusion massive de la drogue qui engourdit les aspirations révolutionnaires et le besoin de communisme des masses.

Les « coups de filets » médiatisés de la police sont en réalité une vaste fumisterie qui couvre le trafic à grande échelle organisé par les capitalistes. L’Etat ne porte atteinte la mafia que quand celle-ci marche un peu trop sur ses plates-bandes, de la même manière qu’une entreprise cherche à se débarrasser d’une concurrente gênante dans le cadre de l’économie capitaliste.

A ce propos, le trafic de drogue permet justement au capitalisme de faire d’une pierre deux coups en engrangeant d’énormes profits d’une part et en éteignant la flamme révolutionnaire des masses, d’autre part. Les réseaux du trafic de drogue sont donc parfaitement intégrés dans l’économie capitaliste, comme le montre par exemple l’utilisation de passeports diplomatiques à ces fins.

En outre, les dealers servent souvent d’indicateurs aux policiers (en échange de leur protection), lesquels n’interviennent encore une fois que lorsque le trafic échappe au contrôle de l’Etat.

La drogue est donc une arme capitaliste destinée à pourrir l’autonomie prolétarienne qui menace l’ordre bourgeois. En effet, le trafic de stupéfiants réintroduit des rapports capitalistes au sein du peuple, un dealer n’étant rien de moins qu’un capitaliste à la recherche de profits par la diffusion de sa « marchandise ». Un prolétaire usager de drogues est démobilisé pour la guerre populaire qui se prépare et rend un grand service aux exploiteurs capitalistes.

Par conséquent, les révolutionnaires doivent garder toute leur énergie et l’intégrité de leur esprit pour être capables de mener une guerre populaire prolongée contre le capitalisme. Les révolutionnaires doivent donc bannir de leur vie l’usage de drogues et toute forme de dépendance envers des substances addictives, dont la cigarette et l’alcool culturellement légitimés en France par une petite-bourgeoisie libertaire et ennemie de la révolution, qui sont autant de diversion sur la route sinueuse mais lumineuse de la révolution.

Alors que la lutte des classes et la révolte ouvrière s’aiguise, l’affaire de la Courneuve est une bonne occasion pour la bourgeoisie  de criminaliser dans son ensemble le prolétariat, tout en faisant croire qu’elle prend à bras le corps le problème de la drogue. Dans le contexte actuel marqué par la révolte grandissante du prolétariat, la bourgeoisie est à l’affut de la moindre opportunité pour déployer ses forces contre-révolutionnaires.

En vérité, malgré l’image de protecteur qu’ils essaient de se donner, les capitalistes continuent de perpétrer leurs crimes contre le prolétariat, notamment en contrôlant à la source le trafic de drogues. L’usage massif de drogues renvoie à l’enfer capitaliste sans but et sans lendemain que les masses subissent au quotidien et dont elles ont parfois envie de s’échapper par de mauvais moyens, comme les drogues, que se chargent de leur fournir les exploiteurs capitalises.

Ce que craignent les capitalistes, ce ne sont pas les caïds mafieux qui ne sont que des concurrents, mais bien l’océan des masses en armes, formées, organisées, et déterminées à renverser l’ordre immonde du capitalisme et de son souffle de mort.

En France, le PCMLM assume le tâche révolutionnaire de l’organisation du prolétariat pour qu’il se libère de ses chaînes capitalistes, dont la consommation de drogues fait partie. Etre au service du peuple impose de combattre le fléau de la drogue, de toutes les drogues comme autant de poisons générés par le capitalisme pour paralyser la révolution!

mar, 19 mai 2009 » International

L’Eelam Tamoul, une cause révolutionnaire

La victoire de l’armée sri lankaise sur les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) est une grande défaite pour les peuples du monde. La catastrophe humanitaire est un fait, les massacres une sinistre réalité.

La juste lutte du LTTE a été la victime de la manigance des impérialistes, avec un appui très clair du Japon et de la Chine au Sri Lanka dans le cadre des contradictions inter-impérialistes, contradictions dont les Tigres ont espéré profiter, avec comme symbole ces manifestants parisiens en appelant à l’Union européenne et Nicolas Sarkozy.

Les Tigres n’ont pas compris qu’à notre époque il n’y a plus de place pour les révolutions national-démocratiques comme en a connu le 19ème siècle; depuis 1917, seule la révolution démocratique peut libérer une nation opprimée.Pour les impérialistes, toute lutte de libération nationale est une remise en cause des rapports impérialismes / pays opprimés.

