mer, 8 septembre 2010 » Révolution

Contre-Informations, média bolchevik!

mar, 7 septembre 2010 » Révolution

Le PCMLM affirme la centralité ouvrière dans la stratégie révolutionnaire!

dim, 5 septembre 2010 » France, Révolution

Contre la confusion et la dispersion, assumer les grandes définitions dans la construction du Parti

Hier, des manifestations ont rassemblé dans toute la France environ 100 000 personnes contre le « virage sécuritaire » du gouvernement.

A Paris, des artistes ont chanté « les p’tits papiers » (composé par Gainsbourg et interprété à l’origine par Régine) devant le ministère de l’immigration. A Marseille, certains manifestants arboraient des brassards nazis et avaient affublé des photos de Brice Hortefeux, le ministre de l’immigration, d’une moustache à la Hitler.

En fait, ces manifestations illustrent une sorte de « déception » envers la République bourgeoise qui, avec Sarkozy et Hortefeux, faillirait à sa « mission intégratrice ».

La référence au nazisme exprime précisément cette idée de « trahison » de l’idéologie républicaine (bourgeoise) par le présent gouvernement. Dans l’esprit de ces manifestations, le capitalisme pourrait, sans ce gouvernement, ressembler à « autre chose », c’est-à-dire un « capitalisme à visage humain ».

Or, le capitalisme à visage humain n’existe pas et la période de crise générale actuelle du capitalisme renforce inexorablement le fascisme. La vision d’un « capitalisme à visage humain » contribue également à cette tendance  fasciste en faisant croire à des solutions légalistes et en se détournant du matérialisme.  On parle d’ailleurs de « virage sécuritaire » comme si le capitalisme était un progrès en ligne droite.

Il faut comprendre le fascisme comme une tendance de fond inéluctable qui naît au cœur du capitalisme et qu’il faut affronter en incarnant une rupture radicale avec le vieil ordre bourgeois.

Voilà pourquoi il faut assumer les grandes définitions idéologiques dans la construction du Parti de l’époque révolutionnaire, le PCMLM.

Les documents du PCMLM permettent de comprendre que Sarkozy et le présent gouvernement représente la bourgeoisie industrielle incapable de résister à la montée en puissance de sa concurrente, la bourgeoisie impérialiste porteuse du fascisme.

Sans cette compréhension matérialiste, la confusion et la dispersion idéologique l’emportent, comme l’ont prouvé les manifestations d’hier.

Chaque jour qui passe montre à quel point le capitalisme et le fascisme en son sein mène la guerre à la planète et à la vie.

La science MLM est le fondement de la révolution socialiste à venir qui brisera la dynamique fasciste intrinsèque au capitalisme en crise.

Il n’y a pas de « capitalisme à visage humain », il n’y a que la révolution socialiste d’où émergera la communauté universelle des humains libres sur une planète débarrassée des prédateurs capitalistes.

sam, 4 septembre 2010 » Ecologie, Révolution

Pousser la critique du capitalisme jusqu’au bout

ven, 3 septembre 2010 » France, Révolution

Guet-apens de Gennevilliers : « Attaquer d’abord les forces ennemies dispersées et isolées… »

Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux. (Mao Zedong)

Dans la nuit de mardi à mercredi, trois policiers sont intervenus à Gennevilliers pour un incendie de véhicule sur un chantier.  Arrivés sur place, deux policiers se sont dirigés vers l’incendie alors que le troisième restait dans la voiture de police.

Ce dernier, ainsi isolé, a été la cible de jets de pierres et de pavés. Les deux autres policiers se sont repliés vers la voiture en renfort mais ont également été pris à partie par des jets de projectiles.

Selon les dires d’un des policiers, la cinquantaine d’assaillants se cachaient « derrière des fourrés, derrière des voitures ». Un des policiers a eu deux dents cassées.

Dans l’après-midi, de source policière, un motard aurait foncé sur une patrouille à pied. Il aurait chuté avant d’être interpellé. Toujours selon la police, le guet-apens de la soirée pourrait être une opération de représailles en réponse à cette interpellation dans la journée.

Quelle que soit la motivation première de cette action, il faut ici souligner la capacité d’organisation et de stratégie des masses. Le fait d’attirer les forces de la réaction dans un lieu propice à une attaque victorieuse montre que cette opération a été bien pensée, réfléchie à tête froide ; la phase de préparation conditionnant la réussite de l’exécution finale.

Sans préparation, la supériorité des forces n’est pas une véritable supériorité et on ne peut pas non plus avoir l’initiative. Si l’on comprend cette vérité, des troupes, inférieures en forces mais prêtes, peuvent souvent, par une attaque inopinée, battre un ennemi supérieur. (Mao Zedong)

Dans ce cas précis, les assaillants étaient supérieurs en nombre mais inférieurs en force. La préparation a donc été déterminante pour contrôler de bout en bout l’opération, attirer l’ennemi sur un terrain choisi par les assaillants  pour finalement leur infliger une défaite.

L’Etat bourgeois a d’ailleurs été contraint de se replier sur une stratégie d’intimidation, expression dialectique de sa faiblesse.

Concrètement, le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux a annoncé l’élévation de la peine de prison encourue pour meurtre de policier à 30 ans incompressibles.  Tout cela au moment même où cette institution bourgeoise qu’est l’équipe de France de football est relancée sur des bases ultra nationalistes.

Dans une atmosphère très patriarcale de type militaire encensant ses qualités de « meneur d’hommes », le sélectionneur Laurent Blanc a ainsi fourni le texte de la Marseillaise aux joueurs pour qu’ils la chantent. « Si on connaît l’hymne national de son pays, il est préférable de le chanter », a-t-il déclarer.

L’ambiance est donc à l’obéissance, au retour à l’ordre, à la défense agressive des intérêts de la classe exploiteuse bourgeoise, c’est-à-dire à la préservation du capitalisme dont il apparaît de plus en plus clairement aux masses qu’il ne peut pas avoir de « visage humain ».

Les actions du type de celles de Gennevilliers témoignent clairement de la volonté de rupture avec l’ordre criminel du capitalisme et participent de la consolidation du Parti indispensable à la révolution socialiste, car « sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire ».

A l’heure d’un appronfondissement de la lutte des classes, cet esprit de rupture radicale creuse le sillon du refus de toute récupération institutionnelle bourgeoise et de la culture de l’affrontement classe contre classe.

Rejoins le PCMLM pour assumer la nouvelle époque!


jeu, 2 septembre 2010 » France, Révolution

La projectualité révolutionnaire ne peut pas vivre sans l’aire de l’autonomie…

mar, 31 août 2010 » Communisme, France, Révolution

Notre méthode : antagonisme prolétarien et projectualité révolutionnaire!

mar, 31 août 2010 » Communisme, France, Révolution

Dans quelle mesure le tissu prolétarien va-t-il se redynamiser?

Cette rentrée politique est marquée par le mouvement social contre la réforme des retraites. Disons bien : mouvement social, mais ayons en tête : luttes de classe.

Car ce qui se passe est simple : les forces issues du « capitalisme à visage humain » mobilisent pour défendre leur vision du monde et donc la retraite à soixante ans. Cette retraite est la symbole de toute leur démarche : on travaille dans le capitalisme, puis on obtient un droit spécifique pour cela.

Sans cette retraite, le modèle du « capitalisme à visage humain » n’est plus viable. C’est donc un moment clef pour la social-démocratie, qui sera bien entendu suivi dans son mouvement par tous les économistes à courte vue (syndicalistes, NPA, « marxistes-léninistes », etc.).

Et la social-démocratie va être agressivement populiste. Elle n’a pas le choix : il en va de son identité jusqu’à présent, ainsi que de la pression des masses. On peut se douter qu’elle sait cependant qu’elle va perdre, comme le montrent les revendications sécuritaires à l’université d’été socialiste. La social-démocratie va donc muter en profondeur.

Et il n’est pas difficile de voir dans quelle direction, comme le montre cette affiche populiste, sur le mode « patriote anti-finance » :

De manière opposée à ce populisme, que dit la science MLM sur la situation actuelle ? Elle peut déjà constater que la pauvreté gagne du terrain, que la colère gronde. Les masses ne sont pas organisées, mais elles prendront toutefois les mobilisations de cette rentrée comme un outil pour commencer à contester.

Encore faut-il pour cela que la social-démocratie ne puisse pas encadrer les initiatives de masses, que les discussions ne s’en tiennent pas à l’économisme. En clair, c’est l’autonomie populaire qui doit primer, pour qu’il y ait des avancées en profondeur, pour que le tissu prolétarien profite de dynamiques nouvelles.

La question principale de cette rentrée est donc la suivante : les masses parviendront-elles à se soulever ne serait-ce que partiellement, ou les institutions para-étatiques comme les syndicats parviendront-elles à continuer d’intégrer les initiatives populaires ?

Cette question a de plus comme arrière-plan l’énorme progression organisationnelle de l’extrême-droite, ainsi que le développement de la figure de Marine Le Pen comme « recours. »

Ainsi, soit les masses génèrent une rébellion qui donne un élan véritable au camp révolutionnaire. Soit c’est un échec pour cette fois et le camp révolutionnaire ne pourra grandir véritablement en forces dans l’étape se posant devant nous.

Il y a donc lieu que Contre-Informations, et Révolution, posent des jalons, des pistes quant aux mobilisations et luttes qui s’affirment à court terme. Il faut affirmer les méthodes de lutte, les pratiques d’assemblée, de sabotage des institutions, de la généralisation des revendications.

Et cela va de pair avec le fait qu’on sait déjà que les communistes doivent affirmer les enjeux et la dimension de la révolution socialiste, ce qui va de pair avec la construction du Parti. Les communistes raisonnent en termes de camp prolétarien et de logique partidaire. Toute autre démarche, aussi progressiste qu’elle puisse être, n’est pas communiste.

Le PCMLM permet de poser la ligne comme quoi:  le « capitalisme à visage humain » n’a aucun sens alors que le capitalisme vit sa crise générale, et fait basculer la planète dans une crise écologique. Toute personne qui voit cela comprend qu’il faut passer dans le camp de la révolution et élève par là son niveau de conscience.

La période qui s’ouvre est donc importante : elle marque le passage d’une étape à une autre. Notre méthode : antagonisme prolétarien et projectualité révolutionnaire!

Antagonisme prolétarien car il faut soutenir l’autonomie populaire face aux institutions. Projectualité révolutionnaire car la science MLM établit les principes de la révolution socialiste. La dialectique de ces deux pôles permet la construction du Parti!

sam, 28 août 2010 » Révolution

Confrontation, esprit de décision

sam, 28 août 2010 » Révolution

Détermination, planification

ven, 27 août 2010 » Communisme, Révolution

Le socialisme (3) : le communisme

Le degré le plus élevé, le plus progressiste, du développement social est la société communiste. La société communiste passe par deux phases de développement : une phase inférieure, appelée socialisme, et une phase supérieure, appelée communisme.

Au premier stade de son évolution, la société communiste ne peut pas encore être affranchie des pratiques et des survivances du capitalisme, dont elle est issue. Seul le développement ultérieur du socialisme sur sa base propre, qu’il a lui-même créée, conduit à la seconde phase, la phase supérieure de la société communiste.

Karl Marx explique :

« Dans une phase supérieure de la société communiste, quand auront disparu l’asservissante subordination des individus à la division du travail et, avec elle, l’opposition entre le travail intellectuel et le travail manuel ; quand le travail ne sera pas seulement un moyen de vivre, mais deviendra lui-même le premier besoin vital ; quand, avec le développement multiple des individus, les forces productives se seront accrues elles aussi, et que toutes les sources de la richesse collective jailliront avec abondance ; alors seulement [...] la société pourra écrire sur ses drapeaux : "De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins." »

En effet, il est vrai que pour le socialisme comme pour le communisme, le but de la production est de satisfaire au maximum les besoins matériels et culturels sans cesse croissants de l’ensemble de la société, et le moyen d’y parvenir est d’accroître et de perfectionner sans cesse la production sur la base d’une technique supérieure.

Avec le socialisme, les forces productives ont déjà atteint un niveau élevé : la production socialiste se développe régulièrement à des rythmes rapides ; la productivité du travail social croît également.

Mais les forces productives de la société et la productivité du travail des producteurs sont encore insuffisantes pour créer l’abondance des biens matériels.

Le communisme suppose un niveau de développement des forces productives de la société et de la productivité du travail social capable d’assurer cette abondance. En régime communiste, la propriété communiste unique des moyens de production règne sans partage.

Le travail possède alors une nature communiste, comme l’explique Lénine :

« Le travail communiste, au sens le plus étroit, le plus strict du mot, c’est le travail fourni gratuitement au profit de la société ; un travail qui n’est accompli ni comme une prestation déterminée, ni pour avoir droit à certains produits, ni selon des normes légales fixées d’avance ; c’est un travail volontaire fourni en dehors de toute norme, sans attendre une rémunération, sans convenir d’une récompense, un travail conditionné par l’habitude de travailler pour la collectivité et par le sentiment (devenu habitude) de la nécessité de travailler au profit de la communauté – un travail répondant au besoin d’un organisme sain. »

Dans la société communiste, chaque individu travaillera selon ses capacités et recevra des biens de consommation selon ses besoins, qui seront ceux d’une personne évoluée et cultivée.

En régime socialiste, la production et la circulation marchandes continuent d’exister ; en régime communiste par contre, où régnera la propriété communiste unique, une forme unique de production communiste, il n’y aura plus ni production marchande, ni circulation marchande ; la monnaie ne sera donc plus nécessaire.

En régime socialiste, l’opposition a disparu entre la ville et la campagne, entre le travail intellectuel et le travail manuel ; mais il subsiste entre eux des différences essentielles.

Avec le communisme, il n’y aura plus de différence essentielle entre la ville et la campagne, entre le travail intellectuel et le travail manuel ; il ne subsistera entre eux que des différences non essentielles, secondaires.

Cela suppose un grand développement de la civilisation : le communisme est la communauté universelle.

mer, 25 août 2010 » Révolution, Social-démocratie

Deux exemples de différence et d’identité!

Imaginons que l’on nous dise : oui, mais la théorie mise à part, quelle est votre différence avec les autres groupes d’extrême-gauche ?

Et bien voilà ce que nous pourrions répondre, par deux exemples qui s’appuient sur ce qu’est le NPA, parce que finalement tous les groupes d’extrême-gauche ressemblent au NPA, à part nous.

Le premier point, c’est que nous reconnaissons la dignité du réel. Les autres ont un esprit cartésien c’est-à-dire mécaniste. Ils raisonnent en structures, pour eux les choses s’imbriquent.

Nous, nous comprenons la dialectique, nous voyons les choses concrètement, nous accordons toute sa dignité du réel.

Qu’est-ce à dire ? Eh bien par exemple que la photographie suivante est scandaleuse, lamentable.

Comme on le voit ici, le réel ne se voit reconnaître aucune dignité. Un être vivant, comme ce chien, est réduit au statut d’homme – sandwich, et en tant que communiste on peut bien comprendre quelle horreur représente le principe de l’homme – sandwich, tartiné de publicités.

