Projet de Manifeste
du Parti Communiste Marxiste Léniniste Maoïste
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Ce document est le projet du Manifeste du Parti Communiste Marxiste-Léniniste-Maoïste. Le Manifeste rassemble le Programme et les Statuts de l'organisation, qui seront discutés et amendés lors du Congrès de fondation.
Dans la période d'ici au Congrès auront lieu des conférences de l'organisation, qui est un Parti en lutte pour le Parti : le PCMLM ne peut que se constituer à partir de lui-même, à partir d'un embryon profitant déjà de son identité communiste, de son fondement : le Marxisme-Léninisme-Maoïsme.
Étudie les fondements du Parti Communiste Marxiste-Léniniste-Maoïste !
« La victoire sur le capitalisme exige une corrélation adéquate entre le Parti dirigeant — le Parti communiste —, la classe révolutionnaire — le prolétariat —, et les masses, c’est-à-dire tous les travailleurs exploités.
Le Parti communiste seul, s’il est vraiment l’avant-garde de la classe révolutionnaire, s’il comprend vraiment les meilleurs représentants de cette classe, s’il est composé de communistes pleinement conscients et loyaux qui ont été éduqués et durcis par l’expérience gagnée dans l’opiniâtre lutte révolutionnaire, si ce Parti a réussi à se lier inséparablement avec toute la vie de sa classe, et à travers elle, avec toute la masse des exploités, et s’il est parvenu à gagner entièrement la confiance de cette classe et de cette masse, seul un tel Parti est capable de diriger le prolétariat dans le combat le plus impitoyable, décisif et final, contre les forces du capitalisme.
D’autre part, ce n’est que sous la direction d’un tel Parti que le prolétariat peut déployer pleinement la puissance de son assaut révolutionnaire et neutraliser l’inévitable apathie et, parfois, la résistance d’une petite minorité de l’aristocratie ouvrière, les vieux dirigeants des trade-unions et des coopératives, etc., qui ont été corrompus par le capitalisme — et c’est alors seulement que le prolétariat pourra déployer toute sa puissance, qui est immensément plus grande que la proportion de la population qu’il représente, étant donné la structure économique même de la Société capitaliste. » (Lénine, Thèses sur les tâches fondamentales du IIe Congrès de l’Internationale communiste, 1920)
Chapitre 1
Les caractéristiques du monde où nous vivons
a) La situation mondiale
Le monde où nous vivons est un monde instable, traversé de crises politiques, économiques, idéologiques, sociales, religieuses et écologiques. La violence contre les femmes se banalise, les drogues se répandent, le racisme devient une valeur de repli, les religions pullulent et se font de plus en plus arrogantes...Cette situation s'explique parfaitement : toutes ces crises se nourrissent de la crise générale du capitalisme.
Le mode de production capitaliste, de par sa nature, parvient inéluctablement à un stade qui est celui de sa crise finale, marquée par un nombre important de convulsions — crises économiques et financières, conflits militaires. Le moteur de cette crise est la chute tendancielle du taux de profit, c'est-à-dire l'incapacité pour le Capital à se reproduire de manière plus large.
Plus le capitalisme est confronté au mur de la chute tendancielle du taux de profit, plus il devient assassin et meurtrier, plus la bourgeoisie la plus agressive prend les commandes de la société, et amène à la guerre de conquête, la guerre impérialiste.
Ne reculant devant rien pour asseoir sa quête de profits, le capitalisme est passé au stade impérialiste : une poignée de pays capitalistes opprime et exploite la majorité des pays du monde, qui sont de nature semi-coloniale semi-féodale. Les pays capitalistes décident du sort du monde, choisissant des options toujours plus néfastes pour l'ensemble de l'humanité.
Les choix se révèlent particulièrement meurtriers sur le plan écologique : la planète et l'ensemble des êtres vivants qui y vivent sont confrontés à l'écocide et au génocide. Le mode de production capitaliste est en train de faire de la Terre une planète morte.
b) La situation en France
La France est un pays impérialiste, qui à la suite de la défaite du fascisme allemand en 1945, a pu relancer un grand cycle d'accumulation capitaliste. Lors de ce cycle, les masses populaires ont réussi à conquérir d'importants acquis. Mais ce cycle ne pouvait être éternel et s'est inévitablement heurté à un mur, celui de la crise générale du capitalisme. Ce fut la fin des 30 glorieuses, et l'entrée dans la crise lors des années 1970.Par la suite, les développements technologiques, la vigueur de la social-démocratie — avec Mitterrand principalement — et la victoire sur le bloc de l'Est ont permis au cycle d'accumulation de se relancer.
Aujourd'hui toutefois, il est clair que l'âge d'or du « capitalisme à visage humain » est terminé ; la crise générale du capitalisme est l'aspect dominant, et l'impérialisme français rentre dans sa phase de décadence complète et irréversible.