L’Eelam Tamoul paie un lourd prix à cette incompréhension, mais comme le dit l’article de TamoulObs, la guerre n’est pas terminée; le combat des oppriméEs évolue, se perfectionne, et gageons que les enseignements de cette défaite serviront la victoire de demain.

A ce titre, il faut saluer la mémoire de Velupillai Prabhakaran, le dirigeant des Tigres Tamouls, qui est une figure national-démocratique sincère, qui a servi avec une grande abnégation son peuple victime de l’oppression (voir ici son interview au format PDF).

Et se rappeler qu’en France il existe une forte communauté tamoule, principalement à Paris, et que celle-ci a souffert terriblement de l’indifférence des communistes et des révolutionnaires dans leur ensemble. Les incompréhensions doivent absolument être surmontées pour développer l’internationalisme prolétarien.

mar, 19 mai 2009 » France, Social-démocratie

Le populisme de Besancenot pris dans ses contradictions

Si la thèse du PCMLM est correcte, alors inévitablement le NPA va prendre une place dans le dispositif de la social-démocratie.
Et c’est bien le cas avec la « polémique » autour des propos de Besancenot et de son « les patrons de Caterpillar sont des chiens », polémique très largement retranscrite sur le site d’ACRIMED (une association de critique des médias).

Besancenot, tout comme les anarchistes, ne critique pas la bourgeoisie, mais les patrons, de manière populiste et idéaliste, et inévitablement cette position allait « dépasser les bornes », pour tenter d’être en phase avec la radicalité grandissante des masses populaires… D’où son « les patrons de Caterpillar sont des chiens ».

Évidemment, on voit déjà que Besancenot s’en moque des animaux, mais cela est logique; à part le PCMLM et une poignée de révolutionnaires, l’extrême-gauche a des valeurs très basiques, très économistes, c’est-à-dire syndicalistes et associatives, et la question animale n’existe même pas.

Mais on voit aussi que Besancenot joue aux « révolutionnaires », ce qui l’amène à se heurter à un mur: celui de la légalité bourgeoise. Besancenot est un idéaliste, un social-démocrate, il pense pouvoir dire ce qu’il veut, il pense être légitime. Voilà le rappel à l’ordre du système qui l’a mis en place. A l’opposé, le marxisme léninisme maoïsme enseigne justement l’existence de cet État bourgeois que les syndicalistes-associatifs imaginent pouvoir contourner (par l’autogestion, la grève générale, les élections, la légitimité, etc.).

Besancenot a été confronté à une vague de protestations médiatiques pour ses propos. Un exemple, lorsque Besancenot dit «Je soutiens tous les salariés aujourd’hui qui résistent, quelque soient leurs modalités d’actions», on lui demande immédiatement: «Au risque de voir des actions déraper dans la violence ?» et Besancenot est bien obligé de reculer, de dire: «Non justement pas» et d’expliquer qu’il ne soutient que les formes de protestation qui sont au maximum acceptables par la bourgeoisie: séquestrations, occupations, grèves, manifestations, formes de résistance embryonnaires qui ne sont pas encore des formes politiques.

La bourgeoisie sait bien que des luttes prolétariennes de type économiques sont inévitables. Elle ne les craint pas, elle en a l’habitude, elle a mené sa révolution il y a plus de 200 ans et elle est très au fait de la lutte des classes. Ce qu’elle craint, c’est la lutte politique ouvrière, la guerre populaire. D’où le PCMLM, qui est le parti pris politique, le choix partisan!

mar, 19 mai 2009 » Social-démocratie

Le manuel du guérillero urbain

Le Manuel du guérillero urbain, écrit en 1969 au Brésil par Carlos Marighella et disponible depuis longtemps dans les archives MLM, n’a un intérêt somme toute qu’historique. Sa particularité n’est pas tant d’être utile que d’avoir été interdit par l’Etat français dans les années 1970. Il est ainsi également depuis longtemps diffusé dans certaines tables de presse libertaires, de par son aura « sulfureuse », et maintenant même republié en cette milieu du mois de mai 2009 par… les éditions Libertalia.

Cette fascination libertaire pour certains aspects du communisme -naturellement uniquement au niveau symbolique – ne doit pas tromper: les libertaires n’ont pas de radicalité en soi, ils sont les partisans d’une révolte symbolique, individuelle, et partant de là essaient toujours de voler, piller aux communistes ce qu’on peut appeler « l’image » de l’affrontement avec l’Etat.