Le chien, au lieu de se voir reconnaître sa dignité, au lieu que son amitié soit recueilli et respecté, se voit littéralement maltraité, son statut d’être vivant se voit dégradé.

Nous, nous ne sommes pas comme cela !

Et regardons maintenant un second exemple, très parlant lui aussi. Car comme nous reconnaissons sa dignité au réel, nous ne sommes pas populistes.

Inversement, le NPA et tout les gens qui ont cette culture, cette démarche rétrograde, sont outrageusement populiste.

Notre démarche à nous scientifique, les autres sont populistes, leur anticapitalisme est romantique. Voici donc ce qu’on peut voir sur le site du NPA, montrant les mots clefs les plus importants.

Élections régionales… et Palestine. Ou encore Besancenot et (élections) Européennes! Les élections pour le côté opportuniste et purement électoral, et si le mot « élections » ressort c’est bien car il n’y a pas de contenu.

Quant à Palestine, c’est parce que la lutte juste du peuple arabe palestinien est pris en otage par ces populistes pour mettre en avant un anticapitalisme romantique, largement poreux à l’antisémitisme bien entendu.

On pourrait également parler de leur focalisation sur Sarkozy, ou bien encore de leur écologie de façade…

Mais tout cela ne nous intéresse pas. Nous, nous ne sommes pas comme cela. Notre démarche n’est pas populiste : notre démarche est scientifique!

lun, 23 août 2010 » Révolution

On a raison de se révolter!

lun, 23 août 2010 » Communisme, Révolution

Le socialisme (2) : le mode de production socialiste

Dans le mode de production capitaliste, la force de travail est une marchandise ; tous les bénéfices sociaux et culturels de la production vont aux détenteurs des moyens de production, à la bourgeoisie en tant que classe sociale. Dans le mode de production capitaliste, le travail a un caractère privé et il n’est pas organisé à l’échelle du pays.

Le socialisme renverse l’ordre capitaliste, il met fin à la domination du capital, il met fin à l’exploitation, par l’introduction des rapports de production de type socialiste qui abolissent la propriété privée des moyens de production.

Dans le socialisme, le travail a un caractère directement social ; la société planifie le processus de production, la répartition du travail entre les différentes branches de l’économie.

« Après des siècles de travail pour autrui, de labeur servile pour les exploiteurs, on a pour la première fois la possibilité de travailler pour soi, et de travailler en bénéficiant de toutes les conquêtes de la technique et de la culture modernes. » (Lénine)

Le socialisme est donc une période de transition, où l’État socialiste assure la destruction de la base ancienne, capitaliste et la victoire des formes socialistes d’économie sur les formes capitalistes.

L’État socialiste procède à la socialisation de l’ensemble de l’économie ; pour ce faire, il y a :

a) Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate de l’ensemble de la production industrielle privée et capitaliste d’État ;

b) Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate de l’ensemble des infrastructures de transports, de communications et de santé ;

c) Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate de l’ensemble des grandes propriétés agricoles, avec aides aux socialisations des petites propriétés et interdiction de la vente des terres ;

d) Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate de l’ensemble de la production de services, privée comme capitaliste d’État, ainsi que de tout le secteur financier, privé comme capitaliste d’État ;

e) Confiscation sans contrepartie et socialisation immédiate de l’ensemble du patrimoine immobilier de la bourgeoisie, et constitution d’une commission de relogement des masses populaires.

Ces confiscations se font à un rythme plus ou moins élevé, car la construction du socialisme est une période de transition, et il peut subsister dans certains secteurs, notamment l’agriculture, des formes d’économie héritées du passé et fondées sur la propriété privée des moyens de production.

Il existe alors dans le socialisme quatre formes principales d’économie : la petite production marchande, le capitalisme privé, le capitalisme d’État, et l’économie socialiste.

Cette dernière forme est supérieure aux autres ; le secteur socialiste de l’économie se caractérise par le fait que la force de travail a cessé d’être une marchandise, que le travail a perdu son caractère de travail salarié et est devenu un travail pour soi, pour la société.

L’État socialiste a donc comme objectif d’intégrer tous les secteurs productifs dans l’économie socialiste.

Ainsi, durant la période de transition, la classe ouvrière doit se tremper pour devenir une force capable d’administrer le pays, de bâtir la société socialiste et de rééduquer les masses petites-bourgeoises dans l’esprit du socialisme.

Cela nécessite des révolutions culturelles, qui renversent les traditions et les vieilles habitudes, afin de faire triompher le mode de vie conforme au socialisme. Les révolutions culturelles permettent les sauts qualitatifs dans la généralisation de l’économie socialiste à l’ensemble de la société.

La classe ouvrière doit donc saisir le marxisme-léninisme-maoïsme en tant que science, afin d’avoir une vision du monde à la hauteur des tâches de l’époque, comprendre tant les détails du processus de socialisation de l’économie que la nécessité des révolutions culturelles.

Mao Zedong a enseigné à ce sujet :

« La lutte des classes, la lutte pour la production et l’expérimentation scientifique sont les trois grands mouvements révolutionnaires de l’édification d’un pays socialiste puissant.

Ces mouvements constituent une sûre garantie permettant aux communistes de se garder de toute bureaucratie, de se prémunir contre le révisionnisme et le dogmatisme et de demeurer toujours invincibles, une pure garantie permettant au prolétariat de s’unir avec les larges masses travailleuses et de pratiquer une dictature démocratique. »

Ce n’est qu’armée de la science marxiste-léniniste-maoïste que la classe ouvrière peut également procéder à une planification correcte de l’économie socialiste. La planification se généralise graduellement à l’ensemble de l’économie socialiste, commençant par les entreprises, puis se généralisant au niveau des branches de production, et enfin à l’échelle du pays tout entier.

Cette planification a un caractère essentiel, car elle est ce qui permet la victoire du secteur socialiste de l’économie dans la période de transition.

La bourgeoisie renversée tente en effet de faire échouer le secteur socialiste de l’économie ; même après la perte de sa domination, la bourgeoisie conserve dans une mesure plus ou moins grande des ressources financières et matérielles, des attaches avec une fraction importante des vieux spécialistes, et elle profite de plus de l’appui des capitalistes des autres pays.

De plus, il y a la naissance spontanée et inéluctable d’éléments capitalistes à partir de la petite économie marchande et par impossibilité de remplacer d’emblée dans tous les domaines l’économie capitaliste par une économie socialiste.

Mao Zedong a ainsi expliqué :

« C’est à travers les difficultés et les vicissitudes que grandit le nouveau. Ce serait une pure illusion de croire que sur la voie du socialisme on peut éviter les difficultés et les détours, qu’on peut se passer de faire le maximum d’efforts, qu’il suffit de se laisser pousser par le vent et que le succès vient facilement. »

La révolutionnarisation culturelle et la connaissance de la science marxiste-léniniste-maoïste permettent donc une planification faisant triompher le secteur socialiste de l’économie sur les autres secteurs.

La contradiction entre le travail manuel et le travail intellectuel se réduit alors chaque jour davantage ; la contradiction entre les villes et les campagnes se résout de manière écologique, dans le sens d’une juste reconnaissance de la biosphère.

Le socialisme est alors construit, et son approfondissement au niveau national ainsi que son élargissement au niveau international permettent le passage graduel à la société communiste.

« Le régime des coopérateurs civilisés, quand les moyens de production appartiennent à la société et que le prolétariat a triomphé de la bourgeoisie comme classe, c’est le régime socialiste. » (Lénine)

ven, 20 août 2010 » Communisme, Révolution

Le socialisme (1) : la révolution socialiste

Le triomphe du nouveau sur l’ancien est une loi, et par conséquent le renversement du mode de production capitaliste est inéluctable.

Mao Zedong a rappelé quels étaient les principes du socialisme scientifique concernant ce renversement :

« Les changements qui interviennent dans la société proviennent surtout du développement des contradictions à l’intérieur de la société, c’est-à-dire des contradictions entre les forces productives et les rapports de production, entre les classes, entre le nouveau et l’ancien.

Le développement de ces contradictions fait avancer la société, amène le remplacement de la vielle société par la nouvelle. »

La manière dont ce renversement aura lieu est par conséquent également à comprendre de manière scientifique. Il faut déterminer précisément ce qui est le nouveau, et ce qui est l’ancien ; le nouveau grandit inexorablement, l’ancien s’affaiblit inexorablement.

Dans le mode de production capitaliste, c’est la classe ouvrière qui représente le nouveau, alors que la bourgeoisie représente l’ancien.

La bourgeoisie domine au sein du mode de production capitaliste, elle fait travailler toute la société pour ses propres intérêts.

Ainsi, les larges masses populaires pourraient vivre matériellement de manière incroyablement meilleure, mais leur niveau de vie s’appauvrit, alors que les forces productives ne cessent pourtant de progresser quantitativement et qualitativement.

Cette contradiction est au cœur du processus révolutionnaire ; les luttes de classes se développent ainsi inéluctablement, poussées par l’étroitesse des forces productives, qui sont emprisonnées dans le caractère capitaliste des rapports de production.

La révolution socialiste se définit donc par cette réalité sociale. C’est cette contradiction entre une richesse gigantesque qui s’accumule et une majorité toujours plus appauvrie, ainsi que les choix destructeurs de la bourgeoisie concernant les productions effectuées (société de consommation, destruction de la planète, etc.), qui est source d’une tension énorme, dont la résolution est la révolution socialiste.

Voilà pourquoi Mao Zedong a rappelé :

« Dans la société de classes, les révolutions et les guerres révolutionnaires sont inévitables ; sans elles, il est impossible d’obtenir un développement par bonds de la société, de renverser la classe réactionnaire dominante et de permettre au peuple de prendre le pouvoir. »

Il faut pourtant bien distinguer le caractère particulier de la révolution socialiste. En effet, lors du passage du régime esclavagiste à la féodalité, puis de la féodalité au capitalisme, une forme de propriété privée succédait à une autre.

Le pouvoir de certains exploiteurs était remplacé par celui d’autres exploiteurs. Pourquoi cela ? Parce que les formations sociales fondées sur l’exploitation ont toutes une base semblable : la propriété privée des moyens de production.

Or, la révolution socialiste vise l’abolition de la propriété privée des moyens de production. Pour cette raison d’ailleurs, la société socialiste ne peut pas commencer à naître dans la société capitaliste.

Cela alors que pour les anciens renversements de modes de production, on trouvait déjà des traces du nouveau mode de production dans le mode de production précédent.

Ainsi, lors du passage du féodalisme au capitalisme, les nouveaux rapports de production bourgeois se sont peu à peu développés, des formes plus ou moins achevées du type capitaliste ont grandi au sein de l’ancien régime.

Tel ne peut pas être le cas du socialisme. Le régime socialiste, fondé sur la propriété sociale des moyens de production, ne peut pas naître et grandir au sein de la société bourgeoise, fondée sur la propriété privée.

Les formes socialistes d’économie ne peuvent ni apparaître ni se développer d’elles-mêmes, spontanément : la bourgeoisie empêche ces formes d’exister, le mode de production capitaliste empêche le socialisme de se développer.

Voilà pourquoi pour qu’elles se développent, la classe ouvrière doit exercer sa dictature sur la bourgeoisie : c’est le seul moyen pour que le nouveau se développe véritablement, pleinement.

La révolution socialiste consiste donc en le renversement de l’ancien et le triomphe du nouveau, par la dictature du nouveau sur l’ancien.

Évidemment, cette dictature est totalement différente dans la forme et dans le fond de celle qu’exerce la bourgeoisie sur les masses populaires dans le cadre de la « démocratie bourgeoise ». L’État bourgeois est en effet un appareil bureaucratique, dont la fonction est de réprimer les larges masses et de maintenir la domination de la bourgeoisie.

L’État socialiste, à l’opposé, consiste en les larges masses populaires à la fois organisées et armées. Le pouvoir revient aux comités populaires qui, organisés de manière centralisée, réorganisent l’ensemble du pays.

Cette dictature est ainsi une démocratie véritable pour les masses populaires, dont elle défend les intérêts ; inversement, elle réprime l’ancienne minorité exploiteuse, afin de l’empêcher de s’opposer au socialisme, ainsi que de l’empêcher de faire retourner le pays au capitalisme.

Il y ainsi d’un côté la classe ouvrière qui a les larges masses populaires comme alliées, et de l’autre la bourgeoisie qui auparavant dominait la société. Voilà pourquoi Mao Zedong a souligné la distinction qui existe dans le socialisme :

« Nous sommes en présence de deux types de contradictions sociales : les contradictions entre nous et nos ennemis et les contradictions au sein du peuple. Ce sont deux types de contradictions de caractère tout à fait différent. »

La révolution socialiste consiste donc en l’instauration de la dictature du prolétariat ; la révolution socialiste renverse le rapport de forces entre les masses populaires et la bourgeoisie, et le socialisme a justement comme tâche d’abolir la bourgeoisie en tant que classe et d’anéantir définitivement le vieil État.

Lénine a ainsi expliqué :

« La dictature du prolétariat est une lutte opiniâtre, sanglante et non sanglante, violente et pacifique, militaire et économique, pédagogique et administrative, contre les forces et les traditions de la vieille société. »

À quoi ressemblera donc la révolution socialiste ? L’histoire de la révolution socialiste d’Octobre 1917 le montre très clairement. Les larges masses populaires, organisées par la classe ouvrière, mènent une insurrection afin de renverser la bourgeoisie et d’instaurer un nouveau pouvoir.

Cette insurrection est bien entendu le point culminant de tout un processus révolutionnaire, dans lequel l’avant-garde a mené l’agitation, la propagande et l’organisation.

Les comités populaires, ossature du nouveau pouvoir, ne naissent pas spontanément ; la classe ouvrière doit les organiser, de la manière la plus ferme.

Ces comités populaires ou leurs embryons sont bien entendu la cible de la bourgeoisie, voilà pourquoi le processus amenant à la révolution socialiste est une guerre populaire prolongée.

Voilà pourquoi Mao Zedong a rappelé que :

« Chaque communiste doit assimiler cette vérité : le pouvoir est au bout du fusil. »

Lénine avait également dit à ce sujet :

« Ceux-là seuls ont assimilé l’essence de la doctrine de Marx sur l’État, qui ont compris que la dictature d’une classe est nécessaire non seulement pour toute société de classes en général, non seulement pour le prolétariat qui aura renversé la bourgeoisie, mais encore pour toute la période historique qui sépare le capitalisme de la « société sans classes », du communisme.

Les formes d’États bourgeois sont extrêmement variées, mais leur essence est une : en dernière analyse, tous ces États sont, d’une manière ou d’une autre, mais nécessairement, une dictature de la bourgeoisie.

Le passage du capitalisme au communisme ne peut évidemment manquer de fournir une grande abondance et une large diversité de formes politiques, mais leur essence sera nécessairement une : la dictature du prolétariat. »

La révolution socialiste est ainsi :

– l’aboutissement d’un processus prolongé où le nouveau prend conscience de sa force et se lance au fur et à mesure contre l’ancien ;

– la réalisation de la dictature du nouveau sur l’ancien, sous la forme de la dictature du prolétariat ;

– un processus organisé de manière consciente par l’avant-garde qui saisit parfaitement, par la science MLM, la lutte du nouveau contre l’ancien.

lun, 16 août 2010 » Révolution

Que vive l’esprit du Front Populaire!

mar, 10 août 2010 » Révolution

Se lancer dans la bataille!

sam, 7 août 2010 » Révolution

Imaginons les années 2030-2040…

Imaginons les années 2030-2040…

Ces années seront celles de la crise: sociale, politique, économique, militaire, et bien sûr écologique!