Aucune classe sociale de la société française n'échappe désormais à la conscience de l'actualité de la lutte des classes ; nous rentrons dans une époque où la révolution socialiste devient chaque jour davantage la question centrale pour les masses populaires.
c) La nature de la situation mondiale
Le capitalisme obéit à la loi du développement inégal. Dans le monde, une poignée de pays impérialistes dicte sa loi à l'écrasante majorité des peuples, ce qui est une situation intenable. Pour cette raison, de larges mouvements anti-impérialistes parcourent le monde et affrontent les puissances impérialistes. Dans les pays opprimés par l'impérialisme, il existe deux types de mouvements : le premier de nature démocratique-bourgeoise, le second de nature communiste.Les mouvements démocratiques bourgeois sont portés par la petite-bourgeoisie et / ou la bourgeoisie nationale des pays opprimés par l'impérialisme. Seulement, la nature semi-coloniale semi-féodale de ces pays fait que ces mouvements se font inéluctablement happer par telle ou telle force impérialiste. Ces mouvements finissent ainsi par porter au pouvoir une nouvelle clique dominante, bureaucratique, remplaçant l'ancienne clique dominante, elle-même de type bureaucratique. Quant à la situation pour la paysannerie, elle ne change pas, les grands propriétaires terriens restant en place.
Le second mouvement, le mouvement communiste, s'oppose lui non seulement à l'impérialisme, mais également à la féodalité. En luttant pour la révolution paysanne, il sape les forces réactionnaires à l'intérieur même du pays, et il libère des forces contre l'impérialisme. Le mouvement communiste permet ainsi l'établissement d'un Mouvement de Libération Nationale authentique.
Dans les pays impérialistes, l'internationalisme prolétarien est une exigence, et affirme le soutien aux peuples des pays opprimés en lutte contre l'impérialisme, pour le renversement du régime féodal-bureaucratique et la révolution démocratique de type anti-impérialiste, pour la révolution ininterrompue amenant le socialisme.
d) La nature de la situation en France
La France est marquée par une crise profonde ; la crise générale du capitalisme est très clairement visible sur le plan idéologique. Les valeurs républicaines deviennent prétextes à des lois de plus en plus racistes ; l'État républicain lui-même se révèle de plus en plus corrompu, policier, bureaucratique.La bourgeoisie française n'arrive même plus à mettre en avant la « culture » ou les « droits de l'homme » ; ses éléments se révèlent toujours plus comme ayant une nature anti-sociale et parasitaire, le tempérament nihiliste et décadent l'emporte toujours plus largement dans la bourgeoisie.
Le fascisme est donc un élément constitutif toujours plus grand de la société française à l'époque de la crise générale du capitalisme ; les valeurs ultra-réactionnaires voient de plus en plus le jour ou bien refont surface, servant la bourgeoisie la plus agressive, celle qui veut que l'impérialisme parte à la conquête de nouvelles richesses dans le monde.
À l'opposé de ce tournant toujours plus réactionnaire de la bourgeoisie, tournant qui tente d'entraîner la petite-bourgeoisie avec elle afin de s'en servir comme force d'appoint, on trouve les forces nouvelles de la société : les masses populaires. Les masses populaires sont les créatrices universelles de l'histoire, de toute l'histoire, de toute la culture, de toutes les richesses. À notre époque, les masses populaires s'appuient sur la classe la plus révolutionnaire de notre époque, et de l'histoire en général : la classe ouvrière. La classe ouvrière est la clé pour le renversement du mode de production capitaliste.
Chapitre 2
Les caractéristiques du monde dont nous avons besoin
a) La division travail intellectuel / travail manuel
Le mode de production capitaliste exige la séparation du travail intellectuel et du travail manuel, selon les principes de la division du travail. Avec l'esclavage et la féodalité, le travail manuel se voit méprisé, et par la suite le capitalisme l'a organisé selon ses besoins. Les personnes exerçant le travail manuel sont exploitées et aliénées ; le fruit de leur activité leur est enlevé. Dans le mode de production capitaliste, le Travail n'a plus d'identité propre, car il n'a comme seule possibilité que la soumission au Capital.Le communisme affirme donc le dépassement de la contradiction entre travail manuel et travail intellectuel, car il signifie l'émancipation, la libération de l'enfermement dans les travaux répétitifs, et la possibilité d'un travail manuel volontaire, non aliénant, source d'évolution positive et de progrès.