Voilà également pourquoi les anarchistes ont su grandir ces 30 dernières années; en l’absence d’organisation MLM, les anarchistes s’arrogeaient le prestige de certaines luttes et se prétendaient les révolutionnaires authentiques face aux trotskystes.

On avait ces derniers temps encore eu le coup avec le pitoyable RAF : guérilla urbaine en Europe de Steiner et Debray, ouvrage publié aux éditions libertaires l’échappée, qui expliquaient que la fraction armée rouge était en fait… anarchiste!

lun, 18 mai 2009 » Antifascisme, Féminisme

Bons baisers de Russie !

lun, 18 mai 2009 » Antifascisme, Féminisme, International

Répression homophobe en Russie

Samedi 16 mai, une manifestation pour les droits des homosexuels en Russie a été violemment réprimée par la police à Moscou. En France, l’association TaPaGeS a encore une fois affirmé sa solidarité et sa détermination, affirmant avec justesse que la fierté doit changer de camp (ce dimanche, lendemain de la répression, un rassemblement avait lieu devant le consulat de Russie de Strasbourg).

Qu’une telle haine homophobe se soit déroulée en Russie n’a rien d’étonnant : la victoire du révisionnisme et du social-impérialisme en URSS après la mort de Staline s’est accompagné du triomphe ouvert des valeurs patriarcales les plus brutales. Le changement de statut officiel de la Russie n’a pas changé les fondements des valeurs dominantes. Ainsi, ces dernières années ont été marquées par l’explosion des agressions racistes, antisémites et homophobes en Russie (les crimes racistes et néo-nazis avaient fait 23 morts et 98 blessés entre le début 2009 au 30 avril).

La lutte contre les préjugés à l’encontre des gays et des lesbiennes est une composante intégrale de la révolution socialiste. Aujourd’hui, la tâche révolutionnaire des marxistes-léninistes-maoïstes consiste également à détruire le système patriarcal qui opprime les personnes homosexuelles et trans et les enferme dans des stéréotypes, comme le montrent les représentations des homosexuels par la culture dominante (par exemple le magazine Têtu).

Ce combat est d’autant plus d’actualité que le patriarcat est une des marques de fabrique de la culture fasciste qui déteste tout ce qui sort du cadre des rapports de domination virils et guerrier. Il n’y aura pas de révolution sans remise en cause des schémas patriarcaux! C’est pourquoi, dans la construction du monde nouveau, du communisme, la révolution culturelle MLM saura se débarasser définitivement du patriarcat!

lun, 18 mai 2009 » Contre-révolution, Culture, France

« Allez Marcel, un demi qu’on oublie nos soucis »

L’alcoolisme est un fléau et l’alcool un poison tant pour le peuple que pour les activistes communistes. Telle est la réalité, une réalité capitaliste. S’extirper de cette réalité, la renverser, cela est difficile, mais nécessaire!

Et là on en a un exemple édifiant avec ce salarié des Transports frigorifiques européens, sous le coup d’une mesure disciplinaire pour avoir utilisé internet afin de dénoncer l’influence pernicieuse de son entreprise capitaliste.

Un exemple qui ne plaira pas aux petit-bourgeois, qui s’imaginent « contrôler », « maîtriser » leur propre vie, être ainsi « au-dessus » du capitalisme et surtout du peuple, dans l’esprit du darwinisme social qui voudrait que l’alcoolisme soit une maladie génétiquement populaire, propre à une population « arriérée », sans culture!

Quels sont les faits, qui intéresseront chaque communiste? Au début de l’année 2009, l’entreprise  Transports frigorifiques européens (15.000 salariéEs en Europe) envoie un CD à « ses » travailleurs, CD comportant quatre chansons d’un salarié d’une des filiales de l’entreprise.

Le directeur des ressources humaines explique dans un petit mot: «Notre groupe a des valeurs fortes : l’enthousiasme, le respect, la rigueur, la performance. Elles n’ont de sens que si elles sont vécues au quotidien», expliquant que ce CD était «un signe fort de courage, de persévérance et de confiance en l’avenir».