Ces années seront l’aboutissement d’une évolution terrible et meurtrière du capitalisme!

Mais ces années seront aussi une période où les masses populaires de France auront assimilé la dimension de la crise, et où elles auront posé par les luttes de classe les jalons pour dépasser le mode de production capitaliste!

Voilà le futur qui se pose devant nous, voilà l’identité visionnaire et concrète du PCMLM!

Que l’on relise Lénine sur la Russie, et que l’on compare avec l’histoire de France, et que l’on voit les possibilités!

« D’une part, le bolchevisme est né en 1903, sur la base, solide s’il en fut, de la théorie marxiste.

Et la justesse de cette théorie révolutionnaire – et de cette théorie seule- a été prouvée non seulement par l’expérience universelle au XIX° siècle tout entier, mais encore et surtout par l’expérience des flottements et des hésitations, des erreurs et des déceptions de la pensée révolutionnaire en Russie.

Pendant près d’un demi-siècle, de 1840-1890, en Russie, la pensée d’avant-garde, soumise au joug d’un tsarisme sauvage et réactionnaire sans nom, chercha avidement une théorie révolutionnaire juste, en suivant avec un zèle et un soin étonnant chaque « dernier mot » de l’Europe et de l’Amérique en la matière.

En vérité, le marxisme, seule théorie révolutionnaire juste, la Russie l’a payé d’un demi-siècle de souffrances et de sacrifices inouïs, d’héroïsme révolutionnaire sans exemple, d’énergie incroyable, d’abnégation dans la recherche et l’étude, d’expériences pratiques, de déceptions, de vérification, de confrontation avec l’expérience de l’Europe.

Du fait de l’émigration imposée par le tsarisme, la Russie révolutionnaire s’est trouvée être dans la seconde moitié du XIX° siècle infiniment plus riche en relations internationales, infiniment mieux renseignée qu’aucun autre pays sur les formes de théories du mouvement révolutionnaire dans le monde entier.

D’autre part, le bolchevisme né sur cette base théorique de granit, a vécu une histoire pratique de quinze années (1903-1917), qui, pour la richesse de l’expérience, n’a pas d’égale au monde.

Aucun autre pays durant ces quinze années n’a connu, même approximativement, une vie aussi intense quant à l’expérience révolutionnaire, à la rapidité avec laquelle se sont succédé les formes diverses du mouvement, légal ou illégal, pacifique ou orageux, clandestin ou avéré, cercles ou mouvement de masse, parlementaire ou terroriste.

Aucun autre pays n’a connu dans un intervalle de temps aussi court une si riche concentration de formes, de nuances, de méthodes, dans la lutte de toutes les classes de la société contemporaine, lutte qui, par suite du retard du pays et du joug tsariste écrasant, mûrissait particulièrement vite et s’assimilait avec avidité et utilement le « dernier mot » de l’expérience politique de l’Amérique et de l’Europe. »

Lénine, La maladie infantile du communisme (le « gauchisme ») (1920)

jeu, 5 août 2010 » Révolution

100% autonomie prolétaire 0% institutions

mer, 4 août 2010 » Révolution

Le Parti (2) : le centralisme démocratique

L’avant-garde est organisée selon la science MLM. Cette dernière explique que l’avant-garde est l’expression de la classe ouvrière et naît comme forme organisée et antagonique au mode de production capitaliste.

Il y a ainsi trois aspects essentiels dans le Parti Communiste de type Marxiste Léniniste Maoïste :

a) tout d’abord l’idéologie, qui est au poste de commandement,

b) l’organisation qui a comme cadre la lutte des classes et la bataille révolutionnaire ;

c) le rejet des éléments contaminés par le capitalisme et ses valeurs.

Étudions le caractère de ces trois aspects au sein de l’organisation.

1.L’organisation, unité de volonté et d’action

Dans l’organisation, il n’y a que des camarades. Avoir le statut de camarade, c’est reconnaître la validité du Manifeste du PCMLM, ainsi que militer dans l’un de ses comités.

Pour cela, il faut avoir été coopté par au moins deux membres du Parti, et avoir effectué un stage de maximum six mois.

Quand on a atteint le statut de camarade, on a le droit de participer de plein pied à la vie de l’organisation. On peut faire connaître ses opinions et ses propositions: chaque membre a le droit de discussion et le droit de vote.

La vie de l’organisation est démocratique ; le Parti organise des conférences internes afin de discuter de la ligne à suivre, et des congrès afin de décider de celle-ci. Il y a également des publications internes au Parti, où les points de vue peuvent s’exprimer.

L’organisation est néanmoins centralisée, en raison de sa tâche révolutionnaire. Être membre du Parti signifie défendre activement la ligne du Parti et travailler à la développer. Il n’est pas possible d’être membre de l’organisation et d’exprimer à l’extérieur de celle-ci un point de vue contraire à sa ligne.

2.La direction, expression de la base

La ligne politique est d’une importance centrale pour l’organisation. Celle-ci est choisie démocratiquement lors des Congrès. La conférence n’a, quant à elle, pas de valeur juridique pour l’organisation.

Les congrès sont organisés tous les trois ans et ne peuvent pas être repoussés de plus de six mois : ils rassemblent au moins 75% des délégués de l’organisation.

Les débats démocratiques amènent le choix d’une ligne politique par la majorité des déléguéEs des comités de l’organisation. Puis est élu un Comité central dirigeant l’organisation en appliquant la ligne choisie.

Ce Comité central effectue les choix politiques de l’organisation entre deux congrès ; les Comités fournissent des rapports d’activité au Comité central, qui donne les directives.

C’est le Comité central qui organise également le congrès suivant. Il décide du rapport numérique entre délégués et membres du Parti ; il commence toujours le congrès par la présentation de son rapport d’activité, afin que le congrès effectue le bilan des choix faits au congrès précédent.

3.La discipline, clef de l’activité

L’ordre de la subordination au sein de l’organisation est le suivant : les membres à l’organisation, les instances inférieures aux instances supérieures, la minorité à la majorité, l’ensemble de l’organisation au Comité Central, et le Comité Central au Congrès.

Les décisions du Congrès, du Comité Central et de toutes les instances dirigeantes s’appliquent d’une manière complète et définitive. Aucun fractionnisme ou droit de tendance n’est reconnu. En cas de divergence, le membre du Parti a la liberté d’en discuter librement au sein du Parti seulement, jusqu’à la prise de décision par l’instance concernée.

En cas de manquement à la discipline du centralisme démocratique, le membre du Parti est suspendu par le comité dont il dépend et voit son cas étudié par l’instance immédiatement supérieure au Comité.

Les sanctions disciplinaires sont le blâme, le blâme sévère, la destitution temporaire, la rétrogradation par la désignation à une responsabilité inférieure, l’interdiction d’assumer la responsabilité dirigeante, la rétrogradation comme stagiaire, l’exclusion temporaire, l’exclusion. Toutes ces mesures peuvent être prises par l’instance à laquelle appartient le membre, sauf l’exclusion.

L’exclusion nécessite l’aval nécessite la majorité des voix des membres du Comité dont dépend le membre, ainsi que la majorité des voix des membres de l’instance supérieure au Comité et l’accord d’au moins une personne membre du Comité central.

Pour toute sanction, le membre concerné a le droit de faire un appel auprès du Comité Central.

Si le membre fait partie du Comité central, il faut 75% des voix du Comité central pour son exclusion.

4.Protéger l’organisation

La critique et l’autocritique sont des moteurs dans le style de travail du Parti ; les membres du Parti contribuent à l’unité de l’organisation. Une grande vigilance sera accordée au libéralisme, au déviationnisme, à l’esprit de capitulation, au fractionnisme.

Un esprit combattif est nécessaire face à la police et aux services spéciaux chargés de réprimer la révolution. Lors des arrestations, des procès, des emprisonnements, des brutalités éventuelles, les membres du Parti défendront leur honneur de communiste et celui de l’organisation ; ils ne trahiront ni leur idéal, ni l’organisation, les intérêts personnels passant après ceux du Parti et de la Révolution.

Le membre du Parti participe à la vie du Parti et n’adopte jamais une attitude passive ; dans sa vie quotidienne, son style de vie correspond à la morale communiste. Adhérer au Parti signifie être capable de mener la révolutionnarisation culturelle à son échelle, de se renouveler, de ne jamais céder à la nostalgie ou aux valeurs du passé. Les membres du Parti se façonnent à l’image du Parti, et le Parti se forge dans l’identité communiste de ses membres.

En cas de répression et de paralysie du Comité Central, les Comités du Parti doivent se réunir en Conférence et dans les six mois organiser un Congrès extraordinaire. Celui-ci, pour avoir une valeur reconnue par l’organisation, doit être organisé à la demande de 75 % des membres ou de 75 % des Comités.

Une grande attention sera accordée à l’idéologie du Parti. Celle-ci est exposée dans le Manifeste de l’organisation ; c’est le congrès de fondation de l’organisation qui valide ce Manifeste.

A la suite de cela, seul un congrès de l’organisation, en présence de 75% des déléguéEs au moins, peut décider d’une modification du Manifeste, par une motion votée par les 75% des déléguéEs présentEs.

Cette modification ne peut donc avoir lieu ni lors d’un congrès extraordinaire, ni lors d’une conférence décidée par l’organisation, mais uniquement lors d’un congrès.

mar, 3 août 2010 » Révolution

Mettre l’accent sur l’économie politique!

Quand nous disons que nous sommes au seuil des années 1930, ce n’est pas une figure de rhétorique. La crise générale du capitalisme est une réalité toujours plus nette.

Ainsi, le prix mondial du blé a augmenté de 40% en juillet. Cela alors que les stocks sont au troisième niveau le plus haut jamais enregistré…

Et les tout récents incendies en Russie sont encore un prétexte à une nouvelle bataille spéculative sur le blé! La peur panique et la volonté de faire du profit domine le marché. Il faut d’ailleurs remonter à la crise de 1973 pour voir une telle augmentation du blé !

Il va de soi que les petits capitalistes en profiteront également. Les boulangeries ne cessent et de se « moderniser » et d’augmenter leurs prix.

Tous les capitalistes accentuent la pression sur la classe ouvrière !

A ce titre, Contre-Informations va remettre en avant les connaissances fondamentales de ce qu’est le mode de production capitaliste, la crise générale du capitalisme, le mode de production socialiste, le socialisme.

Nous nous apercevons que notre grille d’analyse éveille un grand intérêt, mais les fondamentaux sont trop peu maîtrisés, et il y a donc lieu d’avancer à ce niveau. C’est une exigence scientifique de notre époque, et là il faut vraiment avancer, si l’on ne veut pas que les masses populaires se fassent littéralement écrasées par la pression (politique, idéologique…).

Et cela correspond à ce que nous disions exactement l’année dernière:

« Il y a en effet deux écoles qui s’affrontent, et il y a lieu de les distinguer.

La première école, c’est celle à laquelle nous appartenons, comme de fait toutes les personnes révolutionnaires qui ont un tant soit peu avancé dans la connaissance de l’économie politique.

Pour cette école, l’antisémitisme grandit inévitablement parallèlement à la crise générale du capitalisme. L’antisémitisme repose sur un fond irrationnel, à la fois chrétien et moyen-âgeux (la figure du Juif usurier « ayant tué le Christ »), et complotiste et racial (dans la ligne des fameux faux « Protocoles des Sages de Sion »).

L’antisémitisme est utilisé comme paratonnerre social, et sert de vision du monde à la petite-bourgeoisie, tout comme à la bourgeoisie impérialiste pour ses plans de fascisation. L’antisémitisme est porté par des couches sociales anti-ouvrières, il est ainsi inévitablement lié à l’anticommunisme.

L’un ne va pas sans l’autre, jusqu’à la folie obsessionnelle, jusqu’au délire complet.

L’autre école rejette cette position, qu’elle aime critiquer comme étant une simple reproduction de ce qui s’est passé dans les années 1930. Elle considère qu’il n’y a plus vraiment d’antisémitisme, que les idéologies révolutionnaires sont passéistes.

Pour elle, l’ennemi c’est la droite conservatrice attaquant les « islamo-gauchistes », une droite représentée par Sarkozy, dont la personnalité témoignerait d’un « fascisme moderne. »

Selon cette école, il y a lieu d’être pragmatique, de reconnaître une valeur certaine aux forces islamistes, à toutes les variétés d’altermondialistes sans distinction, etc.

Ce qui compterait, c’est donc que des « individus » courageux (cette école met énormément en avant tel ou tel individu) fassent des campagnes sur de grands thèmes, arrivant tels des sauveurs grâce à une recette miracle (dont le pseudo antisionisme est le nec plus ultra).

En fait, cette école correspond exactement à ce que le PCMLM avait analysé en 2005, suite au référendum sur la Constitution européenne: « La victoire du « non » à la constitution marque l’apogée de l’altermondialisme petit-bourgeois et le début de sa décadence complète. »

C’est simple: dans les années 1990, l’altermondialisme pouvait encore prétendre à être de gauche, ou d’extrême-gauche, ou tout au moins contestataire, voire révolutionnaire.

Aujourd’hui on a tout une clique de gens dont on ne sait pas ce qu’ils sont. Et qui eux-mêmes ne le savent pas, et ne veulent pas le savoir. Une position libérale typiquement petite-bourgeoise.

D’où la place énorme pour le populisme, le complotisme, l’anti-impérialisme en fait carrément chauvin et favorable au bloc impérialiste Paris – Berlin – Moscou, etc.

Et bien entendu, de par la base sociale: l’anticommunisme, l’antisémitisme, le pessimisme, l’esprit mesquin, la perception aigrie des choses, une vision aristocratique du monde, le mépris de la culture populaire et du peuple, en général, etc. »

Concrétisons notre compréhension et notre orientation: que l’économie politique soit limpide et guide Contre-Informations!

Que vive le Parti Communiste Marxiste Léniniste Maoïste !

lun, 2 août 2010 » Révolution

Le Parti (1): la méthode dialectique pour assurer l’unité du Parti (Mao Zedong)

A propos de la question de l’unité, je voudrais dire quelques mots sur la méthode à appliquer. Je pense que l’attitude qu’il faut adopter vis-à-vis de tous nos camarades, quels qu’ils soient, pourvu qu’il ne s’agisse pas d’éléments hostiles ou de saboteurs, c’est de faire l’unité avec eux.

A leur égard, il importe d’utiliser la méthode dialectique et non métaphysique.

En quoi consiste la méthode dialectique? Elle consiste à tout analyser, à admettre que tout homme est faillible et à ne pas condamner en bloc une personne parce qu’elle est fautive.

Lénine a dit qu’il n’existe personne au monde qui ne commette d’erreur. L’homme a besoin d’aide.