Karl Marx et Friedrich Engels expliquent : « Dans une phase supérieure de la société communiste, quand auront disparu l'asservissante subordination des individus à la division du travail et, avec elle, l'opposition entre le travail intellectuel et le travail manuel ; quand le travail ne sera pas seulement un moyen de vivre, mais deviendra lui-même le premier besoin vital ; quand, avec le développement multiple des individus, les forces productives se seront accrues elles aussi, et que toutes les sources de la richesse collective jailliront avec abondance, alors seulement... la société pourra écrire sur ses drapeaux : De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins. » (Critique des programmes de Gotha et d'Erfurt).
b) La division villes / campagnes
Le mode de production capitaliste a poussé jusqu'au bout la séparation entre les villes et les campagnes. Le capitalisme est né d'une séparation profonde entre les campagnes et les villes, et ce dès le Moyen-Âge.Au fur et à mesure de son développement, il a donné naissance tout d'abord à de grandes villes, puis finalement à de gigantesques mégalopoles. Aujourd'hui encore dans le monde, la population urbaine ne cesse de s'accroître. Toutefois les nouvelles villes ne consistent réellement qu'en des cités-dortoirs, des bidonvilles, des immeubles de plus en plus de mauvaise qualité. Avec le mode de production capitaliste, les êtres humains ont des conditions de vie indignes. À cela s'ajoute la perte de tout repère par rapport à la nature.
Les êtres humains acquièrent dans les villes des mentalités adaptées au capitalisme et à son esprit destructeur ; la planète se voit ainsi saccagée pour fournir ses substances au mode de vie capitaliste, de la même manière que les animaux sont réduits à l'état d'objets. Dans le mode de production capitaliste, la nature revient simplement à de l'agriculture ou du tourisme, tandis que la ville est le seul lieu de « vie » possible (concentration des activités culturelles et du travail par exemple). Le communisme affirme la valeur de la planète en tant que telle, suivant le principe qu'elle est un tout et que nous n'en sommes qu'une composante ; le communisme exige ainsi la fin de la contradiction entre les villes et les campagnes.
Le mode de vie doit être adapté aux exigences de la planète : c'est la planète qui est le fondement de notre existence, et non pas un dieu qui aurait donné à l'humanité la planète pour tout saccager.
c) La commune populaire
Les communes populaires, telles qu'elles se sont développées en Chine populaire avec le Grand Bond en Avant et la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, constituent un grand poteau indicateur sur la voie de la résolution des contradictions entre travail intellectuel et travail manuel et entre villes et campagnes. La commune populaire unifie en effet les ouvriers, les paysans, les soldats et les intellectuels, dans une réalité à échelle humaine, qui n'est pas une ville au sens capitaliste du terme, ni la campagne au sens capitaliste du terme.La commune populaire permet en effet à tous les individus d'exercer le maximum d'activités sociales de telle manière que des échanges soient faits, que les rôles puissent être changés, que la critique et l'autocritique fassent avancer les individus et l'ensemble de la société.
Le communisme signifie l'effacement des différences sociales, et pour que celles-ci soient effacées, il faut une société où chaque personne puisse assumer toute fonction sociale. La commune populaire est ainsi une expérience très profitable, à l'opposé des campagnes capitalistes, véritablement mutilées, et des villes capitalistes, monstres énormes opposés à toute vie. La commune populaire est également un pas en avant pour le rétablissement d'un rapport réaliste avec la nature.
Le mode de production capitaliste n'accorde aucune valeur à la nature, à part pour l'asservir ; à l'inverse, le communisme affirme lui-même que l'humanité ne peut vivre qu'en accord avec la planète, et la commune populaire, en refusant de nier l'existence de la nature, est une avancée dans l'établissement de rapports communistes.
Chapitre 3
Le Parti Communiste Marxiste-Léniniste-Maoïste
a) La nature du PCMLM
Dans le cadre de la lutte des classes, la classe ouvrière sait qu'elle a besoin d'une organisation, et ses éléments les plus avancés se regroupent pour former une avant-garde. Cette avant-garde met en avant la politique conforme à la classe ouvrière, en profitant de l'expérience de celle-ci en tant que classe la plus révolutionnaire de l'histoire.L'avant-garde s'appuie ainsi sur la science marxiste-léniniste-maoïste, développée par Karl Marx, Friedrich Engels, Vladimir Lénine, Joseph Staline et Mao Zedong. Le Marxisme-Léninisme-Maoïsme enseigne que la classe ouvrière doit être la classe dirigeante de la société. En tant qu'avant-garde de cette classe, le PCMLM défend les intérêts de la classe ouvrière et organise la domination de cette classe sur toute la société, c'est-à-dire la dictature du prolétariat.
La classe ouvrière a réussi deux fois à prendre le pouvoir : en Russie avec la révolution de 1917, et en Chine avec le triomphe de la révolution en 1949. La classe ouvrière a disposé deux fois d'un État où elle jouait un rôle dirigeant : l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques de l'époque de Lénine et Staline, et la République Populaire de Chine à l'époque de Mao Zedong. Le Parti Communiste, en URSS et en Chine Populaire, était la fraction organisée la plus avancée de la classe ouvrière.