Le texte est représentatif de l’ambiance que comptent imposer les capitalistes:

« C’est le p’tit verre du chômeur
Celui qui coule dans ses veines
Il s’réchauffe à la verveine
À défaut d’radiateur
Refrain
Allez Marcel, encore un d’mi
Qu’on oublie tous nos soucis
Allez Marcel, remets-nous ça
Qu’on oublie tous nos tracas (…)
Marcel a tout planifié
Donc quand l’chôm’du va s’arrêter
Il ira vendre aux bourgeois
Son journal de la picole »

L’entreprise emploie 102 personnes dans son antenne de Chaulnes, où le secrétaire (CGT) du comité d’entreprise a décidé de réagir en mettant une vidéo sur Youtube, vidéo avec la fameuse chanson où on voit le mot du DRH, des images de camions accidentés, des affiches de la Sécurité routière…

Une initiative tout à fait correcte: lorsqu’à l’extrême-gauche certains affirment que le prolétariat ne va pas sur internet, ils reflètent l’esprit de domination et d’accaparement de la bourgeoisie. Les masses populaires peuvent tout, et même si techniquement elles n’avaient pas un accès déjà très important à internet, elles seraient capables de se mobiliser.

Et les faits parlent d’eux-mêmes: le militant syndical est confronté à la répression patronale ainsi qu’à une plainte pénale!
Voilà la réalité d’aujourd’hui: même le « bon sens », tellement prisé par la social-démocratie (socialistes) et les révisionnistes (pseudos « communistes »), n’a plus aucune valeur pour la bourgeoisie à l’époque de la crise générale du capitalisme.

Le capitalisme, c’est la guerre contre les masses, et contre le capitalisme il faut la guerre populaire. Une guerre où l’on doit avoir l’esprit clair, une conscience déterminée capable de refuser toute pseudo échappatoire, toute douce illusion, tout paradis artificiel!

dim, 17 mai 2009 » Communisme, Féminisme

Les Amazones, Ishtar, Lilith, Kali, Freya…

Tout cela prouve sans ambiguïté que, lors de certaines phases du développement socio-économique, la femme pouvait être non seulement producteur, mais soldat. La mobilisation de toutes les forces disponibles par une communauté encore faible, pour assurer sa défense, était alors une nécessité absolue.

Lors de la dernière conférence, nous avons constaté que la femme de ce temps-là et dans les tribus d’agriculteurs jouissait du plus grand prestige qu’elle devait à sa qualité de producteur principal.

Pourtant, à la même époque, la situation de la femme dans les tribus de pasteurs était tout autre.

Des siècles s’écoulèrent avant que l’asservissement de la femme ne se généralise et que le règne de la femme appartienne définitivement au domaine de la légende. La suprématie de l’homme, c’est-à-dire du patriarcat et du droit patriarcal, n’est pas née du jour au lendemain.
Les vieux contes populaires témoignent d’une lutte de plusieurs siècles entre matriarcat et patriarcat. Les mythes païens en sont une bonne illustration.

Alexandra Kollontaï, Le rôle de la femme dans le système économique de l’esclavage

sam, 16 mai 2009 » Communisme, Féminisme

Matriarcat en Inde et au Népal – du communisme primitif au communisme

Les guerres tribales et de conquête ont largement bouleversé les sociétés matriarcales, même si certaines ont réussi à subsister – et cela jusqu’à aujourd’hui. On ne sera bien évidemment nullement étonné de savoir qu’il est plus facile pour les populations possédant cette culture de comprendre ce qu’est le marxisme léninisme maoïsme.

Ainsi, ce n’est pas un hasard si le Chhattisgarh, vaste zone en Inde, est le bastion des marxistes léninistes maoïstes, appeléEs là-bas naxalites (voir ici une longue présentation en PDF).

Dans l’Etat du Chhattisgarh, les populations tribales ont évité l’influence et la domination des envahisseurs du nord, envahisseurs à l’origine de la naissance de l’hindouisme, mélange des religions des locaux et des envahisseurs s’appuyant sur une séparation raciale (le principe des « castes ») et la domination des éléments patriarcaux sur ceux relevant du matriarcat.

Il est ainsi courant pour les femmes des populations tribales d’être les égales des hommes, d’avoir tout autant les postes à responsabilité, de choisir librement son conjoint, de pouvoir se remarier. La monogamie est incontournable, l’adultère rejetée; les femmes se promènent seins nus (on notera qu’il s’agit d’une revendication récurrente dans le mouvement féministe d’Europe, ainsi le 7 mai des féministes sont allées seins nus dans une piscine parisienne).