Même un vaillant homme a besoin du concours de trois autres pour faire des prouesses, et une palissade, de trois pieux pour pouvoir tenir debout.

Si belle que soit la fleur de lotus, elle a besoin du vert des feuilles pour rehausser son éclat.

Ce sont là des proverbes chinois.

Un autre proverbe dit que trois simples cordonniers valent un grand esprit comme Tchoukeh Liang. Après tout, Tchoukeh Liang à lui seul ne peut jamais tout prévoir, il a forcément des insuffisances.

Voyez aussi la déclaration de nos douze pays [l'intervention se fait en 1957 à Moscou lors de la Conférence des Représentants des Partis communistes et ouvriers] : pour la mettre au point, on a élaboré un premier, un deuxième, un troisième et un quatrième projet; et aujourd’hui encore, on la fignole.

A mon avis, se prétendre omniscient et omnipotent comme le Bon Dieu serait présomptueux.

Quelle est donc l’attitude à prendre vis-à-vis d’un camarade fautif?

Il faut procéder à une analyse, adopter une méthode dialectique et non métaphysique.

La métaphysique — le dogmatisme — a prévalu pendant un temps dans notre Parti, ses tenants ont cherché à supprimer tous ceux qu’ils détestaient. Plus tard, nous avons réfuté le dogmatisme et assimilé progressivement un peu plus de dialectique.

Le concept fondamental de la dialectique, c’est l’unité des contraires.

Ce concept reconnu, que faut-il faire à l’égard d’un camarade fautif?

En premier lieu, il faut mener la lutte contre lui, de façon à le débarrasser de toutes ses idées erronées. En second lieu, il faut tout aussi bien l’aider. En bref, et la lutte et l’aide.

Nous devons être animés de bonnes intentions et l’aider à se corriger pour qu’il s’en tire. Cependant, à l’égard de gens d’une autre catégorie, notre attitude est différente.

Envers des individus comme Trotski ou comme, en Chine, Tchen Tou-sieou, Tchang Kouo-tao et Kao Kang, il ne peut être question de les aider, car ils sont incorrigibles.

Et de même des Hitler, des Tchiang Kaï-chek et des tsars: on ne peut faire autrement que de les abattre, car, eux et nous, nous nous excluons absolument.

En ce sens, ils ne présentent qu’un seul aspect, et non deux.

Il en va de même, en dernière analyse, pour les régimes impérialiste et capitaliste, qui seront inévitablement remplacés par le régime socialiste.

Sur le plan de l’idéologie également, le matérialisme se substituera à l’idéalisme, et l’athéisme au déisme. Cela relève de nos objectifs stratégiques.

Mais à chaque étape tactique, c’est différent: on peut réaliser des compromis. En Corée, au 38e parallèle, n’avons-nous pas fait un compromis avec les Américains? Et au Viet Nam, n’en a-t-on pas passé un avec les Français?

A chaque étape tactique, il faut savoir à la fois lutter et transiger.

Revenons maintenant aux rapports entre camarades. Je propose que des discussions soient engagées entre camarades quand il existe un dé­saccord.

D’aucuns s’imaginent que ceux qui sont entrés dans le parti communiste deviennent tous des saints, qu’il n’y a plus, entre eux, ni différends ni malentendus et que le parti ne peut plus faire l’objet d’une analyse; en d’autres termes, qu’il est monolithique et uniforme, et que les discussions ne sont plus nécessaires.

C’est comme si, une fois entré dans le parti, on devenait nécessairement marxiste à cent pour cent.

En réalité, il y a des marxistes de toutes sortes : marxistes à 100 pour cent, à 90 pour cent, à 80 pour cent, à 70 pour cent, à 60 pour cent, à 50 pour cent, et même à 10 ou 20 pour cent seulement.

Ne pourrions-nous en­gager des entretiens dans une petite salle entre deux ou quelques personnes? Ne pourrions-nous le faire en partant du désir d’unité et dans un esprit d’entraide?

Il ne s’agit pas ici, bien entendu, de négociations aves les impérialistes (celles-ci sont d’ailleurs nécessaires), mais de pourparlers dans les rangs communistes. Prenons un exemple: en ce moment même, ne sommes-nous pas douze pays à négocier?

Plus de soixante partis ne sont-ils pas en train de le faire? En effet, les discussions sont en cours. Cela signifie qu’à la condition de ne pas porter atteinte aux principes du marxisme-léninisme, on peut admettre quelques-unes des opinions acceptables des autres et renoncer à certaines vues susceptibles d’être abandonnées.

On pourra ainsi utiliser les deux mains à l’égard d’un camarade fautif: avec l’une, on luttera contre lui, avec l’autre, on fera l’unité avec lui. Le but de cette lutte, c’est de maintenir les principes du marxisme, ce qui signifie fermeté sur les principes ; c’est là un aspect du problème.

L’autre aspect, c’est de faire l’unité avec lui. L’unité a pour but de lui offrir une issue, de réaliser un compromis avec lui; c’est ce qu’on appelle souplesse. L’union entre principes et souplesse est un principe marxiste-léniniste, elle constitue une unité des contraires.

Dans quelque monde que ce soit, et bien entendu dans une société de classes en particulier, tout est plein de contradictions.

Certains affirment qu’on peut « trouver » des contradictions dans la société socialiste; à mon avis, une telle formulation est erronée.

En effet, il ne s’agit pas de « trouver » ou non des contradictions, puisque le monde n’est que contradictions. Il n’y a aucun lieu où il n’en existe, nul homme qui ne puisse être l’objet d’une analyse.

Soutenir que quelqu’un ne se prêterait pas à l’analyse est un point de vue métaphysique.

Voyez l’intérieur de l’atome: c’est plein d’unités des contraires. Le noyau atomique et les électrons forment une unité des deux contraires.

A l’intérieur du noyau, les protons et les neutrons établissent, eux aussi, une unité des contraires. Quand il s’agit de protons, il y a protons et antiprotons ; de même, quand il s’agit de neutrons, il y a neutrons et antineutrons.

Bref, l’unité des contraires est omniprésente.

Il est nécessaire d’entreprendre une vaste campagne d’information sur la notion de l’unité des contraires et sur la dialectique. A mon avis, la dialectique doit quitter le cercle des philosophes pour aller aux larges masses populaires.

Je propose que cette question fasse l’objet de discussions à des réunions du bureau politique ou à des sessions plénières du comité central des différents partis, et aussi lors de réunions des comités locaux du parti aux différents éche­lons.

En fait, nos secrétaires de cellule s’y connaissent en dialectique: lorsqu’ils préparent un rapport pour le présenter à une réunion de la cellule, il leur arrive le plus souvent de consigner dans leur carnet deux points: primo, les succès; secundo, les insuffisances.

Un se divise en deux, voilà un phénomène universel, et c’est la dialectique.

sam, 24 juillet 2010 » Révolution

« Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire »

Qu’est-ce qui définit les communistes ? Ce qui définit les communistes, c’est le socialisme scientifique et par conséquent l’organe de presse, expression organisée du socialisme scientifique.

Quand on veut juger l’activité de communistes, on doit donc regarder deux choses :

a)l’établissement de points de vue systématiques, dans une démarche scientifique ;

b)l’existence d’un organe de presse, portée par une structure politique assumant la ligne directrice posée par la démarche scientifique.

Cela est ainsi depuis Lénine ; lorsque des gens affirment une ligne révolutionnaire, leur premier acte est la constitution d’un journal et la diffusion de celui-ci. Et ce journal est conçu comme un organe de presse : il exprime le point de vue scientifique d’une organisation.

Comme on le voit, cela n’a rien à voir avec la démarche du courant anarchiste, qui lui pose comme principal la propagande par le fait, l’action, la participation aux mouvements sociaux, etc.

Pour les communistes, le caractère scientifique de l’idéologie a une dimension centrale ; par conséquent, l’existence de l’organe de presse est l’aspect central. Tout cela est expliqué par Lénine dans son ouvrage « Que faire? » ; d’où on tire habituellement cette citation pour résumer sa conception : « Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire. »

Cette démarche, nous l’avons bien évidemment : voilà pourquoi Contre-Informations existe. C’est cela qui nous distingue du reste de l’extrême-gauche, excepté de rares structures réellement productives et ayant un réel organe de presse (notamment Lutte Ouvrière).

Lorsqu’à l’extrême-gauche, il existe des publications, celles-ci n’ont en effet, dans l’écrasante majorité des cas, pas un caractère léniniste : les articles n’engagent pas l’organisation. Il ne s’agit pas de publications partidaires.

A l’inverse, certains groupes ont une publication de type partidaire, mais l’on voit que chaque numéro de la publication est l’équivalent du précèdent, et cela pouvait remonter jusqu’à très loin dans le passé. La publication n’est ici que prétexte à la « promotion » de la structure politique.

La conception léniniste rejette ces deux conceptions : elle rejette le spontanéisme, c’est-à-dire le fait que l’on puisse être une personne révolutionnaire conséquente sans faire partie d’une structure et sans agir conformément à cette structure.

C’est le principe de la responsabilité collective : il faut construire l’organisation révolutionnaire, et les attitudes individuelles sont inconséquentes et sectaires, elles sont improductives, car ne contribuant pas à la vie de l’organisation.

Et puisque l’organisation vit, la conception léniniste rejette le style stéréotypé, qui produit le conservatisme, et par conséquent une forme de sectarisme également, s’exprimant par le mépris du nouveau.

Mao Zedong a ainsi expliqué que : «Le subjectivisme, le sectarisme et le style stéréotypé du Parti sont antimarxistes tous les trois ; ils ne répondent pas aux besoins du prolétariat, mais à ceux des classes exploiteuses. Ils sont, dans notre Parti, un reflet de l’idéologie petite-bourgeoise. »

Voilà pourquoi Contre-Informations existe sous cette forme. Contre-Informations est né sous la forme de principes théoriques, puis s’est transformé en un organe de presse.

Cet organe de presse a progressé : il a donné naissance aux articles de Révolution, articles représentant un succès indéniable pour notre organisation.

Les articles de Révolution sont à la fois clairs, résolument moderne et de haut niveau ; ils affirment la science MLM tout en se fondant sur le concret.

Des thèmes comme la contradiction entre les villes et les campagnes représentent une actualité mondiale ; la crise écologique fait qu’il est impossible, si l’on est révolutionnaire, de ne pas prendre position.

Pareillement, des thèmes comme l’influence de la pensée bourgeoise, avec par exemple la thèse de l’animal-machine de Descartes et la conception de la nature qui va avec, sont on ne peut plus concret quand on veut faire la révolution en France.

Tout cela nous distingue de l’extrême-gauche qui, dans sa quasi totalité, refuse de reconnaître le caractère scientifique de la question révolutionnaire, et se précipite dans l’économisme, considérant que la révolution sera une simple question économique et qu’elle progresse, inévitablement, spontanément.

Or, nous, communistes, nous disons que sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire ; si le contenu révolutionnaire n’est pas mis en avant de manière partidaire, la révolution ne peut pas avancer.

Toute autre conception est une conception spontanéiste, qui s’imagine que la révolution avance de manière mécanique, automatique, c’est-à-dire : spontanément.

Telle n’est pas la conception de Lénine, qui nous rappelle:

« On dit souvent : la classe ouvrière va spontanément au socialisme; cela est parfaitement juste en ce sens que, plus profondément et plus exactement que toutes les autres, la théorie socialiste détermine les causes des maux de la classe ouvrière; c’est pourquoi les ouvriers se l’assimilent si aisément, si toutefois cette théorie ne capitule pas elle-même devant la spontanéité, si toutefois elle se soumet cette spontanéité.

Cela est généralement sous-entendu, mais le Rabotchéïé Diélo oublie justement ou dénature ce sous-entendu. La classe ouvrière va spontanément au socialisme mais l’idéologie bourgeoise la plus répandue (et constamment ressuscitée sous les formes les plus variées) n’en est pas moins celle qui, spontanément, s’impose surtout à l’ouvrier. »

Voilà pourquoi Contre-Informations existe en tant qu’organe de presse, en tant que reflet de la compréhension scientifique marxiste léniniste maoïste du monde assumée par le PCMLM.

Assume la science MLM, participe à l’organe de presse MLM, rejoins le PCMLM!

ven, 23 juillet 2010 » France, Révolution

Simple, clair, science MLM!

mar, 20 juillet 2010 » Antifascisme, France, Révolution

Triple oppression : Luigi Duquenet, jeune rrom abattu par la gendarmerie dans le Loir-et-Cher

Dans la nuit de vendredi à samedi, un jeune Rrom de 22 ans, Luigi Duquenet a été tué par un gendarme à Thésée-la-Romaine (Loir-et-Cher).

La version officielle indique que la voiture de Luigi, après la déclaration d’un vol dans cette commune de Onzain, aurait traîné un gendarme sur son capot sur une distance de 500 mètres avant de forcer un « barrage » de deux gendarmes à Thésée-la-Romaine. Un des deux gendarmes aurait alors tiré sur le passager de la voiture, Luigi, qui avait laissé la place du conducteur à une autre personne en cours de route.

Mais d’après les cousins de Luigi, Daniel et Ringo, le gendarme serait monté de lui-même sur le capot de la voiture. Arrivée au barrage, un gendarme aurait tiré directement sur Luigi sans sommation.

En réaction la version officielle, les Rroms ont attaqué la gendarmerie de Saint-Agnan et le péage de Saint-Romain à coups de haches et de barres de fer, brûlé plusieurs voitures et incendié une salle de la mairie de Couddes.

Comme d’habitude, l’Etat bourgeois sort son couplet sur le respect des forces de l’ordre garantes de la sécurité des citoyens. En somme, la bourgeoisie réclame des prolétaires une obéissance aveugle à ses lois, ses codes, sa justice, ses valeurs, ses symboles, son ordre… et ses falsifications des faits. La bourgeoisie tente de faire croire qu’elle assure la sécurité du peuple.

Mais la réalité, c’est que le peuple vit dans une insécurité permanente à cause de l’ordre bourgeois !

L’exploitation capitaliste est une souffrance au quotidien pour les prolétaires qui comprennent très bien que la bourgeoisie les utilise pour ses propres intérêts.

La bourgeoisie aimerait que le peuple craigne les lois édictées par et pour elle-même. La bourgeoisie aimerait que le peuple se contente d’obéir. Mais, contrairement à une bourgeoisie qui se complait dans ses lois mortifères, le peuple recèle en lui toute la force de la vie qui se manifeste dans la révolte contre le monde imposé de l’exploitation.

Et ce sont justement ces deux aspects que l’on retrouve dans la mort de Luigi Duquenet. En effet, la réaction du conducteur face au barrage de la gendarmerie est inspirée par la peur du contrôle dans une situation où il se sait « hors-la-loi », car ne possédant pas de permis.

Cette peur est renforcée par la stigmatisation incessante, dans le capitalisme, des minorités nationales, victimes d’une double oppression (en tant que prolétaire et minorité) voire d’une triple oppression (en tant que prolétaire, minorité et femme). Le conducteur de la voiture et Luigi Duquenet savaient donc que les gendarmes « n’allaient pas le louper » s’il s’arrêtait, d’autant plus qu’un vol venait d’être signalé à Onzain, une localité voisine.