Il représentait ses intérêts et modelait la société selon les exigences de l'avancée vers le communisme. Le Parti Communiste est l'état-major de la classe ouvrière, il organise la direction de la classe ouvrière sur toute la société. En France, le PCMLM est la fraction organisée de la classe ouvrière de France ; ses tâches sont l'agitation, la propagande et l'organisation, avec comme objectifs la révolution socialiste, la construction du socialisme, le communisme.
Le PCMLM met en avant la conception communiste du monde, la théorie révolutionnaire, le programme révolutionnaire, la ligne politique révolutionnaire et la ligne de masses, pour guider les masses populaires, unies autour de la classe ouvrière, jusqu'au communisme.
b) Le rôle du PCMLM
En tant qu'avant-garde, le PCMLM lève le drapeau de la classe ouvrière en tant que classe la plus révolutionnaire de son époque, et appelle l'ensemble des masses populaires à se rallier au drapeau rouge de la révolution socialiste. Le PCMLM se développe en tant que Parti de cadres révolutionnaires, c'est-à-dire de personnes se mettant à l'école de la Révolution socialiste de manière professionnelle.Les communistes, au sein du PCMLM, s'améliorent et améliorent leurs camarades ; ensemble ils s'organisent et organisent, travaillant selon les principes de la ligne de masses pour que celles-ci avancent dans la compréhension de ce que signifie le communisme et qu'elles rejoignent de manière organisée le camp de la révolution.
Le PCMLM est l'état-major de la révolution ; il propose des tactiques et une stratégie adéquates aux masses populaires, qui elles-mêmes corrigent ces tactiques et cette stratégie. Les tactiques et la stratégie ont comme objectif le renforcement des forces révolutionnaires et l'affaiblissement des forces réactionnaire ; le PCMLM a comme devise « servir le peuple », et son activité correspond à celle de la classe ouvrière en tant que force motrice de la révolution.
c) La révolution socialiste
La lutte des classes obéit à des lois, et le Marxisme-Léninisme-Maoïsme a synthétisé la stratégie de la classe ouvrière sous la forme de la Guerre Populaire Prolongée. Selon les principes élaborés par Marx et expliqués par Lénine, les masses populaires sont dans l'obligation de détruire l'État capitaliste, pour construire leur propre État, d'une nature totalement différente : l'État socialiste. Cet État socialiste correspond au pouvoir du peuple en armes, peuple organisé autour de la classe ouvrière et guidé par elle vers le communisme.Cette lutte présente donc un aspect militaire, mais également des aspects idéologique et culturel qui ne sont nullement séparés de la question militaire : la bataille est celle pour la domination sur l'ensemble de la société.
La révolution socialiste est ainsi une révolution politique, militaire, idéologique, culturelle ; elle présuppose de fait d'autres révolutions culturelles, afin de surmonter les préjugés du passé, et également dans les premiers temps du socialisme une forte capacité de répression pour faire face aux actions armées menées par les anciennes classes exploiteuses contre la construction du socialisme.
Mao Zedong a enseigné que : « Lutte de classes — certaines classes sont victorieuses, d'autres sont éliminées. Cela, c'est l'histoire, l'histoire des civilisations depuis des millénaires. Interpréter l'histoire d'après ce point de vue, c'est ce qui s'appelle matérialisme historique ; se placer à l'opposé de ce point de vue, c'est de l'idéalisme historique. » (Rejetez vos illusions et préparez-vous à la lutte)
Chapitre 4
Les communistes
a) Les membres du Parti
L'adhésion au Parti nécessite la reconnaissance du programme et des statuts du PCMLM mis en avant dans le Manifeste, la reconnaissance de l'idéologie marxiste-léniniste-maoïste et l'engagement dans une organisation du PCMLM. L'adhésion à l'organisation nécessite la cooptation d'au moins deux membres du Parti, ainsi qu'une période de stage de six mois.Être membre du Parti signifie accepter les décisions de l'organisation et sa discipline, et la mobilisation de toute son énergie pour la victoire du communisme. Le membre du Parti défend activement la ligne du Parti et travaille à la développer.
Le membre du Parti participe à la vie du Parti et n'adopte jamais une attitude passive ; dans sa vie quotidienne, son style de vie correspond à la morale communiste. Adhérer au Parti signifie être capable de mener la révolutionnarisation culturelle à son échelle, de se renouveler, de ne jamais céder à la nostalgie ou aux valeurs du passé. Les membres du Parti se façonnent à l'image du Parti, et le Parti se forge dans l'identité communiste de ses membres.