Le mouvement naxalite est d’ailleurs né dans les années 1970 au Bengale, une zone très marquée par les restes du culte de la déesse-mère (appelée localement Kali); culturellement il est également très lié à l’Etat de l’Andhra Pradesh, où la population est de culture historique dravidienne (par opposition aux envahisseurs indo-aryens, porteurs historique de la culture patriarcale).

Il va de soi que la progression fulgurante de la guerre populaire au Népal a également profité de l’existence de traditions matriarcales, portées par les populations non influencées par le patriarcat.
De fait, plus il y a de place pour les femmes, plus la révolution avance. Voilà aussi pourquoi en France, elle n’avance pas comme il se doit…

sam, 16 mai 2009 » Communisme, Féminisme

Marija Gimbutas, historienne de la déesse-mère

La structure sociale indo-européenne est patriarcale, patrilinéaire et la psyché est guerrière. Chaque Dieu est également un guerrier. Les trois dieux indo-européens principaux sont le Dieu du ciel brillant, le Dieu des enfers et le Dieu du tonnerre. Les déesses féminines sont les jeunes mariées, les épouses ou jeunes filles sans pouvoir et sans créativité. Elles sont justes là, ce sont des beautés, ce sont des Venus, comme l’aube ou des jeunes filles au soleil.

Le système qui a existé dans la culture « matristique » avant que les Indo-Européens en Europe était totalement différent. Je l’appelle « matristique »et non matriarcal, parce que matriarcal réveille toujours des idées de domination et est comparé au patriarcat. Mais c’était une société équilibrée, les femmes n’étaient pas vraiment si puissantes qu’elles auraient usurpé tout qui ce qui était masculin.

Les hommes étaient à leur position légitime, ils effectuaient leur propre travail, ils avaient leurs fonctions et ils ont également eu leur propre puissance. Ceci est reflété dans les symboles où vous trouvez non seulement des déesses mais également des dieux. Les déesses étaient créatives, elles créent d’elles-mêmes. Dès 35.000 B.c, des symboles et des sculptures, nous pouvons voir que les parties du corps féminin étaient les parties créatrices: seins, ventre et fesses. C’était une vue différente de la nôtre – qui n’a rien à faire avec la pornographie.

La vulve, par exemple, est un des symboles les plus tôt gravés, et on le lie symboliquement à la croissance, à la graine. Parfois à côté d’elle se trouve un motif de branche ou de plante, ou dans la vulve il y a quelque chose comme une graine ou une plante. Et cette sorte de symbole est très durable, il continue pendant 20.000 ans au moins. Même maintenant la vulve est un symbole dans quelques pays, qui offre une sécurité, de la créativité, de la continuité et de la fertilité.

Rebecca: Pourquoi la culture patriarcale a-t-elle choisi de dominer?

Marija: C’est dans la culture elle-même.

Marija Gimbutas, Interview

ven, 15 mai 2009 » Guerre impérialiste, International

Obama, serviteur de l’impérialisme

Obama s’est opposé hier  à la publication de clichés montrant des tortures infligées  par l’armée US dans les prisons en Irak et en Afghanistan. Au-delà de ce choix politique, ce qui compte ici, c’est la justification avancée par Obama expliquant que « la conséquence la plus directe qu’aurait leur publication ce serait d’attiser encore davantage les sentiments anti-américains et d’exposer nos soldats à un danger plus grand », « elle mettrait nos soldats en danger, et [...] on n’a pas représenté entièrement au tribunal ce que seraient les implications d’une telle publication pour la sécurité nationale ».

Obama se révèle tel qu’il est véritablement et a toujours été, un bon petit soldat de la bourgeoisie, un serviteur de l’impérialisme, tel que l’avait décrit le PCMLM dès son élection:

« Obama, c’est le capitalisme et l’impérialisme triomphants, la soumission complète au drapeau et  le mépris bourgeois pour toute l’histoire révolutionnaire aux Etats-Unis, marquée notamment par le mouvement afro-américain des Black Panthers.
L’histoire d’Obama, c’est celle de la bourgeoisie qui charrie les « principes » rabâchés de sa « démocratie »:  la citoyenneté au-dessus de tout, les œillères du légalisme, la foi nationaliste, l’intégration néo-coloniale des minorités, synonyme de capitulation face à l’impérialisme… »
(« Obama, l’arme de distraction massive », novembre 2008).

La science marxiste-léniniste-maoïste est clairvoyante sur notre époque, marquée par la crise générale du capitalisme car elle est matérialiste : elle ne se laisse pas distraire par les faux symboles (comme Obama) d’un capitalisme fatigué.