Le capitalisme instaure le stress permanent dans la vie des prolétaires et il n’est pas étonnant que le conducteur ait décidé de forcer le barrage pour échapper à ce type de contrôle qui tourne forcément mal, comme Zyed et Bouna s’étaient enfuis à la vue de la police en 2006 à Clichy-sous-Bois pour trouver la mort dans un transformateur EDF.

Oui, le peuple veut vivre dans la sérénité, mais cette sérénité est impossible dans le capitalisme. Le capitalisme exerce une pression énorme sur le prolétariat et n’attend de lui qu’obéissance pour continuer son acte funeste d’exploitation.

Preuve en est, par exemple, le véritable chantage auquel se livre General Motors à Strasbourg auprès des ouvriers. La direction de GM conditionne la continuité de l’activité à un gel des salaires pendant deux ans, l’abandon de leurs primes d’intéressement et la renonciation à un tiers de leur RTT. Voilà la réalité du mode de production capitaliste ! La bourgeoisie s’accapare la force de travail de la classe ouvrière et se permet même de fixer des conditions d’exploitation encore plus avantageuse pour elle-même !

Le capitalisme crée un état d’instabilité permanente pour la classe ouvrière, livrée au pouvoir inhumain de la bourgeoisie. Dans la bouche des bourgeois, la « sécurité » signifie seulement la réunion des conditions pour l’exploitation « tranquille » du prolétariat.

Les crimes n’existent que parce qu’ils sont induits par la barbarie capitaliste ! Le capitalisme, l’impérialisme est un crime renouvelé chaque jour contre le peuple, contre les peuples du monde entier !

La vie ne reprendra le dessus que si le peuple arrache le pouvoir à la bourgeoisie pour mener la révolution socialiste et vivre dans la sérénité d’une société débarrassée de toute exploitation.

dim, 11 juillet 2010 » Communisme, Révolution

PCMLM: le maoïsme!

dim, 11 juillet 2010 » Révolution

Le PCMLM c’est le maoïsme, le maoïsme c’est le PCMLM

Au début de notre existence, à partir de 2003 donc, on nous a parfois reproché que sur Contre-Informations, il y a trop de critiques d’autres groupes d’extrême-gauche.

On nous faisait la remarque : vous dites des choses intéressantes, mais à quoi servent vos critiques ? Pourquoi vouloir se couper à tout prix de tel ou tel groupe ?

Nous avons pris en considération ces remarques, en les relativisant tout de même car la lutte pour les définitions est selon nous très importante. Toutefois, le fait est qu’il y a longtemps que nous ne critiquons pas précisément tel ou tel groupe, nous contentant de proposer, de poser des orientations selon nous justes.

Trois exceptions tout de même dans ces derniers temps : tout d’abord, le NPA, une série de critiques selon nous justifiée par la volonté d’hégémonie totale de cette structure.

Ensuite, le Jura Libertaire en raison de son soutien au penseur réactionnaire Michéa, mais là notre remarque était faite en passant, et c’est le Jura Libertaire qui a commencé la polémique. Enfin, les critiques du Bloc ML, un groupe belge qui avait pompé totalement un de nos textes, entre autres.

Or, que voit-on ? La situation a-t-elle changé depuis l’arrêt de nos polémiques, considérées comme vaines ? Absolument pas. Le petit monde internet de l’extrême-gauche pullule en certains endroits de calomnies et de mensonges à notre égard.

Pourtant, nos positions sont très claires. Contre-Informations est une organe de presse publiant chaque jour, les textes sont assumés, les points de vue sont très nombreux.

Il serait facile de dire : voilà tel texte, je ne suis pas d’accord, parce que cela et cela etc. Il serait facile de dire : telle position est fausse, parce que cela et cela etc.

Or, trouve-t-on cela ? Non, on ne le trouve pas. Que ce soit nos positions sur l’histoire de la France et du mouvement communiste, ou bien nos apports comme sur l’écologie, les animaux, la triple oppression… il n’y a pas de réponse, pas de débat.

Bien entendu, nous ne sommes pas des spontanéistes, des individus coupés de l’organisation ; nous avons des positions et nous les assumons. Nous assumons le maoïsme en pleine lumière, avec responsabilité.

Et nous avons nos propres structures, nous sommes autonomes de l’extrême-gauche légaliste et opportuniste, syndicaliste et culturellement réactionnaire.

Nous ne sommes donc pas surpris, ni déçus. Cependant, vu qu’il y avait des remarques comme quoi nous étions trop « critiques », force est de constater que si nous ne critiquons plus, si nous nous efforçons de rester constructifs… il y a toujours des esprits improductifs qui eux critiquent, dénoncent, calomnient, sans bien entendu proposer quoi que ce soit.

Rappelons que Contre-Informations c’est une publication quotidienne, sans exception aucune, et ce depuis le départ. Que notre structure travaille depuis 2003, assumant le maoïsme, proposant les textes historiques et des analyses modernes.

Rappelons que nous avons vu juste concernant les progrès du fascisme en France, alors que personne d’autre n’avait vu cela et que tout le monde à l’extrême-gauche rejetait notre point de vue il n’y a pas si longtemps, nous accusant parfois même de faire le jeu du fascisme parce que nous constations sa progression !

Rappelons également que nous assumons on ne peut mieux notre statut d’avant-garde concernant la question de l’écologie, un enjeu historique essentiel au 21ème siècle. Depuis le réchauffement climatique jusqu’à la condition animale, depuis la destruction de la nature par l’agro-business jusqu’au dépassement nécessaire de la contradiction villes / campagnes… nous construisons et faisons avancer les idées révolutionnaires !

Enfin, constatons enfin un point très important. Aujourd’hui en France, l’extrême-gauche est en pleine déliquescence. Il n’est peut-être même plus possible de parler d’extrême-gauche.

Déjà, parce que le NPA et le Parti de Gauche ne sont pas culturellement d’extrême-gauche, pour ne pas parler d’idéologie. Ils correspondent au Parti Socialiste des années 1970, grosso modo. Et ces deux structures ont siphonné une partie de l’extrême-gauche.

Ensuite, parce que le mouvement anarcho-syndicaliste n’en finit pas de s’effondrer, mettant un terme à la parenthèse CNT des années 1990-2000. Une parenthèse qui était allé de pair alors avec l’émergence de structures associatives contestataires au discours « social » mais nullement d’extrême-gauche (comme les « Indigènes de la République« ).

Enfin, parce que l’extrême-droite, par une savante ligne « anti-impérialiste », antisémite (masquée souvent par un « anti-sionisme » de façade), anti-arabe (masquée ici par une laïcité de façade), « socialiste » dans une version anti-communiste… ne cesse de pilonner les positions petites-bourgeoises de l’extrême-gauche, l’affaiblissant énormément, au moins dans ses fondamentaux idéologiques, si ce n’est dans sa base sociale petite-bourgeoise.

Tout cela, nous le savions, nous l’avions annoncé ; d’où notre choix de l’autonomie, ce que certains appelleront « faire bande à part. » Mais le fait est que nous avions raison.

Notre structure est productive. Notre structure est activiste. Notre structure est positive. Quand on lit Contre-Informations, on retrouve le nouveau. Il n’y a pas de répétition de l’ancien.

Et cela, c’est le maoïsme. Les maoïstes, c’est le PCMLM ; le PCMLM, c’est le maoïsme. Le PCMLM, c’est l’étendard du nouveau contre l’ancien!

« Un communiste doit être franc et ouvert, dévoué et actif; il placera les intérêts de la révolution au-dessus de sa propre vie et leur subordonnera ses intérêts personnels.

Il doit toujours et partout s’en tenir fermement aux principes justes et mener une lutte inlassable contre toute idée ou action erronée, de manière à consolider la vie collective du Parti et à renforcer les liens de celui-ci avec les masses. Enfin, il se souciera davantage du Parti et des masses que de l’individu, il prendra soin des autres plus que de lui-même.

C’est seulement ainsi qu’il méritera le nom de communiste. » (Mao Zedong)

mer, 7 juillet 2010 » Communisme, France, Révolution

Un organe de presse de type bolchévik!

mar, 6 juillet 2010 » France, Révolution

Fais vivre l’organe de presse MLM !

mar, 6 juillet 2010 » France, Révolution

Verdict du procès de Villiers-le-Bel : la bourgeoisie ne parviendra pas à arrêter la roue de l’histoire !

Dans la nuit de samedi à dimanche, quatre personnes accusées d’avoir tiré sur les policiers lors des soulèvements à Villiers-le-Bel en novembre  2007 ont été condamnées à des peines de 15, 12, 9 et 3 ans (cette dernière pour détention d’armes seulement).

Voilà le terme d’un procès qui s’est déroulé selon les valeurs de la bourgeoisie : les manipulations, les vérités fabriquées, le respect de la parole « sacrée » de la police, etc.

En effet, l’accusation n’a reposé au final que sur un seul témoignage anonyme, celui d’un informateur rémunéré de la brigade des stupéfiants de Sarcelles. Les quatre autres témoignages anonymes prévus se sont désistés au dernier moment.

Un policier a quant à lui « formellement identifié » un des accusés comme lui ayant tiré dessus… deux ans et demi après les faits.  « J’ai reconnu son visage émacié, triangulaire, avec des pommettes saillantes, qui n’est pas de type courant », a déclaré le policier deux ans et demi après avoir affirmé qu’il n’avait pas vu les visages des tireurs…

La bourgeoisie qui aime se montrer procédurière et chicaneuse pour la moindre démarche administrative des prolétaires, ne s’embarrasse pas d’invraisemblances quand il s’agit de protéger « la force publique », en vérité la force privée au service de son pouvoir exclusif.

En fait, ce verdict bidonné par avance se justifie surtout par la volonté d’intimidation, dont Contre-Informations parlait il y a quelques jours.

D’ailleurs, le ministre Brice Hortefeux joue à fond dans ce registre : « C’est un signal fort adressé aux délinquants, on ne tire pas impunément sur les forces de sécurité, on ne tire pas impunément sur ceux qui ont la responsabilité de la sécurité, c’est un message adressé aux délinquants (…) la puissance publique finit par gagner. »

Cette surrenchère viriliste, typique de l’ordre patriarcal du capitaliste, illustre bien la peur qui étreint la classe dominante bourgeoise devant la révolte populaire grandissante. « Ce verdict ne réglera pas le problème de la violence de plus en plus  présente dans certains quartiers » (Syndicat Unité Police/SGP-FO).

La bourgeoisie ne tolère pas que le peuple déborde du cadre légaliste de contestation qu’elle a précisément délimité pour contenir la révolte du peuple sous le couvercle étouffant de son pouvoir, qu’elle ose appeler « démocratique. »

La bourgeoisie a peur car elle sait que les révoltes populaires de l’automne 2005 et de novembre 2007 sont les prémisses d’un mouvement de masse inévitable : la révolution socialiste !

En France, seul le PCMLM a soutenu les  soulèvements populaires de 2005 et 2007, et seule l’idéologie MLM peut être le guide de la révolution socialiste. « La puissance publique » de la bourgeoisie est un tigre en papier qui s’inclinera sous les coups des masses révolutionnaires, la seule muraille véritablement indestructible !

Que vive la guerre de positions, la révolution culturelle, la guerre populaire!

lun, 5 juillet 2010 » International, Révolution

La guerre populaire: la perspective du maoïsme!

Dans notre message à la semaine d’accueil des révolutionnaires à la sortie de prison au Maroc, nous avons rappelé que « nous devons notamment remercier des camarades venant d’autres pays : des camarades du Pérou, des camarades de Turquie, et bien entendu des camarades du Maroc. »

Le maoïsme tel que nous l’avons appris, tel que nous le connaissons, de manière correcte, nous a été enseigné historiquement par des gens du Maroc, de Turquie et du Pérou. Ce sont ces camarades qui nous ont appris les grandes définitions. Si nous vivons de manière autonome depuis notre naissance en tant qu’organisation, il y a lieu de célébrer cette origine, expression de l’internationalisme prolétarien.

Voici à ce titre, pour rappel, un très important document du Pérou: « Amérique latine : guerre populaire, grandes victoires, brillantes perspectives. »

Ce texte de 1970 a rappelé un principe élémentaire du maoïsme: le rejet de la reconnaissance des « Etats nationaux » et d’une tactique « anti-impérialiste », au profit de la seule ligne juste consistant en la guerre populaire prolongée, sous la direction du Parti de la classe ouvrière.

Le maoïsme n’accorde aucune valeur aux prétendus « Etats nationaux », aux Etats réactionnaires: toute « réforme » de ces Etats, y compris sous des prétextes « progressistes », est un plan contre-révolutionnaire à l’époque de la révolution!

Le maoïsme rejette les Castro et les Chavez, au profit de la seule science MLM!

Le maoïsme rejette toute « réforme » effectuée par en haut, et ne reconnaît que le peuple en armes sous la direction du Parti Communiste! A notre époque de révolution justement, le maoïsme ne reconnaît que deux types de révolutions, qui dans les deux cas sont dirigés par un Parti Communiste et le fruit de la guerre populaire prolongée: la révolution de nouvelle démocratie et la révolution socialiste!

« Prolétaires de tous les pays unissez-vous!

La guerre révolutionnaire est une guerre de masses et elle ne peut être réalisée qu’en mobilisant les masses et en s’appuyant sur elles. Notre principe est: Le parti commande le fusil et jamais nous permettrons que le fusil commande le parti. Mao Tse-toung

La situation mondiale entre dans une nouvelle époque: celle de la pensée Mao Tse-toung.

Sous ce signe, nous avons vécu ces dernières années des faits qui ont transformé considérablement le monde.

Les luttes de Libération Nationale ont avancé de façon incontestable, la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne en Chine à obtenu de grandes victoires, le Mouvement Communiste International s’est fortifié; ainsi les masses à travers le monde, même dans les pays impérialistes et sociaux-impérialistes, ont déchaîné de furieuses tempêtes révolutionnaires, en remuant le caduc et pourri système d’exploitation de l’homme par l’homme.

Le monde brûle de tous cotés.

Les étincelles de la Guerre Populaire brûlent les prairies et activent le feu de la révolution, en dévastant à jamais le vieux monde, mettant en péril tous les réactionnaires en ouvrant de nouveaux espoirs pour toute l’humanité.

L’Amérique Latine est « l’arrière cour » de l’impérialisme nord-américain.

Par sa politique néocolonialiste il a pénétré avec la plus grande férocité dans les pays latino-américains en accélérant leur dépouillement, saignant à blanc les ressources naturelles, oppressant et ruinant les masses populaires plus encore, principalement les ouvriers et les paysans.

En appliquant leur stratégie contre-révolutionnaire, les impérialistes donnent plus d’importance au « renforcement » des régimes fantoches.

« Renforcer » la position des propriétaires fonciers-féodaux et des capitalistes bureaucratiques exige la centralisation du contrôle de l’économie, des médias de propagande, l’utilisation au maximum de tromperie politique, en adoptant des positions « nationalistes » pseudo anti-impérialistes; une grande préparation et le développement systématique de l’armée réactionnaire, la modernisation de son armement et des ses appareils de répression, le perfectionnement de ses méthodes d’assassinats et l’augmentation de ses réserves de matériel.