La critique et l'autocritique sont des moteurs dans le style de travail du Parti ; les membres du Parti contribuent à l'unité de l'organisation et étudient les classiques du Marxisme-Léninisme-Maoïsme. Une grande vigilance sera accordée au libéralisme, au déviationnisme, à l'esprit de capitulation, au fractionnisme.
Un esprit combattif est nécessaire face à la police et aux services spéciaux chargés de réprimer la révolution. Lors des arrestations, des procès, des emprisonnements, les membres du Parti défendront leur honneur de communiste et celui de l'organisation ; ils ne trahiront ni leur idéal, ni l'organisation, les intérêts personnels passant après ceux du Parti et de la Révolution.
b) Fonctionnement du Parti
La base organisationnelle du Parti est la Cellule, plus petite organisation à l'échelle locale. Au sein du Parti, chaque membre a le droit de faire connaître ses opinions et ses propositions, chaque membre a le droit de discussion et le droit de vote. Les Cellules sont reliées entre elles par l'intermédiaire des Comités s'établissant sur une base géographique. Les Comités sont reliés au Comité Central et lui fournissent des rapports d'activité.Le Comité Central est l'organisation dirigeant le Parti entre deux Congrès ; il représente la direction du Parti. Il est élu aux Congrès du Parti, qui ont lieu tous les trois ans et ne peuvent être repoussés de plus de six mois. 75 % des délégués, élus par les Cellules, doivent être présents ; le rapport numérique entre délégués et membres du Parti est choisi par le Comité Central, organisateur du Congrès. Selon les principes du centralisme démocratique, l'ensemble du Parti doit défendre la ligne politique adoptée au Congrès.
L'ordre de la subordination au sein de l'organisation est le suivant : les membres à l'organisation, les instances inférieures aux instances supérieures, la minorité à la majorité, l'ensemble de l'organisation au Comité Central, et le Comité Central au Congrès. Un Congrès extraordinaire peut être organisé à la demande de 75 % des membres ou de 75 % des Comités. Entre deux Congrès ont lieu sur proposition du Comité Central des Conférences du Parti, réunions des Comités du Parti. Le programme et les statuts n'ont le droit d'être modifiés qu'au Congrès du Parti.
Les décisions prises à une Conférence doivent avoir l'aval du Comité Central. En cas de répression et de paralysie du Comité Central, les Comités du Parti doivent se réunir en Conférence et dans les six mois organiser un Congrès extraordinaire.
c) La discipline de Parti
Suivant les principes du Marxisme-Léninisme-Maoïsme, la discipline organisationnelle est essentielle à la victoire de la classe ouvrière. Les décisions du Congrès, du Comité Central et de toutes les instances dirigeantes s'appliquent d'une manière complète et définitive. Aucun fractionnisme ou droit de tendance n'est reconnu. En cas de divergence, le membre du Parti a la liberté d'en discuter librement au sein du Parti seulement, jusqu'à la prise de décision par l'instance concernée.Les discussions entre membres du Parti s'organisent par rapport au Congrès, à la Conférence et dans les publications internes. En cas de manquement à la discipline du centralisme démocratique, le membre du Parti est suspendu par la Cellule et voit son cas étudié par le Comité dont dépend la cellule. Les sanctions disciplinaires sont l'exclusion, le blâme, le blâme sévère, la destitution temporaire, la rétrogradation par la désignation à une responsabilité inférieure, l'interdiction d'assumer la responsabilité dirigeante, la rétrogradation comme stagiaire, l'exclusion temporaire. Toutes ces mesures peuvent être prises par l'instance à laquelle appartient le membre, sauf l'exclusion.
L'exclusion d'un membre des instances du Comité Central et du Comité nécessite 75 % des voix de ces instances. L'exclusion d'un membre du Parti nécessite 75 % des voix des membres d'une Cellule et 75 % des voix du Comité dont il dépend, sauf si le membre fait partie du Comité, auquel cas il faut 75 % des voix du Comité et 75 % des voix du Comité Central, ou s'il fait partie du Comité Central, auquel cas l'exclusion nécessite l'unanimité. Pour toute sanction, le membre concerné a le droit de faire un appel auprès du Comité Central.