Clairvoyante aussi sur le chauvinisme qui, en France, insiste sur les horreurs de l’impérialisme US pour mieux dissimuler les crimes de l’impérialisme français, de tous les impérialismes. L’impérialisme est une abomination et les tortures, la terreur, les crimes de masse, le saccage de la planète représentent son fonctionnement quotidien dans tous les pays soumis à son joug destructeur.

Les communistes ne transigent pas avec l’internationalisme qui exige l’anéantissement de l’impérialisme sous les coups du prolétariat révolutionnaire. Guidés par le marxisme-léninisme-maoïsme, il appartient à tous les révolutionnaires conséquents de mener la bataille pour l’écrasement de l’impérialisme, pilier du fascisme!

ven, 15 mai 2009 » Communisme, Féminisme

Il y a eu des périodes où l’homme et la femme ont eu des droits absolument égaux…

L’objection la plus fréquente que vous allez rencontrer sera la suivante : il est impossible de ne rien changer à la situation de la femme et à ses conditions de vie. Celles-ci seraient déterminées par les particularités de son sexe.

Si vous vous en prenez à l’oppression des femmes, si vous cherchez à vouloir les libérer du joug de la vie de famille, si vous réclamez une plus grande égalité des droits entre les sexes, on va vous servir les arguments les plus éculés : «L’absence des droits de la femme et son inégalité par rapport à l’homme s’expliquent par l’histoire et ne peuvent donc être éliminés. La dépendance de la femme, sa position subordonnée à l’homme ont existé de tout temps, il n’y a donc rien à y changer. Nos ancêtres ont vécu ainsi et il en ira de même pour nos enfants et nos petits-enfants. »

Nous rétorquerons à de tels arguments par l’histoire elle-même : l’histoire du développement de la société humaine, la connaissance du passé et de la manière dont les rapports se sont véritablement noués alors.

Dès que nous aurons pris connaissance des conditions de vie telles qu’elles existaient il y a plusieurs milliers d’années, vous ne tarderez pas à être profondément persuadées que l’absence de droits de la femme par rapport à l’homme, que sa soumission d’esclave n’ont pas existé depuis toujours.
Il y a eu des périodes où l’homme et la femme ont eu des droits absolument égaux. Et il y a même eu des périodes où l’homme, dans une certaine mesure, attribuait à la femme une position dirigeante.

Alexandra Kollontaï, La situation de la femme dans le communisme primitif

jeu, 14 mai 2009 » Communisme, Féminisme

Le communisme primitif: nouvelle découverte archéologique

A l’époque de la décadence complète du capitalisme, parallèlement à sa crise, a lieu la grande offensive bourgeoise contre le matérialisme et notamment, dans le champ de la connaissance historique, contre le communisme primitif (voir à ce sujet l’article du Manuel d’économie politique).

Karl Marx et Friedrich Engels ont souligné qu’au départ de son cheminement, l’humanité vivait le communisme primitif, appelé également matriarcat. L’humanité vivait de ce qu’elle pouvait, sans façonner la nature, dans le culte de la vie en elle-même et la femme était donc au centre de toutes les valeurs, de par sa capacité à donner la vie.

« A tous les stades inférieurs de la société, la production était essentiellement commune ; il n’y a pas une classe, une catégorie de travailleurs, puis une autre. La consommation des produits créés par les hommes était aussi commune. C’est le communisme primitif. » (Friedrich Engels, L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat).

Les communistes porteront donc leur attention sur la découverte en Allemagne d’une nouvelle Vénus, statuette de 35.000 ans attestant encore une fois du passé communiste primitif de l’humanité, et donc de la validité du marxisme léninisme maoïsme.

Naturellement, la bourgeoisie et ses « scientifiques » tentent de se dédouaner en parlant de révolution dans la connaissance… de l’art. Ce qui évidemment ne tient pas une seconde quand on voit comment sont exagérées les dimensions des hanches, de la poitrine, ainsi que les fesses et le sexe.

Nicholas Conard de l’Institut de préhistoire, histoire de l’antiquité et archéologie du Moyen-Âge de l’université de Tübingen, est pourtant obligée de reconnaître l’identité de la nouvelle Vénus: «La clarté des attributs sexuels fait penser qu’il s’agit d’une expression directe ou indirecte de la fertilité», une identité qui est similaire à celle des autres Vénus et notamment de la plus connue, la Vénus de Willendorf, trouvée en Autriche et vieille de 25.000 années.













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