Pour déclencher une sanglante guerre civile, dans laquelle s’affrontent « natifs contre natifs », ils prétendent assurer ainsi les gouvernements, non pas avec des débiles politiciens réactionnaires, mais avec des commandants d’armée beaucoup plus corrompus et sanguinaires, sans scrupules pour ensanglanter le peuple.

Aux yeux des impérialistes, ce sont les régimes fascistes, policiers, qui donnent une plus grande « sécurité » et « efficacité » dans la défense de leurs intérêts et dans la répression violente de la Guerre Populaire.

Les « coups » militaires, sous le contrôle direct des impérialistes et de leur « agence CIA », ont été nombreux dans la dernière décennie, ils ont installé la botte du fascisme dans la plupart des pays latino-américains.

Notre Parti Communiste a signalé plusieurs fois le caractère préventif de ces plans impérialistes. Leurs vrais objectifs dans la modification de certaines structures sont ceux de les adapter à leurs plans néocolonialistes, convaincus qu’ils seront plus « productifs » avant l’éclatement des groupes de guérilla et de la lutte armée.

Prêter attention, a « prévenir » la lutte armée, contenir la marche incessante de la Guerre Populaire.

La répression violente à toujours été l’arme principale des impérialistes et des réactionnaires.

A la moindre manifestation des germes de guérilla, ils se jettent frénétiquement dessus en essayant de les anéantir en un instant.

« Brûler tout, détruire tout, tuer tous » est leur politique utilisée contre les masses et les secteurs patriotiques. « Sans merci et sans prisonniers » est leur consigne face aux guérilleros blessés ou capturés.

Les exemples de férocité barbare contre la population et ses combattants arrêtés sont nombreux.

En utilisant des méthodes d’assassinats massifs sous des formes toujours plus raffinées et cruelles.

Les réactionnaires ont appuyé et soutenu, principalement dans les villes, des groupes secrets de dégénérés criminels, qui avec l’appui public des autorités réactionnaires ont provoqué la mort violente de milliers de patriotes et progressistes.

La guerre populaire des peuples latino-américains doit faire face aux conditions extrêmement dures et, dans son développement devra vaincre les plus grandes difficultés qu’a connu son histoire.

Mais, les impérialistes et les réactionnaires ne sont pas invincibles. Nos peuples ainsi vont contribuer à enterrer définitivement tous les exploiteurs.

Les sociaux-impérialistes soviétiques et les autres révisionnistes, montrant leurs vrais visages de traîtres et contre-révolutionnaires, sont les principaux complices de l’impérialisme nord-américain, qui clament leurs « pacifiques » (soumission, servilité et adoration aux impérialistes), collaboration dans le maintien des Etats de grands propriétaires- bureaucratiques moribonds, favorisant la tromperie politique et en appelant à la répression violente des masses.

Sous la baguette de ses répugnants chefs de file, les révisionnistes en Amérique latine ont réalisé successivement des activités contre-révolutionnaires, sabotages et trahisons sans regret envers la révolution et la Guerre Populaire.

Dans son désespoir pour obtenir le « bénéfice » de la légalité, ils n’ont pas h,sit, a lancer de furieuses attaques contre les partis marxistes-léninistes et contre la violence révolutionnaire. Les révisionnistes ont accompli de multiples « services » en faveur de l’ennemi.

Dans la mesure ou grandissent les actions armées et augmente l’incapacité de les empêcher depuis l’extérieur; ils s’introduisent ou s’infiltrent dans leurs rangs, lors de manifestations hypocrites d’appui, pour mieux s’emparer de la direction et ainsi utiliser les groupes de guérilla dans ses négociations politiques pro- »legalité ».

L’expérience de l’Amérique Latine a confirmé encore plus l’action contre-révolutionnaire du trotskisme et de ses mensonges ainsi que ses thèses de lutte « anticapitaliste décisive ».

Nombreuses sont les victimes assassinées par la police « grâce » à la délation des révisionnistes et des trotskistes.

Le sang des combattants est une dette qu’ils devront payer nécessairement au peuple.

Ainsi, avec le triomphe de la lutte armée à Cuba, à partir de 1959, et l’activité du mouvement castriste, l’Amérique Latine a souffert d’une erronée et pernicieuse influence de la voie petite-bourgeoise.

La voie petite-bourgeoise est une version rajeunie des essais ratés de la petite-bourgeoisie pour remplacer le prolétariat comme facteur dirigeant de la révolution et s’emparer de son hégémonie.

La voie petite-bourgeoise et ses « idéologues » diffusent la « particularité » de la révolution en Amérique Latine, en attaquant furieusement le marxisme-léninisme-pensée Mao Tse-toung, en préconisant sa caducité ainsi que les lois universelles de la Guerre Populaire.

La voie petite-bourgeoise remplace la politique prolétarienne par une politique bourgeoise; ils nient la direction de la classe ouvrière et de son parti politique, et ils donnent toute leur confiance aux actions d’un groupe « d’héros » petits-bourgeois plus qu’à l’action des masses populaires.

Ce sont les propagandistes d’une ligne militaire bourgeoise, avec le culte des armes, le rejet du travail politique systématique et prolongé dans les masses, spécialement paysannes.

Ils proposent les « foyers de guérilla » pour l’action des groupes isolés, ils cultivent le spontanéisme, en développant des actions militaristes sans considérer les conditions politiques et les désirs subjectifs des masses, en agissant ainsi au-dessus de la conscience de masses.

Tous les essais de la voie petite-bourgeoise se sont terminés, comme il se devait, dans l’échec. Pour avidité avant-gardiste qui les avaient poussés à l’aventurisme, les conduisant d’échec en échec, leur faisant subir de douloureuses pertes.

Tous les révolutionnaires ont l’obligation et la nécessité de schématiser les expériences acquises jusqu’à maintenant.

La continuité de la lutte l’exige.

La meilleure méthode pour assassiner la révolution est la collusion avec le révisionnisme et le trotskisme.

La meilleure méthode pour mener la révolution à l’échec est de la conduire dans la voie petite-bourgeoise. Ce sont des leçons qui ont fait coulé le sang de nombreux combattants.

Au Vénézuela, par exemple, la voie petite-bourgeoise a introduit une analyse erronée des conditions.

Elle s’est opposée à prendre le chemin d’encercler les villes depuis les campagnes.

En se limitant à mobiliser des secteurs réduits petits-bourgeois, ils ont mené des actions de guérilla urbaine, faisant le culte du spontanéisme, et de lutte d’éléments isolés.

Son manque de capacité pour lier le travail révolutionnaire au mouvement ouvrier et paysan, et la répression violente déclenchée dans les villes par la réaction, les ont conduit à abandonner les villes ou à se décomposer en passant à la « légalité » à travers des concessions ou bien monter dans les campagnes pour continuer la lutte dans les zones rurales.

Les révisionnistes, obligés par les circonstances à s’unir à ces groupes, ont joué le rôle d’agents de corrosion politique des combattants, et ont fini comme dans d’autres cas en Amérique Latine, offrant aux guérillas une « participation » dans les élections, en échange de leur reconnaissance « légale »; c’est-à-dire la trahison, en se rangeant du côté de la réaction en criant ses stupides appels au « développement démocratique et pacifique », « participation dans les élections », etc.

L’appui de Castro a la voie petite-bourgeoise comme il a été dans d’autres cas en Amérique Latine, était conditionné à la soumission aux orientations données par lui ou par des pseudo-organismes constitués à telle fin, c’est-à-dire « centres de direction » externes, sans reconnaître le principe marxiste-léniniste qui signale que c’est le peuple qui fait la révolution dans chaque pays sous la direction de ses états majeurs, les Partis Communistes.

Le cas de la Colombie est un autre exemple, la lutte armée a surgi, répondant à une des plus brutales répressions contre le peuple qu’a connu l’Amérique Latine.

L’action réactionnaire est personnalisée dans la « violence » qui assassine de façon systématique des milliers de patriotes et ensanglante la Colombie.

Les révisionnistes et ceux de la voie petite-bourgeoise jouent le même rôle qu’au Venezuela.

Les premiers dans le sabotage et la trahison sans vergogne et les seconds conduisent les groupes de guérillas à l’échec.

Après la trahison de Vicira et les durs coups de l’armée réactionnaire, les groupes se désintègrent et dégénèrent vers le banditisme pendant que d’autres constituent les « républiques indépendantes de Marquetalia et el Pato ».

Isolés des grands secteurs populaires, sans pouvoir répandre leurs influences pour se fortifier, à travers la mobilisation des masses, ils sont les proies de la contre-révolution.

Dans ces dernières années, la lutte de guérilla s’est réanimée en Colombie, avec en plus la grande particularité de s’orienter vers une conception prolétarienne de guerre populaire; dans la mesure ou une telle position s’engage, la lutte en Colombie aura la réussite pour son peuple et sera une grande contribution pour le mouvement révolutionnaire latino-américain.

Au Pérou, les groupes de guérilla qui d,butent leurs actions en 1965 sous l’influence nocive de la voie petite-bourgeoise, dispersent leurs forces pour combattre, croyant ainsi qu’ils arriveront à disperser celles de l’ennemi.

Des groupes isolés, sans presque aucune liaison avec les masses paysannes appliquent les règles d’or de la voie petite-bourgeoise: méfiance constante, sécurité constante, vigilance constante; en essence méfiance et mépris envers les masses paysannes.

Pendant ce temps, les guérillas du Cuzco adoptent la tactique de défense passive, « défendre chaque parcelle de terrain », en rejetant la défense active, concept marxiste-léniniste et seule idée guide correcte pour que les peuples arrivent à la victoire dans leurs guerres révolutionnaires. Ils construisent leurs « camps » dans les régions montagneuses, isolés des centres de grandes concentrations paysannes, en les considérant inextricables.

Le cas des guérillas boliviennes constitue un exemple typique d’action terroriste petit-bourgeois en Amérique Latine, l’un des plus importants actes d’aventurisme fait par le castrisme.

Adorateurs du spontanéisme, comptant plus dans le « prestige » que dans le travail de mobilisation politique des masses, déformant le vrai concept de l’internationalisme prolétarien, fondant leurs actions et leurs espoirs dans les bases logistiques extérieures, méprisant la ligne marxiste-léniniste de compter sur ses propres forces.

L’échec de l’ELN en Bolivie, la mort de Guevara et des frères Peredo signifie pour l’Amérique Latine la banqueroute totale de la voie petite-bourgeoise.

C’est une nouvelle preuve de la trahison des révisionnistes et du faux appui préconisé par Castro.

L’orientation politique et la ligne militaire erronées, l’isolement des masses, la perte de perspectives révolutionnaires de la voie petite-bourgeoise ont conduit une partie vers des activités terroristes dans les villes, avec de fausses méthodes, pendant que l’autre s’approchait petit à petit à travers de douloureuses et sanglantes expériences, vers le chemin de la Guerre Populaire, au marxisme-léninisme-pensée Mao Tse-toung.

Le prolétariat « n’a pas seulement besoin d’une juste ligne politique marxiste mais aussi d’une juste ligne militaire marxiste ».

Sans le guide d’une ligne politique juste, il est impossible d’avoir une ligne militaire juste; et sans une ligne militaire juste c’est impossible d’appliquer et mener à bien une ligne politique juste.

Cette vérité a commencé à être comprise par les partis marxistes-léninistes d’Amérique Latine qui s’efforcent de préparer la Guerre Populaire et d’oser mener en avant la Guerre du Peuple en accord avec la ligne militaire prolétaire du camarade Mao Tse-toung.

Grâce à la juste orientation des partis marxistes-léninistes et la puissante influence du Mouvement Communiste International, l’idée que le pouvoir est au bout du fusil s’est imprégnée fortement dans les masses.

C’est un enseignement précieux du Camarade Mao Tse-toung; la compréhension des idées de base sur la Guerre Populaire et l’armée populaire: Guerre du Peuple, Armée du Peuple est plus profonde.

Avec la compréhension du chemin de la Guerre Populaire sous la direction de ses Partis Communistes, les marxistes-léninistes d’Amérique Latine sont allés vers les zones rurales pour développer le travail politique entre les masses paysannes, et développer les guerres révolutionnaires.

La direction des Partis Communistes marxistes-léninistes est un facteur très important et nécessaire pour le triomphe de la Guerre Populaire en Amérique Latine.

Seuls, de tels Partis, armées avec l’invincible pensée Mao Tse-toung, pourront en toute sécurité conduire en avant et victorieusement les luttes révolutionnaires jusqu’au bout.

Notre glorieux Parti Communiste est un parti marxiste-léniniste ferme.

Au sein de notre Parti il y a toujours eu des luttes aiguës et acharnées à chaque étape historique du développement de la révolution, luttes entre deux lignes militaires diamétralement opposées.

Notre Parti a su défendre avec succès la ligne militaire prolétarienne, en contribuant ainsi avec puissance au discrédit des fausses théories du révisionnisme contemporain et de la voie petite-bourgeoise.

La lutte interne actuelle contre les liquidateurs a mis notre Parti dans des conditions très favorables en nous approchant de la brillante réalité de la Guerre Populaire.

Notre Parti Communiste est décidé à contribuer à la lutte des peuples d’Amérique Latine avec le développement de la lutte du peuple péruvien et de se maintenir fermement à côté des partis frères d’Amérique Latine et apporter une plus grande contribution à la victoire totale du mouvement communiste dans le monde.

C’est en combattant de façon décisive le révisionnisme et la voie petite-bourgeoise; en les discréditant totalement que nous pourrons combattre réellement et résolument l’impérialisme et le féodalisme.

Nous devons détruire de façon énergique la ligne militaire bourgeoise et effacer sa néfaste influence en Amérique Latine.

Nous devons donner priorité à la politique prolétarienne, c’est-à-dire le marxisme-léninisme-pensée Mao Tse-toung, la Pensée de José Carlos Mariátegui, la ligne politique de notre Parti.

Nous devons persister dans l’armement de nos cadres, militants, des masses, avec le marxisme-léninisme-pensée Mao Tse-toung.

La décennie des années 60 a été une étape de victoire pour le marxisme-léninisme en Amérique Latine et dans le monde entier.

La nouvelle décennie, celle des années 70 devra être celle des plus grandes victoires pour la révolution mondiale.

Nous avons obtenu de grandes victoires.

Saluons avec ferveur cette nouvelle décennie.

Les perspectives sont brillantes.

VIVE LE TRIOMPHE DE LA GUERRE POPULAIRE!

VIVE LE MARXISME-LENINISME-PENSEE MAO TSE-TOUNG!

A BAS LE MILITARISME PETIT-BOURGEOIS! »

sam, 3 juillet 2010 » Communisme, France, Révolution

Rejoins le PCMLM, rejoins le Parti de Mao Zedong!

jeu, 1 juillet 2010 » Révolution

Au sujet de la version chinoise de notre article sur le social-fascisme chinois

L’article précèdent est la version chinoise de notre article « Pourquoi la Chine est-elle un pays social-fasciste? »

Comprendre la Chine d’aujourd’hui a une grande importance pour nous, et voilà pourquoi le PCMLM a décidé de qualifier ce pays de « social-fasciste » – de la même manière que la Chine populaire de Mao Zedong qualifiait l’URSS de « social-impérialiste. »

Il y a deux aspects essentiels ici.