Chapitre 5
Le Marxisme-Léninisme-Maoïsme
a) Le Marxisme
Karl Marx et Friedrich Engels ont développé la première étape de l'idéologie prolétarienne : le marxisme. Ils ont affirmé la validité du matérialisme historique et du matérialisme dialectique pour comprendre le monde et la société ; le marxisme est une conception scientifique, rompant avec le socialisme utopique né avec les débuts du mouvement ouvrier. L'être humain est de la matière pensante, le fruit d'une évolution ininterrompue ; sa conscience est façonnée par son environnement. « Le matérialisme dialectique est ainsi nommé parce que sa façon de considérer les phénomènes de la nature, sa théorie est matérialiste. Le matérialisme historique étend les principes du matérialisme dialectique à la vie sociale ; il applique ces principes aux phénomènes de la vie sociale, à l'étude de la société, à l'étude de l'histoire de la société. » (Staline, Le matérialisme dialectique et le matérialisme historique)La dialectique est une loi universelle ; les contradictions se retrouvent partout et constituent le moteur de tout mouvement. « La philosophie marxiste considère que la loi de l'unité des contraires est la loi fondamentale de l'univers. Cette loi agit universellement aussi bien dans la nature que dans la société humaine et dans la pensée des Hommes. » (Mao Zedong, De la juste solution des contradictions au sein du peuple). Le marxisme affirme donc que tout mouvement s'explique par la lutte entre l'ancien et le nouveau ; dans la question sociale, le prolétariat doit abattre la bourgeoisie pour changer le mode de production, bâtir le socialisme et en arriver au socialisme.
La Commune de Paris, en 1871, a été pour Karl Marx et Friedrich Engels le premier exemple historique de dictature du prolétariat.
b) Le Léninisme
Le léninisme est composé des travaux de Lénine ; le choix du terme ainsi que la synthèse de ces travaux ont été effectués par Staline, successeur de Lénine à la tête des bolcheviks. « Le léninisme est le marxisme de l'époque impérialiste et de la révolution prolétarienne. Plus exactement, le léninisme est la théorie et la tactique de la révolution prolétarienne en général, la théorie et la tactique de la dictature du prolétariat en particulier. [...] Le léninisme est le marxisme développé plus avant. » (Staline, Les principes du léninisme)Lénine a continué l'œuvre de Karl Marx et Friedrich Engels, en analysant les développements du capitalisme et en constatant la naissance de l'impérialisme comme stade suprême du capitalisme. Il a par conséquent souligné le rôle essentiel des peuples opprimés contre l'impérialisme, et la nécessité dans les pays capitalistes de transformer la guerre impérialiste en guerre civile.
Lénine a ainsi été à la tête de la première révolution socialiste, la révolution russe de 1917 ; celle-ci n'a pu voir le jour que grâce au Parti d'avant-garde organisé par Lénine, Parti rejetant le révisionnisme qui tentait de transformer le marxisme en soutien social-démocrate à la bourgeoisie. Staline a été, après Lénine, le dirigeant de la construction du socialisme en Union Soviétique ; il a défendu le marxisme-léninisme face aux attaques trotskystes, boukharinistes, zinovievistes.
Il a été à la tête de la socialisation de l'industrie et de la collectivisation des campagnes, ainsi que de la victoire sur la guerre d'agression du fascisme allemand. Il a également permis le développement de l'Internationale Communiste, qui a amené la fondation des Partis Communistes dans le monde entier.
c) Le Maoïsme
Mao Zedong a développé les principes du marxisme-léninisme dans le cadre de la Chine semi-coloniale semi-féodale ; il a dirigé la Guerre Populaire, forme militaire prolétarienne, puis, après la victoire, la construction du socialisme en Chine populaire.Mao Zedong a été à la tête de la lutte anti-révisionniste suite à la mort de Staline, il a rejeté les thèses erronées de Khrouchtchev, Thorez, Togliatti, Tito, etc. Il a correctement compris l'avènement au pouvoir en Union Soviétique d'une clique capitaliste monopoliste d'État, ayant transformé ce pays en social-impérialisme.
Mao Zedong a également souligné l'importance de la culture dans le socialisme ; corrigeant certaines erreurs mécanistes de Staline, il a souligné la ligne de masses pour construire le socialisme, avec notamment les initiatives du Grand Bond en Avant et, à sa suite, de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne. Il a expliqué de manière correcte comment la dialectique agit au sein du Parti Communiste lui-même, amenant la naissance de deux lignes, la ligne rouge et la ligne noire, la ligne révolutionnaire et la ligne révisionniste.
d) Le Marxisme-Léninisme-Maoïsme
Durant les années 1960-1980, les révolutionnaires authentiques ont soutenu la Chine rouge, et considéré Mao Zedong comme un grand révolutionnaire ayant contribué au marxisme-léninisme. Des guerres populaires ont alors été déclenchées sur la base de cette connaissance, notamment en Inde, au Pérou, aux Philippines, en Turquie, etc., après la fondation d'un Parti Communiste authentique.Dans les pays impérialistes, de nombreuses organisations ont également rompu avec les traditions révisionnistes — qui profitaient de la relance de l'économie capitaliste avec le nouveau cycle d'accumulation suite à la guerre — et ont tenté de reconstruire une organisation révolutionnaire, sur la base des enseignements de Mao Zedong et de la nécessité de la Guerre Populaire.
Aujourd'hui, le Marxisme-Léninisme-Maoïsme est reconnu par toutes les avant-gardes révolutionnaires du monde. L'idéologie authentique du prolétariat va prendre la tête de la nouvelle grande vague révolutionnaire !
Chapitre 6
Les expériences révolutionnaires en France
a) La Commune de Paris de 1871
Karl Marx et Lénine ont souligné l'importance de la Commune de Paris, dont l'écho s'est fait entendre dans le monde entier. Pour la première fois, les masses prenaient le pouvoir, détruisant le vieil État et assumant le conflit armé contre les forces réactionnaires.Le peuple prit le pouvoir, les salaires des élus révocables par les masses ne dépassaient pas ceux d'un ouvrier qualifié, la religion fut séparée clairement de l'État, l'armée allait dans un sens démocratique, l'éducation publique devint accessible. Avec la Commune de Paris, le peuple a montré qu'il était prêt à prendre son destin en main, même si en raison des forces ennemies, la révolution ne dura que quelques semaines. Mais une nouvelle époque était née : celle de la révolution prolétarienne.
Comme l'a souligné Friedrich Engels : « Il y a 21 ans aujourd’hui que le peuple de Paris arborait le drapeau rouge, en défi à la fois au drapeau tricolore français qui flottait à Versailles et au drapeau tricolore allemand qui flottait sur les forts occupés par les Prussiens. [...] Ce qui fait la grandeur historique de la Commune, c’est son caractère éminemment international. C’est ce défi hardiment jeté à tout sentiment de chauvinisme bourgeois.
La classe ouvrière de tous les pays ne s’y est pas trompée. Que les bourgeois célèbrent leur 14 juillet ou leur 22 septembre. La fête de la classe ouvrière, partout et toujours, sera le 18 mars ! »
b) Le Parti Communiste – SFIC
Lénine avait expliqué que « la conscience politique de classe ne peut être apportée à l'ouvrier que de l'extérieur de la lutte économique, de l'extérieur de la sphère des rapports économiques entre ouvriers et patrons ». (Que faire ?) En France toutefois, les tendances économistes – social-démocrate et anarcho-syndicaliste – ont longtemps prédominé, amenant à la faillite complète de l'Union Sacrée en 1914. La fondation en 1920 du Parti Communiste en tant que Section Française de l'Internationale Communiste a ainsi été un grand pas en avant. Il aura fallu la révolution russe pour que le marxisme parvienne à s'imposer en France.Le Parti Communiste – SFIC a par la suite réussi sa bolchevisation, sa transformation en un Parti d'avant-garde, luttant sur une ligne classe contre classe, pour le Front Rouge. Le PC-SFIC s'est largement implanté dans les masses ; sur le plan culturel il a réussi à mettre en avant des positions communistes authentiques, notamment sous l'impulsion d'Henri Barbusse, auteur du « Feu ».
Il a fait du communisme une actualité pour les masses populaires en France ; il a réussi à faire face aux tendances révisionnistes qui se sont développées en son sein. Le PC-SFIC a réussi à générer de nombreuses organisations de masses, dans les domaines syndical, sportif, anti-répressif, culturel, scientifique, universitaire, etc. La participation systématique aux élections a poussé en revanche à un certain légalisme, ainsi qu'à l'opportunisme.
c) Le Front Populaire
Face à la menace fasciste, le Parti Communiste – SFIC a assumé son rôle, et dès les années 1920 a lutté contre le fascisme, le point culminant étant la réaction ouvrière à la tentative de coup d'État fasciste de février 1934. Profitant des enseignements de l'Internationale Communiste suite à la défaite des antifascistes en Allemagne et en Italie, le PC-SFIC a réussi à ce que naisse en France un Front Populaire.L'unité d'action contre le fascisme a été comprise par les bases socialiste et communiste comme étant une véritable nécessité ; le Front Populaire a alors réussi à briser la marche du fascisme en France, ainsi qu'à arracher de nombreuses conquêtes sociales.
Le Front Populaire a été un moment essentiel de l'histoire de France ; il a été une des grandes expériences d'unité populaire, et souligne les formidables capacités créatrices et de mobilisation des masses. Le Front Populaire n'est pas né à partir d'accords faits par les directions des partis politiques, mais bien grâce à l'unité à la base impulsée par les communistes et à la participation de tous les organismes générés par le PC-SFIC.
Dans ce processus toutefois, le PC-SFIC s'est fait happer par la social-démocratie et a donné des gages à la culture républicaine bourgeoise, allant jusqu'à avoir des illusions sur la possibilité électorale d'aller à la révolution, sans donc une confrontation complète avec l'État bourgeois et son idéologie.
d) La Résistance
L'invasion par l'impérialisme allemand, l'Occupation et le régime de Vichy ont amené les communistes à remettre en cause leurs illusions d'une voie sans heurts majeurs allant à la révolution. Le Parti Communiste fut durement désorganisé au départ, mais se reconstruisit rapidement et ses membres devinrent exemplaires dans le combat contre le fascisme.Le Parti Communiste a été la véritable force politico-militaire de la Résistance ; les Francs-Tireurs et Partisans, organisme généré par le Parti, ont été à l'avant-garde de l'antifascisme. Le Parti Communiste a rejeté toute lutte capitularde, notamment celle des hitléro-trotskystes ; la lutte à partir de la clandestinité et l'élargissement populaire de la lutte armée ont été gérés par le Parti, selon le mot d'ordre « s'unir, s'armer, se battre ».
Le Parti Communiste a réfuté les arguments fascistes et affronté militairement la réaction la plus noire ; il a développé une activité incessante toujours plus grande et acquérant une base toujours plus large. Le Parti Communiste n'a par contre pas appliqué les principes de la Guerre Populaire ni généralisé la guerre de guérilla ; sur les plans culturel et politique, il n'a pas triomphé du gaullisme, qui a réussi à s'affirmer comme une force centrale dans le dispositif de la bourgeoisie.
e) Mai-juin 1968, la bataille contre le révisionnisme et pour le maoïsme
Au lendemain de la seconde guerre mondiale impérialiste, le Parti Communiste a tenté de s'opposer à ce que l'État français se place, dans la foulée du départ de De Gaulle, dans le camp de l'impérialisme US. Cette juste lutte a conduit à une forte déviation de type chauvine, qui associée aux erreurs culturelles du Front Populaire — absence d'autonomie complète vis-à-vis des autres forces —, de l'incompréhension des thèses léninistes sur la destruction de l'État, des intimidations agressives de la bourgeoisie, amènera le triomphe du révisionnisme.Les communistes authentiques ont alors travaillé à refonder le mouvement communiste authentique en France, principalement la jeunesse étudiante qui a donné naissance à l'Union des Jeunesses Communistes Marxistes-Léninistes. Le mouvement de mai-juin 1968 a alors donné naissance à La Cause Du Peuple – Gauche Prolétarienne, organisation levant le drapeau du maoïsme, rejetant la ligne révisionniste gangrenant le Parti Communiste notamment depuis 1945, et affirmant la nécessité de la guerre civile.
En l'absence toutefois de juste compréhension du Marxisme-Léninisme-Maoïsme, et malgré un impact énorme dans les masses, le mouvement communiste authentique s'est alors vite tari, sombrant dans l'opportunisme, principalement en raison d'une tendance à la capitulation devant l'État.
Programme minimum de la révolution socialiste en France
1. Formation d'un gouvernement socialiste fondé sur les comités et conseils populaires, sous la direction de la classe ouvrière et de son Parti Communiste ;
2. Destruction systématique et complète de l'État bourgeois, de ses appareils militaires et administratifs, dissolution des associations et institutions bourgeoises ;
3. Organisation d'une Assemblée constituante, pour l'établissement d'une nouvelle constitution socialiste, reconnaissent le caractère socialiste de la société et son objectif : le communisme ;
4. Passage à l'Armée Rouge de la totalité des prérogatives militaires et de l'armement, constitution de tribunaux populaires pour appliquer la justice ;
5. Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate de l'ensemble de la production industrielle privée et capitaliste d'État ;
6. Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate de l'ensemble des infrastructures de transports, de communication et de santé ;
7. Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate de l'ensemble des grandes propriétés agricoles, avec aides aux socialisations des petites propriétés et interdiction de la vente des terres ;
8. Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate de l'ensemble de la production de services, privée comme capitaliste d'État, ainsi que de tout le secteur financier, privé comme capitaliste d'État ;
9. Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate de l'ensemble du patrimoine immobilier de la bourgeoisie, et constitution d'une commission de relogement des masses populaires ;
10. Libération immédiate des personnes emprisonnées en raison de leur participation à la révolution et formation immédiate d'une commission s'appliquant à la libération des autres prisonniers ;
11. Cessation immédiate des partenariats militaires et économiques avec les pays capitalistes – impérialistes, notamment : sortie de l'OTAN et de l'Union Européenne ;
12. Reconnaissance des droits des minorités nationales arabe, basque, bretonne, juive, rom, ainsi que le droit à l'autodétermination de la nation corse et des nations d'outre-mer.
13. Liberté de propagande, d'agitation, d'organisation et d'action aux masses populaires et à leurs organisations ;
14. Reconnaissance du droit de vote à toutes les masses populaires, indépendamment de l'âge, du sexe, des origines, de la langue, etc. ; abolition de tous les droits politiques et civils pour les membres de la bourgeoisie.