1.Tout d’abord le fait que la Chine d’aujourd’hui est la conséquence d’un cheminement dont le point de départ est Deng Xiao Ping, et consiste précisément en l’opposé de la ligne maoïste des Communes Populaires.

Les Communes Populaires visaient le dépassement de la contradiction entre les villes et les campagnes : il fallait zéro pollution, le développement était équilibré et harmonieux, décentralisé.

La contradiction entre travail manuel et travail intellectuel était également devant être dépassée : une Commune Populaire a ainsi une échelle humaine, afin que les rôles puissent être changés.

Rien à voir donc avec la formation de mégalopoles polluantes, consistant en des grands centres d’exploitation, qui caractérise la zone de développement en Chine actuelle.

2.Ensuite, il y a le fait que la compréhension du triomphe du révisionnisme en Chine doit être scientifique. Or, il n’y avait pas de terme pour désigner la Chine fasciste d’après Mao Zedong, ce qui était un grave manque.

Surtout alors que les trotskystes affirment que la Chine n’aurait jamais été socialiste, et que les marxistes-léninistes (du type ROCML, JCML, etc.) considèrent Mao Zedong comme un révisionniste ou un semi-révisionniste, un faux marxiste, etc.

Et ce d’autant plus alors que se développe la théorie ridicule faisant de la Chine un nouvel impérialisme. En réalité, la Chine est un État social-fasciste, où l’oligarchie profite de l’exploitation des masses populaires qui sont au service des puissances impérialistes (USA, France, etc.).

Cette oligarchie tente de tirer son épingle du jeu, comme le font les couches sociales dominantes des États semi-coloniaux semi-capitalistes bureaucratiques (Turquie, Corée du Sud, Israel, etc.), à l’opposé des pays semi-coloniaux semi-féodaux où les couches sociales dominantes se cantonnent dans un parasitisme de type passif.

Rappelons évidemment que les degrés sont nombreux entre ces deux types de pays : l’Inde par exemple est majoritairement semi-colonial semi-féodal, mais possède quelques secteurs semi-coloniaux semi-capitalistes bureaucratiques.

En fait, le développement de la contradiction entre les villes et les campagnes modifie le caractère de la plupart des pays, transformant leur agriculture féodale en agriculture de type capitaliste bureaucratique (voir notre article Les pays capitalistes – impérialistes et l’agriculture dans l’Inde semi-coloniale semi-féodale (les « mega food parks ») ainsi que Les pays capitalistes – impérialistes et l’agriculture dans les pays semi-coloniaux d’Amérique latine).

Comprendre cette évolution est décisive pour l’identité communiste. Il n’est pas étonnant que le PCMLM approfondit et accentue sa critique culturelle et idéologique de la société française, alors que les forces populistes sombrent dans l’anticapitalisme romantique, avec un antisémitisme suintant de plus en plus.

Car notre juste compréhension de ce qu’est la culture – compréhension permise par les leçons de Mao Zedong et de la révolution culturelle en Chine qui a touché l’être humain dans ce qu’il a de plus profond – nous permet de saisir la réalité, où la contradiction entre villes et campagnes devient toujours plus importante.

Le rapport à la nature est un critère décisif! Aujourd’hui, le capitalisme en crise générale compte emporter la planète en enfer avec lui, la planète et tout ce qui vit ; dans ses spasmes, il corrompt ceux qui ne sont pas scientifiques et se complaisent dans le style de vie du mode de production capitaliste, acceptant sans broncher comme des vérités la vivisection, les psychodrames, la chasse et la pêche, le formalisme, l’individualisme, etc.

Telle n’est pas la perspective que nous voulons : nous voulons le communisme, l’harmonie avec la biosphère ; c’est une question de culture, de civilisation!

mer, 30 juin 2010 » France, Révolution

Le PCMLM, c’est la matière grise de la révolution (la question de « l’attente critique »)

Le flux continu de pétrole qui se déverse depuis 80 jours dans l’océan, dans le golfe du Mexique, est le symbole de l’effondrement du mode de production capitaliste.

Un effondrement qui consiste en une fuite en avant : non seulement les forages vont continuer, car l’Etat US a mis de côté la tentative d’Obama de temporiser les autorisations. Mais ils vont se généraliser dans l’Arctique, avec inévitablement une série de catastrophes à prévoir.

Si l’on ajoute à cela les considérations de l’ONU comme quoi il n’y aura plus de poissons à pêcher d’ici quarante ans… on voit que les capitalistes savent individuellement que tout va s’effondrer. Mais le mode de production capitaliste n’a pas de cerveau, et continue donc sur sa lancée.

Car la classe dominante dans le mode de production capitaliste, la bourgeoisie, est rentrée en décadence. Cela était inévitable, conformément aux thèses communistes sur la dialectique.

C’est là que les communistes, utilisant la science MLM, interviennent. Les communistes, le PCMLM, sont l’expression positive de la contradiction entre travail manuel et travail intellectuel, entre les villes et les campagnes.

La crise générale du capitalisme a deux aspects : d’un côté la dimension négative, consistant en l’exploitation et la destruction. De l’autre, la dimension positive : en France, le PCMLM.

La révolution socialiste est l’issue de la confrontation entre les deux aspects de la contradiction antagonique.

Au fur et à mesure de l’approfondissement de la crise générale, le PCMLM se construit, tout comme le mode de production capitaliste s’enfonce dans la décadence – c’est là la compréhension scientifique du phénomène en cours.

Et que dit d’autre la compréhension scientifique du phénomène ? Que la science MLM naît sous la forme de matière grise, pour ensuite devenir matière en général.

La matière grise – ce qui se passe dans le cerveau, en l’occurrence des communistes – est l’expression de la pratique des communistes, de leur activité humaine, de leur intelligence.

La pensée des communistes est ainsi l’expression positive de la crise générale du capitalisme, et voilà pourquoi comme Marx l’a expliqué :

« Il est évident que l’arme de la critique ne saurait remplacer la critique des armes ; la force matérielle ne peut être abattue que par la force matérielle ; mais la théorie se change, elle aussi, en force matérielle, dés qu’elle pénètre les masses.

La théorie est capable de pénétrer les masses dès qu’elle procède par des démonstrations ad hominem, et elle fait des démonstrations ad hominem dès qu’elle devient radicale. Etre radical, c’est prendre les choses par la racine. Or, pour l’être humain, la racine, c’est l’être humain lui-même. »

Face à cette décadence du mode de production capitaliste, il ne suffit donc pas de critiquer ou de protester. Il est hautement symbolique que la protestation abstraite sur Facebook, consistant en la page « Boycott BP » (partagé par 800.000 personnes), ait été supprimée hier.

Car face à la décadence, il faut de la matière grise. Cette matière grise est de la matière dans le sens où il s’agit d’un reflet véritable de la réalité, d’une expression synthétique.

« Synthétique » signifiant ici « total ». Il faut la science, l’organe de presse, l’organisation. Le PCMLM s’affirme, sous la forme de la matière grise, et cette matière se transforme au fur et à mesure en force matérielle.

Les communistes naissent sur ce terrain, dans la confrontation s’appuyant sur la dialectique entre théorie et pratique ; le communisme est, pour reprendre Marx et Engels, « le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses ».

La matière grise est ainsi non pas de la simple pensée du type idéaliste, mais une forme de matière car elle est portée par les individus qui changent le monde : la matière éternelle se transformant les utilise pour changer le monde.

Voilà pourquoi le PCMLM naît dans l’antagonisme : le PCMLM, de par sa critique du mode de production capitaliste dans sa réalité nationale française, pose les fondements de la révolution socialiste, de l’État socialiste qui abolit la France afin d’aller au communisme !

C’est le sens de la science MLM, de la matière grise en tant qu’expression d’un monde en transformation. Avec le PCMLM se posent les fondements du nouvel État !

C’est le cœur de l’identité communiste, de la critique radicale de la société française… de la lente attente critique, comme le dit Gramsci, dans l’article « La conquête de l’État »:

« L’erreur la plus grave du mouvement socialiste a été de même nature que celle des syndicalistes. En participant à l’activité générale de la société humaine au sein de l’État, les socialistes ont oublié qu’ils devaient garder une position essentiellement critique, antithétique. Ils se sont laissé absorber par la réalité au lieu de la dominer.

Les communistes marxistes doivent se caractériser par l’exercice d’une psychologie que nous pouvons désigner du nom de « maïeutique» [= art d'accoucher les esprits], leur action ne consiste pas à s’abandonner au cours des événements déterminés par les lois de la concurrence bourgeoise, elle est une attente critique.

L’histoire est un continuel devenir, elle est donc essentiellement imprévisible. Mais ceci ne signifie pas que tout soit imprévisible dans le déroulement de l’histoire, c’est-à-dire que l’histoire est tout à la fois liberté et nécessité.

Les institutions qui incarnent l’histoire dans leur développement et dans leur activité sont nées et se maintiennent parce qu’elles ont un devoir et une mission à réaliser. Des conditions objectives déterminées dans la production des biens matériels et dans la prise de conscience spirituelle des hommes, sont apparues et se sont développées.

Si ces conditions objectives, que leur nature mécanique rend quasi mathématiquement mesurables changent, la somme des rapports qui régissent et informent la société humaine change, et le degré de conscience des hommes change aussi ; la configuration sociale se transforme, les institutions traditionnelles s’appauvrissent, elles ne sont pas à la hauteur de leur tâche, elles deviennent encombrantes et néfastes.

Si l’intelligence était incapable de saisir un rythme, de dégager une évolution dans le déroulement de l’histoire, la vie de la civilisation serait impossible.

Le génie politique se reconnaît précisément à cette capacité de saisir le plus grand nombre possible d’éléments concrets nécessaires et suffisants pour fixer un processus de développement, et, par conséquent, à la capacité d’anticiper sur l’avenir, proche ou lointain, et d’organiser l’activité d’un État, de risquer le sort d’un peuple en s’appuyant sur une telle intuition.

En ce sens, Karl Marx a été de très loin le plus grand des génies politiques contemporains. »

mar, 29 juin 2010 » Culture, Ecologie, France, Révolution

Notre programme: dépasser la France!

ven, 18 juin 2010 » France, Révolution

Ce n’est pas une œuvre abstraite de personnes atteintes de doctrinarisme et d’esprit de littérature…

La théorie a une dimension pratique, tout comme la pratique a une dimension théorique: telle est la compréhension dialectique du rapport entre théorie et pratique.

Un rapport dialectique que les bourgeois sont incapables de comprendre. A l’opposé du communisme, qui génère la production. Qui ne produit pas n’est pas dans le mouvement du communisme.

Le PCMLM assume la tradition léniniste justement en raison de cette juste compréhension, d’où l’existence de Contre-Informations qui est une production en tant qu’expression dialectique de la théorie et de la pratique.

Contre-Informations est l’expression de la pratique, son prolongement culturel et théorique; Contre-Informations est un organe de presse, dans la tradition léniniste, car pour Lénine, et depuis pour les communistes, la base essentielle d’une organisation politique, c’est son organe de presse; inversement, pas d’organe de presse signifie pas d’organisation politique.

Contre-Informations est un organe de presse avec une contribution quotidienne, et un accès aisé depuis toute la France. La continuité est claire, depuis plusieurs années déjà, et avec une progression dans le fond et la forme qui est claire… et le reflet de nos avancées.

A l’opposé des populistes, le PCMLM lève le drapeau de la science et donc de l’organe de presse! Que vive Contre-Informations, organe de presse pour les communistes!

« Or ce travail ne saurait se concevoir dans la Russie actuelle sans un journal intéressant le pays entier et paraissant très fréquemment.

L’organisation qui se constituera d’elle-même autour de ce journal, l’organisation de ses collaborateurs (au sens large du mot, c’est-à-dire de tous ceux qui travaillent pour lui) sera prête à tout, aussi bien à sauver l’honneur, le prestige et la continuité dans le travail du Parti aux moments de la pire “oppression” des révolutionnaires, qu’à préparer, fixer et réaliser l’insurrection armée du peuple.

Qu’on se représente en effet le cas, très courant chez nous, d’une rafle dans une ou plusieurs localités. Comme toutes les organisations locales ne travaillent pas à une seule oeuvre régulière commune, ces rafles sont souvent suivies d’une suspension d’activité de plusieurs mois.

Mais si toutes avaient une oeuvre commune, il suffirait, même alors que le coup de filet serait très grave, de quelques semaines, à deux ou trois hommes énergiques, pour rattacher à l’organisme central les nouveaux cercles de jeunes, qui, on le sait, surgissent très rapidement, même aujourd’hui, et qui surgiraient et se mettraient en rapport avec ce centre encore plus vite, si cette oeuvre commune, qui souffre des coups de filet, était bien connue de tous.

Qu’on se représente, d’autre part, une insurrection populaire. Tout le monde conviendra sans doute aujourd’hui que nous devons y songer et nous y préparer.

Mais comment nous y préparer ? Vous ne voudriez tout de même pas qu’un Comité Central désigne des agents dans toutes les localités pour préparer l’insurrection ? Si même nous avions un Comité central et qu’il prît cette mesure, il n’obtiendrait rien dans les conditions actuelles de la Russie.

Au contraire, un réseau d’agents qui se serait formé de lui-même en travaillant à la création et à la diffusion d’un journal commun, ne devrait pas “attendre les bras croisés” le mot d’ordre de l’insurrection; il accomplirait justement une oeuvre régulière, qui lui garantirait en cas d’insurrection le plus de chances de succès.

Oeuvre qui renforcerait les liens avec les masses ouvrières les plus profondes et toutes les couches de la population mécontentes de l’autocratie, ce qui est si important pour l’insurrection. C’est en travaillant à cette oeuvre qu’on apprendrait à apprécier exactement la situation politique générale et, par suite, à bien choisir le moment favorable pour l’insurrection.

C’est cette oeuvre qui apprendrait à toutes les organisations locales à réagir simultanément en face des problèmes, incidents ou événements politiques qui passionnent toute la Russie; à répondre à ces “événements” de la façon la plus énergique, la plus uniforme et la plus rationnelle possible. Car au fond, l’insurrection est la “riposte” la plus énergique, la plus uniforme et la plus rationnelle faite par le peuple tout entier au gouvernement.

C’est cette oeuvre qui apprendrait enfin à toutes les organisations révolutionnaires, sur tous les points de la Russie, à entretenir entre elles les relations les plus régulières et en même temps les plus conspiratives, relations qui créent l’unité effective du parti et sans lesquelles il est impossible de débattre collectivement un plan d’insurrection, comme de prendre, à la veille de cette dernière, les mesures préparatoires nécessaires, qui doivent être tenues dans le plus strict secret.

En un mot, le “plan d’un journal politique pour toute la Russie” n’est pas une oeuvre abstraite de personnes atteintes de doctrinarisme et d’esprit de littérature (comme ont pu le croire des gens qui n’y ont pas assez réfléchi); c’est au contraire le plan le plus pratique pour qu’on puisse, de tous côtés, se préparer aussitôt à l’insurrection, sans oublier un instant le travail ordinaire, quotidien. »

Lénine, Que faire?

sam, 5 juin 2010 » Antifascisme, Féminisme, Révolution

Pour abattre les fondements de la sexualité pervertie par le capitalisme, adoptons une approche matérialiste de la sexualité, notamment de la sexualité des homosexuelLEs

Le PCMLM a à plusieurs reprises réaffirmé les droits démocratiques des homosexuelLEs, une question révolutionnaire essentielle qui vise à abattre l’idéologie patriarcale, un des fondements du mode de production capitaliste.

Cependant, la revendication des droits démocratiques des homosexuelLEs doit  également aboutir à une analyse matérialiste de la sexualité.

L’idéologie patriarcale pervertit la vision de la sexualité pour la réduire en pulsion d’homme viril, conquérant et dominateur, comme le montrent par exemple les sorties entre cadres d’entreprises dans des boîtes de strip-tease, le harcèlement sexuel des supérieurs hiérarchiques, ou encore le recours à la prostitution lors des déplacements de business men ou dans les « troisièmes mi-temps » de sportifs.

La sexualité dans le capitalisme est conçu du point de vue exclusivement masculin, soit comme un défouloir brutal et instinctif, soit comme un « devoir conjugal » hypocrite, mais dans les deux cas dépourvu de sentiments.

Pourtant, débarrassée de toute projection patriarcale, la sexualité consiste à partager du plaisir dans une relation  construite, habitée de sentiments sincères.

Du point de vue matérialiste, l’approche pervertie de la sexualité dans le capitalisme explique l’ancrage culturel de l’homophobie qui se renforce en période de crise générale comme actuellement.

L’homophobie est fondée en grande partie sur une approche patriarcale de la sexualité qui nie la dignité du réel et contourne de manière hypocrite les questions de fond :

- Quelle est la réalité concrète de la sexualité d’une personne hétérosexuelle ?

La réalité concrète de la sexualité d’une personne hétérosexuelle est d’avoir des rapports sexuels avec une personne du sexe opposée.

- Et en quoi consiste concrètement la sexualité d’une personne hétérosexuelle?

Sa sexualité consiste en diverses pratiques parmi lesquelles figurent la pénétration.

- Quelle est la réalité concrète de la sexualité d’une personne homosexuelle?

La réalité concrète de la sexualité d’une personne homosexuelle  est d’avoir des rapports sexuels avec une personne du même sexe.

- Et en quoi consiste la sexualité d’une personne homosexuelle?

Sa sexualité consiste en diverses pratiques parmi lesquelles figurent, pour les gays, la pénétration. Et pour les gays, la pénétration correspond à la sodomie.

Bien sûr, il s’agit là d’une évidence mais d’une évidence très rarement  abordée concrètement et sur laquelle se fondent la plupart des idées réactionnaires homophobes.

Cette réalité de la sodomie qui ne s’exprime pratiquement jamais explique pourquoi la sexualité des gays est totalement rejetée comme « répugnante » par l’idéologie patriarcale alors que la sexualité des lesbiennes est considérée comme plus « acceptable » et même utilisée par l’industrie capitaliste de la pornographie, évidemment  tant que cette sexualité reste au service du fantasme et bien que les lesbiennes subissent aussi de manière dialectique des préjugés sur leur absence de féminité.

En effet, le rejet subi par les lesbiennes a essentiellement pour base le fait que de par leur identités même elles « échappent » – au moins au quotidien – à la domination patriarcale.

Bien entendu, la réalité de la sodomie est très présente, de manière souvent déconscientisée, dans les insultes comme « enculé » ou, de façon beaucoup plus consciente mais détournée, dans les paroles sexistes de rap, les  comportements de domination à base d’humiliations, comme en prison par exemple (viols avec des objets) et le fait que la sodomie soit revendiquée dans les rapports hétérosexuels comme une marque de suprématie masculine visant à soumettre les femmes.

C’est précisément cette dimension qui transparaît dans une scène du film La meilleure façon de marcher où un moniteur de colonie de vacances raconte une « blague » ultra patriarcale sur la sodomie et en profite pour se moquer d’un collègue (à l’homosexualité refoulée) qui a « le tort » d’afficher une grande sensibilité.

En fait, ce qui dérange les réactionnaires, c’est précisément que deux hommes pratiquent la sodomie. Et c’est aussi malheureusement souvent ce qui gêne, bloque, voire parfois traumatise les jeunes homosexuels qui découvrent leur sexualité, en raison de l’idéologie dominante patriarcale réprouvant la sexualité entre hommes dont fait partie bien sûr la sodomie.

Le capitalisme répand son idéologie destructrice qui produit un effet culpabilisant chez beaucoup d’homosexuelLEs, notamment des jeunes gays qui vivent parfois mal leur sexualité, alors qu’elle fait partie intégrante de leur identité, de ce qu’ils sont.

Le capitalisme cherche également à imposer sa vision du monde à laquelle il ne faut pas seulement réagir en négatif mais renverser par une attitude positive et révolutionnaire.

Ainsi, les communistes ne doivent pas seulement se déclarer contre l’homophobie, ce qui constitue une réaction en négatif à l’idéologie dominante, mais aussi en faveur de la reconnaissance de la sexualité entre deux hommes ou deux femmes qui s’aiment, la première s’exprimant (entre autres) par la sodomie.

De la même manière et sur un autre sujet, les communistes ne doivent pas seulement se déclarer anti-racistes, ce qui représente une réaction en négatif à l’idéologie dominante, mais aussi POUR la communauté universelle débarrassée de toutes les frontières et nations.

C’est la même détermination active et résolue qui s’exprime dans le slogan défendu par le PCMLM : Pour le communisme !

Le capitalisme prétend véhiculer une sexualité épanouie alors qu’il colporte des idées de conquête, de domination, de soumission et jette hypocritement un voile d’ombre sur la sexualité des homosexuelLEs pour mieux diffuser la haine envers des personnes considérées comme « anormales ».

Le capitalisme masque en vérité sa frustration par une débauche de références sexuelles (dans les pubs par exemple) qui enferment les corps dans des rapports de brutalité sans sentiments et empêchent l’épanouissement de l’individu.

Seuls les communistes peuvent poser la question de la sexualité épanouie, qu’elle soit hétérosexuelle, homosexuelle ou encore celle des personnes handicapées.

La dynamique de la révolution se construit dans l’affrontement contre l’idéologie dominante, la critique, l’auto-critique et la bataille contre l’ombre capitaliste jetée sur la sexualité, en particulier celle des homosexuelLEs.

Seuls les communistes assument la dignité du réel pour que triomphe le monde nouveau libéré sur l’ancien monde capitaliste névrosé, perclu de tabous.

La révolution socialiste célèbre la vie qui se manifeste dans une sexualité épanouie !

jeu, 3 juin 2010 » Ecologie, France, Révolution

La contradiction entre les villes et les campagnes (septième partie)

La contradiction entre les villes et les campagnes a clairement atteint une maturité certaine en ce début de 21ème siècle. Cela signifie deux choses : la première, c’est que la perspective communiste peut être définie, au moins dans ses traits généraux.

La seconde, c’est que la révolution socialiste se déroulera conformément au cadre établi par la contradiction entre les villes et les campagnes, prolongement de la contradiction entre la bourgeoisie et la classe ouvrière (et les masses populaires en général).

Cela n’a rien d’étonnant : la stratégie bolchevik tout comme la stratégie des communistes de Chine sous la direction de Mao Zedong ont été déterminées par les conditions concrètes de la prise du pouvoir.

En Russie, la révolution a ainsi commencé dans les villes, pour se prolonger dans les campagnes. En Chine, la révolution a commencé dans les campagnes, pour se prolonger dans les villes.

On peut sans nul doute affirmer qu’en France, où les villes ont d’une certaine manière « absorbé » les campagnes, campagnes de fait devenues capitalistes avec un haut niveau de productivité, la révolution socialiste se déroulera dans les villes et dans les campagnes, simultanément.

Il faut considérer qu’en France, villes et campagnes ne forment plus qu’un gigantesque réseau capitaliste ; il n’y a pas de zone « arriérée » sur le plan capitaliste.

Par contre, il est évident qu’à l’inverse le capitalisme profite d’une hégémonie culturelle énorme dans « l’arrière-pays », hégémonie ayant déjà causé la défaite de la révolution de 1871, de la révolte de mai – juin 1968.

Cet arrière-pays grandit, formant une zone rurbaine : une fausse ville, s’étalant dans les campagnes devenues capitalistes. La révolution socialiste doit donc disposer d’une stratégie alliant dans un même élan les villes et les campagnes, c’est-à-dire les centres urbains et les zones rurbaines.

Cela ne peut évidemment être fait qu’en établissant de solides fondements idéologiques et culturels, c’est-à-dire par l’affirmation du programme communiste de dépassement de la contradiction entre les villes et les campagnes.

La révolution socialiste affirme la nécessité de totalement remodeler le découpage urbain et celui des campagnes ; elle affirme la nécessité de faire reculer les villes pour permettre à la nature d’exister de nouveau de manière sauvage, et la nécessité de construire de nouvelles zones humaines, profitant des avantages des villes mais sans avoir leur identité opposée à la nature en raison du capital.

Il y a donc une véritable révolution culturelle à mener en France, dans le cadre de la crise générale du capitalisme.

Car le rurbanisme s’accélère, et est l’expression de l’invasion de la nature par la ville, sous la forme d’habitations le plus souvent individuelles, impliquant un coût écologique énorme et une vie désocialisée et ennuyeuse, centrée simplement sur la vie familiale.

Selon le recensement de l’Insee, 23,3 millions de personnes vivent dans les campagnes, contre moins de 20 millions dans les années 1960, et le mouvement s’amplifie.

Symbole de cette tendance : Paris devient au niveau national le centre de la bourgeoisie et de l’administration, avec également des emplois « peu qualifiés » s’appuyant sur une immigration conséquente, tandis que les habitants de l’Île-de-France partent ailleurs dès qu’ils peuvent, ne tenant plus face à la pression qui s’exprime.

Le même phénomène se retrouve, à différentes échelles, dans tout le pays.

C’est le chaos capitaliste, avec des infrastructures tellement en retard que 5 millions de personnes en France résident aujourd’hui en zone inondable ; la vétusté des infrastructures et l’imperméabilisation des sols (pour les bâtiments, les voies, les routes…) amènent de grands risques.

Cette conséquence du capitalisme est présentée comme une bonne chose par la petite-bourgeoisie ; selon Hélène Lipietz, une importante responsable des Verts, « le besoin de nature et d’authenticité manifesté par nombre de rurbains est une chance pour donner un second souffle à nos villages et à nos bourgs périphériques, alors que ceux-ci risquaient de se transformer en villages-musées ».

En réalité c’est tout le contraire. Le mouvement rurbain est l’apothéose du non-sens donné à la vie par le capitalisme. Il n’est pas une expression populaire, mais une conséquence de la gigantesque pression économique, tout comme le sont les grands ensembles.

Et de par sa nature, le phénomène rurbain empêche la lutte contre la catastrophe écologique en cours, parce que sa définition même repose sur l’individualisme le plus absolu.

Loin de résoudre la contradiction entre villes et campagnes, les rurbains ne sont plus ni de la ville ni de la campagne, ils n’ont plus d’identité et, de par leur statut de victimes de la crise en tant que classes sociales « coincées » entre la bourgeoisie (qui peut rester dans les villes) et le prolétariat (qui vit là où il peut et comme il peut, notamment dans les grands ensembles), ils forment une base sensible au fascisme.

Le sort de la révolution socialiste se joue ici. Soit la bourgeoisie arrive à entraîner avec elle les rurbains, en s’appuyant sur l’individualisme et le culte de la petite propriété. Le paysage de la France continuera alors d’être clairsemé de zones rurbaines, les derniers espaces naturels étant définitivement intégrés dans ce paysage.

Soit au contraire la classe ouvrière prouve qu’il vaut mieux vivre dans des zones collectives, où la vie dans des immeubles à taille humaine permet une démarche écologique, une solidarité générale, un meilleur développement culturel, une vie véritablement épanouie.

C’est le projet des communes populaires, qui s’intègrent harmonieusement à la nature, s’appuyant sur des zones agricoles reliées aux communes populaires, et protégeant de très larges espaces à la nature sauvage.

L’alternative pour les 30 prochaines années en France est la suivante : soit la continuation du capitalisme avec généralisation de centres-villes riches et ayant tendance à former une oligarchie, et étalement toujours plus grand des zones rurbaines, jusqu’à l’absorption complète de la nature.

Et finalement la généralisation de la barbarie pour une longue période, en raison du caractère dénaturé de l’humanité et de l’effondrement de toutes les valeurs de civilisation.

Soit la révolution socialiste, signifiant l’arrêt de la destruction de la nature, par le recul des villes et la construction de communes populaires conjuguant de manière harmonieuse nature et culture.

Tel est le sens du slogan du PCMLM : Socialisme ou retombée dans la barbarie !

mar, 1 juin 2010 » Révolution

Mener la révolution socialiste !

dim, 30 mai 2010 » France, Révolution

La roue de l’infortune

Voici deux communiqués d’actions illégales faites à Paris et diffusées sur les Indymédias.

[Paris] La roue de l’infortune

Dans la nuit du 19 au 20 mai, dans le nord de Paris, nous avons profité d’une balade nocturne pour faire chier quelques bourges et collabos.

Nous nous en sommes donc pris aux pneus de leurs voitures :

- 11 4X4
- 18 berlines de luxe
- 4 voitures GDF-SUEZ (qui s’enrichit dans les taules)
- 3 de la Poste (qui gère les comptes des prisonniers et balance des sans-papiers aux flics)
- 1 camion ISS (qui s’enrichit dans les centres fermés en Belgique)
- 1 bus de Veolia (nucléaire, TGV, etc..)
- 2 utilitaires Orange (qui fait travailler les taulards) Pour finir, nous avons crevé les pneus de 10 utilitaires de la mairie de Paris.

A chaque fois, plusieurs pneus ont été crevés afin d’immobiliser les bâtards.

Tout le monde peut le faire..

Quelques épines dans le pneu.

Second communiqué:

Paris : Brisons les barreaux

Attaque d’un local d’Eiffage Construction

Dans la nuit du 20 au 21 mai, 2 des 3 vitrines du local d’Eiffage Construction, passage Melun dans le 19ème arrondissement, ont été défoncées à coup de masse. Un tag a été laissé sur place : « Construit des taules. Feu aux C.R.A. « .

Ces connards d’Eiffage sont partie prenante de la machine à enfermer et à expulser, et du monde qui en a besoin. Clairement nous les tenons pour des ennemis de la liberté et nous nous en prenons donc directement à leurs locaux.

Brisons leurs vitres, brisons nos cages !

Solidarité avec tous les révoltés en lutte contre l’enfermement, avec ou sans papiers. Que crève la taule. Liberté pour tous.

Quelques brise-glace













Categories:

Archives: